Voyage spirituel de Salmân Al-Fârisî
Voyage spirituel de Salmân Al-Fârisî
Genéalogie
des Berthé de
Sikasso
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Édition 2023
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almân Al-Fârisî (qu’Allah soit satisfait de lui) naquit dans un village nommé Jiyân-
situé à Ispahan, ville située entre Téhéran et Chirâz dans l’actuelle République
d’Iran. Salmân (qu’Allah soit satisfait de lui) quitta la Perse et partit à la recherche
du Prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - dès qu’il eut connais-
sance de son avènement pour se rallier à l’islam.
Un jour, Salmân (qu’Allah soit satisfait de lui) raconta sa vie en ces termes : J’étais un
jeune persan et j’habitais Ispahan dans un village dit Jiyân dont mon père fut le chef et
le concitoyen le plus riche occupant le rang le plus distingué. Dès ma venue au monde,
il me vouait un amour extraordinaire. Cette affection paternelle s’était accrue considé-
rablement de jour en jour, jusqu’à ce que mon père décidât de m’enfermer à la maison
par crainte pour moi, tel que l’on faisait exactement avec les jeunes filles.
Je faisais des progrès dans le mazdéisme au point de devenir seul responsable d’entre-
tenir le feu que nous adorions et de ranimer sa flamme pour qu’elle demeurât ardente du
jour comme de nuit. Mon père possédait un grand domaine qui nous rapportait une ré-
colte abondante et dont il prenait constamment soin et faisait la cueillette. Un jour, ayant
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été retenu par quelque affaire, il fut dans l’impossibilité de s’y rendre et s’adressa à moi
en disant : "O mon fils ! Comme tu le vois, je suis tout à fait absorbé et je ne peux pas
m’occuper aujourd’hui du domaine. Vas-y donc et prends-en soin à ma place". Je partis
alors pour cette destination. Sur ma route, je passai par l’un de ces édifices consacrés
au culte des chrétiens et j’entendis leurs voix qui en émanaient pendant la célébration
de la prière. Ceci retint mon attention tant que je ne savais rien sur la foi chrétienne ou
sur les autres religions, comme j’étais pendant longtemps tenu éloigné du commerce
des gens par mon père. Ayant entendu leurs voix, je pénétrai dans leur église pour voir
ce qu’ils étaient en train de faire. Les ayant contemplés, j’admirai leurs prières et eut
une grande aptitude à embrasser leur religion. Je me dis : "Certes, cette foi est meilleure
que la nôtre". Je restais auprès d’eux jusqu’au coucher du soleil en transgressant l’ordre
paternel. Je leur posai alors la question : "Quelle est l’origine de cette religion ?". – "Elle
provient d’Ach-Châm", répondirent-ils.
A la nuit tombante, je rentrai chez moi. Et mon père de me demander ce que j’avais fait.
– "O mon père ! J’ai passé par des gens en train de prier dans leur église et j’ai été fas-
ciné par leur religion. Je suis resté, en effet, chez eux jusqu’au coucher du soleil". Affolé,
mon père me dit : "O mon fils ! Ta religion qui est celle de tes ancêtres est beaucoup
meilleure que cette foi qui ne comporte aucun bien". – "Non, leur religion prévaut certai-
nement sur la nôtre". Mes paroles effrayèrent mon père qui eut peur que je n’abjure ma
religion. Sur ces entrefaites, il me cloîtra à la maison tout en m’enchaînant les pieds.
J
e saisis une occurrence pour transmettre ce message aux nazaréens : "Quand une
caravane en destination pour Ach-Châm (i.e. Syrie) passait par vous, veuillez m’en
tenir au courant". Peu de temps après, l’occasion devint propice. Je pus alors me
délivrer de mes chaînes et je sortis en leur compagnie après m’être déguisé. Une fois
arrivant à Ach-Châm, je demandai : "Qui est l’homme le plus calé dans cette religion ?".
– "L’archevêque placé à la tête de l’église", dirent-ils. J’allai le trouver et lui dis : "Je
désire embrasser le christianisme et je voudrais bien rester auprès de-vous à votre ser-
vice pour que vous m’instruisiez dans la religion et que je fasse les prières, étant guidé
par vous". Il consentit à ma proposition et je me suis mis alors à son service. Cependant,
je ne tardai pas à constater qu’il était un mauvais homme. Il exhortait ses adeptes à la
charité en leur faisant valoir sa rétribution immense. Et dès qu’ils lui faisaient l’aumône
pour qu’il la dépense dans la voie de Dieu, il s’en accaparait sans rien donner, ni aux
pauvres ni aux indigents, jusqu’à ce qu’il eût amassé de l’or à emplir sept jarres. Par
conséquent, je l’exécrais de tout mon cœur. Peu de temps après, il meurt et quand les
nazaréens s’étaient réunis pour procéder à son enterrement, je leur dis : "Cet homme
était méchant. Il vous ordonnait vivement de faire l’aumône et vous incitait incessamment
à la charité et quand vous la lui faisiez, il la thésaurisait sans rien donner aux pauvres".
– "Comment vous le savez ?!", dirent-ils. – "Je vais vous montrer le lieu où il a enfoui
son trésor", dis-je "Oui, montre-le-nous", répliquèrent-ils.
Je leur désignai son emplacement d’où ils purent extraire sept jarres emplies d’or et d’ar-
gent. Les ayant vu, ils dirent : "Par Dieu ! Nous ne l’enterrerons pas". Ils le crucifièrent
et se mirent à lapider son cadavre. Puis, ils désignèrent à son poste un autre homme
auquel je m’attachais. Je n’ai jamais vu un homme plus ascète que lui, renonçant aux
choses de ce monde et ne désirant que celles de l’au-delà. Il s’adonnait avec zèle aux
dévotions jour et nuit. Je lui vouais donc un profond amour et je demeurais à ses côtés
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pendant une longue période. Dans son lit de mort, je lui dis : "O untel ! A qui me recom-
mandez-vous ? Veuillez me conseiller. A qui devrais- je m’attacher après ton décès ?". –
"O mon fils ! Je ne savais personne qui était de même discipline qu’un homme vivant à
Mossoul qui s’appelait untel et qui n’avait jamais interpolé. Allez donc le rejoindre".
A la mort de mon compagnon, j’allai rejoindre l’homme du Mossoul, à qui je racontai mon
histoire. L’ayant terminée, je lui dis : "Mon compagnon untel m’a conseillé, avant de mou-
rir, de vous rejoindre et m’a informé que vous étiez encore attaché à la discipline vraie
qu’il confessait". – "Restez donc chez moi", telle fut sa réponse. Je me séjournai chez lui
et je constatai qu’il était un homme parfait. Mais, peu après, il rendit le dernier soupir. A
l’article de la mort, je lui demandai : "O untel ! Par l’état que vous êtes par l’ordre de Dieu,
vous avez une parfaite connaissance de mon état. A qui vous me recommandez ? Et qui
m’ordonnez-vous d’aller rejoindre ?". – "O mon fils ! Par Dieu ! Je ne savais personne
qui était de même discipline que nous, excepté un homme vivant à Nasybîn qui s’appelait
untel. Allez donc à sa rencontre". Une fois qu’on fit enterrer l’homme, j’allai à la rencontre
de l’homme de Nasybîn, à qui je racontai mon histoire et ce qui mon ex-ami m’avait
commandé de faire. – "Restez donc chez nous", dit-il. Je m’arrêtai donc chez lui et je dé-
couvris qu’il emboîtait le pas à ses autres ex-amis qui furent de conduite parfaite. Mais,
il cessa de vivre peu de temps après et au moment de son agonie, je lui dis : "Vous savez
toute mon histoire, à qui vous me recommandez donc ?". – "O mon fils ! Par Dieu ! Je ne
savais personne qui professait encore la même discipline que nous, sauf un homme vi-
vant à cAmûriyya et qui s’appelait untel. Allez donc le rejoindre". Je m’acheminai donc
vers celui-ci et je lui racontai mon histoire. – "Restez donc chez moi", dit-il. Je me séjour-
nai chez lui et je vis qu’il était homme de bien tels ses défunts compagnons. Chez lui, je
pus faire fortune et j’eus quelques vaches et du butin. Le moine conseillant à Salmân de
suivre le Prophète : Un certain laps de temps s’écoula et vint le moment de sa mort, je
lui dis alors : "Vous savez toute mon histoire, à qui vous me recommandez donc et qu’est-
ce que vous me commandez de faire ?". – "O Mon fils ! Je ne connais absolument per-
sonne sur cette terre qui se trouvait encore à cheval sur notre discipline. Mais c’est bien
le temps de l’avènement d’un Prophète qui va apparaître au territoire arabe. Il professera
la religion d’Abraham et s’expatria en émigration vers un terrain peuplé de palmiers, situé
entre deux terres arides. Il sera reconnu à des signes incontestables : il mange du cadeau
qu’on lui offre, ne touche jamais à ce qui est destiné à l’aumône et entre ses épaules, il
y a le cachet de la prophétie. Tâchez-vous donc de partir pour ce pays". Puis, il rendit le
dernier soupir. Quant à moi, je demeurais pendant quelques temps à Camûriyya.
U
n jour, un groupe de marchands arabes issus de la tribu (Kalb) passait par cA-
mûriyya, je leur préposai alors de m’emmener avec eux aux pays des Arabes,
en échange de ma vache et de ma part du butin. Ils consentirent et moi de leur
faire don de mes possessions. Une fois arrivés à Wâdî Al-Qura, ils me trahirent et me
vendirent à un juif et j’entrai donc en son service. Peu après, l’un de ses cousins, issu
des Banû Quraytha, ayant venu lui rendre visite, m’acheta et m’emmena avec lui à Yathrîb
où je vis les palmeraies dont m’avait parlé mon compagnon de cAmûriyya et je connus
alors Médine -en me référant à la description déjà faite par ce dernier-. Je m’y installai
donc en compagnie de mon maître. A cette époque, le Prophète - que la paix et les bé-
nédictions de Dieu soient sur lui - était en train de prêcher l’islam parmi ses compatriotes
mecquois. Toutefois, je n’entendais rien de ses nouvelles, parce que j’étais tellement ab-
sorbé par mes charges d’esclave.
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Sa conversion à l’islam
Q
uand le Prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - pénétra
dans Yathrîb, je me trouvais en haut de l’un des palmiers de mon maître, en train
d’y effectuer quelque besogne. Alors que mon maître était assis au pied duquel,
l’un de ses cousins, vint lui dire : "Qu’Allâh fasse périr les Banû Qîla ! Ils sont à Qîbâ’,
entourant un homme qui vient d’arriver aujourd’hui de La Mecque et qui prétend être un
prophète". Aussitôt que ses paroles parvinrent à mes oreilles, je me sentis fiévreux et je
fus tellement agité au point de craindre de perdre mon équilibre et de tomber sur mon
maître. Je descendis donc du palmier, en disant à l’homme : "Qu’est-ce que vous êtes
en train de dire. Veuillez me répéter cette nouvelle". Mon maître, pris d’un accès de co-
lère, me donna un coup de poing en hurlant : "Pourquoi t’immisces-tu dans ce qui ne te
regarde pas ? Vas y occupe-toi de ton boulot". Sur le soir, je pris quelques dattes de ce
que j’avais cueillies et je me dirigeai vers le lieu où l’on donnait l’hospitalité au Prophète
- que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - . Je lui dis : "J’ai entendu dire
que vous étiez un homme pieux et que vous aviez des compagnons étrangers et beso-
gneux. Voilà quelque chose que je réservais pour en faire l’aumône. Je vois donc que
vous le méritez". Après que je les leur donnai, il dit à ses Compagnons : "Mangez !".
Tandis qu’il s’abstint à y goûter. Je me dis : "Voici l’un des signes (de la prophétie)".
Je partis, ensuite, et me mis à ramasser quelques dattes. Quand le Prophète - que la
paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - quitta Qibâ’ et alla s’installer à Médine,
je vins lui dire : "J’ai remarqué que vous ne goûtez pas à l’aumône, et vous voici un ca-
deau que je vous offre avec tout mon respect". Il en mangea et invita ses Compagnons
de le partager avec lui. Je me dis : "Voici le second (des signes de la prophétie)". Je
vins, un jour, trouver le Prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui
- pendant qu’il fut à Baqîc Al-Gharqad en train d’enterrer l’un de ses Compagnons. Je le
vis assis, étant vêtu d’une pèlerine. Je le saluai, puis je retournai pour regarder son dos,
en essayant de voir le cachet déjà décrit par mon compagnon de Camûriyya.
Quand le Prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - m’aperçut en
train de fixer son dos, il comprit mon intention. Sur ce, il ôta sa pèlerine en me dénudant
son dos. Aussitôt que j’eus connu le cachet de la prophétie, je me jetai sur lui en l’em-
brassant tout en pleurant. Le Prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient
sur lui - dit alors : "Qu’est-ce que vous prend donc ?!". Je me mis à lui raconter mon his-
toire qu’il admira. Il m’ordonna avec joie de la répéter par moi-même à ses Compagnons
qui s’en étonnèrent et s’en réjouirent. Salmân embrassa l’islam et fut délivré du joug de
l’esclavage. Etant compté parmi les plus estimables Compagnons, il (qu’Allâh soit satis-
fait de lui) se chargea du gouvernement de certains pays à l’époque des Califes bien-
guidés. De ses qualités : On rapporte qu’un jour le Prophète posa sa main sur Salmân
et dit : "Si la foi était dans les pléiades, l’un de ces hommes l’aurait attrapée". Et, il dési-
gna Salmân (qu’Allâh soit satisfait de lui).
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C
e nom est porté par plusieurs groupes ethniques et à travers différents pays. C'est
le nom porté par la descendance de SALMAN AL- FÂRISÎ, qui vit en Afrique. SAL-
MAN AL-FÂRISI, un compagnon fidèle et intime du Prophète Muhammad SAW,
d'origine Perse (Iran). Il fut l'un des premiers non arabes à se convertir à l'islam après
avoir abandonné sa religion ancestrale : Le mazdéisme qui est une religion iranienne qui
doit son nom à son dieu principal, Ahura Mazda. Il a beaucoup contribué à la stratégie
militaire aux batailles de Khandaq et Taïf. Il eut plusieurs descendances. Certains immi-
grent à l'actuel Lyban et précisément à Berouth. Le plus connu fut Mohamed Al Farsi
communément appelé Mohamed Farsi BEROUTH. Un descendant de ce dernier du nom
de Sydy-Mohamed AL-FÂRISI connu sous le nom de SIRIMAN - FÂRISÎ BEROUTH re-
trouve l'Afrique du Nord pour des besoins du commerce. C'est ainsi qu'il découvre aussi
l'Afrique des grands Royaumes (Sosso) et l’empire du Mali (Mali=Mandèn). Il finit par s’y
installer et se maria. Les hôtes l’appelaient BEROUTH. Il eut un fils MAGAN-DJAN BE-
ROUTHÉ et Sansoun-mãn BEROUTHÉ. MAGAN-DJAN eu trois fils : HANDAR,
MOUSSA et FODE MORY. Les descendants de HANDAR sont en Guinée, ceux de
Moussa à Sikasso, Niamina, Bouadiè, Sougoumba etc .... Et ceux de FODE - MORY à
Kangaba, Badougou-Dioliba etc....
Jadis connus d'une mission religieuse, ils ont occupé beaucoup de fonctions et de privi-
lèges dans leurs localités respectives à travers l'histoire. C’est ainsi que MOUSSA, grand
chasseur à travers une longue traversée s’établit à Zérila village situé au sud – ouest de
Sikasso.
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D
ans le mandé profond, d’une manière générale au Mali, tout nom de famille a
une origine. C’est ainsi que les récits de générations en génération, soutiennent
qu’il y’avait cinq familles de marabout dans le mandé, ce sont :
- BERETE - TOURE - KOUMA - DIANE - CISSE
Dans la cours royale au royaume du manding, la société était faite en sorte que chaque
communauté avait un rôle à jouer. L’ancêtre des BERETE qui était lui aussi marabout
se distinguait des autres par l’usage du bâton dans sa marche, pour le différencier des
autres, on l’appelait couramment mory beretigui. C’est ainsi qu’à force de l’appeler mory
beretigui et de déformation en déformation, on a fini par dire BERETE au lieu de BERE-
TIGUI.
De même pour Mohamed Farci de Beyrouth, un fidèle au prophète MOHAMED (SWP)
décrit plus haut par son parcours de la perse à la Mecque en passant par le LYBAN est
arrivé au mandé par le nord de l’Afrique. On l’appelait beyrouthé , c’est ainsi qu’au fil
des temps BERETE a remplacé BEYROUTHE ; aussi les BERETE peuvent répondre
au nom de famille SOUANE, une autre appellation toujours en provenance du mandé.
Surement d’autres appellations pourraient exister donc je dis à suivre……….
L
es Berthé de Sikasso sont venus de zerila village situé à environ 60 km de Si-
kasso. Toukoro l’un des trois toits de la famille Berthe eut pour fils Tapéguekon
qui eut lui aussi Yassougoumou (veut dire né en brousse ou lieu de sacrifice) Yas-
sougoumou eut pour fils Yafougouri (veut dire celui qui s’épanouit ; celui qui va menacer
parce que né tardivement ou salut du matin en senoufo) et lui eut quatres enfants : Finko
, Guirétourou , M’pétourou , et Poumologo . Le chef de cette famille berthé de zerila était
finko berthé grand père de kélétigui berthé. La famille de finko est venue de farako, village
situé derrière le fleuve dans le cercle de Ségou aujourd’hui devenu commune rurale.
En effet, selon des sources concordantes les berthé de farako sont venus d’Alasso dans
le cercle de Nara, précisément dans la commune d’Alasso ; et ceux d’Alasso seraient
venus de la Mauritanie, c’est pourquoi on rencontre une forte communauté des berthé
effectivement en Mauritanie.
Toujours selon les mêmes sources concordantes, les berthé d’Alasso seraient des
commerçants, des chasseurs, des agriculteurs, des forgerons et des pécheurs. Le frère
berthé, commerçant, est parti s’installer dans la région de Banamba tandis que ses deux
autres frères agriculteur et chasseur sont partis ensemble dans la région de Ségou.
L’agriculteur est resté dans la région de Ségou ; ce qui explique la présence des berthé
à Niamina et dans d’autres contrées de la région.
Le chasseur berthé dans l’idée de s’approcher des forets du sud, est parti dans la région
de Koutiala ; de Koutiala, il s’aventure jusque dans les limites des frontières de la cote
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d’ivoire et du Burkina faso ; ce qui explique les berthé de Katiola (RCI). Un membre de
sa famille s’installa à zerila, village créé par lui-même. C’était le père de finko arrière-
grand-père de kélétigui BERTHE. Finko BERTHE avait une confrérie de 73 chasseurs
redoutables et invisibles.
Massa Daoula, père de Tièba, se rendit à zerila, chez finko BERTHE pour chercher de
l’aide, afin de créer le royaume du Kénédougou. Finko BERTHE mit à sa disposition
son fils Djontacha BERTHE, père de kélétigui et quelques chasseurs redoutables pour
conquérir les villages en vue de la création de ce. Royaume. Ensemble, ils sont partis à
Bougoula, et c’est la que Djontacha s’installa définitivement avec sa famille. Son fils ké-
létigui BERTHE naquit en 1853 à bougoula.
L
es populations vivaient dans une totale anarchie et s’occupaient de l’agriculture de
la pêche et du commerce etc……
Les mariages et les autres cérémonies étaient célébrés entre les familles qui vivaient en
paix. A cette époque, la ville de Sikasso n’existait pas encore.
Les Berthé de Sikasso sont alors venus de Zérila, situé à 32 km au sud de Sikasso ; ils
n’étaient gèrés que par leur chef de famille.
Les Traoré, Dioula, sont quant à eux, venus de Kong région de Banfora précisément à
Loumana. Ils étaient des tisserands qui n’avaient pas d’armes à feu et se sont installés
à Finkolo zanso près de Bakolonidougou.
Les deux frères TRAORE Ténémanan et Tiémonkonko sont venus de Kong.
Devenus de grands Tisserands, ils ont fait fortune et ont commencé à rassembler les pe-
tits villages environnants. Petit à petit, leurs renommées ont commencé à dépasser les
frontières ; malgré tout, ils n’entretenaient pas de relations avec les BERTHE.
La famille des frères TRAORE est devenue très grande et les enfants de Ténémanan et
Tiémoko TRAORE valaient environ une quinzaine de personnes.
Un jour, les parents TRAORE, restés à Kong, dirigés par Sirimanan TRAORE et son
complice Pigueba OUATTARA sont venus leur rendre visite. Cette visite Familiale aux
frères Ténémanan et Tiémoko TRAORE ainsi qu’à leurs enfants n’étaient qu’un prétexte.
Après les salutations d’usage, les visiteurs ont proposé à leurs hôtes une rencontre le
lendemain en dehors du village pour être à l’aise et afin que le conseil de famille entre
TRAORE soit à l’abri des curieux du village.
Ténémanan et Tiémonkonko donnèrent leur accord pour le rendez – vous.
Le complice de Sirimanan TRAORE qui est Pigueba OUATTARA avait laissé ses guer-
riers en dehors du village pour y passer la nuit. Ténémanan et Tiémonkonko partagèrent
les étrangers entre leurs familles pour leur assurer nourritures et couchettes comme à
l’accoutumée.
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L’étranger qui était sous le toit de Massa – Daoula le fils aîné de Ténéman TRAORE a
été très bien reçu par Massa Daoula (plat de fonio garni de poulet
du lait frais et des fruits). A cause de cet accueil généreux, l’étranger dit à Massa Daoula
qu’il l’a bien reçu Dieu merci ; mais qu’au lieu d’un conseil de famille, qu’ils sont plutôt
venus pour les tuer et emporter leurs fortunes à kong.
Alors il déconseilla à Massa Daoula d’aller au rendez- vous derrière le village et que
dès cette nuit il faudrait qu’il parte très loin d’ici.
Massa Daoula prévenu, quitta clandestinement le village avec son cheval, en prenant
soin d’avertir son épouse qu’il se rendra à Natié pour une commission.
Le jour du rendez-vous, au petit matin les troupes de pigueba OUATTARA encerclèrent
et massacrèrent la famille de Ténéman et Tiémonkonko TRAORE ; seul Massa Daoula
TRAORE, le fils aîné de Ténémanan échappe au massacre. Sirimanan demanda à
l’étranger qui était sous le toit de Massa Daoula, de lui dire la où est parti son logeur ;
l’étranger lui répondit que son logeur est parti dans la nuit à Natié ; pour une commission
; les troupes de Pigueba et Sirimanan pourchassèrent Massa Daoula à Natié, de Natié
Massa Daoula est parti à Tarakasso ; arrivé là-bas Massa Daoula se confie à la grande
famille des griots de Tarakasso en leur expliquant sa situation.
Les griots confirmèrent qu’ils étaient bien au courant des évènements de Finkolo zanso.
Les pour- chasseurs trouvèrent Massa Daoula dans de bonnes mains des griots de
Tarakasso. Ils essaient en vain de l’enlever de force ; armés de flèches empoisonnées,
ils engageaient une farouche lutte. C’est ainsi que Massa Daoula fut sauvé par les griots
de Tarakasso.
Depuis ce temps, une solide fraternité s’installa entre les griots DJOURTE de tarakasso
et les TRAORE.
Massa Daoula revint à Finko zanso pour la célébration des funérailles. Il en profita pour
mettre des marques sur les tombes et procéda à la reconstitution du reste de sa famille.
Massa Daoula quitta Finkolo Zanso avec le reste de sa famille pour aller s’installer à
Bougoula près de Sikasso. La famille s’agrandit à Bougoula. Il procéda cette fois-ci à la
répartition des membres de sa famille entre les villages environnants afin d’éviter encore
des massacres collectifs. C’est ainsi que de nouvelles contrées ont été administrées par
les descendants de Massa Daoula. Il s’agit des villages de : ZANGARADOUGOU,
WORODOUGOU, KAFELA, N’PERMASSO, MAMABOUGOU, NIEGANSOBA
Massa Daoula lui-même reste définitivement à Bougoula ou il entreprit des tournées
pour chercher de l’aide dans le but de conquérir d’autres villages et créer son propre
royaume (celui de kénédougou). C’est au cours d’une de ces tournées qu’il a été informé
de la présence de puissants chasseurs redoutables dans le village de Zérila. Ce sont
les BERTHE.
A cette époque, à Zérila, Finko BERTHE était le chef des chasseurs. Le village comptait
73 chasseurs très adroits, invincibles et redoutables. Massa-Daoula se rendit enfin à Zé-
rila pour rencontrer Finko BERTHE. ll a été bien reçu par la famille.
Lors de son entretien avec Finko BERTHE et ses frères, Massa-Daoula déclara qu’il
était venu demander de l’aide ou proposer une union avec les BERTHE de Zérila afin
de pouvoir conquérir toute la région dans le but de bâtir le royaume de kénédougou.
Ainsi le commandement du trône de ce royaume se fera à tour de rôle entre les TRAORE
et les BERTHE.
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Finko BERTHE répondit que le pouvoir ne peut pas être géré à tour de rôle sans histoire
mais qu’il pourrait lui donner de l’aide.
Finko vu son âge avancé, déclara qu’il ne pourrait tenir au combat. C’est ainsi, qu’il de-
manda à son fils Djontacha et quelques combattants guerriers d’aller appuyer Massa
Daoula en vue de la conquête du royaume de kénédougou.
Massa-Daoula repartit à bougoula, accompagné de Djontacha et de ses troupes . Ils en-
gagèrent ainsi les hostilités pour la constitution du royaume de Kénédougou à Bougoula
(18ème Siècle en 1845)
Q
uelques temps après la création du royaume du kénédougou, Massa Daoula mou-
rut au cours d’une expédition dans la partie montagneuse du Folona. Son corps
fut transporté et inhumé à Bougoula, capitale du royaume de kénédougou en
1860. Djontacha BERTHE père de Chaibou BERTHE a été gravement blessé au cours
d’une autre bataille aussitôt après la mort de Massa Daoula. Djontaccha mourut à Man-
déla village situé à 25 km de Sikasso où il fut enterré. Après la mort de Massa Daoula
c’est son fils ainé N’golokounafa qui est devenu le chef du royaume du Kénédougou. Il
continua toujours les conquêtes et surtout contre les villages qui ne voulaient pas se sou-
mettre au royaume du Kénédougou. N’golokounafa mourut au moment de l’attaque du
village Loutana lors d’une grande bataille.
Le jeune Tiéba TRAORE, deviendra ainsi le roi du Kénédougou en 1866.
Tiéba TRAORE et le jeune kélétigui BERTHE, fils aîné de Djontacha continuèrent les
conquêtes avec l’idée de la prise du village de Loutana où est mort son frère aîné N’go-
lokounafa. Mais avant, Tièba avait nourri le projet de transférer la capitale du kénédou-
gou à Sikasso. Sikasso était un petit village agricole fondé par les DIAMOUTENE.
Le transfert de la capitale une fois réalisé, Sikasso est devenu l’une des plus importantes
bases militaires entre 1875 et 1888 de la sous-région. Tièba avait entouré le site de mur
de banco fortifié appelé * le Tata *. IL y fait construire sa résidence non loin du marigot
Kotoroni : une modeste maison en brique de terre.
En effet, Tiéba et Kélétigui étaient de braves soldats des conquérants, qui se sont impo-
sés par les armes et par leur bravoure. Ayant hérité d’un royaume en pleine évolution, ils
ne pouvaient que faire les guerres pour se maintenir.
C’est à cause du Tata de Sikasso que Samory TOURE et ses troupes n’ont pu prendre
la ville ; après 18 mois de siège.
Tièba TRAORE mourut pendant la prise de Bama, village situé sur la rive droite de la
Volta noire ; cette rivière traversait le village de Bama et Samadeni. C’était le debut de la
guerre contre les Bobo et les Dioula, dirigés par Yamarou OUATTARA et Niandane
OUATTARA. Tièba mourut précisément en janvier 1893.
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La mort de Tièba n’a pas été diffusée publiquement. Kélétigui BERTHE enveloppa le
corps dans une peau de vache fraichement abattue, en compagnie de 100 guerriers.
Kélétigui BERTHE ramena le corps de Tièba à Sikasso ; c’est après que les troupes
sous la conduite de Babemba TRAORE sont arrivées à Sikasso pour les funérailles.
Tièba TRAORE fut enterré au quartier Kaboila 1 ( kélétiguila ) à Sikasso.
Apres la mort de Tièba TRAORE, son frère Babemba TRAORE le succéda au trône du
kénédougou jusqu’à la prise de Sikasso par les français le 1er mai 1898. Babemba
TRAORE mourut lors de la prise de la ville de Sikasso ; les canons des français ont dé-
truit son palais.
G
rand père de kélétigui BERTHE, ses activités principales étaient l’agriculture et
la chasse. Finko était un grand chasseur répute ; il exerçait son influence sur ze-
rila et ses alentours. Il avait sous ses ordres un groupe de chasseurs de 73 per-
sonnes très adroits, redoutables et invisibles.
Ce groupe de chasseurs s’occupait essentiellement de la protection et de la défense du
village et de ses alentours.
En sa qualité de chef du village et chef de la famille BERTHE, Finko organisa le village
tout en développant un canal d’information très puissant. (les passages et les séjours
des commerçants et colporteurs dans le village étaient suivis de très près).
Il était très aimé par les habitants du village grâce à sa franchise à sa droiture et à sa
générosité légendaires.
Djontacha BERTHE, l’un de ses fils le plus célèbre, était son bras droit et à ce titre, il as-
sistait à toutes les prises de décisions du chef Finko BERTHE. On pourrait entre autres
retenir :
La rencontre historique des TRAORE et BERTHE, la signature du pacte d’amitié de Zé-
rila entre Finlo BERTHE et Massa –Daoula TRAORE, suite au drame entre les frères
TRAORE à Finko Zanso village situé au nord de Sikasso.
Ce pacte est l’œuvre de Finko BERTHE qui a bien voulu consolider les forces qui sont
à la base de la création du royaume de Kénédougou.
Finko BERTHE mourut à Zérila en 1860 après la création du royaume du Kénédougou.
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Djontacha BERTHE
1826 – 1870 Père de kélétigui BERTHE
Djontacha BERTHE est né vers 1826 à Zérila, village de son père Finko BERTHE.
D
jontacha BERTHE passa une partie de son enfance à Mandela, village de sa
mère, situé à 25 km de sikasso.IL retourna à zérila pour apprendre le métier des
armes et intégra par la suite le groupe des chasseurs invincibles de son père.
Habile et courageux, Djontacha fut le bras droit de son père Finko et son homme de
confiance. IL était toujours à ses côtés pour toutes les prises de grandes décisions.
Suite à la signature du pacte d’amitié et de la concorde signé à zérila entre son père
Finko BERTHE et Massa Daoula TRAORE, Djontacha partit avec un groupe de guerriers
chez Massa-Daoula à Bougoula dans le but de bâtir le royaume du kénédougou.
A cet effet, Djontacha Berthé s’installa définitivement à Bougoula et fonda sa propre fa-
mille avec tous les guerriers combattants qui l’avaient accompagné.
Djontacha et Massa-Daoula parcoururent toute la région et plusieurs villages se sont ral-
liés à leur cause en 1845 (18 siècles date de création du royaume du kénédougou à Bou-
goula).
Djontacha BERTHE était chargé de l’organisation des troupes de combats, du comman-
dement et de la désignation des chefs de troupes.
Massa-Daoula mourut au cours d’une expédition dans la partie montagneuse du Folona.
IL fut enterré à Bougoula, la capitale du royaume du kénédougou en 1860.
Massa-Daoula TRAORE meurt, son fils aîné N’golokounafa TRAORE emboita aussitôt
les pas de son père en compagnie du vieux Djontacha BERTHE toujours dans les guerres
de conquêtes.
Blessé grièvement au cours d’une bataille, Djontacha, affaibli, se retourna dans le village
de sa mère à Mandela pour se faire soigner.IL y meurt des suites de ses blessures et y
fut enterré.
Djontacha avait des fils dont les plus célèbres furent Chouaïbou dit kélétigui BERTHE,
N’galadari BERTHE, N’famara BERTHE.
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CHOUAÏBOU
dit kélétigui BERTHE
Fondateur de la famille BERTHE de Sikasso,
chef de canton de Kaboîla (Sikasso),
il régna entre 1898-1915
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15
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K
élétigui BERTHE, fils de Djontacha BERTHE et de koutoubi SANOGO est né en
1853 à Bougoula hameau faubourg, situé à près de 6 km de Sikasso.
K
élétigui BERTHE fut couronné général en chef de l’armée du kénédougou, après
la prise de la forteresse de kourouma en battant les troupes de Fafadougou
conduites par Dioman Sidibé Lieutenant de l’armée de Fafa TOGOLA.
Cette victoire permit à kélétigui d’ouvrir ainsi la route de kignan pour assurer le ravitaille-
ment du kénédougou. A la même époque, l’armée du kénédougou envahit le village Ké-
rékan et le Gana nord en chassant le chef Danseni TOGOLA (1884 - 1885). C’est à la
suite de ce grand exploit que kélétigui BERTHE fut surnommé kourouma kélétigui
BERTHE. Il organisa entre autres :
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17
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L
e 26 avril 1898, Kélétigui BERTHE et ses troupes attaquèrent une position des
troupes françaises conduites par le capitaine De-Montgers installée à Sokourani,
village situé au sud-est de la ville de Sikasso. L’attaque fut un vrai désastre ; plu-
sieurs tués et beaucoup de blessés parmi les Tirailleurs du côté de l’armée Française.
Le Lieutenant Jean Batiste – Gallet fut tué d’une balle à la nuque. L’attaque de Sokourani
fut un coup dur pour les troupes Françaises. La prise de Sikasso eut lieu le 1er mai 1898
par les troupes Françaises conduites par le Lieutenant-Colonel Audéoud et les Capi-
taines Coiffé et Marisson.
Suite à l’Armistice et à la Pacification de la capitale du Kénédougou, les Français créè-
rent (2) deux cantons dans la ville de Sikasso en 1898.
- Le Canton de Kaboïla ;
- Le Canton de Bougoula
Le capitaine Coiffé est nommé Commandant militaire de Sikasso le 02 mai 1898. Aus-
sitôt, il procéda au lotissement de la ville de Sikasso avec le tracé de deux voies rou-
tières. Une
pour la rentrée dans la ville et l’autre pour la sortie de la ville.
- Le canton de kaboila est confié à Kéletigui Berthé et celui de bougoula à Sa-
batiémokoTraoré.
En 1899 deux autres cantons furent créés :
- Fama
- Natié
Le Canton de Fama : Chef de canton Bématiéni TRAORE fils de Daouda TRAORE qui
était le frère de Massa-Daoula TRAORE.
Le Canton de Natié : Kolodiugou SANOGO fidèle de Tiéba TRAORE et de Kélétigui
BERTHE, il participa, auprès de Tiéba, sous le commandement de Kélétigui BERTHE à
la bataille de Lountana, de Banfora et de Tiéré.
I
l exerça ses responsabilités avec loyauté et dévouement tant avec le trône des
TRAORE qu’avec celui des français. Il fut unanimement bien apprécié par tous les
commandants de cercle de Sikasso. Honnête et fidèle, dévoué pour la cause de ses
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administrés, Kélétigui fut le meilleur chef de canton du cercle de Sikasso. Ses administres
s’acquittaient correctement du paiement de leurs impôts ; il les rendait régulièrement
visite et les consultait parfois. Il était très bien aimé des noirs et des blancs. Grace à ses
qualités, il a été décoré de la médaille d’honneur en or et nommé membre du tribunal in-
digène.
Kélétigui mourut dans sa famille le 7 juin 1915 à Sikasso.
S
oufouroulaye était un cheval mystique, qui conversait avec son maitre Kélétigui
pendant la nuit et à des heures tardives. Soufouroulaye découvrait les dangers et
les pièges tendus contre son maitre lors des conquêtes et expéditions de guerres
et a toujours réussi à les éviter.
Exemple : au cours d’une expédition de combat de guerre dans les montagnes de Lou-
tana, les ennemis avaient tendu un piège mortel, l’objectif de ce piège était de verser
plusieurs calebasses d’huile chaude sur Soufouroulaye et son maitre au moment de leur
passage. Mais Soufouroulaye a découvert le complot et a été plus rapide que les assail-
lants. Il a plusieurs fois sauvé son maitre en de pareilles circonstances.
36 sofas dirigés par le chef des sofas Mamery s’occupaient de l’entretien de soufourou-
laye.
Les sofas étaient repartis en 4 groupes :
• Le Groupe 1 était chargé de laver le cheval
• Le Groupe 2 était chargé de sa nourriture
• Le Groupe 3 était chargé de son environnement
• Le Groupe 4 était chargé de sa parure des beaux jours et de son entrainement
acrobatique
• Exemple : Soufouroulaye était lavé à l’eau tiède pendant la saison froide.
• Il ne faisait jamais ses besoins à terre. S’il avait besoin d’uriner ou de déféquer,
il faisait des gestes ou des mouvements particuliers, ainsi les sofas lui suspendaient une
grosse calebasse pour que ses excréments et urines ne tombent à même le sol. Pour sa
santé, Soufouroulaye était suivi et traité par des sofas spécialisés dans les plantes thé-
rapeutiques en collaboration avec les guérisseurs des maladies animales. Soufouroulaye
paraissait très élégant dans ses parures en cuir monté sur des couvertures en coton tissé
en multicolore. La queue teintée en rouge bordeaux .A la mort de Soufouroulaye, son
maitre l’a fait enterrer comme un être humain et sa tombe fut entretenue.
Soufouroulaye avait 17 ans à sa mort.
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1 Natogoma BERTHE
2 Mariam BERTHE
9 Korotoumou BERTHE
12 Rokia BERTHE
13 Sanata BERTHE
14 Diarrata BERTHE
15 Aminata BERTHE N0 2
16 Salamata BERTHE
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Kélétigui Berthé
1853 – 1915
9. Moustapha Berthé 10. Mandjou Berthé 11. Bassirou Berthé 12. Nourou Berthé
1907 1903 - 1960 1904 - 1947 1905 - 1954
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13. Mounirou Berthé 14. Hady Berthé 15. Moussa Berthé 16. Nandjirou Berthé
1906 - 1956 1907 - 1956 1907 1907 - 1986
17. Daha Berthé 18.Ahmadou Berthé 19. Safion Berthé 20. Yaya Berthé
1908 - 1988 1908 - 1989 1909 - 1973 1909
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ANNEXE
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Abdramane BERTHE
fils ainé de kélétigui BERTHE
Chef de canton de Kaboila Sikasso de 1917 – 1959
A
bderrahmane BERTHE fils ainé de kélétigui BERTHE et de M’péré DIAWARA dite
MATIGUIGNOUMA est né le 1er juillet 1891 à Zéréla, village situé à une trentaine
de kilomètres de Sikasso. Dès l’Age de 10 ans son père l’envoya faire des études
coraniques à DOUGOUBA cercle de Ségou avec le grand marabout Souleymane
KANOUTE. Apres Ségou, Abderrahmane se rend à DILLY dans le cercle de NARA chez
le grand marabout Modibo KANE pour continuer ses études coraniques. De DILLY, il va
faire des études secondaires du saint coran à Boutilimit en république (Islamique de
Mauritanie) chez le grand marabout Cheik Sidya grande figure Islamique. De la
Mauritanie il va parfaire ses études supérieures à l’université Islamique de Fez (royaume
du Maroc).
Abderrahmane revient à Sikasso après que la nature l’a comblé de connaissances dans
l’étude du coran et de la matière religieuse. A Sikasso, il se consacra à l’enseignement
de l’arabe en commençant par les membres de sa famille. A la mort de son père le 07
juin 1915, Abderrahmane est nommé chef de canton de Kaboila le 16 novembre 1917.
Il hérita ainsi du trône de son père Kélétigui BERTHE.
Dès sa nomination Abderrahmane a suivi les traces de son père. Abderrahmane s’est
montré grand rassembleur en commençant par sa famille (Ses frères et, sœurs) et
surtout les alliés de la famille BERTHE résidents dans son canton et particulièrement
ceux qui ont collaboré directement avec son feu père. Ensuite, Abderrahmane BERTHE
s’est beaucoup fait remarquer par ses connaissances d’étude en matière de religion,
des hommes et des choses. . Il a su mener à hauteur de souhait son canton à la
satisfaction des autorités coloniales. Il ne manquait pas de franchise à l’égard de la
population qu’il administrait. Sa droiture et son sens élevé du devoir et de la justice, tant
à la tête du canton qu’au sein de sa famille ont caractérisé son règne. C’est ainsi que
malgré la suppression des chefferies traditionnelles en 1958 Abderrahmane BERTHE
est resté toujours égal à lui-même en conservant l’estime et la confiance de ses anciens
administrés jusqu’à sa mort.
Abderrahmane BERTHE était titulaire de plusieurs décorations :
1 – Médaille de bronze le 07 – 02 – 1923
2 – Chevalier de l’Etoile noire du BENIN le 29 – 06 – 1926
3 - Chevalier de la Légion d’honneur le 07 – 12 – 1934
4 – Chevalier du mérite agricole le 09 – 10 – 1935
5 – Officier de la Légion d’honneur le 03 – 03 – 1948
6 – commandeur de la Légion d’honneur le 04 – 01 – 1960
Abderrahmane BERTHE a fait de Kaboila le canton le plus organisé du cercle de
Sikasso.
Abderrahmane BERTHE a reçu les félicitations de plusieurs commandants de cercle
de Sikasso notamment : Cdt Pouzol – Cdt Oridioni Pascal : 1919 et 1921 – Cdt Quinard
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1926 – Cdt Pierre d’Ornano 1935 – Cdt Dagusey Paul 1947 – Cdt Meker 1952 – Cdt
Touze 1955, pour son bon travail d’administrateur de canton tel que :
- Le Recensement des populations du canton
- Le Recouvrement des impôts du canton
- Les rencontres et réunions des chefs de canton avec les commandants de cercle.
Abderrahmane BERTHE est mort dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 octobre 1975
dans sa famille à Sikasso.
Lors de ses obsèques ce vendredi 17 octobre 1975 un grand monde lui rendit un
hommage mérité. Son inhumation a eu lieu à 14 heures 30 minutes au cimetière familial
de Kélétiguila ou reposent déjà son père et sa mère (que la terre leur soit légère), en
présence d’une foule nombreuse de parents, sympathisants et amis.
A cette occasion, les autorités administratives, les parents et amis venus de l’intérieur et
de l’extérieur, la population entière de Sikasso ont tenu à marquer de leur présence
effective la cérémonie, pour tout l’intérêt qu’ils portaient à ce grand homme. On
remarquait entre autres une très forte délégation de la cote d’ivoire représentant le
président Felix Houphouët BOIGNY.
Abderrahmane BERTHE n’est plus, il laisse en effet une postérité de plus de 600 âmes.
Seules l’unité, l’entente et la cohésion entretiendront encore longtemps la mémoire de
ce baobab humain.
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9. Labasse Berthé 10. Alimata Berthé 11. Aguibou Berthé 12. Fatoumata Berthé
1920 - 2011 1921 1921 1922
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13. Oumou Berthé 14. Aliou Berthé 15. Cheick Sidya Berthé 16. Sidi Moctar Berthé
1923 - 1924 1925 - 2007 N°1 1926
17. Ousmane Berthé 18. M’pèrè dite Mah 19. Lalaïssa Berthé 20. Bintou Berthé
1926 Berthé 1926 1926 1927
21. Djélika Berthé 22. Youssouf Berthé 23. Amara Berthé 24. Yacouba Berthé
1928 1928 1929 1929
25. Aoua Berthé 26. Barakissa Berthé 27. Fatoumata Berthé 28. Oumoulker Berthé
1929 1929 1929 1930
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29. Maïsarata Berthé 30. Ramata Berthé 31. Alassane Berthé 32. Second Jumeau
1930 1931 1931 DCD 1931
33. Mariam Berthé 34. Korotoumou Berthé 35. Tahirou Berthé 36. Aboubacar Berthé
1931 1932 1932 1932
37. Djénéba Berthé 38. Kadidia Berthé 39. Issa Berthé 40. Abouhorérata Berthé
1932 1932 Dougouba 1933 1933
41. Diafara Berthé 42. Zoubaïrou Berthé 43. Saoudiata Berthé 44. Maliki Berthé
1934 1934 1934 1934 – 2011
34
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45. Ali Zéni Berthé 46. Lamine Berthé 47. Alfousseïni Berthé 48. Abdoul Kader Berthé
1934 1935 1935 1935
49. Soumaïla Berthé 50. Attigata Berthé 51. Bintou Berthé N°1 52. Safoura Berthé
1935 1935 1936 1936
53. Kardia Berthé 54. Gaoussou Berthé 55. Aldiata Berthé 56. Zéïfata Berthé
1936 1937 1937 1938
57. Taïfour Berthé 58. Louckmane Berthé 59. Mamoutou Berthé 60. Boubacar Berthé
1938 1938 1938 1938
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61. Sakinata Berthé 62. Nafissatou Berthé 63. Mohamed Bakir 64. Alfadel Berthé
1938 N°1 1938 Berthé 1939 – 11/02/1992 1939
65. Mohaveata Berthé 66. Taïbou Berthé 67. Saoudiata Berthé 68. Albatour Berthé
1939 1939 1940 1940
69. Abourazack Berthé 70. Hamidou Berthé 71. Zéïdou Berthé 72. Maïmouna Berthé
1940 1941 1941 1941
73. Modibo Berthé 74. Safiatou Berthé 75. Amadaly Berthé 76. Mohamed Berthé
1942 1942 1943 1943
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77.Aminata Berthé 78. Abdoulaye dit Bah 79. Diarata Berthé 80. Abdoul Wahab
1943 Berthé 1944 1944 Berthé 1945
81. Yaya Berthé 82. Almamy Berthé 83. Mamadou Berthé 84. Korotoumou Berthé
1945 1945 1946 1946
85. Aminata Berthé 86. Nafisatou Berthé N°2 87. Chita Berthé 88. Affouchata Berthé
1946 1947 1947 1947
89. Moutaga Berthé 90. Aouakounta Berthé 91. Mariam Berthé 92. Kadidia Berthé
1948 1948 1948 1949
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93. Nouhoum Berthé 94. Fatou Berthé 95. Amadou Berthé 96. Salikou Berthé
1949 1951 1952 1953
97. Yaya Berthé 98. Rokia Berthé 99. Sidi Moctar Berthé 100. Adiara Berthé
1953 1953 N°2 1954 1954
101. Bintou Berthé N° 2 102. Oumar Berthé 103. Ladji Berthé 104. Oumou Berthé
1954 1956 1956 1956
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CARRIERE PROFESSIONNNELLE
Affecté au haut – SENEGAL – NIGER par arrêté du gouverneur en date du 20 juillet
1913. Nommé Instituteur Ordinaire de 6 eme classe par la décision n 898 du 28 Aout
1913 pour compter du 15 Septembre 1913, Oumar gravit plusieurs échelons :
- 1916 Instituteur ordinaire 5me classe
- 1919 Instituteur ordinaire 4me classe
- 1924 Instituteur ordinaire 3me classe
- 1924 – 1928 Instituteur adjoint
- 1928 Instituteur principal
Oumar BERTHE : Il fut l’un des premiers Instituteurs du soudan français. Il se distinguait
par son intelligence et se caractérisait surtout par :
- Son courage – sa franchise – sa bravoure et sa sincérité.
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Le 1er Septembre 1929 Oumar BERTHE prit une disponibilité de 4 années. Réintégré,
il fut affecté à Sikasso le 1ér Septembre 1933, ou il reprit sa fonction d’instituteur à l’école
primaire de Sikasso (Appelée Ecole régionale ou l’actuelle Ecole A) et cela jusqu’à sa
mise à la retraite en 1951 pour raison de santé. Cette Ecole a été baptisée OUMAR
BERTHE depuis le ……………………………
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9. Abdramane Berthé 10. Djénèba Berthé 11. Nouhoum Berthé 12. Daouda Berthé
1921 1923 1923 1923
42
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13. Aminata Berthé 14. Cheick Tidiane 15. Adama Berthé 16. Oumou Berthé
Bobo 1924 Berthé 1927 1927 1927
17. Moustapha Berthé 18. Sarata dite Nassarata 19. Fousseïni Berthé 20. Djadjiratou Berthé
1928 Berthé 1928 1931 1932
21. Yaya Berthé 22. Sidiki Berthé 23. Mohamed Bakil 24. Diakaridia Berthé
1932 1932 Berthé 1932 1933
25.Abdoul Wahab 26. Fatoumata Berthé 27. Kalidou Berthé 28. Talihata Berthé
Berthé 1935 1936 1937 1937
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FILLES ET FILS
1) - Abdoul Karim BERTHE……………………. 1916
2) - Kalidou BERTHE ……………………. 1917
3) - Idrissa BERTHE ……………………. 1919
4) - Saida BERTHE ……………………. 1921
5) - Aminata BERTHE ……………………. 1922
6) - Kadidiatou BERTHE ……………………. 1922
7) - Abdel Kader BERTHE ……………………. 1924
8) - Affouchata BERTHE ……………………. 1925
9) - Oumar BERTHE ……………………. 1926
10) - Cheick BERTHE ……………………. 1926
11) - Marietou BERTHE ……………………. 1927
12) - Djadjaratou BERTHE ……………………. 1927
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8 - Assita N’DIAYE
9 - Aminata TRAORE
10 - Afchata KONATE
FILLES ET FILS
1) - Issiaka BERTHE …………………. 1920
2) - Mamata BERTHE …………………. 1917
3) - Amidou BERTHE …………………. 1919
4) - Addiarra BERTHE …………………. 1921
5) - Massara BERTHE …………………. 1922
6) - Rahélou BERTHE …………………. 1922
7) - Ramata BERTHE …………………. 1924
8) - Diarah BERTHE …………………. 1925
9) - Bintou BERTHE …………………. 1926
10) - Haoua BERTHE …………………. 1926
FILLES ET FILS
1) - Aminata BERTHE ……………… 1915
2) - Rokia BERTHE ……………… 1927
3) - Fousseyni BERTHE ……………… 1932
4) - Bakoro BERTHE
46
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FILLES ET FILS
1) - Ahibata BERTHE ……………… 1920
2) - Seybou BERTHE ……………… 1921
3) - Sita BERTHE ……………… 1923
4) - Issiaka BERTHE ……………… 1925
5) - Founé BERTHE ……………… 1926
6) - Wassa BERTHE ……………… 1926
7) - Sanata BERTHE ……………… 1929
8) - Issa BERTHE ………………
FILLES ET FILS
1) - Hamzata BERTHE ……………… 1923
2) - Soumaïla BERTHE ……………… 1926
3) - Mandiou BERTHE ……………… 1932
4) - Habibou BERTHE ……………… 1932
5) - Abdoul Salime BERTHE ……………… 1945
47
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FILLES ET FILS
1) - Safara BERTHE ……………… 1928
2) - Diarata BERTHE……………… 1931
3) - Kadidia BERTHE ……………… 1933
4) - Nourou BERTHE ……………… 1935
5) - Harouna BERTHE ……………… 1936
FILLES ET FILS
1) - Ramata BERTHE ……………… 1923
48
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FILLES ET FILS
1) - Mariam Magoula BERTHE …………………. 1926
2) - Bassirou BERTHE …………………. 1931
3) - Korotoumou BERTHE …………………. 1933
4) - Diarrata BERTHE …………………. 1933
5) - Nanzirou BERTHE …………………. 1936
6) - Abdoul Wahab BERTHE …………………. 1938
7) - Albatour BERTHE ………………….
8) - Nafissatou BERTHE …………………. 1949
9) - Oumou BERTHE …………………. 1952
10) - Bintou BERTHE ………………….
FILLES ET FILS
1) - Mounirou BERTHE …………………. 1927
2) - Salimata BERTHE …………………. 1931
49
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EPOUSES
1 - Saran DOGONI
2 - Fatoumata DIARRA
3 - Sokona TRAORE
4 - Fatoumata CISSE
FILS ET FILLES
1) - Assiata BERTHE ……………………. 1926
2) - Salimata BERTHE ……………………. 1928
3) - Ahmed A BERTHE ……………………. 1932
4) - Mamadou BERTHE ……………………. 1932
5) - Moussa BERTHE ……………………. 1933
6) - Saoudiata BERTHE ……………………. 1934
7) - Houdou BERTHE ……………………. 1937
8) - Achifa BERTHE ……………………. 1938
9) - Modibo BERTHE ……………………. 1942
10) - Assita BERTHE ……………………. 1945
11) - Djacourata BERTHE ……………………. 1945
12) - Sidi Moctar BERTHE ……………………. 1950
13) - Aguibou BERTHE ……………………. 1950
14) - Oumou BERTHE ……………………. 1954
50
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9. Modibo Berthé 10. Assita Berthé 11. Djacourata Berthé 12. Sidi Moctar Berthé
1942 1945 1945 1950
51
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ÉPOUSES
1 - Hawa KEITA
FILLES ET FILS
1) - Djelika BERTHE …………………. 1936
2) - Mohamed BERTHE
52
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ÉPOUSES
1 - Kadia SANGARE
FILLES ET FILS
1) - Fatoumata BERTHE ……………………. 1939
2) - Abdoul Karim BERTHE ……………………. 1941
3) - Djafara BERTHE ……………………. 1945
4) - Bassirou BERTHE ……………………. 1952
5) - Namaro BERTHE ……………………. 1956
ÉPOUSES
1 - Tata TRAORE
2 - Bintou KONATE
3 - Karidia TRAORE
FILLES ET FILS
1 - Youssouf BERTHE
2 - Fatoumata BERTHE
3 - Mohamed BERTHE
4 - Kélétigui BERTHE
53
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ÉPOUSES
1 - Fanta SOW
2 - Marie
FILLES ET FILS
1) - Diafara BERTHE ……………………. 1937
2) - Safoura BERTHE ……………………. 1939
3) - Aoua BERTHE ……………………. 1942
4) - Astou BERTHE ……………………. 1944
5) - Mariame BERTHE ……………………. 1946
6) - Jacqueline BERTHE ……………………. 1948
7) - Assétou Suzane BERTHE ……………………. 1951
8) - Oumar Jean Louis BERTHE ……………………. 1953
9) - Yacouba George BERTHE ……………………. 1955
10) - Rokia Dominique BERTHE ……………………. 1957
11) - Binta Anne Marie BERTHE ……………………. 1959
12) - Soumanafo Charles BERTHE ……………………. 1965
ÉPOUSES
1 - Mariam TRAORE
2 - Fatoumata TRAORE
FILLES ET FILS
1) - Oumoulker BERTHE ……………………. 1936
2) - Mamadou BERTHE ……………………. 1940
3) - Nafissatou BERTHE ……………………. 1945
4) - Oumar BERTHE ……………………. 1949
5) - Abdramane BERTHE
6) - Youssouf BERTHE
7) - Lassina BERTHE
8) - Nah BERTHE
54
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ÉPOUSES
FILLES ET FILS
Néant
Yaya BERTHE est décédé le…...
ÉPOUSES
1 - Konimba COULIBALY
2 - Fatoumata
FILLES ET FILS
1) - Issiaka BERTHE ……………………. 1941
2) - Korotoumou BERTHE ……………………. 1948
3) - Alimata BERTHE ……………………. 1952
ÉPOUSES
1 - Maoua FOFANA
2 - Manténé OUATTARA
FILLES ET FILS
1) - Abdoul Kassim BERTHE ……………………. 1936
2) - Cheick Sidiya BERTHE ……………………. 1943
55
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ÉPOUSES
1 - Maténé TRAORE
2 - Mah CISSE
3 - Bintou KEITA
4 - Safoura HAIDARA
5 - Maoua FOFANA
FILLES ET FILS
1) - Safion BERTHE ……………………. 1936
2) - Alphadili BERTHE ……………………. 1937
3) - Dialika BERTHE ……………………. 1940
4) - Aliata BERTHE ……………………. 1941
5) - Amadou Moustaph BERTHE ……………………. 1944
6) - Ramata BERTHE ……………………. 1946
7) - Taïfour BERTHE ……………………. 1948
8) - Hadiara BERTHE ……………………. 1948
9) - Lalaïssa BERTHE ……………………. 1948
10) - Diadiaratou BERTHE ……………………. 1948
11) - Yacouba BERTHE ……………………. 1951
12) - Youba BERTHE ……………………. 1951
13) - Fatoumata BERTHE ……………………. 1951
14) - Abdoul Salam BERTHE ……………………. 1952
15) - Oumou BERTHE ……………………. 1954
56
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9. Lalaïssa Berthé 10. Diadiaratou Berthé 11.Yacouba Berthé 1951 12. Abou Berthé
1948 1948 1951
57
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13. Fatoumata Berthé 14. Abdoul Salam Berthé 15. Oumou Berthé
1951 1952 1954
58
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ÉPOUSES
1 - Sanata KEITA
2 - Minata DIAMOUTENE
3 - Safora KONE
FILLES ET FILS
1) - Lalaïssa BERTHE ……………………. 1939
2) - Ibrahima BERTHE ……………………. 1942
3) - Sekou BERTHE ……………………. 1945
4) - Fatoumata BERTHE ……………………. 1948
5) - Kango BERTHE ……………………. 1950
6) - Abounifata BERTHE ……………………. 1951
7) - Salimata BERTHE ……………………. 1951
8) - Afouchata BERTHE ……………………. 1953
9) - Ramata BERTHE ……………………. 1955
10) - Issa BERTHE
11) - Samamilou BERTHE
12) - Abdel Koudouss BERTHE
59
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60
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ÉPOUSES
1 - Maïmouna WONOGO
2 - Awa BERTHE
3 - Mah TRAORE
4 - Korotoumou SOGODOGO
5 - Assitan CISSE
6 - Fatoumata TRAORE
7 - Chita T DIABATE
8 - Niénié
9 - Bintou TRAORE
10 - Madjini NIARE
11 - Djeneba TRAORE
12 - Rokia KONE
13 - Rabélou KONE
FILLES ET FILS
1) - Abdramane BERTHE …………………... 1935
2) - Awa dite BERTHE ………………….. 1937
3) - Oumar BERTHE ………………….. 1944
4) - Abdoul Salam BERTHE
5) - Fatoumata BERTHE
6) - Maïmouna BERTHE
7) - Bassirou BERTHE
8) - Siaka BERTHE
9) - Rarata BERTHE
10) - Achata BERTHE
11) - Mariam BERTHE
12) - Sidy Kalil BERTHE
13) - Kadia BERTHE
14) - Boubacar BERTHE
15) - Sita BERTHE
16) - Abdramane BERTHE
17) - Bourama BERTHE
18) - Oumou BERTHE
19) - Moumini BERTHE
20) - Tahirou BERTHE
21) - Mamadou BERTHE
61
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K
élétigui Baba BERTHE né le 20 février 1917 à Sikasso, marié et père d’une
trentaine d’enfants fut dès son jeune âge remarqué par sa timidité légendaire et
sa sagesse. Homonyme de Kélétigui BERTHE qui fut un grand guerrier de la cour
royale de Tiéba et de Babemba, il emboita le pas de son grand père en participant à la
deuxième guerre mondiale de 1939 – 1945. A son retour de la guerre il s’exila à Korhogo,
en république de côte d’ivoire avec la bénédiction de son père Abdramane BERTHE qui
le confia à un ami d’étude coranique et promotionnaire du nom de Issiaka SYLLA qui
résidait à katiali, un village situé à environ soixante kilomètres de Korhogo . Exerçant le
métier de commerce, il fonda sa famille. Revenu définitivement s’installer à Sikasso
après le décès de son frère Mamadou BERTHE, en décembre 1986, il dirigea la grande
famille BERTHE jusqu’à sa maladie qui eut raison de lui le 16 novembre 1996 à Sikasso.
SES EPOUSES
Date
N° Prénoms Nom Filiations Observations
naissance
Lamine et Décédée
1 Aminata Haidara 1920
Bintou Berthé 30/4/2003
Issiaka et
3 Banso Massaran Sylla 1936
Alimata Traoré
Abdoul Karim Décédée
4 Kadidia Coulibaly 1942
et Aminata Bengaly 24/9/1992
Siriman et Décédée
5 Banso Massaran Koné 03/08/1947
Maboya Berthé 3/11/2010
Karim et
6 Rokia Ballo 1958
Maténé Ouattara
Nanzirou et
7 Rahelou Koné 18/12/1954
Djeneba Traoré
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LES ENFANTS
Date
N° Prénoms Lieu Mères Observations
naissance
1 Salimata 1948 Korhogo Maimouna Traoré Décédé
Décédé
2 Abdramane 12/06/1956 Korhogo Banso Sylla
19/12/2006
3 Oumar 31/12/1958 Korhogo Banso Sylla
4 Ousmane 10/04/1959 Korhogo Kadidia Coulibaly Décédé
5 Mamadou 25/02/1961 Korhogo Kadidia Coulibaly
6 Issiaka 01/11/1961 Korhogo Banso Sylla
7 Adama 03/08/1963 Korhogo Kadidia Coulibaly
8 Lamine 12/03/1964 Korhogo Banso Sylla
9 Abdoulaye 07/12/1965 Korhogo Kadidia Coulibaly Décédé
10 Aboubacar 25/12/1965 Korhogo Banso Sylla
11 Cheick Sidiya 28/12/1967 Korhogo Banso Sylla Décédé
12 Aliou 02/02/1970 Korhogo Banso Sylla
Banso Massaran
13 Abdoul Wahab 18/03/1970 Sikasso
koné
Banso Massaran
14 Daouda 28/12/1971 Sikasso
koné
15 Habib 19/03/1972 Korhogo Banso Sylla
16 Tidiane 25/05/1974 Korhogo Banso Sylla
Banso Massaran
17 Sidi Mohamed 11/04/1976 Sikasso
koné
18 Awa 03/01/1978 Korhogo Banso Sylla
Banso Massaran
19 Aminata 14/08/1978 Sikasso
koné
20 Gaoussou 10/04/1980 Sikasso Rokia Ballo
21 Minigna 16/10/1982 Sikasso Rokia Ballo
22 Maimouna 29/12/1983 Sikasso Rokia Ballo
23 Alimata 03/05/1985 Sikasso Rokia Ballo
Banso Massaran Décédée
24 Maimouna 05/06/1985 Bouaflé
koné 17/05/2007
Banso Massaran
25 Mariam 04/07/1985 Sikasso
koné
26 Nanzirou 05/06/1987 Sikasso Rokia Ballo
27 Bintou 18/10/1989 Sikasso Rahelou Koné
28 Abdoul karim 19/11/1989 Sikasso Rokia Ballo
63
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64
Genéalogie.qxp_Mise en page 1 31/07/2023 09:50 Page 65
9.Abdoulaye Berthé 10.Aboubacar Berthé 11. Cheick Sidiya Berthé 12.Aliou Berthé
07/12/1965 25/12/1965 28/12/1967 02/02/1970
65
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