LA DÉFENSE : LES DÉFENSES AU FOND, LES FINS DE NON-RECEVOIR, LES EXCEPTIONS DE
PROCÉDURE
Lorsque vous êtes assignés en justice (civile) vous disposez de trois moyens pour
vous
défendre
A- LES DÉFENSES AU FOND
C’est tout moyen qui tend à faire rejeter la prétention de l’adversaire. Exemple :
La contestation des faits. Les moyens de défense au fond peuvent être présentés
devant la
juridiction de premier degré, que devant la Cour d’Appel et à tout moment jusqu’à
ce que
l’affaire soit clôturée.
La conséquence est que tout accueil de votre défense au fond (c’est-à-dire que le
tribunal vous donne raison) entraine la mort de l’affaire sauf si une de recours
est
exercée.
B- LES FINS DE NON-RECEVOIR
C’est tout moyen qui tend à faire déclarer l’adversaire irrecevable dans sa
demande, ici vous
chercher à démontrer que l’adversaire n’a aucun titre pour vous réclamer quoi que
se soit. Ça
peut être un défaut de droit c’est-à-dire Défaut d’intérêt (car ou agir en justice
il faut avoir un intérêt, s’il n’a pas d’intérêt vous pouvez lui opposer une fin de
non-recevoir) ou un défaut de qualité (par exemple un ami de votre bayeur vous
assigne pour n’avoir pas payé le loyer et souhaiter resilier le contrat, il n’a pas
qualité, donc vous pouvez lui opposer une fin de non recevoir).
LES DIFFÉRENCES ENTRE LES DÉFENSES AU FOND ET LES FINS DE NON-RECEVOIR
- Le juge doit relever d’office les fins de non-recevoir ayant un caractère d’ordre
public
- Chaque fois que la situation peut être rectifiée, l’irrecevabilité peut être
écartée.
- Si le plaideur a tardé à soulever une fin de non-recevoir dans un but dilatoire,
il peut être condamné à des dommages et intérêts.
C- Les exceptions de procédure
Dans ce cas le défendeur contese la régularité de la procédure. Il y a 4
différentes types d’exception :
1- L’exception d’incompétence
le défendeur soutient que le tribunal saisi n’est pas compétent pour se prononcer.
Pour que le moyen soit accueilli, il faut que la défense le défenseur indique à ses
yeux la juridiction compétente.
2- L’exception de litispendance et de connexité
Ces deux exceptions n’en font qu’une. C’est-à-dire deux affaires identiques sont
portées devant
les tribunaux différents, par le jeu de l’exception on obtient que les deux
affaires soient jugées
par la première juridiction qui a été saisi.
La litispendance suppose l’identité de trois chose : identité des parties, identité
de la cause, identité de l’objet du litige. Exemple : A assigne B hanitant à
Abidjan devant le Tribunal de Grande Instance en paiement d’une somme d’argent pour
achat d’un immeuble situé à
Yamoussoukro alors qu’il a déjà engagé la même affaire à Yamoussoukro.
La connexité suppose : les parties et les situations sont semblables mais, les
objets différents, exemple : A assigne B en paiement d’une somme d’argent, devant
le tribunal de grande Instance de Douala. B assigne A devant le tribunal de grande
instance de Yaoundé en nullité de la reconnaissance de dette, Mr A va soulever
l’exception de connexité pour que l’affaire soit jointe à celle de Douala.
3- Les exceptions dilatoires
Elles ont pour objet de faire suspendre l’instance. Exemple : l’appel en cause d’un
garant
4- Les exceptions de nullité pour irrégularité de la procédure
Elles consistent à faire déclarer un acte de procédure nul au motif qu’il est
entaché d’une irrégularité de forme et de fond.
- Les irrégularités de forme sont strictes. C’est le non-respect des dispositions
du code.
Elles ne sont admises que si elles font grief.
- Les irrégularités de fond. Exemple : incapacité d’agir en justice, défaut de
pouvoir.
In fine, ces exceptions ne créent qu’un obstacle temporaire à l’action, si le
demandeur régularise, elle peut reprendre sa cour sauf prescription.
5- Le régime des exceptions
Toutes les exceptions doivent être soulevées in limine litis c’est-à-dire au début
du procès.
En cas de vice de forme au cours de la procédure, l’excipant peut la soulever au
cours du
procès.
En aucun cas le juge ne peut soulever d’office ces exceptions. Sauf si elles ont un
caractère
d’ordre public. Exemple : défaut de capacité d’ester en justice qui entraine
l’exception de nullité pour irrégularité.
Le juge peut écarter l’exception de connexité si elle est tardive ou dilatoire.
Droit mon métier ✍️ ✅
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