Profil de Résistance Aux Antibiotiques Des Bactéries Issues Des Infections Urinaires
Profil de Résistance Aux Antibiotiques Des Bactéries Issues Des Infections Urinaires
No Ref ……………
Centre Universitaire
Abd Elhafid Boussouf Mila
Institut des Sciences et de la Technologie
Département des Sciences de la Nature et de la Vie
Thème :
Présentée par :
BOUTEBICHA Loubna
OUARET Saliha
Nous tenons tout d’abord à remercier Dieu le tout puissant et miséricordieux qui
nous a aidées et guidées vers le chemin du savoir
*************
Nous adressons notre remerciement à monsieur BOUSBIA Sabri, l’encadrant de
notre mémoire pour l’effort fourni et pour ses précieux conseils, sa confiance et sa
persévérance dans le suivi, tout au long de la réalisation de ce travail. Nos vifs
remerciements pour les membres du jury à commencer par monsieur BOUCHAREB
Nourddine qui nous a fait l’honneur de présider notre jury et monsieur BOUBENDIR
Abdelhafid d’avoir accepté d’examiner ce modeste travail.
Nous adressons également nos remerciements, à tous nos enseignants, qui nous ont
données les bases de la science.
Nous remercions aussi toute personne qui participé de prés ou de loins pour
l’accomplissement de ce modeste travail.
A tous ce qui me sont chers, tous ceux qui m’aiment et que j’aime.
Saliha
Dédicace
Avant tout, je remercie le dieu tout puissant qui m’a donnée la santé, la force, le
courage et la volonté pour réaliser ce travail.
Je dédie ce travail à:
Mon cher père Ferhat, rien au monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit pour mon
éducation et mon bien être. Ce travail est le fruit de ces sacrifices qu’il a consentis pour ma
formation.
Ma chère mère Messaouda, qui représente pour moi la source de la tendresse et qui n’a pas
cessé de n’encourager et de prier pour moi.
A tous mes proches : Tantes, Oncles, Cousins et Cousines. Ainsi que mes amies qui m’ont
toujours soutenues et encouragées au cours de la réalisation de ce mémoir : Marwa, Amira,
Yamina, Nadjla, Ilham, Yasmine, Chahra, Feten, Charifa et Laila.
Aux petits enfants :Rahaf, Maysam, Wiam et Ziyad.
A tous mes amis d’enfance et de long parcours scolaire et universitaire.
A tous mes enseignants de l’école primaire ’jusqu’à l’université.
A tous la promotion 2019.
A tous ceux qui m’aiment et que j’aime.
Loubna
Table de matière
Liste des tableaux……………………………………………………………………………..I
Liste des figures……………………………………………………………………………....II
Liste des abréviations……………………………………………………………………….IV
Introduction………………………………………………………………………………..….1
4. Analyse comparative des données cliniques entre les épisodes microbiens et non
microbiens ................................................................................................................................ 63
Chapitre V : Discussion
Discussion ................................................................................................................................ 81
Conclusion ............................................................................................................................... 87
Annexes
Résumé
Liste des tableaux
Tableau n° Titre Page
01 Principales espèces bactériennes responsables de l'infection urinaire. 18
Répartition des souches responsables des infections urinaires en
02 35
Algérie selon Bentroki et al.
Profil de résistance aux antibiotiques des isolats (%) Algérie selon
03 35
Bentroki et al.
04 Agents étiologiques des IU selon Sierra-Díaz et al. 36
la résistantes des bactéries aux différents antibiotiques selon Sierra-
05 37
Díaz et al.
06 les antibiotiques testés pour chaque famille bactérienne. 49
07 nombres de cas d’infections urinaires selon les tranches d'âge. 58
08 Les données cliniques de tous les patients suspect d'IU. 58
09 Résultats des Analyses comparatives entre les femelles et les males. 60
10 Fréquence des épisodes microbiens et non microbiens. 61
Fréquence des épisodes bactériuries et non bactériuries selon l’âge et le
11 62
sexe.
Résultats des analyses comparatives entre les épisodes microbiens et
12 64
non microbiens.
13 La fréquence des différents microorganismes responsables d'IU. 65
14 Profil bactériologique des infections urinaires. 67
15 Répartition des bactéries responsables d'IU selon le sexe. 68
Le profil de résistance d’E. Coli isolés aux différents antibiotiques
16 69
testés.
Le profil de résistance des Enterobacteriaceae hors E.coli isolés aux
17 71
différents antibiotiques testés.
Le profil de résistance des pseudomonaceae isolés aux différents
18 73
antibiotiques testés.
Le profil de résistance des Micrococcaceae isolés aux différents
19 75
antibiotiques testés.
Le profil de résistance des Streptococcaceae isolés aux différents
20 77
antibiotiques testés.
Le profil de résistance des Entérococcaceae isolés aux différents
21 79
antibiotiques testés.
I
Liste des figures
Figure n° Titre Page
01 Anatomie de l'appareil urinaire. 66
02 Facteurs d’uropathogénicité chez Escherichia coli. 06
03 Pathogénèse des infections urinaires. 02
04 Distribution des principaux germes responsables d’IU. 04
05 Une bandelette. 20
06 mode d’action des antibiotiques. 23
07 Action des β- lactamines. 24
08 Action des antibiotiques inhibant la synthèse protéique. 26
09 Action des quinolones. 27
10 Action de la daptomycine 28
11 Action des sulfamides et triméthoprime. 29
Représentation schématique des principaux mécanismes de résistance
12 32
aux antibiotiques.
13 Localisation de laboratoire Mirouh d’analyses médicales. 41
14 La commune de FERDJIUOA. 41
15 Un Prélèvement Urinaire. 42
16 Milieu gélosé CHROMagar TM Orientation. 43
(a) : Aperçu de la paillasse avant la manipulation ; (b) : prélèvement
d’une goutte d'urine fraîche après plombage de l’anse de platine ; (c) :
17 44
Méthode d’ensemencement par stries sur le milieu CHROMagar TM
Orientation; (d) : Incubation à l’étuve à 37°C/24h.
18 Aspect microscopique des leucocytes. 45
19 Aspect microscopique des hématies. 46
20 Aspect microscopique des cellules épithéliales. 46
21 Aspect microscopique des cylindres. 47
22 Aspect microscopique des cristaux. 47
23 Aspect microscopique des levures. 48
24 Colonies après culture d’urine. 48
25 chargement des tubes secs par 3ml d’eau semi physiologie stérile. 50
26 (a) : Prélèvement d’une colonie d’une bactérie isolée; (b) : suspension 51
II
des colonies prélevées dans 3ml de solution saline ; (c) : Agitation de la
suspension par le vortex ; (d) : Standardisation de la suspension par le
Densichek Plus.
27 Une carte d’antibiogramme placée sur la cassette. 52
28 chargement de la cassette dans la chambre d’inoculation. 52
la cassette placée à l’intérieur du lecteur incubateur, et un voyant
29 52
lumineux indique que le teste est terminé.
30 Le test de bandelette réactive. 55
31 Fréquence des infections urinaires selon le sexe. 57
32 Fréquence des épisodes microbiens et non microbiens. 62
Fréquence des épisodes bactériens et non bactériens selon l'âge et le
33 63
sexe.
34 La fréquence des différentes bactéries responsables d'IU. 66
35 Le profil de résistance d’E. coli isolés aux différents antibiotiques testés. 70
Le profil de résistance des Enterobacteriaceae hors E.coli isolés aux
36 72
différents antibiotiques testés.
Le profil de résistance des pseudomonaceae isolés aux différents
37 74
antibiotiques testés.
Le profil de résistance des Micrococcaceae isolés aux différantibiotiques
38 76
testés.
Le profil de résistance des Streptococcaceae isolés aux différents
39 78
antibiotiques testés.
Le profil de résistance des Entérococcaceae isolés aux différents
40 80
antibiotiques testés.
III
Liste des abréviations
AK : Amikacine.
AMC : Amoxyclave.
Amino : Aminosides.
AMP : Ampicilline.
AMP/SUB : Ampicilline/Sulbactame.
BU : Bandelette urinaire.
CAZ : Ceftazidime.
CHL : Chloramphénicol.
CIP : Ciprofloxacine.
CLIN : Lincomycine.
CT : Colistine.
CTX : Cefotaxime.
Cycli : Cyclines.
IV
CZ : Cefazoline.
ERT : Ertapinème.
FOS : Fosfomycine.
GEN : Gentamycine.
Glyco : Glycopeptides.
Glycyl : Glycylcyclines.
I : Intermédiaire.
IgG : Immunoglobuline G.
IgM : Immunoglobuline M.
IN : Infection nosocomiale.
IPM : Imipénème.
LEVO : Levofloxacine.
LIN : Linézolide.
V
Linco : Lincosamides.
lU : Infection urinaire.
Ml : Millilitre.
Mm 3 : Millimètre cube.
Mm : Millimètre.
NIT : Nitrofurantoide.
Nitro : Nitrofurane.
Oxazol : Oxazolidinones.
P : Probabilité.
PEN : Pénicilline.
PH : Ptonciel Hydrogène.
Phéni : Phénicolés.
Polype : Polypeptides.
Quino : Quinolones.
R : Résistant.
S : Sensible.
SMX : Sulfaméthoxazol.
SXT : Triméthoprime+Sulfaméthoxazole.
VI
TCC : Ticarciline+Acide clovulanique.
TCY : Tétracycline.
TEC: Teicoplanine.
TEG: Tigecycline.
TIC: Ticarcilline.
TMP : Triméthoprine.
TOB : Tobramycine.
TSH : Thyréostimuline.
VAN : Vancomycine.
VII
Introduction
Introduction
Introduction
Les infections urinaires (IU) sont parmi les infections bactériennes les plus fréquentes,
tant en milieu communautaire qu’en milieu hospitalier où les IU nosocomiales se classent en
première ou deuxième place des principales maladies infectieuses. Les infections urinaires
sont de gravité très variée et peuvent toucher tous des patients quel que soit leur âge
(Bergogne-Bérézin E., 2006). Elles viennent, après les infections respiratoires, au second
rang des motifs de consultation et de prescription d’antibiotique (Akpabie A et Prieur B.,
2001). Environ 150 millions de cas d’IU sont recensés chaque année dans le monde (Lavigne
JP et al., 2005). En général, on estime que près de la moitié des femmes et 12% des hommes
seront victimes d'au moins une infection urinaire au cours de leur vie, et qu'un quart de ces
personnes auront la forme récurrente de la maladie (Brumbaugh A.R et al., 2013). Ces
infections constituent un véritable problème de santé publique par le surcoût lié au soin
qu’elle entraîne (Elfane M et al., 2016).
Cliniquement, les IU sont catégorisées comme étant simples ou compliquées (Zacche
M.M et Giarenis I., 2016). Les infections urinaires compliquées sont attribuées à l'infection
chez les patients dont le système urinaire est altéré ou obstrué dont le traitement nécessite
parfois davantage de défis pour les médecins, ou chez les patients qui utilisent des dispositifs
médicaux tels que des cathéters. Plusieurs facteurs de risque sont associés aux IU, y compris
le sexe, une IU antérieure, une activité sexuelle, une infection vaginale, un diabète, une
obésité et une susceptibilité génétique (Foxman B., 2014. Hannan T J., 2012). Une infection
urinaire non compliquée est couramment observée chez les patients avec un système urinaire
sain et sans utiliser les dispositifs médicaux, ce qui est souvent le cas chez les patients
ambulatoires (infections acquises dans la communauté) (Hooton T.M., 2012. Lichtenberger P
et Hooton T.M., 2008. Mann R et al., 2017).
Le diagnostic de l’infection urinaire repose sur des signes cliniques évocateurs et
l’existence d’une bactériurie et d’une leucocyturie significatives. L’ECBU est l’examen clé
qui permet de confirmer l’infection par l’isolement, l’identification de l’agent responsable et
détermination la sensibilité des bactéries isolée aux antibiotiques (antibiogramme) (STPI.,
2016). La plupart des infections urinaires sont causées par des bactéries, dont la plus courante
appartenait à la famille des entérobactéries (Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Proteus
mirabilis, Citrobacter et Enterobacter); avec une prédominance d’E. coli. D’autre,
Streptococcus et Enterococcus faecalis (Asadi Karam M.R et al., 2019). Dès La découverte
des antibiotiques au début du XXe siècle, qui a constitué une véritable révolution dans le
1
Introduction
domaine médical. Ces molécules ont été considérées comme étant des armes puissantes qui
sauraient éradiquer toute maladie infectieuse d'origine bactérienne. (Monnet DL., 2000). Le
traitement de routine des infections urinaires repose sur l'utilisation d'antibiotiques tels que les
β-lactames, le triméthoprime, la nitrofurantoïne et les quinolones dans de nombreux pays
(Asadi Karam M.R et al., 2019). Depuis que le sulfonamide et la pénicilline ont été
introduits dans les applications cliniques dans les années 1930 et 1940, les gens étaient
motivés par l’illusion que les maladies infectieuses étaient totalement contrôlées par des
antibiotiques (Yoneyama H et Katsumata R., 2006). Malheureusement, l'utilisation
généralisée et abusive de ces antibiotiques a entraîné une augmentation du taux de résistance à
ces antibiotiques dans les sociétés. un problème majeur de santé publique de nos jours (Asadi
Karam M.R et al., 2019). Le taux croissant de résistance aux antibiotiques chez les
uropathogènes, en particulier chez Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae en tant
qu'agents étiologiques les plus courants des infections des voies urinaires, cause des
difficultés pour choisir un traitement empirique adéquat et réussir son traitement (Arana DM
et al., 2017). Cependant, l'utilisation généralisée des antibiotiques impose une forte pression
de sélection pour le développement de la résistance aux antibiotiques (Yoneyama H et
Katsumata R,. 2006).
Dans notre étude, nous nous sommes intéressés dans un premier lieu par une étude
bibliographique à l’intention de documenter les caractéristiques bactériologiques des
infections urinaires, les principaux germes responsables de ces infections, et la résistance des
bactéries aux différents antibiotiques. Par la suite, nous avons effectué un stage pratique afin
de décrire la prévalence, le profil microbiologique, la résistance bactérienne et la sensibilité
aux antibiotiques des micro-organismes provoquant une infection urinaire communautaire et
ce au niveau du ‘Laboratoire Mirouh d’Analyses médicales (LAM)’ situé à Ferdjioua, wilaya
de Mila.
2
Chapitre I
Généralité sur les infections
urinaires
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
3
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
d’infections nosocomiales ont été recensées dans les hôpitaux américains en 2002 et étaient
associées à environ 99 000 décès.
Les infections nosocomiales comprenaient les infections des voies urinaires (32%), les
infections du site opératoire (22%), les infections des voies respiratoires inférieures ou
pneumonie (15%), et les infections de la circulation sanguine (14%) (Klevens RM et al.,
2007). Ces infections prolongent non seulement le séjour hospitalier et génèrent des
dépenses importantes en soins de santé, mais elles ont aussi une influence sur la morbidité et
la mortalité des patients (Volet I., 2008)
4
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
3.1.2.2. L’urètre
L’urètre lie la vessie au méat urinaire. Sa forme varie selon le sexe du fait des liens
avec l’appareil reproducteur. Un ensemble de muscles situé au niveau de la liaison avec la
vessie permet de fermer l’urètre : les sphincters (Jérémy L., 2009).
Chez la femme L’urètre est court et mesure 3 à 4 cm de long. Le méat urétral se situe entre le
vagin et le clitoris, par contre chez l’homme l’urètre mesure environ 20 cm de long. Il
transporte l’urine et le sperme (Figure 01) (Hoehn K et Marieb E., 2010).
5
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
6
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
active, permet aussi l’absorption du calcium alimentaire par l’intestin et sa fixation dans l’os
(Ade-Damilano M., 2005).
4.1.1. La cystite
La cystite aiguë bactérienne simple est une inflammation de la vessie d’origine
infectieuse. L’infection est contenue à l’urine et à l’urothélium2. Il s’agit d’une contamination
par voie ascendante (Subramanian P et al., 2014). Selon le comité d’infectiologie de
l’association française d’urologie les cystites non compliquées sont définies comme celles
survenant chez des femmes de moins de 65 ans, non enceintes, sans fièvre ni douleur
lombaire, sans lésion ni intervention urologique et sans pathologie grave sous-jacente. Cette
pathologie ne nécessitant pas d’autre examen complémentaire qu’une bandelette urinaire peut
être traitée soit en monodose, soit en traitement court de trois jours (Leconte P et al., 2004).
4.1.2. L'urétrite
L’urétrite est l’infection qui touche uniquement l’urètre (le conduit qui relie la vessie
au méat urinaire). Il s’agit d’une infection sexuellement transmissible (IST) courante chez les
hommes, mais les femmes peuvent aussi en souffrir. Différents agents infectieux peuvent
causer l’urétrite. Les plus communs sont la chlamydia et le gonocoque (la bactérie
responsable de la gonorrhée) (AFSSAPS., 2007).
4.1.3. La pyélonéphrite
La pyélonéphrite est un état inflammatoire transitoire d’origine infectieuse, atteignant
le rien et sa voie excrétrice, responsable d’un œdème, d’un afflux leucocytaire et d’une
ischémie localisée du parenchyme rénale (CMIT., 2018).
7
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
8
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
l’anatomie du petit bassin (la proximité de l’anus, du vagin et la brièveté de l’urètre) est un
facteur favorisant. De plus, certaines périodes de la vie comme la ménopause ou la grossesse,
par modification du statut hormonal, favorisent la pénétration des germes (Elkharrat D et al.,
2007). L’activité sexuelle avec, en particulier, l’utilisation de spermicides qui déstabilisent la
flore génitale et favorisent la colonisation par Escherichia coli (Clere N., 2012).
La comorbidité comme le diabète, l’immunodépression, l’insuffisance hépatique ou
une néoplasie peuvent favoriser la survenue d’une infection urinaire. La polykystose rénale,
par les nombreuses complications telles que lithiase urinaire et infection kystique, est source
d’infection urinaire (Elkharrat D et al., 2007). La présence d’un cathéter veineux, ou plus
spécifiques de la sphère urinaire comme le sondage urinaire à demeure, l’incontinence
urinaire et fécale et les pathologies prostatiques. D’autres facteurs favorisants sont identifiés
dans la littérature, comme les antécédents d’accidents vasculaires cérébraux, la
déshydratation, la dénutrition, une antibiothérapie antérieure, une hospitalisation récente
(Pinganaude G et Rainfray M., 2004).
Enfin, certains comportements sont considérés comme des facteurs de risque : boire
peu et uriner peu, une hygiène négligée ou excessive, l’utilisation de spermicides, une activité
sexuelle fréquente et précoce avant 15 ans, l’absence de miction post coït, la constipation
(Elkharrat D et al., 2007).
9
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
Figure 02 : Facteurs d’uropathogénicité chez Escherichia coli (Mariani Kurkdjian P., 2004).
10
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
parenchyme rénal. Une infection rénale la pyélonéphrite, peut résulter en des complications
graves et compromettantes à moins d’avoir recours à des soins immédiats (Daniel JG et
Thirion DW., 2003).
11
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
environnement idéal pour la fixation d'uropathogènes qui expriment des protéines liant des
fibrinogènes. Ensuite l'infection induit l'infiltration de neutrophiles, mais après leur fixation
initiale aux cathéters revêtus de fibrinogène, les bactéries se multiplient et forment des
biofilms qui favorisent les dommages épithéliaux et peuvent infecter les reins, où la
production de toxines induit une lésion tissulaire. Si elles ne sont pas traitées, les
uropathogènes qui provoquent des infections urinaires compliquées peuvent également causer
la bactériémie en traversant la barrière des cellules épithéliales tubulaires (Flores-Mireles A L
et al., 2016) .
12
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
constantes biochimiques des urines limitent la croissance bactérienne (PH acide, osmolarité
faible) (CMIT., 2018).
7. Epidémiologie et étiologie
Les infections urinaires, parmi les infections bactériennes les plus courantes, touchent
150 millions de personnes chaque année dans le monde (Stamm WE et Norrby SR.., 2001).
D’une part, le sexe et l’âge sont des facteurs de risque importants pour contracter une
infection urinaire. De façon générale et toutes catégories d’âges confondues (Mazzulli T et
al ., 2001). La prévalence est beaucoup plus élevée chez la femme que chez l’homme. Un tiers
des femmes ont une IU au cours de leur vie. Chez la femme, la fréquence augmente avec l’âge
avec 2 pics, l’un au début de la vie sexuelle et l’autre après la ménopause (CMIT., 2018). Ces
dernières ont une incidence d’environ 0,5 épisode par personne par année. Jusqu’à 40 % à 50
% des femmes rapportent avoir souffert d’au moins une infection urinaire au cours de leur vie.
La grossesse est un facteur favorisant. Une bactériurie asymptomatique en début de grossesse
peut évoluer vers une pyélonéphrite dans 13 % à 27 % des cas et entraîne souvent une
hospitalisation et un risque d’accouchement prématuré (Daniel JG et Thirion DW.,
2003).Chez l’homme, la fréquence augmente après 50 ans du fait de la pathologie prostatique
(CMIT., 2018).
Dans la population pédiatrique, les garçons de moins de 3 mois ont un risque plus
élevé mais, chez les enfants plus âgés, les filles ont un risque plus important. Pour les garçons,
la circoncision semble réduire le risque d’infection urinaire. Chez les personnes âgées, la
cystite est également l’infection la plus fréquente mais elle est souvent asymptomatique.
Jusqu’à 5 % à 10 % des hommes et 10 % à 20 % des femmes âgées de plus de 65 ans ont une
bactériurie asymptomatique. Les infections symptomatiques sont une cause fréquente
d’utilisation d’antibiotiques chez les personnes âgées. D’autres populations comme les
diabétiques, les blessés médullaires et autres porteurs de sondes urinaires, les porteurs du
virus d’immunodéficience humaine ainsi que les patients souffrant de sclérose en plaques sont
également des populations à risque d’infection urinaire et de complications (Daniel JG et
Thirion DW., 2003).
D’autre part, les infections urinaires sont généralement causées par un seul
microorganisme. L’Escherichia coli est l’agent responsable dans plus de 80 % des infections
et le Staphylococcus saprophyticus dans 10 % à 15 % des infections. Occasionnellement,
d’autres agents infectieux peuvent être impliqués tels que le Klebsiella spp, le Proteus
mirabilis et l’Enterococcus faecalis. L’étiologie de l’infection urinaire varie selon les facteurs
13
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
En Algérie, les études épidémiologiques sur les IU sont peu réalisées. D’après une
étude réalisée au laboratoire de microbiologie, de l’hôpital.240 lits Béchar incluant des
patients ambulatoires et hospitalisés dans différents départements de l’hôpital, a estimé que
les IU étaient plus fréquentes chez les femmes (61,9%) que chez les hommes (38,1%). De
plus, l’étude révèle que les entérobactéries représentent la grande majorité des bactéries
responsables d’IU (50%), avec une prédominance d’Escherichia coli (41,4 %) et que les
Cocci Gram positif sont les moins fréquemment isolés (38%). Concernant l’infection
fongique (mycose) à Candidas albicans forment 7,2%, et les infections parasitaires due
principalement à Trichomonas vaginalis sont minoritaires (Benyagoub E et al., 2013).
En France, les infections urinaires sont les premières infections rencontrées tant en
pratique de ville qu’à l’hôpital. Branger estime qu’environ 300 000 infections nosocomiales
surviennent chaque année en France ; sur ce nombre 132 000 environ sont des infections
urinaires nosocomiales (IUN) qui sont responsables de 1300 à 5300 bactériémies à point de
départ urinaire, lesquelles entraîneront un millier de décès (Branger B et al., 2002).
L’incidence des IU est estimée de 4 à 6 millions par an, dont 3 à 4,5 millions de cystites, 50
14
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
000 pyélonéphrites et 100 000 prostatites aiguës (Elkharrat D et al., 2007). Ce qui représente
donc au global un impact écologique très important.
Aux États-Unis, L’infection urinaire est l’infection bactérienne la plus commune et est
responsable de plus de 7 millions de visites médicales en cabinet par année. En milieu
hospitalier, elle représente la deuxième infection en importance après les infections
pulmonaires. De plus, les infections urinaires sont responsables de plus de 100 000
admissions hospitalières par année aux États-Unis (Foxman B., 2002). En 2007, on estimait
à 10,5 millions le nombre de visites dans les bureaux pour les symptômes d' IU (représentant
0,9% de toutes les visites ambulatoires) et 2 à 3 millions de visites au service des urgences.
Aux États-Unis seulement, les coûts sociaux de ces infections, y compris les coûts des soins
de santé et les absences du travail, s'élèvent à environ 3,5 milliards de dollars américains par
an. (Schappert SM et Rechtsteiner EA., 2011. Foxman B., 2010).
Escherichia coli
Il s’agit d’un bacille Gram négatif commensal de la flore intestinale qui peut devenir
pathogène et être responsable d’IU, de gastro-entériteaigüe, de méningite, ou même de
15
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
septicémie (Johnson JR., 2003). E. coli est responsable, approximativement, de 80% des
infections aiguës chez les patients sans anomalie urologique et en absence de calcul. Il
constitue 90% de la flore aérobie du tube digestif de l'homme. Il est facilement identifiable: Il
utilise le lactose, produit l'indole mais ne croit pas sur citrate de Simmon. Ils constituent 31%
de l'ensemble des germes isolés en 1997 à Ouagadougou, rapportée par l'étude portée sur les
lU E. coli est habituellement sensible aux antibiotiques actifs sur les bacilles à Gram négatif
(Bah-Tassou B., 2004)
Klebsiella
Les klebsiella sont des gros bacilles à Gram- de taille de 2 à 6 μ de longueur sur 1μ de
largeur, immobiles, entourés d’une capsule, qui appartiennent à la famille des
Enterobacteriaceae. Sont très répondues dans la nature. On les trouve dans l’eau ; le sol et la
poussière. Ce sont des bactéries commensales du tube digestif de l’homme et des animaux
(Lafqir B., 2018).
Enterobacter
Les entérobacter sont des bacilles à Gram- appartenant à la famille des
Enterobacteriaceae. Elles sont généralement mobiles, habitants habituellement le tube
digestif, et responsables de septicémies, méningites et en particulier les infections urinaires
(Lafqir B., 2018).
Proteus et Providencia
Ce sont des bacilles saprophytes du tube digestif représentant 5% de la flore aérobie. Il
existe quatre espèces de Proteus (P. mirabilis, P. vulgaris, P. rettgeri, Morganella morganiJ)
et deux espèces de Providencia (P. stuartii, P.alcalifaciens). La présence d'un tryptophane
désaminase (TDA) est un caractère commun aux deux genres et constitue la première étape de
leur identification. Les Proteus et les Providencia sont résistants à la colistine, à la
polymixine B, à l'ampicilline et aux céphalosporines de première génération (C1G). P.
mirabilis est habituellement résistant à la tétracycline (Bah-Tassou B., 2004).
Pseudomonas
Ce sont des bacilles mobiles, aérobies stricts, ne fermentent pas le glucose ce qui les
différencient des Entérobactéries, possédant une oxydase. La bactérie la plus fréquemment
isolée en milieu hospitalier est Pseudomonas aeruginosa ou bacille pyocyanique. C’est un
germe opportuniste. Il donne des colonies légèrement bleutées, plates à surface irrégulière de
2 à 4mm de diamètre ; il possède des antigènes O et H (Toutou Sissoko M., 2006).
16
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
Citrobacter
L'espèce type est Citrobacter freundii. C'est un genre à la fois proche d'E. coli et des
salmonelles par ses caractères biochimiques et antigéniques. Saprophyte du tube digestif en
très faible quantité, il est responsable d'infection spontanée de l'appareil urinaire et des
infections des plaies en milieu hospitalier (Bah-Tassou B., 2004).
Staphylocoques
Ce sont des cocci à gram positif qui se présentent en petits amas, en diplocoque, en
tétrade ou en très courtes chaînettes de 0,8 à 1 micromètre, immobiles, non sporulés, aéro-
anaérobies facultatifs, poussent facilement sur milieu ordinaire. La température optimale de
croissance est de 37°C. Possédant une catalase, ils sont les commensaux de la peau et des
muqueuses. Les Staphylocoques se divisent en deux groupes :
- Les Staphylocoques à coagulase négative qui sont Staphylococcus saprophyticus,
Staphylococcus epidermidis, Staphylococcus haemolyticus, etc…
-Staphylococcus aureus responsable le plus souvent d’infections hospitalières (Toutou
Sissoko M., 2006).
17
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
8.2.2. Champignons
Dans certains circonstances des levures représentent une infection réelle des voies
urinaire, les deux principaux organismes pathogènes sont le Candida albicans et plus
rarement le Candida tropicalis. Les candida sont des commensaux naturels du tube digestif,
de la peau et de l’appareil génital chez la femme. L’atteinte rénale se fait habituellement par
voie hématogène à l’occasion d’une candidémie, La cystite à candida se développe par voie
ascendante (Lafqir B., 2018).
18
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
19
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
20
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
Examen direct
L’examen direct des urines se fait au microscope et permet de détecter une bactériurie
et de quantifier une leucocyturie. Il facilite le diagnostic rapide. La présence de bactéries à
l’examen direct réalisé après coloration de Gram, correspond à une bactériurie ≥ 105 UFC par
millilitre (ml). Un examen direct négatif n’exclut donc pas le diagnostic d’IU. La coloration
de Gram permet d’orienter le traitement antibiotique en fonction des bactéries observées et de
leur caractère mono- ou polymicrobien. La leucocyturie est considérée comme le témoin de
la réaction inflammatoire survenant au cours d’une IU, sans pour autant en être spécifique.
L’absence de leucocyturie a une bonne valeur prédictive de l’absence de bactériurie (80-90
%) et peut permettre d’exclure l’existence d’une IU dans une population non sondée. La
leucocyturie peut néanmoins être absente dans d’authentiques IU (si l’ECBU a été effectué
trop tôt, chez les patients neutropéniques…) (AFSSPS., 2008).
Examens indirects
C’est la mise en culture. Elle permet de confirmer le résultat de l’examen direct et/ou
de la bandelette urinaire. Elle est aussi nécessaire pour préciser l’espèce en cause. En cas de
septicémie grave, des hémocultures doivent être faites. Aussi, un antibiogramme est pratiqué
renseignant sur la sensibilité du germe aux différents antibiotiques. Ces tests permettent la
réévaluation et l’éventuelle correction d’un traitement probabiliste en fonction de la sensibilité
et de l’espèce du germe. Ils peuvent aussi justifier la poursuite du traitement initial (Bassi
Stéphane M., 2013).
21
Chapitre I : Généralités sur les infections urinaires
22
Chapitre II
Les antibiotiques et la résistance
bactérienne
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
1. Les antibiotiques
1.1 Définition des antibiotiques
Sur la base de l’étymologie du mot « antimicrobien » (du grec anti : contre, mikros :
petit et bios : vie), on définit un composé de ce type comme toute substance capable d’agir
contre la vie des microorganismes. L’adjectif antibiotique (du grec anti : contre, biotikos :
concernant la vie) utilisé pour la première fois en 1889, en référence à une substance
synthétisée par un organisme pour en détruire un autre, se précisera plus tard, comme une
substance chimique produite par un microorganisme et disposant en solution diluée de la
capacité d’inhiber sélectivement la croissance voir même de détruire d’autres
microorganismes (Muylaert et Mainil., 2012).
Les antibiotiques sont des substances naturelles ou synthétiques possédant une
toxicité sélective et capables d’inhiber la croissance d’une bactérie ou de la tuer. On parle de
bactériostase dans le premier cas, et de bactéricidie dans le second. Un antibiotique peut avoir
une activité bactériostatique à faible dose et une activité bactéricide à forte dose (Jason T.,
2017).
23
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
Tous les antibiotiques agissent en perturbant des voies métaboliques. Leurs cibles sont
donc nombreuses. Ces molécules peuvent bloquer la synthèse de macromolécules de base
(protéines, acides nucléiques, peptidoglycane), ou modifier le fonctionnement de constituants
cellulaires (Luciano p et Jean-Claude L., 2015).
24
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
25
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
Figure 08: Action des antibiotiques inhibant la synthèse protéique (Mainardi JL., 2009).
26
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
27
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
1.2.4.2. La daptomycine
La daptomycine est un nouvel antibactérien lipopeptidique efficace uniquement sur les
germes à Gram positif. La daptomycine agit essentiellement par la dépolarisation de la
membrane cytoplasmique. Ce mécanisme est commun à différents peptides antibactériens,
mais la daptomycine à la particularité d’induire la mort cellulaire simultanément à cette
diminution du potentiel de membrane, et ce même à faible concentration. Il s’agirait de son
principal mécanisme d’action. Si les différentes étapes ne sont pas complètement élucidées,
on pense aujourd’hui que la daptomycine se lie à la membrane en présence d’ions calcium,
étape qui serait suivie d’une oligomérisation et d’une perturbation de l’intégrité de la
membrane (formation de canaux ioniques, agrégats de structures, etc.). Cette perte d’intégrité
déclencherait un efflux d’ions intracellulaires, en particulier de potassium. Cet efflux
conduirait à la dépolarisation de la membrane, à l’arrêt de la synthèse de macromolécules
(protéines, ADN, ARN), puis à la mort cellulaire. La daptomycine agit sans pénétrer dans le
cytoplasme, induisant la mort cellulaire sans lyse bactérienne et réduisant ainsi la libération de
cytokines pro-inflammatoires (Figure 10) (Verdier MC et al., 2011).
28
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
pyriméthamine), inhibitrice de la dihydrofolate réductase. Les sulfamides sont actifs sur les
bactéries pour les- quelles une synthèse d’acide folique endogène est indispensable. Ils
bloquent la dihydrofolate synthétase et perturbent ainsi la synthèse des bases puriques et
pyrimidiques chez les bactéries (Figure 11) (Buxeraud J et Faure S., 2016).
29
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
30
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
31
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
33
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
34
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
collectés chez des patients externes non hospitalisés, et souffrant pour la plupart d’infection
urinaire communautaire (IUC). Dans cette étude, 85% des IUC ont été enregistrées chez des
patients de sexe féminin dont 75% étaient des adultes. Les entérobactéries représentaient
85%, avec prédominance d’Escherichia coli (60% des cas) suivi de Klebsiella spp (12%), et
Proteus mirabilis (5%). Les bactéries à Gram positif ne représentaient que 11% (Tableau 02).
Tableau 02 : Répartition des souches responsables des infections urinaires en Algérie selon Bentroki et al.
en 2012.
Les résultats de profil de résistance aux antibiotiques des différents bactéries isolées
dans cette étude est résumé dans le tableau ci-après (tableau 03).
Tableau 03: Profil de résistance aux antibiotiques des isolats (%) Algérie selon Bentroki et al. en 2012.
En Tunisie, d’après l’étude de Boukadida et al. en 2002, les auteures ont collecté 2063
échantillons, dont 82,3% étaient des échantillons féminins. Les bacilles à Gram négatif étaient
nettement prédominants avec 92% de l’ensemble des bactéries isolées. En outre, E. coli
représentait 67% du total des germes. De plus, Staphylococcus saprophyticus resentait 4,8%
35
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
Klebsiella 94 (6.43)
Enterococcus 88 (6.02)
Proteus 45 (3.08)
Staphylococcus 29 (1.98)
Acinetobacter baumanii 28 (1.92)
Enterobacter 25 (1.71)
Morganella morganii 19 (1.30)
Citrobacter freundii 18 (1.30)
Providentia 13 (0.89)
Streptococcus 7 (0.48)
Tableau 05 : la résistantes des bactéries aux différents antibiotiques selon Sierra-Díaz et al. en 2019.
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Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
au premier plan desquelles l’infection urinaire. Elle constitue l’espèce dominante de la flore
aérobie anaérotolérante (Ahoyo AT et al., 2007).
Le niveau de résistance d’E. coli aux antibiotiques est variable d’un pays à l’autre
(Zhanel GG et al., 2005). Pour déterminer les profils de résistance aux antibiotiques des
souches d’E. coli dans le monde, différents chercheurs ont réalisé des tests de sensibilité aux
antibiotiques. Les résultats de ces recherches sont illustrés dans ce chapitre.
En Algérie, d’après l’étude de Bouzenoune et al. (2009) à Ain M’lila qui montrait une
prédominance d’Escherichia coli (71 %). Au cours de la période de l’étude, le taux de
résistance acquise le plus élevé a été observé avec l’ampicilline (58,3 %) et l’association
amoxicilline–acide clavulanique (50,3 %), alors que seulement quelques souches étaient
retrouvées résistantes au céfotaxime (0,6 %). De plus, E. coli a été résistante à l’acide
nalidixique dans 11,7 %, et à l’ofloxacine dans 10,1 % (Bouzenoune F et al., 2009).
En outre, d’après l’étude de Benyagoub et al. Réalisée en 2013 à Bechar, les auteurs
rapportaient une prédominance d’Escherichia coli (41,4 %). Les souches isolées d’E. coli au
cours de la période de l’étude étaient caractérisées par une sensibilité croissante aux
antibiotiques et une tendance à la hausse résistance à certains groupes d'antibiotiques. 100%
étaient résistants à l'ampicilline et à la vancomycine, 91,6% et 69,23% de l'acide amoxicilline-
clavulanique et du cotrimoxazole, respectivement. En effet, la sensibilité aux molécules
carbapénèmes, céphalosporines (C3G), aminosides (gentamicine et amikacine),
chloramphénicol, fosfomycine et amoxicilline reste élevée (supérieure à 66%) (Benyagoub E
et al., 2013).
D’après Fabre et al. (2010) en France, Trois laboratoires ont colligé toutes les souches
bactériennes isolées d’infections urinaires communautaires chez les patients ambulatoires non
sondés de l’agglomération d’Elbeuf, Cette enquête prospective s’est déroulée sur 12 mois, de
novembre 2007 à octobre 2008. Au total 2344 souches bactériennes isolées d’infections
urinaires communautaires, dont 1636 E. coli, Les taux de sensibilité globaux des 1636
souches d’E. coli collectées sont : ampicilline : 57%; amoxicilline couplé avec l’acide
clavulanique : 73%; céfixime : 96%; ceftriaxone : 98%; gentamicine : 96%; acide nalidixique:
82%; ciprofloxacine : 89%; fosfomycine : 98%; nitrofurantoïnes: 96%; cotrimoxazole : 81%.
La sensibilité à la ciprofloxacine est de 94% chez la femme de 15 à 65 ans, 85% chez la
femme de plus de 65 ans et de 80% chez l’homme D’après Fabre R et al., 2010).
Au Madagascar, une autre étude menée par Rakotovao-Ravahatra et al. (2017). Sur
102 souches d’E. coli responsables d’infection urinaire. L’étude montrée que La résistance
38
Chapitre II : Les antibiotiques et la résistance bactérienne
aux béta-lactamines a identifié des pénicillinases de haut niveau 50%, des E. coli sécrétrices
de Béta-Lactamase à Spectre Etendu E-BLSE 22,5%, des céphalosporinases de haut niveau
14,7%, des pénicillinases de bas niveau 5,9%, des souches sauvages 5,9% et une souche d’E.
coli hautement résistante émergente. La résistance aux aminosides a concerné 56,9%
phénotypes sauvages, 28,4% des souches sensibles à l’amikacine, et 14,7% résistants à tous
les aminosides. La résistance aux fluoroquinolones est de 51% des souches sauvages, 8,8%
des souches sensibles à la ciprofloxacine et 40,2% résistantes à tous les fluoroquinolones
(Rakotovao-Ravahatra ZD et al., 2017).
Au Maroc, El bouamri et al. En 2014 ont mené une étude concernée l’ensemble des
souches d’E. coli uropathogènes isolées au laboratoire de microbiologie de l’hôpital Avicenne
de Marrakech. Au cours de cette étude, la fréquence d’isolement globale d’E. coli était de
63%. L’antibiorésistance des souches d’E. coli isolées a mis en évidence des taux de
résistance à l’amoxicilline (65%), au sulfaméthoxazole-triméthropime (55%), à l’association
amoxicilline-acide clavulanique (43%), à la ciprofloxacine (22%), à la gentamicine (14%),
aux nitrofuranes(11%), à l’amikacine (8%) et à la fosfomycine (7%). Le nombre de souches
d’E. coli résistantes aux céphalosporines de troisième génération « C3G » par production de
β-lactamases à spectre élargi « BLSE » a été de 67, soit une fréquence moyenne de 4,5% de
l’ensemble des entérobactéries uropathogènes isolées. Les résistances associées aux
antibiotiques dans le cas des E. coli productrices de BLSE étaient de 82% pour la
ciprofloxacine, 76% pour les ulfaméthozole-triméthropime, 66% pour la gentamicine et 56%
pour l’amikacine. Aucune résistance à l’imipénème n’a été enregistrée pour les souches d’E.
coli isolées, soit une sensibilitéà l’imipénème de 100% (El bouamri MC et al., 2014).
39
Chapitre III
Matériel et Méthodes
Chapitre III : Matériel et Méthodes
1. Lieu de travail
Notre travail se veut une analyse prospective des épisodes d’infections urinaires
communautaires. Cette étude s’étendait sur une période de 05 mois (de Décembre 2018 à
Avril 2019). Elle s’est déroulée au ‘Laboratoire Mirouh d’Analyses médicales (LAM)’ situé à
Ferdjioua, wilaya de Mila.
40
Chapitre III : Matériel et Méthodes
3. Population d'étude
Au total, notre étude incluait 979 épisodes d’infection urinaires communautaire
collectés auprès de 905 patients parmi lesquels 382 étaient des hommes (42.20%), et 523
étaient des femmes (57.79%). L’âge moyen des patients était de 37.87 ± 25.10 ans.
4.1. Prélèvement
Les urines sont recueillies de la première miction du matin afin d’obtenir une urine
ayant séjourné suffisamment longtemps, au moins 3 à 4 heures dans la vessie. La méthode
recommandée consiste à récupérer les urines, après un lavage hygiénique des mains et une
toilette des organes génitaux externes. Après évacuation du premier jet (20ml), au moins 20ml
suivants sont recueillis dans un pot stérile, en prenant soin de ne pas toucher le bord du
récipient (Gonthier R., 2000). Le nom et le prénom sont notés sur le flacon gardé au frais
avant de l'amener au laboratoire (Figure 15).
41
Chapitre III : Matériel et Méthodes
4.2. Acheminement
Afin d’éviter toute prolifération bactérienne, les urines recueillies doivent être
acheminées rapidement au laboratoire. Elles ne doivent jamais être conservées plus de deux
heures à température ambiante avant la mise en culture. Néanmoins, elles peuvent être
conservées à 4°C pour une durée maximale de 12 heures (STPI., 2016).
Mode opératoire
Les méthodes manuelles ou automatisées de l’examen cytobactériologique des urines
(ECBU) ont été utilisées. L’étude de chaque prélèvement comporte :
- Un examen macroscopique ;
- Une mise en culture ;
- Un examen microscopique : étude quantitative et qualitative ;
- Un antibiogramme pour l’étude de la sensibilité aux antibiotiques.
42
Chapitre III : Matériel et Méthodes
d’un trouble ou d’une éventuelle hématurie. Cet examen permet d’apprécier la leucocyturie,
l’aspect de l’urine (couleur, odeur, consistance…). Alors que l’urine normale est claire,
d’aspect jaune citrin, l’urine infectée peut être trouble, ictérique, hématique, d’odeur
nauséabonde (Darbas et al., 2007). Mais l’aspect trouble de l’urine n’est pas toujours
pathologique, il peut s’agir d’un dépôt de cristaux ou de pertes vaginales. L’aspect hématique
de l’urine pourrait aussi être dû à une hématurie (prostate, chirurgie, sondage) (Mwinzumah
Sampson M., 2015). On note parfois la présence de sédiments : blanchâtres (phosphates),
rouge brique, (acide urique), roses (urates) (Darbas H et al., 2007).
43
Chapitre III : Matériel et Méthodes
culture coulée en boite de pétri. L’urine est étalée en strie sur toute la surface de la gélose puis
incubée dans une étuve à 37°C pendant 24h (les étapes de la culture sont résumées dans la
(Figure 17).
(a) (b)
(c) (d)
Figure 17: (a) : Aperçu de la paillasse avant la manipulation ; (b) : prélèvement d’une goutte
d'urine fraîche après plombage de l’anse de platine ; (c) : Méthode d’ensemencement par
stries sur le milieu CHROMagar TM Orientation; (d) : Incubation à l’étuve à 37°C/24h.
44
Chapitre III : Matériel et Méthodes
la platine du microscope. La lecture a été faite à l’objectif 40x100. Le nombre des leucocytes
et des hématies a été exprimé nombre par mm3. Dans cet examen, nous avons cherché des
cellules épithéliales, des cristaux, des cylindres, des bactéries et des levures (Toutou sissoko
M., 2006). Cet examen est quantitatif par comptage des leucocytes et des hématies et
qualitatif par recherche d’autres élément figurant dans l’urine (cristaux, cylindres, levures…..)
(Esskouri Z., 2011).
La leucocyturie
En cas d’infection urinaire, les leucocytes sont pratiquement toujours rencontrés en
grand nombre (> 104 leucocytes/ml), car dans ce type d’infection, la multiplication
bactérienne s’accompagne d’une mise en oeuvre des défenses immunitaires, d’où une réaction
cellulaire qui, dans son aspect le plus intense, se traduit par une leucocyturie très importante,
la pyurie (Figure 18) (Darbas H et al., 2007).
L’hématurie
Elle est normalement ≤ 104/ml. Selon son intensité, l’hématurie peut être
microscopique ou macroscopique. Les traumatismes, les calculs, les tumeurs siégeant en un
point quelconque de l’appareil urinaire, la tuberculose, les troubles de la coagulation
(traitements anticoagulants) peuvent être à l’origine d’hématurie, mais il existe aussi des
cystites hématuriques (Figure19) (Darbas H et al., 2007).
45
Chapitre III : Matériel et Méthodes
Les cylindres
Ils représentent les moulages de tubules rénaux éliminés dans les urines. Leur
squelette est la protéine physiologique de Tamm-Horsfall qui constitue le cylindre hyalin, le
seul qui ne soit pas pathologique. Dans cette protéine peuvent s’agréger des hématies, des
leucocytes, des globules graisseux qui constituent des cylindres hématiques, granuleux,
graisseux lesquels sont pathologiques (Figure 21) (Darbas H et al., 2007).
46
Chapitre III : Matériel et Méthodes
Les cristaux
Ils ne sont pas pathologiques quand ils sont constitués de substances normalement
présentes dans l’urine (acide oxalique, acide urique ou urate, sels de calcium). Seuls les
cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien ont un intérêt dans le diagnostic d’une infection
urinaire car ils sont en faveur d’une infection par une bactérie uréasique (Figure 22) (Darbas
H et al., 2007).
Les micro-organismes
On notera la présence de bactéries, de levures. Un œil exercé voit des bactéries à partir
d’une numération comprise entre 20 000 et 30 000 bactéries/ml (Figure 23) (Darbas H et al.,
2007).
47
Chapitre III : Matériel et Méthodes
4.3.4. L'antibiogramme
L’antibiogramme est un test qui permet la détermination de la sensibilité d’une souche
microbienne à un panel d’antibiotiques ou à un antibiotique donné. Pour le réaliser, le
microorganisme est mise en présence du ou des antibiotiques et le test révèle la capacité de ce
microorganisme à se développer ou non en présence du ou des antibiotiques. Cette
information est traduite pour le médecin en concentration minimal Inhibitrice (CMI), qui
mesure la sensibilité ou la résistance d’un microorganisme à un antibiotique. Au vu des
48
Chapitre III : Matériel et Méthodes
résultats de l’antibiogramme, le médecin peut orienter son choix de traitement afin de mieux
l’adapter à la pathologie et au patient (Dupeyron C., 2014).
β-lactamines Ampicilline + NT NT + +
Amoxyclave + TN NT NT NT
Ampicilline/ NT + + + +
Sulbactame
Cefotaxime + NT NT NT NT
Ceftazidime + + NT NT NT
Cefazoline + NT NT NT NT
Ertapinème NT NT + + +
Imipénème + + NT + +
Pénicilline NT NT NT + NT
Ticarcilline+ NT + NT NT NT
Acide
clovulanique
Ticarcilline NT + NT NT NT
Aminosides Amikacine + + NT NT NT
Gentamycine + + NT NT NT
Tobramycine NT + NT NT NT
Quinolones Ciprofloxacine + + NT NT NT
Levofloxacine NT NT NT + NT
Glycopeptides Teicoplanine NT + + + +
Vancomycine NT NT + + +
Phénicolés Chloramphénicol + + NT NT NT
Polypeptides Colistine + + NT NT NT
Fosfomycine Fosfomycine + NT NT NT NT
Oxazolidinones Linézolide NT NT + + +
Lincosamides Lincomycine NT NT + + +
Nitrofurane Nitrofurantoide + NT + + +
Sulfamides + Triméthoprime+ + + + + +
Triméthoprime Sulfaméthoxazole
Glycylcyclines Tigecycline NT NT + + NT
Cyclines Tétracycline NT NT + + +
NT= Non testé
49
Chapitre III : Matériel et Méthodes
Figure 25: chargement des tubes secs par 3ml d’eau semi physiologie stérile.
A partir d’une culture bactérienne pure et fraiche incubée pendant 24h à 37°C, nous
prélevons, avec une pipette, quelques colonies isolées et les suspendre ensuite dans une
solution d’eau semi-physiologique stérile. La suspension est bien mélangée ensuite avec un
vortex. Cette suspension bactérienne est standardisée selon les méthodes appropriées en
utilisant le Densichek Plus. Le volume de l’inoculum utilisé doit donner une valeur de 0,4 à
0,7 Mac Farland pour les bactéries Gram négatives, et de 0,5 à 0,63 Mac Farland pour les
bactéries Gram positives. Pour les levures il doit être de 1,80 à 2,20 Mac Farland. Pour les
Neisseria/Haemophilus il doit être compris entre de 2,70 et 3,30 Mac Farland. Pour les
anaérobies il doit être compris entre 2,70 et 3,30 Mac Farland (Figure 26).
50
Chapitre III : Matériel et Méthodes
(a) (b)
(c) (d)
Figure 26: (a) : Prélèvement d’une colonie d’une bactérie isolée; (b) : suspension
des colonies prélevées dans 3ml de solution saline ; (c) : Agitation de la suspension par le
vortex ; (d) : Standardisation de la suspension par le Densichek Plus.
Une fois l’inoculum est préparé, l’antibiogramme est réalisé par le biais de l’automate
Vitek 2 compact 15. Pour cela, une carte d’antibiogramme et une autre d’antibiogramme, sont
placées sur la cassette dont les pailles de transfert sont plongées dans les tubes contenant la
suspension mère précédemment préparée (Figure 27). La cassette est ensuite chargée dans
l’automate (dans la chambre d’inoculation) (Figure 28).
51
Chapitre III : Matériel et Méthodes
Figure 27: Une carte d’antibiogramme Figure 28: chargement de la cassette dans
placée sur la cassette. la chambre d’inoculation.
52
Chapitre III : Matériel et Méthodes
53
Chapitre III : Matériel et Méthodes
La leucocyturie
La plage leucocytes mesure l’activité estérasique des polynucléaires neutrophiles
présents dans l’urine qu’ils soient intacts ou lysés. Son seuil de détection, est de l’ordre de 10
leucocytes/μl (Darbas H et al., 2007).
La nitriturie
En présence de bactéries possédant une nitrate-réductase, les nitrates normalement
présents dans l'urine sont réduits en nitrites par ces bactéries. Pour être interprétable, ce test
doit être pratiqué sur des urines ayant séjournées au moins 3h dans la vessie. Son seuil de
détection est de 106 copies/ml (Darbas H et al., 2007).
La négativité de ces deux premiers paramètres ‘leucocytes-nitrites’ a une excellente
valeur prédictive négative (97,5%) c’est-à-dire que lorsque ces deux paramètres sont négatifs,
on a 97,5% de « chances » de ne pas être en présence d’une urine (Darbas H et al., 2110).
La protéinurie
C’est un témoin indirect de la présence de protéines bactériennes. Elle est de peu de
valeur dans l’IU (Darbas H et al., 2007).
54
Chapitre III : Matériel et Méthodes
Hématurie
C’est un exemen microscopique, consédérée comme témoin indirect de l’inflammation
de l’urothélium (Darbas H et al., 2007).
PH
Les bandelettes utilisées permettaient de mesurer des pH compris entre 5 et 8,5. Les
valeurs pH dans l'urine fraîche de sujets sains se situent le plus souvent entre 5 et 6
(Abdoulaye N., 2002).
5. Autres paramètres
5.1. Analyses biochimiques
Des paramètres biochimiques à savoir la glycémie, l’urée sanguine, Gréatininémie,
l’acide urique, cholestérol total, triglycérides, et calcémie, ont été effectués sur automate
Abbott Architect C 4000.
55
Chapitre III : Matériel et Méthodes
6. Analyse statistique
Les analyses statistiques ont été effectuées par le programme Graph-Pad en utilisant le
t-test et le chi 2 test. Les valeurs de P-value inférieures ou égales à 0,05 ont été considérées
comme significatives. Tous les tests statistiques ont été effectués sans correction de Bonferoni
du fait des nombreuses critiques qui l’entourent.
56
Chapitre IV
Résultats
Chapitre IV : Résultats
Résultats
1. Patients et donnés cliniques
Au totale, notre étude a porté sur 979 épisodes d’infections urinaires communautaires
obtenues de 905 patients dont 523 étaient de sexe féminin (57,79%) et 382 étaient de sexe
masculin (42,20%) (Figure31). Les fréquences de différentes données cliniques sont
représentées dans les tableaux et les graphes ci-après. Pour simplifier l’interprétation de nos
résultats, certaines des valeurs des données cliniques des patients sont exprimées en moyenne
plus ou moins l’écart type (la déviation standard).
Pour l’ensemble de nos patients l’âge moyen était de 37.87 ± 25.10 ans. En plus
détaillé, notre population d’étude était prédominée par des patients jeunes de sexe féminin
dont la tranche d’âge est de 18-38 soit 25.22% (Tableau 07).
57
Chapitre IV : Résultats
Tableau 07: nombres de cas d’infections urinaires selon les tranches d'âge.
Pour les données cliniques, sur l’ensemble de nos patients de sexe féminin, la
grossesse a été enregistrée chez 62 (11.85%) des patientes. En outre, 16 épisodes (1.63%)
provenaient de patients diabétiques.
58
Chapitre IV : Résultats
Grossesse 62 (11.85%)
Diabète 16 (1.63%)
Glycémie (g/L) 1.04 ± 0.49
Urée sanguine (g/L) 0.25 ± 0.15
Créatininémie (mg/L) 7.79 ± 3.29
Cholestérol (g/L) 1.64 ± 0.31
Triglycérides (g/l) 0.20 ± 0.48
Calcémie (mg/L) 86.29 ± 5.10
Acide Urique (mg/L) 31.45 ± 10.99
VS 1h (mm) 24.36 ± 29.43
VS 2h (mm) 43.63 ± 41.25
Globules blancs (013/µL) 8.27 ± 2.41
CRP (mg/L) 29.92 ± 52.54
TSH 3 (µUI/ml) 1.71 ± 1.64
Leucocytes urinaires (/mm3) 423.49 ± 1021.17
Rubéole IgG (UI/ml) 59 Positif (95.16%)
Rubéole IgM (UI/ml) Négatif
Toxoplasmose IgG (UI/ml) 25 Positif (40.32%)
Toxoplasmose IgM (S/CO) Négatif
HBs Négatif
HCV Négatif
HIV Négatif
VS= Vitesse de sédimentation. CRP= C-Réactive Protéine. TSH= Thyréostimuline. IgG= Immunoglobuline G.
IgM= Immunoglobuline M. HBs= Protéine de surface du virus de l’hépatite B. HCV= virus de l’hépatite C
(hepatitis C virus). HIV= Virus de l’immunodéficience humaine.
D’autres parts, la glycémie a été dosée chez 100 épisodes. Elle a dépassé les valeurs de
normale (seuil de 1,10 g/L) dans 16 des épisodes étudiés, avec une moyenne qui était de 1.04
± 0.49 g/L. De même, la créatinine a été déterminée dans 74 épisodes qui affichaient une
moyenne de 7.79 ± 3.29 mg/L. Cette créatinine a dépassé le seuil maximal de 14 mg/L dans 6
épisodes tandis qu’elle était inférieur au seuil minimal de 7 mg/L dans 33 épisodes. La C-
Réactive Protéine (CRP) a été définie dans 93 épisodes, avec une moyenne de 29.92 ± 52.54
mg/L. Néanmoins, elle a dépassé le seuil de 5 mg/L dans 55 épisodes étudiés. Concernant le
cholestérol, il a été dosé dans 14 épisodes qui exhibaient des valeurs normales avec une
59
Chapitre IV : Résultats
moyenne de 1.64 ± 0.31 g/L. La calcémie quant à elle a été dosée dans 31 épisodes avec une
moyenne de 86.29 ± 5.10 mg/L. Néanmoins, dans ces épisodes une calcémie inférieure au
seuil de 88 mg/L est détectée dans 19 épisodes. Enfin, la vitesse de sédimentation (VS) a été
évaluée dans 22 épisodes, avec une moyenne de 24.36 ± 29.43 mm à (1h) heur et 43.63 ±
41.25 mm à (2h) (Tableau 08).
Tableau 09: Résultats des Analyses comparatives entre les femelles et les males.
60
Chapitre IV : Résultats
3. Analyse microbiologique
Parmi les 979 épisodes étudiés, 180 étaient des épisodes microbiens (exhibant un
ECBU positives) correspondant à une fréquence de 18.38%. Dans les 799 épisodes restants
(81,61%) aucun microorganismes n’a été détecté et les résultats de L’ECBU étaient rendus
négatifs (épisodes non microbiens) (Tableau10) et (Figure32).
61
Chapitre IV : Résultats
18%
Bactériuries (ECBU+)
82%
Sur les 979 échantillons étudiés, la répartition des épisodes bactériens et non
bactériens selon sexe est représentée dans le Tableau 11 ainsi que sur la Figure 33.
Tableau 11 : Fréquence des épisodes bactériuries et non bactériuries selon l’âge et le sexe.
Femelles Males
Tranche Bactériurie Non Bactériurie Bactériurie Non Bactériurie
d’âge
<18 21 96 7 99
En outre, ce qui en sort de nos résultats est que les patients majeurs que ce soit de sexe
féminin ou masculin sont les plus susceptibles d’exhibés un UCBU positif par rapport aux
patients mineurs (moins de 18 ans) (Figure33).
62
Chapitre IV : Résultats
Figure 33: Fréquence des épisodes bactériens et non bactériens selon l'âge et le sexe.
4. Analyse comparative des données cliniques entre les épisodes microbiens et non
microbiens
Pour identifier des probable facteurs de risque liées au IU ou compliquant ces
infections, nous avons entretenu des analyses comparatives basées essentiellement sur des
tests statistiques (T-test ou Chi 2 test selon les cas) pour tenter de déduire les probables
variations significatives des paramètres cliniques enregistrées dans le groupe des épisodes
microbiens par rapport aux épisodes non-microbiens. Les résultats obtenus démontrent une
différence statistiquement significative notamment pour l'âge, ainsi que le taux des leucocytes
urinaires, l’urée sanguine, les globules blancs sanguins et la C-Réactive Protéine (CRP). Nos
résultats montrent que les patients avec un âge plus avancé sont significativement susceptibles
d’exhibés des infections d’origine microbienne (épisodes microbiens) que les sujets jeunes
(épisodes non microbiens) (Tableau 12). De même, nos résultats démontrent des taux de
leucocytes urinaires, de globules blancs sanguins et de C-Réactive Protéine (CRP) sont très
élèves dans les épisodes microbiens par rapport aux épisodes non microbiens ce qui laisse
indiquer qu’un taux élevé de ces paramètres peut être significatif une infection bactérienne. A
l’inverse, dans notre étude des taux de l’urée sanguine se révèlent significativement moins
élevés dans les épisodes microbiens par rapport aux épisodes non microbiens (Tableau12).
63
Chapitre IV : Résultats
Tableau 12 : Résultats des analyses comparatives entre les épisodes microbiens et non microbiens.
64
Chapitre IV : Résultats
65
Chapitre IV : Résultats
1% E. coli
1%
1% 1% 1% 1%
1%
Klebssiella pneumoniae sp pneumoniae
1%
1%
1%
1%
Proteus mirabilus
1%
2% Klebssiella oxytoca
3% Pseudomonas aeruginosa
Entérobacter cloacae
7%
Pseudomonas sp
Streptococcus sp
Staphylococcus aureus
Proteus penneri
11% Citrobecter fermeri
Entérobacter aeruginosa
Citrobecter koseri
Entérococcus sp
Citrobacter braaki
Proteus sp
66
Chapitre IV : Résultats
D’autre part, de façon global et sur l’ensemble des espèces bactériennes isolées, les
Enterobacteriaceae étaient la famille la plus dominante dans les épisodes microbiens (isolées
dans 77.30% des cas), suivi de Pseudomonaceae (2.75% des cas), puis les Micrococcaceae
et Streptococcaceae avec la même fréquence d’isolement (1.10% des cas) tandis que les
Entérococcaceae on été identifiées dans 0.55% des cas (Tableau 14).
67
Chapitre IV : Résultats
Femelles Males
Bactéries P Value
Fréquence Pourcentage Fréquence Pourcentage
E. coli 62 34,25% 37 20,44% 0,1419
Klebssiella pneumoniae 1 3,31% 11 6,07% 0.096
ssp pneumoniae
Proteus mirabilus 0 3,86% 3 1,65% 0.6090
Klebssiella oxytoca 3 1,65% 0 0,55% 0.8992
Pseudomonas 0 1,10% 0 0,55% 0.7388
aeruginosa
Entérobacter cloacae 1 0% 0 1,10% 0.3543
Pseudomonas sp. 0 1,10% 1 0% 0.6093
Streptococcus sp. 0 0,55% 0 0,55% 0.8355
Staphylococcus aureus 0 0,55% 0 0,55% 0.8355
Proteus penneri 0 0,55% 0 0,55% 0.8355
Citrobecter fermeri 0 0,55% 1 0% 0.3859
Entérobacter 0 0,55% 1 0% 0.3859
aeruginosa
Citrobecter freundii 1 0% 0 0,55% 0.8836
Citrobecter koseri 0 0,55% 1 0% 0.3859
Entérococcus sp. 1 0% 0 0,55% 0.8836
Citrobacter braaki 0 0,55% 1 0% 0.3859
Proteus sp. 0 0,55% 1 0% 0.3859
68
Chapitre IV : Résultats
Tableau 16 : Le profil de résistance d’E. Coli isolés aux différents antibiotiques testés.
69
Chapitre IV : Résultats
100
90
80
70
Pourcentage
60
50
40
30
20
10
0
AMP AMC CZ CTX CAZ IPM GEN AK SXT CIP CHL FOS CT NIT
Antibiotiques testés
Figure 35 : Le profil de résistance d’E. coli isolés aux différents antibiotiques testés.
Amino= Aminosides. Sulfa+ Tri= Sulfamides+ Triméthoprime. Quino= Quinolones. Phéni= Phénicolés. Fosfo= Fosfomycine. Nitro= Nitrofurane. Polype= Polypeptides.
AMP= Ampicilline. AMC= Amoxyclave. CZ= Cefazoline. CTX= Cefotaxime. CAZ= Ceftazidime. IPM= Imipénème. GEN= Gentamycine. AK= Amikacine. SXT=
Triméthoprime+Sulfaméthoxazole. CIP= Ciprofloxacine. CHL = Chloramphénicol. FOS= Fosfomycine. NIT= Nitrofurantoide. CT= Colistine.
70
Chapitre IV : Résultats
Tableau17 : Le profil de résistance des Enterobacteriaceae hors E.coli isolés aux différents antibiotiques
testés.
71
Chapitre IV : Résultats
100
90
80
70
60
Pourcentage
50
40
30
20
10
0
AMP AMC CZ CTX CAZ IPM GEN AK SXT CIP CHL FOS NIT CT
Antibiotiques testés
Figure 36 : Le profil de résistance des Enterobacteriaceae hors E.coli isolés aux différents antibiotiques testés.
Amino= Aminosides. Sulfa+ Tri= Sulfamides+ Triméthoprime. Quino= Quinolones. Phéni= Phénicolés. Fosfo= Fosfomycine. Nitro= Nitrofurane. Polype= Polypeptides.
AMP= Ampicilline. AMC= Amoxyclave. CZ= Cefazoline. CTX= Cefotaxime. CAZ= Ceftazidime. IPM= Imipénème. GEN= Gentamycine. AK= Amikacine. SXT=
Triméthoprime+Sulfaméthoxazole. CIP= Ciprofloxacine. CHL= Chloramphénicol. FOS= Fosfomycine. NIT= Nitrofurantoide. CT= Colistine.
72
Chapitre IV : Résultats
Tableau 18 : Le profil de résistance des pseudomonaceae isolés aux différents antibiotiques testés.
73
Chapitre IV : Résultats
100
90
80
70
60
Pourcentage
50
40
30
20
10
0
IPM
CAZ
CHL
AMP/SUB
TCC
GEN
AK
TOB
TIC
TEC
CIP
SXT
CT
β-lactamines Amino Sulfa+Tri Quino Polypep Phéni Glyco
Antibiotiques testés
Figure 37 : Le profil de résistance des pseudomonaceae isolés aux différents antibiotiques testés.
Amino= Aminosides. Sulfa+ Tri= Sulfamides+ Triméthoprime. Quino= Quinolones. Phéni= Phénicolés. Polype= Polypeptides. Glyco= Glycopeptides. CAZ= Ceftazidime.
TCC= Ticarciline+Acide clovulanique. TIC= Ticarcilline. IPM= Imipénème. AMP/SUB= Ampicilline/Sulbactame. AK= Amikacine. GEN= Gentamycine. TOB=
Tobramycine. SXT= Triméthoprime+Sulfaméthoxazole. CIP= Ciprofloxacine. CHL = Chloramphénicol. CT= Colistine. TEC= Teicoplanine.
74
Chapitre IV : Résultats
Tableau 19 : Le profil de résistance des Micrococcaceae isolés aux différents antibiotiques testés.
75
Chapitre IV : Résultats
100
90
80
70
Pourcentage
60
50
40
30
20
10
Antibiotiques testés
Figure 38 : Le profil de résistance des Micrococcaceae isolés aux différents antibiotiques testés.
Glyco= lycopeptides. Linco= Lincosamides. Glycyl= Glycylcyclines. Sulfa+ Tri= Sulfamides+ Triméthoprime. Nitro= Nitrofuranes. Cycli= Cyclines. Oxazol=
Oxazolidinones. ERT= Ertapinème. AMP/SUB= Ampicilline/Sulbactame. VAN= Vancomycine. TEC= Teicoplanine. CLIN= Lincomycine. TEG= Tigecycline. SXT=
Triméthoprime+Sulfaméthoxazole. NIT= Nitrofurantoide. TCY= Tétracycline. LIN= Linézolide.
76
Chapitre IV : Résultats
Tableau 20 : Le profil de résistance des Streptococcaceae isolés aux différents antibiotiques testés.
77
Chapitre IV : Résultats
100
90
80
70
Pourcentage
60
50
40
30
20
10
0
Figure 39 : Le profil de résistance des Streptococcaceae isolés aux différents antibiotiques testés.
Glyco= lycopeptides. Cycli= Cyclines. Linco= Lincosamides. Sulfa+ Tri= Sulfamides+ Triméthoprime. Nitro= Nitrofuranes. Oxazol= Oxazolidinones. Quino= Quinolones.
Glycyl= Glycylcyclines. ERT= Ertapinème. IPM= Imipénème.AMP= Ampicilline. AMP/SUB= Ampicilline/Sulbactame. PEN= Pénicilline. VAN= Vancomycine. TEC=
Teicoplanine. TCY= Tétracycline. CLIN= Lincomycine. SXT= Triméthoprime+Sulfaméthoxazole. NIT= Nitrofurantoide. LIN= Linézolide. LEVO= Levofloxacine. TEG=
Tigecycline.
78
Chapitre IV : Résultats
Entérococcus sp. a été identifiée dans un seul épisode qui exposait une résistance au
Lincomycine, au Linézolide, au Triméthoprime couplé au Sulfaméthoxazole et au
Vancomycine. Cette bactérie reste sensible pour le reste des antibiotiques (Tableau 21 et
Figure 40).
Tableau 21 : Le profil de résistance des Entérococcaceae isolés aux différents antibiotiques testés.
Familles Antibiotiques Résistantes (%) Intermédiaires(%) Sensibles (%)
β-lactamines AMP 1 (0%) 1 (0%) 0 (100%)
IPM 1 (0%) 1 (0%) 1 (100%)
AMP/SUB 1 (0%) 1 (0%) 0 (100%)
ERT 1 (0%) 0 (100%) 1 (0%)
Glycopeptides VAN 0 (100%) 1 (0%) 1 (0%)
TEC 1 (0%) 1 (0%) 0 (100%)
79
Chapitre IV : Résultats
100
90
80
70
Pourcentage
60
50
40
30
20
10
Antibiotiques testés
Figure 40 : Le profil de résistance des Entérococcaceae isolés aux différents antibiotiques testés.
Glyco= lycopeptides. Linco= Lincosamides. Glycyl= Glycylcyclines. Sulfa+ Tri= Sulfamides+ Triméthoprime. Nitro= Nitrofuranes. Cycli= Cyclines. Oxazol=
Oxazolidinones. ERT= Ertapinème. AMP/SUB= Ampicilline/Sulbactame. VAN= Vancomycine. TEC= Teicoplanine. CLIN= Lincomycine. TEG= Tigecycline. SXT=
Triméthoprime+Sulfaméthoxazole. NIT= Nitrofurantoide. TCY= Tétracycline. LIN= Linézolide.
80
Chapitre V
Discussion
Chapitre V : Discussion
Discussion
L’infection urinaire (IU) est une pathologie fréquente en milieu hospitalier et
communautaire. Les microorganismes les plus fréquemment isolés au cours de ces infections
sont les bacilles à Gram négatif avec au premier rang Escherichia coli (Dia ML et al., 2015).
Le diagnostique microbiologique de ces infections repose essentiellement sur l’ECBU qui
reste l’examen clé pour le diagnostic de certitude (Janviera F et al., 2008). Ces IU doivent
faire l’objet d’une antibiothérapie adaptée au microorganisme identifié afin d’éviter
l’aggravation ou la rechute. Cependant une augmentation récente de la résistance aux
antibiotiques des bactéries responsables d’infections urinaires a été observée. La connaissance
de l’état actuel de la résistance aux antibiotiques des bactéries isolées dans ces inféctions
optimise le choix thérapeutique et par conséquent améliore le pronostic de ces infections (Dia
ML et al., 2015).
Dans notre étude, les analyses des données cliniques, qui incluaient 905 patients
présentant une IU communautaire sont traitées de plusieurs cotés. Tous d’abord, nous avons
effectué une analyse globale des données cliniques récupérées, puis nous avons entretenus une
étude comparative et détaillée de ces données cliniques entre des sujets de sexe féminin et
celles des sujets de sexe masculin. Nous avons aussi comparé la variation de ces données chez
les patients présentant une IU bactérien par rapport à ceux présentant une IU non bactérien.
Nous avons, en outre, déterminé une liste exhaustive de microorganismes liés à ces infection
et étudié leur fréquence mais aussi la répartition de ces bactéries selon le sexe. Enfin, Nous
avons étudié le profil de résistance des bactéries identifiés aux différents antibiotiques testés.
Tout d’abord, en ce qui concerne l’analyse des données cliniques, les résultats obtenus
dans la présente étude semble en concordance avec ce qui a été précédemment rapporté. En
effet, la plupart des études précédemment publiées ont montré que les femmes sont les plus
prédisposées aux IU que les hommes (Larabi K et al., 2003, Sierra-Díaz E et al., 2019). En ce
sujet, les résultats de notre étude semblent être en concordance. En effet, dans notre étude et
sur l’ensemble des patients inclus, 57,79% étaient de sexe féminin tandis que seulement
42,20% étaient de sexe masculin, suggérant bien que les femmes sont les plus fréquemment
touchaient que les hommes (Figure 31). Ces résultats concordent aussi avec ce qui a été
rapporté par d’autres études telles que l’étude de Bentroki et al. réalisée en 2012 à Guelma en
Algérie qui montrait que 85 % des IUC ont été enregistrées chez des patients de sexe féminin
(Bentroki AA et al., 2012). En outre, dans un CHU à Tunis, Chervet et al. En 2017 confirme
81
Chapitre V : Discussion
encore notre résultat. A cet effet, les auteurs ont constaté une prédominance féminine de 81,4
% (Chervet D et al., 2017). De plus, l’étude de Hailaji et al, réalisé à Nouakchott en
Mauritanie en 2016, qui montrait une prédominance du sexe féminin qui était de 61,7 % de
femmes pour 38,3 % d’hommes, ce qui correspond à un sex-ratio F/H de 1,6 (Hailaji NSM et
al., 2016). De même, Meyer et al. en 2015 montraient que leur population étudiée comprenait
84 % de femmes et 16 % d’hommes (Meyer A et al., 2015). D’autres résultats similaires ont
été aussi très récemment rapporté (Salunk GV et Gidamudi SS., 2017. Mangal N et al., 2017).
Cette fréquence accrue chez le sexe féminin peut s'expliquer par la présence de plusieurs
facteurs de risques chez les femmes tels que la configuration anatomique : brièveté de
l’urètre, proximité des orifices anal et vaginal, insuffisance des pratiques d’hygiène, rapports
sexuels et la grossesse (Gonsu Kamga H et al., 2014). Cette prédisposition féminine reste la
même dans les épisodes microbiens où 57.22% des cas provenaient des femmes contre
42.77% qui étaient des hommes. De même, le sexe féminin prédomine dans les épisodes non
microbiens (56.07% de l’ensemble des cas positifs) par rapport au sexe masculin (43.92% de
l’ensemble des cas positifs) (Tableau 12). Ce qui est en accord avec l’étude de Sierra-Díaz et
al., publiée en 2019, qui démontrait que parmi les urocultures (UC) totales réalisées, 24.5%
étaient positifs. Parmi les cas positifs, 60% étaient collectées chez les femmes, et 40% étaient
collectés chez les hommes (Sierra-Díaz E et al., 2019).
D’autre part, différents études rapportaient que l’âge constitue un des facteurs de
risque les plus agissants sur l’incidence de l’IU. A la lumière de nos résultats obtenus, nous
constatons que les IU peuvent affecter les sujets jeunes comme les plus âgés (Tableau 07).
Néanmoins, les sujets de sexe féminin semblent être significativement affectés à un âge jeune
que les sujets de sexe masculin (Tableau 07). Toutefois, des sujets plus âgés, tous sexes
confondus, semblent significativement exhiber des infections bactériennes que les sujets
moins âgés (Tableau 07). En outre, nos résultats démontraient que pour la majorité des
patients affectés dont l’âge variait entre 18 et 38 ans étaient des femmes, ce qui inspire une
prédisposition féminine aux IU dans cette tranche d'âge (Tableau 07). Chez la femme, il a été
rapporté que la fréquence augmente avec l’âge, avec 2 pics, l’un au début de l’activité
sexuelle et l’autre en période post ménopausique (ANSM., 2015). A l’inverse, nos résultats
montraient que la prédisposition aux IU après l'âge de 68 ans est quasiment masculine
(Tableau 07) ce qui concorde avec les résultats de Dia et al. Publiée en 2015, qui montrait
qu’une fréquence élevée des IU a été retrouvée chez les personnes âgées de plus de 60 ans (30
%) (Dia ML et al., 2015). Chez l’homme, la fréquence augmente après 50 ans, en relation
82
Chapitre V : Discussion
notamment avec la pathologie prostatique (ANSM., 2015). De plus, les facteurs intervenant
dans l'augmentation de l'incidence de l'infection urinaire sont multiples avec l'augmentation
avec l'âge des troubles de la motricité vésicale (effet des médicaments, alitement...), la
déshydratation, le défaut d'hygiène et la baisse des défenses immunitaires. Globalement,
l'appareil urinaire est pauvre en cellules immunocompétentes (Gonthier R., 2000).
Par ailleurs, dans la présente étude, la prévalence des infections urinaires bactériennes
était de 18,38%. Ces résultats semblent être en concordance avec ce qui a été précédemment
rapporté par une étude menée par Dalal et al., en Inde en 2016 qui montrait une bactériurie
significative dans 24,26% des cas. De même, nos résultat est également plus ou moins en
corrélation avec l’étude de (Pratap et al., 2016) qui a révélé que la prévalence des infections
urinaires était de 32,5%. Néanmoins, la fréquence des épisodes bactériens obtenue dans notre
étude semble être beaucoup plus faible que celle précédemment rapportée dans l'étude
d’Elsayed Hegazy et al. En 2018 en Egypte et selon laquelle le taux de prévalence d'isolement
de microorganismes liés à des infections urinaires était de 86,0% des cas. Presque la même
prévalence était aussi rapportait dans l’étude de Moue et al. Ainsi que par l’étude de Haque et
al. en 2015 qui montraient une prévalence d’épisodes microbiens de 79,5% et de 59,67%
respectivement (Haque et al., 2015. Moue A et al., 2015). Cette différence peut être attribuée
à la différence entre le transport des échantillons, le nombre de cas sélectionnés, le choix des
médias et le taux de prévalence local. En outre, l'état général des patients, même le statut
standard d'hygiène personnelle et d'éducation, peuvent en être responsables (Elsayed Hegazy
E et al., 2018). Intéressement, nos résultats démontrent des taux de leucocytes urinaires, de
globules blancs sanguins et de C-Réactive Protéine (CRP) sont très élèves dans les épisodes
microbiens par rapport aux épisodes non microbiens ce qui laisse indiquer qu’un taux élevé de
ces paramètres peut être significatif d’une infection bactérienne. Ces critères peuvent être
donc fiables et inspirateurs d’une infection urinaire. En ce sujet, les résultats de notre étude
semblent être en concordance avec ce qui a été démontré précédemment. En effet, dans une
étude menée par Karima K et Benzeghadi H en 2015 dans le service de Pédiatrie au CHU de
Tlemcen, les auteurs montraient que la CRP a été dosée chez tous les malades, avec une
moyenne de 110 ±76 mg/L (Kouta K et Benzeghadi H., 2015). En effet, la CRP est une
protéine de l’inflammation. Elle est synthétisée par le foie, et augmente 6 heures seulement
après le stimulus inflammatoire, leur taux sanguins normale y compris entre 0 et 20 mg/L.
Elle permet d’orienter vers un diagnostic d’infection bactérienne. De plus, à l’état normal,
l’urine est très pauvre en éléments cellulaires. La majorité des patients présentant une
83
Chapitre V : Discussion
infection urinaire ont une quantité anormalement élevée de ces différents éléments cellulaires
(Darbas H et al., 2007). En cette matière, les résultats de notre étude semblent être en
concordance avec ce qui a été démontré précédemment. Nos résultats confirment donc les
conclusions rapportaient dans autres études telles que l’étude réalisée par Akone M A en
2011, dans laquelle l’auteur constatait une valeur significative de leucocyturie (65,6%) et
d’hématurie (49,9%) prédominés dans les épisodes microbiens (Akone M A., 2011). De
même dans une autre étude menée par Nikiema A en 2002, l’auteur indiquait des valeurs
significatives de leucocyturie (76%) qui étaient fréquente dans les épisodes microbiens
(Nikiema A., 2002). En effet la présence de leucocyturie dans les urines est le témoin de la
réaction inflammatoire de la muqueuse des voies urinaires. A l’inverse, dans notre étude des
taux de l’urée sanguine se révèlent significativement moins élevés dans les épisodes
microbiens par rapport aux épisodes non microbiens. En effet, une urémie de plus élevée que
la valeur normale est indicateur d'insuffisance rénale qui peut être aussi un facteur favorable
de l’IU (Stapleton A., 1997. Ouédraogo P., 1997).
D’autre part, l’analyse de la fréquence et la répartition microorganismes responsables d’IU
montrent la prédominance des bacilles à gram négatif en particulier la famille des Enterobacteriaceae
(Figure 34). Comme l’on attendait et comme précédemment démontré par un nombre importants
d’études, E. coli reste l’espèce la plus dominant avec une fréquence de 54.69%. Alors que les Cocci à
gram positifs ne représentant que 2,75% (Tableau 14). Dans l’étude d’Elsayed Hegazy et al. En
2018 en Egypt les auteurs rapportaient que les bactéries aérobies à Gram négatif étaient les
agents pathogènes dominants (82,42%). Les entérobactéries sont les agents pathogènes
prédominants (78,57%), tandis que (3,85%) des souches appartenaient aux bâtonnets non
fermentants (Pseudomonas aeuroginosa et Acinetobacter baumannii). Des cocci à Gram
positif (Enterococcus spp et Staphylococcus à coagulase négative) ont été représentés 6,6% de
tous les isolats. En ce qui concerne l’infection fongique, Candida a été représenté 10,99%. E.
coli était l'isolat prédominant (53,85%) suivi par Klebsiella spp. (17,58%), Candida spp
(10,99%), Proteus spp. (6,04%) Staphylococcus à coagulase négative (3,85%) Enterococcus
spp. (2,75%), Pseudomonas spp. (2,19%), Acinetobacter baumannii (1,65%), Enterobacter
spp. (0,55%) et des maracences Serrate (0,55%) (Elsayed Hegazy E et al., 2018). Un résultat
semblable est rapportait par l’étude de Benyagoub et al. Réalisée à Bechar en Algérie en 2013
et qui montrait que les entérobactéries représentent plus de 50% des germes uropathogènes
isolées, avec prédominance d’Escherichia coli (41,4% des cas). De plus, les cocci Gram
positifs) ont été isolés dans 38% des cas et représentés par Staphylococcus aureus, S.
saprophyticus et autres Staphylocoque à coagulase négatif. L’infection fongique (mycose) à
84
Chapitre V : Discussion
85
Chapitre V : Discussion
de l’E.Coli, l’imipenème et les aminosides gardent une bonne efficacité. Comme montrent nos
résultats, l’imipenème et les aminosides restent très actifs sur les entérobactéries, aussi bien
qu’en Tunisie ou en Turquie et leur utilisation doit être donc privilégiée au jour d’aujourd’hui
(Larabi K et al., 2003. Yüksel S et al., 2006). A l’inverse, d’après l’étude de Thabet et al. En
2010 réalisée à l’Hôpital Aziza Othmana de Tunis montraient des résistances élevées aux
antibiotiques. Une fréquence élevée des résistances acquises concerne essentiellement
l’amoxicilline (60,3% des E.coli, 72% des P.mirabilis) et le cotrimoxazole (29% des E.coli,
19,1% des K.pneumoniae, 21,4% des P.mirabilis sont résistants à l’amoxicilline). La
résistance aux céphalosporines de troisième génération par production de bétalactamse à
spectre étendu (BLSE) était présente chez un certain nombre d’entérobactéries (5 ,7% des K.
pneumoniae et 1,8 des E.coli) (Thabet L et al., 2010). Cette résistance élevée pourrait bien
s’expliquée par le fait que la majorité de ces patients étaient hospitalisés, et que l’utilisation
des antibiotiques est trop large en milieu hospitalier ce qui mène à conclure qu’une
antibiothérapie raisonnée en milieu hospitalier est recommandée afin de réserver certaines
molécules aux souches multi résistantes.
86
Conclusion
Conclusion
Conclusion
L’infection urinaire demeure partout dans le monde une pathologie très fréquente.
C’est l’un des principaux motifs de consultation, d’explorations microbiologiques et de
prescription des antibiotiques avec des conséquences sur le coût des soins et du
développement de résistances bactériennes. Elle représente l’une des infections les plus
courantes qui touchent tous les tranches d’âge des deux sexes. Notre étude montre que les IU
sont prédominantes chez les femmes par rapport aux hommes, ce qui pourrait s’expliquer par
l’anatomie de l’appareil urinaire féminine, la grossesse, l’activité sexuelle et le manque
d’hygiène. Mais plus que l’âge augmente plus que l’infection semble affecte
préférentiellement les hommes au moment de l’apparition des troubles prostatiques.
En outre, nos résultats montrent que l’écologie bactérienne n'a pas beaucoup changée
ces dernières années avec E. coli qui continue d’occuper le premier rang des uropathogènes.
En revanche la connaissance des bactéries responsables constitue un outil précieux pour le
choix de l’antibiothérapie de première intention qui nécessite d’être adaptée au site de
l’infection et au terrain sous-jacent. La mauvaise utilisation des antibiotiques est responsable
d’une part importante de ces résistances, le diagnostique bactériologique des infections
urinaires complété par un antibiogramme est le moyen le plus efficace pour une meilleure
prise en charge thérapeutique. Toutefois, le niveau de résistance aux antibiotiques devient, ces
dernières années de plus élevé atteignant des taux inquiétants pour certains d’entre eux. Notre
étude montre que cette résistance est notamment orientée contre l’ampicilline et l’amoxicilline
à cause de leur large utilisation. L’imipenème et les aminosides demeurent, par contre, les
molécules les plus actives. Néanmoins, il est prudent de ne pas utiliser excessivement ces
molécules, afin de diminuer le risque de développement de la résistance à leur encontre.
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hospitalier universitaire-Hubert Koutoukou Maga.
99
Annexes
Annexes
Annexe 01
Tableau 01: principales classes d’antibiotiques et leur spectre d’action (Zoumahoun C., 2005).
Annex 02
Tableau01 : Matériels, réactifs et milieux de culture utilisés dans la préparation d’ECBU au niveau de
laboratoire Mirouh d’Analyses médicales (LAM) (Ferdjioua).
Matériels Matériel biologique, Milieux de culture
réactifs et solutions
-Pots stériles pour les - Echantillons d’urine. -Milieu gélosé CHROMagar
TM
prélèvements. - Bandelettes réactives Orientation.
-Boites de Pétri. "ComboStik"
-Anse de platine. -Souches bactériennes isolées
-Cellules de Malassez à partir des prélèvements
-Lames et lamelles. urinaires.
-Tubes à essai stériles. -Eau semi physiologie stérile.
-Réfrigérateur à 4 C°.
-Bec bunsen.
-Microscope optique.
-Etuve réglée à 37°C.
-Les gants.
-Vitek 2 compact avec ses
instruments (automate).
-Densichek Plus.
-Carte d’identification.
Dans un milieu chromogénique (ou chromogène), le milieu de base est conçu pour
éliminer les germes les germes indésirables et pour favoriser les bactéries ciblées. Le substrat
chromogène, spécifique d’une enzyme de ces bactéries, est décomposé en ces molécules
constitutives (en générale deux), dont l’une est colorée à l’état libre. Celle-ci vient alors
colorer les colonies qui exprimeront ainsi un test enzymatique positif pour ces germes
(Delaras C., 2014).
Tableau 02: Aspect des colonies sur milieu CHROMagar (CHROMagar TM Orientation).
Annex 03
Tableau 01 : Les normes des paramètres biochimiques, hormonologiques, sérologiques et urinaires
utilisés.
Paramètre Normes
Glycémie 0.70-1.10 g/l
Urée sanguine 0.17-0.51 g/l
Créatininémie 7-14 mg/l
Calcémie 88-105 mg/l
C-Réactive Protéine (CRP) 0-5 mg/l
Cholestérol <2.40 g/l
Triglycéride <1.40 g/l
Acide urique 26-60 mg/l
TSH 3 0.250-5 µUI/ml
Vitesse de sédimentation (VS) 1 heur 4-10 mm
Vitesse de sédimentation (VS) 2 heur 7-20 mm
Globules blancs 3.8-11 . 013/µL
Rubéole IgG Négative : <10 UI/ml
Equivoque : 10-15 UI/ml
Positive : ≥15 UI/ml
Rubéole IgM Négative : <1.2 UI/ml
Equivoque : 1.2 -1.6 UI/ml
Positive : ≥1.6 UI/ml
Toxoplasmose IgG Négative : <1.6 UI/ml
Equivoque : 1.6 -3 UI/ml
Positive : ≥3 UI/ml
Toxoplasmose IgM Négative : <0.5 S/CO
Equivoque : 0.5-0.6 S/CO
Positive : ≥0.6 S/CO
Leucocytes urinaires <10 /mm3
Résumé:
Les infections urinaires (IU) constituent un véritable problème de santé publique tant par leur fréquent
que par leur difficulté de traitement. Dans ce travail, nous avons essayé d’établir le profil bactériologique de
l’infection urinaire et de tester le niveau de résistance des bactéries aux différentes familles d’antibiotiques
étudiées. Au cours de notre étude, nous nous sommes familiarisées avec la procédure opératoire de l’examen
cytobactériologique des urines (ECBU), pour isoler, identifier les microorganismes en cause et étudier leur
sensibilité aux antibiotiques à l’aide des moyens automatisés. A la lumière de nos résultats, sur l’ensemble des
977 prélèvements testés, la prévalence des IU était plus élevée chez les femmes (57,79%) que les hommes
(42,20%). L’expression du taux de positivité de l’ECBU est illustré par un pourcentage de 18.38% ce qui signifie
que 180 personnes ont eu une infection urinaire d’origine bactérienne. Les entérobactéries constituent les agents
les plus fréquemment impliqués dans ce type d’infection. Parmi ceux-ci, Escherichia Coli est le microorganisme
le plus commun alors que les Cocci à gram positif restent très peu impliquées dans les IU. Nos résultats
montraient que résistance aux différents antibiotiques testés est notamment orientée contre l’ampicilline et
l’amoxicilline à cause de leur large utilisation. L’imipenème et les aminosides demeurent, par contre, les
molécules les plus actives. Néanmoins, il est prudent de ne pas utiliser excessivement ces molécules, afin de
diminuer le risque de développement de la résistance à leur encontre.
Summary:
Urinary tract infections (UTIs) are a real public health problem both in terms of their frequency and
their difficulty of treatment. In this work, we tried first to establish the bacteriological profile of UTIs and then to
determine the resistance profile of isolated bacteria to the different families of antibiotics. During this study, we
became familiar with the operating procedures of cytobacteriological analysis of urine, to isolate, identify the
responsible microorganisms and study their sensitivity to antibiotics using automated standards. As results, of
the 977 samples tested, the prevalence of UTIs was higher among women (57.79%) than men (42.20%). The
bacterial episodes are illustrated by a percentage of 18.38% which means that 180 people had a urinary infection
of bacterial origin. Enterobacteria are the most common agents involved in this type of infection. Of these,
Escherichia Coli is the most common microorganism while Gram-positive Cocci remain fewer in UI. Our results
showed that resistance to the various antibiotics tested is particularly oriented against ampicillin and amoxicillin
because of their wide use. Imipenem and aminoglycosides, on the other hand, remain the most active molecules.
Nevertheless, it is prudent not to excessively use these molecules, in order to reduce the risk of developing
resistance against them.
:ملخص
في هذا العمل.تعد التهابات المسالك البولية مشكلة حقيقية للصحة العامة سواء من حيث تواترها أو صعوبة معالجتها
خالل.حاولنا تحديد البنية البكتريولوجية للعدوى البولية واختبار مستوى مقاومة البكتيريا للعائالت المختلفة للمضادات الحيوية
أصبحنا على معرفة باإلجراء التشغيلي للفحص البكتيري الخلوي للبول من اجل عزل وتحديد الكائنات الحية الدقيقة،دراستنا هذه
من بين، في ضوء النتائج التي توصلنا إليها.المتعلقة بالعدوى البولية ودراسة حساسيتها للمضادات الحيوية باستخدام الوسائل اآللية
كما أن.)٪ 02.24( ) من الرجال٪ 99.97( كان معدل انتشار عدوى المسالك البولية أعلى بين النساء، عينة تم اختبارها799
توصلنا، فيما يخص الدراسة الميكروبيولوجية.)%08.84( شخصًا مصابون بالتهاب بولي من أصل بكتيري084 الدراسة بينت أن
. هي أكثر أنواع البكتيريا المعوية المسببة للعدوى البوليةE.coli وخاصةEntérobactériaceae إلى أن البكتيريا
كما أظهرت نتائجنا أن مقاومة المضادات الحيوية المختلفة التي تم اختبارها موجهة بشكل خاص ضد األمبيسيلين
ً
.نشاطا يظل اإليميبينيم واألمينوغليكوزيدات أكثر الجزيئات، من ناحية أخرى.واألموكسيسيلين بسبب استخدامها على نطاق واسع
. من أجل الحد من خطر تطوير المقاومة ضدها، فمن الحكمة عدم اإلفراط في استخدام هذه الجزيئات، ومع ذلك