Chapitre III- Les grandes écoles de la pensée
économique
L' HPE selon les économistes :
Elle permet de comprendre la
théorie comme un
selon Blaug
cheminement discontinuavec
des retours en arrière, des
recompositions permanentes. Par exemple, sans Pigou pas de Keynes et sans
Keynes pas
de Friedman.
1
• XENOPHON (430 -355 av jc) = L’économique aperçus sur l administration d’une • PLATON
(428-345 av jc) = précurseur en matière d’organisation politique • Aristote (384-322 av jc) = il
était l’élève de Platon dont il va contredire les idées
et dans « LA POLITIQUE » il défendra le système de la propriété privée.
1 la pensée économique GRECQUE/
propriété agricole.
• IbnKHALDOUN , va consacré des chapitre à l’économie, aussi dans des livres tels que «
comment on gagne sa vie », « le profit » « les métiers », il a déjà parlé et
économique et sociale de l’Etat
anticipé les travaux de KARl Marx dans l’analyse de la plus value du capital. affecte aussi
l’anticipation du Role de la théorie quantitative de la monnaie. 2
2 la pensée économique AGE en Europe a était marqué par l’ordre féodal ( l’ordre des
seigneurs avec leurs vassaux et serfs) et le rayonnement de l’Eglise chrétienne sur presque
tout le continent.
3 la pensée économique Arabo-Musulmane : des XIV et XV siècles, par les apports très
riches d’IBN KHALDOUN ET AL MAKRIZI
formuler le circuit économique, dans son analyse du travail il faut dire qu’il a • Vient après AL
MAKRIZI avec son analyse très appréciée de la monnaie et on lui
de Schumpeter y voit
nouvelles
un avantage
trois utilités:
idées
et des
pédagogique
perspectives sur
les voies de
l'esprit humain 3
On étudiera quatre
périodes :
Dans la on jettera un coup d’œil rapide sur le
première, capitalisme commercial et
la pensée on analysera L'approche keynésienne
mercantiliste
dans la quatrième,
dans la troisième, on suivra
le développement de la
science au cours de l’étape
capitaliste et l’étape
Dans
de la transition
la deuxième,
pour le mode de
on verra la
production
naissance de
socialiste.
l’économie politique au cours de l’étape où
domine le mode de
production capitaliste, La pensée
classique 4
Liberal: pre- Classiques, Classiques et
Le système est historique
caractérisé par des
Les Courants de la Pensée
économique
résultant de la
crise de 1929 «
Keynesien: Keynesiens et L’ETAT »
le souci majeur de louable ;
Keynes est le
• L’intérêt personnel La richesse des
chômage
massif
•L’enrichissement est fin
Néoclassique
Nation=Métaux precieux
Marxiste: Socialistes
contradictions.
Neokeynesiens
5
Les Ecoles de la Pensée économiqueLes
Pré-classiques
Les Classiques et Neoclassiques Les
Marxistes
Les Keynesiens
Les Néoliberales
6
HPE a travers le Temps
7
• A chacune de ces périodes a correspondu unecertaine
• Il est préférable
manière d’organiser l’activité
d’associer l’histoire des faits à
l’histoire des idées, sans
que l’on sache toujours
quelle est celle qui a précédé ou déterminé
économique.
l’autre.
8
• Régime économique : l’organisation et le mode
de
fonctionnement des structures économiques. • Mode de
manière dont les
production: expression marxiste désignant la
hommes produisent les biensnécessaires à leur existence et les
formes d’organisationsociale qui s’articulent à cette production et
qui secaractérise par une combinaison déterminée et
variable
historiquement des forces productives et des rapports de
Définitions:
• Système économique: ensemble cohérent de
structureséconomiques, institutionnelles, juridiques, sociales et
mentales organisées en vue d’assurer la réalisation d’uncertain
nombre d’objectifs économiques (équilibre,
croissance, répartition…).
production.
Section 1 : Le capitalisme
s’étend jusqu’au milieu du 19° siècle.
commercial et la pensée
mercantiliste
A la fin du 15e siècle, le milieu historique se
transforme. C’est le début de la période
capitaliste qui
10
capitaliste et la pensée économique qui y correspond :
Dans le cadre de cette période, on peut distinguer deux phases
du développement du mode de production
la phase du capitalisme commerciale
la pensée économique
la phase du
capitalisme
industriel
la naissance de
l’économie politique en
mercantiliste
tant que science.
11
A partir du 15e siècle, et sous l’influence des
transformations de la vie sociale européenne, le centre de
la préoccupation intellectuelle de l’homme se déplace des
questions religieuses aux questions temporelles.
Développement de la pensée
sociale
la pensée économique
annonce l’économie
politique dans son état
embryonnaire.
12
la pensée économique de cette phase est le produit de certains
hommes d’affaires et administrateurs, qu’on appela à une étape
ultérieure les
mercantilistes.
Le premier problème qui préoccupe les mercantilistes
est celui relatif à la nature de la richesse.
Ces réflexions sur des questions relatives à la relation entre la
richesse de la nation et son commerce, sa production, le stock
des métaux précieux qu’elle doit retenir et sa balance de
commerce, ont été le produit de L’afflux des métaux précieux au
16e siècle et la révolution des prix qui l’a accompagné.
13
Pour les bullionistes
La monnaie sous la forme de métaux
précieux, est considérée comme un élément essentiel de la
formation de la richesse
c'est-à-dire dans
la
sphère de la circulation. son synonyme
dans l’afflux de l’or et de
l’argent,
l’accumulation des synonyme de
métaux précieux est l’accumulation du
De là vient la recherche de capital-argent. 14
la nature de la richesse
Les Mercantilistes
Les Mercantilistes espagnole ou bullioniste; Les
Mercantilistes Anglais ou Commercial;
Les Mercantilistes Français ou Industriel.
15
dans un surplus monétaire : dans le profit. Ce profit est
On se concentré par la suite sur la création d’un surplus de production,
mais envisagé au point de vue de la circulation, d’une manière que ce
surplus se manifeste
représenté pour la nation par le surplus de la balance du commerce.
Ici, on ne voit le profit que lors de sa réalisation sur le marché,
puisqu’on ne peut pas pénétrer dans la sphère de la production. On
est encore dans le cadre de la concentration sur la sphère de la
circulation, mais on s’approche davantage de la production.
16
La fin du
Section 2 : La pensée classique
17e siècle
le
recul
de
l’organisation étatique de la vie économique;
Le déclin des grandes sociétés mercantilistes;
La disparition du monopole, cédant le terrain à la
concurrence;
Le développement de la production industrielle à
partir du milieu du 18e siècle: la révolution
industrielle en Angleterre.
17
Le
nouveau Courant LIBERAL
Les Mercantilistes; Les physiocrates;
Les Classiques;
Les
Néo
clas
siqu
es.
18
peut et qu’on doit découvrir.
La pensée classique
L’expansion de la production marchande et la domination de l’activité
industrielle impose au chercheur, le fait que les phénomènes économiques
sont régis par des lois objectivesqu’on
une ambiance intellectuelle : une conscience de la possibilité de
l’utilisation de la méthode de la recherche scientifique dans la
formulation de la connaissance relative aux phénomènes
économiques.
Naissance de l’économie politique en tant que science grâce aux efforts
analytique de groupe de penseurs qui représentent les précurseurs de l’école
classique.
19
Les précurseurs français de l’école préclassique : les
physiocrates
F.
Quesnay
Qui a fait de l’économie
politique une science, voit
que la richesse se présente
dans les biens nécessaires
à la vie et à la reproduction
annuelle de ces biens.
20
la notion d' « Ordre naturel »
connu des hommes par «
l'évidence»;
Ces lois légitiment tout d'abord
Dans particulier celle de la terre;
leurs
constamment.
La liberté du commerce et de
l'industrie est nécessaire. La
écrits, un certain nombre de
thèmes-clés reviennent réforme de la fiscalité afin de
sauvegarder la monarchie.
la propriété privée, en
Pour Quesnay, le processus économique
est dans son ensemble, un
processus de production et de reproduction,
d’une période à l’autre. 21
La pensée Physiocrate s’est développée sur une
courte période de 1756-1776.
Uniquement dans l’espace Français;
C’est une véritable école.
22
La Richesse chez les physiocrate
la problématique de la richesse de la nation est primordiale;
La richesse ce sont les biens matériaux
l’argent n’est qu’un intermédiaire des échanges Les
Richesse pour une Nation:
Vendables et échangeables
Nécessaire à la satisfaction des besoins de l’homme. La
terre est la seule source de richesse
Par son travail l’homme ne fait que solliciter la générosité de
la L’industrie ne fait que transformer la générosité de la terre
Le commerce transmet aussi la richesse de la terre
Renouvelables
terre
23
constitue un premier «modèle»
macroéconomique simplifié, abstrait, de
production et de circulation de la
richesse.
La richesse chez les
Physiocrates est constituée par les
biens matériels qui sont échangeables.
24
Les Avances Foncières: le 1 er Investissement
des Les
propriétaires de la terre en vue d’aménager la terre ;
Avances Primitives: Ce sont les
dépenses d’exploitation
c’est un capital fixe. Les Avances
Annuelle: Les dépenses courantes des fermiers, travailleurs,
animaux et de la terre, capital Circulant.
Comment augmenter la
richesse
Les Avances: constituent les moyens d’accroitre la
richesse
ainsi que les conditions de la production de la richesse. 25
Ainsi
En dépit du développement du mode
de production capitaliste, l’agriculture
avec sa forme traditionnelle
d’exploitation, était encore le centre
productif le plus essentiel.
26
définies selon leur fonction économique à savoir :
Il conçoit la nation réduite à trois grandes classes - fonciers :
elle
productive ;grossièrement
La classe productive
La
classe des propriétaires de la terre
La classe stérile
la classe du
équivalente à la
la classe des
souverain. C’est la
entrepreneurs produit l’out bourgeoisie et formée de
tous les citoyens occupés à
classe qui s’approprie
annuellement le
d’autre services et
produit net sous la
put annuel d’autres activités
total; forme d’une rente que ceux de
payée par la classe
l’agriculture. Leur
travail n’ajoute rien
à la richesse
27
sociale.
L’école classique
Pour qu’on puisse comprendre l’apport des
classiques à la naissance de l’économie politique
en tant que science, on doit saisir le contexte
historique de cette pensée classique, du point de
vue des faits économiques, et du point de vue de
la pensée en général.
28
– 1790
population 1766 – 1834
relatifs 1772 – 1823
1806 – 1873…
Adam SMITH : fondateur de l’école classique 1723
Thomas Robert MALTHUS : Théorie de la David
RICARDO : Théorie de la rente et des coûts
Jean-Baptiste SAY : La loi des débouchés 1767 –
1832 Jean STUART MILL : Le réformisme social
29
Le contexte historique développement du
Les faits
Il s’agit de la phase de
économiques
capitalisme industriel, avec
ses manifestations sur
l’agriculture.
30
L’objet de la nouvelle science se rapporte, pour eux au
processus économique
Les phénomènes relatifs à la production, à l’échange
et à la répartition du produit social.
effet sur
il faut chercher la source de la
l’étude du rôle du travail, de la richesse de la nation qu’il faut
division du travail et de son accroître, et chercher
D’où
la productivité du travail, du rôle du capital et du rôle
de propriété foncière.
aussi la source et la mesure de la 31
valeur à partir du travail.
En quoi consiste globalement la pensée
libérale?
L'individu est considéré comme un
être rationnel. Cet homme économique
exprime, la nature humaine dans son
aspect relatif à l’activité économique. Il se
caractérise par la recherche de son intérêt
personnel pour la réalisation du maximum de
jouissance avec le minimum de peine.
ce sont les lois du marché (loi de
l'offre et de la demande) qui
doivent conduire à un équilibre
macroéconomique général dans le
cadre d'une concurrence pure et
parfaite.
32
la «main invisible» du marché aboutit à la
meilleure efficacité économique
Il faut maintenir l’Etat hors de la vie
économique Etat gendarme
L’offre détermine la demande
33
Adam Smith glorifie les lois du marché et vante les mérites
du
capitalisme autorégulé par la concurrence. Il utilise la méthode
inductive : parvenir à des vérités
généralisation qui
simples par la
amène à la synthèse, s’adresser
ensuite aux
événement réels de
l’histoire, et les confronter aux idées dégagées, pour en tirer la preuve
directe ou indirecte.
la source de la richesse de la nation et dans le domaine de la
Adam
La « main invisible » du marché suppose que la recherche par
Smith
Le
chacun de son intérêt individuel permettra d'atteindre l'intérêt
«laisser-faire, laissez-passer». La liberté d'entreprendre et lapropriété
privée des moyens de production sont à même d'assurer la
meilleure
efficacité économique.
production;
général;
34
La « main invisible »: phénomène social, l’intérêt individuel qui
vont
conduit a l’intérêt général, à côté d’une offre et d’une demande qui
s’égaliser sur le marché, donc la recherche par chacun de son
intérêt
la
individuel permettra d'atteindre l'intérêt général;
source de la richesse: tout travail productif de bien
matériel est
source de richesse d’où la division du travail;
Adam Smith
la Valeur: la Valeur d’Usage (l’utilité)et la Valeur d’échange(capacite
d’être échanger avec un autre pdt) cela dépend aussi d’unprix
Réel/Valeur Réelle (Rémunération des facteurs) et d’un
pris
Naturel/Valeur Naturelle (cout de production); Le «Commerce
Extérieur»: permet d’échanger avec des avantages
35
absolues.
David
Ricardo
Il pense que «si à court terme le
capitalisme est efficace, à plus long
terme nous sommes menacés par l'état
stationnaire».
correspond à une
situation future dans
l'état stationnaire
laquelle la production,
donc la croissance
n'augmente plus.
36
les moyens de production se
concentrent de plus en plus car
seule la réalisation d’importantes
économies d’échelle permet unabaissement significatif des
coûts de production. La
donc inévitablement à
production capitaliste conduit
la
concentration des richesses.
La valeur d’un produit dépend de
la rareté de ce produit. 37
1. La valeur d’un produit: en plus de l’obligation d’une valeurd’utilité
qui dépend de la rareté de ce produit aussi ( Objetd’Art), Aussi la
quantité de travail dans ce produit d’où il distingue entre
Quantité de travail Direct : (Travail de l’ouvrier) Quantité de travail
Pour lui il y a:
Indirect: (Outils et Bien d’équipement, Prix Naturel: Coût
des Facteurs de production Prix courant: dépend de l’offre et de la
La Théorie de la Répartition :
demande, les deux tendenta l'égalité.
2.
Il s’agit d’une reprise de
celle de A.S il distingue 3 groupes
d’Intérêts:
D.Ricardo/ A.SMITH
Locaux…)
38
La Théorie de la Répartition : Il s’agit d’une reprise de celle
3. de
A.S il distingue 3 groupes d’Intérêts:
D.RICARDO/ A.SMITH
résidu il est égal au revenu du travail – salaire – rente foncière
1.Les propriétaires fonciers: perçoivent une rente définie comme étant
la différence entre le prix des produits agricoles et le coût de
production de ces produits ; c’est un prélèvement effectué par les
propriétaires fonciers sur le revenu du travail.. (et donc plus la terre est
fertile plus il y a de grandes rentes) Rente Différentielle. 2. Les
travailleurs qui perçoivent un salaire:
3. Les entrepreneurs qui perçoivent un profit: ce dernier est un
l’entrepreneur a donc intérêt de comprimer le salaire et la rente
foncière. Antagonique entre Salaire et Profit.
39
4. La Théorie de Commerce Extérieur chez D.RICARDO: • C’est une
A la différence
solution pour l’Antagonisme entre salaire et Profit; •
d’A.SMITH, qui se base sur les AvantagesComparatifs des coûts des
produits, D.RICARDO il faut aller au
delà de l’échelle des prix et il faut
comparer les prix de tous les
D.RICARDO/ A.SMITH
Antagonique entre Salaire et Profit.
biens.
40
On emploie le terme néo classique pour désigner une pensée qui
reprend certains termes de la pensée classique, mais en retire
tout ce qui sort de l'analyse économique. Un certain nombre
de variables exogènes seront donc retirées, notamment les
préjugés agronomique ou
La pensée "néo classique" :
démographique.
l'échange Les néoclassiques sont les
héritiers critiques des
Elle englobe la pensée classique en ayant une
vision
plus large de l'échange classiques.
41
La pensée "néo classique« / Classique
Point Commun avec les classiques
Confiance au marches, libres concurrence pure et parfaite.
Divergences
≠ Pour les néoclassique la valeur d’un bien n’est pas le travail,
mais son utilité par rapport a celui qui le demande. ≠ La société
n’est compose que d’individus, a la différence des Classiques la
société est divisée en classe.
Les classiques adoptent l’analyse Macro Les Néoclassiques
adoptent l’analyse Micro
42
On peut déceler une unité thématique à partir
l'équilibre et du marché; on sera surpris de ladiversité
de
de cette pensée, ne serait ce que dans sa
naissance,
trois écoles :
École de Lausanne (école
Cambridge (école française) Walras et
anglaise) Jevons. Pareto.
Jusqu’à Marshall
École de
École de Vienne
Equilibre Partiel Et l’Equilibre
(école Général
autrichienne)
Menger.
43
La lignée franco- italienne :
Dans un cadre de concurrence pure et parfaite, Walras
étudie l'équilibre entre quantité d’offre et quantité de
demande et les rapports d'échange. Il n'étudie pas la
valeur d'usage, mais la valeur comme combinaison de
l'utilité et de la rareté qui sera " l'utilité du dernier besoin
satisfait", les
Le courant de pensée Walrasien besoins
sont décroissant en fonction desquantités.
44
L'équilibre général
Cadre du raisonnement
la concurrence pure et parfaite, impliquant que le profit soit nul.
une économie statique: l'équilibre général est un équilibre simultané sur tous
les marchés interdépendants. le principe de dichotomie: une économie "
réelle", où une marchandise sera choisie comme numéraire.
La centralisation des échanges analogue à la Bourse: un processus de
tâtonnement avec un crieur tel qu'il n'existe pas d'échange effectif en dehors de
l'équilibre.
un gigantesque système de troc : tous les biens sont liquides et
immédiatement échangeables.
Deux postulats : le postulat de nomenclature (la liste des biens est donnée) et
celui du numéraire (un bien est choisi
pour nommer la valeur des autres biens). 45
Objectifs
Loi de Walras : si n- 1 marchés sont équilibrés,
On recherche les quantités échangées et les
prix d'équilibre tel que les individus obtiennent
le maximum de satisfaction.
L'équilibre sur chaque marché est double
pour ce prix d'équilibre:
Quantité échangée = quantité demandée
Quantité échangée= quantité offerte Les prix
chez Walras sont des véhicules d'information.
le énième l'est également.
46
Le modèle d'équilibre
Pour Pareto, l'étude de
général, auquel il
l'économie devient de
parvient, est exprimé à
cette manière similaire à
l'aide d'un système
d'équations simultanées,
l'étude de la conduite
logique dont l'objet est
l'"ophélimité", En d'autres
dont certaines se réfèrent
à la contrainte budgétaire
termes, il s'agit de l'étude
Vilfredo Pareto continuateur
d'une "quantité"
de l'individu liant lerevenu et les dépenses etd'autres à
l'activité desentreprises qui créent des
produits et du
capital. 47
de Walras?
entièrement subjective.
De fait, il doit s'appuyer
sur l'existence d'un homo
economicus.
Aperçu de la pensée néo-classique
anglaise:
de Jevons à Marshall.
Cette pensée s'inscrit dans le cadre
d'une économie anglaise très
ricardienne.
48
Jevons (1835- 1882)
«Le coefficient d'utilité est donc quelque
fonction généralement décroissante de
la quantité totale de l'objet
consommé.
William Stanley
C'est ici la loi la plus importante de toute
la théorie. »
Sa théorie de la valeur
repose sur le degré final
d'utilité.
49
" Le travail détermine l'offre et l'offre
détermine le degré d'utilité qui gouverne la
valeur ou le rapport d'échange".
Le travail ne saurait donc
être assimilé à la valeur, il
détermine la valeur à
travers l'offre et le degré
final d'utilité.
50
50 50 50
110 60 55
LA LOI DES RENDEMENTS DECROISSANTS
Nombre de Y 135 150 150 Marginale 25 15 Y/L 45 37,5 30
travailleurs L
132 0 22
-18
1 Production Produit moyen
Production
Totale
Pr LECHHEB H 24/12/2023 19:20 51
Il fournit cette théorie en précisant le "tauxfinal de
rendement du capital" qui deviendrala "productivité
marginale du capital". Plus
précisément, la quantité
de travail employéepar une entreprise est
l'égalité du produit marginal du
déterminée par
capital au
taux de l'intérêt.
La théorie de la
répartition de Jevons
52
(1842- 1924)
Il apporte des contributions décisivesà la théorie de la
firme et une théorie
synthétique de l'équilibre partiel. Il
développe encore la dimensiontemporelle de l'analyse
néo
Alfred Marshall
classique, branche qui deviendradominante par rapport
à l'analyse
des choix. 53
• La période ultra- courte dite période du marché :
Marshall
distingue:
le montant de l'offre est fixe.
• La "courte période", les quantités de production peuvent
varier, mais la capacité de production est fixe.
• La "longue période", la capacité de production peut varier,
mais le montant des ressources disponibles pour la
branche est fixe, ainsi que l'état des techniques.
• La très longue période: les techniques varient et avec
elles, la capacité de production.
54
Les pensées économiques socio
historiques
Existe-t-il une alternative aux systèmes
classiques de la production et néo classiques
de l’échange ?
L'alternative la plus citée
est de recourir à la
sociologie et à l'histoire.
55
et les auteurs institutionnalistes
Les auteurs les plus cités au titre de cette
pensée sont Karl Marx (1818- 1883), l'école
historique allemande
auxquels on adjoint quelquefois Schumpeter.
56
à poser un système social total fait de sous
Le mouvement vient des
Le mouvement
De façon générale, la démarche socio
contradictions entre ces instances,
historique fait intervenir l'hétérogénéité et le par exemple
de l'opposition entre
le politique et l'économique.
mouvement dans une dialectique des A un autre niveau, ces
instances
contraires.
sont composées de structures hiérarchisées et complémentaires (la
relation capitalistes /salariés par
L'hétérogénéité consiste par exemple
systèmes (économiques, domestiques,
religieux, etc.), relativement autonomes et
pouvant être en contradiction.
ex.). 57
• La critique de la pensée économique classique: M –A – M;
selon Marx A – M – A: pour les classique: l’argent est ≠ Pour
Karl Marx: il renverse totalement la logique, d’après lui
Les apports de la pensée de K.MARX:
• L’élaboration d’une théorie de la plus value.
≠ Selon le principe de l’échange capitaliste:
• L’explication matérialiste des contradictions du MPC
un simple intermédiaire qui permet à la production de s’écouler
d’un bord à l’autre du marché.
le but essentiel du capitaliste est d’amasser de l’argent; pour
s’approprie une partie du travail du salarié qu’il emploi sous
forme de plus value, c’est l’exploitation.
58
• L’élaboration d’une théorie de la plus value:
Les apports de la pensée de K.MARX:
V = C + V + PL Valeur= Capital Constant + Capital Variable +
Plus Value
• Plus Value: s’explique par une exploitation de la force de travail
Taux de PL=PL/V
59
La démarche socio- historique apporte des
compléments précieux à la théorie
économiques, mais pose des problèmes :
Elle relativise les lois économiques dans le temps et dans
l'espace, en «important » des notions issues d’autres disciplines;
Elle ne peut traiter d’un certain nombre de problèmes analytiques
par exemple d’«existence» de la valeur, qui nécessite un cadre
statique;
Elle pose alors le problème de la «transformation » des données
socio historiques en variables économiques (par exemple des
valeurs en prix);
Elle ne peut prétendre à l’objectivité historique; La référence à
l’histoire n’est pas neutre, elle peut être raciste; Elle risque de
devenir une philosophie de l’histoire avec des itinéraires
obligatoires.
60
La méthode historique
Dans sa conception il
marxienne
faut partir
de " la société bourgeoise”,
l'organisation historique de la
production la plus
développé qui
soit". Les catégories qui
méthode permettent de
comprendre sastructure decomprendre "tous" les
et ses rapports types de
société
deproduction, disparus.”
permettent
d'investigation
historique:
61
Chaque Société doit passer parles stades: : « Le
communisme
primitif »
« l’esclavagisme », « le
féodalisme »,
« le capitalisme », « le
socialisme » et
La méthode historique marxienne
:
« le communisme » ; ce
derniermode est une
société sans
modes de production
classes
sociales ni Etat” 62
1. La loi de l’accumulation: La force de travail qui permet
de 2. La loi de
produire n’est pas rémunérée à son juste prix;
concentration : En augmentant leur capital, certaines
entreprises
3. La loi
les plus grandes vont absorber les petites entreprises;
de paupérisation : les petits producteurs, éliminés par
la
concurrence deviennent des salariés, c’est l’armée de réserve,
Marx, les lois de fonctionnement du capitalisme sont au
composée de salariés sous-employés;
nombre de quatre
4. La loi de la baisse tendancielle du taux de profit :
Lescontradictions internes du système capitaliste (paupérisation
de laclasse ouvrière, baisse tendancielle du taux de profit et crise
de
surproduction) . 63
Les principales composantes de
sa pensée économique
soumises à des principes socio- historiques préalables.
La pensée économique de Marx relativise les catégories
économiques par des déterminants socio historiques. Il
s'agit notamment de justifier l’existence du "capitalisme
de la grande industrie" par sa forme d'exploitation
spécifique: le salariat associé à la plus value. Ainsi les
catégories et les lois économiques sont
64
Les principaux concepts du Livre I sont:
Le capitalisme est une "immense accumulation de marchandises". La
force de travail comme marchandise. Ce n'est pas donc l'homme qui est
exploité, mais la force de travail. L'exploitation est un rapport matériel.
Le produit du travail est supérieur au "minimum vital", nécessaire à la
reproduction de la force de travail.
La plus value absolue revient à augmenter le produit du travail ; la plus
value relative consiste à dévaloriser le minimum vital.
La composition organique du capital analyse la part des "avances " en
travail (capital variable, V) et en capital (capital constant, C). On en
déduira des lois structurelles (augmentation de C/V et disparition de la
race ouvrière) sous hypothèse de comportement de maximisation du
profit par les capitalistes.
D'où vient le capitalisme ? ... de la "séparation "du travailleur de ses
moyens de production et de sa dépendance vis à vis du marché au cours
du processus "d'accumulation primitive".
Le capitalisme est donc historiquement une double négation (de son
environnement et de sa propre structure par élimination de la
concurrence). 65
Le cadre général keynésien chroniques. ;
• les comportements des agents économiques pris isolément
sont incompatibles avec l'intérêt général; • la demande
effective (c'est-à-dire le niveau de consommation et le niveau
d'investissement) détermine le niveau de production donc le
niveau de l'emploi; • l'importance du rôle de l‘Etat dans
l'économie. Keynes ne croit pas à l'autorégulation de
l'économie par les mécanismes naturels des lois du marché.
L'Etat doit donc intervenir en tant qu'agent régulateur car le
capitalisme livré à lui-même ne peut que conduire à des crises
• Keynes conteste totalement les fondements de l'analyse
classique libérale.
66
Keynes préconise donc des mesures de relance:
Les moyens de la relance et les mécanismes mis en
évidence par Keynes
Pour Keynes, un excès d'épargne peut entraîner la crise. Seul
l‘Etat est en mesure de stimuler la demande lorsque celle-ci est
insuffisante.
de redonner confiance aux consommateurs;
de mettre en œuvre des moyens de répartition des richesses permettant
aux agents économiques qui ont la propension moyenne à consommer la
plus élevée (c'est-à-dire les catégories sociales les plus «défavorisées») de
dépenser pour mieux relancer la machine économique;
de baisser les taux d'intérêts pour stimuler le crédit à la consommation et
aux investissements;
d'engager une politique de grands travaux publics qui provoqueront un
effet multiplicateur de revenus et accélérateur d'investissements. 67
A - Le multiplicateur de revenus
•
l'injection de revenus au départ provoquera des vagues
successives de revenus et de dépenses;
• L'efficacité d'une relance de la consommation dépend
donc de l'importance de la propension marginale à
consommer des agents
économiques (c'est-à-dire leur tendance à consommer
un supplément de revenus).
68
A - Le multiplicateur de revenus
l'Etat engage 1 000 de dépenses publiques pour construire une
route; avec une proportion marginale a consommer est de ¾ ou
0,75:
1000*0,75=750
750*0,75=562,5 Consommation en biens de consommation…..
Donc une augmentation de depense de 1000 provoque une
consommation de : 750+562+…. Jusqu’à 0 L'efficacité d'une
relance de la consommation dépend donc de l'importance de la
propension marginale à consommer .
69
Le mécanisme de l'accélérateur impliquequ'une
variation de la demande de biensde
consommation entraîne une variationbeaucoup
plus importante de la demande
de biens
d'investissements. B- L'accélérateur
d'investissements
70
Si la demande augmente de 10, la production devra être de 110 -- pour
B- L'accélérateur d'investissements
Une variation de la demande de biens de consommation entraîne
une variation de la demande de biens d'investissements. Exp: (t), le
montant de la production (P) soit de 100 et que le stock de machines,
d'équipements, donc le stock de capital (K) soit de 400, le coefficient
de capital K/P sera de 400/100 = 4.
Cela signifie que toute variation supplémentaire de la consommation
devra être multipliée par 4 en investissement nouveau.
maintenir un coefficient de capital de 4 l'entreprise devra investir
40 en équipements nouveaux (440 / 110 = 4).
donc le jeu du multiplicateur et de l'accélérateur doit stimuler la
croissance
71
II - Les limites au modèle Keynésien • Le paradoxe
consommation – épargne.
• la théorie keynésienne raisonne en économie fermée;
• la consommation dépend de facteurs économiques et
psychosociologiques ; • si le revenu augmente, la
propension à épargner augmente également;
72