Memoire Final PDF
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Mémoire de Master
Juillet 2019
Remerciements :
Nous tenons à remercier chaleureusement Dieu tout puissant, pour la puissance et la volonté
qu’il nous a données.
La première personne que je tiens à remercier est mon encadreur , Mme Ouled Ceikh , pour
l’orientation, la confiance, la patience qui ont constitué un apport considérable sans lequel ce
travail n’aurait pas pu être mené au bon port.
Je tiens à remercier les membres du jury, Mrs. Lazri, Mme Chalabi et Mme Boutelba, pour
avoir accepté d’examiner ce travail.
Un grand merci à mes collègues : Boussahi Hani, Assasla Oussama, Guellati Houssem ,
Abdelaoui Abdenour .
Nous remercions également les enseignants qui nous ont aidés et qui nous ont accordé de
leur temps et de leur savoir dans notre cursus.
Je n'oublie pas le personnel de l’administration de département pour leur disponibilité et
leur aide.
Enfin, j'adresse mes plus sincères remerciements à tous mes proches et amis, qui m'ont
toujours soutenu et encouragé au cours de la réalisation de ce mémoire.
Abstract :
Architecture is the expression of the identity of a society. This identity is revealed in its
history through time.
This study aims to establish a framework of architectural references for the design and
preservation of mosques taking into account the value of authenticity and history.
This framework encompasses the architectonic and architectural elements that make up the
composition of mosques and constitute the essence and symbolism of Islamic architecture.
The search for Islamic art in general, first of all, followed by two studies of these elements
in the Algerian historical mosques and then in the places of worship of the city of Guelma,
made it possible to see how these elements evolved according to These studies have also
highlighted the main characteristics of the mosque, the symbol of the Islamic identity religion
of Algerian society, which characteristics are representative of a culture, a history and an
authenticity.
It is in the latter that we drew to get out with the idea of building a project of cultural
sense and identity to the city of Guelma and therefore the reinterpretation of styles
architectural in them linked with traditional references but with a touch more modern by
integrating new techniques and seeking the mix between modernity and traditions.
Key words: worship, culture, identity, architectonic and architectural elements, symbol,
values of authenticity and history, historic mosques, frame of reference, Guelma..
Résumé :
L’architecture est l’expression de l’identité d’une société. Cette identité se révèle dans son
histoire à travers le temps.
Le présent travail fait suite aux observations des mosquées contemporaines se caractérisant
par une pauvreté architecturale, mais aussi par des différences physiques manifestes avec les
mosquées historiques algériennes. Nombre de ces mosquées historiques, a subi des travaux
censés être de préservation dont les résultats sont au-dessous du niveau acceptable pour de
telles interventions.
La recherche de l'art islamique en général, dans un premier temps, suivie de deux études de
ces éléments dans les mosquées historiques algériennes puis dans les lieux de cultes de la ville
de Guelma ,ont permis de voir comment ces éléments ont évolué au gré du temps et des
pouvoirs en place, Ces études ont permis aussi de mettre en évidence les principales
caractéristiques de mosquée le symbole de la religion islamique identitaire de la société
algérienne , lesquelles caractéristiques sont représentatives d'une culture, d'une histoire et
d'une authenticité.
C’est dans ce dernier que l’on a puisé pour faire sortir avec l’idée de construire un projet du
sens culturel et identitaire à la ville de Guelma et donc la réinterprétation des styles
architecturaux en les lié avec des éléments de références traditionnels mais avec une touche
plus moderne en intégrant des nouvelles techniques et cherchant la mixité entre la modernité
et les traditions.
PARTIE INTRODUCTIF
PREMIERE PARTIE
DEUXIEME PARTIE :
CHAPITRE 3 : PROGRAMMATION ET
PROJECTION DU CENTRE DE COMPLEXE ISLAMIQUE
1-PROGRAMMATION :…………………………………………………………………..95
1-1 Programme de base :………………………………………………………………..96
1-2 Programme spécifique :…………………………………………………………….97
1-3 Organigramme fonctionnel : ………………………………………………………99
1-4 Organigramme spatial :… ……………… …………………………………….102
2-GENESE DE PROJET : ……………………………………………………………..105
2-1 Principe d’organisation urbain :…………………………………………………..105
2-2 zoning :………………………………………………………………………………106
- Positionnement de la mosquée : … ………………………………………………107
-Positionnement des équipements : …………………………………………………107
-Positionnement de minaret : ………………………………………………………107
-Genèse volumétrique :… ……………………………………………………………106
- CONCLUSION GENERAL ……… …………………………………………………110
-BIBLIOGRAPHIE :…………………………………………………………………….113.
La table des illustrations :
LISTE DE FIGURES :
AMIR ABDELKADER
ABDEL KADER
ABDEL KADER
MOSQUEE D'ALGER
FIGURE 42: PLAN DE RDC DE LA GRANDE MOSQUEE D'ALGER……………….67
MOSQUEE D'ALGER
CORANIQUES DE GUELMA
LISTE DE TABLEAUX :
ARCHITECTURALES ET ARCHITECTONIQUES
COMPOSANTS LE COMPLEXE :
DES MOSQUEE ET
1
-INTRODUCTION GENERAL :
L'islam a fondé une civilisation qui s'est épanouie historiquement entre le sud de
l'Espagne et l'Inde du Nord, il est aussi l'héritier des influences gréco-romaines, byzantines,
perses et indiennes, Ses arts se sont manifestés sous de formes multiples, fondées,
transformées et vérifiées au cours des siècles. Mais, malgré ces profondes diversités les
bâtiments produits ont donné naissance à une véritable Architecture de l'islam.
L’islam n'a jamais vraiment séparé monde spirituel et monde temporel ; dès sa genèse, il
s'imposa comme religion triomphante, dans la cité comme dans les âmes. Cela explique que la
notion d'« art islamique » n'est pas réservée aux seules expressions artistiques liées à la
religion – comme l'architecture des mosquées et leur mobilier ou encore les objets de dévotion
privée –, mais qu'elle couvre l'ensemble des créations émanant du monde musulman : palais,
caravansérails, ponts ou objets décoratifs, comme des lustres ou de la vaisselle .1
Les débuts de l'art islamique sont liés à la civilisation de la péninsule arabique du VIe siècle
et du début du VIIe , dans laquelle des apports classiques et méditerranéens se superposent à
un fonds vernaculaire. Mahomet ne manifestait guère de goût pour l'art, mais le jeune État
musulman, dans sa vitalité conquérante, éprouva vite, dans un souci d'auto affirmation, le
besoin d'un art et d'une architecture, et il emprunta ses premiers moyens d'expression au
répertoire formel à sa disposition. Les États Ghassanides et lakhmides ainsi que les restes des
royaumes sud-arabiques fournirent les éléments formels à la première esthétique islamique.
Au fil des conquêtes, l'éclat de la Syrie classique puis byzantine et de la Mésopotamie
sassanide – fortement arabisées toutes deux – détermina le premier grand art islamique, et cet
héritage ne sera jamais renié.
1
Marianne BARRUCAND : professeur d'histoire de l'art et d'archéologie islamiques à l'université de
Paris-IV-Sorbonne
2
d’aujourd’hui présente des formes et des modèles qui relèvent plus de la fantaisie que de la
tradition ou de la créativité que l’on constate dans d’autres pays musulmans .2
-PROBLEMATIQUE :
Guelma est une cité qui a vécu des civilisations multiples. Des inscriptions libyques
trouvées sur place prouvent que la région a été civilisée bien avant l'arrivée des carthaginois
ou des romains. Des mentions latines attestent également que Guelma portait déjà le nom de «
Calama », bien que ce nom soit probablement d'origine phénicienne. L'histoire de Guelma est
riche en évènements et son territoire est parsemé de sites d'une étonnante originalité.
Christianisée aux 4èmes et 5èmes siècles, envahis par les Vandales, reconquise par les
Byzantins, Calama devient une place forte sous les auspices de Salomon, général de
l'empereur Justinien, Ensuite à l'époque de la civilisation arabo - musulmane, « Calama »
devient Guelma.
Selon certains historiens, au 9ème siècle des tribus arabes s'installèrent dans cette région
particulièrement attractive. L’époque ottomane, quant à elle, n'a pas effectué de changements
radicaux dans le paysage socioculturel de la ville. Cependant elle a bien laissé des traces elle
aussi, ne serait-ce que par quelques noms de famille qu’on retrouve aujourd’hui.
Conquise en 1834 par les Français, la ville accueillit plusieurs générations de colons et de
pieds noirs. La résistance de Guelma contre le colonialisme finit par payer le prix fort.
L'une des plus vieilles mosquées de la ville est la mosquée El Atik, édifiée en 1824, à la fin
de l'ère ottomane, inaugurée au début de l'occupation française, en 1852. Elle est située au
centre de la ville, rue Malika-Bouzit, Ce mosquée est le seule monument qui représente le
patrimoine islamique de la ville. 3
La mosquée n’est pas seulement ce lieu de culte où les fidèles peuvent se réunir plusieurs
fois par jour pour accomplir leur prière, comme la majorité le définit; La mosquée est
l’institution primaire de l’islam et le symbole de l’identité de la civilisation islamique mais
Aujourd’hui, en Guelma, la conception des mosquées est marquée par une pauvreté
2
Beguin François, 1983, Arabisantes, décor architectural et tracé urbain en Afrique du Nord : 1830-
1950, Paris, Dunod Editions.
3
« Wilaya de Guelma : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs,
selon la commune de résidence et la dispersion » . Données du recensement général de la population
et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
3
architecturale qui se manifeste par ajout ou élimination d’éléments architecturaux et
architectoniques de manière aléatoire et par une mauvaise expression artistique qui ne
correspond ni à l’art islamique, ni à l’architecture locale et encore moins à l’expression
dogmatique. Par conséquent la valeur de la mosquée se limite à celle de la fonction d’un lieu
de la prière. 4
- Que faut-il faire aujourd’hui pour renforcer l’identité islamique dans la ville de Guelma ?
- Comment pouvons-nous travailler sur les éléments religieux existants ?
-HYPOTHESES :
Notre hypothèse est de renforcer les activités culturelles des sites religieux et les activités de
culte Pour répondre à la volonté de la société Algérienne en générale de prendre en charge
son culture islamique.
-OBJECTIFS :
-Consolider les composantes de l'identité nationale islamique avec ses différentes dimensions
et mettre en évidence l'intégration entre ces composantes à travers la construction des
monuments religieux.
-METHODOLOGIE :
4
PLUS QU'UN lieu de culte , Créé en janvier 1998, SCÉRÉN - CNDP
4
retour comme son nom l’indique va puiser sa méthode dans celle de l’histoire. Cette méthode
diachronique concernera deux volets, l’un général et se rapportant à la genèse de l’art et de
l’architecture islamique en général et le second à l’évolution de la mosquée en particulier.
Cette recherche historique s’appuiera sur une synthèse des états de savoir sur cette
thématique
particulière. Comme outils nous utiliserons la bibliographie existante : tels que les ouvrages,
les archives, le coran, les rapports de recherche, les monographies,…etc.
En Algérie, les travaux de Rachid Bourouiba, ont fait ressortir les spécificités de
l’architecture des mosquées d’Algérie, dans ses livres ‘Apport de l’Algérie à l’architecture
religieuse arabo-islamique’ et ‘l’art religieux musulman en Algérie’, en illustrant de plusieurs
exemples de mosquées provenant de divers ères historiques, ainsi que de mosquées de
différentes régions d’Algérie, traces de différentes civilisations passées chacune avec ses
spécificités.
Ce retour historique sera évoqué en première partie et en constituera les deux premiers
Chapitres, Ils concernent la genèse et l’évolution des mosquées dans le monde et en Algérie,
Dans le premier chapitre nous identifions sémantiquement les différents lieux de cultes et les
lieux d'enseignement religieux pour être familier avec différents bâtiments liés à la religion ,
Dans le deuxième chapitre il s’agira de voir comment s’est installé, dans le monde puis en
Algérie, non seulement l’art et l’architecture islamique, mais surtout étudier l’évolution de la
mosquée au travers des différents pouvoirs musulmans.
L’objectif de la recherche étant l’établissement d’un cadre de références tenant compte des
valeurs d’histoire et d’authenticité .
En deuxième partie il s’agira de s’atteler à l’étude des lieux de culte de la ville de Guelma
par la démarche de diagnostic territorial partagé qui se fait par diagnostique technique
(méthode AFOM) Dans le premier chapitre, puis nous analyserons un terrain choisi pour
5
accueillir notre projet qui peut répondre a là problématique. Dans le deuxième chapitre on
programmer
notre projet et on le projette dans le terrain .
Ce travail est encadré au début par une introduction générale, une problématique suivi
d’une méthodologie et à la fin par une conclusion générale et d’une bibliographie générale et
spécifique.
6
PREMIERE PARTIE :APPROCHE
THEORIQUE.
7
-CHAPITRE 1 : LES LIEUX DE CULTES ET L'ENSEIGNEMENT RELIGIEUX .
Culte vient du latin cultus, dérivé du verbe colère, qui veut dire au sens propre « cultiver » et
par extension « rendre un culte ». Le terme culte peut prendre une connotation péjorative lorsqu’il
est considéré comme outrancier ou adressé à un objet indigne : « culte de l'argent », « culte du
Veau d'or » ou « culte de la personnalité ». Les religions dont les pratiques ou croyances sont
considérées comme répréhensibles sont parfois appelées « culte ».
Un culte est un ensemble de pratiques d'hommage ou de vénération rendu par un groupe à une
divinité, un être vivant mythique ou réel, un inanimé ou un phénomène à qui ce groupe reconnaît
une dimension « de supériorité, d'excellence ou de sacré » et attribue des qualité remarquables ou
exceptionnelles qui peuvent être considérées comme exemplaires. Le culte est un des éléments des
religions. Par extension, le terme peut s'appliquer à des valeurs morales (justice par exemple) ou
sociétales (patrie par exemple). 5
Un lieu de culte est un endroit, généralement un édifice, dans lequel se réunissent les
pratiquants d'une religion pour prier et célébrer un culte au cours de cérémonies. Les lieux de culte
ont un caractère sacré aux yeux des croyants. Ils ont une architecture particulière, propre à chaque
religion , mais aussi à chaque culture. 6
Un pèlerinage (du latin '', « étranger ») est un voyage effectué par un croyant, le pèlerin,
vers un lieu de dévotion, vers un endroit circonscrit tenu pour sacré selon sa religion car
5
L’internaute, Dictionnaire français
6
dictionnaire. Sens agent .le parisien
8
supposé contenir une communication directe avec une divinité grâce à une relique, un
légendaire (récit d'apparitions, de miracles), une source, un arbre.
Le déplacement des hommes et des femmes, généralement à pied, vers des lieux où ils
entrent en contact avec le sacré est une pratique qui apparaît dans de très nombreuses cultures
jusqu'à nos jours, et est constaté dès Stonehenge en 2400 Le pèlerinage est un phénomène
quasi universel de l'anthropologie7 religieuse. Le pèlerin rencontre le surnaturel en un lieu
précis où il participe à une réalité autre que la réalité profane.
Sur une entité géopolitique comme le bassin méditerranéen, ce sont quatre « cultures-monde
» liées aux identités religieuses chrétiennes (catholique et orthodoxe) judaïques et
musulmanes qui constituent la base d'un fort flux de touristique dans cette région du monde.
Mais au-delà du seul aspect économique, la circulation de personnes désintéressées, curieuses
et animées d'un idéal crée des interactions propres à ouvrir et à renforcer en même temps
l'identité des cultures concernées (sur les lieux d'origine, d'arrivée et de passage). Ces voyages
hésitent ainsi souvent entre le pèlerinage stricto sensu et le tourisme religieux.8
Les pèlerinages de l'islam sont le Hajj (Grand Pèlerinage) et l'Omra (Petit Pèlerinage). Ils se
déroulent à La Mecque ; Parmi les rituels, il faut contourner sept fois la Kaaba, dans la cour
de la mosquée du Harem. Le pèlerinage à La Mecque fait partie des cinq piliers de l'islam. Il
doit être réalisé au moins une fois, par tous les musulmans qui en ont les moyens financiers,
9
Chaque année, La Mecque reçoit plus de deux millions de pèlerins
C’est par centaines, peut-être par milliers que se comptent les pèlerinages chrétiens. Bon
nombre d’entre eux sont des lieux d’apparitions et nous en avons présenté quelques-uns dans
7
Agnès Bernard, « Le pèlerinage aujourd’hui : entre socialité et hagiothérapie », Questions de
communication, no 23, 2013, p. 532
8
Agnès Bernard, « Le pèlerinage aujourd’hui : entre socialité et hagiothérapie », Questions de
communication, no 23, 2013, p. 532
9
ibn Kathir, As-Sîra, éditions Universel ; p. 52-57. Paris, (2007).
9
les pages précédentes à propos des phénomènes surnaturels dans les religions : Lourdes et
Fatima sont les plus célèbres.
D’autres ont vu naître leur popularité à la suite de miracles divers, réels ou supposés.
D’autres enfin ne revendiquent pas d’événements surnaturels précis mais sont des centres de
rayonnement spirituel, souvent depuis des siècles. Parfois la beauté des lieux de pèlerinage
attire les touristes au point que le caractère religieux du site s’estompe et passe au second plan
: c’est apparemment le cas de l’abbaye du Mont-Saint-Michel.
Pour illustrer ce que sont les pèlerinages chrétiens et leur diversité, un choix est nécessaire
mais il est fatalement arbitraire.10
Dans un pays pieux comme l’Inde, le pèlerinage est plus que jamais un des piliers de la foi.
Les lieux de pèlerinages hindous se comptent par dizaines de milliers en Inde mais certains
d’entre eux sont hautement sacrés et chaque croyant se doit d’entreprendre, ne serait-ce
qu’une fois au moins dans sa vie, un de ces grands ‘Yatra’. 11
Les quatre lieux les plus sacrés du bouddhisme sont ceux où se déroulèrent les principaux
épisodes de la vie de Bouddha : Lumbini, au Népal son lieu de naissance ; Bodhgaya, dans
l’Etat indien de Bihar, où il accéda à l’illumination ; Sarnath, à 8 km au nord de Bénarès, où il
fit son premier sermon et enfin Kusinagara, dans l’Etat indien d’Uttar Pradesh, où il mourut.
Ces lieux vénérables se trouvent tous dans le nord du sous- continent indien où ne subsistent
plus guère de bouddhistes aujourd’hui. 12
La prière est une communication intime avec Dieu qui vient du cœur. La prière est marquée
par la révérence, le respect mais également la transparence et l’authenticité. C’est notre
moyen de communication avec le créateur de l’univers. 13
10
Alphonse Dupront, Tourisme et pèlerinage : réflexions sur la psychologie collective, revue
Communications, volume 10, no 10, 1967, p. 97-121
11
Catherine Vincent, Identités pèlerines, Publication de l'Université de Rouen, 200
12
André BAREAU, « BOUDDHISME (Histoire) - Le Buddha », encyclopédie Universalise [en ligne]
13
Dictionnaire, L'Internaute
10
Cathédrale : Une cathédrale est, à l'origine, une église où se trouve le siège de l'évêque (la
cathèdre) ayant la charge d'un diocèse.
Chapelle : est un édifice religieux et lieu de culte chrétien qui peut, selon le cas,
constituer un édifice distinct ou être intégré dans un autre bâtiment.
Église : est un édifice religieux dont le rôle principal est de faciliter le rassemblement d'une
communauté chrétienne
Oratoire : est un lieu consacré à la prière ou petit édifice appelant à la prière, pour
invoquer la protection divine.
Temple : Édifice religieux dont une partie au moins est considérée comme la demeure du
dieu. 14
Temple hindouiste : (ou Le mandir) est un lieu de culte des adeptes de l'hindouisme. Il est
habituellement réservé à des usages religieux et spirituels.15
Temple : les temples bouddhiques sont es bâtiments les plus nombreux, les plus Renommés et
les plus importants du Japon sont connu par ses toitures inclinés.
El masdjid : le terme masdjid n'est pas spécifiquement musulman, il est désigné le temple en
général, le lieu où l'on célèbre Dieu. (ex : Le plus vénéré des Masdjid-s était celui de la
Mekke, il contenait la Ka'ba, construction cubique….)
El jamaa : le mot Jâmi' ou Jâma', de la racine rassembler, réunir, contenir, renfermer, le sens
du terme Jâmi' est essentiellement : qui renferme en soi, qui contient, qui réunit, acceptions
auxquelles il faut ajouter l'idée de grandeur, de grande capacité.
dans laquelle est célébrée la prière solennelle du vendredi, cérémonie accompagnée d'un
Prêche fait par l'Imâm monté sur les marches d'une chaire spéciale : le Minbar. Cette
mosquée-cathédrale fut appelée al-Masdjid alJdmiLe terme de « mosquée » par lequel nous
désignons le lieu où se réunissent les Musulmans pour célébrer Allah et son Prophète
Muhammad ; II Provient de la déformation francisée du mot arabe Masdjid. La grande
mosquée illustre la prégnance de l’Islam sur la ville. Se trouvant Généralement au cœur de la
médina, elle est le centre fondamental de l’organisation urbaine. En tout cas, elle en
14
Dubourdieu Annie et Scheid John, « Lieux de culte, lieux sacrés : les usages de la langue. L’Italie
romaine », in André Vauchez (éd.), Lieux sacrés, lieux de culte, sanctuaires, p. 59-8
15
Anne-Marie ESNOUL, encyclopédie Universalise [en ligne]
11
commande le tracé : « La mosquée crée la cité musulmane» , affirme Georges Marçais. Par le
biais des connaissances archéologiques et de L’historiographie, de sa part Jellal Abdelkafi
soutient aussi que « la fondation de la Mosquée est probablement l’acte instaurateur de la
médina.». 16
2- L’ENSEIGNEMENT RELIGIEUX .
2-1 définition de L ’enseignement religieux :
Constitue d’une culture d’un enseignement de tous ce qui concernant le religieux c’est un
terme qui être ultérieurement dévolue aux études juridiques spécialisant l’enseignement et
l’éducation d’une religion. 17
Tout au long de l’histoire, l’éducation a été un point de fierté et un champ pour les
musulmans qui ont toujours excellé dans tant de bibliothèques principales fondations
musulmanes et apprentissage centres dans divers lieux tels que Bagdad et Cordoue et au
Caire, la première école primaire pour les enfants woasswa et des universités pour la
formation continue. Et les sciences appliquées à une vitesse incroyable et les limites par le
biais de ces institutions, dans le monde moderne d’aujourd'hui .19
La structuration de l’enseignement :
– le Compagnon : Sahib.
– le Maître : Cheikh dont la vie exemplaire est aussi un modèle et un critère à atteindre.
16
Marianne BARRUCAND, « MOSQUÉE », Encyclopédisa Universalise [en ligne]
17
Francis Messner (dir.), La culture religieuse à l'école, Paris, Cerf, 1995, 288 p
18
Miquel André, 1981, La littérature arabe, Paris, P.U.F, 3è édition, 128 p.
19
Marianne BARRUCAND, « MOSQUÉE », Encyclopédisa Universalise [en ligne]
12
2-2 Types des lieux d’enseignement religieux .
-La madrasa:
Une médersa, ou madrassa (arabe : مدرسة, madrasa, pl. مدارس, madāris), ou école, est une
université théologique musulmane, elles sont toujours administrées en waqf, fondation
pieuse1. Les plus remarquables d'entre elles sont les Medersas mérinides du Maroc, plus
précisément de la ville de Fès, et dont l'architecture est particulièrement remarquable , Cette
appellation est à rapprocher de l'hébreu Midrash ()מדרש, dont la racine signifie examiner,
interroger en profondeur.
medrese, réservé aux écoles primaires, en Turquie ; madresé, en Iran (persan : madreseh,
)مدرسه.
-Institut religieux :
Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement
une institution de recherche, une société savante, un établissement d'enseignement supérieur
indépendant ou annexé à une faculté, L’institut religieux est un établissement d’enseignement
supérieur de tous se qui concerne la religion les ordres religieux les règles de vie.21
-L’école coranique :
L'école coranique ou le Msid est une institution religieuse apparue depuis les anciennes
décennies avec l'avènement de l'Islam dans presque toutes les villes et les compagnes des
contrées musulmanes et vers lequel affluent les gamins afin d'y apprendre le Coran, la langue
arabe, les mathématiques ...
20
Ahmed Tahiri Jouti, « L’institution des waqf et la finance islamique », Les cahiers de l'Islam, 10 août
2013
21
Le Dicastère a attribué la personnalité juridique à la Conférence Mondiale des Instituts séculiers
(CMIS), le 23 mai 1974.
13
-La zawiya:
22
Mohammed Lahlou, Zaouïa et développement culturel au Maroc, Édilivre, Paris, 2015
23
PLUS QU'UN lieu de culte , Créé en janvier 1998, SCÉRÉN - CNDP
14
figure n 1:la mosquée de Médine (622)24 :
1-2 l’architecture islamique sous la califal Rashidun et l’empire Umayyade ( 632-750 ap-
jc) :
Dans les pays du Proche-Orient et du Maghreb conquis après la mort de Muhammad, les
Arabes ont fondé des villes-camps destinées aux garnisons de soldats ou occupé des villes
anciennes. Partout des mosquées ont été élevées pour permettre aux musulmans de célébrer
leur culte, mais aussi pour affirmer la suprématie de l’islam*. Dans les villes-camps, par
exemple à Kûfa en Irak ou à Fustât en Égypte, ils ont bâti des mosquées sur le modèle de celle
de Médine : une vaste cour partiellement couverte à proximité de la demeure du gouverneur.
Dans les villes anciennes, des situations diverses se sont présentées au lendemain de la
conquête : partage d’une église entre chrétiens et musulmans comme à Homs, en Syrie,
construction d’un nouvel édifice comme à Mossoul, en Irak, ou, plus souvent, confiscation de
lieux de culte antérieurs qui furent alors transformés ou totalement reconstruits. C’est ainsi
que l’architecture et la décoration de la mosquée reçurent les influences des sanctuaires
existants et s’en trouvèrent fortement enrichies.
Le meilleur exemple, car le plus célèbre et le plus somptueux, est celui de la mosquée des
Omeyyades* construite à Damas par al-Walid Ier au début du VIIIe siècle. Les califes*
omeyyades régnaient alors sur un vaste empire qui s’étendait du Maghreb aux confins de
l’Asie centrale et tentaient d’abattre l’Empire byzantin. Pour affirmer cette puissance, il
convenait de dresser une mosquée dans la nouvelle capitale califale. L’ancienne basilique
Saint-Jean, elle-même édifiée à l’emplacement du temple de Jupiter, fut confisquée aux
chrétiens et détruite, mais les matériaux en furent gardés, notamment les colonnes. Des
artistes byzantins, ou plutôt syriens formés à la tradition byzantine, furent appelés à travailler
sur ce vaste chantier. Le plan et le décor de cette mosquée montrent leur influence, en
15
particulier le plan basilical de la salle de prière et les riches mosaïques ornant la façade et les
portiques de la cour. Pour marquer la suprématie de l’islam, religion des conquérants, dans
une ville en majorité chrétienne, quatre minarets furent bâtis sur les tours romaines du
temenos – l’aire sacrée – du temple.
La mosquée des Omeyyades de Damas a servi de modèle à la plupart des mosquées dites de
« plan arabe » construites dans les pays arabo-musulmans aux premiers siècles, telles la
mosquée d’Ibn Tûlûn au Caire, la mosquée des Aghlabides* à Kairouan, la mosquée de
Cordoue.
L’expansion de l’islam au-delà des pays arabes et l’essor de puissantes dynasties régionales
ont entraîné par la suite la construction de mosquées différentes de ce modèle « arabe ». Le
plan, les matériaux, le décor se sont modifiés et enrichis au contact des diverses traditions
locales. 25
C’est la période des grands édifices d’inspiration syrienne, et où apparurent pour la première
fois en islam, certains éléments notamment : le minaret, la coupole, les arcs et les colonnes
-caractéristiques :
- une diversité des matériaux fut employée pour rendre possible la réalisation des grands
volumes (pierre, colonnes en marbre, bois,… etc.) 26
figure n2: La Grande Mosquée des Omeyyades de Damas, construite entre 706 et 715 :27
25
PLUS QU'UN lieu de culte , Créé en janvier 1998, SCÉRÉN - CNDP
26
Claude CAHEN, « OMEYYADES ou UMAYYADES », Encyclopædia Universalis
27
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, La grande mosquée des Omeyyades – Damas, le 21
déc. 2016
16
1-3 L’architecture islamique abbasside : (750-1258 ap-jc) :
L'art abbasside est une définition en histoire de l'art qualifiant la production artistique ayant
eu lieu dans les actuels Iran et Irak avec une extension jusqu'au bord de la Méditerranée de la
Syrie à la Tunisie en passant par l'Égypte et la péninsule Arabique, sous la dynastie abbasside
des califes. Cette période artistique se termine à l'arrivée des Seldjoukides à Bagdad, en 1055.
Après cette date, bien que la dynastie abbasside continue et passe des commandes artistiques,
les historiens d'art estiment que le style est différent, et cet art est étiqueté comme art
seldjoukide.
Sous les Abbassides, deux villes sont mises en avant : Bagdad et Samarra, en Mésopotamie
(actuel Irak). Bagdad est bâtie quasiment ex-nihilo. Actuellement, on ne connaît cette cité que
par les textes, puisqu'elle se trouve sous la ville moderne, et qu'il est donc hors de question d'y
pratiquer des fouilles. On sait cependant qu'il s'agissait d'une ville ronde, où seuls logeaient le
calife, ses proches, ainsi qu'une garnison ; les gens du commun vivant à l'extérieur.
Au centre, se trouvaient le palais califal, la mosquée al-Mansour et des logements pour les
soldats, alors que l'enceinte bénéficiait d'une fortification hors du commun. Samarra prit le
relais de Bagdad au moment où les califes voulurent se rapprocher de la population. C'est un
site immense, aujourd'hui en ruines, où les palais de brique sont nombreux.
28
Maxime RODINSON, « ‘ABBĀSIDES », encyclopédie Universalis
17
L’architecture durant cette période est d’inspiration essentiellement mésopotamienne,
connue par la spécificité de techniques de construction et l’usage de la brique et du plâtre.
-Caractéristiques :
L’art fatimide est la production artistique ayant lieu sous la dynastie des Fatimides, régnant
en Ifriqiya puis en Égypte entre 909 et 1171. Régnant au Caire à partir de 969, la dynastie
fatimide est l'une des rares dynasties chiites du monde islamique et la seule dont les membres
portent le titre de calife. Opposée aux 'abbasides, qui règnent en Irak, elle donne lieu à une
importante production artistique, favorisée par l'émulation entre les deux dynasties.
Sur le plan artistique, le règne des Fatimides fut une période brillante. L’originalité de leurs
œuvres tient essentiellement à l’emploi de représentations figurées.
29
M. Bernus Taylor, L'art en terres d'islam, I : les premiers siècles, Paris, Desclés de B rouwer, 1988
30
Qantara.com
18
Les auteurs arabes ne se lassent pas de décrire le trésor des califes fatimides: pierreries
d’une valeur inestimable, bijoux d’or et d’argent, innombrables récipients en cristal de roche,
boîtes en bois précieux, armes, pièces de céramique, tissus somptueux en lin et en soie,
beaucoup d’entre eux brochés d’or, tapis, enfin la plus belle bibliothèque qui existât à cette
époque dans le monde musulman.
Les rares objets en cristal de roche parvenus jusqu’à nous, les étoffes, quelques animaux en
bronze nous permettent d’imaginer l’opulence de ces fastueux souverains. On admire les
frises de bois provenant du palais royal du Caire, sur lesquelles sont sculptées des figures
d’animaux, de personnages, isolés ou groupés en des scènes de musique, de danse, de
beuverie ou de chasse. Les Fatimides ont été les inspirateurs d’un art qui, tout en suivant les
vieilles traditions, créa des formes originales de décoration. 31
-la majorité des mosquées ontsitue en Egypte et est connue par la richesse des matériaux
utilisés.
Caractéristiques :
- richesse des matériaux de construction avec une science remarquable de la coupe des
pierres.32
-emploi des coupoles et leur embellissement par les muqarnas* pour passer du cercle au carré.
- Architecture privée avec Moucharabieh
31
Tatiana Pignon ,Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient, Article publié le 07/06/2012
32
Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
33
Qantara.com
19
1-5 L’architecture Seldjoukide : (1055-1194 ap-jc) :
La dynastie seldjoukide régna sur Bagdad de 1055 à 1174, et parmi les constructions
religieuses les plus importantes édifiées par celle-ci il y a la Grande mosquée d’Ispahan au
plan en forme de croix et qui est inspiré de l’architecture profane, cette mosquée est
caractérisée par ses quatre grandes salles donnant sur une cour intérieure, ces derniers
devinrent par la suite le signe distinctif des mosquées iraniennes.
Les Seldjoukides prirent l’habitude d’ajouter des mausolées à côté des mosquées, ces
derniers sont en fait une tombe ayant la forme d’une stèle ou d’une coupole lisse ou striée. La
coupole du mausolée de Zubayda en Iraq ressemble en tout point à celle de l’hôpital Nûr al-
dîn Zankî à Damas. En outre, les Seldjoukides s’attachèrent à construire des écoles et instituts
destinés à l’enseignement de la jurisprudence et de la religion, de même qu’ils bâtirent de
nombreux édifices militaires, c’est ainsi que les origines de la citadelle de Damas remontent à
l’époque seldjoukide.
Les caractéristiques les plus importantes de l’architecture seldjoukide sont : les entrées assez
basses, les grandes salles surplombant une cour intérieure en général sur ses quatre côtés et
sur trois côtés seulement dans le cas de la présence d’un harem, les bassins et fontaines au
milieu de la cour, la diversité de la forme des petites voûtes ou la décoration des bâtiments à
l’aide d’écritures, et à propos de ce dernier élément il faut savoir que les Seldjoukides
initièrent l’utilisation de l’écriture calligraphique pour décorer les édifices, de même qu’ils
développèrent les divers aspects de l’art pictural. 34
caractéristiques :
-emploi de brique cuite , sans doute parce qu’elle offre plus de possibilité décorative
- le muqarnas , en Iran , adopte parfoi une forme particulière, dite (en pain de sucre ) 35
Salâh al-dîn al-Ayyûbî (Saladin) mit fin au califat fatimide d’Egypte et combattit les
Croisés. Ce grand chef musulman prêta tout au long de son règne une attention particulière à
l’architecture militaire, notons à ce propos que l’architecture militaire ayyoubide est
considérée comme le prolongement de l’architecture militaire des Seldjoukides, et ce, que ce
soit en Egypte ou en Syrie. C’est ainsi que Salâh al-dîn procéda à l’agrandissement des cités,
à la rénovation des murailles, à l’édification de forteresses (comme celle de Damas) et de
bâtiments civils et religieux comme des mosquées ou des écoles (comme l’école al-Âdaliyya à
Damas) ainsi qu’à la construction de sorte de couvents pour les mystiques. Les Ayyoubides
utilisèrent pour l’édification des forteresses des grosses pierres bombées ; par ailleurs, leurs
constructions se caractérisaient par un style épuré et simple. C’est ainsi que les
ornementations dans les édifices ayyoubides étaient limités à des endroits bien précis comme
par exemple au-dessus des entrées ou autour des fenêtres ; toutefois, cette époque vit
l’apparition d’éléments ornementaux nouveaux que l’ont trouvait au-dessus des entrées
35
Robert MANTRAN, « SELDJOUKIDES », Encyclopædia Universalis
36
ean AUBIN, « ISPAHAN », Encyclopædia Universalis [en ligne],
21
principales des divers édifices (comme des devises ou des symboles), et justement ces entrées
principales gagnèrent encore en hauteur. 37
caractéristiques :
- mosquée funéraire
Dynastie musulmane qui domina l’Afrique du Nord et l’Espagne, les Almoravides tirent
leur origine d’un groupe de tribus berbères sahariennes qui nomadisaient entre le Sénégal et le
sud du Maroc. Elles vivaient de l’élevage et du trafic caravanier. Elles se convertirent à
l’islam à la fin du IXe siècle et firent la guerre sainte aux Noirs du Sénégal. Ils régnèrent sur
le Magreb de 1056 à 1147. Yusuf fonde Marrakech (vers 1060), d’abord simple camp, prend
Fès (1069), puis Tlemcen, Oran et Ténès, et met le siège devant Alger (1082).
37
Cl. Cahen, art. Ayyūbides, in Encyclopédie Islam, I, 1960, p. 820-830
38
J.M. Rogers, art. al-Ḳāhira, période ayyūbide, in Encyclop. Islam, IV, p. 448-449.
39
Qantara.com
22
Les Almoravides réalisèrent de magnifiques architectures :
- Grande mosquée d'Alger aux arcs outrepassés alternativement lisse et polylobé
- Nef de Tlemcen (1136) dont la coupole est une véritable dentelle
- Mosquée Al-Quarawiyin de Fez créée en 859 et agrandie en 956 et 1135. c'est une grande
40
université du Maghreb; la salle des prières est constituée de 10 nefs.
Le plan arabe avec des nefs perpendiculaires à la qibla, parfois en T, continue à être utilisé.
Les arcs sont en fer à cheval ou polylobés, les piliers carrés ou cruciformes et les minarets de
plan carré également sont décorés d'un simple réseau de motifs géométriques. On retrouve
cependant des thèmes du califat de Cordoue, notamment dans l'usage massifs des muqarnas,
des arcs anguleux laissant pénétrer la lumière, les décors de coquilles et de palmettes digitées.
Caractéristiques :
- toiture en tuile verte.
- Fenêtre à claustra percées sur la partie supérieure et encadrement des portes.
- porte monumentale.
- minaret massif à base carrée (imposant).41
- arcs polylobés, à lambrequin et en stalactite.
40
Xavier Salmon,Maroc Almoravide et Almohade : Architecture et décors au temps des conquérants,
1055-1269
41
Architecture maure en Andalousie, Marianne Barrucand et Achim Bednorz, p.155
42
Article sur l'histoire Idrisside dans la revue anglaise al-Masaq (Publication of The Society of The
Medieval Mediterranean)
23
L'architecture nasride constitue la fin d'une époque de splendeur qui commença à Cordoue
avec les Omeyyades au VIIIe siècle. Cette architecture n’aurait pas été influencée par les
architectes de la Mosquée de Cordoue, construite bien avant de L’Alhambra. Elle présente
néanmoins certains des éléments typiques de l'architecture arabe andalouse, comme l'arc
outrepassé avec alfiz (frise quarrée qui encadre un arc), les écoinçons de l'arc de forme
triangulaire, et en plus des éléments propres comme le chapiteau des colonnes de l'Alhambra.
43
Henri TERRASSE, Robert FERRAS, « GRENADE, Espagne »
44
Centre historique de Cordoue - UNESCO World Heritage Centre
24
Seldjoukides. Et après la conquête du Châm par les Ottomans en 1516, les traditions
architecturales de l’époque des Mamelouks se mélangèrent aux influences ottomanes. Dans le
domaine de l’architecture religieuse, le harem à forme carrée s’est vu recouvert par un dôme à
une seule retombée (assise qui forme la naissance d’un arc, d’une voûte) percé par des
fenêtres pour l’éclairage, et à partir de cette époque le harem ne fut plus séparé en ailes
distinctes et en corridors. Notons que pour accéder à la salle de prière il fallait franchir un
corridor couvert de dômes et qui surplombait une cour. Quant aux minarets, ils se
distinguaient par leur beauté et leur hauteur, ces derniers avaient subi l’influence du style
architectural de Constantinople comme c’est le cas pour les minarets des mosquées al-
Sulaymâniyya et al-Sanâniyya à Damas.
Dans le domaine de l’architecture civile, les Ottomans bâtirent des palais et des quartiers
d’habitation, et à ce propos il est notable que les maisons possédaient deux étages, le premier
pour l’accueil des hommes (le salamalec) et le second pour les femmes (le haremalek), les
étages supérieurs des maisons surplombaient les rues ; par ailleurs, il faut savoir que les Turcs
empruntèrent aux Syriens la pièce comportant des murs ornés et au milieu de laquelle se
trouve une fontaine.
Pour ce qui concerne les palais, autrement appelés sérails, on peut dire que ceux qui se
trouvaient à Istanbul étaient divisés en trois parties ou trois ailes et se caractérisaient par
l’excellence de leurs ornementations. Dans le Châm les palais et les grandes maisons étaient
aussi divisés en trois parties, 45
il y avait une aile pour la famille, une aile pour les invités et une aile pour les gens de maison,
et chacune de ses ailes possédait une grande salle (l’iwan) surplombant une cour découverte
au milieu de laquelle se trouvaient des fontaines, des bassins, des plantes ou encore un petit
hammam.
Les palais possédaient des dômes et deux étages, ils comportaient en outre une grande salle
au toit très élevé et dont la hauteur correspondait à deux étages.
Durant l’ère ottomane apparurent des éléments architecturaux nouveaux comme l’arc
ottoman qui est un arc concave vers l’extérieur dans sa partie haute alors que sa partie basse
est convexe ou comme l’arc en demi-cercle. La faïence était utilisée pour faire des sujets
45
Ayverdi E. H., Avrupa’da Osmanlı Mimârî Eserleri, IV (Bulgaristan, Yunanistan, Arnavudluk), Istanbul,
1982.
25
décoratifs végétales, cette dernière était l’élément essentiel de la décoration des murs
intérieurs et de certaines parties des façades et notamment les parties se situant au-dessus des
portes et des fenêtres, les couleurs dominantes de ces motifs en faïence étaient le bleu et le
vert ; par ailleurs, les décorateurs turcs utilisaient des mosaïques en marbre ainsi que du plâtre
mêlé à des morceaux de verre.
Le mosquée Ottoman est complexé dans ses volumes et ou la coupole central est jumelée de
couplettes ou des demi-coupoles ou encore des voutes : elle est d’influence byzantine.
caractéristiques :
-minarets en chandeliers .
-décor intérieur très poussé par des piliers par l’intermédiaire d’arcades.
- l’emploi des demi-coupoles.
-couplettes sur les travées latérales, en disposition pyramidale en cascade vers les pieds des
quatre minarets, généralement ( sauf la mosquée bleue ou il Ya 5 minarets )
-fenêtres a vitraux très nombreuses47
-commination des volumes cubique et des couvertures hémisphériques.
-toutes la grâce de l’édifice vient de la perfection des lignes géométriques, la décoration reste
secondaire.
46
Frashëri G. et Dashi S., «Zhvillimi i arkitekturës islamiki Shqiptare të xhamive», in : Monumentet II,
Tirana, 1986, p. 51-76.
47
Kiel M., Ottoman Architecture in Albania, Istanbul, 1990.
26
Figure n9 : La mosquée bleue en Turquie ( 1609-1616 ap-jc) :48
Les Arabes doivent constamment lutter contre les révoltes berbères, le Maghreb se morcelle
en émirats plus ou moins indépendants. Tahert (Tiaret), devient vers la fin du (VIIIe siècle) la
capitale de la dynastie des Rustumides qui règne sur les Hautes Plaines de l'Ouest Algérien et
s'oppose à l'émirat Aghlabide par ses caractères ibadites (courant kharidjite modéré). Au
début du Xe siècle les Rustumides tombent sous les coups des Fatimides, dynastie chiite.49
fondée par Ubayd Allah qui succède aux Aghlabides en Ifriqiya. Après leur installation en
Égypte (969 ap-jc), ils confient Ifriqiya à la dynastie berbère des Zirides. À l'Ouest,
cependant, les succès de la dynastie berbère des Almoravides sont allés en se multipliant vers
Tlemcen et Oran. Abd al-Mumin, successeur d'Ibn Tûmart et premier calife de la dynastie des
Almohades.
48
Esyvoyeges.com , Par Cindy Neves ,turque terre de voyages
49
Joseph Savès , Publié le : 2018-11-27
27
carte n 1: L’Algérie durant la conquête arabe :50
L’Algérie a toujours présenté une diversité culturel, ou se rencontre plusieurs tendances ,elle
possède un patrimoine culturel riche par sa diversité géographique aussi par sa longe histoire
millénaire , cette diversité qui constitue un facteur de richesse et un élément constructif dans
la dynamique de l’évolution de l’architecture.
Depuis l’islamisation de l’Algérie , des différents dynasties ont existé , qui ont porté un
grand développement culturel et architectural , ainsi l’arrivé des ottomans avec un long
passage a contribué aussi a un essor dans le fonctionnement des institutions qui constituants
les support de l’activité culturelle , notamment les mosquées et les zaouias .
Etudier les caractéristiques architecturales des différents bâtiments issues de ces dynasties,
va nous permettre de situer dans la perspective des traditions architecturales en Algérie, des
courants stylistiques présentés chronologiquement d’influence ou d’inspiration quand certains
éléments sont empruntés ou vaguement apparentés à tel ou tel style.
50
Histoiredz.com
28
2-3 Les Rustumides (144-296 H/ 761-908/09 ap-jc) :
Ce royaume était fondé par Ibn Rostom, un noble d’origine persane. Tahert était la capitale
de ce royaume, elle se situe à 10 Km de l’actuelle Tiaret.
L’architecture Rustumide se caractérise par une sobriété et une absence de décoration, des
structures étaient très simples cela est du à l’austérité des imams Rustumides et à leur
idéologie puritaine (dogme kharidjite ibadite), qui reprouve le luxe comme un péché.51
- La mosquée de Tahert possède une salle hypostyle, composée de quatre nefs transversales.
Selon Marçais54, il existe le même type de mosquée à Fès.
- Les ruines de Sedrata constituent le prolongement de l’art et de l’architecture des
Rustumides. Une mosquée couverte de coupoles ovales juxtaposées et plusieurs ensembles
résidentiels ont été découverts. L’art de Sedrata est caractérisé par sa décoration simple en
plâtre ou des inscriptions en kufique.
51
Gilbert Meynier, L’Algérie, cœur du Maghreb classique : De l’ouverture islamo-arabe au repli (698-
1518)
52
Qantara.com
29
Sedrata semble être le point de rencontre où plusieurs influences de l’Est et l’Ouest
Convergent
Niche de Sedrata (909/1074 ap.jc) :
Cette niche provient du site de Sédrata. Faite d’un encadrement rectangulaire, elle enserre
une cavité arrondie dont seule la partie supérieure, achevée par une coquille ornée de nervures
perlées, a été conservée. Traité en demi-relief, l’encadrement s’orne d’une succession de
bordures aux motifs géométriques : denticules, croisillons et festons. Les écoinçons sont
meublés de trois médaillons circulaires, l’un perlés et orné d’une rosace, les autres autour de
palmettes prolongées dans les extrémités par des motifs foliacés. La partie supérieure a subi
une restauration. 53
Cette dynastie apparaît au Maghreb extrême, son fondateur est Chérif Idriss, un descendant
du prophète. Les Idrissides (du dogme chiite) qui sont des bâtisseurs de villes, ont laissé
53
Bourouiba, R., Cités disparues : Tahert, Sedrata, Achir, Kalaâ des Béni-Hammad, Alger : Ministère de
l’information, 1982.
54
qantara.com
30
également quelques monuments phares.55
- Sur le plan architectural il existe une ressemblance entre les premiers minarets de Fès et
ceux de Kairouan, cette ressemblance se vérifié au niveau des formes massives des minarets,
avec des coupoles surmontant le haut des tours.
- La mosquée du vieux Ténès offre le plus ancien exemple de mihrab sur plan polygonal à
niche octogonale. Ce modèle a été repris dans toutes les mosquées médiévales de l’Ouest
algérien sous l’influence des grandes mosquées de Kairouan et de Cordoue qui ont délaissé la
forme curviligne traditionnelle.57
55
Boussora/Chikh Kenza, op.cit. P 34.
56
C. El Briga, « Idrisides », dans : Encyclopédie berbère, vol.24, Edisud 2001, p. 3637-3638
57
Boussora/Chikh Kenza, op.cit. P.36
58
Centre national de recherche en archeologie, Mosquée du Vieux Ténès
31
2-5 Les Fatimides (909-969 ap-jc) :
Les Fatimides ont gouverné sur l’Afrique du Nord, l’Egypte, la Syrie, l’Arabie à l’Ouest et
au Sud, la Palestine et la Sicile. Cette dynastie (du Dogme chiite) a marqué l’histoire
architecturale et artistique de ces régions.
Le grand nombre d'œuvres d'art de la période fatimide qui nous est conservé permet
d'apprécier la variété des techniques artistiques employées dans les arts décoratifs. Celles-ci
utilisent essentiellement des supports bidimensionnels comme les textiles tissés et les
céramiques peintes, et tridimensionnels tels l'ivoire, la pierre et le bois gravés et le métal
coulé.
Ces techniques paraissent rendre compte de la clientèle et des goûts des différentes classes
sociales, et offrent une vision riche et inhabituelle des arts de cette époque.59
59
Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
60
Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
32
Malgré une origine mystérieuse et une généalogie contestée, les Fatimides ont été l'une des
dynasties les plus brillantes de l'Islam.
- L’architecture fatimide a su intégrer ensemble des influences multiples aussi bien byzantines
et antiques, qu’abbassides et andalouses…(Les niches utilisées comme élément décoratif dans
la façade de la mosquée de Mahdia, existaient déjà dans le répertoire architectural Aghlabide
et Abbasside).
- L’utilisation des porches monumentaux et de la présence sur les façades en pierres d’un
rythme formé par de hautes niches à coquilles ou à muqarnas, surmontées d’arcs persans et
d’inscriptions se détachant sur un fond floral.
- La mosquée de Mahdia, son plan, tout en reprenant des éléments locaux, introduisait des
caractéristiques architecturales typiquement fatimides, notamment la présence d’un portail
monumental en façade, Il rappelle les arcs de triomphe de l’époque romaine et les entrées des
châteaux omeyyades. Cette entrée monumentale est chargée de valeurs symboliques et
spirituelles qui sont en rapport avec la doctrine chiite , cette première mosquée fatimides
exerça une influence notable sur les mosquées fatimides ultérieurs.61
Après trois siècles de domination arabo-musulmane sur les principales régions de l’Afrique
du Nord, les Berbères, islamisés en majorité depuis le VIIIe siècle, mirent sur pied un pouvoir
central dans le Maghreb oriental. Cette tâche fut assumée par les Sanhaga, une grande
confédération tribale, qui avait pour territoire l’actuelle Algérie centrale. La famille de Zîri
fils de Manâd prit la tête de cette confédération et se rallia au califat fatimide, installé à
Mahdiya, avec un objectif principal : sécuriser la région et repousser les mouvements de la
61
Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
62
Voyage tunisie.info
33
confédération tribale des Zanâta, alliés du califat sunnite de Cordoue.63
- Les minarets hammadites sont parallélépipédiques, ont emprunté leurs formes aux minarets
omeyyades d’Espagne.
- Le décor : les zirides et les Hammadites ont utilisé pour leur décor le marbre, le bois, le
plâtre, la pierre, la brique, le verre la céramique et les métaux.
- Les mihrabs zirides et hammadites, ont la partie supérieure en cul-de-four62. Les niches
semi-cylindriques63, les niches à fond plat hammadites semblent avoir été empruntées aux
monuments sassanides, plus particulièrement au Taq-i-Kesra par l’intermédiaire des édifices
Fatimides et Abbassides.65
63
Qantara : Les Zirides et les Hammadides (972-1152)
64
Qantara : Les Zirides et les Hammadides (972-1152)
65
Rachid Bourouiba, l’art religieux musulman en Algérie, 2e édition, S.N.E.D. Alger, 1983. P 37, 47,51.
34
figure n 13 : Mosquée Abou Marouane (zirides) , Annaba , Algérie :66
De al-Murabiṭūn = les gens du Ribāṭ ou encore, les gens liés par serment de mourir pour la
foi. Dynastie berbère originaire du Sahara, composée essentiellement des Lamṭūna, des
Guddāla et des Masūfa, tribus nomades appartenant à la confédération des Ṣanhāǧa en lutte
contre les Noirs du Soudan. Au moment où ces hommes voilés (al-Mulaṯṯamūn ou al-
Mutalaṯṯima) vont entrer dans l’histoire, le Maġrib est déjà sous l’autorité des Berbères
ṣanhāǧa, les Zīrides règnent en Ifrīqiya, les Ḥammadides sont maîtres du Maġrib central, mais
déjà apparaissent les bandes armées de nomades arabes envoyés d’Égypte par le Calife
fāṭimide al-Mustanṣir pour châtier le zīride al-Mu‛izz, fils de Bādīs qui, rompant avec le
Caire, avait reconnu l’autorité des ‛Abbāsides.67
66
Télévision algérienne.
67
Aḥmad b. H1alid, Istiqsā, trad. Fumey, archives marocaines, t. IX et X, Paris, Leroux, 1907.
35
Carte n6: Dynastie Almoravides :68
68
Maxime RODINSON, « Almoravides », Encyclopædia Universalis [en ligne]
36
Cordoue, les palais de Madinat al-Zahra et al-Jaféria de Saragosse.69
L’expression artistique est sans doute un vecteur privilégié de l’idéologie almohade (leur
doctrine repose essentiellement sur le Tawhid ou Unicité d’Allah). Leur héritage dans le
domaine de l’architecture religieuse est grandiose. Plusieurs grandes mosquées almohades
sont de véritables chefs-d’oeuvre. Ces principales réalisations relèvent d’un programme
architectural cohérent et raisonné. L’esthétique almohade a fait un usage particulier de
l’ornement : il est généralement aéré, sobre, mais équilibré. L’austérité affichée par les
Almohades constitue une réaction à l’exubérance de la décoration almoravide.70
69
Rachid Bourouiba, l’art religieux musulman en Algérie, op.cit. P 113, 114, 117,125.
70
Rachid Bourouiba, ABD AL-MU’MIN flambeau des Almohades, 2e édition, SNED ,1982. P 86
37
Carte n7: Dynastie Almohade :71
- Les Almohades se sont inspirés pour la forme de leurs mihrabs de celui de la grande
mosquée de Tlemcen. Et ont construit des niches de plan hexagonal.
- Ils ont construit des mosquées avec des salles de prière plus larges que longues. Et des nefs
perpendiculaires au mur du mihrab.
- Les Almohades ont utilisé des portes en avant-corps qui se rencontrent déjà à la mosquée
fatimide de Mahdia et à l’oratoire de la Qal’a des Banî H’ammâd, aucune dynastie n’en avait
systématisé l’emploi avant celle de Abd al-Mu’min.
- Les Almohades n’ont pas employé de colonnes isolées mais des colonnes à demi-engagées
dans les murs.
- Les chapiteaux almohades s’inspirent des chapiteaux de type composite des grandes
mosquées de Cordoue et de Tlemcen. Ils ont crée un nouveau type de chapiteau,
communément appelé ‘’hispano-mauresque’’.
- Les Almohades ont surtout utilisé les arcs brisés outrepassés, appareils en brique, les arcs à
lambrequins et les arcs lobés sous formes brisées et outrepassées parfois tréflées ou
moulurées.72
71
Maxime RODINSON, « ALMOHADES », Encyclopædia Universalis [en ligne]
72
Rachid Bourouiba, ABD AL-MU’MIN flambeau des Almohades, 2e édition, SNED ,1982. P 100,
102,106.
38
Figure n 15: mosquée de Timnal, Maroc :73
Les Hafsides (du Dogme Malikite) dans leur première période de règne qui était marquée
par la prolifération de l’art hispano-maghrébin et par la construction de plusieurs édifices
administratifs et religieux, comme les medersas, les mosquées et les zaouïas.74
73
Mosquée de Tinmel - UNESCO World Heritage Centre
74
Boussora/Chikh Kenza, op.cit. P 94.
75
Les Hafsides (1228-1574) - Qantara
39
Plans et masses des mosquées sous les Hafsides :
76
CH-André Julien, Histoire de l’Afrique du nord, Tunisie- Algérie- Maroc, 2 édition, Payot, Paris, 1961.
P 136
77
Site officiel de Ministère de tourisme tunisienne 2013
78
Rachid Bourouiba, l’art religieux musulman en Algérie, op.cit. P 171
40
Carte n°9: Dynastie Zianides.
La mosquée Abou Madyane, ou Sidi Belhasan, est érigée en 1296. De petite taille, elle
possède un plan très simple, sans cour, la salle de prière étant réduite à trois nefs
perpendiculaires à la qibla. Le minaret à fut carré rappelle celui de la mosquée d’Agadir, mais
l’élément le plus remarquable est le mihrab, qui porte à lui seul la plus grande partie du décor.
Faisant saillie sur le mur, cet élément porte un décor de stuc couvrant, dont le répertoire est
limité mais le travail très délicat, et donne un effet de dentelle plutôt que de relief. Les
épigraphies cursive et kufique s’y mêlent, au milieu de palmettes et de demi-palmettes. Les
arcs outrepassés à claveaux rayonnants évoquent la grande mosquée de Cordoue, mais la
coupole au-dessus du mirhab impressionne par sa modernité : elle est emplie de muqarnas, un
siècle déjà avant l’Alhambra.
Séparé de cette mosquée par une cour se trouve celle d’Al-Eubad, qui date de 1339 et sert
d’annexe à Abou Madyane et de tombeau. Si la salle de prière, petite et sobre, est bâtie sur un
plan en T classique et surmontée d’une voûte barlongue, le décor de grande qualité surprend :
mosaïque de céramique,
travail de stuc très développé, voûtes de muqarnas, coupole au-dessus du mihrab ajourée.79
79
Rachid Bourouiba, l’art religieux musulman en Algérie, op.cit. P 172,173,174
41
Figure n°17: mosquée Sayiidi Ibrahim , telemcen :80
Arudj et son frère Khayr ad-Din ont pris le contrôle d'Alger, et ont commencé à étendre leur
influence dans les régions environnantes. Le Sultan Sélim Ier a accepté de prendre le contrôle
des régions du Maghreb gouvernée par Khayr ad-din, et d'en faire une province, et d'octroyer
le grade de gouverneur-général (beylerbey) à Khayr ad-din. En outre, le Sultan a envoyé 2
000 janissaires, accompagnés par 4 000 yoldaş dans la nouvelle province ottomane, dont la
capitale était Alger. Ces Turcs, principalement d'Anatolie, s'appelaient entre eux « yoldaş »
(en turc: « camarade ») et appelaient leur fils nés d'unions avec les femmes locales «
Kouloughlis » (en turc : « fils de serviteur »). Cette appellation signifie qu'ils considéraient
leurs enfants comme des serviteurs du Sultan d'Alger. Pour indiquer dans les registres qu'une
certaine personne est un descendant d'un Turc et d'une femme de la région, la note « ibn al-
turki » (en français: fils de turc) été ajoutée a son nom.81
80
Histoire de l'Afrique du Nord, Ch.-André Julien, Publié par Payot, 1966
81
María Antonia Garcés, Cervantes in Algiers: A Captive's Tale, Vanderbilt University Press, 2005, p.
122
42
Carte n°10: Dynastie Ottomane :82
Le style des mosquées turques se trouve seulement dans les provinces gouvernées par les
Ottomans, comme l’Algérie. Les gouverneurs faisant édifier des mosquées semblables à celles
existantes déjà dans leur pays, et aussi inspiré de l’héritage architectural existant.83
82
2006 Historiographie algérienne du xviiie siècle : savoir historique et mode de légitimation
politique, in S. Bargaoui et H. Remaoun (éd.
83
Frashëri G. et Dashi S., «Zhvillimi i arkitekturës islamiki Shqiptare të xhamive», in : Monumentet II,
Tirana, 1986, p. 51-76.
84
UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Casbah d'Alger » [archive], sur whc.unesco.org (consulté
le 14 août 2016)
43
CHAPITRE 3 : LA MOSQUEE LE SYMBOLE DE L’ARCHITECTURE ISLAMIQUE
, CARACTERISTIQUES ET ANALYSE DES EXEMPLES .
1-LA MOSQUEE .
En effet, c’est à partir de la mosquée, que toutes les activités de production et de services se
structuraient suivant une hiérarchie spatiale. Les souks et les métiers les plus propres et les
plus nobles occupaient l’entourage immédiat de la grande mosquée, tandis que les activités les
plus salissantes, les plus bruyantes et les malodorantes étaient reléguées à la périphérie.
C’est aussi en proximité étroite de la mosquée que se regroupaient les formes les plus hautes
de l’étude et du savoir en l’occurrence les médersas, les résidences d’étudiants, la grande
bibliothèque et les librairies.
La mosquée n’est pas seulement un lieu de culte, c’est aussi un endroit où l’on se trouve et
où l’on s’échange des informations. Il est vital pour les musulmans qui vivent entourés de non
croyants de s’assurer un lieu où rencontrer leur coreligionnaires. Les mosquées jouent
également un important rôle social et politique dans les sociétés musulmanes.
Quand on entre dans la Mosquée, les musulmans sont assis au sol quelque soit leur rang
social, les biens qu'ils possèdent, les diplômes qu'ils ont eus car ils sont tous les mêmes
auprès de Dieu. Dans la Mosquée, on apprend à vivre en Communauté et les rencontres
quotidiennes, cinq fois par jour pour ceux qui le peuvent, permettent aux musulmans de se
fréquenter, d’échanger leurs idées et cela soude les liens de la Communauté. On y apprend
44
également le sens de la concertation.
Il faut faire remonter la tradition d’enseigner dans les mosquées à l’époque du prophète qui,
assis dans son Masjid, enseignait le coran au fur et à mesure qu’il en recevait la révélation et
donnait les règles de conduite.85
Le prophète n’était pas seulement l’envoyé de Dieu, il est également le chef temporel d’une
communauté. Ce même caractère qui va se retrouver dans la mosquée qui est autant un centre
religieux, qu’un centre politique. Ainsi le prophète reçoit des délégations à l’intérieur de son
Masjid à Médine, tenir conseil, gouverner comme cela se fait dans un palais royal.
La Zakât constitue l’un des cinq piliers du dogme, dès le début de l’islam la mosquée acquis
le caractère d’un hôtel des finances (Bayt mâl el- Muslimin). Elle regroupe les musulmans,
sous sa bannière sont distribués des dons, aux pauvres, aux indigents, qu’elle collecte à cet
effet.86
85
Lucien Golvin, la mosquée, pub. Institut d'Etudes Supérieures Islamiques d'Alger, 1960.
86
Lucien Golvin, la mosquée, pub. Institut d'Etudes Supérieures Islamiques d'Alger, 1960.
45
Les éléments constants :
-La salle de prière : une des caractéristiques de l’islam qui n’a pas besoin de temples
spéciaux pour exprimer la foi. La prière peut se faire n’importe où selon le prophète, « la
terre entière est un masdjid, une mosquée ». Le prophète n’éprouve le besoin de bâtir que
lorsqu’il se fait exilé à Médine.
-La forme de la salle de prière dépend des styles, peut-être de type hypostyle (soutenue par
des colonnes ou des piliers), plus profonde que large (Médine, Kairouan), soit plus large
que profonde (Espagne, Maroc, Algérie).
-Le mihrab : une niche étroite marqué sur le mur de la Qibla, le quel indiquait, dans son
entier, l’orientation de la prière. Le premier mihrab en islam c’était celui de la mosquée du
prophète à Médine sous le règne d’El Walid ben abd el Malik (88-91 H/ 706-710 ap-jc).
-Le minbar : chaire du haut de laquelle l'Imam s'adresse aux fidèles, est située à la droite
du mihrab, en haut d'une série de marches. Du temps du prophète (QSSSL), le minbar
servait de trône au chef de la communauté, puis il devint chaire à degrés monumentale
d’où le prédicateur fait le sermon du vendredi. La présence du minbar a permis de
distinguer les vastes mosquées du Vendredi (masjîd al-jâmi‘).87
- La cour (çahn) : la cour jouait un grand rôle dans la maison du Prophète à Médine,
construction devenue, en fait le premier masdjid. Il était ainsi naturel que l’architecture
religieuse musulmane accordait à la cour (le çahn) une place de première importance,
surtout que L’islam est né dans un climat chaud ou la pluie est très rare, d’où la possibilité
de faire la prière en plein air.
- Le minaret : du haut de laquelle le muezzin (mu'adhin) faisait les cinq appels à la prière
par jour. La mosquée du prophète à Médine était dépourvue de minaret. Bilal faisant
l’appel à la prière (Adhân) du haut du toit d’une maison voisine, puis, ensuite, après la
87
Lucien Golvin, op.cit.
46
prise de la Mecque, du haut de la Kaaba. Fort possible que l’apparition du minaret fut en
(88 H/ 706 ap-jc) lors de la reconstruction de la mosquée de Médine par le Calife
omeyyade Al-Walid.
-La galerie à portique : dans la plupart des cas, la cour fut bordée de galeries couvertes,
ou les fideles pouvaient se mettre à l’ombre et, souvent, Elle fut plantée d’arbres qui
remplissaient le même but.88
-Le mihrab : le mihrab symbole d’une orientation corporelle et spirituelle vers Dieu
(orientation vers la Mecque), image du ciel et de la terre (lie les fidèles venus à la prière dans
la mosquée avec le cosmos), matrice de la lumière divine (coran sourate 24, verset 35),89
vestige de la présence du prophète (se tenant devant les croyants pour la prière ou récitant le
coran) ou porte du paradis (avec son décor de motifs floraux), le mihrab autorise des
interprétations diverses.
88
Rachid Bourouiba, Apports de l’Algérie à l’architecture religieuse Arabo-islamique
89
le saint Coran, transcription en caractère Latins, traduction des sens en Français, éd Dar el ketab el
Aziz, 2011.
47
prophète). Le minbar a également pu être comparé au Trône de Dieu par le verset du Trône
(coran sourate 2, verset 255)* ; Dont le minbar serait comme le reflet d’une hiérarchie des
mondes couronnée par le trône de Dieu et ses différentes marches peuvent symboliser des
degrés de la connaissance et les sphères célestes.
-Le minaret ne se réduit pourtant pas à une fonction religieuse et rituelle. Monuments de
prestige, indicateur de la richesse d’une ville, il peut être aussi un repère pour les voyageurs.
Plusieurs auteurs ont prêté au minaret un sens cosmologique et métaphysique. Pour Nader
Ardalan et Laleh Bakhtiar, le minaret évoque le Créateur ou l’Intellect divin d’un point de
vue macrocosmique, et l’Homme d’un point de vue microcosmique.
-Les inscriptions calligraphiées sur les minarets apportent parfois des indications symboliques
plus ou moins riches et évocatrices. A la lumière des versets inscrits sur son fût, le minaret
apparaît comme axe reliant ciel et terre. Au sens astronomique, un pôle, autour duquel tourne
la voûte céleste.
-Le minaret est un centre du monde et un pôle, et donc le signe d’une puissance politique et
d’une domination spirituelle.90
L’homme a donné beaucoup d’importance à la forme et ses proportions, Les traces des
civilisations nous montrent que les mêmes principes de construction sont transmis d'une
90
le saint Coran, transcription en caractère Latins, traduction des sens en Français, éd Dar el ketab el
Aziz, 2011.
48
civilisation à une autre, comme dans l’architecture islamique. 91
le volume :
les édifices islamique et surtout les mosquées se caractérisant dans leur composition
volumétrique par le respect régulateur qui donne une harmonie de ses lignes et un équilibre
92
parfait de ses masses architecturales.
91
Henri Stierlin, L'Architecture islamique, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? »
(no 2745), 1993
92
Roger BASTIEN, Islam art et géométrie, éd. BASTIEN, p. 30
93
SketchUp bibliothèque
94
SketchUp bibliothèque
49
le plan :
- la deuxième période (étape classique) au (Xe siècle ) avec la dynastie seldjoukide apparait le
plan iranien caractérisé par l’emploi d’iwans , une salle de prière sous coupole et d’un bishtak
.
-la troisième étape (étape classique dernière) : caractérisé par l’utilisation d’un plan arabe
-la quatrième étape ( étape postclassique ) En (XVIe siècle),apparait le plan Moghols en inde ,
influencé par le plan iranien , exemple : la mosquée rose en Inde .
Apparait aussi le plan Ottomans qui est a la fois inspiré du plan de l’église Sain-Sophie que
les musulmans découvrent après la conquête de Constantinople (1453 – ap jc) 95
95
Roger BASTIEN, Islam art et géométrie, éd. BASTIEN, p. 27
50
Fig n°: Plan la grande mosquée de Kairouan Fig n°: Plan de la mosquée Bleue en Turquie
La façade.
Les plus célèbres édifices de l'Islam ont une entrée qui ne donne aucune idée de leur
ampleur Mais au (Xe siècle), Ils ont commencé à construire des entrées imposantes, décorées
ou Sobres. Les premières sont sans doute inspirées de l'architecture des palais, où il fallait
impressionner les visiteurs dès le premier abord. Les entrées sont généralement des
constructions massives qui dominent la façade et forment souvent un bloc indépendant. Les
portes sont fréquemment en retrait, dans un cadre décoratif et surmontées d'un dais à
stalactites très élaboré.
Sur de nombreuses façades, la grande entrée peut ne pas suffire. Elle est parfois flanquée de
Balcons ouverts et, à partir du (XIVe siècle), des minarets placés dans les angles, à la fois
Comme contreforts et pour donner un accent architectural . En conséquence, à la façade
extérieure répond souvent celle des arcades de la salle de prière ou de la qibla .96
96
Andrew Petersen, Dictionary of Islamic architecture, éd. Routledge, 1996
51
la troisième étape (étape classique dernière) la quatrième étape ( étape postclassique )
Fig n°: Façade sud de la mosquée de Fig n°: Façade de la mosquée Bleue à
Kairouan Istanbul
La couverture :
- Couverture plate : le toit horizontal en bois, En Iran et en lraq qui a été remplacé par une
série de voûtes appuyées sur des groupes de piliers. Dans les mosquées ottomanes le toit
horizontal était remplacé par une série de coupoles, chacune supportée par quatre piliers
- Toiture en tuile : inspirée de la tente de la toile du nomade d’Arabie, des toits soutenus par
des poutres de bois, et cette méthode a trouvé sa continuation directe dans les pays du
Maghreb: Tunisie, Algérie, Maroc et Espagne.97
97
HISTOIRE DE L'ART ET ARCHEOLOGIE DE L'ISLAM, cour univ de paris
52
La structure.
- Piliers et colonnes : L’Algérie présente une extrême variété de piliers et colonnes qui ornent
ses salles de prière et les galeries qui entourent les cours de ses mosquées. Elle dispose; de
salles de prière bâties uniquement sur piliers, d’autre construites exclusive ment sur colonnes
et enfin celles comportant à la fois des piliers et des colonnes .98
Les arcs : L'utilisation de l'arc en architecture commence dès l'antiquité. Les premiers arcs
musulmans apparaissent à la Coupole du Rocher à EL-Qods. Ce sont des arcs de plein cintre
légèrement brisés à la clef.99
98
Roger Garaudy, op.cit. P 51
99
Rachid Bourouiba, Apports de l’Algérie à l’architec ture religieu se Arabo-islamique, office des
publicati ons un iversitaires, Alger, 1986.
53
tableau n 5: les types des arcs : 100
100
Cours Ha L'architecture Islamique 1ère A Lmd Archit Université 8mai45 Guelma
54
2-ANALYSE DES EXEMPLES :
Situation: Constantine
101
Télévision algérienne , documentaire de mosquée amir abdelkader
55
• Capacité d'accueil : 10000 fidèles 102
2-2-2 Description :
Ce projet s'agit d'un complexe composé de La plus grande mosquée en Algérie qui peut
accueillir 15.000 fidèles en plus à une cour large, comprend également l'Université des
sciences islamiques a négociés sur cette université plusieurs chercheurs évacués tels que
Sheikh Mohammed al-Ghazali et Sheikh Yusuf al-Qaradawi. Il leur a donné des conférences
Aftahalh moderne Dawa islamique Bouti Calcora qui visite régulièrement et Omar Abdul
Kafi et Hijazi et d'autres.103
Situation :
- Ce projet est implanté dans la cité Bellevue. Au Sud-ouest du centre ville de Constantine.
- Elle est limitée Au nord par la cité des combattant.
- Au sud par la cité universitaire Nahasse Nabil .
- A l’est par la cité Filali et la cité Fadhila Sadanne et la rue de Che Guevara .
- A l’ouest par le lycée Ben Badiss.105
Accessibilité de la mosquée :
-La mosquée Emir Abdelkader est constituée sur un terrain vaste ,elle contienne trois entrées
justifiés par le flux
102
Jumia travel,Mosquée Emir Abdel Kader, Constantine, Algérie
103
Jumia travel,Mosquée Emir Abdel Kader, Constantine, Algérie
104
Google maps
56
important de l’environnement immédiat :
1-L’entrée au Nord ouvert vers la cité combattant.
2-L’entrée au Sud ouvert vers la cité universitaire Nahasse Nabil.
3-L’entrée à l’Est vers la cité de Fillali et Fadila Sadann.
- Donc la mosquée Emir Abdelkader occupe un emplacement stratégique dans la citée de
belle vue et accessible de tous les cotée. 106
Composition formelle :
l'ensemble forme est un grand parallélépipède qui est a l'origine le résultat d'addition de deux
partie : la mosquée et l'université islamique.108
106
Télévision algérienne, Mosquée Émir Abdelkader de Constantine, un joyau architectural de
l'antique Cirta
107
Google earth
108
Télévision algérienne, Mosquée Émir Abdelkader de Constantine, un joyau architectural de
l'antique Cirta
57
analyse des plans :
plan de masse :
Le plan de masse se compose de 03 zones:
Au niveau de sous-sol :
-se trouve les magasins avec une série des arcades .
Fig n°29: les arcades complexe de Amir Abdel Kader :110
109
Télévision algérienne
110
Ahmed Rouadjia, Aux origines de la mosquée Émir Abdelkader
58
-Les parkings sont situées dans les côtés Est et Ouest de l’esplanade.
- Espace d’eau en plein air qui assure la pureté avant l’entrée à la mosquée.111
La Composition spatiale :
111
Télévision algérienne
112
Jazairess,mosqueé amir abdelkader
59
Fig n°32: Niveau sous sol de complexe de Amir Abdel Kader :113
-une première partie qui abrite l’espace majeur ( la salle de prière ) -une 2eme (qui est
a l’origine une annexe a l’université islamique de Constantine ) qui se développe en
trois niveaux :
le premier comporte une salle de conférence ainsi qu’un siège administrative le 2eme
comporte la salle de prière pour femmes qui s’organise autour du patio et le 3eme
regroupe les espace
d'enseignement ( classes , amphi ).114
113
Jazairess,mosqueé amir abdelkader
114
Thecasbahpost, une mosquée a Constantine
60
les façades :
Les façades présentent une allure générale harmonieuse parce qu’elles renferment
des éléments architectoniques (arcades, colonnes, chapiteaux, portes, fenêtres, etc.)
répartis d’une manière rythmique et symétrique d’autre part le traitement de ces
surfaces avec la moucharabiehs a permis d’avoir un ensemble harmonieux.115
115
Télévision algérienne
116
Google images
117
Jazairess,mosqueé amir abdelkader
61
-La mosquée comporte deux minarets de section carrée, élancés se terminant par une
forme de cône. Ils sont situés aux deux angles Sud de la mosquée. Le minaret est
composé de trois niveaux, avec une hauteur de 110m.
118
Thecasbahpost, une mosquée a Constantine
119
Google images
120
Constantine hier et ajour duit , mosué amir abdelkader
62
Figure n 37 : grande mosquée d'Alger :121
Présentation du projet :
Description :
121
Algérie : la grande mosquée d’Alger, les raisons de la colère [archive], jeuneafrique.com, 22 août
2012
122
Algérie : la grande mosquée d’Alger, les raisons de la colère [archive], jeuneafrique.com, 22 août
2012
63
le jeûne et le pèlerinage.
- Le projet comprend 12 bâtiments indépendants disposés sur un terrain d'environ 20
hectares avec une surface brute de plus de 400 000 m².
Aspect urbain :
Situation :
123
Google earth
64
Aspect architectural :
l’édifice est composée : d’une salle de prière ,des salles d’ablutions, d'un minaret de
270 mètres de hauteur Coupole , Maison du Coran, Centre culturel ;Bibliothèque
Institut islamique ,Musée ,Bâtiments administratifs, Esplanade ,Jardins, Hôtel,
Amphithéâtre, Salles de séminaires, Espaces scientifiques ,Centre commercial
,Restaurants, et Parc de loisirs.
Minaret :
Cette mosquée est dotée d'un minaret de 270 mètres de hauteur .C'est une tour
dynamique ouverte au public qui se distingue par sa hauteur et qui abrite dans ses
différents niveaux un espace d’accueil pouvant aussi recevoir des expositions, un
musée d’art et d’histoire de l’islam à travers les 15 siècles, répartis sur 15 niveaux, un
centre de recherche de l’histoire de l’Algérie, une plateforme d’observation de la baie
d’Alger et ses environs ainsi qu'uncommerce de première nécessité et un restaurant.125
124
« Algérie : les chinois révèlent le coût de la grande mosquée d'Alger » [archive], sur Observ'Algérie,
29 avril 2019 (consulté le 29 avril 2019)
125
Télévision algérienne , documentaire sur le grand mosquée d’Alger
65
Figure n 41: schéma explicatif de la grande mosquée d'Alger :126
Le programme :
→ Esplanade.
→ Un Centre de congrès.
→ (1500participants.
→ Un centre de.
→ recherche/administration.
→ Un école coranique.
→ cinémathèque).
→ Un musée.
→ Des magasins.
→ Un restaurant.
→ Un bureau d'observation.
→ Un bureau d‟Imam.
126
« Building the world's tallest minaret » [archive], sur bbc.com, 27 janvier 2015 (consulté le 16
février 2016)
66
→ Vestiaires et espace d'ablution.
Les organigrammes :
spatial :
127
Télévision algérienne , documentaire sur le grand mosquée d’Alger
128
« Algérie : les chinois révèlent le coût de la grande mosquée d'Alger » [archive], sur Observ'Algérie,
29 avril 2019 (consulté le 29 avril 2019)
67
Figure n43 :Façade de masse de la grande mosquée d'Alger :129
Présentation du projet :
129
« Algérie : les chinois révèlent le coût de la grande mosquée d'Alger » [archive], sur Observ'Algérie,
29 avril 2019 (consulté le 29 avril 2019)
130
Le permis de construire de la mosquée de Marseille validé, Le Monde.fr, 19 juin 2012.
68
Maxime Repaux et Frédéric Roustan
- Réalisation : 2013
- Style dominant : Méditerranéen
- Superficie : 8 600 m2
-Capacité : 7 000 places131
Description :
Cette mosquée est un projet conçue pour être la plus grande mosquée de France
qu’elle est
non seulement une mosquée mais aussi un centre culturel avec une école théologique,
bibliothèque… il est construit sur une surface de 8 600 m2 de terrain pour accueillir
7000
fidèles.
Aspect urbain :
Situation : le projet est situé dans le 15e arrondissement de la ville de Marseille dans
la région de Provence-Alpes-Côte d'Azur en France.132
131
La Grande Mosquée de Marseille, un projet encore à l’état de songe, Liberation.fr, 17 mars 2015
132
La Grande Mosquée de Marseille, un projet encore à l’état de songe, Liberation.fr, 17 mars 2015
133
Le permis de construire de la mosquée de Marseille validé, Le Monde.fr, 19 juin 2012.
69
Aspect architectural :
les plans :
Programme :
70
- Administration.134
Les façades du bâtiment sont en béton de couleur blanc symbole de la paix, la salle de prière
est de forme carrée surmonté d’une coupole en verre aussi on remarque l’utilisation du
moucharabié dans sa façade. Les toitures sont des toitures traditionnelles inclinées en tuile
rouge.135
134
La Grande Mosquée de Marseille, un projet encore à l’état de songe, Liberation.fr, 17 mars 2015
135
Nouveau revers pour la grande mosquée de Marseille, Le Figaro.fr, 27 octobre 2011.
136
La Grande Mosquée de Marseille, un projet encore à l’état de songe, Liberation.fr, 17 mars 2015
71
Figure n 49: façade postérieur :
137
Cartes des patrimoine culturel algérien
72
Présentation du projet :
Description :
Il s’agit d'un complexe qui comprend une mosquée une médersa, un petit palais
(Dar
es Sultân), une zaouia (aujourd'hui demeure d'el Oukil), un mausolée, un hammam et
des latrines.138
Aspect urbain :
Situation :
138
Georges Marçais, Les villes d'art célèbres. Tlemcen, éd. du Tell, Blida, 2003
139
Georges Marçais, Les villes d'art célèbres. Tlemcen, éd. du Tell, Blida, 2003
73
Figure n 53 : plan de situation de sidi Boumediene par rapport à Tlemcen :140
Aspect architectural :
140
Google earth
74
Figure n55 : plan de complexe de sidi Boumediene :141
-La madrasa s'organise autour d'une cour carrée entourée de galeries. La plus grande
141
Georges Marçais, Les villes d'art célèbres. Tlemcen, éd. du Tell, Blida, 2003
75
pièce sert de salle de prière et de classe.142
Programme :
La mosquée .
La médersa .
Latrine publique.
Le hammam.
Le mausolée.
Zawiya .
Le palais .143
142
livre Algérie et son patrimoine page 108
143
livre Algérie et son patrimoine page 108
76
2-5 Comparaison des exemple
77
commercial 6000 véhicules Techniques
*Restaurants *Espaces
*Parc de loisirs Extérieurs
Analyse La gabarie des
des Plans exemples varie
entre RDC et R+1
avec des sous-sol
dans quelques
exemples.
78
DEUXIEME PARTIE :APPROCHE
OPERATIONNEL
79
CHAPITRE 1 : LE DIAGNOSTIC TERETORIAL, LE SCENARIO, LE
PROGRAMME D’ACTION.
-INTRODUCTION :
-OBJECTIFS DU DIAGNOSTIC :
145
Angeon V. et Lardon S., 2003, Dessiner et comprendre le territoire
80
1-1 situation De Guelma :
146
Le site officiel de l'ES Guelma : Histoire du club
147
Google earth
81
Mahouna au sud.148
-On retrouve Just 5 écoles coraniques dans la ville de Guelma (nombre insuffisant).
3 Al-atik local
83
7 Okba ibn local 2 140,00 1 295,00 1 500
Nafa2
8 Abdullah bin Masood
National 7 058,00 2 122,43 3 212
-la majorité des mosquées de la ville de Guelma sont des mosquées locaux , la
Capacité totale d'absorption de 28 835 est insuffisante par rapport à la population de
Guelma ( 170 000 ) ( une place pour 6 habitants
149
Photographié par étudiant
150
Photographié par étudiant
84
151
Figure n 60 : mosquée al chouhada Figure n 61: mosquée ibn noussair152
-la plupart des mosquées de la ville d Guelma sont Incomplète nouveaux bâtiments
construit par les dons des gens avec une pauvre qualité architecturel et urbanistique.
151
Photographié par étudiant
152
Photographié par étudiant
85
promotion de la société
- renforcer l’dentier islamique de la ville de - créer des espaces pour accueillir les activités
Guelma religieuses islamique
- l’enrichissement de la culture dans la ville et -créer un lien entre la fonction religieuse avec
renforcer l'échange socio-culturel les fonctions de l’enseignement , la culture
, commerce
- Améliorer le paysage urbain de la ville et le tourisme
- renforcer l’attractivité des sites religieuses - compter sur la volonté de la société pour la
de la ville promotion des activités religieuses
2-1 situation :
-Le territoire du Plan d’Occupation des Sols (POS Sud selon les termes de la révision
du PDAU en cours) se situe aux limites Sud de la ville et de la commune de Guelma .
carte n 14 : situation de pos sud :
86
-la situation non-stratégique de site ( loin de centre-ville et quartiers importantes ,
loin des entrés de la ville ) a causé sa isolements et a limité sa importance dans la
ville.
2-3 Accessibilité :
87
- l’Accessibilité au site se fait par 3 grandes accès Et 3 accès secondaire.
- le manque des accès vers le site a aggravé son isolement par rapport à ses quartiers
voisins.
88
2-5 Trame Bâti, typologie d’habitat :
-la programmation hâte et irrationnel dès habitas collectifs Sous la pression de la crise
du logement a causé la déséquilibration du quartier et la perdre de la qualité paysager
en raison de l’utilisation d’un seule type de bâtiments ( un sentiment de répétition et
de monotonie ).
-il y a une diversité dans les types d’équipements existants mais la distribution non
organisé des équipements Affecte leur fonctionnalités .
89
-à cause de la mauvaise programmation des équipements le site souffre un manque
des équipements culturels, commerciaux et de loisirs Alors que nous notons
l'exagération dans le nombre des équipements scolaires.
Atouts Faiblesses
Situation Site calme, qualité -Loin de centre-ville
paysagère naturel -site isolé par rapport à l’environnement
immédiats
90
scolaires -mauvaise qualité paysagère et architectural
-équipements de santé des bâtiments
suffisants -règles d’urbanisme non respectés
-le mauvaise emplacements de habitas collectifs
-pieds d’immeuble non aménagé
Les espaces publics -Manque des espaces public
3- SITE D’INTERVENTION:
91
3-1-Situation :
-Forme et Accessibilité :
92
Notre terrain a un forme carré et accessible de tous les côtés :
-au sud avec un l’axe principal de la nouvelle ville.
-au nord , au est et ouest par des voiries secondaires.
Equipements :
Présence des activités commerciaux a proximité de notre site dans les RDC des
bâtiments
collectifs
-On remarque que les équipements à proximité de nos terrains présents un seul type
de bâtiments qui est des habitats collectifs ou les gabarit varie entre R+4 et R+5 en
maximum avec une faible qualité architectural
93
carte n 25: carte de gabarit
Topographie de terrain :
on récence des pentes espacées pouvant aller jusqu’à 18 %, pente moyenne 3.9 %
94
Conclusion :
Cette analyse urbain et plus précisément au site d’intervention nous a permis de tracé les
grandes lignes de départ Pour la construction d’un projet urbain et son impact sur
l’environnement en matière urbaine spatiales et théoriques ; au-delà l’impact de lieu de
projection sur les liaisons culturels et sociaux.
Cette analyse donc nous tenant compte aux contraintes de départ nécessaires à suivre afin
d’arriver à l’objectif recherché.
1-PROGRAMMATION :
95
savoir en plus des fonctions secondaires additionnelles. Notre le but est de créer un espace
multiple destiné aux différentes catégories de personnes.154
Accueil Réception
Hall de réception
Orientation
Minaret Minaret
154
Cour urbanisme , univ paris
96
97
1-2 Programme spécifique :
lavage 70
séchoir 40
b,imâm 18
séjour 30
Maison imam cuisine 12
chambre 8
sanitaire
Amphithéâtre 270 *2
salle de répétition 145
salle de conférences 270
salle des enseignants 50
depot 100
98
culturel Musée exposition 250 435
Espace de fabrication 45
Dépôt 60
Un espace d'achat vente 80
Hébergement
Hébergement Chambres triple hommes 20*45 2000
chambres triple femmes 10*45
sanitaires h + douche 50 *2
sanitaire f + douche 20
La salle de réunion 60
Saint 20
99
100
101
102
1-4 Organigramme spatial :
103
104
2-GENESE DE PROJET :
105
Après la recherche effectuée sur les principes d'organisation de la ville arabo musulman
en générale et particulièrement la ville de Tlemcen , ce complexe -ci va vers le respect du
principe radioconcentrique d’une ville arabe. Qui est caractérisé par :
Un noyau central comme élément structurant la ville tel que (les palais les mosquées et les
placettes)
Des éléments primaires tout autour (tels que les medersas, les souks ) et finalement les
espaces résidentiel .....
Les actions :
2-2 zoning :
-Positionnement de la mosquée :
106
- Le mosquée doit orienter vers la Qibla.
- l’entrée principale en face de la boulevard de nouvelle ville.
Hébergement : placé dans un coté du calme afin de garantie le confort aux habitants.
107
-Positionnement de minaret :
-
Genèse volumétrique :
Métaphore utilisé :
Chaque religion a un symbole représentatif qui désigne son identité dans les symboles
largement répandu à travers le monde
Etape 1 :
Nous avons entamé notre projet à partir d’un noyau d'articulation central au Tour de lui
s'organise l'ensemble des autres fonctions secondaires : principe d'organisation
radioconcentrique.
108
Etape 2 :
Etape 3 :
Par la suite nous avons placé l'ensemble des autres fonctions sous un forme de croissant
autour du ce noyau central pour garder le principe d'organisation radioconcentrique.
Etape 4:
109
Le croissant soutenu des percés pour créer des portes urbains et diviser les fonctions.
Etape 5
garder l’organisation radioconcentrique et changements les formes des entités pour être
plus compatible avec la forme de terrain , puis créer des articulations entres les volumes .
-CONCLUSION GENERALE :
L’architecture est l’expression de l’identité d’une société. Cette identité se révèle dans ses lieux
de culte. L’architecture islamique est reconnue par les symboles qu’elle expose aux regards. Ces
derniers se manifestent sous la forme d’éléments architecturaux et architectoniques. Si durant
une certaine période l’architecture islamique couvrait un territoire allant de l’inde au Maghreb, la
mondialisation, le déplacement des personnes, ont provoqué une mondialisation de la
construction des mosquées. Ces dernières, malgré leur jeune âge et la diversité des territoires
dans lesquels elles se trouvent, portent les identifiants de l’architecture islamique. Cette diversité
de territoire jumelée aux effets du temps, a généré des styles différents.
L’Algérie dont l’histoire est riche, a vu son territoire occupé par différents civilisations qui
ont laissé sur ce dernier, un répertoire bâti créant ainsi le répertoire patrimonial. C’est dans ce
dernier que l’on a puisé pour faire ressortir des éléments de références de cette architecture
110
des mosquées algériennes.
Pour ce faire, notre travail a débuté par un retour sur tout ce qui fait l’architecture islamique
d’abord dans le monde et puis en Algérie.
Il était important, pour nous, de voir comment ont évolué ces mosquées dans le temps sachant
que toute évolution se matérialise par une évolution des éléments architecturaux et
architectoniques. Cette évolution a touché les premiers dans leurs formes, structures et
dispositions et les seconds dans leurs formes et décors. Nombreuses mosquées ont été construites
en Algérie à différents moments de son histoire. Chacun pouvoir en place (dynasties arabes,
présence ottomane ou française) a laissé ses modes de faire l’architecture qui combinées à ceux
locaux ont fini par produire une architecture religieuse propre à
l’Algérie.
Cette architecture se caractérise par les éléments architecturaux et architectoniques dont les
formes et les expressions sont très diverses ce qui confère à chaque mosquée un style et une
identité propre. Toutefois nous avons pu relever des catégories dans les formes, structures et
décors.
Pour approfondir notre analyse, notre travail a porté sur l’étude des lieux de culte de la ville de
Guelma
et leur importance de renforcement de l’identité de la ville et leur contribution dans le
développement
des aspect sociologiques et culturels dans la société Quelmoise .
A travers les âges, l’architecture islamique a gardé ces marques d’authenticité, tous ont
s’adaptant aux besoins et aux pratiques de la société se trouvant sur son territoire. Aborder
l’authenticité et la problématique de la préservation, impose un retour aux écoles de la
conservation et de la préservation, notamment aux travaux d’A.Riegl pour lequel
l’authenticité constitue une valeur de classement. Par ailleurs, un retour aux lois algériennes
nous a permis de connaitre la procédure de conservation du patrimoine, procédure elle-même
héritée de l’administration française.
En effet, la période qui va de 1962 à 1971, se caractérise par l’absence de cadre juridique
susceptible de permettre la constitution et la réglementation des activités des associations
artistiques, culturelles, sportives ou religieuses et donc la production des mosquées. Il
s’agissait pour la société, de construire (en détournant une réglementation quasi-inexistante)
111
d’abord un lieu de culte à l’aide de matériaux de récupération, sur terrain vague, au milieu
d’une cité ou à la lisière de celle-ci, et ensuite, de demander l’agrément.
Ce qui caractérise l’écrasante majorité des mosquées nouvellement construites au niveau des
formes architecturales, est l’absence d’unité, d’originalité et de beauté. Ce fait est perceptible
aussi bien à travers leurs aspects extérieur et intérieur qu’à travers leur schéma spatial, Ces
productions architecturales ne renvoient à aucune des filiations de l’art islamique. Elles
puisent l’essentiel de leur inspiration de l’empirisme de leurs promoteurs. La conception des
mosquées contemporaines n’est pas le résultat préalable d’une conception inspirée de cultures
locales ou de l’histoire dans son authenticité, mais juste une juxtaposition d’éléments pris de
ci et de là sans prendre en compte l’histoire et l’environnement.
112
BIBLIOGRAPHIE :
ouvrages :
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1830-1950, Paris, Dunod Editions.
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communication, no 23, 2013, p. 532
3- ibn Kathir, As-Sîra, éditions Universel ; p. 52-57. Paris, (2007).
4- Alphonse Dupront, Tourisme et pèlerinage : réflexions sur la psychologie collective, revue
Communications, volume 10, no 10, 1967, p. 97-121
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L’Italie romaine », in André Vauchez (éd.), Lieux sacrés, lieux de culte, sanctuaires, p. 59-8
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12- Gilbert Meynier, L’Algérie, cœur du Maghreb classique : De l’ouverture islamo-arabe au
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14- Boussora/Chikh Kenza, op.cit. P 34.
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articles :
113
ligne]
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7- Marianne BARRUCAND, « MOSQUÉE », Encyclopédisa Universalise [en ligne]
8- Ahmed Tahiri Jouti, « L’institution des waqf et la finance islamique », Les cahiers de l'Islam,
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9- Le Dicastère a attribué la personnalité juridique à la Conférence Mondiale des Instituts
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12- Maxime RODINSON, « ‘ABBĀSIDES », encyclopédie Universalis
13- Tatiana Pignon ,Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient, Article publié le 07/06/2012
14- Robert MANTRAN, « SELDJOUKIDES », Encyclopædia Universalis
15- Article sur l'histoire Idrisside dans la revue anglaise al-Masaq (Publication of The Society of
The Medieval Mediterranean)
16- C. El Briga, « Idrisides », dans : Encyclopédie berbère, vol.24, Edisud 2001,
17- Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
18- Aḥmad b. H1alid, Istiqsā, trad. Fumey, archives marocaines, t. IX et X, Paris, Leroux, 1907
19-Maxime RODINSON, « Almoravides », Encyclopædia Universalis [en ligne]
20- Histoire de l'Afrique du Nord, Ch.-André Julien, Publié par Payot, 1966
21- Lucien Golvin, la mosquée, pub. Institut d'Etudes Supérieures Islamiques d'Alger, 1960.
22- le saint Coran, transcription en caractère Latins, traduction des sens en Français, éd Dar el
ketab el Aziz, 2011.
23-« Algérie : les chinois révèlent le coût de la grande mosquée d'Alger » [archive], sur
Observ'Algérie, 29 avril 2019 (consulté le 29 avril 2019)
sources internet :
www.Qantara.com
www.universalise.com
www.vitaminedz.dz
www.journal.openedition.com
www.unesco.com
www.persee.com
www.islamweb.com
www.entv.dz
www.jazairess.com
Dictionnaires :
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