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Banque E3A E4A 2018 PSI Mathématiques 2 CB

Le document présente une analyse mathématique détaillée des solutions d'équations différentielles, en particulier celles de la forme (Eaf). Il démontre l'unicité et l'existence de solutions bornées, ainsi que des propriétés de linéarité et d'injectivité des opérateurs associés. Enfin, il explore la stabilité des familles de fonctions et les valeurs propres des opérateurs dans le contexte des espaces fonctionnels.

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E3A PSI 2018 mathématiques 2


corrigé

Partie 1
Dans toute cette partie, on pose, pour tout a ∈ R, fa : x 7→ e−ax (notation introduite en 3.1 du sujet).
1.1. En multipliant (Eaf ) par fa , et puisque fa0 = −afa , on a :

z 0 − az = −f ⇐⇒ fa z 0 − afa z = −fa f ⇐⇒ (fa z)0 = −fa f

donc z est solution de (Eaf ) si et seulement si fa z est une primitive de −fa f .


Rx
Or par le théorème fondamental du calcul intégral, la fonction H : x 7→ − 1 fa f est une primitive de −fa f sur
l’intervalle I, et les primitives de −fa f sur I sont égales entre elles à une constante près.
Donc z est solution de (Eaf ) si et seulement s’il existe K ∈ R tel que fa z = H + K, i.e. z = (H + K)f−a , qui est
le résultat voulu.
1.2. Si z1 et z2 sont deux solutions de (Eaf ), alors par 1.1, il existe K1 , K2 ∈ R tels que z1 = (H + K1 )f−a et
z2 = (H + K2 )f−a , donc tels que z1 − z2 = (K1 − K2 )f−a .
Si de plus z1 et z2 sont bornées sur I, alors z1 − z2 l’est aussi, or f−a ne l’est pas (car on a a > 0, donc fa tend
vers +∞ en +∞), donc nécessairement K1 = K2 , i.e. z1 = z2 .
Ainsi si (Eaf ) admet une solution bornée sur I, alors celle-ci est unique.
1.3. Par hypothèses sur f , la fonction fa f est continue sur I et dominée par fa en +∞. Or fa est intégrable sur I
car a > 0 (intégrales de référence), donc par comparaison, fa f l’est aussi.
R +∞
Autrement dit, l’intégrale 1 e−at f (t) dt converge absolument, donc elle converge.
1.4. • La
R +∞fonction F est bien une solution de (Eaf ) sur I puisqu’elle est de la forme donnée en 1.1, pour K =
1 e−at f (t) dt (par relation de Chasles), qui est bien une constante réelle par 1.3.
• Soit M un majorant de |f | sur I (M existe par hypothèse sur f ). Alors par croissance de l’intégrale, ∀ x ∈ I,
R +∞ R +∞ R +∞  −at +∞ −ax
|F (x)| 6 eax x e−at |f (t)| dt 6 M eax x e−at dt. Or x e−at dt = e−a x = e a .
M
Donc ∀ x ∈ I, |F (x)| 6 a . Ainsi, la fonction F est bornée sur I.
On a montré que F est une solution bornée de (Eaf ) sur I, et par 1.2, elle est unique.
2.1. Par la formule de 1.4 ou de façon évidente au vu de l’équation (Ea1 ), la solution bornée Ua (1) de (Ea1 ) est la
fonction constante égale à a1 .
2.2. • Pour tout f ∈ E , la fonction Ua (f ) est bornée et continue (même dérivable) sur I par construction (cf. 1.1 et
1.4). Donc l’application Ua va de E dans E .
• L’application Ua est linéaire par linéarité de l’intégrale. En effet, pour tous f, g ∈ E et λ ∈ R :
R +∞ R +∞ R +∞ R +∞
∀ x ∈ I, Ua (λf + g)(x) = eax x fa × (λf + g) = eax x (λfa f + fa g) = λeax ( x fa f + x fa g) =
λUa (f )(x) + Ua (g)(x), donc Ua (λf + g) = λUa (f ) + Ua (g).
On a montré que Ua est linéaire de E dans E , i.e. que Ua est un endomorphisme de E .
2.3. a. Soit f ∈ E . Par définition, Ua (f ) est une solution de (Eaf ), donc Ua (f )0 − aUa (f ) + f = 0. Ainsi si Ua (f ) = 0
(fonction nulle sur I), alors Ua (f )0 = 0, et donc f = 0.
Cela montre que Ker(Ua ) = {0}, i.e. que Ua est injectif.
b. Pour tout f ∈ E , Ua (f ) est dérivable sur I puisque c’est une solution sur I de l’équation différentielle d’ordre
un (Eaf ), et Ua (f )0 = aUa (f ) − f est continue comme combinaison linéaire de fonctions qui le sont. Donc
Ua (f ) est de classe C 1 sur I, i.e. Ua (f ) ∈ E1 .
c. On vient de montrer que Im(Ua ) ⊂ E1 . Ainsi, aucun élément de E \ E1 n’a d’antécédent par Ua . Comme
l’ensemble E \ E1 est non vide (il contient par exemple la fonction f définie par f (x) = x sur [1; 2] et f (x) = 2
sur [2; +∞[ , qui est continue et bornée sur I, mais pas dérivable en 2), cela montre que Ua n’est pas surjectif.
2.4. • Pour montrer que F = Vect(sin, cos) est stable par U1 , il suffit, vu la linéarité de U1 , de montrer que U1 (sin)
et U1 (cos) appartiennent à F .
Méthode 1. Avec la formule d’Euler cos(t) + i sin(t) = eit , valable pour tout t ∈ R, on a pour x ∈ I :

1
R +∞ R +∞
U1 (cos)(x) + i U1 (sin)(x) = ex x e−t cos(t) dt + i ex x e−t sin(t) dt
R +∞ R +∞
= ex x e−t eit dt = ex x e(i−1)t dt
 (i−1)t +∞ (i−1)x eix
= ex e i−1 x = ex e 1−i = 1−i = 12 eix (1 + i)
1 i
= 2 (cos(x) − sin(x)) + 2 (cos(x) + sin(x))
On en déduit par unicité des écritures algébriques des nombres complexes que U1 (cos) = 21 (cos − sin) et
U1 (sin) = 21 (cos + sin). D’où le résultat voulu.
Méthode 2. Par intégrations par parties dans lesquelles tous les termes convergent, on a pour x ∈ I :
+∞ R +∞
∗ U1 (sin)(x) = ex − e−t sin(t) x + x e−t cos(t) dt = sin(x) + U1 (cos)(x), et de même,
 

∗ U1 (cos(x) = · · · = cos(x) − U1 (sin)(x).


On en déduit que 2 U1 (sin) = sin + cos et 2 U1 (cos) = cos − sin.
Conclusion. Ainsi U1 (cos) et U1 (sin) appartiennent à F , et donc F est stable par U1 .
• La famille (sin, cos) est évidemment libre (car les fonctions sin et cos ne sont pas proportionnelles) et génératrice
de F (par définition de F ), donc la famille (sin, cos) est une base de F .
• Les calculs du premier point montrent que la matrice, dans la base (sin, cos), de l’endomorphisme de F induit
par U1 , est la matrice :
1 cos( π4 ) − sin( π4 )
   
1 1 −1
M= =√ π π .
2 1 1 2 sin( 4 ) cos( 4 )
Donc M est bien de la forme λΩ où λ = √12 > 0 et Ω est la matrice de la rotation d’angle π4 dans le plan
euclidien orienté usuel.
Remarques (problème d’énoncé).
— En prenant la base (cos, sin), on trouverait un angle de − π4 .
— Pire : en prenant une base plus exotique, comme (sin, 2 cos), ou (sin, sin + cos), la matrice M n’est pas de
la forme λΩ souhaitée ...
R +∞  −(a+r)t +∞ −(a+r)x −rx
3.1. Pour tout x ∈ I, Ua (fr )(x) = eax x e−(a+r)t dt = eax e−(a+r) x = eax e a+r = ea+r = a+r 1
fr (x).
1
Donc Ua (fr ) = a+r fr .
3.2. Tout λ ∈ ]0; a1 ] est de la forme λ = a+r
1
pour r = λ1 − a > 0, et par 3.1, on a alors Ua (fr ) = λfr .
Comme fr 6= 0, cela montre qu’un tel λ est valeur propre de Ua .
1
3.3. Par récurrence immédiate, pour tout n ∈ N, Uan (fr ) = (a+r)n fr .
1
Or a+r > 0 et pour tout x ∈ I, fr (x) 6= 0, on en déduit que :
1
• si a+r < 1, i.e. si a + r > 1, alors la suite (Uan (fr ))n∈N converge simplement vers 0 (fonction nulle),
• si a + r = 1, alors la suite (Uan (fr ))n∈N est constante égale à fr , donc converge simplement vers fr ,
1
• si a+r > 1, i.e. si a + r < 1, alors la suite (Uan (fr ))n∈N diverge.
1
Uan (fr ) converge simplement sur I si et seulement si
P
3.4. Vu 3.3, la série a+r < 1, i.e. a + r > 1.
Le cas échéant, on a alors +∞
P n
P+∞ 1 n 1 a+r
n=0 Ua (fr ) = n=0 ( a+r ) fr = 1− 1 fr = a+r−1 fr .
a+r

4. Soit x ∈ I. Le changement de variable u = t − x est valide dans l’intégrale définissant Ua (f )(x) puisque la
fonction affine t 7→ t − x réalise une bijection de classe C 1 de ]x; +∞[ sur ]0; +∞[ , et donne :
R +∞ R +∞ R +∞
Ua (f )(x) = eax x e−at f (t) dt = eax 0 e−a(x+u) f (x + u) du = 0 e−au f (x + u) du.
C’est le résultat voulu (en remplaçant u par t).
, gp ) est libre. Si (λ0 , . . . , λp ) ∈PRp+1 est tel que pk=0 λk gk = 0 (fonction
5.1. Montrons que la famille Bp = (g0 , . . . P
P
nulle sur I),
Ppalors pour tout x ∈ I, pk=0 λk xk e−x = 0, et donc pk=0 λk xk = 0 puisque e−x 6= 0. Ainsi le
k
polynôme k=0 λk X admet une infinité de racines (car I = [1; +∞[ est infini), donc c’est le polynôme nul, i.e.
λ0 = λ1 = · · · = λp = 0.
Ainsi Bp est libre, et comme elle engendre Fp par définition, c’en est une base.
5.2. Comme en 2.4, pour montrer que Fp = Vect(g0 , . . . , gp ) est stable par Ua , il suffit, vu la linéarité de Ua , de
montrer que pour tout k ∈ [[0; p]], Ua (gk ) ∈ Fp . Or pour tout x ∈ I, on a par la formule de 4 :
R +∞ R +∞
Ua (gk )(x) = 0 e−at gk (x + t) dt = 0 e−at e−(x+t) (x + t)k dt
R +∞
= e−x 0 e−(a+1)t ki=0 ki xi tk−i dt par la formule du binôme,
P 
Pk −x i k
 R +∞ −(a+1)t k−i
= i=0 e x i 0 e t dt par linéarité de l’intégrale.

2
 R +∞
Autrement dit, Ua (gk ) = ki=0 λi,k gi où λi,k = ki 0 e−(a+1)t tk−i dt.
P

Ainsi pour tout k ∈ [[0; p]], Ua (gk ) ∈ Fp = Vect(g0 , . . . , gp ), donc Fp est stable par Ua .
5.3. Les calculs faits en 5.2 montrent que la matrice, dans la base (g0 , . . . , gp ), de l’endomorphisme de Fp induit
R +∞
par Ua , est triangulaire supérieure, et a pour coefficients diagonaux les λk,k = 0 e−(a+1)t dt = a+1 1
, pour
Qp 1
k ∈ [[0; p]]. Son déterminant, qui est le déterminant demandé, est donc k=0 λk,k = (a+1)p+1 .
6. Pour tout f ∈ E , on a |f | ∈ E , de sorte que URa (f ) et Ua (|f |) sont bien définis. Et par croissance de l’intégrale,
+∞ R +∞
on a alors, pour tout x ∈ I, |Ua (f )(x)| = |eax x e−at f (t) dt| 6 eax x e−at |f (t)| dt = Ua (|f |)(x).
Donc |Ua (f )| 6 Ua (|f |).
7. Si f est positive, alors de façon évidente au vu des formules définissant Ua (f ) en 1.4 ou en 4, on a par positivité
de l’intégrale, ∀ x ∈ I, Ua (f )(x) > 0. Donc si f est positive, il en est de même pour Ua (f ).
8. On suppose f décroissante.
• Alors pour tous x ∈ I et t > 0, on a f (x + t) 6 f (x), donc e−at f (x + t) 6 e−at f (x), et donc par croissance de
R +∞
l’intégrale avec la formule vue en 4, Ua (f )(x) 6 f (x) 0 e−at dt = f (x) a .
Puisque a > 0, on a donc ∀ x ∈ I, aUa (f )(x) 6 f (x), i.e. aUa (f ) 6 f .
• Par définition, Ua (f ) est une solution de (Eaf ), donc Ua (f )0 − aUa (f ) + f = 0. Ainsi Ua (f )0 = aUa (f ) − f 6 0
par le point précédent, donc Ua (f ) est décroissante.
9.1. L’hypothèse f ∈ H implique f 0 ∈ E , de sorte que Ua (f 0 ) est bien défini.
Alors par intégration par parties dans laquelle tous les termes convergent, on a pour x ∈ I :
R +∞ +∞ R +∞
Ua (f 0 )(x) = eax x e−at f (t) dt = eax e−at f (t) x + aeax x e−at f (t) dt = −f (x) + aUa (f )(x).


Ainsi Ua (f 0 ) − aUa (f ) + f = 0.
9.2. Comme Ua (f ) est une solution de (Eaf ), on a aussi Ua (f )0 − aUa (f ) + f = 0, et donc vu 9.1, Ua (f )0 = Ua (f 0 ).
Autrement dit, ∀ f ∈ H , D ◦ Ua (f ) = Ua ◦ D(f ), i.e. Ua et D commutent dans H .
R +∞ n
10. On va montrer par récurrence la propriété Pn : ∀ f ∈ E , ∀ x ∈ I, Uan+1 (f )(x) = eax x (t−x) n! e
−at f (t) dt.

• La propriété P0 est vraie par définition de Ua (cf. 1.4).


• Soit n ∈ N tel que Pn est vraie. Fixons f ∈ E et x ∈ I. En appliquant Pn à la fonction Ua (f ), on a :
R +∞ n
Uan+2 (f )(x) = Uan+1 (Uan (f ))(x) = eax x (t−x)
n! e
−at U (f )(t) dt.
a

Or la fonction g : t 7→ e−at Ua (f )(t) est de classe C 1 sur I et admet pour dérivée g 0 : t 7→ −e−at f (t) puisque
Ua (f ) est solution de (Eaf ) (cf. calculs faits en 1.1).
Une intégration par parties donne alors, sous réserve de convergence de l’un des deux termes de droite :
R +∞ (t−x)n −at n+1
−at U (f )(t) +∞ + +∞ (t−x)
n+1
Ua (f )(t) dt = (t−x) −at f (t) dt.
  R
x n! e (n+1)! e a x x (n+1)! e

Or le terme entre crochets converge vers 0 en +∞ par croissances comparées (car Ua (f ) est bornée), et vaut
0 en 0. On en déduit que la dernière intégrale converge, et on a alors, en multipliant par eax :
R +∞ n+1
Uan+2 (f )(x) = eax x (t−x)
(n+1)! e
−at f (t) dt

qui est le formule voulue au rant n + 1. On a montré que si Pn est vraie, alors Pn+1 l’est aussi.
• On conclut par principe de récurrence que la propriété Pn est vraie pour tout n ∈ N, i.e. que :
R +∞ n
∀ f ∈ E , ∀ n ∈ N, Uan+1 (f ) : x 7→ eax x (t−x) n! e
−at f (t) dt.

P (t−x)n
11.1. La série exponentielle n! converge et a pour somme et−x , donc la série proposée converge et a pour somme :
P+∞ (t−x)n −at
n=0 n! e f (t) = et−x e−at f (t) = e−x e(1−a)t f (t).
11.2. Soit x ∈ I. Il s’agit de montrer que la série n>0 Uan+1 (f )(x) converge et de calculer sa somme S(x).
P
R +∞ n
Vu 10, il s’agit de montrer que la série n>0 x (t−x) −at f (t) dt converge et de calculer sa somme e−ax S(x).
P
n! e
On va pour cela utiliser le théorème d’intégration terme à terme :
n
• Pour tout n ∈ N, la fonction fn : t 7→ (t−x)
n! e
−at f (t) est continue (par morceaux) sur [x; +∞[ .

fn converge simplement sur [x; +∞[ , et sa somme F : t 7→ e−x e(1−a)t f (t)


P
• Par 11.1, la série de fonctions
est continue (par morceaux) sur [x; +∞[ .

3
• Soit M un majorant de |f | sur I. Pour tous n ∈ N et t ∈ [x; +∞[ , on a |fn (t)| 6 M n −at , et la fonction
n! t e
n
gn : t 7→ t e −at 1
est intégrable sur [x; +∞[ , puisque dominée en +∞ par t 7→ t2 par croissances comparées.
R +∞ R +∞ n −at R +∞ n −at
Donc fn est intégrable sur [x; +∞[ , et x |fn (t)| dt 6 M n! x t e dt 6 Mn! 0 t e dt.
R +∞ n −at 1
R +∞ n −at 1
R +∞ n −u n!
Or avec l’indication et en posant u = at, 0 t e dt = an 0 (at) e dt = an+1 0 u e du = an+1 .
R +∞ M P 1
On a donc x |fn (t)| dt 6 an+1 . Or la série géométrique an+1
converge puisque a > 1, donc par compa-
R +∞
raison, la série de terme général x |fn (t)| dt converge.
P R +∞ terme à terme s’applique donc et montre que la fonction F est intégrable sur
Le théorème de d’intégration
[x; +∞[ , que la série x fn (t) dt converge, et que :
P+∞ R +∞ R +∞ R +∞
n=0 x fn (t) dt = x F (t) dt = e−x x e(1−a)t f (t) dt.
En multipliant par ea x, on conclut que la série n>0 Uan+1 (f )(x) converge et a pour somme :
P

S(x) = +∞ n+1 (f )(x) = e(a−1)x +∞ e(1−a)t f (t) dt.


P R
n=0 Ua x
11.3. La formule obtenue ci-dessus montre que S = Ub (f ) pour b = a − 1 > 0.
Remarque.P On peut illustrer ce résultat avec l’exemple
P+∞ n traité ena+r3.4. En effet pour f = fr et a + r > 1, on a
montré que +∞ U n (f ) = a+r f , donc S =
n=0 a r a+r−1 r U (f
n=1 a r ) = 1
a+r−1 fr − fr = a+r−1 fr = Ua−1 (fr ) vu 3.1.

Partie 2
1. Il est clair que si f1 , f2 et h ∈ C (I, R) sont telles que f1 = o (f2 ) et h ne s’annulant pas, alors hf1 = o (hf2 ).
+∞ +∞
R +∞ −at R +∞ −at 
Ainsi si f = o (g), alors fa f = o (fa g) et donc par l’encadré, x e f (t) dt = o x e g(t) dt .
+∞ +∞ x→+∞
En multipliant cette relation par eax , on obtient Ua (f )(x) = o (Ua (g)(x)), qui est le résultat voulu.
x→+∞
2. On rappelle que f1 ∼ f2 ⇐⇒ f1 − f2 = o (f2 ).
+∞ +∞
Ainsi si f ∼ g, alors f − g = o (g), donc par 1, Ua (f − g) = o (Ua (g)).
+∞ +∞ +∞
Or par linéarité de Ua (cf. Partie 1, 2.2), on a Ua (f − g) = Ua (f ) − Ua (g), donc Ua (f ) − Ua (g) = o (Ua (g)),
+∞
ce qui signifie Ua (f ) ∼ Ua (g).
+∞
3. • Cas d’une limite nulle.
Si lim f = 0, i.e. si f = o (1), alors par 1, Ua (f ) = o (Ua (1)).
+∞ +∞ +∞
Or les calculs faits en Partie 1, 2.1 ou 3.1, donnent Ua (1) = a1 , donc Ua (f ) = o ( a1 ), i.e. lim Ua (f ) = 0.
+∞ +∞
• Cas d’une limite non nulle.
Si lim f = ` ∈ R∗ , alors en appliquant le point précédent à f − `, ou la question 2 à l’équivalent f ∼ `, on
+∞ +∞
`
obtient en profitant de la linéarité de Ua , lim Ua (f ) = a.
+∞
1
On a montre dans tous les cas que si f converge en +∞, alors Ua (f ) aussi, avec lim Ua (f ) = a lim f.
+∞ +∞
4.1. Soit ω > 0. Les fonctions hω et h0ω = −ωhω+1 appartiennent à E , donc par intégration par parties dans laquelle
tous les termes convergent (la limite en +∞ du terme entre crochets est nulle par croissances comparées), on a
pour x ∈ I :
R +∞
Hω (x) = eax x e−at hω (t) dt
 −at +∞ R +∞
= eax e−a hω (t) x − ωa eax x e−at hω+1 (t) dt
= a1 hω (x) − ωa Hω+1 (x)
qui est l’égalité voulue.
4.2. On a manifestement hω+1 = o (hω ), donc par 1, Hω+1 = o (Hω ).
+∞ +∞
L’égalité de 4.1 donne donc a1 hω = Hω + o (Hω ), i.e. a1 hω ∼ Hω , qui est l’équivalent demandé.
+∞ +∞
R x e−at Rx 1 R x −at R x −at
5.1. Soit x ∈ I. Par linéarité de l’intégrale, 1 t dt = 1 t dt + 1 e t −1 dt = ln(x) + 1 e t −1 dt.
(−at)k e−at −1 (−a)k tk−1
Or pour tout t ∈ R∗ , e−at = +∞ = +∞
P P
k=0 k! , donc t k=1 k! .
k k−1 k k−1
Posons,
P pour tout k ∈ N∗ , gk : t 7→ (−a)k!t . On a manifestement kgk k∞,[1;x] = a xk! , donc la série de fonctions
k>1 gk converge normalement sur [1; x]. On peut donc intervertir somme et intégrale sur le segment [1; x] :

4
Rx e−at −1
R x P+∞ (−a)k tk−1 P+∞ R x (−a)k tk−1 P+∞ (−a)k k
1 t dt = 1 k=1 k! dt = k=1 1 k! dt = k=1 k·k! (x − 1).
Rx e−at P+∞(−a)k k
On a donc bien 1 t dt = ln(x) + k=1 k·k! (x − 1).
R +∞ −at R +∞ e−at
Rx e−at
eax x e t dt = eax

5.2. Immédiat vu 5.1 puisque H1 (x) = 1 t dt − 1 t dt par relation de Chasles.

Partie 3
1
R +∞
1. Par Partie 1, 3.1, Ua (fr ) = a+r fr , donc 1 Ua (fr )(t) dt converge lorsque r > 0 (intégrale de référence).
R +∞ R +∞
2. Par Partie 2, 4.2, on a Hω ∼ a1 hω , donc les deux intégrales 1 Hω (t) dt et 1 hω (t) dt sont de même
+∞
nature (car les fonctions en jeu sont continues et positives sur I = [x; +∞[ ).
R +∞ R +∞
Or 1 hω (t) dt converge ⇐⇒ ω > 1 (intégrale de Riemann), donc 1 Hω (t) dt converge ⇐⇒ ω > 1.
3.1. Par définition, Ua (f ) est une solution de (Eaf ), donc Ua (f )0 − aUa (f ) + f = 0, i.e. avec les notations de cette
question, F 0 − aF + f = 0. En intégrant cette relation entre 1 et x ∈ I, on obtient, puisque Φ0 = F :
F (x) − F (1) − aΦ(x) + ϕ(x) = 0, i.e. Φ0 (x) − F (1) − aΦ(x) + ϕ(x) = 0.
3.2. La fonction ϕ est une primitive de f sur I, R x doncRelle y est continue (même de classe C 1 ). Et puisque f est
+∞
positive, on a pour tout x ∈ I, 0 6 ϕ(x) = 1 f 6 1 f , donc ϕ est bornée sur I. Ainsi, ϕ ∈ E .
Rx
3.3. Par 3.1, on a Φ(x) = 1 F (t) dt = a1 F (x) + ϕ(x) − F (1) .


Or F = Ua (f ) est bornée par construction, et ϕ est bornée par 3.2, donc Φ l’est.
Par ailleurs comme f est positive, F = Ua (f ) l’est aussi par Partie 1, 7, donc Φ est croissante.
Rx
Le théorème de la limite monotone implique alors que Φ(x) = 1 F (t) dt converge quand x → +∞, ce qui est la
R +∞
définition de la convergence de 1 F (t) dt.
R +∞
4. On suppose f intégrable, donc la question 3 s’applique à |f | et montre que l’intégrale 1 Ua (|f |) converge.
R +∞
Or par Partie 1, 6, on a |Ua (f )| 6 Ua (|f |), donc par comparaison, l’intégrale 1 |Ua (f )| converge, autrement
dit Ua (f ) est intégrale sur I.

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