0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
100 vues4 pages

Code de transparence financière CEMAC

La Directive N° 6/11-UEAC-190-CM-22 établit un Code de transparence et de bonne gouvernance pour la gestion des finances publiques au sein de la CEMAC. Ce code définit les principes que les États membres doivent respecter pour assurer la transparence, la légalité et la responsabilité dans la gestion des finances publiques. Il impose également des obligations de publication et de contrôle des opérations financières, ainsi que des règles claires concernant les budgets et les dépenses publiques.

Transféré par

REVEL Web Dev
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
100 vues4 pages

Code de transparence financière CEMAC

La Directive N° 6/11-UEAC-190-CM-22 établit un Code de transparence et de bonne gouvernance pour la gestion des finances publiques au sein de la CEMAC. Ce code définit les principes que les États membres doivent respecter pour assurer la transparence, la légalité et la responsabilité dans la gestion des finances publiques. Il impose également des obligations de publication et de contrôle des opérations financières, ainsi que des règles claires concernant les budgets et les dépenses publiques.

Transféré par

REVEL Web Dev
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

De octobre 2012 Journal officiel de la République du Congo 95

DIRECTIVE N° 6/11-UEAC-190-CM-22 relative au Article 4 : La présente Directive, qui entre en vigueur


Code de transparence et de bonne gouvernance dans à compter de sa date de signature, sera publiée au
la gestion des finances publiques. Bulletin Officiel de la Communauté et, à la diligence
des autorités nationales, aux Journaux Officiels des
LE CONSEIL DES MINISTRES Etats membres.

VU le Traité instituant la Communauté Economique Brazzaville, le 19 décembre 2011


et Monétaire de l’Afrique Centrale du 16 mars 1994
et ses Additifs en date du 5 juillet 1996 et 25 avril Le président
2007 ;
VU la Convention régissant l’Union Economique de Pierre MOUSSA
l’Afrique Centrale (UEAC) et notamment son article
54 prescrivant l’harmonisation des législations bud-
gétaires, des comptabilités nationales et des données
macroéconomiques des Etats membres ;
VU la Directive N° 05/10-UEAC-190-CM-21 du 28
octobre 2010 portant création, attribution et fonc- ANNEXE
tionnement du Comité d’Experts en gestion des
finances publiques ; «CODE DE TRANSPARENCE ET DE BONNE GOU-
VU les comptes rendus des travaux du Comité VERNANCE DANS LA GESTION DES FINANCES
d’Experts en gestion des finances publiques respecti- PUBLIQUES » DES ETATS DE LA COMMUNAUTE
vement du 25 février 2011 et du 29 avril 2011 ; ECONOMIQUE ET MONETAIRE
SOUCIEUX de donner un signal solennel d’engage- DE L’AFRIQUE CENTRALE
ment de transparence des Etats membres à l’égard de
la population, des investisseurs et des partenaires au Le présent « Code de transparence et de bonne gou-
développement ; vernance dans la gestion des finances publiques »,
DESIREUX d’adopter des principes fondamentaux de définit les principes et obligations que les Etats mem-
transparence et de bonne gouvernance dans la ges- bres doivent respecter, dans leur législation comme
tion des finances publiques conformes aux standards dans leurs pratiques, aussi bien pour la gestion des
internationaux ; fonds de l’Etat et celle des autres administrations
publiques que pour les fonds de l’assistance extérieu-
SUR proposition de la Commission de la CEMAC ; re, accordés par les institutions internationales ou
les états étrangers.
APRES avis du Comité Inter-Etats ;
Section 1- LEGALITE ET PUBLICITE DES
EN sa séance du 19 décembre 2011 OPERATIONS FINANCIERES PUBLIQUES

ADOPTE LA DIRECTIVE DONT LA TENEUR SUIT : 1- Les règles relatives à l’assiette, au taux et au
recouvrement des impositions de toute nature sont
Article 1er: Est adopté le « Code de transparence et de définies par la loi de finances. Les textes relatifs à la
bonne gouvernance dans la gestion des finances fiscalité sont facilement lisibles par le contribuable.
publiques » au sein de la CEMAC, ci-joint en annexe Une information large, régulière et approfondie sur la
qui en fait partie intégrante. fiscalité et ses évolutions est faite au bénéfice de l’en-
semble des contribuables.
Article 2 : En application de ce code, seront préparées
et adoptées les directives suivantes : 2- Aucune dépense publique ne peut être engagée et
payée si, d’une part, elle n’est préalablement définie
 une directive sur les Lois de Finances dans un texte, législatif ou réglementaire régulière-
 une directive sur le Règlement Général de la ment publié et, d’autre part, autorisée par une loi de
Comptabilité Publique finances. L’administration fixe de façon explicite les
 une directive sur le Plan Comptable de l’Etat règles et critères qu’elle suit dans l’attribution des
 une directive sur la Nomenclature Budgétaire de
aides, subventions et transferts au bénéfice de toute
l’Etat
personne privée. Ces règles sont rendues publiques.
 une directive sur le Tableau des Opérations
Financières de l’Etat
3- La réglementation applicable aux marchés publics
et délégations de service public est conforme au pré-
Article 3 : Toutes les directives de la CEMAC et tou-
sent « Code de transparence et de bonne gouvernan-
tes les législations et réglementations nationales des
ce dans la gestion des finances publiques » ainsi
Etats membres postérieures à la présente directive et
qu’aux principes, règles et pratiques internationale-
touchant, directement ou indirectement, à la gestion
ment reconnus.
des finances publiques devront être préparées et
adoptées dans le respect des principes et règles
4- Les ventes de biens publics sont régulièrement
définies par ce code.
96 Journal officiel de la République du Congo Edition Spéciale N° 6-2012

portées à la connaissance du public et sont ouvertes nable précédant le dépôt des projets de loi de finan-
à tous sans discrimination. Les transactions impor- ces, la publication par le Gouvernement d’un rapport
tantes font l’objet d’une information spécifique. sur ses hypothèses économiques, ses grandes orien-
tations et priorités budgétaires sur le moyen terme
5- Les contrats entre l’administration et les entrepri- ainsi que ses principaux choix fiscaux et les princi-
ses, publiques ou privées, notamment les entreprises paux risques budgétaires pour l’année à venir. Ce
d’exploitation de ressources naturelles et les entre- rapport fait l’objet d’un débat au Parlement.
prises exploitant des concessions de service public,
sont clairs et mis à la disposition du public. Ces prin- 5- A l’intérieur du Gouvernement, le rôle et les
cipes valent tant pour la procédure d’attribution du responsabilités respectives du ministre chargé des
contrat que pour son contenu. Ces contrats sont finances, des autres ministres et du chef du
régulièrement contrôlés par la Cour des Comptes et Gouvernement sont clairement définis. Les grandes
par les commissions parlementaires compétentes. options de politique budgétaire sont débattues collé-
L’implication du Gouvernement dans le secteur privé gialement par le Gouvernement. Une fois les déci-
doit être menée dans la transparence et sur la base sions prises sous l’autorité du chef de l’exécutif, elles
des règles et procédures non-discriminatoires. s’imposent à tous les Ministres.

6- Toute concession de droit d’utilisation ou d’exploi- 6- Les budgets et comptes des institutions et organes
tation d’actifs publics ainsi que les partenariats constitutionnels sont établis et gérés dans les mêmes
public-privés, s’appuient sur des bases juridiques conditions de transparence, de sincérité et de contrô-
formelles et explicites. le que celles qui sont définies par le présent « Code de
transparence et de bonne gouvernance dans la ges-
7- Les relations entre l’administration publique et les tion des finances publiques » pour l’ensemble des
entreprises publiques ou autres entités publiques administrations publiques.
sont régies par des dispositions claires et accessibles
au public. 7- Les juridictions compétentes pour statuer sur les
litiges et contentieux en matière de recettes fiscales et
8- Lorsque les décisions gouvernementales sont sus- non fiscales, en matière de dépenses, de financement,
ceptibles d’avoir un impact financier, un chiffrage de de gestion domaniale, de marchés publics et de délé-
l’impact budgétaire complet de ces décisions, en gation de service public sont clairement identifiées.
recettes comme en dépenses, est rendu public.
Les principes ci-dessus sont transposés au plan local,
9- Aucun financement de dépense publique par une avec les adaptations nécessaires, pour déterminer en
organisation internationale ou un état étranger ne matière de finances publiques, les pouvoirs respectifs
peut être mis en place sans une information préala- des exécutifs locaux et des assemblées délibérantes,
ble du ministre chargé des finances. ainsi que la procédure budgétaire locale.

Section II- ATTRIBUTIONS ET RESPONSABILITES Les administrations statistiques collectent, traitent et


DES INSTITUTIONS diffusent les données et informations relatives aux
finances publiques en toute indépendance par rap-
1- La répartition des compétences, des charges et des port aux autorités politiques. La méthodologie suivie
ressources publiques entre les différents niveaux pour l’établissement des statistiques est publiée en
d’administration publique, et les relations financières même temps que leur diffusion.
qu’ils entretiennent entre eux, sont clairement défi-
nies et font régulièrement l’objet d’une information Section III-CADRE ECONOMIQUE
globale, claire et cohérente.
1- Le budget de l’Etat s’insère dans un cadre global
2- Les compétences et responsabilités respectives du de politique macroéconomique, financière et budgé-
Gouvernement et du Parlement en matière de taire à moyen terme couvrant l’année à venir et au
conduite de la politique budgétaire, de choix des moins les deux années suivantes.
dépenses et des recettes publiques ainsi qu’en matiè-
re d’exécution et de contrôle budgétaire, sont claire- Les hypothèses économiques retenues sont explicitées
ment définies en application de la Constitution. et justifiées ainsi que les financements attendus de
l’assistance extérieure. Ces hypothèses sont, le cas
3- Le Parlement est appelé à délibérer chaque année échéant, comparées avec les autres projections dispo-
sur le projet de budget de l’Etat et sur son exécution. nibles établies par des sources compétentes et indé-
Les parlementaires disposent d’un droit d’informa- pendantes différentes de celles du Gouvernement.
tion et de communication sans réserve sur tous les
aspects relatifs à la gestion des deniers publics. 2- Ce cadre global est cohérent avec les engagements
pris en application des traités de la Communauté
4- Est établi et rendu public un calendrier budgétai- Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale et
re annuel de préparation du budget de l’Etat. Ce comporte toutes les informations nécessaires à l’ap-
calendrier prévoit notamment; dans un délai raison-
De octobre 2012 Journal officiel de la République du Congo 97

plication des dispositifs de surveillance et de conver- sur l’autre sont signalés de façon à pouvoir disposer
gence fixées par ces traités. de séries homogènes dans le temps.

3- Le solde (déficit, équilibre ou excédent) du budget 5- A l’appui des documents budgétaires, une descrip-
de l’Etat est présenté conformément aux principes, tion des principales mesures de dépenses et de recet-
règles et pratiques internationalement reconnus en tes est fournie, en précisant leur contribution aux
matière de statistiques de finances publiques. Il est objectifs de politique économique et leur cohérence
arrêté chaque année par la loi de finances. Le solde avec chacune des grandes politiques publiques.
global consolidé prévisionnel de l’ensemble des admi-
nistrations publiques, regroupant l’Etat et ses éta- 6 Chaque catégorie de dépenses est prévue et autori-
blissements publics, les collectivités locales et les sée selon une nomenclature stable et claire permet-
organismes de protection sociale, est publié dans des tant de déterminer l’autorité responsable de la ges-
documents annexes aux lois de finances. tion du crédit, la nature économique de la dépense et
la politique publique à laquelle elle contribue.
4- Le Gouvernement publie des informations détaillées
sur le niveau et la composition de son endettement, 7- Une comparaison des résultats et des objectifs,
interne comme externe, de ses actifs financiers et de tant financiers que physiques, des principaux pro-
ses principales obligations financières, notamment les grammes budgétaires représentatifs des politiques
droits acquis concernant les retraites de la fonction publiques est rendue publique chaque année.
publique, les garanties accordées aux entités
publiques comme privées et les avoirs en ressources 8- Le produit de toutes les sources de recettes, y com-
naturelles. Ces informations sont présentées confor- pris celles liées aux activités de mise en valeur des
mément aux principes, règles et pratiques internatio- ressources naturelles et à l’assistance extérieure,
nalement reconnus en matière de statistiques de apparait de façon détaillée et justifiée dans la présen-
finances publiques. tation des budgets annuels.

5- L’endettement financier consolidé de l’ensemble 9- La nature et le coût budgétaire des exonérations et


des administrations publiques est également publié. dérogations fiscales ainsi que les prêts, avances et
garanties font l’objet d’une présentation détaillée à
Section IV- ELABORATION ET PRESENTATION l’occasion de l’adoption du budget annuel.
DES BUDGETS PUBLICS
10- Tout écart significatif entre une prévision budgé-
1- Les budgets annuels sont réalistes et sincères tant taire et le résultat effectif correspondant ainsi que
dans leurs prévisions de dépenses que de recettes. toute proposition de révision, de prévision et d’auto-
Pour le budget de l’Etat, les principaux risques bud- risation budgétaires font l’objet de justifications
gétaires sont identifiés et évalués dans un rapport détaillées et explicites.
qui doit accompagner les documents budgétaires au
Parlement. Section V- MISE EN OEUVRE DES
RECETTES ET DES DEPENSES
2- Les budgets et les comptes, dans un souci d’ex-
haustivité, couvrent, pour chaque administration 1- Les modifications des budgets publics éventuelle-
publique, l’ensemble des opérations budgétaires des ment nécessaires dans le courant de l’exercice sont
administrations publiques. Aucune recette ne peut présentées dans les mêmes formes que celles suivies
être affectée à une dépense prédéterminée, sauf, par pour le budget initial.
exception, lorsqu’un lien économique réel existe entre
une recette donnée et la dépense qu’elle finance ou, 2- La situation de l’exécution budgétaire fait l’objet
s’agissant des financements internationaux, pour périodiquement, en cours d’année, de rapports
respecter la volonté du bailleur de fonds. publics.

3- Les données financières sont présentées sur une 3- Chaque étape du processus d’exécution de la
base brute, en distinguant les recettes, les dépenses dépense et de la recette est clairement définie, sans
et les opérations de financement et de trésorerie. Les confusion, ni duplication.
dépenses de fonctionnement et d’investissement sont
réunies dans un même budget et la procédure de pré- 4- Les contestations liées aux obligations fiscales
paration et d’adoption est unique et commune à ces et non fiscales sont examinées dans des délais rai-
deux catégories de dépenses. sonnables.

4- Des informations comparables à celles du budget 5- Les recettes et dépenses des budgets des adminis-
de l’année sont fournies sur l’exécution du budget de trations publiques sont régulièrement comptabilisées
l’année précédente. Les changements de règles et dans le respect des principes, règles et pratiques
périmètres de budgétisation effectués d’une année comptables internationalement reconnus.
98 Journal officiel de la République du Congo Edition Spéciale N° 6-2012

Section VI- CONTROLE per à la diffusion des informations ainsi qu’au débat
public sur la gouvernance et la gestion des finances
1- Toutes les opérations relatives aux recettes, aux publiques.
dépenses et au financement des budgets des adminis-
trations publiques doivent être soumises à un contrô- 5- Un guide synthétique budgétaire clair et simple est
le démocratique, juridictionnel et administratif. diffusé, à destination du grand public, à l’occasion du
budget annuel pour décomposer les grandes masses
2- Le contrôle démocratique est assuré par des des recettes et des dépenses ainsi que leur évolution
assemblées délibérantes régulièrement élues, en par- d’une année à l’autre.
ticulier, s’agissant du budget de l’Etat, par le
Parlement 6- L’ensemble des informations et documents relatifs
aux finances publiques mentionnés dans le présent «
3- Les finances publiques et les politiques qu’elles Code de transparence et de bonne gouvernance dans
soutiennent sont soumises au contrôle externe de la la gestion des finances publiques » sont publiés par
Cour des Comptes, dont la création est obligatoire les institutions compétentes sur leur site internet dès
dans chaque Etat membre. qu’ils sont disponibles.

Le programme et les méthodes de travail de la Cour Section VIII- INTEGRITE DES ACTEURS
des Comptes ainsi que ses décisions et analyses sont
établis en toute indépendance des pouvoirs exécutif 1- Les détenteurs de toute autorité publique, élus,
et législatif. membres du Gouvernement ou hauts fonctionnaires,
font une déclaration de leur patrimoine en début et
4- La Cour des Comptes rend publics tous les rap- en fin de mandat ou de fonction. Une loi spécifique
ports qu’elle transmet au Président de la République, précise les conditions et le périmètre d’application de
au Parlement et au Gouvernement. Elle publie égale- ce principe et définit les infractions et sanctions de
ment ses décisions particulières dans au moins deux tout enrichissement illicite.
grands journaux nationaux de grande diffusion. Un
suivi de ses recommandations est organisé et les 2- Le comportement des agents de l’Etat est régi par
résultats de ce suivi sont régulièrement portés à la des règles déontologiques claires et largement
connaissance du public. connues de tous. Un code de déontologie spécifique
aux élus, inspiré des principes du présent « Code de
5- Les responsabilités de chacun des acteurs concer- transparence et de bonne gouvernance dans la ges-
nés, et les modalités de contrôle et de sanctions de tion des finances publiques », est établi par le
leurs actes sont formellement explicitées. Parlement. Les règles et procédures disciplinaires de
la fonction publique sont renforcées en ce qui concer-
6- Les comptes définitifs, contrôlés et accompagnés ne les infractions en matière de finances publiques.
des rapports de contrôle, permettent chaque année,
de vérifier le respect des autorisations budgétaires 3- Des sanctions, prononcées dans le respect des
ainsi que l’évolution du patrimoine des administra- règles de l’État de droit, sont prévues à l’encontre de
tions publiques tous ceux qui, élus ou fonctionnaires, ont géré irré-
gulièrement des deniers publics.
7- Les activités et les finances des administrations
publiques sont soumises à un contrôle interne 4- La non-dénonciation à la justice par un agent
public qui en aurait eu connaissance de toute infrac-
Section VII- INFORMATION DU PUBLIC tion de caractère pénal en matière de gestion des
deniers publics est également sanctionnée.
1- L’information doit être exhaustive et porter sur le
passé, le présent et l’avenir et doit couvrir l’ensemble 5- Les procédures et les conditions d’emploi dans la
des activités budgétaires et extrabudgétaires fonction publique sont fixées par la loi. Nul ne peut
être nommé ou affecté à un poste comportant des
2- La publication, dans des délais appropriés, d’infor- responsabilités financières sans qu’aient été vérifiées
mations sur les finances publiques est définie comme préalablement ses compétences techniques, ses apti-
une obligation légale de l’administration. tudes professionnelles et les garanties déontologiques
qu’il présente. Des programmes de formation adaptés
3- Le calendrier de diffusion des informations sur les entretiennent et actualisent ces compétences.
finances publiques est annoncé au seuil de chaque
année et respecté. 6- Les administrations financières, fiscales et doua-
nières sont protégées par la loi de toute influence
4- L’information régulière du public sur les grandes partisane. Elles veillent au respect des droits des
étapes de la procédure budgétaire, leurs enjeux éco- contribuables et veillent à informer régulièrement le
nomiques, sociaux et financiers est organisée dans public sur leurs activités.
un souci de pédagogie et d’objectivité. La presse, les
partenaires sociaux et d’une façon générale tous les Brazzaville, le 19 décembre 2011
acteurs de la société civile sont encouragés à partici-

Vous aimerez peut-être aussi