P11 Cours
P11 Cours
2016/17
Tanger
Département de physique
1
CHAPITRE 1
THEOREMES GENERAUX ET ANALYSE DES CIRCUITS
2
Introduction :
– d’une source d’électricité (une pile, une batterie, une cellule solaire, le
secteur...) pour créer une différence de potentiel mesurée en volts, et pour
fournir un courant soit continu soit alternatif;
Par convention, on considère que le courant circule de la borne positive (+) vers la
borne négative ( − ).
3
THEOREMES GENERAUX ET ANALYSE DES CIRCUITS
Courant continu :
Q
I=
Ʈ
Dans le courant continu, les électrons se déplacent toujours dans le même sens.
4
Ce symbole se trouve sur de nombreux appareils électroniques qui nécessitent ou produisent du
courant continu.
Générateur :
5
Le générateur de tension est un modèle théorique. C'est un dipôle capable d'imposer
une tension constante quelle que soit la charge reliée à ses bornes. Il est également
appelé source de tension.
E effet, lorsque le circuit est ouvert, la tension qui existe à ses bornes lorsqu'il ne
débite aucun courant est la tension à vide. Le générateur de tension est donc un
dipôle virtuel dont la tension à ses bornes est toujours égale à la tension à vide
quelle que soit la valeur du courant débité.
Remarques importantes :
− il est fortement déconseillé de mettre en parallèle une pile usagée et une pile
neuve. Les tensions imposées étant différentes, la pile neuve débitera à
travers la pile usagée jusqu'au moment où les deux piles seront déchargées.
− un conducteur parfait de résistance nulle peut être modélisé par un générateur
de tension nulle. Court-circuiter un dipôle par un conducteur parfait revient à
imposer à ses bornes une tension nulle. C'est pourquoi il ne faut jamais court-
circuiter un générateur de tension : cela revient à imposer simultanément deux
tensions différentes.
La résistance interne d'un générateur de tension idéal est nulle, ce qui n'est
généralement pas le cas pour un générateur réel. Un générateur réel est
modélisé par un générateur idéal en série avec sa résistance interne. En
convention générateur, la caractéristique statique tension-courant du générateur
de tension réel devient : u = vA - vB = e - r i. La résistance interne induit une chute
de tension.
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On a uG = vA - vB = E - r i ,donc, le circuit équivalant d’un générateur de tension réel
est donnépar
Générateur de courant
E−(v A −v B ) E ( v A−v B)
On a u = vA-vB = E- r’I => I = on pose =I 0 et =I G => I=I0-IG
r' r' r'
représente la loi des nœuds au point A et B, d’où le schéma équivalent du
générateur de courant réel.
7
Donc le générateur de courant est équivalent à une source de courant interne I 0 et
d’une résistance interne r’.
=Eeq+ReqI
Pour une association de dipôles actifs en série, la tension à vide du groupement est
égale à la somme des tensions à vide de chaque dipôle Eeq = E1 + E2 + ……+En.
U = vA - vB = (E1 – r1I1) = (E2 – r2I2) = (E3 – r3I3) = Eeq - ReqI avec I = I1 + I2 + I3.
D’où I = [E1- (vA - vB)] / r1+ [E2- (vA - vB)] / r2+ [E3-(vA - vB)] / r3.
8
Avec 1/ Req = 1/ r1 + 1/ r2 + 1/ r3 et I0eq = E1/r1 + E2/r2 + E3/r3. D’où I = I0eq – (vA-vB)/Req
Cette loi s’applique sur une portion du circuit électrique sans dérivation, et contenant
des générateurs, des récepteurs, des résistances……etc.
D’une manière générale, on peut déduire que : pour une portion d’un circuit (AB)
contenant des résistances, des générateurs et des récepteurs en série et que le
courant circule de A vers B, alors
V A −V B =I ∑ résistances +∑ f . c . e . m−∑ f . e .m
Loi de Pouillet :
Cette loi représente la loi d’ohm généralisée pour un circuit fermé contenant des
conducteurs sans dérivation, en effet :
9
0=I ∑ résistances+ ∑ f . c . e . m−∑ f . e . m →
∑ f . e . m−∑ f . c . e . m
I= représente la loi de Pouillet
∑ résistances
Lois de Kirchhoff
Les lois de Kirchhoff sont des propriétés physiques qui s'appliquent sur les circuits
électriques. Ces lois portent le nom du physicien Kirchhoff qui les a établies.
Loi des Nœuds : En régime permanent, il ne peut pas y avoir accumulation des
charges électrique en un point du réseau. Autrement dit, la quantité de charges
électrique qui arrive en ce point doit le quitter, cela signifie que dans un noeud la
somme des intensités électrique entrantes est égale à la somme des intensités
électrique sortantes.
Schéma
Donc i2 + i3 = i1 + i4
i) Loi des mailles : Si on parcourt une maille dans un sens déterminé, il y a des
variations de potentiel entre chaque conducteur, de telle façon que la somme des
tensions le long de cette maille est toujours nulle. En d'autres termes, si on fait le
tour d'une maille et que l'ont additionne toutes les tensions de celle-ci (en faisant
attention au sens), la somme sera égale à zéro.
Schéma
10
Schéma illustrant la loi des mailles
V1 - V 2 - V 3 - V 4 = 0
Pont diviseur :
11
Schéma
R2
En effet, Vcc = (R1 + R2 ) I et Va = R2I d’où V a = c’est l’équation du pont diviseur de
¿¿
tension.
12
Théorème de Thévenin
Objectif :
Tout sous réseau d'un réseau peut être remplacé par un générateur de tension et
une résistance en série avec ce générateur (Eth, Rth).
1- Isoler le réseau (c'est à dire retirer tous les éléments qui ne font pas partis du sous
réseau pour lequel on désire connaître le générateur de Thevenin ).
2- Remplacer les sources de tension par des courts circuits et les sources de courant
par des circuits ouverts .
13
- Calculer Eth :
Eth = VA-VB lorsque le courant qui circule dans le dipôle AB est nul. Donc d’près le
PDT (pont diviseur de tension) on a :
- Calculer Rth :
Théorème de Norton
Tout sous réseau d'un réseau peut être remplacé par un générateur de courant et
une résistance en parallèle avec ce générateur (IN,RN).
Figure 20
14
Remarque :
Un réseau linéaire, vu entre deux bornes et , peut être remplacé par une source
de courant d'intensité et de résistance interne .
Dans plusieurs cas, le générateur de Norton est plus complexe à déterminer que le
générateur de Thevenin, c'est pourquoi il est bien souvent préférable de calculer le
générateur de thevenin et de le transposer en générateur de Norton. Pour cela on
applique la méthode de la transposition des sources :
Gn = 1/Rth
In =Eth/Rth
THEOREME DE KENNELY :
15
Cette transformation est faite en tenant compte des relation suivantes :
Ra = (Rab * Rac)/somme
Rb = (Rba * Rbc)/somme
Rc = (Rca * Rcb)/somme
Formule réciproque :
Théorème de superposition
16
Soit I1, I2 et I les courants qui circules respectivement dans les résistances R1, R2 et
R3. Calculons le courant I, en utilisant le théorème de superposition.
D’après le pont diviseur de courant on a: I’’ = (R1/ R3+R1)I’’2 avec I’’2 = v2 /(R2+R1//R3)
Théorème de Millman
Avec :
N
Ei
∑ zi 1
E M = i=1
N
, ZM = N
∑ z1 ∑ 1z
i=1 i i=1 i
17
Si zi = Ri on aura
N
E
∑ Ri 1
E M = i=1
N
i
, RM= N
∑ R1 ∑ R1
i=1 i i=1 i
Courant sinusoïdal :
Définition :
Un courant alternatif est sinusoïdale, lorsque son intensité est une fonction
sinusoïdale du temps, c-à-d, c’est un courant qui change régulièrement de sens et de
valeur.
En général i(t) s’écrit sous la forme i(t) = Im sin(wt+φ ) ou i(t) = Im cos(wt+φ ) avec w=2 π
f.
18
Im : valeur maximale du courant ;
φ : la phase ;
Intensité efficace : La valeur efficace d’un courant alternatif est définie comme la
racine carrée de la moyenne du carré de l’intensité calculée sur une période. Elle
s’écrit :
√
T
∫ i2 dt
0
I eff =
T
Dans le cas d’un courant alternatif sinusoïdale sa valeur efficace est donnée par :
j (wt +φ)
i (t )=I m cos ( wt +φ )=Re ( I m e )
19
jwt ¿
v ( t )=V m cos ( wt )=R e (V m e ¿)
jwt jwt j0
v ( t )=V m e =V m e e
jφ j0
I m e et V m e représentent respectivement les amplitudes complexes du courant et
de la tension.
Représentation de Fresnel
Exemple
20
Règle de Fresnel : le vecteur de Fresnel associé à la somme de plusieurs
vibrations, s’obtient en faisant la somme vectorielle des vecteurs de Fresnel associés
à chacune des vibrations.
Celle loi est représentée par : v=v A −v B=R i pour une résistance R.
di
v=v A −v B=L pour une bobine d’inductance L.
dt
1
v=v A −v B=
C
∫ id (t) pour un condensateur de capacité C.
21
Loi d’ohm pour une bobine :
Une bobine est parcourue par un courant variable et traversée par un flux
magnétique variable. D’après Lenz, il y apparait une f.e.m. s’opposant aux flux :
−d ∅ −di di
e= avec ∅ =Li → e= donc v=v A−v B =L , représente la tension induite aux
dt dt dt
bornes de la bobine.
On représentation complexe on a :
Le condensateur est un réservoir de charge électrique, car il stock une charge Q=CV
dQ
avec i = où v représente la d.d.p aux bornes du condensateur.
dt
Q 1
v=v A −v B= ∨dQ=id ( t ) → Q=∫ id ( t)donc v= ∫ id (t)
C C
jφ jφ
1 Ime I m e jwt 1
¿ i ( t )=I m e e donc v = ∫ I m e e d (t)= ∫
jφ jwt jφ jwt jwt
e d (t)= e = i ( t ),
C C jCw jCw
1
on pose Z= appelé impédance complexe du condensateur , d’où v=ZI représente la loi
jCw
d’ohm pour un condensateur.
Soit n conducteurs caractérisés par des impédances z1, z2, z3,…….. zn. Ces
conducteurs sont montés en séries selon le schéma ci-dessous :
Cette association peut être remplacer par une seule impédance équivalente Z eq, tel
que Zeq = z1+z2+ z3+…….. +zn.
Dém :
22
v=v A −v B=v 1 +v 2 + v 3 +… ..+ v n=z 1 i+ z 2 i+ z 3 i+… ..+ z n i=( z 1+ z 2 + z3 + …..+ z n ) i=Z eq i→ Z eq =z 1+ z 2 + z 3+ …..+
Exemple :
Zeq (jw)= z1(jw) +z2(jw) + z3(jw) +…….. +zn(jw)= jL1w + jL2w+ jL3w+…….+ jLnw
n
jLw = j (L1 + L2+L3+…….+Ln)w d’où L=∑ Li .
i=1
( )
n
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
= + + +… = + + +… → =∑ .
jCw jC 1 w jC 2 w j C 3 w jC n w jw C 1 C 2 C 3 Cn C i=1 C i
Soit n conducteurs caractérisés par des impédances z1, z2, z3,…….. zn. Ces
conducteurs sont montés en parallèles selon le schéma ci-dessous :
v v v
v=v A −v B=Zi=Z 1 i 1=Z 2 i 2=…=Z n in → i1= ,i 2= , …i n=
Z1 Z2 Zn
1 1 1 1 1
= + + + …+
Z Z 1 Z2 Z 3 Zn
23
Exemple :
1
=
1
+
1
+
1
jwL jwL1 jwL2 jwL3
+…+
1
=
1 1 1 1
+ + +…+
jwLn jw L1 L2 L3
1
Ln
→ ( )
n
1 1
=∑
L i=1 Li
1 1 1 1
= + +… .+ → jcw= jw ( c 1 +c 2 +…+c n ) →
1 1 1 1
jcw j c1 w j c 2 w j cn w
n
c=∑ c i
i=1
Puissance électrique
Soit un circuit caractérisé par une impédance Z(jw), parcouru par un courant
i(t)=Imcos(wt+φ ) et alimenté par une tension v(t)= v m cos(wt). La puissance électrique
instantanée fournie à Z est donnée par l’expression suivante :
vmIm v I v I
P ( t ) =v ( t ) . i ( t )=v m cos ( wt ) I m cos ( wt + φ )= ( cos ( 2 wt +φ )+ cos φ ) = m m cosφ+ m m cos (2 wt + φ)
2 2 2
La puissance active :
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Elle désigne la puissance effective liée à l’énergie électrique qui peut être convertie
par le récepteur sous une autre forme d’énergie (mécanique, thermique,……etc). elle
est définie par :
Exp: dans cas d’une résistance φ=0 → P=V eff I eff car pour une résistance la tension
et le courant sont en phase.
La puissance réactive :
La puissance apparente :
Elle représente la puissance maximale qui peut atteindre la puissance active, c-à-d
P
Cosφ=1 → S=V eff . I eff → =Cosφ
S
Facteur de puissance :
En effet, l’énergie électrique produit dans les centrales électriques par un fournisseur
d électricité, est transportée dans une ligne pour être fournie aux clients. Le client ne
paie au fournisseur que l’énergie qui correspond à la puissance P = [Link]φ .
R P2
∆ P=R . I 2eff =
V 2eff cos φ
2
25
D’après cette relation, on déduit que la puissance perdue par effet Joule est
inversement proportionnel au facteur de puissance.
Puissance complexe
Energie électrique
Définition
L'énergie électrique est l'énergie fournie sous forme de courant électrique à un
système de chauffage, un système électrotechnique, électronique ou un moteur.
L'électricité est directement utilisable pour effectuer un travail : déplacer une charge,
fournir de la lumière, chauffer, etc. En effet, le terme énergie électrique désigne toute
énergie transférée ou stockée grâce à l’électricité. Cette énergie est transférée d'un
système à un autre par un mouvement de charges. Pour stocker de l’énergie fournie
par transfert électrique il faut utiliser un convertisseur capable de stocker l’énergie
reçue, par exemple en énergie chimique, dans les accumulateurs ou la convertir en
énergie mécanique ou en énergie potentielle. L’énergie électrique ne peut pas être
stockée en grande quantité (seule de petites quantités de charges électriques
peuvent être stockées sous forme d’énergie dite électrostatique par exemple dans
les condensateurs).
Les systèmes susceptibles de fournir de l'énergie par transfert électrique sont les
alternateurs ou des systèmes chimiques comme les piles notamment. Les systèmes
susceptibles de transformer l'énergie issue de l'électricité sont par exemple les
résistances électriques qui la transforment en chaleur, les moteurs qui la transfèrent
par un travail mécanique, les lampes qui la transforment en rayonnement et en
chaleur, et d'autres systèmes électrotechnique ou électronique. Le transport
d'énergie électrique se fait au moyen d'un conducteur électrique, par exemple un
métal ou une solution ionique. L'énergie électrique se stocke en petite quantité par
exemple dans les condensateurs.
(unité le Joule)
26
CHAPITRE 2
27
LES QUADRIPOLES
Définition
Rq : quadripôle linéaire : c’est un quadripôle dont les valeurs des éléments qui le
compose sont constantes c-à-d indépendantes des tensions ou des courants qui leur
sont appliqués.
Exemple :
28
- Convention générateur : L’énergie est sortante.
Grandeurs caractéristiques :
Paramètres impédances :
Cette structure peut être mise en équations avec les paramètres impédances par :
()(
v1
v2
z z i
= 11 12 1
)( )
z 21 z 22 i 2
où zij représente la matrice impédance.
29
Donc ce schéma montre que le quadripôle est composé de deux dipôles couplés. Ce
couplage se traduit par l’intermédiaire des générateurs.
Exemple :
Avec z1= R et z2 = C.
z 11=
( )
V1
I1 I 2=0
(
∨V 1 = R+
1
jcw )
V1
I 1 → z 11= =R+
I1
1
jcw
- Impédance de sortie :
z 22=
( )
V2
I2 I 1=0
(
∨V 2= R+
1
jcw )
V2
I 2 → z 22= =R +
I2
1
jcw
z 12=
( )
V1
I2 I 1=0
∨V 1=( jcw1 ) I → z = I = jcw1
2 12
V1
2
z 21=
( )
V2
I1 I 2=0
∨V 2=( ) 1
jcw
V2
I 1 → z 21= =
1
I 1 jcw
30
( )
1 1
R+
jcw jcw
1 1
R+
jcw jcw
Paramètres admittances :
Cette structure peut être mise en équations avec les paramètres admittances
suivants :
()( i1
i2
y
= 11
y 21 )( )
y 12 v 1
y 22 v 2
où yij représente la matrice admittance.
Où :
Paramètres hybrides :
31
Cette structure peut être mise en équations avec les paramètres hybrides suivants :
()(
v1
i2
h h i
= 11 12 1
)( )
h 21 h22 v 2
où hij représente la matrice hybride.
Où :
Association en série :
Les matrices d’impédances sont les mieux adaptées pour déterminer les
caractéristiques du quadripôle équivalent.
32
Le schéma ci-dessus équivalent au quadripôle suivant :
(z’) et (z’’) représentent les deux matrices impédances des quadripôles en série.
( ) ()( ) () ( ) ()
' ''
V1 I1 V I V I
¿ '
= (Z' ) et '1' =( Z' ' ) 1 → 1 =( ( Z ' ) + ( Z ' ' ) ) 1 →
V2 I2 V2 I2 V2 I2
Association en parallèle :
Les matrices admittances sont les mieux adaptées pour déterminer les
caractéristiques du quadripôle équivalent
33
Le quadripôle équivalent est donné par :
(Y’) et (Y’’) représentent les deux matrices impédances des quadripôles en série.
() ( )() ( )() ( )
' ''
I1 V1 I V I V
¿ '
=( Y ' ) et 1'' =( Y ' ' ) 1 → 1 =( ( Y ' ) + ( Y ' ' ) ) 1 →
I2 V2 I2 V2 I2 V2
Chapitre 3
Les filtres linaires
34
LES FILTRES PASSIFS RLC
Définition
En électricité un filtre est un circuit électrique qui ne laisse passer que certains
signaux sinusoïdaux caractérisés par une fréquence f ou (pulsation w).
Exp. Si à l’entrée d’un filtre on applique une tension de fréquence f (ou w), si à la
sortie la tension n’est pas trop atténuée, on dit que le filtre laisse passer le
fréquence f. Mais, si la tension est atténuée alors, on dit que le filtre ne laisse pas
passer la fréquence f. Donc, le filtre est caractérisé par l’ensemble des fréquences
qu’il laisse passer appelé bande passante. On pourra utiliser le filtre pour
sélectionner certaines fréquences comme le cas du radio et du TV…..etc.
- Un filtre passe bas laisse passer les fréquences inférieures à f c (ou wc)
appelée fréquence de coupure).
- Un filtre passe haut laisse passer les fréquences supérieures à fc (ou wc).
- Un filtre passe bande laisse passer les fréquences comprises entre f c et f c
1 2
(ou ( w c et w c )).
1 2
CIRCUIT RLC
35
Circuit accordé série : On représente le circuit RLC série par le schéma suivant :
√
2 Lw−
1 cw
avec |Z ( jw )|= R2 +(Lw− ) et tg φ=
cw R
φ repr é sente≤d é p h asage entre≤courant et la tension aux bornes du circuit .
Un circuit RLC en série peut être surtout inductif ou surtout capacitif selon le rapport
XL
de grandeur entre la réactance inductive et la réactance capacitive .
Xc
avec :
Z l'impédance, en Ω ;
R la résistance, en Ω ;
j l'unité imaginaire des nombres complexes ;
X la réactance, en Ω.
36
Lorsque la valeur de la réactance inductive est égale à celle de la réactance
capacitive (XL = XC), le circuit n'est ni surtout inductif ni surtout capacitif. Il s'agit là
d'un phénomène tout particulier appelé résonance.
i) Principe de la résonance
Un circuit RLC en série est dit en résonance lorsque les effets des réactances
s'annulent, c'est-à-dire lorsque : XL = XC
Or
Si : XL = XC alors : Z = R
Étant donné que le courant est partout le même dans un circuit en série et comme
les réactances sont égales (XL = XC), les tensions aux bornes des composants L et C
sont égales et s'annulent.
Par conséquent, la tension appliquée au circuit est égale à la tension aux bornes de
la résistance. La figure suivante représente la relation de phase entre les tensions et
le courant dans un circuit RLC en résonance.
Avec VL = UL , VC = UC et VR = UR
37
Où :
Puisque l'impédance d'un circuit RLC en résonance est à son minimum, le courant
du circuit est à son maximum.
C'est pourquoi lors de la prise des mesures d'un circuit RLC en résonance, il est
nécessaire de prendre toutes les précautions qui s'imposent.
Lors de la résonance:
38
Par contre, à la fréquence de résonance, le courant est à son maximum et sa valeur
diminue graduellement de façon symétrique au voisinage de la fréquence de
résonance.
Il est important de dire que la fréquence de résonance d'un circuit RLC en série est
déterminée par le produit de l'inductance et de la capacité (LC) via l'équation :
1
c-à-d w 0=
√ LC
Pour une fréquence de résonance donnée, différentes valeurs de L et de C peuvent
donner le même produit (LC), pour autant que la condition de résonance soit
respectée, c'est-à-dire que XL = XC.
ou
L w0 1
Q 0= ou Q0= Où :
R RC w 0
Lors de la résonance d'un circuit RLC en série, la chute de tension aux bornes de la
résistance est toujours égale à celle appliquée au circuit (VR = V). Cependant, la
tension aux bornes de la bobine (VL) est égale à celle aux bornes du
condensateur (VC), et elles ne sont pas nécessairement égales à la tension
appliquée au circuit. En effet, la relation entre ces tensions s'exprime
mathématiquement comme suit : VL = VC = Q0.V
Où :
39
On appelle également le facteur de qualité "Q 0" cœfficient de surtension, puisque
effectivement il correspond au rapport de la tension maximale, soit du condensateur
ou de la bobine lors de la résonance, et la tension appliquée au circuit.
VL VC
Q 0= ouQ 0=
V V
Ce circuit est très utilisé en H.F. à cause de ces propriétés de sélectivité, en régime
établit.
Ce circuit bouchon est amorti par une résistance R pour diminuer sa sélectivité.
' R+ jLw
d où Z ( jw )= 2 admittance complexe du circuit.
(1−LC w )+ jRCw
Si
R
1−LC w RC
2
=
L
→ w=
√1
LC L2
−
R2
L
donc pour ¿ w 0=
1
−
LC L2
R2
√
, l’impédance du circuit
|v c| Lw 0
Q 0= =R0 C w 0=
|v e| R
( )
2 2 2
21 2R C R 1 2 w0
Pour w = w0 on a w =w = 1−0 ou bien 2 = −w0 = 2
LC L L LC Q
d’où
2
(
w 0 1+
1
Q )
2
=
1
LC
2
→ w 0=
1
LC
.
1
1+ 2
1
Q
40
2 '2 1
donc pour Q>>1 on a w 0 ≈ w0 =
√ LC
Compte tenu de cette approximation on aura :
√ √ √
'2
2L2 w 1 1 0
L 1 L R0C L C
Q = 2 = 2 . → R0 = =R Q 2 →Q= = =R0
R R C RC R C L C L
R0
→ Q=
L w0
A l'inverse des circuits série, Les circuits RLC parallèles, sont souvent appelés
circuits bouchons car ils présentent une grande impédance pour la fréquence de
résonance fo et ils empêchent les signaux à cette fréquence d'accéder à une partie
de circuit. En électronique, les circuits bouchons sont utilisés pour "trier" différentes
fréquences dans les chaînes audio (égaliser) ou dans les téléviseurs couleur
(séparation des fréquences son, chrominance et luminance). En électricité, les
circuits bouchons sont utilisés dans les télécommandes centralisées pour éviter une
dispersion des fréquences pilotes sur le réseau.
Montage du circuit :
1 1 1 1
Y ( jw )= + jCw + = + j(Cw − )
R jLw R Lw
1
Z ( jw )= 1
D’où 1 1 à la résonance w=w0= on aura
R
+ j(Cw −
Lw
) √ LC
1 1 1 1
Z ( jw )= = = =
√ √
1 1 1 C 1 1 C w w0 1 Q w w0
+ j(Cw − ) +j ( √ LC w− ) +j ( − ) +j ( − )
R Lw R L √ LC w R L w0 w R R w0 w
41
R R
Z ( jw )= =
w w
2 2
w −w0
1+ jQ( − 0 ) 1+ jQ ( )
w0 w w0 w
R R
Z ( jw )= =
Pour w proche de w0 on aura 2∆w ∆w
1+ jQ( ) 1+ j2 Q
w0 w0
Chapitre 2
Filtres passifs
42
Filtre passif RLC
Le circuit d’un tel filtre est représenté par le schéma électrique suivant :
Si w → 0 ⇨ z c → ∞
43
On déduit que ce filtre laisse passer les signaux de faible fréquence et atténue ceux
de haute fréquence d’où le filtre passe bas.
1
zc jcw 1 1 1
D’où H ( jw )= = = on pose w0 = ⇨ H ( jw )=
zR + zc 1 1+ jRcw Rc w
R+ 1+ j
jcw w0
1
|H ( jw)|=
√ ( )
2
Avec w on défini le gain en décibal par G dB = 20 log [ H(jw)| → GdB
1+
w0
( ) w ❑
( )
2
w
= - 10 log ( 1 + ), on représente le gain en dB en fonction de log .
w0 w0
( )
2
w w w w
Si w>> w0 c-à-d ≈
>> 1 on aura GdB - 10 log = -20 log → GdB = -20 log
w0 w0 w0 w0
représente l’équation d’une droite de pente (-20 dB) (voir fig. ci-dessous).
1
D’où |H ( jw)|= → GdB = -3dB, la fréquence correspondant à ce gain est appelé
√2
fréquence de coupure (fc) à -3dB.
Donc pour des fréquences f<<fc l’atténuation est inférieur à 3dB et pour des
fréquences f>>fc l’atténuation est supérieur à 3dB.
Remarque:
- Les signaux de fréquence w<wc sont transmis en sortie avec une atténuation
inférieur à 3dB.
- Les signaux de fréquence w>wc sont transmis en sortie avec une atténuation
supérieur à 3dB.
- La bande passante de ce filtre représente l’ensemble des fréquences qu’il
laisse passer, c-à-d [ 0, fc ].
44
Représentation de la courbe de phase:
1 w w w
φ ( w )=arg =arg ( 1 )−arg 1+ j =arctg ( 0 )−arctg =¿−arctg
Avec w w0 w0 w0
1+ j
w0
w
Donc φ ( w ) = - arctg
w0
.
w
On représente la phase, de la même manière que le gain, en fonction de log
w0
.
π
Pour w>>w0 on a φ →
2
.
Pour w<<w0 on a φ → 0.
−π
Pour w=w0 on a φ →
4
.
45
Le circuit d’un tel filtre est représenté par le schéma électrique suivant :
Si w → 0 ⇨ z c → ∞
w
j
zR R jRcw 1 w0
D’où H ( jw )= = = on pose w0 = ⇨ H ( jw )=
zR + zc 1 1+ jRcw Rc w
R+ 1+ j
jcw w0
w
w0
Avec |H ( jw)|= on défini le gain en décibal par G dB = 20 log [ H(jw)| → GdB
√ ( )
2
w
1+
w0
( )
2
w w w
= 20 log( ) - 10 log ( 1 + ), on représente le gain en dB en fonction de log( ).
w0 w0 w0
( )
2
w w w
Si w>> w0 c-à-d >> 1 on aura GdB = 20 log ( )- 10 log = → 0.
w0 w0 w0
w
Si w<<w0 → GdB ≈ 20 log ( ) (voir fig. ci-dessous).
w0
Donc les deux asymptotes se coupent en zéro, pour w=w0=wc c-à-d fc = -3dB.
46
Donc la bande passante de ce filtre est [ fc, ∞ ].
w
j
( )
w0 w w π w π w
Avec φ ( w )=arg =arg j −arg(1+ j )= −arctg =¿ −arctg
w w0 w0 2 w0 2 w0
1+ j
w0
π w
Donc φ ( w ) = - arctg
w0
.
2
w
On représente la phase, de la même manière que le gain, en fonction de log
w0
.
Pour w>>w0 on a φ → 0 .
π
Pour w<<w0 on a φ → .
2
π
Pour w=w0 on a φ →
4
.
47
Filtre passe bande
Le circuit RLC sert de support pour étudier le filtre passe bande du 1er degré.
vs z R ie R R jRcw 1
H ( jw )= = = =¿ = ⇨ H ( jw )= =
v e z ( jw )i e
R+
1
+ jLw
1
R + j(Lw− ) ( 1−Lc w 2
) + jRcw 1 1
1+ j (Lw− ) 1
jcw cw R cw
1
Car w 0= .
√ Lc
1 1
H ( jw )= =
w w0 f f0
1+ j Q( − ) 1+ jQ ( − )
w0 w f0 f
2
w w0
Donc le gain est donnée par :( − )
w0 w
48
1
|H ( jw)|=
√
2
w w0
2
1+Q ( − )
w0 w
w w0
φ ( w )=φs −φe =arg(¿ H ( jw ))¿ = - arctg( − ).
w0 w
a- du gain:
−π
Pour w>>w0 on a φ →
2
.
π
Pour w<<w0 on a φ → .
2
Pour w=w0 on a φ → 0 .
b- du déphasage:
Pour w>>w0,
2
2 w w w
On a: GdB = -10 log ( 1 + Q ( ) ¿ ≈−20 log Q =¿−20 log (Q)−20 log ¿
w0 w0 w0
Pour w<<w0 ,
2
w0
2 w0 w
On a: GdB = -10 log ( 1 + Q ( ) ¿ ≈−20 log Q =¿−20 log (Q)+ 20 log ¿
w w w0
Rq :
Au fréquence de coupure on a :
49
2
1 1 1 2 w w0
|H ( jw)|= ⇨ = ⇨ Q ( − ) =1
√
√2 2 w w0
2 √2 w0 w
1+Q ( − )
w0 w
w w0
11ère équation : w2 + -w 20 =0
Q
w w0
2ème équation : w2 - -w 20 =0
Q
w c 1=
−w 0
Q
+
√( w0 2
Q
2
)+4 w0 = w0
2Q
¿
w c 2=
w0
Q
+
√( Q
2
)
w0 2
+4 w0 = w0
2Q
¿
w0
La bande passante a pour expression : BP = w c 2−w c2= si Q est très élevé la
Q
bande passante est très étroite.
50
CHAPITRE 4
DIODE A JONCTION PN
51
Introduction aux semi-conducteurs :
L'utilisation des propriétés des semi-conducteurs a révolutionné nos vies, dans les
domaines d’électronique, d’informatique des télécoms….etc. En effet, les nouveaux
processeurs contiennent x millions de transistors". Or un transistor est fabriqué à
base de matériaux semi-conducteurs. Donc sans semi-conducteurs, pas de
transistors, pas de processeur, pas d'ordinateur, pas de téléphone, pas de tablettes,
pas de télévision, et ,donc,tous les circuits actifs actuels (analogiques comme
numériques) sont fabriqués à base de semi-conducteurs. Pae conséquent toute
l'électronique moderne les utilise.
Les semi-conducteurs sont des matériaux qui ne sont pas des bons conducteurs ni
des isolants.
Un atome contient des nucléons (protons et neutrons) et des électrons. Les électrons
gravitent autour d'un noyau de nucléons.
En théorie classique de la physique, ces orbites sont elliptiques (ou circulaire), selon
le modèle de Bohr.
Dans la théorie quantique, les électrons n'occupent pas une place définie, mais ont
une certaine probabilité d'occuper une région de l'espace autour du noyau ; cette
probabilité est appelée orbitale atomique. Ces orbitales sont décrites par 3 nombres
quantiques, qui définissent - avec un quatrième nombre appelé spin - l'état quantique
de l'électron. Pour un état quantique donné, l'électron possède une énergie donnée,
et dans un atome, il ne peut y avoir qu'un seul électron par état quantique. Enfin, les
états quantiques sont remplis par les électrons par énergie croissante.
52
Un électron isolé, détaché de tout atome ou de tout matériau peut prendre n'importe
quelle valeur d'énergie.
Dans un atome, il ne peut prendre que des valeurs parfaitement définies, multiples
d'un niveau fondamental.
Dans un solide l'énergie des électrons peut prendre toute valeur à l'intérieur d'un
intervalle dépendant de la structure du matériau, on parle de bandes d'énergie. Il
peut exister plusieurs bandes auxquelles l'énergie des électrons peut appartenir : ce
sont les bandes permises. A l'inverse, il ne peut y avoir d'électrons dont l'énergie
appartient aux bandes interdites.
Chaque bande peut contenir un nombre précis d'électrons, qui sont remplis par des
niveaux d'énergie croissant.
Semi-conducteur
53
Les électrons appartenant à la bande de valence permettent la cohésion locale d'un
solide ou d'un matériau : ils interagissent avec les atomes voisins pour rendre la
structure [Link] électrons de la bande de conduction sont eux dit délocalisés : ils
peuvent se déplacer au sein du matériau, d'atome en atome, pour participer à la
conduction électrique.
Notion de trou :
54
Le Silicium, l'élément semi-conducteur le plus courant, et qui constitue la base de la
très grande majorité des circuits électroniques actuels, de symbole Si, est le
composant de numéro atomique 14. Cela signifie qu'un atome de silicium est entouré
de 14 électrons en tout.
Une petite excitation (d'énergie supérieure à celle du gap) et les électrons migrent
vers les niveaux plus élevés et rendent le cristal conducteur !
Remarque :
A l'heure actuelle, le semi-conducteur le plus utilisé est le silicium, pour une raison
simple : son faible coût. Il est en effet présent à près de 25% dans la croûte terrestre,
et est très facile à extraire et à traiter.
Semi-conducteurs intrinsèques
Ce type des semi-conducteurs ne sont pas intéressants car ils présentent une
conductivité très faible, à moins d'être portés à très haute température.
Le dopage est une technique qui permet aux semi-conducteurs de conduire plus
efficacement, en introduisant des impuretés au sein du solide lors de sa fabrication.
Si les impuretés sont trop nombreuses (plus d'une impureté par atome de semi-
conducteur intrinsèque), le solide est dit dégénéré, et ses propriétés sont
difficilement utilisable.
55
Dans le reste de cette partie, on ne considérera que des semi-conducteurs non
dégénérés.
Les dopants sont choisis pour les niveaux électroniques qu'ils introduisent au sein du
cristal, et aussi pour leur habilité à ne pas déstabiliser la structure cristalline du
matériau et en altérer les propriétés mécaniques. Ainsi, on ne peut pas se permettre
d'utiliser des éléments possédant plus d'un électron en plus ou en moins que le
silicium.
Dopage de type N
Dopage de type P
Le dopage de type P consiste lui à introduire dans le cristal des atomes appartenant
à la colonne III, qui possèdent 3 électrons sur leur couche de valence.
56
en électron. Il y a eu un mouvement d'électron d'un atome vers un autre (ou un
mouvement de trous dans l'autre sens), par définition, un courant électrique.
Un trou est considéré comme une charge positive, de même masse qu'un électron.
La jonction PN
Définition
Phénomène de diffusion
Jonction PN
Lorsque les deux surfaces sont mises en contact, une partie des trous et des
électrons se diffusent spontanément de part et d'autre de la jonction :
57
d'espace; une différence de potentiel entre la zone N et la zone P, appelée potentiel
de jonction apparaît également à l'équilibre. Pour les diodes à base de Silicium, ce
potentiel est de l'ordre de 0,6V.
Polarisation inverse
On dit que la jonction est polarisée en inverse lorsque le pôle positif du générateur
est connecté à la zone N de la jonction et que le pôle négatif est connecté à la zone
P:
Mais le nombre de trous dans la zone P est limité et il n'existe pas de trous dans la
zone N pouvant migrer dans la zone P pour remplacer ceux qui ont disparu. Les
électrons cessent donc de migrer de la borne - du générateur vers la zone P.
De même, le nombre d'électrons dans la zone N est limité et il n'existe pas
d'électrons dans la zone P pouvant migrer vers la zone N pour remplacer ceux qui
ont disparu. Les électrons cessent donc de migrer de la zone N vers la borne + du
générateur.
Finalement, aucun courant ne circule dans le circuit lorsqu'il est polarisé en inverse.
La jonction est dite bloquée.
En réalité, il existe une infime quantité de trous dans la zone N et une infime quantité
d'électrons dans la zone P, et il existe un courant inverse. Mais celui-ci est
extrêmement faible, de l'ordre du nano-ampère, soit du milliardième d'ampère, et il
est donc souvent négligé.
58
Polarisation directe
On dit que la jonction est polarisée en direct lorsque le pôle positif du générateur
est connecté à la zone P de la jonction et que le pôle négatif est connecté à la zone
N:
Souvenez-vous que les trous ne sont qu'un modèle. Un courant est physiquement un
flux d'électrons dans un certain sens, et peut être modélisé par un flux de trous dans
le sens inverse. Si vous préférerez ne vous représenter que des électrons, imaginez
que le générateur "aspire" des électrons dans la zone P, et laisse donc des trous.
Il existe finalement un flux continu des charges dans le circuit : un courant continu
s'établit dans un circuit polarisé en direct.
Tant que Vd est inférieure à 0,6V, la jonction reste bloquée, car le générateur ne
fournit pas assez d'énergie aux porteurs pour générer un courant.
Conclusion
Une jonction PN :
59
Caractéristique d'une jonction PN :
60
LA DIODE
Une diode est un dipôle passif non-linéaire linéaire (relation entre le courant est la
tension est donnée par une équation non linéaire). L’intérêt principal de la diode,
comme nous l’avons vu dans les jonctions PN, est de ne laisser passer le courant
que dans un sens, et pas dans l’autre. La représentation symbolique de la diode est
donnée dans la figure ci-dessous.
Remarque :
Jusqu'à présent nous n'avons vu que des composants linéaires, c'est-à-dire qui ne
modifiaient que l'amplitude ou la phase d'un signal appliqué à son entrée. Le
comportement de la diode est donc une nouveauté.
61
𝑘 : Constante de Boltzmann, 𝑘=1.38×10−23 J.K-1
𝑇 : Température
𝑞 : Charge de l’électron, 𝑞=1.60219×10−19 C
En polarisation inverse (V<0), le courant qui parcours la diode de la cathode vers
l'anode est négligeable (Is≈0).
En polarisation directe (V>0), le courant croît rapidement avec la tension comme il
est montré dans la figure.
la résistance dynamique de la diode. Elle est donnée par: 𝑟𝑑= (𝑑𝐼 /𝑑𝑉) −1. Lorsque
Vseuil est la tension de seuil de la diode. Généralement, elle est inférieur à 1 V. rd est
𝑟𝑑=Δ𝑉/Δ𝐼
V>Vseuil >VT, la résistance dynamique peut être approximée par la formule:
L’analyse d’un circuit électrique comportant des diodes est difficile, parce que le
système d’équations décrivant le circuit est non linéaire.
i- En polarisation directe :
( )
V
On a : r d = dV et I =I s e U −1
T
dI
V
I +Is U I + I s dV U U
=e → V =U T ln
T
→ = T → r d= T
Is Is dI I + I s I+ Is
62
On remarque que la résistance dynamique rd ,en polarisation directe, est en fonction
du courant qui la traverse.
UT θI
r D= et C D=
I 2U T
63
Capacité inverse de la jonction : influence de la tension de polarisation
Remarque :
CT existe aussi pour une diode polarisée dans le sens directe, mais dans ce cas , elle
est négligeable devant la capacité CD. de la même façon en polarisation inverse , il
existe une capacité de diffusion (dû à la diffusion des porteurs minoritaires), mais le
courant inverse étant faible, donc CD sera négligeable devant CT.
Pour étudier les systèmes comportant des composants non linéaires ( exp. la diode).
Il est pratique d’identifier leurs caractéristiques à des courbes les plus simples
possibles. On remplace donc la diode par des modèles linéaires.
64
Modèle diode parfaite (deuxième approximation) : Dans ce modèle, le courant
est nul pour des tensions inférieures à la tension de seuil Vseui (V<Vseuil). A cette
valeur, la diode conduit et la tension à ces bornes reste constante quelque soit le
courant qui la traverse : Vd = Vseuil = V0.
65
Applications des diodes ou Circuits à diodes
L’objectif de cette application est que, la plupart des circuits électroniques ont besoin
d'une tension continue pour fonctionner. Puisque la tension de réseau électrique est
alternative (AC), on la transforme en une tension continue (DC) par un montage
appelé alimentation. Le premier étage de cette alimentation est le redresseur.
Le signal appliqué aux bornes de la diode est sinusoïdal (il pourrait être carré,
triangulaire ou quelconque) :
66
Le signal à appliquer au montage
La tension de sortie aux bornes de la résistance est donnée par l’allure suivante :
Le signal appliqué à la diode est avec alternance négative et celui sans alternance
négative est aux bornes de la résistance.
Démonstration :
Si la diode est passante (v¿ ¿ e> 0)¿, elle est équivalente à un interrupteur fermé,
donc
v s (t)=v e (t)
Et Si la diode est bloquée (v¿ ¿ e< 0)¿, elle est équivalente à un interrupteur ouvert,
donc
v s (t )=R i d =0 v
De la même manière si on branche la diode dans l'autre sens, on trouve les résultats
suivants :
67
Le signal appliqué à la diode est avec alternance positive et celui sans alternance
positive est aux bornes de la résistance.
Si V1 > 0 alors V2 < 0 : la diode D1 conduit et la diode D2 est bloquée. Lors de la demi-
alternance suivante, la situation est inversée. Le courant dans la charge Ru est unidirectionnel.
Dans ce montage, la tension inverse maximum supportée par chaque diode est 2V.
Démonstration :
La tension Vs(t) est toujours positive est égale à |V 1| (voir fig. ci-dessous)
68
Redressement double-alternance
Remarque :
Les montages précédents délivrent des tensions redressées mais non continues. En
effet, la tension obtenue après redressement est unidirectionnelle mais elle n’est pas
continue. Le signal obtenu est périodique ; il contient une composante continue (la
valeur moyenne du signal) et des harmoniques que l’on désire annuler : on fait suivre
la cellule de redressement par un filtre qui supprime les hautes fréquences.
69
Le filtrage le plus simple fait appel à un seul condensateur placé en parallèle sur la
charge et qui se comporte comme un réservoir d’énergie (voir fig. ci-dessous).
Dès que Vd >0 la diode est passante : le condensateur se charge rapidement car la
résistance de la diode est très inférieure à celle de la charge. On peut définir la
constante de temps de charge tc = [Link]. La tension crête atteinte aux bornes du
condensateur est égale à V– Vd : on admet que la résistance de la charge est assez
grande pour pouvoir négliger le courant de décharge dans RU devant le courant de
charge. Dès que Vd <0 , le générateur est isolé de la charge par la diode qui est
bloquée. Le condensateur se décharge dans RU avec une constante de temps
RU.C. La qualité du filtrage est d’autant meilleure que le courant de décharge est
faible : il faut utiliser des condensateurs de capacité élevée pour obtenir une
constante de temps de décharge aussi élevée que possible.
La diode Zener
70
Symbole :
Caractéristique
Caractéristique d'une
diode zéner.
Schéma équivalent. :
71
Pour simplifier les calculs, on définira un schéma équivalent approchant la réalité de
la diode zener en inverse.
On définit une tension de coude Vzo, et une résistance interne constante Rz. Ce
schéma sera à utiliser avec beaucoup de prudence sur des zéners de faible tension
(< 5V) : leur coude est très arrondi, et la résistance dynamique varie beaucoup avec
le courant. Pour des tensions supérieures à 5V, il n'y aura en général pas de
problèmes.
72
varie (stabilisation aval) Vs reste également constant car la droite de charge se
déplace parallèlement à elle-même.
R z ≠ 0 ; Vs varie avec les paramètres extérieurs. Pour la stabilisation aval (variation Ve
= e de Ve), on peut déterminer vs=Vs en recherchant les intersections de la
caractéristique avec les droites de charge qui correspondent aux valeurs extrêmes
de Ve. Il est plus efficace d’étudier le schéma équivalent au montage en régime de
petits signaux. Le générateur est remplacé par un générateur de f.e.m. Ve = e, la
diode par sa résistance RZ puisque VZ est constant.
rz.R
vs= Vs = r.i avec r = Comme rZ est petit, r ≈ r z . On en déduit que :
r z+ R
rz
v s= e
r z+ R 1
Remarque :
La puissance (PZ = [Link]) dissipée dans la diode doit toujours rester inférieure à la
puissance maximale autorisée. VZ varie avec la température et pour certaines
applications, il est nécessaire d’en tenir compte.
Il est possible d’obtenir une stabilisation beaucoup plus efficace en utilisant des
montages à transistors.
73
Introduction :
L’apparition du transistor n'a donc pas apporté la fonction miracle en elle même,
mais une commodité d'utilisation, l'encombrement réduit (les tubes à vide ont besoin
d'un système d'alimentation complexe avec des tension relativement élevée, et
nécessitent une adaptation d'impédance en sortie (transformateur), une grande
surface de réalisation),la fiabilité et le faible coût.
74
Lorsque les porteurs majoritaires d'une zone franchissent la jonction, ils deviennent
minoritaires dans l'autre zone, et qu'ils mettent un certain temps à se recombiner
avec les porteurs opposés.
Partant des deux remarques précédentes, on peut déduire que si on injecte dans la
zone N d'une jonction NP polarisée en inverse beaucoup de trous (qui seront dans
cette zone des porteurs minoritaires) en faisant en sorte qu'ils ne se recombinent pas
avec les électrons de la zone N, ils vont traverser la jonction et créer un courant dans
le circuit extérieur.
Types et symboles
le type : NPN ou PNP. Ces deux types sont complémentaires, c'est-à-dire que
le sens des courants et tensions pour le PNP est le complément de ceux du
NPN. Dans les deux cas, la zone centrale (base) est très étroite vis à vis de la
longueur de diffusion des porteurs minoritaires issus de la zone adjacente
(l'émetteur).La base possède en outre la caractéristique d'être très faiblement
dopée en comparaison de l'émetteur. Les transistors NPN ayant en général
des caractéristiques meilleures que les PNP, ils sont les plus utilisés.
la puissance : les transistors pour l'amplification de petits signaux ne dissipent
que quelques dizaines ou centaines de milliwatts. Les transistors moyenne
puissance supportent quelques watts ; les transistors de puissance, utilisés
par exemple dans les amplificateurs audio de puissance ou dans les
alimentations stabilisées peuvent supporter plus de 100 W dans certains
conditions ;
la gamme de fréquence : transistors pour fréquences basses (fonctionnent
correctement jusqu'à quelques MHz), moyennes (jusqu'à quelques dizaines
de MHz), hautes (jusqu'à quelques GHz), encore plus hautes (fréquences
maximales d'oscillation de plusieurs centaines de GHz).
75
La figure ci-dessus montre le symbole et indique le nom des 3 électrodes des
transistors. On peut donc distinguer 3 différences de potentiel intéressantes : VBE, VCE
et Vcb ; et 3 courants : courant de base IB, d'émetteur IE et de collecteur IC.
Cependant, ces 6 variables ne sont pas indépendantes. En effet, on peut écrire :
et
Polariser c’est la manière de l’alimenter (opération qui consiste à mettre des sources
de tensions).
Prenons le cas d’un transistor à base commun (base commun à l’entrée et à la sortie
du transistor).
Exemple d’un transistor NPN à base commun qui fonctionne en mode normal
76
Différents montages d’un transistor
Transistor NPN
Montage base commune
Transistor NPN
Montage émetteur commun
77
3- Montage à collecteur commun ( le collecteur est commun à l’entrée et à la
sortie du transistor) : dans ce cas le transistor est un quadripôle qui possède
des paramètres d’entrés VBC et IB et de sorties VEC et IE.
Transistor NPN
Montage collecteur commun
Principe de fonctionnement
Dans le cas d’un transistor NPN, l'émetteur, relié à la première zone N, se trouve
polarisé à une tension inférieure à celle de la base, reliée à la zone P. La diode
émetteur/base se trouve donc polarisée en direct, et du courant (injection d'électrons)
circule de l'émetteur vers la base.
78
courant de base IB, grossièrement proportionnel au courant de collecteur I C. Cette
proportionnalité donne l'illusion que le courant de base contrôle le courant de
collecteur. Pour un modèle de transistor donné, les mécanismes de recombinaisons
sont technologiquement difficiles à maîtriser et le gain I C/IB peut seulement être
certifié supérieur à une certaine valeur (par exemple 100 ou 1000).
Le courant des trous de la base vers l'émetteur doit être négligeable par rapport au
courant d'électrons venus de l'émetteur. Cela peut être obtenu avec un dopage très
élevé de l'émetteur par rapport au dopage de la base.
Les recombinaisons des électrons (minoritaires) dans la base riche en trous doit
rester faible (moins de 1 % pour un gain de 100). Cela impose que la base soit très
fine.
I C =α I E + I CB 0
On a I E=I B + I C
I C =α I E + I CB 0
On a I E=I B + I C
I C =α (I B + I C )+ I CB0
( 1−α ) I C =α I B + I CB 0
α 1
I C= I B+ I
1−α 1−α CB0
79
α
On pose β = → I C =β I B+(1+ β )I CB0
1−α
donc I C =β I B + I CE0
IC≈ β I B
80
La caractéristique d'entrée du transistor est donnée par la relation I B = f (VBE) à
VCE=cte.
En fait, le circuit d'entrée est la jonction base émetteur du transistor, soit une jonction
diode. Cette caractéristique va dépendre très peu de la tension collecteur émetteur :
La tension VBE est d'environ 0,7V pour une polarisation normale du transistor
(courant de base inférieur au mA). Cette valeur est donc légèrement supérieure à
celle d'une jonction de diode.
81
β du transistor va varier en fonction du type de transistor : 5 à 10 pour des
transistors de grosse puissance, 30 à 80 pour des transistors de moyenne
puissance, et de 100 à 500 pour des transistors de signal.
une zone importante où le courant I C dépend très peu de VCE à IB donné : cette
caractéristique est celle d'un générateur de courant à résistance interne utilisé en
récepteur. Dans le cas des transistors petits signaux, cette résistance est très
grande : en première approche, on considérera que la sortie de ce montage à
transistor est un générateur de courant parfait.
Limites d'utilisation.
82
la tension de claquage VCEMax : au delà de cette tension, le courant de collecteur croît
très rapidement s'il n'est pas limité à l'extérieur du transistor.
Remarque importante:
Montages amplificateurs
D'une façon générale, on peut distinguer deux grands types de fonctionnement des
transistors :
Fonctionnement dans la zone linéaire des caractéristiques ; il est utilisé lorsqu'il s'agit
d'amplifier des signaux provenant d'une source ou d'une autre (microphone,
antenne...) ;
Pour polariser un transistor, il faut l’alimenter autrement dit c’est une opération qui
consiste à mettre des sources de tension. Ceci va imposer une valeur est ne seul
83
pour les paramètres caractérisant le fonctionnement du transistor. Cet ensemble de
valeurs constitue le point de fonctionnement du transistor.
Pour un transistor à émetteur commun le point de fonctionnement est défini par les
paramètres suivants : VBE0, IB0, VCE0 et IC0 qui découlent de l’intersection entre les
droites de charges d’entrée et de sortie et les caractéristiques d’entrée et de sortie
du transistor à émetteur commun.
V CC −V BE
L’équation de la droite de charge d’entrée est donnée par : I B=
R1
V CC −V BE 0
R 1=
I B0
V CC−V CE
L’équation de la droite de charge de sortie est donnée par : I C =
R2
V CC −V CE 0
R 2=
IC0
84
V CC −V CE 0
R 2=
βI B 0
Ce schéma simple souffre toutefois d'un grand défaut : les résistances calculées
dépendent fortement du gain en courant β du transistor. Or, ce gain en courant
change d'un transistor à l'autre (et cela même si les transistors possèdent les mêmes
références) et varie fortement en fonction de la température. Avec un tel montage, le
point de polarisation du transistor n'est pas maitrisé. On lui préfère donc des
montages plus complexes mais dont le point de polarisation dépend moins du gain
en courant β du transistor.
R2 .V CC R 1 R2
Eth = et R th =R b=
R1 + R2 R1 + R2
V CC =Rth I B +V BE + R4 (1+ β)I B
V CC−V BE
I B=
Rth + R4 (1+ β)
V CC −V BE
Si Rth ≪ R4 (1+ β) on aura donc I B= puisque β ≫ 1
R4
Au point de polarisation on aura :
V CC −V BE 0
I B0 ≈
R4
85
R1 et R2 de façon que le courant qui les traverse soit grand devant I B0. Ainsi, la
tension appliquée à la base du transistor dépend peu du courant de base IB0.
1
V CC =R3 I C +V CE + R4 (1+ ) I C
β
( CE CC )
V −V
I C=
( )
R 3+ R4 1+
1
β
( V CE 0−V CC )
I C 0=
( )
R 3+ R 4 1+
1
β
( V CE 0−V CC )
I C 0≈ car β ≫ 1 donc le courant IC est indépendant du gain.
R3 + R4
86
Introduction à la mise en œuvre du transistor.
Le transistor, tout en étant classifié dans les composants actifs, ne fournit pas
d'énergie : il faudra donc que cette énergie vienne de quelque part ! C'est le rôle de
l'alimentation qui va servir à apporter les tensions de polarisation et l'énergie que le
montage sera susceptible de fournir en sortie.
Le transistor ne laisse passer le courant que dans un seul sens : il va donc falloir le
polariser pour pouvoir y faire passer du courant alternatif, c'est à dire superposer au
courant alternatif un courant continu suffisamment grand pour que le courant total
(continu + alternatif) circule toujours dans le même sens.
De la même manière, pour éviter que la charge du montage à transistor (le dispositif
situé en aval et qui va utiliser le signal amplifié) ne perturbe pas sa polarisation, on
va aussi l'isoler par un condensateur de liaison.
Ces condensateurs vont aussi éviter qu'un courant continu ne circule dans la source
et dans la charge, ce qui peut leur être dommageable.
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La polarisation est calculée dans un premier temps ; on fait alors un schéma
équivalent du montage pour le continu. Le calcul se fait simplement avec la loi d'Ohm
et les principaux théorèmes de l'électricité (voir TD).
I B=I B 0+ i b
V BE=V BE 0 + v be
I C =I C 0+ ic
V CE =V CE 0 +v ce
Ce sont les petites variations qui vont nous intéresser pour le schéma équivalent
alternatif, pour cela les 4 paramètres du transistor sont liés par la matrice hybride
suivante:
( )(
v be
ic
h h
= 11 12 b
i
h21 h 22 v ce )( )
v be=h 11 i b + h12 v ce
→{
i c =h21 i b + h22 v ce
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Schéma équivalent d’un transistor NPN
La valeur des condensateurs de couplage C1 et C2 est choisie de façon que ceux-ci aient une
impédance suffisamment faible dans toute la gamme des fréquences des signaux à amplifier.
Le schéma équivalent est représenté par :
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émetteur commun en basses fréquences
Remarque : Le transistor est conçu pour être commandé par la jonction base
émetteur :
Si le courant de la base est nul, la jonction base émetteur est bloquée et on dit que le
transistor est bloqué.
S’il y a un courant de base, le transistor est dit passant, donc le courant de base est
un courant de commande.
Transistor bloqué :
i b=i c =i e =0 A , et v be <0.6 v
Transistor passant :
i c =β i b , i c >i b , β ≫ 1 →i c ≈ i e
i csat
i c =i csat et i bsat =
β
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fonctionnement en commutation
d’un transistor émetteur commun
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