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Microbe

Le document traite des microbes, en soulignant leur rôle bénéfique dans divers domaines tels que l'agriculture et l'alimentation, en plus de leur association fréquente avec des maladies. Il explore l'utilisation des micro-organismes dans la biotechnologie pour améliorer la production alimentaire et médicale, ainsi que les avantages des plantes génétiquement modifiées. Enfin, il aborde les préoccupations liées à la sécurité et à l'impact des OGM sur la santé humaine et animale.
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Le document traite des microbes, en soulignant leur rôle bénéfique dans divers domaines tels que l'agriculture et l'alimentation, en plus de leur association fréquente avec des maladies. Il explore l'utilisation des micro-organismes dans la biotechnologie pour améliorer la production alimentaire et médicale, ainsi que les avantages des plantes génétiquement modifiées. Enfin, il aborde les préoccupations liées à la sécurité et à l'impact des OGM sur la santé humaine et animale.
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Microbe

Introduction

Dans l'esprit de la plupart d'entre nous, le mot « microbes » est associé à des maladies. Mais, les
micro-organismes ne sont pas tous pathogènes, il existe même des microbes utiles. Des technologies
à la fois très ancienne et très nouvelle permettent d'utiliser certaines bactéries. Levures et
moisissures pour produire industriellement des substances utiles à la société. C'est certainement
dans le domaine agro-alimentaire que l'on trouve la plus grande variété de procédés
biotechnologiques traditionnels, notamment pour la fabrication des aliments et des boissons
fermentée. Ces procédés sont susceptibles d'être améliorés leur efficacité et leur rendement
peuvent être accru en sélectionnant des souches microbiennes plus productives. Dans le domaine de
la santé et de la médecine, les micro-organismes sont aussi de précieux auxiliaires. La biosynthèse
d'hormones humaines par des cellules microbiennes en génome modifié rend possible le traitement
de certaines maladies ou de certaines déficiences. L’avantage des micro-organismes est leur
production rapide. Il est maintenant possible de fabriquer, grâce à eux, des produits naturels
(vitamines, enzymes, antibiotiques) qui, jusqu'alors, n'étaient obtenus qu'en très faible quantité par
les techniques classiques d'extraction et de purification. Qu'appelle-t-on microorganisme,
biotechnologie? Quelles sont les structures des micro-organismes ? Comment la biotechnologie
utilise les microbes pour la fabrication des aliments et des médicaments et quel en sont les
inconvénients des micro-organismes ?

Définition

A- Microbes

Un micro-organisme ou microorganisme ou microbe est un organisme unicellulaire qui ne peut être


observé individuellement qu'à l'aide d'un microscope. Dans leur ensemble, les microorganismes
représentent la majeure partie du monde vivant.

B- BIO TECHNOLOGIE

Définit la biotechnologie comme « l’application de la science et de la technologie à des organismes


vivants, de même qu’à ses composants, produits et modélisations, pour modifier des matériaux
vivants ou non-vivants aux fins de la production de connaissances, de biens et de services »
C- AGRO ALIMENTAIRE

Se dit des produits agricoles conditionnés où transformé par l'industrie

Agroalimentaire, industrie agroalimentaire, système agroalimentaire.

II- les avantages des microbes dans le domaine agricole.

L’objectif ultime de la microbiologie agricole est une étude à grande échelle des bactéries et des
champignons bénéfiques interagissant avec les plantes importantes pour l’agriculture, répondant
ainsi à la demande mondiale de nourriture de manière respectueuse de l’environnement .

A- culture des plantes OGM foetale.

L’utilisation des microorganismes est actuellement étudiée afin de protéger et d’améliorer la santé
et la durabilité de nos systèmes écologiques. Pour le secteur agricole, la microbiologie est utilisée au
niveau de la décomposition des résidus de culture, du compostage et de la phytoprotection, entre
autres.

Parmi les microorganismes qui favorisent la croissance des plantes, les bactéries rhizobium
(microsymbiote) sont sans doute les plus connues, puisqu’elles entrent en symbiose avec les
légumineuses. Comment? En formant des nodosités sur les racines par la fixation de l’azote de l’air,
les rhizobiums favorisent la croissance des plantes et améliorent les rendements au champ. En
échange, la plante fixe le CO2 de l’air dans les feuilles, et une partie des sucres produits sert à
l’alimentation des rhizobiums formés.
L’interrelation et la régulation entre les légumineuses (aussi appelées macrosymbiotes) et les
rhizobiums assurent une nutrition azotée efficace de la plante, permettant ainsi aux producteurs
d’économiser sur le coût des engrais azotés de synthèse.

Les utilisations potentielles des plantes GM destinées à l'alimentation seraient variées. Alors que
certaines plantes GM enrichies d'éléments essentiels à la santé pourraient être destinées aux pays
où sévissent la famine et les carences alimentaires, d'autres seraient plutôt destinées aux
consommateurs des pays développés. C'est le cas, par exemple, des aliments hypoallergènes et de
certains des aliments dits « fonctionnels ».

Aliments plus nutritifs

Les techniques de la transgénèse appliquées aux plantes destinées à l'alimentation pourraient


éventuellement permettre la production d'aliments plus riches en éléments essentiels à la santé. Par
exemple, le riz et le blé peuvent être enrichis en fer et en zinc et le maïs, en vitamine E. D'autres
modifications sont également expérimentées en vue d'augmenter le contenu des plantes en
protéines. L'ajout du bêta-carotène au riz est l'une des applications qui pourraient être
commercialisées sous peu en vue de la mise en marché d'un riz GM appelé « riz doré ».

B- Les substances végétales des OGM

Produits dérivés de plantes GM

Des huiles moins saturées et des omega-3

Devant l'accroissement du risque de maladies cardio-vasculaires, notamment chez les Nord-


Américains, de nombreuses recherches sont en cours en vue de modifier certaines plantes afin d'en
extraire des huiles moins saturées ou davantage de « bon gras » comme les oméga-3. Un soja GM
avec un contenu en acides gras insaturés augmenté est en développement.

Certaines plantes contiennent, à l'état naturel, des composés moins désirés par certains
consommateurs, comme la caféine ou le facteur responsable du brunissement (enzyme polyphénol
oxydase (PPO)). Il serait possible de produire des plantes qui ne contiendraient pas de caféine,
évitant ainsi d'avoir à décaféiner le café, ou encore de diminuer la quantité de cette enzyme
responsable du brunissement. Une pomme de terre génétiquement modifiée pour être résistante
aux ecchymoses a d’ailleurs été développée par une compagnie américaine et approuvée aux États-
Unis à la fin de l’année 2014. Cette même pomme de terre est maintenant en analyse pour une
approbation canadienne auprès de l’ACIA et de Santé Canada.

Cette enzyme est aussi présente dans la pomme. Une compagnie canadienne a développé
une pomme GM dont la chair ne brunit pas lorsqu'elle est coupée. Cette modification génétique qui
bloque la synthèse de la PPO permet également que la pomme ne change pas de couleur lorsqu'elle
est endommagée. Cette pomme a été approuvée aux États-Unis, en février 2015, par le département
américain de l’agriculture (USDA) et au Canada, en mars 2015, par l’Agence canadienne d’inspection
des aliments (ACIA) et Santé Canada.

III- les avantages des microbes dans le domaine alimentaire

Les humains utilisent les microorganismes dans l'alimentation humaine pour changer la texture ou le
goût des aliments.

Les microorganismes sont utilisés par les humains dans l'alimentation humaine. La levure est un
microorganisme qui permet de lever les pâtes. Le lactobacille est un microorganisme qui permet de
transformer le lait en yaourt. Les micro-organismes sont impliqués dans la production de nombreux
autres aliments, et sont parfois utilisés comme aliments eux-mêmes.

Par exemple, le vinaigre est le produit de la fermentation du vin mélangé avec des levures puis avec
des bactéries produisant de l'acide acétique. Ces bactéries acétiques se développent habituellement
spontanément lorsque le vin est exposé à l'air, mais la production commerciale nécessite l'utilisation
d'un vinaigre «d'amorçage >>. Pour obtenir du vinaigre, nous pouvons aussi bien utiliser du vin que
toute autre boisson alcoolisée, en ayant bien sûr la quantité nécessaire d'amorçage - pour la bière
par exemple c'est un vinaigre de malt - ou encore certains fruits (framboises, pommes). Les légumes
et les sirops. Les micro-organismes sont des éléments importants de la transformation alimentaire.
Sans eux, notre alimentation perdrait à la fois la saveur, la variété et serait moins nutritive.

A- Fruits et productions végétales.

Les cinq grands principes des fruits génétiquement modifiés


Les nouvelles variétés créées par l'édition génétique et le génie génétique promettent de vaincre la
maladie et d'offrir de nouvelles saveurs attrayantes. Voici les cinq grands.

Tomates

Des scientifiques brésiliens espèrent créer des tomates épicées en utilisant les techniques d'édition
génétique Crispr. Bien que les tomates contiennent les gènes des capsaïcinoïdes (les produits
chimiques qui donnent leur chaleur aux piments), celles-ci sont dormantes, Crispr pourrait être
utilisé pour les rendre actives. Cette situation est souhaitable car, par rapport aux tomates, les
piments sont difficiles à cultiver - et les capsaïcinoïdes ont d'autres applications utiles en plus de leur
saveur - par exemple, dans le gaz poivré.

Bananes

Les bananes génétiquement modifiées pourraient être résistantes à une maladie connue sous le
nom de « fusarium wilt » qui a attaqué les plantations du monde entier. Les chercheurs de la start-
up Tropic Biosciences, basée à Norwich, utilisent des techniques de modification génétique pour
développer une nouvelle version plus résistante du fruit après avoir obtenu 7,5 millions de livres
auprès d'investisseurs.

Fraises

Des scientifiques américains travaillent sur des fraises plus sucrées et même aromatisées à la pêche
à l'aide des techniques Crispr. En raison d'une décision de justice de l'UE rendue l'année dernière, les
aliments Crispr-edited seront soumis à la même réglementation qui a limité la plantation et la vente
de cultures génétiquement modifiées.

Pommes

La pomme Arctic est un fruit conçu pour résister au brunissement après avoir été cueilli.
Actuellement, elles ne sont disponibles qu'aux États-Unis - les variétés golden, fuji et gala - où elles
ont reçu l'approbation de la Food and Drug Administration. Si elles sont approuvées en Europe, elles
devraient être étiquetées comme génétiquement modifiées. Les fabricants affirment que le principal
avantage est d'aider à réduire les déchets alimentaires.

Papaye

Le scientifique Dennis Gonsalves a mis au point la papaye arc-en-ciel génétiquement modifiée, qui
peut se défendre contre la maladie de la tâche annulaire de la papaye en insérant un gène du virus
dans le code génétique du fruit. La papaye arc-en-ciel a été introduite en 1992 et a permis à Hawaii
d'économiser 11 millions de dollars à l'industrie de la papaye.

Des plantes qui nettoient

Certaines terres contiennent des produits chimiques issus de l’activité industrielle, des dépôts de
neige usée, des dépotoirs ou d’autres sources. Actuellement, les procédés utilisés pour
décontaminer ces sols sont coûteux et les laissent souvent infertiles durant plusieurs années .
La phytoextraction, un champ de recherche relativement nouveau et qui regroupe les procédés qui
visent à accumuler les contaminants, pourrait offrir une solution à ces problèmes . Plusieurs projets
de recherche sont en cours internationalement sur le sujet :

des chercheurs ont mis au point des plantes GM capables d’absorber le plomb et le cadmium, le
mercure et les résidus d’explosifs;

d’autres scientifiques essaient de développer des cultures GM qui pourraient dégrader des
hydrocarbures, certains pesticides, certains herbicides.

Des plantes plus tolérantes

La salinité des sols et la sécheresse freinent l’agriculture dans plusieurs pays.


La phytostabilisation offrirait des perspectives intéressantes. Ce champ de recherche s’intéresse aux
plantes capables de croître sur les terres contaminées et de réduire ainsi l’érosion du sol. Des
chercheurs tentent d’isoler les gènes codants pour la tolérance à la salinité et à la sécheresse afin,
par exemple, de modifier des arbres pour qu’ils supportent mieux le sel et la sécheresse. Ces arbres
pourraient ainsi être reproduits à des fins de boisement et de reboisement des terres désertifiées1.

Des fruits et légumes à durée prolongée

La modification génétique des fruits et des légumes permettrait d'augmenter leur durée de stockage
et de retarder leur détérioration. Le développement de tels OGM pourrait élargir les possibilités de
commerce et empêcher les gaspillages massifs qui ont lieu durant le transport et
l'approvisionnement1.
Des plantes comme carburant

Le carburant issu du matériel végétal ou de la biomasse est connu pour son énorme potentiel
énergétique. Par exemple, les résidus de canne à sucre ou de sorgho fournissent de l'énergie, en
particulier dans les zones rurales, dans les pays qui en produisent. Au moyen de la transgénèse, la
matière organique pourrait être modifiée en vue de fournir de l'énergie. Des plantes pourraient être
reproduites dans ce but spécifique.

Des plantes impliquées dans la lutte aux changements climatiques

La tolérance des végétaux pourrait se voir modifier avec les écarts de température, la sécheresse, la
disponibilité de l’eau, la salinité des sols, la quantité de CO2 dans l’air ou l’arrivée de nouveaux
ennemis des cultures en lien avec l’évolution des changements climatiques. On appelle souvent ceci
« des conditions de stress abiotiques ». Ces conditions adverses peuvent mener à des pertes
importantes en production agricole.

Plusieurs substances biologiques dans les végétaux peuvent jouer un rôle dans la résistance des
plantes à ces stress.

L’utilisation des techniques du génie génétique pourrait améliorer, par exemple, la capacité
d'adaptation des plantes à un stress de température, en modifiant le niveau et la composition de ces
substances.

B- viandes et productions animales OGM

La diète des animaux de ferme comprend souvent du maïs et/ou du soja. Au Québec, on retrouve
des variétés GM de ces cultures. Ainsi, cette diète peut contenir des grains GM.
Des études ont été menées pour savoir si une telle diète présentait des risques pour la santé des
animaux eux-mêmes, ainsi que pour celle des êtres humains qui consomment la viande des animaux
ou leurs produits dérivés (lait, œufs).

Les résultats des études réalisées au Canada, aux États-Unis, au Japon, en Australie et dans les pays
de l’Union européenne montrent que :

la valeur nutritive des grains transgéniques est la même que celle des grains traditionnels;

les animaux digèrent l’ADN et la protéine ajoutés dans les grains GM;

la diète à base d’OGM a les mêmes effets (taux de croissance, risques d’intoxication, réaction
allergique) sur les animaux qu’une diète non GM.

Par ailleurs, une commission britannique constituée de conseillers et de scientifiques a communiqué


les conclusions suivantes, tirées d’études portant sur les aliments GM destinés aux humains et aux
animaux :

la présence de résidus d’ADN, de gènes d’origine OGM dans le lait, les œufs et dans la viande
provenant d’animaux nourris aux aliments GM n’a pu être démontrée;

aucun effet négatif n’a été signalé chez des millions de personnes (États-Unis, Canada, Argentine) qui
ont consommé des produits dérivés d’animaux nourris avec des aliments GM.

À la lumière de ces résultats, les autorités en matière de sécurité alimentaire ont conclu que :

l’utilisation de grains GM en alimentation animale est sécuritaire pour les animaux;

les aliments d’origine animale provenant de ces animaux sont équivalents aux produits d’origine
animale provenant d’animaux nourris avec des grains traditionnels;
les produits d’origine animale (lait, œufs, viande) provenant des animaux ayant une diète à base de
grains GM sont considérés comme sains pour les humains.

Le caractère sécuritaire pour la santé humaine et la santé animale ne s’applique toutefois que pour
les aliments GM testés, non aux autres cultures GM existantes non encore commercialisées.

Chaque nouvel OGM développé doit être soumis aux mêmes évaluations de toxicité et
d’allergénicité.

conclusion

Durant le développement de toute technologie agricole ou alimentaire, il faut se pencher à chacune


des étapes sur diverses questions et préoccupations qui vont du rendement du produit et de son
intérêt économique à la sécurité des consommateurs et à la réaction de la société. Il est important
de se demander «pourquoi on procède à la mise au point d'un produit déterminé?», «quelles sont
ses utilisations» et «qui décide de son utilité», et il faut répondre à ces questions avec la plus grande
transparence.

L'examen des OGM montre que cette technologie peut avoir une incidence sur une vaste gamme de
produits végétaux et animaux et que ses multiples conséquences peuvent, en ce qui concerne
l'agriculture, dépasser le cadre de la production alimentaire.

La biotechnologie moderne, si elle se développe de façon appropriée, peut offrir de nombreux


moyens nouveaux de contribuer à la sécurité alimentaire. En même temps, la rapidité avec laquelle
peuvent survenir les modifications entraînées par le génie génétique peut avoir des effets encore
inconnus sur la biosphère. Toute généralisation à propos des OGM est toutefois impossible; chaque
application doit être analysée individuellement en profondeur. Il y aura moins de controverses et le
débat sera plus constructif si les applications des OGM sont évaluées de façon exhaustive et
transparente, et si leurs répercussions éventuelles à court et à long termes sont prises en
considération.
Le génie génétique n'existe que depuis relativement peu de temps, mais l'examen attentif des
activités de recherche et de commercialisation s'est révélé utile pour ce qui est de faire ressortir
certaines questions importantes et d'améliorer notre connaissance de la situation.

Le développement technologique intéresse directement les citoyens, mais leur participation à la


prise de décisions se heurte à certains obstacles, dont il faut reconnaître l'existence et qu'il faut
surmonter. Le public n'a pas été informé de façon satisfaisante de l'application de la technologie
génétique à la production alimentaire et de ses effets potentiels sur la santé humaine et
l'environnement. Les médias se font l'écho de toutes sortes de prises de position contradictoires, de
désaccords entre les chercheurs scientifiques et de déclarations trompeuses concernant les
recherches effectuées, si bien que le public fait de moins en moins confiance aux scientifiques et aux
pouvoirs publics.

Les scientifiques, les pouvoirs publics et l'industrie agroalimentaire se sont rendu compte qu'il faut
informer le public au sujet des OGM, mais le profane n'a accès qu'à des renseignements
relativement limités pour prendre ses propres décisions. Les avantages et les risques associés à
l'utilisation des technologies génétiques doivent faire l'objet d'évaluations exactes et objectives
largement diffusées, et toutes les parties prenantes doivent participer à leur réalisation. Même
lorsque l'accès à l'information est possible, le profane ne possède pas nécessairement pour autant
des connaissances et une formation suffisantes pour interpréter les documents techniques et les
utiliser à bon escient.

Les experts ont l'obligation morale d'être proactifs et de diffuser une information compréhensible
par le grand public. Certaines associations professionnelles en ont pris conscience et ont lancé un
appel en faveur de l'éducation de la population au sujet des techniques et des principes de la
génétique.

Il faut prévoir davantage de possibilités d'échange d'informations entre les scientifiques, les
représentants de l'industrie, les décideurs et la population dans son ensemble. Des organes tels que
des comités consultatifs ont été constitués en vue de la formulation de lois, de règlements et
d'autres types de mesures, mais il serait bon que des membres du public participent à leurs travaux
afin que leurs points de vue soient représentés de façon équitable.

Les tribunes permettant aux citoyens de se faire entendre peuvent faire partie intégrante de toutes
les activités liées à l'analyse des questions concernant les OGM et à la prise de décisions. Il faut
constituer des tribunes nationales, régionales et internationales et définir clairement leur rôle pour
qu'elles constituent un moyen efficace de discuter des enjeux, de conclure des accords pertinents et
de mettre en place des instruments appropriés pour leur mise en œuvre.
Le droit à une alimentation suffisante, tel qu'on le comprend aujourd'hui, entraîne l'obligation pour
les États de protéger l'autonomie des individus et leur capacité à participer aux organes publics de
prise de décisions, surtout lorsque d'autres parties prenantes sont plus puissantes ou cherchent
davantage à imposer leurs points de vue. Il peut notamment incomber à l'État de fournir les fonds
nécessaires pour que les tribunes ainsi constituées fonctionnent dans un esprit d'équité et de justice.

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