Macroéconomie fermée
Elisabeth Cudeville et Camille Hémet
Licence 2, Université Paris 1
S1 2024-2025
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Organisation du cours
• Div 1 : Cours les jeudis à 12h30 (Elisabeth Cudeville)
Div 2 : Cours les lundis à 15h00 (Camille Hémet)
NB : Lundi 11/11 ⇒ Samedi 16/11, 10h30-13h30, amphi K
• TD en ligne assurés par Pascale Champalaune
• Exercices à préparer chaque semaine
• Compléments de cours
• Réponses aux questions sur une "boîte à question"
• Contact : macroeconomieL2-tdenligne@[Link]
• Supports des cours et des TD accessibles en ligne sur les EPI
• Diaporamas des cours
• Exercices et quizz
• Compléments de cours (documents, vidéos, articles)
• Manuel de référence : Macroéconomie, Blanchard et Cohen,
Pearson, 5ème édition
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Modalités d’évaluation
• 2 quiz en ligne notés : 10% de la note finale
• 10 questions, 10 minutes
• Semaine 5 et semaine 9, à l’heure de votre créneau de TD
• 2 contrôles continus en ligne : 20% chacun
• Questions et exercices sous forme de QCM, 45 minutes
• Semaine 7 et semaine 12, les samedis (9/11 et 14/12) à 13h30
• Examen final : 50%
• Exercices sous forme de QCM, 1h30
• Début janvier
• En présentiel
• Absence à un quiz ou un CC :
• Non-justifiée : défaillance dès la première absence
• Justifiée : note(s) manquante(s) remplacée(s) par la note
obtenue à l’examen final
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Programme du semestre
1. Objet et méthode de la macroéconomie
2. Le modèle IS - LM
3. Le modèle Offre globale - Demande globale (AS-AD)
4. Anticipations, crédibilité et indépendance des banques
centrales
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1. Introduction :
Objet et méthode de la macroéconomie
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Plan du cours
1 A quoi s’intéressent les macroéconomistes ?
Les questions de la macroéconomie
Les méthodes de la macroéconomie
2 Les agrégats de la macroéconomie
Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Les prix et l’inflation
Le chômage
3 Les temps de la macroéconomie
Le long-terme : la croissance
Le court-terme : fluctuations et crises
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1 A quoi s’intéressent les macroéconomistes ?
Les questions de la macroéconomie
Les méthodes de la macroéconomie
2 Les agrégats de la macroéconomie
Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Les prix et l’inflation
Le chômage
3 Les temps de la macroéconomie
Le long-terme : la croissance
Le court-terme : fluctuations et crises
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La macroéconomie
• S’intéresse aux grandeurs globales de l’économie :
Revenu national, chômage, inflation
• Étudie les relations entre ces différents agrégats.
• Analyse et permet d’élaborer les politiques économiques des
États (politique budgétaire) et des banques centrales (politique
monétaire).
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Deux approches du raisonnement économique
• L’approche positive : l’économie telle qu’elle est
• Description de la situation observée
• Construction de modèles destinés à prévoir l’évolution de
l’économie ou l’effet des politiques
• L’approche normative : l’économie telle qu’elle devrait être
• Recommandation concernant la politique à mener parmi un
ensemble de politiques possibles
• À partir des prédictions des modèles (i.e de l’analyse positive)
• En tenant compte des objectifs des gouvernements
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Les grandes questions de la macroéconomie
• Quelles sont les sources de la croissance économique de
long-terme ?
Pourquoi certains pays sont-ils plus riches que d’autres ?
• Quelles sont les sources des fluctuations économiques à
court-terme ?
Quelles sont les causes des crises économiques ?
Comment peut-on expliquer le chômage ?
• Comment les politiques économiques peuvent-elles stimuler la
croissance et stabiliser les fluctuations ?
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Une définition
"Les objectifs de la macroéconomie sont d’interpréter les
observations des agrégats économiques en prenant en compte les
motivations mais aussi les contraintes des agents économiques et
de prédire les conséquences des différentes politiques économiques
gouvernementales."
Thomas J. Sargent, Dynamic Macroeconomic Theory, 1987
"Nobel" 2011 : Thomas J. Sargent et Christopher A. Sims
Pour leur recherche empirique sur la cause et l’effet en macroéconomie.
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1 A quoi s’intéressent les macroéconomistes ?
Les questions de la macroéconomie
Les méthodes de la macroéconomie
2 Les agrégats de la macroéconomie
Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Les prix et l’inflation
Le chômage
3 Les temps de la macroéconomie
Le long-terme : la croissance
Le court-terme : fluctuations et crises
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La modélisation macroéconomique
• Les économistes utilisent des modèles, des représentations
simplifiées de la réalité ou d’une partie de la réalité :
• Théories qui synthétisent (souvent en termes mathématiques)
les relations entre variables économiques
• Il s’agit de se concentrer sur les éléments essentiels de la
relation étudiée.
• Les modèles s’appuient sur des hypothèses :
• État de la concurrence sur les marchés
Par exemple : concurrence imparfaite sur le marché des biens
• Comportements de consommation, d’investissement, de
demande et d’offre de monnaie
• Ajustement des prix et des salaires : rigides (court-terme) ou
flexibles (long-terme)
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La modélisation macroéconomique
• Les modèles utilisent deux catégories de variables :
• Variables exogènes : leur origine est extérieure au modèle
"Ingrédients" du modèle, données du problème.
• Variables endogènes : générées, déterminées par le modèle
• Pour juger de la pertinence du modèle proposé, on confrontera
systématiquement ses prédictions aux faits.
• Certains modèles expliquent bien un phénomène à une période
donnée, puis peuvent être réfutés par les faits plusieurs
décennies plus tard.
→ Science en perpétuelle évolution !
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Le raisonnement hypothético-déductif
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1 A quoi s’intéressent les macroéconomistes ?
Les questions de la macroéconomie
Les méthodes de la macroéconomie
2 Les agrégats de la macroéconomie
Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Les prix et l’inflation
Le chômage
3 Les temps de la macroéconomie
Le long-terme : la croissance
Le court-terme : fluctuations et crises
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Le PIB mesure la production de richesse d’un pays
Le PIB mesure la valeur totale du flux de biens et services
finaux produits sur le territoire national pendant une période
donnée.
• Mesure la capacité d’une économie à fournir aux individus les
biens et services finaux nécessaires à la population
• Rapporté au nombre d’habitants (PIB par tête), il donne une
idée de niveau de vie moyen dans le pays
• Ne prend pas en compte toute la production (production
domestique)
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Le PIB mesure la production de richesse d’un pays
Le PIB mesure la valeur totale du flux de biens et services
finaux produits sur le territoire national pendant une période
donnée.
• Mesure la capacité d’une économie à fournir aux individus les
biens et services finaux nécessaires à la population
• Rapporté au nombre d’habitants (PIB par tête), il donne une
idée de niveau de vie moyen dans le pays
• Ne prend pas en compte toute la production (production
domestique)
• Trois façons équivalentes de conceptualiser / mesurer le PIB
(circuit économique) :
• Sous l’angle de la production
• Sous l’angle du revenu
• Sous l’angle de la dépense
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Le PIB sous l’angle de la production Q
Le PIB est la valeur de la production, Q.
Il se mesure comme la somme des valeurs ajoutées (VA) gé-
nérées dans une économie au cours d’une période donnée :
PIB ≡ Q ≡ ΣVA
• Valeur ajoutée : valeur du produit final vendu au cours de la
période - valeur des consommations intermédiaires
• Consommations intermédiaires = biens ou services entièrement
détruits (ou transformés) dans le processus de production
durant la période comptable considérée.
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Le PIB sous l’angle du revenu Y
La totalité de la valeur produite Q est distribuée aux différents
agents sous forme de revenus :
Y = salaires + intérêts et dividendes + impôts.
Le PIB est donc égal au revenu total de l’ensemble des agents
de l’économie, Y :
PIB ≡ Q ≡ Y
La relation Q ≡ Y est une identité comptable : elle est toujours
vérifiée ex post, une fois les échanges effectués.
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Le PIB sous l’angle de la dépense Z
La totalité du revenu Y généré par l’économie est dépensé par les
différents agents (consommateurs, entreprises, État).
Le PIB est donc égal à l’ensemble des dépenses (ou demandes)
finales en biens et services des agents, Z :
PIB ≡ Y ≡ Z
Cette équivalence reflète la dualité dans l’échange réalisé (identité
comptable) :
PIB ≡ Valeur
| {z ventes} ≡ Valeur
des | des
{z achats}
Y ≡Q Z
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Les composantes de la demande en économie fermée
• La consommation des ménages, C
• Part principale du PIB (plus de 50%)
• Élément fondamental pour comprendre l’évolution du PIB
• L’investissement, I , généralement réalisé par les entreprises
• Part plus faible des dépenses
• Mais part la plus volatile : très important pour comprendre les
fluctuations de court terme
• Les dépenses publiques, G : biens et services publics
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Les composantes de la demande en économie fermée
• La consommation des ménages, C
• Part principale du PIB (plus de 50%)
• Élément fondamental pour comprendre l’évolution du PIB
• L’investissement, I , généralement réalisé par les entreprises
• Part plus faible des dépenses
• Mais part la plus volatile : très important pour comprendre les
fluctuations de court terme
• Les dépenses publiques, G : biens et services publics
En économie fermée, la demande globale de biens et services
produits dans l’économie s’écrit donc :
Z ≡C +I +G
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L’identité comptable fondamentale du marché des biens
En résumé, dans une économie fermée donnée :
• La valeur des biens et services finaux produits est égale au
revenu global : Q ≡ Y
• Une fois les échanges réalisés, la valeur totale des ventes est
égale à la valeur totale de la dépense : Q ≡ Z ≡ C + I + G
→ Le PIB mesure donc à la fois le revenu et la demande d’une
économie donnée, deux aspects d’une même réalité économique
Dans une économie donnée, l’égalité suivante est nécessaire-
ment vérifiée ex-post :
Y ≡C +I +G
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Le PIB français et ses composantes
Source : INSEE, comptes nationaux, base 2020
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PIB Nominal et PIB réel
PIB français : 47 Md e en 1960 → 2 300 Md e en 2020
⇒ La production française était-elle vraiment 50 fois plus élevée en
2020 qu’en 1960 ? ? ?
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PIB Nominal et PIB réel
PIB français : 47 Md e en 1960 → 2 300 Md e en 2020
⇒ La production française était-elle vraiment 50 fois plus élevée en
2020 qu’en 1960 ? ? ?
Non : il faut prendre en compte l’évolution du niveau des prix, et
distinguer PIB nominal et réel.
PIB nominal : valeur de la production mesurée aux prix cou-
rants de la période t considérée.
Somme des quantités des N biens finaux produits à la période
t, multipliées par leur prix courant en t :
PIBtnominal = ΣN
i=1 pi,t qi,t
avec pi,t le prix du bien i en t et qi,t la quantité de i produite
en t.
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Variation du PIB nominal
Source : Macroéconomie, Blanchard et Cohen, Pearson, 8ème éd.
Entre 2018 et 2019, le PIB nominal a augmenté de 169−144
144 = 17%.
Cela est dû non seulement à l’augmentation du nombre de voitures (+1)
mais également à la hausse de leur prix unitaire (+1000 e).
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Variation du PIB nominal
Source : Macroéconomie, Blanchard et Cohen, Pearson, 8ème éd.
Entre 2018 et 2019, le PIB nominal a augmenté de 169−144
144 = 17%.
Cela est dû non seulement à l’augmentation du nombre de voitures (+1)
mais également à la hausse de leur prix unitaire (+1000 e).
Le PIB nominal peut varier dans le temps pour deux raisons :
• La quantité de biens produite peut changer au cours du temps
• Les prix des biens peuvent également évoluer
→ Il faut éliminer cet effet prix pour bien appréhender l’évolution
de la production.
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PIB réel
PIB réel : valeur de la production mesurée en termes de prix
constants d’une année de base.
Somme des quantités des N biens finaux produits à la période
t, multipliées par un prix constant, celui de la période de ré-
férence notée t0 :
PIBtréel = ΣN
i=1 pi,t0 qi,t
avec pi,t0 le prix du bien i à la période de référence t0 et qi,t
la quantité de i produite en t.
Puisque le niveau des prix est fixé, les variations du PIB réel
capturent uniquement les variations des quantités produites.
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Calcul du PIB réel : exemple
Source : Macroéconomie, Blanchard et Cohen, Pearson, 8ème éd.
Pour calculer le PIB réel, il faut choisir une année de référence : 2018
• Le PIB réel de 2019 (mesuré en euros de 2018) vaut
13 × 12000 = 156000 e
• Le PIB réel de 2018 (en euros de 2018) est égal au PIB nominal :
144 000 e
• Entre 2018 et 2019, le PIB réel a augmenté de 156−144
144 = 8%.
• NB : C’est le même taux de croissance obtenu avec les quantités :
13−12
12 = 8%. Facile ici avec 1 seul bien !
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PIB nominal et PIB réel : illustration
Source : Macroéconomie, Blanchard et Cohen, Pearson, 8ème éd.
• A l’année de base (ici 2014) : PIB nominal (en euros courants) =
PIB réel (en euros constants de 2014)
• La différence d’augmentation entre les deux mesures est liée à la
hausse des prix : l’inflation
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1 A quoi s’intéressent les macroéconomistes ?
Les questions de la macroéconomie
Les méthodes de la macroéconomie
2 Les agrégats de la macroéconomie
Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Les prix et l’inflation
Le chômage
3 Les temps de la macroéconomie
Le long-terme : la croissance
Le court-terme : fluctuations et crises
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Mesurer le niveau général des prix
PIBtnominal
• Déflateur du PIB : Pt =
PIBtréel
• Représente le prix moyen des biens et services finaux produits
dans l’économie.
• N’est pas forcément représentatif du coût de la vie pour les
consommateurs.
• Indice des Prix à la Consommation : prix moyen des biens
consommés dans l’économie.
• À partir d’un panier de biens représentatifs déterminé chaque
année par l’INSEE.
• N’est pas un indicateur du coût de la vie : ne prend pas en
compte la variation dans la répartition des dépenses.
• Les taux d’inflation mesurés avec les deux indices de prix sont
généralement très proches.
Si la croissance de l’IPC est significativement plus forte que celle du
déflateur du PIB : hausse des prix des biens importés supérieure à
celle des biens produits (ex : chocs pétroliers).
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L’inflation
Le taux d’inflation à la période t, Πt est le taux de croissance
du niveau général des prix Pt entre t et t − 1 :
Pt −Pt−1
Πt = Pt−1
• Déflation : baisse du niveau général des prix
→ taux d’inflation négatif
• Désinflation : ralentissement de l’inflation
→ inflation positive, mais qui augmente de moins en moins vite
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L’inflation
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1 A quoi s’intéressent les macroéconomistes ?
Les questions de la macroéconomie
Les méthodes de la macroéconomie
2 Les agrégats de la macroéconomie
Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Les prix et l’inflation
Le chômage
3 Les temps de la macroéconomie
Le long-terme : la croissance
Le court-terme : fluctuations et crises
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Quelques définitions
• Population en âge de travailler : personnes de 15 à 64 ans,
Pop15−64
• Population active, L = N + |{z}
U
|{z}
Actifs occupés Chômeurs
Inactifs : étudiants, retraités, "chômeurs découragés"
• Taux d’activité : L
Pop15−64
• Taux d’emploi : N
Pop15−64
Le taux de chômage u est la part de chômeurs dans la popu-
lation active :
U U
u= L = U+N
Mais comment définit-on un chômeur ?
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Comment définir un chômeur ?
• Personne qui n’a pas d’emploi et qui en recherche un
• En cas d’absence de recherche : inactivité
• Définition des chômeurs extrêmement sensible aux critères
retenus
• Définition du Bureau International du Travail (1982), permet
des comparaisons internationales :
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Comment définir un chômeur ?
• Personne qui n’a pas d’emploi et qui en recherche un
• En cas d’absence de recherche : inactivité
• Définition des chômeurs extrêmement sensible aux critères
retenus
• Définition du Bureau International du Travail (1982), permet
des comparaisons internationales :
• En âge de travailler : plus de 15 ans
• Sans emploi : ne pas avoir travaillé ne serait-ce qu’une heure
au cours de la semaine de référence
• Disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours
• Recherche active d’emploi dans le mois précédent
(ou emploi déjà trouvé commençant dans moins de trois mois)
• Un chômeur au sens du BIT n’est pas forcément inscrit à
France Travail (et inversement) Catégories France Travail
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1 A quoi s’intéressent les macroéconomistes ?
Les questions de la macroéconomie
Les méthodes de la macroéconomie
2 Les agrégats de la macroéconomie
Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Les prix et l’inflation
Le chômage
3 Les temps de la macroéconomie
Le long-terme : la croissance
Le court-terme : fluctuations et crises
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La croissance
Croissance économique : augmentation soutenue pendant une ou
plusieurs périodes longues du PIB réel.
Le PIB et le PIB par habitant en France en volume depuis 1820
(indice 100 en 1820)
Source : Angus Maddison, Statistiques historiques, OCDE 2003
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Évolution du PIB par tête des pays industrialisés (1820-2001)
Source : graphique réalisé à partir des données d’Angus Maddison
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Évolution du PIB réel par tête (en dollars de 1990, PPP)
Source : Maddison, OCDE, 2003
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Questions soulevées par la croissance
• Quels facteurs sont à l’origine de la croissance ?
• Progrès technique, accumulation du capital
• Institutions, démocratie de rente
• Pourquoi la croissance est-elle soutenue dans certains pays et
faible ailleurs ?
• La croissance peut-elle expliquer les inégalités entre pays ? A
l’intérieur des pays ?
• Débats autour de la croissance (Rapport Stiglitz, Sen, Fitoussi,
2009)
• Quel lien entre croissance et développement ? Quel indicateur
doit-on privilégier pour mesurer le développement : PIB, IDH,
bonheur (dimension subjective) ?
• Durabilité de la croissance.
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Développement et croissance ?
Tendances de l’IDH et du PIB par habitant
en France et aux Etats-Unis
Source : Rapport Stiglitz, Sen, Fitoussi, données de l ?OCDE et du PNUD
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Une croissance durable ?
Les empreintes écologiques augmentent avec le développement humain
Source : PNUD, rapport sur le développement humain 2019
L’empreinte écologique est la mesure par habitant de la surface de terre bioproductive
et d’eau dont un pays a besoin, à l’intérieur et à l’étranger, pour produire toutes les
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ressources qu’il consomme et absorber ses déchets.
1 A quoi s’intéressent les macroéconomistes ?
Les questions de la macroéconomie
Les méthodes de la macroéconomie
2 Les agrégats de la macroéconomie
Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Les prix et l’inflation
Le chômage
3 Les temps de la macroéconomie
Le long-terme : la croissance
Le court-terme : fluctuations et crises
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Les cycles conjoncturels ou fluctuations conjoncturelles
Alternance d’expansions et de contractions de l’activité économique
autour de sa tendance de long terme :
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Les phases du cycle économique
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Les phases du cycle économique
Quatre phases successives : la phase d’expansion, la crise, la
dépression (qui peut devenir une récession) et enfin la reprise qui
débouche sur la phase d’expansion du cycle suivant :
• Expansion : augmentation du volume de la production et de la
demande sur une courte ou une moyenne période.
Taux de croissance annuel du PIB soutenu.
• Crise : Point de retournement qui marque le début de la phase
de ralentissement de l’activité.
• Dépression : ralentissement de l’activité économique.
Croissance plus faible.
• Récession : contraction du PIB pendant au moins deux
trimestres consécutifs. Taux de croissance du PIB négatif.
Récessions en France depuis l’après-guerre : 1975, 1993, 2008, 2020.
• Reprise : Point d’inflexion qui marque le retour de l’économie à
une phase d’expansion après une phase de récession.
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Une crise sans précédent
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Révision à la hausse des prévisions économiques (mai 2021)
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Toutes les variables macroéconomiques fluctuent
Le chômage a un profil contracyclique : il augmente lorsque la
croissance est faible (ou négative) et vice-versa
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Toutes les variables macroéconomiques fluctuent
La consommation, l’investissement, l’inflation sont procycliques.
Source : Stéphane Auray et Edouard Challe, blog de l’OFCE
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Les fluctuations
• Quelles en sont les causes ?
• Rôle des chocs économiques ?
Crises pétrolières, chocs technologiques, crises financières
• Rôle des défauts de coordination et des anticipations des
agents ?
Propagation des crises : exemple crise des subprimes
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Les fluctuations
• Quelles en sont les causes ?
• Rôle des chocs économiques ?
Crises pétrolières, chocs technologiques, crises financières
• Rôle des défauts de coordination et des anticipations des
agents ?
Propagation des crises : exemple crise des subprimes
• Comment les amortir ?
• Politiques de demande ou politiques d’offre ?
• Relance de la consommation ou/et de l’investissement ?
• Politique monétaire ou politique budgétaire ?
• Dilemme entre politiques de relance budgétaires et réduction
des déficits publics...
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Les fluctuations
• Quelles en sont les causes ?
• Rôle des chocs économiques ?
Crises pétrolières, chocs technologiques, crises financières
• Rôle des défauts de coordination et des anticipations des
agents ?
Propagation des crises : exemple crise des subprimes
• Comment les amortir ?
• Politiques de demande ou politiques d’offre ?
• Relance de la consommation ou/et de l’investissement ?
• Politique monétaire ou politique budgétaire ?
• Dilemme entre politiques de relance budgétaires et réduction
des déficits publics...
• Naissance véritable de la macroéconomie avec Keynes (1936) :
puissance publique comme palliatif aux défauts de coordination
entre les individus. Le marché ne se régule pas spontanément.
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