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Hébreu : Évolution et Exégèse des Textes

Le document traite de l'évolution de la langue hébraïque, notamment de son écriture initialement consonantique et de l'importance de l'exégèse dans la compréhension des textes. Il aborde également la nécessité d'introduire des voyelles pour préserver la langue et les différences entre les verbes hébreux et grecs. Enfin, il explore des concepts clés et des exemples de mots hébreux, illustrant leur signification et leur usage dans la tradition biblique.

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Hébreu : Évolution et Exégèse des Textes

Le document traite de l'évolution de la langue hébraïque, notamment de son écriture initialement consonantique et de l'importance de l'exégèse dans la compréhension des textes. Il aborde également la nécessité d'introduire des voyelles pour préserver la langue et les différences entre les verbes hébreux et grecs. Enfin, il explore des concepts clés et des exemples de mots hébreux, illustrant leur signification et leur usage dans la tradition biblique.

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HEBREU

_______________

(Voir également, dans le présent livre, les mots araméen et grec.)

VINGT DEUX CONSONNES

Jusqu'en l'année 200 (après J.-C.), l'hébreu ne s'écrit qu'avec les vingt
deux lettres (= consonnes) sans adjonction de voyelles. Par ailleurs, la
grammaire n'est pas codifiée. La langue est alors parlée et la mémoire,
(confortée par son autre formulation : la tradition), permet de lire les textes en
leur donnant un sens compatible avec cette tradition, ce qui veut dire : selon
l'exégèse faite.
Au début du II° siècle, Rabbi Aqiba expose une loi d'exégèse suivant
laquelle tout mot doit être pris en charge dans la forme où il est écrit. Le
corollaire immédiat est que le texte doit être immuable et ne subir aucune
transformation si légère fût-elle, au cours de ses diverses transmissions ce qui,
dans l'Ecriture, est exprimé par le texte suivant :
'Toute chose que je vous commande, vous veillerez à la faire :
tu n'y ajouteras rien et tu n'y retrancheras rien.'
(Deutéronome XIII-1)

Le passage aussitôt à la suite peut être lu : « car s'il surgit en ton sein un
rêveur et qu'il te propose quelque autre signe dans le texte, même si ce signe te
semble donner du sens au texte, tu ne le suivras pas » 'car ce serait YHVH votre
Elohim qui vous aurait éprouvés pour savoir si vous aimez YHVH votre Elohim
de tout votre cœur et de toute votre âme'.
(Deutéronome XIII-2 à 5)

Cette lecture (libre) du Deutéronome te fait comprendre, ô lecteur,


combien l'exégèse de l'Ecriture doit être faite dans l'humilité face au contenu du
texte reçu et dans la cohérence du moindre de ses constituants (= le point au-
dessus d'une lettre, la lettre plus grande ou plus petite, le trait d'union inhabituel
venant se loger au cœur d'une suite de mots employés auparavant sans ce
signe...).

Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " ( 1978 à 2006 )


HEBREU - 2 -

LES VERSETS

Tu te souviendras également que la division du texte en versets est un


ajout par l'homme afin de faciliter la réalisation d'un texte lors de toute exégèse
(écrite/orale). M. Hadas-Lebel signale 'le désaccord entre le compte talmudique
des versets du Pentateuque : 5.888 et le compte massorétique : 5.845'.
(M. Hadas-Lebel : L'hébreu - page 79)

LES VOYELLES

Tant qu'il fut une langue parlée, l'hébreu fut noté d'une manière purement
consonantique, sans adjonction de voyelles... Quand l'hébreu cessa d'être parlé -
sans doute vers l'an 200 (ap. J.-C.) - l'imprécision de la notation consonantique
et l'absence de règles grammaticales normatives (= la 'grammaire' n'était pas
encore codifiée) durent être ressenties comme des obstacles à sa conservation
(ce que je pense suggérer : ... ressenties comme un message mal défini, parfois
incohérent; il a donc fallu donner un sens au texte, c'est à dire en offrir une
'exégèse officielle' expliquant la cause des catastrophes des années 70 et 135.)

Rabbi Aqiba ayant défini des règles de lecture conférant aux textes une
cohérence d'Inspiration (= l'emploi nécessaire et suffisant de chacun des mots
dans la forme physique où il est écrit), il devient urgent de prendre acte de la
lecture ainsi proposée donc de fixer la prononciation (= la musicalité des
consonnes qui forment la racine des mots) et le rythme (= la ponctuation).

Plusieurs solutions furent essayées :


- un point au-dessus ou au-dessous du mot comme indicateur des voyelles
- 'un point qui, placé à l'intérieur de certaines lettres susceptibles d'avoir deux
prononciations, indiquait la prononciation dure'
- 'de petites voyelles grecques placées au-dessus des consonnes'
- le système babylonien avec six voyelles représentées par des lettres hébraïques
schématisées placées au-dessus des consonnes (vers le VI° siècle)
- enfin : le système de Tibériade avec sept signes formés de points et de traits
(vers le VIII° siècle, mais d'un emploi général depuis le XII° siècle).

(D'après M. Hadas-Lebel : pages 77 à 81)

Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " ( 1978 à 2006 )


HEBREU - 3 -

HEBREU - GREC

Rabban Simon (fils de Gamaliel II) disait que la seule langue vers
laquelle on pouvait traduire le texte hébreu était le grec. Au temps de Gamaliel
II, Aqila (prosélyte) traduisit la bible hébraïque en grec afin d'avoir un texte qui
ne soit pas la Septante (celle-ci ayant été retenue comme livre canonique des
disciples de Jésus). La traduction d'Aqila fut approuvée par Rabbi Aqiba, puis
par R. Eleazar et R. Josué.

LE TEMPS DES VERBES

La dualité hébreu/grec prend toute sa valeur dans la traduction et


signification des verbes :

1. Aspect : manière dont est envisagée, dans son développement, l'action


exprimée par le verbe.
a) hébreu :
l'achevé : action parfaite ) marque le degré de
l'inachevé : action imparfaite ) réalisation de l'action
b) grec :
le présent : action en cours de développement,
en train de se réaliser;
l'aoriste : on note purement et simplement le fait;
le parfait : résultat, action terminée.

2. temps : classement chronologique qui situe l'action par rapport à celui


qui agit.
a) hébreu :
l'achevé et l'inachevé peuvent se situer :
au passé, au présent, au futur;
b) grec :
action en cours : proximité dans le présent,
imparfait action qui vient de durer
présent action qui dure
futur action qui se poursuit.

Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " ( 1978 à 2006 )


HEBREU - 4 -

aoriste : ('a' privatif + oriste = limite,


donc un temps sans frontière).
Il indique une action sans durée aucune ou
une action très brève par rapport à d'autres plus longues
il indique aussi l'événement unique, mais avec effets répétitifs.
parfait : action passée, réalisée.

LE VERBE HEBREU

'Linguistiquement, traduire les deux formes du verbe hébreu - l'accompli


et l'inaccompli - par l'imparfait et le futur constitue tout simplement une erreur.
Le verbe hébraïque ne décrit pas le temps mais la nature de l'action : elle est
achevée ou bien en cours d'exécution, sans référence directe au temps où elle se
situe. Pedersen a pu écrire que le verbe est, en hébreu, 'intemporel' ou 'omni-
temporel'. Cette affirmation aurait besoin d'être nuancée... mais il est évident que
le présent offre en français un outil presque idéal pour rendre les nuances du
verbe hébraïque puisqu'il est, lui aussi, 'intemporel' ou 'omnitemporel' et que,
dans la gamme de ses nuances dans le discours, il correspond bien aux
significations de l'hébreu.'
(André Chouraqi - 1976 - Introduction aux 'Psaumes')

QUELQUES PIERRES

• Adam
ADAM + aH = AD a M a H
(nom de l'homme) (finale : le féminin) la terre

ICH + aH = I CH a H
(l'homme) la femme = hommesse

'Et l'homme dit : Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes
membres et une chair de ma chair. Celle-ci sera nommée hommesse car elle a
été prise de l'homme.'
(Genèse II-23)

Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " ( 1978 à 2006 )


HEBREU - 5 -

• Israël
= lutteur de Dieu.
Racine : S a R o H =
(lutter contre, l'emporter, disputer la supériorité) + E L (Dieu).

C'est le dernier mot de la Tora : ainsi, le dernière lettre s'élève au-dessus


de toutes les autres (L : un lamed).

• Lévitique
Le mot commençant le livre du Lévitique est VAYIQRa, avec une
lettre petite à la fin (un aleph) que l'on peut entendre :
'Et-le-son-de-sa-voix-vint vers (h : el) Moïse'.
Cette petite lettre finale avertit et alerte le lecteur : Dieu va parler et il
précise le nom de celui à qui il s'adresse : Moïse. L'expression ci-dessus est
employée une triade de fois dans la Tora :

1. Exode III-14 : au buisson. Dieu nomme Moïse en l'appelant deux fois par
son nom et en intercalant entre les deux appels un espace vide :
Moïse (.......) Moïse
car il s'agit de la première parole adressée par Dieu à Moïse.

2. Exode XIX-3 : au Sinaï. Le peuple est présent et Dieu doit distinguer Moïse
afin que ce soit à lui, l'homme Moïse, qu'il donne Sa Loi.

3. Lévitique I-1 : au commencement du livre, Dieu n'a pas à prononcer le nom


de Moïse mais le texte montre, en faisant ainsi, que Dieu a donné toutes ses lois
à un même homme : celui que nous savons être Moïse.
Ce sont les trois seules fois où ceci arrive dans la Tora.

• Makpela
Là sont enterrés : Adam + Eve
Abraham + Sarah
Isaac + Rebecca
Jacob + Léa.

Cette grotte s'appelle Makpela étymologie : h : kapoul = double.


Elle est située à Kiriath-Arba = 'la ville des Quatre'.

Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " ( 1978 à 2006 )


HEBREU - 6 -

• Rechith
rechith mamla'khtho Bavel
le commencement de Son royaume : Babel

rechith degan'kha tiroch'kha


le commencement de ta récolte de froment

au-commencement
(= en premier lieu) berichonah

dans-le-commencement berechith
il créa six bara chith

• Retourner
'Si je retourne en paix à la maison du père,
vah- Ve H a Y a H
alors Y H V H aura été pour moi comme Elohim.'
(permutation : Y <--- ---> V)
(Genèse XXVIII-21)

• La TORA
Berechith livre des principes Genèse
(berith - esch = alliance de feu).
Chemoth les-noms Exode
Vayikra Et-il-appela Lévitique
Bemidbar dans-le-désert Nombres
Devarim les-paroles Deutéronome

Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " ( 1978 à 2006 )


HEBREU - 7 -

VOICI !
'Ainsi vous leur parlerez : les dieux qui n'ont pas fait le ciel ni la
terre disparaîtront de la terre et de dessous les cieux : Voici !
(Jérémie X-11)

'h : elleh = voici !' (ou encore : 'cela').

Le verset est en araméen et se trouve au milieu de textes en hébreu. Dans


ce verset, il y a les mots :
les dieux hébreu : ELaHaYa
le ciel di-SheMaya
ni la terre et Arqua
de la terre Area
cela (= voici) elleh.

'Et voici les noms des enfants d'Israël qui entrèrent en Egypte, chacun
avec sa maison.'
(Exode I-1)

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Jean-Marie GEORGEOT - " De Saint-Marc jusqu'à Tertullien " ( 1978 à 2006 )

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