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RDM 2019

Ce document est un manuel pédagogique pour le BTS Génie Civil Bâtiment, rédigé par AHOUTOU K. E., qui aborde la résistance des matériaux et la statique. Il propose une approche d'enseignement axée sur la pratique et l'analyse des problèmes de construction, tout en fournissant des chapitres détaillés sur divers concepts mécaniques et géométriques. L'ouvrage est conçu pour aider les enseignants et les étudiants à mieux comprendre et appliquer les principes de la résistance des matériaux dans des situations réelles.

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RDM 2019

Ce document est un manuel pédagogique pour le BTS Génie Civil Bâtiment, rédigé par AHOUTOU K. E., qui aborde la résistance des matériaux et la statique. Il propose une approche d'enseignement axée sur la pratique et l'analyse des problèmes de construction, tout en fournissant des chapitres détaillés sur divers concepts mécaniques et géométriques. L'ouvrage est conçu pour aider les enseignants et les étudiants à mieux comprendre et appliquer les principes de la résistance des matériaux dans des situations réelles.

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MINISTERE D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DE coTE D’IVoIRE

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Union – Discipline – Travail

Résistance Des M2019


atériaux
Statique

BTS Génie Civil Bâtiment

DIEU VOUS BENISSE


2ère EDITION BTS Génie Civil Bâtiment

PREFACE

Réalisé par AHOUTOU K. E. professeur de Génie Civil Option Bâtiment et Urbanisme 2


2ère EDITION BTS Génie Civil Bâtiment

Ce document, rédigé en deux tomes, laisse aux enseignants toute liberté pour l’organisation de leur
enseignement.

Il contient une documentation bien riche et moderne, et donne des conseils et informations favorisant la
réalisation, par les élèves et étudiants, de travaux de chantier réels qui doivent se substituer à la formation
théorique reçue à l’école sclérosants parce que sans intérêts évident pour les élèves et étudiants.

J’ai bien voulu écrire comment je souhaite que cet ouvrage soit utilisé par les autres enseignants et par les
élèves et étudiants.

Il m’est agréable de les complimenter et d’exprimer le souhait que ce travail reçoive l’accueil qu’il mérite.

PROPOSITION D’UTILISATION DE CET OUVRAGE

Le présent ouvrage est destiné à servir de document de travail aux élèves et étudiants avec l’aide de
l’enseignant, dont le rôle consiste à bien poser le problème de construction au départ pour mieux
l’analyser ensuite

Il s’agit davantage de créer chez l’élève ou l’étudiant une tournure d’esprit plutôt qu’une accumulation de
données et de connaissances. La pédagogie active utilise les motivations intrinsèques : le Professeur
devient animateur. Il fait comprendre et utiliser les connaissances acquises.

Sans imposer une doctrine, et encore moins une recette, voici quelques suggestions proposées pour tirer
le meilleur parti du document.

Réalisé par AHOUTOU K. E. professeur de Génie Civil Option Bâtiment et Urbanisme 3


2ère EDITION BTS Génie Civil Bâtiment

PREFACE …………………………………………………………………………………………………………1

PROPOSITION D’UTILISATION DE CET OUVRAGE ………………………………………………………2

Chapitre 1 : BUT DE LA RDM ………………………………………..………………………………………...4

Chapitre 2 : UNITES DES GRANDEURS MECANIQUES USUELLES ……………………………………..5

Chapitre 3 : NOTIONS DE GEOMETRIE VECTORIELLE.. ………………………………………………….7

Chapitre 4 : CONDITIONS D’EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL ………………………………...12

Chapitre 5 : LES CHARGES ……………………………………………………………………………………16

Chapitre 6 : DESCENTE DE CHARGES ………………………………………………………………………18

Chapitre 7 : CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DES SECTIONS PLANES ……………………….26

Chapitre 8 : CALCUL DES REACTIONS D’APPUI ………………………………………………………….35

Chapitre 9 : DETERMINATION DES DIAGRAMMES DES EFFORTS INTERNES ………………………42

Chapitre 10 : ETUDES DES SOLLICITATIONS …………………………………………………….……..…47

Chapitre 11 : FLEXION SIMPLE DES POUTRES DROITES ISOSTATIQUES ……………………………54

Chapitre 12 : DEFORMEE D’UNE POUTRE SOUMISE A LA FLEXION SIMPLE : FLECHE …….……..60

Chapitre 13 : CALCUL DES STRUCTURES HYPERSTATIQUES ………………………………………….65

Réalisé par AHOUTOU K. E. professeur de Génie Civil Option Bâtiment et Urbanisme 4


2ère EDITION BTS Génie Civil Bâtiment

Chapitre 1 : BUT DE LA RDM

1) Généralités
La RDM est partie de la mécanique qui étudie les conditions de mouvement ou de repos d’un corps soumis à un
système de forces.
Elle s’appuie sur la statique qui étudie l’équilibre d’un corps considéré indéformable.
Elle va plus loin pour s’intéresser aux efforts internes et aux déformations.

2) LES PROBLEMES DE LA RDM


La RDM permet de résoudre deux problèmes : le dimensionnement et la vérification

2-1- LE DIMENSIONNEMENT
C’est la détermination des dimensions d’un élément de construction afin qu’il soit capable de résister dans les
meilleures conditions de sécurité et d’économie aux efforts qui lui sont soumis ou qu’il est sensé recevoir. La
sécurité est définie dans les règlements BAEL 91 ; Eurocode 2, 3; etc; CM 66 ; CB 71 et l’économie consiste à
faire intervenir le choix des matériaux.

2-2- La vérification
Dans la vérification, les dimensions sont connues et on veut connaitre les efforts que peut supporter la construction
en calculant les déformations et les contraintes admissibles.

3) LES ETAPES DE LA RDM


Pour la résolution des deux problèmes rencontrés, la RDM utilise trois (03) étapes :

3-1- L’étude de la stabilité


Chaque élément de la construction doit être en équilibre, la structure dans son ensemble doit l’être également.

3-2- L’étude de la résistance


Chaque élément de la structure doit pouvoir subir les forces prévues sans rupture.

3-3- L’étude des déformations


Les déformations doivent être compatibles avec les fonctions que la structure ou une partie de celle-ci doit assurer :
pas de déformations excessives.

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CHAPITRE 2 : UNITES DES GRANDEURS MECANIQUES USUELLES

1- UNITES DES GRANDEURS UTILISEES EN RDM


GRANDEURS Unité légale Autres unités
Distance (longueur) m
Surface m², mm², cm² a, ca, ha
Masse G
Force N
Moment (couple) N.m
contrainte ) N/mm² bar, MPa
(pression) (P) Pa (pascal)

Exemple : 0,1 MPa = 105 Pa = 1 bar


1 m = 1000 mm = 100 cm = 10-3 Km
1 G = 10-3KG = 10-6 T = 1000 mG
1 N = 0,1 daN = 0,001 KN = 0,1 KGf
1 N.m = 0,1 daN.m = 10 [Link]
1 Pa = 10-5 bar

2- MULTIPLES ET SOUS-MULTIPLES

Préfixe Symbole Valeur Puissance de 10 Exemple


Exa - E 1018 Exaampère (EA)
Péta - P 1015 Pétabecquerel (PBq)
Téra - T X 1012 Téra coulomb (TC)
Multiples

Giga - G X 109 gigahertz (GHZ)


Méga - M X 106 méga mole (Mmol)
Kilo - K X 103 kilocalorie (Kcal)
Hecto - h X 102 hectomètre carré (hm²)
déca - da X 101 déca Newton (daN)
Unité X 100
Déci - d X 101 décibel (dB)
Centi - c X 102 centiare (ca)
Sous-multiples

Milli - m X 103 milli bar (mbar)


Micro - X 106 microohm ( )
Nano - X 109 nano volt (nV)
Pico - p X 1012 pico pascal (pPa)
Femto - f 1015 femto watt (fW)
Atto- a 1018 attogramme (ag)

3- APPLICATION
0,125dm = ………………………..pm = ……………………..Em = ……………………fm
0,31mm² = ………………………..am² = ……………………..nm² = …………………..Tm²
1daN.m = …………………………[Link] = …........................[Link] = ……………….N.m
0,6 N/m² = ………………………kN/cm² = …………………aN/dm² = ……………….TN/mm²

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EXERCICES D’APPLICATION
1)
0,125dm = ………………………..pm = ……………………..Em = ……………………fm
0,31mm² = ………………………..am² = ……………………..nm² = …………………..Tm²
1daN.m = …………………………[Link] = …........................[Link] = ……………….N.m
0,6 N/m² = ………………………kN/cm² = …………………aN/dm² = ……………….TN/mm²

2) Dressez le tableau de 6 multiples et 6 sous-multiples du Pascal, du Newton

3) Donnez le nom des symboles ci-dessous et convertissez chacune d’elle en Newton (N) :
3,5MN; 0,4 GN ; 0,01KN ; 2,5daN ; 16dN ; 0,350KGf

4) Précisez le symbole des unités ci-dessous et convertissez chacune d’elle en Pascal (Pa) et en Bar :
0,100 kilo Pascal ; 7,6 méga Pascal ; 9,001 giga Pascal; 0,25 Bar

5) Convertissez chacune des unités ci dessous en Pa :


32.5KPa; 0.5Pa; 0.003GPa; 17.5KN/m2; 1.2daN/m2; 5.1bar; 0.32 bars; 0.15MPa

Convertissez chacune des unités en m2 : 12cm2 ; 0.13dam2 ; 0.01dm2

Convertissez chacune des unités en N : 0.16MN ; 1.7KN ; 0.1daN

Convertissez chacune des unités ci-dessous en N/m :


0.12daN/m; 1.2KN/m; 0.15KN/m; 0.1daN/cm; 13KN/dm

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CHAPITRE 3 : NOTIONS DE GEOMETRIE VECTORIELLE

1- DEFINITIONS
1-1- Vecteur
B Un vecteur est un segment de droite sur lequel on choisit un sens indiqué par une flèche ou c’est une
représentation graphique, dans le plan ou l’espace, délimitée par une origine et une extrémité. Vecteur
A AB : vecteur F :
Un vecteur est caractérisé par : sa direction : la droite ( ) ; son sens : de A vers B et sa norme (ou intensité)
ou d (A ; B)
Dans un repère orthonormé direct de vecteurs unitaires , , , on donne un vecteur de coordonnées cartésiennes
a , b et c.
Il existe plusieurs notations du vecteur F :

( ; ; c) ; ; ; =a+b +c

La norme de F se note , et =

1-2- Vecteurs équipollents


Deux vecteurs et sont équipollents quand ils ont même direction (parallèle), même sens et même module.
On dit alors que = .

1-3- Vecteur glissant


Un vecteur est glissant lorsque son origine peut se déplacer sur un support.

1-4- Vecteur lié


Un vecteur est dit lié lorsque son origine est fixe.

2- SOMME GEOMETRIQUE DE VECTEURS


2-1- Somme géométrique de deux vecteurs
et sont deux vecteurs ayant mê^me origine. Si nous menons par B, l’extrémité de un vecteur
équipollent à , alors est la somme géométrique de et .

A O

C
Si et sont consécutifs, c’est-à-dire que l’origine de l’un est l’extrémité de l’autre, alors + =

Si les deux vecteurs sont quelconques, on applique l’une ou l’autre des deux méthodes.

2-2- Somme géométrique de plusieurs vecteurs


La somme géométrique de plusieurs vecteurs (n = 1 ;2 ;………… ; n) s’obtient en additionnant deux vecteurs,
soient ; ce qui donne la somme ; puis et un autre vecteur, soit ce qui donne ; ainsi de suite jusqu’à
la somme + qui se note . est la résultante des vecteurs ; ; ………. ; .

= + = + + ………. + .

NB : Quel que soit l’ordre dans lequel on procède pour ‘’additionner’’ les vecteurs, la résultante est toujours la
même.

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3- PRODUIT SCALAIRE DE DEUX VECTEURS


On appelle produit scalaire de deux vecteurs et le produit de leurs modules par les cosinus de l’angle formé
par les deux vecteurs.

. = x x cos ( , )

NB : Le produit vectoriel de deux vecteurs orthogonaux est toujours nul.

4- MOMENT D’UN VECTEUR


4-1- Définition
Le moment d’un vecteur par rapport à un point O est le vecteur défini mathématiquement par la relation
. Il se note Mo ( )
MO ( ) =
Ce moment est un vecteur lié caractérisé par :
- son origine : le point O
- sa direction : perpendiculaire au plan défini par et
- son sens : donné par la règle du tire-bouchon ou tel que le trièdre ( , ;Mo ) soit direct.
- sa norme : = x x sin( , )
- avec x sin( , ) = OH d’où = x OH
OH est également appelé bras de levier.

4-2- Relation fondamentale des moments


Considérons le vecteur et les points C et D appartenant au même plan.
D
MC ( ) = MD ( ) = .
C Exprimons un des moments en fonction de l’autre.
B
A
D’après l’égalité de Charles = +
MC ( ) = +
= +
MD ( ) d’où la relation de Varignon
MC ( ) = MD ( )+ MC ( ) = MD ( )+

4-3- Expression analytique du moment


Le moment est un vecteur que l’on peut décomposer dans un repère orthonormé direct.
MO ( ) = ; et sont des vecteurs du repère orthonormé (O, , , )de coordonnées respectives
(X ;Y ;Z), ( ; ; ) et (x , y , z).
Déterminons les valeurs X, Y et Z en calculant le déterminant de la matrice A définie par les vecteurs unitaires du
repère et les coordonnées des vecteurs et .

= dét A= =

= . - . + .

= – – – – –
X Y Z
La norme de MO ( ) est égale à =

=-

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5- APPLICATION
Dans un repère orthonormé direct (o, , , ), on donne les coordonnées de M, point d’application du vecteur et
les composantes algébriques de celui-ci : M et . On donne aussi les coordonnées de deux (02)
points distincts A et B. et .
1. Calculer les composantes , , du moment de en A, .
2. Calculer les composantes , , du moment de en B, .
3. Calculer les composantes , , du vecteur tel que :

4. Comparer et . Quelle relation peut-on tirer de cette comparaison ?


5. Calculer et .
6. Quelle est la distance du point A à la droite support de .
7. Calculer l’angle formé par les deux vecteurs et .

CORRIGE DE L’APPLICATION
1.

2.

.—

3. est connu ; il reste à calculer -

.—

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et

Donc .

4. On remarque que
On retrouve la relation fondamentale des moments : .

5. Calcul de et

6. Calcul de d
On sait que or

7. Calcul de

or

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Chapitre 4 coNDITIoNS D’EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL

1- DEFINITIONS
1-1- Solide
Le solide au sens de la RDM est un corps qui possède une masse constante et un volume dont les limites varient de
façon prévisible et quantifiable en fonction des charges appliquées.

1-2- Système
Un système matériel est une quantité de matière, homogène ou non, dont la masse reste constante pendant son
étude. Un système matériel peut être constitué par un solide, par une portion du solide ou par un assemblage
indéformable de plusieurs solides.

1-3- Force
On appelle force, toute cause capable de modifier la forme ou le mouvement d’un corps. Sa représentation se fait
par un vecteur.
Un système matériel est dit isolé lorsqu’il est bien défini. Autrement dit, lorsqu’on est capable de discerner tous les
éléments de ce système du reste de son environnement. On peut l’isoler fictivement pensée, tout ou une partie par
la pensée, ou même y faire une coupe fictive et en prélever une partie par exemple pour étudier son équilibre.

1-4- Actions mécaniques


On appelle action mécanique, toute cause capable de maintenir un solide au repos ou de le mettre en mouvement,
ou de modifier son mouvement ou encore de déformer le solide étudié.

2- CLASSIFICATION DES ACTIONS


2-1-Actions mécaniques à distance
Il s’agit : - du champ de la pesanteur
- du champ électromagnétique
- du champ électrique ou électrostatique
- du champ magnétique

2-2-Actions mécaniques de contact


C’est toute action mécanique de contact du milieu extérieur sur le système matériel considéré.
Ici la liaison technologique associée possède souvent des formes de contact surfaciques, mais elle sera assimilée
pour simplifier la modélisation, si l’hypothèse est raisonnable à une ligne ou à un point.

3- TORSEURS DES ACTIONS MECANIQUES EXTERIEURS A UN SYSTEME MATERIEL


Supposons qu’il s’exerce sur S des forces extérieurs ; ; ; …… ; .
Considérons un point quelconque A appartenant au système S.
A Le torseur des forces extérieurs ; ; ; …… ; :

(S 1
) A
2

est la somme géométrique des forces extérieures à S. Elle est la résultante des forces extérieures.
est la somme géométrique des moments des forces extérieures à S par rapport au point A. Elle est la
Résultante des moments des forces extérieures ou le moment résultant.
Le torseur en un point est donc caractérisé par ses éléments de réduction au point :
- Une force résultante
- Un moment résultant par rapport au point

4- CONDITIONS D’EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL


Un système matériel est en équilibre si le torseur des actions extérieures en tout point du système est nul :

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Un solide indéformable en équilibre sous l’action de n forces extérieures ( ) restent en


équilibre si :
- La somme vectorielle de toutes les forces extérieures est nulle :
= = = (1)
- La somme vectorielle des moments de toutes les forces extérieures en n’importe quel point de l’espace est
nulle :
(2)
MA = = MA + MA + MA + ……….. + MA =
L’équation (1) est appelée Théorème de la Résultante statique (T.R.S)
L’équation (2) est appelée Théorème du moment résultant statique (T.M.S)

La condition d’équilibre est connue sous le nom de PRINCIPE


FONDAMENTAL DE LA STATIQUE

5- APPLICATION
D
Figure 1
6,00 6,00

120°
131,24°

3 ,46
108,76°
5,26

B
Poutre 20x80

+5.80

Figure 2
+4.00

B
12,00

Soit une poutre de section 20x80 devant être mise en place sur deux appuis simples A et B (figure 2)
distants horizontalement de 12m.
Pour faciliter la mise en œuvre, on adopte le montage à l’aide des câbles AC, BC et DC (figure1). Le
poids volumique du béton armé est de 25000 N/m3.

1. Calculer le poids total de la poutre


2. Déterminer graphiquement la tension existant dans chacun des 3 câbles
3. Calculer les actions de contact et aux appuis A et B
4. Calculer le taux de charge par mètre linéaire de poutre.

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Corrigé de l’application
1. Poids total de la poutre
avec P = poids de la poutre ; poids volumique des ouvrages en B.A. ; V = volume de la poutre
or

2. La tension dans chacun des câbles


Isolons 1

2 3

1 1 en équilibre

Isolons l’ensemble

l’ensemble

Le principe des actions mutuelles permet d’écrire : et


Donc et sont directement opposées.
Echelle : 1cm

90°

41,24° 30°

3. Calcul de

B
A

4. Taux de charge par mètre linéaire de poutre

AN :

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Chapitre 5 : Les CHARGES

1- DEFINITION
Un bâtiment est soutenu par son ossature qui est généralement en Béton Armé. Les éléments constituant cette
ossature (semelle, poteau, poutre, plancher, …) sont soumis donc à l’action de forces qui sont engendrées par les
charges qu’ils reprennent. Ces charges sont principalement de deux groupes :
 Les charges dues au poids propre du bâtiment,
 Les charges dues aux éléments extérieurs à la structure.

2- LES DIFFERENTS TYPES DE CHARGES


2-1- Les charges ponctuelles
Les forces qui agissent sur une pièce peuvent être appliquées sur une surface relativement petite par rapport aux
dimensions de la pièce. Ces charges sont considérées comme concentrées et appliquées en un point qui est le centre
de gravité de la surface de contact. Ce type de charge est donc appelé charge ponctuelle ou charge concentrée.
Exemple : le poids d’une table qui se transmet au plancher par l’intermédiaire de ses pieds.

2-2- Les charges reparties


Les forces qui agissent sur une pièce peuvent être appliquées sur toute ou une partie de sa surface ou de sa
longueur. Ainsi cette répartition de charge peut être volumétrique, surfacique ou linéaire et être uniforme ou
variable.
Exemples :
 Le poids des revêtements sur un plancher est une charge surfacique uniformément repartie,
 La poussée des terres sur un mur de sous-sol est une charge surfacique à répartition variable,
 Le poids d’un mur pignon sur une poutre est une charge linéaire à répartition variable,

3- NATURE DES CHARGES


Les charges appliquées aux structures sont essentiellement de deux types :

3-1- Charges permanentes


Ces charges comprennent :
 Le poids propre de la structure (poteaux, poutres, planchers, …)
 Poids des autres éléments de construction (couverture, cloisons, revêtements, équipements fixes, …)
 Poussée des terres, pressions des liquides pour les murs de sous-sol, murs de soutènement.
 Actions dues aux déformations différées : raccourcissement par retrait.

3-2- Charges variables Q


Ce sont :
 Les charges d’exploitation : poids des personnes et des mobiliers sur un plancher par exemple
 Les charges climatiques : action du vent et de la neige,
 Les actions appliquées en cours d’exécution : dépôt de palettes de matériaux, stockage ou déplacement de
matériel.
 Actions dues aux variations de température.

3-3- Actions accidentelles : A


Ce sont les charges dues aux explosions, aux chocs de véhicules. Elles ne sont à considérer que si le
marché le prévoit.

4- BASES DE CALCULS
4-1- Charges permanentes

Matériaux Poids/unité Matériaux Poids/unité


3
Acier 7850 daN/m Dalles pleines 250 N/m²
3
Bois 1000 daN/m 12 4 2500 N/m²
3
Planchers avec poutrelles
Marbre 2800 daN/m préfabriquées et entrevous (avec 16 4 2850 N/m²
Béton Armé 2500 daN/m 3 table de compression 20 4 3300 N/m²
3 d’épaisseur 4 cm)
Maçonnerie 2300 daN/m 25 5 4000 N/m²

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Agglos creux de 15 200 daN/m² Chape en mortier de ciment 200 N/m²/ép.


Agglos creux de 20 270 daN/m² Dalle flottante en béton avec isolant 220 N/m²/ép.
Grès cérame ép. 9 mm /c mortier de
Agglos pleins de 15 315 daN/m² 600 N/m²
pose
Agglos pleins de 20 420 daN/m² Sols minces textiles ou plastiques 80 N/m²
Support de couverture : chevrons 6 8 70 daN/m² Couverture métallique en zinc 250 N/m²
Couverture en tuiles 600 daN/m² Couverture métallique en Alu. 170 N/m²
Plaques fibrociment 170 daN/m² Etanchéité multicouche 120 N/m²
Sous toiture en contreplaqué traité 50 N/m²/cm Cloisons légères non porteuses de
500 m²
Sous toiture en plaque de plâtre 90 N/m² masse à 2500 N/m

4-2- Charges d’exploitation

Nature et destination du local Charge d’exploitation en N/m²


Bâtiments à usage d’habitation
 Logement y compris combles aménageables 1500
 Balcons 3500
 Escaliers (marches isolées exclues 2500
 Greniers 2500
Bâtiments de bureaux
 Bureaux proprement dits 2500
 Circulations et escaliers 2500
 Halls de réception 2500
 Halls à guichet 4000
Bâtiments scolaires et universitaires
 Salles de classe, dortoirs, sanitaires collectifs 2500
 Ateliers, laboratoires (matériel lourd exclu) 2500
 Circulation, escaliers 4000
 Bibliothèques, salles de réunion 4000
 Cuisines collectives 5000
Bâtiments hospitaliers et dispensaires
 Chambres 1500
 Circulation interne 2500
 Locaux médico techniques (salles de travail et salles d’opération) 3500
Cas des terrasses
 Terrasses non accessibles 1000
 Terrasses accessibles privés 1500
 Terrasses accessibles au public 5000

Cas des marches préfabriquées indépendantes en porte-à-faux :

Chacune doit résister à :

o Une charge concentrée de 5500 N, à l’extrémité de la marche, si la portée est inférieure à 1,10 m
et l’escalier non accessible au public,
o Une charge Q = 10 000 N, repartie, si la portée est à 1,10 m et l’escalier non accessible au
public,

Une charge Q = 15 000 N, repartie, si la portée est à 1,10 m et l’escalier accessible au public.

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Chapitre 6 : DESCENTE DE CHARGES

1- DEFINITION :
Une descente de charges permet de déterminer les actions qui s’exercent sur un élément d’ouvrage, soit
directement ou par l’intermédiaire d’autres éléments, afin de procéder à l’étude mécanique et au dimensionnement
de celui-ci.

2- CHEMINEMENT DES CHARGES :


Lors d’une descente de charges, les actions sont calculées en partant du haut du bâtiment vers le bas.
Ainsi les charges partiront de la couverture au sol de fondation suivant l’élément porteur.

Dalle - Plancher

Poutre

Poteau Voile

Fondation Fondation

Sol

3- REPARTITION DES CHARGES SUR UNE DALLE :

On définit, sur la dalle, une surface de sur laquelle on évalue :


 La charge permanente G :
o Le poids propre de la dalle
o Le poids propre des ouvrages annexes (revêtement, étanchéité, ….)
 La charge d’exploitation Q :
La charge obtenue est exprimée généralement en , ,
Si alors la dalle porte dans un seul sens ; suivant
Si alors la dalle porte dans les deux sens ; suivant et

4- DESCENTE DE CHARGES SUR POUTRE


Les poutres sont les supports directs des dalles. Ainsi pour chaque poutre il convient de définir la surface de dalle
portée (zone d’influence).

Démarche générale

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Afin de déterminer la charge que reprend une poutre ; on considère 1ml de cette poutre ensuite on évalue la charge
permanente et la charge d’exploitation.

a) Poutres pour dalle portant dans un seul sens


Du fait que la dalle porte dans un seul sens, la zone d’influence est délimitée par des droites aux appuis.

Zone d’influence de la poutre 2

Zone d’influence de la poutre 1

Le BAEL 91 considère qu’en plus de son propre poids les côtés non porteurs reprennent une largeur moyenne de
plancher comprise entre 50 cm et 1 m.

b) Poutres pour dalles portant dans les deux directions


Affin de déterminer la zone d’influence de chaque poutre, on utilise la méthode des lignes de rupture. Ces lignes
suivent la bissectrice des angles formés par deux appuis sécants et sont parallèles aux grands cotés.

45°

Les charges appliquées aux poutres sont donc réparties en triangle et en trapèze. Définissons les charges
uniformément réparties équivalentes qui appliquées sur une poutre produiront le même effort tranchant ( ) ou le
même moment fléchissant ( selon les calculs de résistance envisagés.

Charge équivalente Trapèze Triangle

Avec et la charge uniformément répartie par de dalle.

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5- DESCENTE DE CHARGES SUR POTEAU


Les poteaux sont les supports des dalles et poutres. Pour un chargement donné, il convient de définir la zone
d’influence de chaque poteau. Généralement la zone d’influence est délimitée par des droites parallèles aux appuis.

6- DESCENTE DE CHARGES SUR MUR PORTEUR ET FONDATION


a) Les murs porteurs
Ils portent les planchers et sont portés par les fondations. On considère une tranche du bâtiment de 1m longueur ; et
l’on évalue la charge permanente et la charge d’exploitation supportées par cette tranche du bâtiment.

b) Les fondations
 Semelle isolée : pour calculer la charge portée par une semelle isolée, il faut ajouter à la charge provenant
du poteau le poids propre de la semelle isolée
 Semelle filante : pour déterminer la charge portée par la semelle filante, il faut ajouter à la charge
provenant de 1m de mur porteur le poids propre de 1m de semelle filante.

7- Dégression des charges d’exploitation


Pour les bâtiments d’habitation dont le nombre d’étages est supérieur à 5 en général, une loi de dégression des
charges d’exploitation est d’applicable pour tenir compte du fait que l’occupation des locaux est indépendante
d’un niveau à l’autre et que tous les niveaux ne sont pas chargés à leur maximum en même temps pour le calcul
des éléments porteurs de la structure : fondations, murs, poteaux, …

1- APPLICATION

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Durée de l’épreuve : 3 heures Coefficient de l’épreuve :3

1ère partie : DESCENTE DE CHARGES


Le plan de coffrage à la page 3/5 représente le plancher haut du RDC d’un immeuble à usage de bureaux voisin de
l’institut FAMAH, situé en bordure de lagune dans une des communes du DISTRICT ABIDJAN (Vridi) Côte
d’Ivoire. On se propose d’étudier le poteau P8 de la file 3.

QUESTIONS

1- A partir d’une descente de charges du poteau P8 déterminer :


a- La zone d’influence du poteau.
b- La charge permanente G sur le poteau.
c- La charge d’exploitation Q sur le poteau.
d- En déduire la charge sur le poteau à l’ELS.
e- En déduire la charge sur le poteau à l’ELU.
2- Faire le schéma mécanique du poteau
a- A l’ELS
b- A l’ELU

2ème PARTIE : CALCUL DES SECTIONS D’ACIERS


On donne la description des charges à la page 2/5 et les caractéristiques des matériaux suivantes :

K = 0,7 et la moitié des charges est appliquée après 90 jours.

1) En vous aidant de l’organigramme de calcul des poteaux de la page 4/5 déterminer :


a) La section des aciers longitudinaux
b) La section minimale des aciers longitudinaux
2) En vous aidant du tableau de la page 5/5, en déduire :
a)
b)
3) Calculer
a) la longueur de recouvrement
b) l’espacement dans la zone courante
c) le nombre de cadres dans la zone de recouvrement
d) l’espacement dans la zone de recouvrement
4) Faire un schéma annoté de la section du poteau

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40
STRUCTURE :

2,74
Fondations – Murs – Poteaux – Poutres – Dalles
4

2,74
Calcul de la descente de charges pour les poteaux de chaque file.

Dimensions données Dimensions nécessaires 3

2,74
Section poteaux Section poutres Section poutres Hauteur poteaux
Niveaux
(cm2) long (cm2) sous dalles (cm2) sous poutres (cm2)

4 20 x 20 20 x 40 20 x 24 2,34
2

2,74
3 20 x 20 20 x 40 20 x 24 2,34
2 20 x 30 20 x 50 20 x 34 2,24
1 20 x 40 20 x 50 20 x 34 2,24 1
RDC 20 x 50 20 x 60 20 x 44 2,14

2,74
BASES DE CALCULS RDC

Charges permanentes Eléments de la structure Charges d’exploitation


20 3,40 20 5,20 20 4,10 20
4500 N/m2 Terrasse : dalle BA et son étanchéité 1000 N/m2
5890 N/m2 Dalle de plancher BA 2500 N/m2 1 2 3 4
25000 N/m3 Tous les éléments en BA
7200 N Allège préfabriqué, épaisseur 20 cm
(dans l’exemple) pour les façades

N.B. : les poteaux sont espacés de 4,00 m d’axe en axe dans le sens longitudinal. La
charge d’exploitation n’est pas comptée au droit des allèges.

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PLAN DE COFFRAGE DU PLANCHER HAUT DU RDC

30
40
P3 P4 P9 P10

4,40
3,60

P2 P5 2. 20 x 40 P8
1. 20 x 60

P11
40

1. 20 x 60

1. 20 x 60
20
1. 20 x 60
3,60

4,40
P12
40

P1 P6 P7
30

20 3,40 20 5,20 20 4,10 20

1 2 3 4

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POTEAU INTERMEDIAIRE VOISIN DE POTEAU DE RIVE : FILE 1, 2, 3, 4

Charges permanentes : G Charges d’exploitation : Q


Niveau
Désignation longueur largeur Hauteur Poids unitaire TOTAL CUMUL Longueur largeur Poids unitaire TOTAL CUMUL
N5 Acrotère
Terrasse et étanchéité
N4 Retombée de poutre
Poteau
Dalle
N3 Retombée de poutre
Poteau
Dalle
N2 Retombée de poutre
Poteau
Dalle
N1 Retombée de poutre
Poteau
Dalle
NRdC Retombée de poutre
Poteau

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POTEAU DE RIVE : File 1, 2,3, 4

Charges permanentes : G Charges d’exploitation : Q


Niveau
Désignation longueur largeur Hauteur Poids unitaire TOTAL CUMUL Longueur largeur Poids unitaire TOTAL CUMUL
N5 Acrotère
Terrasse et étanchéité
Retombée de poutre
N4
Allège préfabriquée
Poteau
Dalle
Retombée de poutre
N3
Allège préfabriquée
Poteau
Dalle
Retombée de poutre
N2
Allège préfabriquée
Poteau
Dalle
Retombée de poutre
N1
Allège préfabriquée
Poteau
Dalle
Retombée de poutre
NRdC
Allège préfabriquée
Poteau

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EXERCICES DE RECHERCHE
1) Répartition des charges sur un auvent en béton armé très long dont la section transversale est représentée ci-
dessous :
40 80 80 80 80 40

Entraxe portique : 5,00


Poteau : 20 x 50
Poutre console : 20 x var de 20 à 50
Poutre secondaire 15 x 20 entraxe : 80
4,80

Dalle : 12
Etanchéité multicouches : 0,6 KN/m2
Charge d’exploitation : 1 KN/m2
Vent négligé.

1. Déterminer le taux de charge sur la console de rive et la console voisine de la console de rive à l’ELU et à
l’ELS
2. Déterminer, à partir de la descente de charges, la charge sur le poteau de rive et le poteau voisin du poteau
de rive à l’ELS et à l’ELU.

2) Un plancher de bâtiment en béton armé est constitué de :


 Une dalle pleine en BA d’épaisseur constante
 Poutres en BA de section rectangulaire
 De poteaux en BA de section
 Charges d’exploitation applicables au plancher estimées à
 Béton dosé à et de poids volumique (BA) de

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Travail demandé

 Calculez la charge linéaire permanente g sur la poutre intermédiaire


 Calculez la charge linéaire d’exploitation q sur la poutre intermédiaire
 En déduire à l’ELU et à l’ELS la charge linéaire et sur la poutre intermédiaire

3) Un plancher d’édifice public supporte une surcharge de 5 KN / m². Il est constitué :


 d’une dalle pleine en béton armé
 de poutres et de poteaux en B.A
 masse volumique du béton 25000 N /

Travail demandé
Faites la descente de charges sur chacun des poteaux suivants : ; ; ; .

COUPE TRANVERSALE

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Chapitre 7 : CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DES SECTIONS


PLANES

1- MOMENT STATIQUE D’UNE SURFACE PLANE PAR RAPPORT A UN AXE DE SON PLAN
1-1- Définition
Considérons une surface plane (S) et un y
repère orthonormé (o, x, y) de son plan.
Soit G le centre de gravité de (S) de (S)
coordonnées (xG, yG). yG
On appelle moment statique de (S) par rapport G
à l’axe ( ), le produit de l’aire de la surface
plane (S) par l’ordonnée yG. Il est symbolisé
par MS/(OX) o x
MS/(OX) = S .yG xG

On appelle moment statique de (S) par rapport à l’axe ( ), le produit de l’aire de la surface plane (S) par l’abscisse
xG. Il est symbolisé par MS/(OY)
MS/(OY) = S .xG

1-2- Unité et signe du moment statique


MS/(OX) = S x yG S 0
yG et xG sont des mesures algébriques et donc peuvent être + ou –.
D’où le signe de MS dépend de celui de xG ou yG.

1-3- Propriété
Le moment statique d’une surface plane (S) par rapport à un axe de son plan passant par le centre de gravité de
cette surface est nul.

1-4- Application
Une des applications courantes du moment statique est la détermination des coordonnées du centre de gravité d’une
section plane.
Le centre de gravité d’un solide est le point où passe la résultante des forces de pesanteur qui s’exercent sur tous les
points matériels qui constituent le solide. Sa position est invariable par rapport à celle du solide. Lorsqu’un solide a
un centre, un axe ou un plan de symétrie, son centre de gravité est en ce centre, sur cet axe ou dans ce plan.

1-5- Exemple 1
Soit une surface (S) telle que : S = S1 U S2 U S3 U ……… U Sn
On peut connaître G1(xG1 ; yG1) ; G2(xG2 ; yG2) ; G3(xG3 ; yG3) ; ………………. ; Gn(xGn ; yGn) les centres de gravité
des surfaces S1 ; S2 ; S3 ; ………… ; Sn.
Déterminer G(xG ; yG) le centre de gravité de la surface (S).

2- MOMENT D’INERTIE D’UNE SURFACE PLANE PAR RAPPORT A UN AXE DE SON PLAN
2-1- Définition
Considérons une surface plane (S) et un repère orthonormé (o,x,y) de son plan. Soit G le centre de gravité de (S) de
coordonnées (xG ; yG).
On appelle moment d’inertie de la surface plane (S) par rapport à l’axe ( ), le produit de l’aire de (S) par le carré
de l’ordonnée yG. Il est symbolisé par Iox.

Iox = S.

On appelle moment d’inertie de la surface plane (S) par rapport à l’axe ( ), le produit de l’aire de (S) par le carré
de l’abscisse xG. Il est symbolisé par Ioy.
Ioy = S.

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2-2- Unité et signe du moment d’inertie

Iox = S. S 0 0 d’où Iox est toujours positif.

2-3- Théorème de HUYGENS


Le moment d’inertie d’une surface plane (S) par rapport à un axe quelconque (ox) est égal au moment d’inertie de
la surface plane (S) par rapport à un axe parallèle à (ox) et passant par le centre de gravité de la surface plane
(S), augmenté du produit de l’aire de la surface plane (S) par la carré de la distance d séparant les deux axes (ox) et
.
Par définition :
Or sur la figure :
D’où : = .
+
Or : =
= 2.d. = .S avec .S = 0

y
=
La relation devient alors: + S. (S)
G

d
o x

2-4- Moment d’inertie d’une section plane rectangulaire


2-4-1- L’axe passe par l’un des côté du rectangle y
(S)
Soient I le moment d’inertie de (S) et dsi la surface plane élémentaire
dsi = b xdyi dsi = hdxi
Iox = xdsi Ioy= dsi dyi dsi
= ([Link]) = ([Link]) h
o yi
=b dyi =h dxi x
=b dyi = h dxi b
y dsi
= =h dxi

h
Iox = Ioy = x
xi
b
2-4-2- L’axe passe par le centre de gravité
Selon Huygens : y
Iox = + Sd² = Iox – Sd² ’G

= – bh h
= G G
bh bh
= –
= x
b

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2-5- Moments d’inertie des surfaces usuelles

SURFACES AIRES CENTRE DE GRAVITE MOMENTS D’INERTIE

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2-6- Moment d’inertie d’une surface plane complexe


S = S1 + S2 + S3 + ……… + Sn = Sn
IG = IG1 + IG2 + IG3 + ……… + IGn = IGn

3- EXERCICES D’APPLICATION
EXERCICE 1
On se propose d’étudier le trapèze ci-dessus

y
b

GG
h

1) Démontrer que et que


2) En déduire .

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Fig.2
Fig.1

Fig.3 Fig.4

Fig.5
Fig.6

18 ;

L’unité est le mètre (m) :

1. Calculer le moment statique des surfaces planes hachurées par rapport aux axes et dans
chacun des cas de figure ci-dessus.
2. Calculer le moment d’inertie des planes hachurées par rapport aux et passant par leur
centre de gravité des figures ci-dessus. (Exceptées les figures 3 et 4).

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Chapitre 8 : cALcUL DES REAcTIoNS D’APPUI :


GENERALITES
Dans ce chapitre, nous ne nous intéresserons qu’aux forces extérieures appliquées au système :
- Les forces directement appliquées au système : ce sont des forces connues.
- Les réactions aux appuis : ce sont les forces à calculer, donc inconnues.

1- LES FORCES DIRECTEMENT APPLIQUEES


1-1- Forces concentrées ou Ponctuelles
Ce sont les forces qui sont considérées appliquées en un point et sont représentées par un vecteur.
Exemple : un poteau sur une partie

Vue en perspective Schéma mécanique

1-2- Forces réparties


Ce sont les forces qui sont considérées appliquées en tout point du système formant une ligne imaginaire :
- Charges uniformément réparties
Exemple : un mur sur une poutre

(N/ml)

A B

Schéma mécanique
Vue en perspective
- Charges à répartition variable
Exemple : un mur pignon sur une poutre

Schéma mécanique
Vue en perspective

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2- LES DIFFERENTS TYPES D’APPUI


2-1- L’Appui simple
Un appui est dit simple lorsque le déplacement vertical seul est bloqué, provoquant (provocant) ainsi une seule
réaction verticale appelée ou ou encore . Il symbolisé par :

A ou A
Exemple : Poutre de Pont

2-2- L’Appui Articulé ou Articulation


Un appui est dit articulé lorsque les déplacements, vertical et horizontal, sont bloqués, provoquant deux réactions
dont une verticale appelée ou ou encore et l’autre horizontale appelée ou ou encore . Cet appui
est symbolisé par :

ou A
A

Exemple : un portique

2-3- L’Appui encastré ou encastrement


Un appui est dit encastré lorsque tous les déplacements (horizontal, vertical, circulaire) sont bloqués, provoquant
alors deux réactions dont une verticale appelée ou ou encore et l’autre horizontale appelée ou ou
encore et un moment d’encastrement appelé . L’appui encastré est symbolisé par :

ou
A A

Exemple : un balcon

3- METHODE GENERALE DE CALCUL DE REACTIONS D’APPUI


3-1- Le schéma mécanique simplifié du système
- On représente la structure ou l’élément de structure par la barre (sa fibre moyenne)
- On fait l’inventaire de toutes les forces appliquées au système ou à la structure (direction, sens, intensité)
- On rattache le système à un repère orthonormé
- On choisit un sens pour les moments positifs (sens trigonométrique ou sens des aiguilles d’une montre)

3-2- Le schéma mécanique simplifié


Ce paragraphe concerne uniquement les forces réparties. Lorsque nous avons un schéma mécanique avec charges
réparties, nous remplaçons les charges réparties par leur résultante. Le schéma mécanique est devenu simplifié.

3-3- Principe fondamental de la statique


Le torseur en un point A d’un système de forces extérieures appliquées à un système matériel est

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Un système est en équilibre si les coordonnées de ses différents points dans un repère lié au milieu extérieur sont
constantes. Pour ce faire, il faut que le torseur en tout point du système soit nul c’est-à-dire

La condition d’équilibre est connue sous le nom de Principe Fondamental de la Statique.

Remarque : A cause du principe des actions réciproques, les forces intérieures n’ont aucun effet sur l’équilibre
d’un système matériel.

3-4- Isostaticité et hyperstaticité


3-4-1- Isostaticité
Un système est dit extérieurement isostatique lorsque les équations de la statique suffisent à déterminer les
réactions d’appui.
 les équations de la statique

Le principe fondamental dit que :

 Dans l’espace

trois équations

trois équations

= 6 équations de la statique dans l’espace.

 Dans le plan

deux équations

une équation

= 3 équations de la statique dans le plan.

Soit r = nombre de réactions d’appui.

Un système est en équilibre isostatique si r =

3-4-2- Hyperstaticité
Un système étudié est en équilibre hyperstatique si le nombre d’équations de la statique est inférieur au nombre de
réactions d’appui (r ). Le dégré d’hyperstaticité est d = r – .

3-4-3-Hypostaticité
Un système étudié est en équilibre hypostatique si le nombre d’équations de la statique est supérieur au nombre de
réactions d’appui. Dans ce cas le système étudié est un mécanisme. (r )

4- EXERCICES D’APPLICATION
4-1- Appui simple

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On donne : F = 45 KN. P = 5000 daN


1-Déterminer la nature du système étudié.
2-Calculer les réactions d’appui
y +

A B

x
A B

2,00 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00

Schéma mécanique

4-2- Appui articulé ou articulation

y On donne : F=82 kN ; P=96 kN ; ;

; les forces et font


A respectivement avec l’horizontale 60° et 45°.
B x
1-Déterminer la nature du système étudié.

2-Calculer les réactions d’appui.


1,50 2,50 3,00
0,50

4-3- Appui encastré ou encastrement

On donne : F=82 kN ; P=96 kN ; ;


; la force fait avec
l’horizontale 60°.
1-Déterminer la nature du système étudié.
2-Calculer les réactions d’appui.

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Niveau : 1BTS Durée de l’épreuve : 2h


Session : 2015 Coefficient :4

DEVOIR DE RDM N°
Cette épreuve comporte 1 page numérotée 1/1

EXERCICE 1
On se propose d’étudier la poutre console ci-dessous. Le chargement se présente comme suit :

F
q p
DONNEES
P = 450 daN
q = 15 kN
p = 25 kN

2.50 m 2.50 m 2.50 m

1. Etablir le schéma mécanique simplifié du système étudié.


2. Calculer les réactions d’appui à partir des équations de la statique.

EXERCICE 2
On se propose d’étudier une poutre en porte-à-faux chargée comme l’indique le schéma ci-dessous.

T DONNEES
T = 85 kN
F = 55 kN
= 10 kN
= 16 kN
F = 22 kN

A B

2.00m 1.50m 3.00m 2.50m

1) Etablir le schéma mécanique simplifié du système étudié.


2) Ecrire les équations de la statique.
3) Calculer
4) Exprimer en fonction de
5) Calculer et en déduire

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Chapitre 9 : DETERMINATION DES DIAGRAMMES DES


EFFORTS INTERNES
1- Définitions
y

II
x
0
I

Considérons une poutre en équilibre sous l’effet d’un système de forces extérieures comme indiqué sur la figure ci-
dessus.
Coupons cette poutre en deux tronçons à l’abscisse par un plan (P) perpendiculaire à l’axe ( ). Désignons par :
 la section droite de la poutre contenue dans le plan (P)
 le centre de gravité de la section droite
 I le tronçon de poutre de gauche à la section d’abscisse

 II le tronçon de poutre de droite à la section d’abscisse

Isolons le tronçon II. Il est soumis :


o Aux forces extérieures au tronçon II.
o Aux actions du tronçon I sur le tronçon II dont la résultante est
Si le tronçon II est en équilibre, alors :

on tire ensuite et .

Dans la section :
 L’effort normal est égal à la projection de sur l’axe et noté .
 L’effort tranchant est égal à la projection de sur l’axe et noté .
 Le moment fléchissant est égal à et noté .
Le tronçon I est l’ensemble des points de la poutre d’abscisses inférieures à .
Le tronçon II est l’ensemble des points de la poutre d’abscisses supérieures ou égales à .

1-1- Effort Normal


On appelle effort normal dans la section d’abscisse , la somme des projections sur l’axe des forces
extérieures à la poutre appliquées en des points d’abscisses inférieures à .
On appelle aussi effort normal dans la section d’abscisse , l’opposée de la somme des projections sur l’axe
des forces extérieures à la poutre appliquées en des points d’abscisses supérieures ou égales à .

1-2- Effort Tranchant


On appelle effort tranchant dans la section d’abscisse , la somme des projections sur l’axe des forces
extérieures à la poutre appliquées en des points d’abscisses inférieures à .

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On appelle aussi effort tranchant dans la section d’abscisse , l’opposée de la somme des projections sur l’axe
des forces extérieures à la poutre appliquées en des points d’abscisses supérieures ou égales à .
1-3- Moment fléchissant
On appelle moment fléchissant dans la section d’abscisse , la somme des moments par rapport à l’axe des
forces extérieures à la poutre appliquées en des points d’abscisses inférieures à .
On appelle moment fléchissant dans la section d’abscisse , l’opposée de la somme des moments par rapport à
l’axe des forces extérieures à la poutre appliquées en des points d’abscisses supérieures ou égales à .

2- DIAGRAMMES DES EFFORTS INTERNES


Les diagrammes des efforts internes sont des courbes représentatives des fonctions N(x), T(x) et M(x). Ces
fonctions peuvent être continues ou discontinues.

3- TRAVAUX DIRIGES

A B
2,40 3,60

Corrigé du TD

Avec

A B
2,40 3,60

1. Calcul des réactions d’appui

3. Tracé des diagrammes


85

51,4
39
26,4
2. Calcul des efforts internes

A
B

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FICHE DE T.D.
Fig.1
Fig.6

Fig.2

Fig.7

Fig.3

Fig.8

Fig.4

On donne les informations suivantes :


Fig.5

Dans tous les cas de figure, ces données resteront les


mêmes.

1- Déterminer la nature du système


2- Calculer les réactions d’appui
3- Calculer les efforts internes
4- Tracer le diagramme des efforts internes

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Chapitre 10 : ETUDE DES SOLLICITATIONS SIMPLES

1- TRACTION - COMPRESSION
1-1- Traction
Une poutre droite est sollicitée en traction chaque fois que les actions
à ses extrémités (A et B) se réduisent à deux forces ( F et - F)
égales et directement opposées, qui tendent à l’allonger.

Exemple :
Un câble soulevant une charge

1-2- Compression
Un corps est sollicité à la compression si les forces extérieures
se réduisent à deux forces égales, directement opposées,
qui tendent à le raccourcir.

Exemple :
Un pilier supportant une partie du poids d’un plancher.

1-3- Effort normal : N


Faisons une coupure fictive dans la poutre précédente (section droite S, située à une distance x du point A) entre les
deux extrémités A et B, de façon à faire apparaître les efforts intérieurs dans la poutre. Cette coupure S divise la
poutre en deux tronçons AG et GB

1-4- Contrainte normale : 

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Contrainte normale uniforme : dans le cas général, et sauf cas particulier de concentrations de contraintes, on
admettra que toutes les contraintes précédentes sont identiques. On dit qu'il y a répartition uniforme des contraintes
N
dans la section droite S. Il en résulte que :  
S
avec  : la contrainte normale en MPa

N : l'effort normal en N

S : la section droite en mm2

1-5- Condition de résistance


Pour des conditions de sécurité liées à l’usage de l’appareil, la contrainte  précédemment déterminée doit rester
inférieure à une contrainte limite admissible, appelée Résistance Pratique à l’Extension Rpe.
La résistance pratique Rpe est fixée par des normes ou par le constructeur. Dans le cas général, Rpe est définie à
Re
partir de la limite élastique Re du matériau, déterminée par l’essai de traction : Rpe 
s

 la construction de l’appareil.
avec s le coefficient de sécurité adopté pour

Exemple : Si on impose une contrainte admissible de 100 MPa, déterminons le diamètre d minimal d’une poutre en
acier pour qu’elle résiste en toute sécurité, ainsi que le coefficient de sécurité adopté.
Effort N = 62 000 N. L’acier employé a pour caractéristique : Re = 300 MPa
Déterminons le diamètre d :

Détermination du coefficient de sécurité : l’acier employé a pour caractéristiques Re = 300 MPa et Rr = 500 MPa.

1-6- Déformations
Allongements
L0 : longueur initiale de la poutre
L : longueur finale de la poutre
 L : allongement total de la poutre
x0 : longueur initiale du tronçon
x : longueur finale du tronçon
 x : allongement du tronçon

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L’expérimentation montre que les allongements sont proportionnels aux longueurs initiales. L’allongement relatif
(déformation  ) traduit cette propriété :

1-7- Contraction latérale – Coefficient de Poisson 


Le coefficient de Poisson caractérise le rapport entre la contraction latérale  d et l’allongement relatif de la poutre
L :

1-8- Relation Contraintes - Déformations


1-8-1. Loi de Hooke
Pour un grand nombre de matériaux, l’essai de traction monte qu’il existe une zone élastique pour laquelle l’effort
F de traction est proportionnel à l’allongement  L. Autrement dit, le rapport F/  L est constant (analogie avec un
ressort F = k x ).
Cette propriété est énoncée par la loi de Hooke : en déformation élastique, la contrainte normale  est
proportionnelle à l’allongement relatif  :  = E . 

avec : la contrainte normale (en MPa)


 : l’allongement relatif (sans unité)
E : le module d’élasticité longitudinale ou module d’Young (en MPa)
Remarques : le module d’élasticité longitudinale E est une caractéristique (propriété mécanique intrinsèque) du
matériau. La loi de Hooke est à la RDM ce que la loi d’Ohm est à l’électricité.

1-8-2- Exemples de valeurs de module d’Young

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EXERCICES

Un câble de 20 mm de diamètre et 400 m de longueur, sert à descendre et à remonter une benne pesant 1500 daN.
Sachant que le poids spécifique du câble est de 8000 daN/m3, et que le taux de travail limite est fixé à 15 daN/mm2.
Déterminer la charge utile maximale que l’on peut charger dans la benne (E= 20000 daN/mm2) .

Solution
La section la plus fatiguée est la section supérieure, quand le câble est entièrement déroulé ; sur cette section
l’effort normal agissant comprend :
 Le poids du câble : SL
 Le poids de la benne : P0
 La charge utile : P (inconnue)
Le câble subit donc un effort de traction égal à :N = SL + P0+P

P  2200daN

APPLICATIONS

1. Quelle est la contrainte de travail d’une barre de fer de section carrée de 25 mm ce côté, qui subit un effort
de traction de 500 daN ?

2. Vérifier qu’un tirant d’acier de section soumis à une sollicitation de traction de


travaille dans le domaine de la sécurité du matériau dont la contrainte admissible en traction est de
.

3. Un tirant de section carrée est soumis à une sollicitation de traction de 5000 daN. Il est en acier de
contrainte admissible à la traction de 125 N/mm².

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Calculer la valeur minimale de son côté

4. Quelle largeur faut-il donner à un fer méplat de 10 mm d’épaisseur pour qu’il puisse supporter une charge
de 5000 daN ? la contrainte admissible étant de 10 daN/mm²

5. Un tirant de section circulaire et de diamètre 2 cm, soumis à une sollicitation de traction, travaille à une
contrainte de 1N/mm². Quel effort de traction supporte-t-il ?

6. Quel est l’effort maximal de traction que l’on peut appliquer à une barre d’acier rond de diamètre 20 mm,
pour que le taux de travail de la pièce reste inférieur à 12 daN/mm².

7. Un fil d’acier de 2mm de diamètre dont le module d’élasticité est de est soumis à une
sollicitation de traction de 20 daN. Quel est son allongement sachant qu’il mesure 5m de long.

8. Quel est l’allongement d’une barre d’acier de diamètre 20 mm, sous l’effet de l’effort de traction de 3760
daN, sachant que la barre a 8 m de longueur, avec un module de Young E=21000 daN/mm² ?

9. Un tirant de section circulaire, dont la longueur fait 6m, est soumis à un effort de traction de 5 tonnes.
Déterminer :
a) Le diamètre à lui donner si  ; (on prendra g=10 N/kg)
b) Son allongement ( )

10. Une barre en acier de longueur 1m s’allonge de 0.5mm sous l’effort de traction de 5000N. calculer :
a) La contrainte dans la barre
b) Le diamètre de la barre ( )

2- CISAILLEMENT
2-1- Définition
Il y a cisaillement lorsqu'une pièce est sollicitée par deux forces égales, de même droite d'action mais de sens
contraires qui tendent à faire glisser l'une sur l'autre les deux parties de la pièce (exemple : action d'une paire de
ciseaux sur une feuille de papier, action d'un poinçon sur une tôle, ...).

0 0
 
le torseur de cohésion s’écrit :  Coh  Ty 0.
T 0
G  z 

Dans nos problèmes, nous aurons souvent soit Ty= 0 ou soit Tz= 0.


lame mobile lame mobile

tôle tôle

lame fixe encastrement

Cisaillement

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2-2- Contrainte de cisaillement


Chaque élément de surface S supporte un effort de cisaillement f contenu dans le
plan (S).
f
f
Il y a répartition uniforme des contraintes dans la section droite. D’où :

S f T

S
 : contrainte tangentielle en MPa ou N/mm2
T : Effort tranchant en N
S : aire de la section droite cisaillée en mm2
 est appelée contrainte de cisaillement : c'est l'intensité d'effort tranchant par unité de surface.

2-3- Module d’élasticité transversale ou en cisaillement


T
C C'
C'1
 tôle
D D'
D'1

encastrement
x

C' C'1
La section -C'D'- glisse par rapport à la section -CD-. La déviation = tg  glissement faible) est
dx
supposée proportionnelle à la contrainte de cisaillement.
G
Le coefficient de proportionnalité G est appelé module d'élasticité transversale ou en cisaillement.
Ordre de grandeur : pour les métaux G  0.4 E

2-4- Condition de résistance au cisaillement


Dans certains cas, il peut être important qu'une pièce sollicitée en cisaillement doive résister en toute sécurité à
celui-ci.
Pour qu'une pièce sollicitée en cisaillement résiste en toute sécurité, il faut que la contrainte de cisaillement ne
dépasse pas une valeur critique a appelée contrainte admissible en cisaillement.    a
a est une caractéristique du matériau, elle ne dépend pas des dimensions de la pièce sollicitée en cisaillement. Elle
représente généralement (éventuellement à un coefficient de sécurité près) la limite d'élasticité transversale de la
pièce, c'est-à-dire la contrainte au-delà de laquelle la pièce ne reprend pas sa forme initiale après annulation de
l'application de l'effort tranchant.

2-5- Condition de rupture


Dans certains cas de figure, une pièce peut être soumise au cisaillement dans le but de l'amener à se rompre sous
l'effet de celui-ci (exemple : action d'un poinçon sur une tôle).
Pour qu'une pièce sollicitée en cisaillement se rompe, il faut que la contrainte de cisaillement dépasse une valeur
critique r appelée contrainte de rupture en cisaillement.    r
De même que a, r est une caractéristique du matériau.

3- EXERCICES D’APPLICATION
1. Soit une poutre chargée, de section 15cmx20cm. Quelle est la contrainte à l’intérieur de cette poutre
lorsqu’elle reçoit un effort tranchant de 6,7 kN ?
2. Vérifier qu’un profilé métallique dont la surface de section vaut 75 cm2 et qui est soumis à une sollicitation
de cisaillement de 1400daN travaille dans le domaine de sécurité dont la contrainte admissible en
cisaillement est de 33,45 MPa.

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3. Quel effort de cisaillement peut-on appliquer à une poutre en bois de section 8cmx15cm, pour que le taux
de travail reste inférieur à 2 daN/mm² ?
4. Une barre en acier de longueur 5m et de diamètre 8cm s’allonge de 0,5mm sous un effort de cisaillement
de 78000N. Calculer la déformation transversale de cette barre : on donne E = 2.106 daN/cm².
5. Soit une poutre chargée de section 20cmx40cm. Quelle est la contrainte l’intérieur de cette poutre
lorsqu’elle reçoit un effort tranchant de 35,8kN ?
6. Quel effort de cisaillement peut-on appliquer à une poutre en bois de section 12cmx25cm, pour que le taux
de travail reste inférieur à 3,1 daN/mm² ?
7. Une barre en acier de longueur 3m et de section 6cmx8cm s’allonge de 0,75mm sous un effort de
cisaillement de 42000N. Calculer la déformation transversale de cette barre : on donne E = 2.106 daN/cm².
8.

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Chapitre 11 : FLEXION SIMPLE DES POUTRES DROITES


ISOSTATIQUES

1- DEFINITION
Une poutre est soumise à la flexion lorsque les forces qui lui sont appliquées tendent à faire varier sa courbure.
F
F

La courbure de la poutre varie

La flexion est dite simple, lorsque la poutre possède un plan de symétrie et que les forces fléchissantes agissent
dans ce plan, perpendiculairement au grand axe de la poutre.

x
F
y

G plan de symétrie (G,x,y)

Flexion simple

Les éléments de réduction en G du torseur des efforts de cohésion s'expriment par :

Remarque : si est nul, alors la sollicitation est appelée flexion pure


Il existe plusieurs types de flexions (pure, plane, déviée).
Nous limiterons notre étude au cas de la flexion plane simple.
Comportement des poutres en flexion simple
Il est commode de considérer une poutre comme composée d’un nombre infini de fibres minces longitudinales. Par
hypothèse, chaque fibre agit indépendamment des autres.
Lorsque la poutre fléchit vers le bas, les fibres de la partie inférieure sont en extension et celles de la partie
supérieure en contraction. Ces changements de longueur produisent des contraintes dans les fibres. Celles qui
s’allongent subissent des contraintes de (tension ou traction) agissant en direction de l’axe longitudinal de la poutre,
tandis que celles qui se contractent subissent des contraintes de compression

x : compression

x : traction

Surface neutre
Dans une poutre, il existe toujours une surface contenant des fibres qui ne sont soumises ni à une extension ni à une
contraction, donc à aucune contrainte de traction ou de compression. Cette surface porte le nom de surface neutre
de la poutre.

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Axe neutre
L’intersection de la surface neutre avec toute section droite de la poutre perpendiculaire à son axe longitudinal est
appelé l’axe neutre. Les fibres situées d’un côté de l’axe neutre sont toutes dans un état de traction et celles du côté
opposé sont toutes en compression

Contraintes normales :
Sous l'effet du moment de flexion (N.m), la contrainte de flexion à une distance [m] de la fibre neutre
4
s'exprime en fonction du moment quadratique (m ) de la section étudiée par la relation :

2- CONTRAINTES DE FLEXION
En flexion, les contraintes normales sont généralement prépondérantes devant les contraintes de cisaillement.

2-1- Contraintes normales en flexion


Les contraintes normales résultent du moment fléchissant (les efforts tranchants n’ont aucun effet sur leur
valeur).
Dans le cas de flexion pure ( 0 avec T=0), les poutres se déforment suivant des arcs de cercles.

La ligne moyenne GG’ ne subit ni allongement ni raccourcissement (contraintes nulles). Pour la figure proposée,
les fibres situées au-dessus de la ligne neutre sont comprimées et supportent des contraintes de compression ; celles
situées au dessous (MM’) sont tendues et supportent des contraintes de traction.
Sous l'effet du moment de flexion Mfz (N.m), la contrainte de flexion à une distance y [m] de la fibre neutre
s'exprime en fonction du moment quadratique I Gz (m4) de la section étudiée par la relation :

Avec :
M fz
  : La contrainte normale (en MPa)
I Gz : Le moment fléchissant dans la section droite S (en [Link])
y y : La distance du point M par rapport à la ligne neutre (en mm)
Iz : Le moment quadratique de la section droite S par rapport à l’axe (G, z) (en mm4)

Section S


+ M fz

Exemple
Déterminons les contraintes normales dans une poutre rectangulaire (50mm /120mm), soumise à un moment
fléchissant de 14.4 kN.m constant sur toute sa longueur.

Moment quadratique :

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bh 3 50  1203
Iz    72.10 6 mm 4
12 12

Contraintes :
Mf 14400000
M  y y  2 y ( MPa
Iz 72.10 6
Les contraintes augmentent donc linéairement avec la distance à la ligne neutre.

2-2- Condition de résistance

plus chargée doit rester inférieure à une contrainte limite admissible liée au matériau et fixée par le constructeur ou
par des normes : Rpe.
Dans le cas précis de la flexion, il faut donc procéder ainsi :
Commencer par déterminer la section la plus chargée (en général celle où le moment fléchissant est maximum) ;
Puis vérifier que la contrainte maximale dans cette section est inférieure à la contrainte admissible Rpe imposée par
le constructeur.
M f max i
 max  pe R
Avec I z /V
V = yMaxi
Iz / V : Le module de flexion
Rpe : La résistance pratique (rappel: Rpe= Re /s avec Re la limite élastique et s le coefficient de sécurité adopté)

3- CONTRAINTES DE CISAILLEMENT EN FLEXION


3-1- Mise en évidence

Pour l’exemple ci-dessus, les contraintes de cisaillement t qui s’exercent dans les joints collés assurent le maintien
(évitent le glissement) entre les poutres respectives et limitent ainsi les déformations.

La figure ci-contre donne la distribution des contraintes de cisaillement


dans une section droite (S) supportant un effort tranchant T.

Si les contraintes conservent une valeur constante suivant l’axe z, en


revanche elles varient suivant y, avec un maximum près du plan neutre
(inverse des contraintes normales ).

3-2- Cas des poutres rectangulaires


Dans ce cas, la contrainte de cisaillement à la distance y du plan neutre, est donnée par :
TQ b  h2 
 avec Q  y A S A    y 2 
I zb 2 4 

La contrainte de cisaillement à la distance y (MPa)


Q le moment statique de l’aire hachurée SA (mm3)
T l’effort tranchant (N)
Iz le moment quadratique de la section S par rapport à (G, z) (mm4)

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Remarque : la contrainte est maximale au niveau du plan neutre (y =0) :

3T Th 2
 max  
2S 8I z

Elle est de 50% plus grande que la contrainte moyenne de cisaillement T/S définie dans le cas du cisaillement pur.

3-3- Cas des poutres circulaires


Section circulaire pleine : S  r 2

 
3
2 2
Q r  y2 2
3

 4T  2
  2 
r  y2
 3r 

4T
 max 
3S

Section circulaire creuse : S   R 2  r 2 


Q
3

2 3
r  y3 
 4T  R  Rr  r 
2 2
 max    
 3r
2
 R  r
2 2 

2T
 max 
S

Exercice d’application
Un profilé est réalisé à partir de trois plats rectangulaires d’épaisseur 30 mm, collés ensembles en A et B.
Si l’effort tranchant est T = 13,5 kN, déterminer les contraintes de cisaillement dans les joints collés.
On donne I z  43,7.106 mm4

Contraintes en A :
yA = distance entre (G, z) et le barycentre de la surface SA.
QA= SA yA= (150 x 30) x 62,55 = 281475 mm3

TQ A 13500 281475
A    2,9MPa
I z bA 43,7.106  30

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Contraintes en B :
yB = distance entre (G, z) et le barycentre de la surface SB
QB= SB yB= (90 x 30) x 87.45 = 236115 mm3

TQ B 13500 236115
B    2,4MPa
I z bB 43,7.106  30

Remarque : I z  I z1  I z 2  I z 3
150  303
I z1   150  30  62,55  17,95.106 mm4
2

12

90  303
I z2   90  30  87,45  20,85.106 mm4
2

12

30  903
I z3   30  90  12,545  4,88.106 mm4
2

12

Exercice
Une poutre de 2,50 m de longueur sur appuis aux extrémités porte une charge uniformément répartie de 400 kg par
mètre linéaire. La section est rectangulaire de dimensions 6cm sur 12 cm. Déterminer la grandeur et la position de
la contrainte de flexion maximale dans la poutre.
400kg / m

A B 12cm

2,50 m 6cm
m,
Exercice2
0m
Une poutre cantilever (porte-à-faux) de 3 m de longueur porte une charge uniformément répartie de 200 kg par
mètre linéaire. La contrainte pratique admissible est de 1400 kg / cm2 en tension comme en compression. La
section est rectangulaire. Calculer les dimensions en tenant compte du fait que la hauteur doit être double de la
largeur.

2.000 kg/m
Fig2.
A B
3m

Exercice3

Une poutre a une section circulaire de 18 cm de diamètre. Elle est sur appuis à chaque extrémité et porte deux
charges concentrées de 10.000 kg chacune, appliquées à 30 cm des extrémités de la poutre. Calculer la contrainte
de flexion maximale dans la poutre.

10.000kg
10.000kg

A.N

B
30cm 30cm

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Chapitre 12 : DEFORMEE D'UNE POUTRE SOUMISE A LA FLEXION


SIMPLE : FLECHE

1- DEFINITIONS
Sous l'effet des sollicitations auxquelles elle est soumise, une poutre se déforme. On désigne par flèche à l'abscisse
x, le déplacement du centre de gravité de la section correspondant à cette abscisse. Elle est comptée positivement si
le déplacement s'effectue vers le haut. Le nouveau lieu des centres de gravité de toutes les sections de la poutre
prend le nom de déformée.

y(x)
déformée

2- EQUATION DE LA DEFORMEE

F2
RA F1 RB
F3
A C B
y
C’ 
M
Considérons une poutre droite sollicitée en flexion par un certain nombre de forces, celles-ci étant équilibrées par
les réactions d’appui RA et RB. Soit AB la génératrice neutre avant la déformation. Après la déformation, cette
génératrice prend la forme d’une courbe AMB.
Au cours de la déformation, le point C est venu en C’.
Choisissons le système d’axe xAy. Le déplacement du point C en C’ d’abscisse x est mesurée par l’ordonnée y.
AMB est appelée la déformée de la poutre ou ligne élastique.
Pour connaître la flèche (y) en un point d’abscisse x, il faut connaitre y = f(x) l’équation de la déformée.
L’équation de la fibre neutre de la pièce après déformation s’obtient en intégrant deux fois l’équation
différentielle :

y’’ : Dérivé seconde de l’ordonnée y d’un point de la pièce d’abscisse x


E : Module de Young ou module d’élasticité du matériau dont est constituée la pièce
I : Moment d’inertie transversal de l’aire d’une section droite.
Mf : Moment fléchissant en un point d’abscisse x de la pièce par rapport à l'axe  passant par le centre de
gravité et perpendiculaire au plan moyen de la poutre.

G  R
h G 

b
section rectangulaire section circulaire
I = bh3 /12 I =  R4 /4

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Pour intégrer l’équation différentielle, il faut utiliser l’équation du moment fléchissant en fonction de x.
Prendre deux fois de suite les primitives des différents termes de Mf. cela fait introduire deux constantes indéfinies.
Pour lever cette indétermination, il faut prendre en compte les considérations suivantes :
 1- aux appuis simples et aux articulations, la flèche est nulle.
 2- à l’encastrement, la flèche est nulle et la rotation de la section d’encastrement est nulle
 3- il y a continuité au niveau de la déformée. cette condition de continuité exprime que la poutre n’est
pas brisée ou rompue au point d’abscisse x.
Ces conditions aux appuis permettent de déterminer les constantes d’indétermination et l’équation de la fibre
moyenne déformée devient donc parfaitement déterminée.

3- APPLICATIONS
3-1- Poutre reposant sur deux appuis avec charge concentrée au milieu

Les efforts sont tels que:

A=B=

L'équation de la dérivée seconde de la déformée s'écrit: (voir cours sur la flexion)


Il faut deux intégrations successives pour
déterminer l'équation y(x) de la déformée.

Le calcul des constantes K se fait en


choisissant des conditions aux limites de
zones:

En C :
x = L / 2 et y°C = 0
(y° est l'équation de la tangente au point C)

En A :
x = 0 et yA = 0

est la valeur de la flèche maxi en C

3-2- Poutre reposant sur deux appuis avec charge uniformément répartie

Les efforts sont tels que:

A=B=

L'équation de la dérivée seconde de la déformée s'écrit:

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Il faut deux intégrations successives pour


déterminer l'équation y(x) de la déformée.

Le calcul des constantes K se fait en


choisissant des conditions aux limites de zones:

En C :
x = L / 2 et y°C = 0
En A :
x = 0 et yA = 0

est la valeur de la flèche maxi en C

3 - Poutre encastrée supportant une charge concentrée à une extrémité

L'équation de la dérivée seconde de la déformée s'écrit:

Il faut deux intégrations successives pour


déterminer l'équation y(x) de la déformée.

Le calcul des constantes K se fait en


choisissant des conditions aux limites de
zones:

En B :
x = L et =0
x = L et =0

est la valeur de la flèche maxi en A

4- EXERCICES
4-1- Exercice1

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1. a) Calculer la déflexion en tout point d’une poutre cantilever portant une force unique concentrée P.
b) Calculer la déflexion maximale  max de cette poutre.

Fig1.
A B

2. La poutre cantilever de la fig.1 a 3m de longueur et porte une force P de 12.000 N. Elle est constituée par
un profilé en acier ayant un moment d’inertie autour de l’axe neutre de 8050 cm4.
Calculer la déflexion maximale  max de la poutre. (Prendre E=21.106 N/cm2)
3. Calculer la pente de l’extrémité de droite de la poutre cantilever chargée comme le présente la fig.1
4. Calculer également la valeur de cette pente pour la poutre de la question 2.

4-2- Exercice2
Déterminer la déflexion en tout point de la poutre cantilever portant une charge uniformément répartie de P (N) par
unité de longueur, représentée dans la figure2.

Calculer la déflexion maximale  max de cette poutre.

P (N/m)
Fig2.
A B

4-3- Exercice3
Une poutre sur appuis de 3m de longueur et de section rectangulaire de 2,5 X 7,5 cm porte une charge uniforme de
3 kg par cm. La poutre est en titane Ti-5A1-2,5Sn de résistance à la plasticité de 8050 kg/cm2 et E=1,12.106
kg/cm2.

Calculer la déflexion maximale  max de la poutre.

4-4- Exercice4
Etablir l’équation de la courbe de déflexion d’une poutre cantilever portant une force uniformément répartie de p
kg par unité de longueur sur la région de la poutre représentée dans la figure 3.

Fig3.
q
A B

a b

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CHAPITRE13 : CALCUL DES STRUCTURES HYPERSTATIQUES

1- Détermination du degré d’indétermination statique d’une structure


1-1- Degré d’indétermination statique
Le calcul des structures est l’étude des systèmes formés de poutres. On appellera « barre » tout élément de la
construction et « nœuds » le point de concours de deux ou plusieurs barres ou le point d’appui d’une barre.
On suppose tout d’abord que toutes les liaisons entre les barres sont des encastrements totaux. Dans le plan, les
efforts d’encastrement des barres ont donc trois composantes qui sont le moment fléchissant, l’effort tranchant
et l’effort normal.
Dans une structure, une barre située entre deux nœuds comporte donc trois indéterminés qui sont le moment
fléchissant, l’effort tranchant et l’effort normal.
Si nous avons dans la structure p poutres et r réactions d’appuis, nous aurons (3p + r ) inconnues.
Les équations de la statique proviendront, une fois encore de l’équilibre des nœuds. L’équilibre de chaque
nœud donne trois équations. Ainsi si on a n nœuds, la statique nous donne 3n équations et le degré
d’indétermination statique total est donné par :

ht = 3p + r – 3n

1-2- Exemples de calculs


Exemple 1

ht = 3p + r – 3n

ht = 3x1 + 4 – 3x2
A B
ht = 1
oo

Exemple 2

ht = 3p + r – 3n

ht = 3x1 + 6 – 3x2
A B
ht = 3

2- CALCUL DES STRUCTURES HYPERSTATIQUES


2-1 Formules générales

A B

 Considérons une poutre de longueur l et désignons par MA et MB les moments fléchissant aux
extrémités A et B.
Supposons, dans un premier temps, que la poutre ne soit soumise à aucune force, mais seulement aux moments de
réaction aux extrémités.
Il en résulte que les moments de réaction aux appuis correspondent à + MA et -MB.

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MA n’est en général pas égal à MB, il existe nécessairement des réactions d’appuis RA et RB pour que le système
soit en équilibre.
Les équations de la statique permettent d’écrire que la résultante des forces est nulle :

RA + RB = 0

De même, le moment résultant à l’extrémité B est nul :

MA + RAl - MB = 0

MB  MA
D’où R A 
l

Le moment fléchissant à l’abscisse x est alors :

MB  MA  x x
M ( x)  M A  R Ax  M A   M A 1   MB
l  l l

On vérifie que :

Pour x = 0 ; M = MA

Pour x = l M = MB

 Supposons maintenant que la poutre reçoive un système de charges quelconque. En raisonnant par
superposition :
- La poutre recevant le système de charge est alors considéré comme étant sur appui simple, m(x) et t(x) sont
respectivement les moments fléchissants et effort tranchant correspondants.
- Nous considérons ensuite la poutre ne supportant aucune charge, mais soumise à ses extrémités à des
moments de réaction MA et MB.
Le moment fléchissant à l’abscisse x est alors :

 x x
M ( x)  m( x)  M A 1   MB
 l l

De même l’effort tranchant est donné par :

MB  MA
T ( x)  t ( x) 
l

Comme m(x) est nul aux extrémités, on trouve :

M(0) = MA et M(l) = MB

2-2 Poutre encastrée à ses deux extrémités


Etudions à titre d’exemple, une poutre encastrée à ses deux extrémités, soumise à une charge uniformément répartie
d’intensité p

penN / m

A B

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Le moment fléchissant et l’effort tranchant dépendent des deux inconnues hyperstatiques MA et MB. Pour
déterminer ces inconnues, il faut faire appel aux notions de déformation de la poutre.
L’ordonné y de la fibre moyenne est la solution de l’équation différentielle :

M ( x)
y' ' 
EI

En intégrant cette équation, on obtient successivement y’, dérivée première de y qui correspond à la pente de la
déformée puis y qui est la flèche.
Dans le cas de la poutre encastrée à ses deux extrémités, MA et MB sont obtenus en supposant que l’encastrement
est parfait, c’est-à-dire que la poutre reste horizontale à ses extrémités. Cette condition nécessite que y’A = 0 et
y’B = 0 et permet ainsi de déterminer MA et MB.
Pour une charge p uniformément répartie, nous avons

x(l  x)
m( x)  p
2

En considérant le système on a MA = MB d’où

x(l  x) 1  x(l  x) 
M ( x)  M A  p et y' '  M A  p
2 EI  2 

En intégrant on obtient :

1  p  lx 2 x 3 
y '  y A'   A
M    
EI  2  2 3 

En écrivant y’A = 0 = y’B on obtient :

1  p  l 3 l 3  pl 2
y B'  0   A
M l      soit M  M  
2  2 3 
A B
EI  12

L’expression du moment fléchissant est donc :

x(l  x) pl 2
M ( x)  p 
2 12

Pl 2
La valeur du moment au milieu de la poutre est
24
Les diagrammes de répartition des sollicitations V x  et M x  se représentent donc comme suit :
V x  en N
pl 2 pl 2
 
12 12

pl
l
2
0 2 x

l
0 x
pl 2
24
M x  en N.m
pl

2
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2-3- Poutre encastrée à une extrémité sur appui simple à l’autre

penN / m

A B

C’est le même cas que précédemment avec MB = 0. On obtient donc

 x
M ( x)  m( x)  M A 1  
 l

Dans le cas d’une charge uniformément répartie de densité p, M(x) devient :

x(l  x)  x
M ( x)  p  M A 1  
2  l

Intégrons l’équation différentielle y‫ = ״‬M(x)/EI. Une première intégration permet d’obtenir :

1  p  lx 2 x 3   x 2 
y'  y A'       M A  x  
EI 2  2 3  2 

En supposant un encastrement parfait à l’origine, la tangente à la déformée est horizontale aux appuis, d’où
y A'  0 . Une deuxième intégration permet d’obtenir la flèche :

1  p  lx 3 x 4   x 2 x 3 
y  yA      
  M   
A
EI  2  6 12   2 6l 

Pour déterminer la valeur de MA, nous écrivons :


- d’une part, yA = 0, flèche nulle à l’origine,
- d’autre part, yB = 0, flèche nulle à l’autre extrémité en supposant les deux appuis sur une même
horizontale.
y(l) = 0 permet d’obtenir :

p l4 l4  l2 l2  pl 2
    M A     0 , d’où M A  
2  6 12  2 6 8

Au final M(x) a pour équation :

x(l  x) pl 2  x 
M ( x)  p  1  
2 8  l

Le moment est donc la somme du moment de la poutre sur appuis simple et du moment de la poutre sans charge.
Il est maximum en valeur absolue à l’origine, nul pour x = l/4 et positif maximum pour x = 5/8 l.
les diagrammes de répartition de V(x) et M(x) ont les allures suivantes

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V x  en N
pl 2
5 pl 
8
8

5l 5l
0 8 x 0 8 x

9 pl 2
3 pl
 128
8
M x  en N.m

2-4- Poutres continues


Dans ce paragraphe ne seront abordés que les de poutre à deux travées égales supportant une charge uniformément
répartie de densité p.
p(enN / m)

A C
C
l B l

On définit dans la travée de gauche AB, le moment fléchissant à l’abscisse x par :

 x x
M ( x)  m( x)  M A 1    M B
 l l

px 2 plx
Avec m( x)    et M A  0
2 2

On obtient donc

px 2 plx x
M g ( x)     MB
2 2 l

 px3 plx 2 x2 
L’équation de la rotation est alors :  g x  
1
    M B  k1 
EI  6 4 2l 

Et l’équation de la déformée obtenu en intégrant à nouveau l’équation précédente est :


1  px 4 plx 3 x3 
y g x      MB  k1 x  k 2 
EI  24 12 6l 

Sachant que la flèche est nulle sur les appuis, nous pouvons déterminer les constantes k1 et k 2

l 2 pl 4
y g 0  0  k 2  0 et y g l   0  k1l  M B  0
6 24

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Nous faisons de même, dans la travée de droite BC

 x x px 2 plx
M ( x)  m( x)  M B 1    MC Avec m( x)    et M C  0
 l l 2 2

px 2 plx  x
On obtient ainsi M d ( x)     M B 1  
2 2  l

Les intégrations successives de cette équation conduit respectivement à l’équation de la rotation et celle de la
déformée :

1  px3 plx 2  x2  
 d x      M B  x    k3 

EI  6 4  2l  

 px 4 plx 3  x2 x3  
y g x  
1
   M B     k 3 x  k 4 
EI  24 12  2 6l  

La flèche étant nulle sur les appuis, on obtient :

l 2 pl 4
y d 0  0  k 4  0 et y d l   0  k 3 l  M B  0
3 24

Prenant en compte la continuité de la rotation, nous pouvons dire que la valeur de la rotation est la même à gauche
et à droite de l’appui intermédiaire, soit :

pl 3
 g l    d 0 ce qui permet d’écrire
l
 M B  k1  k 3
12 2

En résolvant le système ci-après, on détermine les inconnues

 l 2 pl 4
 1
k l  M B  0
 6 24
 l 2 pl 4
 3
k l  M B  0
 3 3 24
 pl  M l  k  k
 12 B 1 3
 2

On remplace k1 et k 2 par leur valeur dans la 3ème équation et on tire l’inconnue M B :

 l pl 3
k 1   M B 
 6 24
 l pl 3
k 3   M B 
 3 3 24
 pl l l pl 3 l pl 3
 12  M B 2
 M B 
6 24
MB 
3 24
0

pl 2
Finalement MB 
8

Les différentes équations de l’effort tranchant et du moment fléchissant sur les deux différents tronçons sont :

px 2 3 plx
et V g x    px 
3pl
 Sur le tronçon de gauche (travée de gauche AB) : M g x    
2 8 8

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3l
L’effort tranchant s’annule à l’abscisse x  , le moment fléchissant est donc maximal en ce point et la valeur
8
9 pl 2
maximale est M g x  
128

px 2 5 plx pl 2
et V g x    px 
5 pl
 Sur le tronçon de droite (travée de gauche BC) : M d x     
2 8 8 8

5l
L’effort tranchant s’annule à l’abscisse x  , le moment fléchissant est donc maximal en ce point et la valeur
8
9 pl 2
maximale est M g x  
128

Les diagrammes respectifs de l’effort tranchant et du moment fléchissant ont les allures suivantes :

V x  en N pl 2

8
5 pl
8
3 pl
8
3l 13l
l 2l x 2l x
O O 8 l 8

3 pl
 9 pl 2 9 pl 2
8
128 128
5 pl

8
MOMENT FLECHISSANT
EFFORT TRANCHANT M x  en

Exercices
Etudier les efforts internes et tracer les diagrammes.

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