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Calcul de l'énergie de liaison nucléaire

Le document traite des énergies de liaison et de séparation des noyaux atomiques, en fournissant des formules et des calculs pour différents noyaux. Il aborde des concepts tels que l'énergie de liaison par nucléon et les énergies de séparation d'un neutron et d'un proton. Des exemples spécifiques sont donnés pour illustrer les calculs basés sur des données expérimentales.

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Calcul de l'énergie de liaison nucléaire

Le document traite des énergies de liaison et de séparation des noyaux atomiques, en fournissant des formules et des calculs pour différents noyaux. Il aborde des concepts tels que l'énergie de liaison par nucléon et les énergies de séparation d'un neutron et d'un proton. Des exemples spécifiques sont donnés pour illustrer les calculs basés sur des données expérimentales.

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Série N°2 (2022-2023)

Exercice 1
A
1. Pour le noyaux , Z X , donner l’expression de l’énergie de liaison B(A,Z)
en fonction des excès de masse de l’hydrogène, du neutron et de l’atome donné.
B( A, Z )  f ( ( H ),  (n),  ( Az X ))?
Par définition, on a :
B( A, Z )  ( A, Z )c²  Zm p c²  Nmnc²  M N (A, Z) c ²
ou
B( A, Z )  ZmH c ²  Nmn c ²  M A (A, Z) c ²
Excès de masse :  (A,Z) ?
Par définition, on a :  ( A, Z )  ( M A ( A, Z )  A)c²
On a: B( A, Z )  ZmH c ²  Nmn c ²  M A (A, Z) c ²

Ou bien :
B( A, Z )  ZmH c ²  Nmn c ²  M A (A, Z) c ²   Ac ²  Ac ² 

B( A, Z )  ZmH c ²  Nmn c ²  M A (A, Z) c ²  Ac²  ( N  Z ) c ²

B( A, Z )  Z (mH  1)c ²  N (mn  1)c ²  (M A (A, Z)  A) c ²


Or:
 ( 11H )?  ( 11H )   (1,1)  (mH  1)c²
 ( 01n)?  ( 01n)   (1, 0)  (mn  1)c²

B( A, Z )  Z (1,1)  N (1,0)   (A, Z)


2. A l’aide de l’expression trouvée et des excès de masses (voir table),
a. Calculer l’énergie de liaison d’un noyau possédant un nombre égal de protons
et de neutrons et un rayon égal au 2/3 de celui du noyau Al
2
B( X N )? tel que : N  Z et R( X )  .R( Al )
A
Z
3
On a:
1 1
R( X )  r0 . A et R( Al )  r0 .27
3 3

2 1 2 1
R( X )  R( Al )  r0 . A  .r0 .27 3  A  8
3 8
4 Be
3 3
N  Z  Z  N  2Z  A  8  Z  N  4

D’après la question 1:
B( A, Z )  Z (1,1)  N (1,0)   (A, Z)

B( 48 Be)  B(8, 4)  4 (1,1)  4 (1, 0)   (8, 4)


AN:
 (1,1)  (mH  1)c ²  7, 2889705 MeV
 (1, 0)  (mn  1)c²  8, 0713171MeV B( 48 Be)  56.50MeV

 (8, 4)  (M A ( Be )  8)c²  4,941672 MeV

6 40
b. Calculer l’énergie de liaison par nucléon dans les noyaux : 3 Li, 18 Ar , 107
47 Ag et
208
82 Pb.

L’énergie de liaison par nucléon est :


B( A, Z )
EL ( A, Z ) 
A
6
Pour : 3 Li
B( 36 Li)  B(6,3)  3 (1,1)  3 (1, 0)   (6,3)  31.9941MeV
B(6,3)
EL (6,3)   5.3323MeV / nucléon
6
40
Pour : 18 Ar
40
B( 18 Ar )  B(40,18)  18 (1,1)  22 (1, 0)   (40,18)
B(40,18)
EL (40,18)   8.59526MeV / nucléon
40
107
Pour : 47 Ag

47 Ag )  B(107, 47)  47 (1,1)  60 (1, 0)   (107, 47)


B( 107
B(107, 47)
EL (107, 47)   8.55385MeV / nucléon
107
208
Pour : 82 Pb

82 Pb)  B(208,82)  82 (1,1)  126 (1,0)   (208,82)


B( 208

B(208,82)
EL (208,82)   7.86745MeV / nucléon
208
c. Calculer l’énergie de séparation d’un neutron, d’une particule a de 21
10 Ne
A a
A
Z X Z zY  za x
Par définition, on a :

S x ( A, Z )  M A (A  a, Z z) c ²  M A (a, z) c ²  M A (A, Z) c ²
Or :
B( A, Z )  ZmH c ²  Nm n c ²  M A ( A, Z )c²

M A ( A, Z )c ²  ZmH c ²  Nm n c ²  B( A, Z )
Donc :
MA (A a, Z z)c²   Z z  mH c²   A a  Z z  mnc²  B(A a, Z z) E1

MA (a,z)c²  zmH c²   a  z  mn c²  B(a,z) E2

MA (A, Z)c²  ZmH c²   A Z mn c²  B(A, Z) E3

(E1+E2-E3) S x ( A, Z )  B(A, Z)  B(A  a, Z z)  B(a, z)


S x ( A, Z )  B(A, Z)  B(A  a, Z z)  B(a, z)
Or :
B( A, Z )  Z (1,1)  N (1,0)   (A, Z)
B(A a, Z z)  (Z z) (1,1)   A a  Z z   (1,0)   (A a, Z z)
B(a, z)  z (1,1)  (a  z) (1,0)   (a, z)
S x ( A, Z )   (A  a, Z z)   (a, z)   (A, Z)
Application :
Sn ( 1021Ne)?
21
10 Ne Y  01n
20
10

Sn ( 1021Ne)   (20,10)   (1, 0)   (21,10)  6761.62k eV

Sa ( 1021Ne)?
21
10 Ne 17
8 Y  24a

Sa ( 1021Ne)   (17,8)   (4, 2)   (21,10)  7347.879k eV


16
d. Quelle est l’énergie nécessaire pour casser un noyau de 8O
en une particule a et un noyau 126C

16
8O 12
6C  24a
on a :
S x ( A, Z )   (A  a, Z z)   (a, z)   (A, Z)

Sa (16,8)   (12, 6)   (4, 2)   (16,8)  7.162 MeV


Exercice 2
1- Donner les expressions des énergies de séparation d’un neutron Sn(A,Z) et d’un proton Sp(A,Z) en fonction
de B(A,Z), B(A,Z-1) et B(A-1,Z).

A1 A1
Neutron :
A
Z XN Y
Z N 1  n
1
0 1
Proton :
A
Z XN Y p
Z 1 N
1
1

Par définition :
* Sp ( A, Z )  B ( A, Z )  B ( A  1, Z  1)

* Sn( A, Z )  B ( A, Z )  B ( A  1, Z )

2- Dans le tableau ci-dessous, on donne les valeurs de l’énergie de liaison du noyau O(16,8) et deux de ses
isotopes et deux de ses isotones.

Noyau O(15,8) O(16,8) O(17,8) N(15,7) F(17,9)


B(A,Z)(MeV) 111,9 127,7 131,7 115,5 128,2
- Quels sont les énergies de séparations qu’on peut déduire de ce tableau ?

A partir des données du tableau , on constate qu’on peut calculer les énergies de séparation suivantes :

Pour O(16,8,8)
* Sp (16,8)  B (16,8)  B (15,7)  127,7  115,5  12,2 MeV

* Sn(16,8)  B (16,8)  B (15,8)  127,7  111,9  15,8MeV

Pour O(17,8,9)
* Sn(17,8)  B (17,8)  B (16,8)  131,7  127,7  4 MeV

Pour F(17,9,8)
* Sp (17,9)  B (17,9)  B (16,8)  128,2  127,7  0,5MeV
- Que peut-on dire sur la stabilité des noyaux concernés ?
B ( A, Z )
Calculons l’énergie moyenne Bmoy(A,Z) pour ces noyaux . On a : Bmoy ( A, Z ) 
A
Noyau O(15,8,7) O(16,8,8) O(17,8,9) N(15,7,8) F(17,9,8)
B(A,Z)(MeV) 111,9 127,7 131,7 115,5 128,2
Bmoy(A,Z) 7,46 7,98 7,75 7,70 7,54

On peut conclure que le noyau O(16,8,8) est le plus stable parmi les trois isotones et les trois isotopes
concernés car il a L’énergie moyenne de liaison la plus élevée.

3- Le tableau suivant donne les valeurs des énergies de liaison moyenne pour les noyaux O(16,8) et C(12,6) et
de certains de leurs isotopes.

Noyau O(12,8) O(14,8) O(16,8) O(18,8) C(12,6) C(14,6) C(16,6)


B(A,Z)/A(MeV) 4,89 7,052 7,976 7,767 7,68 7,52 6,922

Soient S2n , S2p l’énergie nécessaire pour arracher 2n (respectivement 2p) au noyau (A,Z).
- Calculer les énergies S2n et S2p pour les noyaux O(14,8), O(16,8) et O(18,8). Comparer les valeurs
obtenues et conclure.
2 Neutrons :
A
Z X N  AZ2YN  2  201n1 2 Protons : Z
A
X N  ZA22YN  211p
On a : * S ( A, Z )  B ( A, Z )  B ( A  2, Z  2) * S 2 n ( A, Z )  B ( A, Z )  B ( A  2, Z )
2p

Noyau O(12,8) O(14,8) O(16,8) O(18,8) C(12,6) C(14,6) C(16,6)


B(A,Z)/A(MeV) 4,89 7,052 7,976 7,767 7,68 7,52 6,922
B(A,Z) 58.68 98.73 127.62 139.81 92.16 105.28 110.75

 S 2 p (14,8)  B (14,8)  B (12,6)  6,57 MeV  S 2 n (14,8)  B (14,8)  B (12,8)  40,05MeV

 S 2 p (16,8)  B (16,8)  B (14,6)  22,34 MeV  S 2 n (16,8)  B (16,8)  B (14,8)  28,89 MeV

 S 2 p (18,8)  B (18,8)  B (16,6)  29,06 MeV  S 2 n (18,8)  B (18,8)  B (16,8)  12,19 MeV
On remarque que :

1 S 2 n (148O6 )  40,05MeV > S 2 n (168O8 )  28,89 MeV > S 2 n (188O10 )  12,19 MeV

S2n la plus petite est pour A =18 car en enlevant 2 neutrons à O(18,8) on forme un noyau O(16,8) qui est
le plus stable des trois isotopes. La plus grande valeur de S2n est obtenue pour O(14,8) car , dans ce cas ,
en enlevant 2 neutrons on obtient un noyau instable (très pauvre en neutrons).

2 S 2 p (148O6 )  6,57 MeV >S ( O8 )  22,34 MeV


16
2p 8 > S 2 p (188O10 )  29,06 MeV

S2n la plus petite est pour A =14 car en enlevant 2 protons à O(14,8) on forme un noyau C(12,6) qui est
très stable . La plus grande valeur de S2p est obtenu pour O(18,8) car , dans ce cas , en enlevant 2
neutrons on obtient un noyau instable C(16,6).
Exercice 3
1- Si le noyau est considéré comme sphérique de rayon R et ayant une densité de charge (r) uniforme, l’énergie
coulombienne des protons est donnée par : 3 e² Z ( Z  1)
Ec  . .
5 4 0 R
Calculer la différence d’énergie coulombienne des noyaux miroirs S(36,16) et Cl(33,17).

On donne : R  1.4  A1/3 1013 cm

3 e² Z ( Z  1)
On a : Ec 
5 4 0 r0 A1/3
Alors :
3 e² 17 16
Ec (33,17)   52.333MeV
5 4 0 1.4  331/3

Ec (33,16)  Ec (33,17)  6.156MeV


3 e² 16 15
Ec (33,16)   46.177 MeV
5 4 0 1.4  331/3
2- Calculer la différence d’énergie de liaison des noyaux S(36,16) et Cl(33,17) sachant que la masse de Cl(33,17)
excède celle de S(36,16) de 0.00599 uma.

On a : B( A, Z )  ZmH c ²  Nm n c ²  M A ( A, Z )c²
Donc :
B( 1733Cl )  B(33,17)  17mH c²  16 mn c ²  M A (33,17)c²
B( 1633S )  B(33,16)  16mH c ²  17 mn c ²  M A (33,16)c²

B( 1733Cl )  B( 1633S )  (mH  mn ) c ²   MA (33,17)  MA (33,16)  c²

AN: mH  1.007825 u.m.a; mn  1.008665 u.m.a


B( 1733Cl )  B( 1633S )  6.362MeV
M A (33,17)  M A (33,16)  0.00599u.m.a
3- De ce qui précède, déterminer pour A=33 la valeur du rayon nucléaire r0

On remarque que (1 et 2) : Ec (33,16)  Ec (33,17)  B(33,17)  B(33,16)

3 e² Z ( Z  1) 3 e² 1
1/3 
On a : Ec  Ec (33,16)  Ec (33,17)  16 15  17 16 
5 4 0 r0 A1/3 5 4 0 r0  33

et Ec (33,16)  Ec (33,17)  B(33,16)  B(33,17)  6,362

3 e² 1
1/3 
16 15  17 16   6,362
5 4 0 r0  33

3 e² 32
r0   1.362 fm
5 4 0 6,362  331/3
Exercice 4
On rappelle la formule semi-empirique donnant l'énergie de liaison B(A,Z) d'un noyau de nombre de masse A
contenant Z protons:

B( A, Z )  av A  as A2/3  ac .Z 2 . A1/3  aa . A1.  A  2Z  2 a p . ( A)

Où :
av  14MeV ; as  13MeV ; ac  0.6MeV ; aa  19MeV ; a p  34. A3/4
si A est impair :  ( A)  0
si A et Z pairs :  ( A)  1
si A et Z impairs :  ( A)  1

1- Calculer l’énergie de liaison B(A,Z), l’énergie moyenne de liaison et la masse atomique des noyaux Sc(45,21)
et Zn(70,30) en utilisant la formule semi empirique.
On a:
B( A, Z )  av A  as A2/3  ac .Z 2 . A1/3  aa . A1.  A  2Z  2 a p . ( A)

M A ( A, Z )c ²  ZmH c ²  Nm n c ²  B( A, Z )
B( A, Z )
EL ( A, Z ) 
A
45
Pour : 21 Sc : A est impair  ( A)  0

B(45,21)  45 14  13  452/3  0.6  212.451/3  19.451.  45  2  21 2  a p  0


 387.34MeV

B(45, 21)
EL (45, 21)   8.61MeV/ nucléon
45

MA (45, 21)   21mH  44 mn  B(45, 21)  / c ²


 44.95645 u .m.a
Pour :
70
30 Zn : A et Z pairs   ( A)  1

B(70,30)  70 14  13  702/3  0.6  302.451/3  19.451.  70  2  30 2 a p  34  703/4


 602, 43MeV

B(70,30))
EL (70,30)   8.06 MeV/ nucléon
70

MA (70,30)   30mH  40 mn  B(70,30)  / c ²


 69,9362 u.m.a
2. E supposant que l’énergie de liaison des électrons est négligeable, montrer que la masse
atomique M(A,Z) est donnée par la relation suivante :

M A ( A, Z )  a A   .Z   Z  a p . ( A)
2
B( A, Z )  av A  as A2/3  ac .Z 2 . A1/3  aa . A1.  A  2Z  2 a p . ( A)
On a:

M A ( A, Z )c ²  ZmH c ²  Nm n c ²  B( A, Z )

M A ( A, Z )c ²  ZmH c ²  ( A  Z ) m n c ²
  av A  as A2/3  ac .Z 2 . A1/3  aa . A1.  A  2Z  2  a p . ( A) 

M A ( A, Z )c ²   m n c ² A  av A  as A2/3  aa . A 

   mH  mn  c²  4aa  .Z   ac A 1/3
 4aa A 1
 .Z 2

 a p ( A)

M A ( A, Z )  a A   .Z   Z  a p . ( A)
2
- Expliciter les coefficients a ,  et  ; comment varient ces coefficients en fonction de Z
lorsque A est constant?
a
On a:
M A ( A, Z )c ²   m n c ² A  av A  as A2/3  aa . A 
 
 
   mH  mn  c²  4aa  .Z  ac A1/3  4aa A1 .Z 2 a p ( A)

a  mn c ² A  av A  as A2/3  aa . A
   mH  mn  c²  4aa
  ac A1/3  4aa A1
- Pour A constant, discuter l’allure de M(A,Z) en fonction de la parité de A et tracer les
courbes relatives à A =59 et A = 64.

A = 59 (A) = 0

M A ( A, Z )  a A   .Z   Z 2

Une seule parabole


Un seul isobare stable
A = 64 (A) = +1 ou -1
deux paraboles
deux paraboles
( Z pair, N pair )

M A ( A, Z )  a A   .Z   Z 2  a p

( Z impair, N impair )

M A ( A, Z )  a A   .Z   Z 2  a p
- Pour une chaine isobarique déterminer l’expression de la charge Z0(A) de l’isobare le plus
stable ayant la plus petite masse
- Quel est l’isobare le plus
On a: M A ( A, Z )  a A   .Z   Z  a p . ( A)
2
stable pour A=208 ?
L’isobare le plus stable L’isobare ayant la plus petite masse

Z0 
On cherche l’extrémum de la courbe: Z0 2
On trouve :
 M A ( A, Z )  
     2 Z 0  0 Z0  Z 0  82.26  82
 Z  Acte 2
L’isobare le plus stable est :
  ac A 1/3
 4aa A 1

Z0 


 mH  mn  c²  4aa 208
Pb
2  ac A1/3  4aa A1 
82
2
   mH  mn  c²  4aa

A  1   mH  m n  c ² / 4aa 
Z0    
2  1  ac A2/3 / 4aa 

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