0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues129 pages

Memoire Final PDF

Ce mémoire de Master explore le renforcement des rites religieux et des activités de culte à travers l'architecture des mosquées en Algérie. Il met en évidence les différences entre les mosquées contemporaines et historiques, soulignant la nécessité d'un cadre de référence pour la conception et la préservation des mosquées qui respecte l'authenticité et l'histoire. L'étude vise à proposer un projet culturel et identitaire pour la ville de Guelma, intégrant des éléments traditionnels avec des techniques modernes.

Transféré par

siliyara923
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues129 pages

Memoire Final PDF

Ce mémoire de Master explore le renforcement des rites religieux et des activités de culte à travers l'architecture des mosquées en Algérie. Il met en évidence les différences entre les mosquées contemporaines et historiques, soulignant la nécessité d'un cadre de référence pour la conception et la préservation des mosquées qui respecte l'authenticité et l'histoire. L'étude vise à proposer un projet culturel et identitaire pour la ville de Guelma, intégrant des éléments traditionnels avec des techniques modernes.

Transféré par

siliyara923
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

‫وزارة التـعليم العالي والبحث العلمي‬


République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Mémoire de Master

Présenté à l’Université 08 Mai 1945 de Guelma


Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de : Architecture
Spécialité : Architecture
Option : Architecture , projet urbain et durabilité

Présenté par : CHAFAI HOUSSAM EDDINE

Thème : RENFORCEMENT DES RITES RELIGIEUX


ET DES ACTIVITE DE CULTE

Sous la direction de : MME. OULED CHEIKH ROUMAISSA

Juillet 2019
Remerciements :
Nous tenons à remercier chaleureusement Dieu tout puissant, pour la puissance et la volonté
qu’il nous a données.

La première personne que je tiens à remercier est mon encadreur , Mme Ouled Ceikh , pour
l’orientation, la confiance, la patience qui ont constitué un apport considérable sans lequel ce
travail n’aurait pas pu être mené au bon port.

Je tiens à remercier les membres du jury, Mrs. Lazri, Mme Chalabi et Mme Boutelba, pour
avoir accepté d’examiner ce travail.

Un grand merci à mes collègues : Boussahi Hani, Assasla Oussama, Guellati Houssem ,
Abdelaoui Abdenour .

Nous remercions également les enseignants qui nous ont aidés et qui nous ont accordé de
leur temps et de leur savoir dans notre cursus.
Je n'oublie pas le personnel de l’administration de département pour leur disponibilité et
leur aide.

Enfin, j'adresse mes plus sincères remerciements à tous mes proches et amis, qui m'ont
toujours soutenu et encouragé au cours de la réalisation de ce mémoire.
Abstract :

Architecture is the expression of the identity of a society. This identity is revealed in its
history through time.

The present work follows the observations of contemporary mosques characterized by


architectural poverty, but also by obvious physical differences with the historic Algerian
mosques. Many of these historic mosques have undergone supposedly preservation work
whose results are below the acceptable level for such interventions.

This study aims to establish a framework of architectural references for the design and
preservation of mosques taking into account the value of authenticity and history.
This framework encompasses the architectonic and architectural elements that make up the
composition of mosques and constitute the essence and symbolism of Islamic architecture.

The search for Islamic art in general, first of all, followed by two studies of these elements
in the Algerian historical mosques and then in the places of worship of the city of Guelma,
made it possible to see how these elements evolved according to These studies have also
highlighted the main characteristics of the mosque, the symbol of the Islamic identity religion
of Algerian society, which characteristics are representative of a culture, a history and an
authenticity.

It is in the latter that we drew to get out with the idea of building a project of cultural
sense and identity to the city of Guelma and therefore the reinterpretation of styles
architectural in them linked with traditional references but with a touch more modern by
integrating new techniques and seeking the mix between modernity and traditions.

Key words: worship, culture, identity, architectonic and architectural elements, symbol,
values of authenticity and history, historic mosques, frame of reference, Guelma..
Résumé :

L’architecture est l’expression de l’identité d’une société. Cette identité se révèle dans son
histoire à travers le temps.

Le présent travail fait suite aux observations des mosquées contemporaines se caractérisant
par une pauvreté architecturale, mais aussi par des différences physiques manifestes avec les
mosquées historiques algériennes. Nombre de ces mosquées historiques, a subi des travaux
censés être de préservation dont les résultats sont au-dessous du niveau acceptable pour de
telles interventions.

Cette étude vise à établir un cadre de références architecturales pour la conception et la


préservation des mosquées tenant compte de la valeur d’authenticité et d'histoire.

La recherche de l'art islamique en général, dans un premier temps, suivie de deux études de
ces éléments dans les mosquées historiques algériennes puis dans les lieux de cultes de la ville
de Guelma ,ont permis de voir comment ces éléments ont évolué au gré du temps et des
pouvoirs en place, Ces études ont permis aussi de mettre en évidence les principales
caractéristiques de mosquée le symbole de la religion islamique identitaire de la société
algérienne , lesquelles caractéristiques sont représentatives d'une culture, d'une histoire et
d'une authenticité.

C’est dans ce dernier que l’on a puisé pour faire sortir avec l’idée de construire un projet du
sens culturel et identitaire à la ville de Guelma et donc la réinterprétation des styles
architecturaux en les lié avec des éléments de références traditionnels mais avec une touche
plus moderne en intégrant des nouvelles techniques et cherchant la mixité entre la modernité
et les traditions.

Mots clés : culte, culture, l’ identité, éléments architecturaux et architectoniques, symbole,


valeurs d’authenticité et d’histoire, mosquées historiques, cadre de référence, Guelma.
La table des matières :

PARTIE INTRODUCTIF

-INTRODUCTION GENERAL :………………………………………………………….2


-PROBLEMATIQUE :……………………………………………………………………..3
-HYPOTHESES :…………………………………………………………………………...4
-OBJECTIFS :………………………………………………………………………………4
-METHODOLOGIE :……………………………………………………………………...4

PREMIERE PARTIE

-CHAPITRE 1 : DEFINITION SEMANTIQUE


AUX CULTES ET A L'ENSEIGNEMENT RELIGIEUX

1-LES LIEUX DE CULTE : … …………………………………………………………….8


1-1 définition de culte :…… ……………………………………………………………..
1-2 définition de lieu de culte : …………………………………………………………..8
1-3 Types de lieux de culte :… …………………………………………………………..8
1-3-1 Lieux de culte de pèlerinage : ………………………………………………….8
-Lieux de pèlerinages musulmans : …………………………………………………9
-Lieux de pèlerinages chrétiens … ………………………………………………...9
-Lieux pèlerinages hindous:……… ………………………………………………...9
-Lieux de pèlerinages bouddhistes:… ………………………………………………9
1-3-2 Lieux de prière:………………… … …………………………………………10
-Lieux de prière chrétiens :…………… …… …………………………………….10
-Lieux de prières hindous: ………… ……………………………………………..11
-Lieux de prières bouddhistes:……………………… ……………………………11
-Lieux de pierre cléricale musulmans : …………………………………………..11
2- L’ENSEIGNEMENT RELIGIEUX : …… … …………………………………………12
2-1 définition de L ’enseignement religieux ………………………………………….12
2-2 Types des lieux d’enseignement religieux : …………………………………….....13
-La madrasa:……………………………………… …………………………………..13
-Institut religieux :…………………… ……………………………………………….13
-L’école coranique :……………… …………………………………………………..13
-La zawiya:……… ………… ………………………………………………………13

-CHAPITRE 2 : L’EVOLUTION DES LIEUX DE


CULTE DANS LE MONDE ET EN ALGERIE

1-L’EVOLUTION DES LIEUX DE CULTE DANS LE ……………………………….14


MONDE ISLAMIQUE :
1-1 l’apparence de l’architecture islamique : ………………………………………….14
1-2 l’architecture islamique sous la califal Rashidun … ……………………………15
et l’empire Umayyade
1-3 L’architecture islamique abbasside ………………………………………………17
1-4 Architecture des Fatimides :… ……………………………………………………18
1-5 L’architecture Seldjoukide :… …… …………… ………………………………20
1- 6 L’architecture Ayyoubide… … ……………………… ………………………21
1-7 Architecture Almoravide… ……… ………………………………………………22
1-8 Architecture Nasride : ………… ………………………………………… …… 23
1-9 l’architecture ottomane : …………………………………… …………………… 24
2- L’EVOLUTION DES LIEUX DE CULTE DANS L’ALGERIE :
2-1 L’islamisation de l’Algérie : …………………………………… …………………27
2-2 les caractéristiques de l’architecture durant chaque dynastie …………………28
2-3 Les Rustumides… ……… …………………………………………………………29
2-4 Les Idrissides …… …………………………………………………………………30
2-5 Les Fatimides… … … …………………………………………………………… 32
2-6 les Zirides ……… …………………………………………………………………..33
2-7 les Almoravides… …… …………………………………………………………….35
2-7 Les Almohades…… ……..…………………………………………………………37
2-8 Les Hafsides …… …… ……………………………………………………………49
2-9 Les Zianides …… ………………………………………………………………40
2-10 les ottomanes ………………………………………………………………………42
-CHAPITRE 3 : LA MOSQUEE LE SYMBOLE
DE L’ARCHITECTURE ISLAMIQUE ,
CARACTERISTIQUES ET ANALYSE DES EXEMPLES :

1-LA MOSQUEE :…………………………………………………………………………44


1-1 Le rôle de la mosquée………………………………………………………………44
-La mosquée centre de vie sociale… …………………………………………………44
-La mosquée centre d’enseignement… ………………………………………………45
-La mosquée centre politique ………………………………………………………...45
-La mosquée siège de tribunal ………………………………………………………..45
-La mosquée trésor publique …………………………………………………………45
1-2 Les éléments les plus communs de l’architecture ………………………………..45
de la mosquée :
-Les éléments constants : ……………………………………………………………46
-Les éléments récurrents ……………………………………………………………..47
-La symbolique dans les élément …………………………………………………….47
1-3 L’évolution de la forme ……………………………………………………………48
-le volume :… ………………………………………………………………………..49
-le plan :… ……………………………………………………………………………50
-La façade …………………………………………………………………………….51
-La couverture ………………………………………………………………………..52
-La structure… ……………………………………………………………………….53

2-ANALYSE DES EXEMPLES :…………………………………………………………55


2-1 Exemple 1 : la mosquée el Amir Abdel Kader Constantine…………………….55
2-1-1 Présentation du projet :…………………………………………………………55
- Description :…………………………………………………………………………54
- Aspect urbain : ………………………………………………………………………56
- Aspect architectural…………………………………………………………………..57
2-2 Exemple n 02 : la grande mosquée d’Alger ……………………………………..63
- Présentation du projet : ………………………………………………………………63
- Description……………………………………………………………………………63
- Aspect urbain : ………………………………………………………………………64
- Aspect architectural :…… …………………………………………………………..65

2-3 Exemple n 03 : la grande mosquée de Marseille… ……………………………….68


- Présentation du projet :………………………………………………………………68
- Description :……… …………………………………………………………………68
- Aspect urbain :…… …………………………………………………………………69
- Aspect architectural :…… …………………………………………………………..70
2-4 Exemple n 04: complexe de sidi Boumediene à Tlemcen:… ……………………..72
- Présentation du projet :……… ………………………………………………………73
- Description :… ………………………………………………………………………73
- Aspect urbain :…… … ………………………………………………………………73
- Aspect architectural :… … …………………………………………………………..74
2-5 Comparaison des exemple ……… ………………………………………………..77.

DEUXIEME PARTIE :

CHAPITRE 1 : LE DIAGNOSTIC TERETORIAL, LE SCENARIO, LE


PROGRAMME D’ACTION
-INTRODUCTION :……………………………………………………………………….80

-OBJECTIFS DU DIAGNOSTIC :……………………………………………………….80


1- LE DIAGNOSTIC DES LIEUX DE CULTES DE LA……………………………….80
VILLE DE GUELMA :
1-1 situation De Guelma :………………………………………………………………81
1-2 Localisation des mosquées dans la ville … ……………………………………….82
1-3 Localisation des écoles coraniques dans la ville :…………………………………83
1-4 Donnés statistiques : ……………………………………………………………….83.
1-5 Etat des bâtiments :……………………………………………………………….84
1-6 synthèse de diagnostic des lieux de cultes ………………………………………...85
de la ville de Guelma :
2- DIAGNOSTIC DE POS SUD :…………………………………………………………86
2-1 situation :…………… ……………… ……………………………………………86
2-2 Environnement immédiat :… … …………………………………………………87
2-3 Accessibilité :… …………………………………………………………………….87.
2-4 Les voiries :……………… …………………………………………………………88.
2-5 Trame Bâti, typologie d’habitat :… ………………………………………………88.
2-6 Trame bâtis, les équipements :……………………………………………………..89
2-7 les espaces publics:… ……………………………………………………………….89
2-8 synthèse de diagnostic de POS sud de la ville de Guelma :………………………90
3- SITE D’INTERVENTION:……………………………………………………………...91
-Critères du choix du site… …………………………………………………………….91.
1-Situation :………………………………………………………………………………91
2-Analyse typo morphologique:…………………………………………………………92
-Forme et Accessibilité :……………………………………………………………….92
-Equipements :…………………………………………………………………………93
-Gabarit et architecture environnante :,,,………………………………………………93
-Topographie de terrain :………………………………………………………………94
-Conclusion :……………………………………………………………………………...94

CHAPITRE 3 : PROGRAMMATION ET
PROJECTION DU CENTRE DE COMPLEXE ISLAMIQUE

1-PROGRAMMATION :…………………………………………………………………..95
1-1 Programme de base :………………………………………………………………..96
1-2 Programme spécifique :…………………………………………………………….97
1-3 Organigramme fonctionnel : ………………………………………………………99
1-4 Organigramme spatial :… ……………… …………………………………….102
2-GENESE DE PROJET : ……………………………………………………………..105
2-1 Principe d’organisation urbain :…………………………………………………..105
2-2 zoning :………………………………………………………………………………106
- Positionnement de la mosquée : … ………………………………………………107
-Positionnement des équipements : …………………………………………………107
-Positionnement de minaret : ………………………………………………………107
-Genèse volumétrique :… ……………………………………………………………106
- CONCLUSION GENERAL ……… …………………………………………………110
-BIBLIOGRAPHIE :…………………………………………………………………….113.
La table des illustrations :

LISTE DE FIGURES :

FIGURE 1 : LA MOSQUEE DE MEDINE …………………………………………………15

FIGURE 2 : LA GRANDE MOSQUEE DES OMEYYADES DE DAMAS… ………….. 16

FIGURE 3 : LA GRANDE MOSQUEE DE SAMARRA……………………………………18

FIGURE 4 : LA MOSQUEE AL AZHAR …………………………………………………19

FIGURE 5 : LA MOSQUEES DE VENDREDI A ISPAHAN …………………………… 21

FIGURE 6 : MEDERSA SALAH NAJM EDDIN ……………………………………….. 22

FIGURE 7 : MOSQUEE AL-QUARRAOUIYIN DE FES ………………………………. 23

FIGURE 8 : LA GRANDE MOSQUEE DE CORDOUE… …………………………….... 24

FIGURE 9 : LA MOSQUEE BLEUE EN TURQUIE …………………………………… 27

FIGURE 10 :NICHE DE SEDRATA… ……………………………………………………30

FIGURE 11 : MOSQUEE DU VIEUX TENES … ……………………………………….. 31

FIGURE 12 : MOSQUEE EL MAHDIA , LA TUNISIE…………………………………….33

FIGURE 13: MOSQUEE ABOU MAROUANE (ZIRIDES) , ANNABA…………………35

FIGURE 14 : PLAN DE LA GRANDE MOSQUEE DE TLEMCEN……………………….37

FIGURE 15 : MOSQUEE DE TIMNAL, MAROC……… ………………………………..39

FIGURE 16 : MOSQUEE DE LA QASSABA A TUNIS… ………………………………40

FIGURE 17 : MOSQUEE SAYIIDI IBRAHIM , TELEMCEN …………………………….42

FIGURE 18 : MOSQUEE KETCHAOUA , ALGER……………………………………….. 43

FIGURE 19 : MOSQUEE BLEUE A ISTANBUL , TURQUIE …………………………… 49

FIGURE 20: MOSQUEE DE KAIROUAN , TUNISIE……… ……………………………49

FIGURE 21: MOSQUEE BLEUE A ISTANBUL… ………………………………………44

FIGURE 22: MOSQUEE DJADID A ALGER ……………………………………………..44


FIGURE 23: MOSQUEE AL-QARAWIYIN A FES……… … ………………………….44.

FIGURE 24: FAÇADE PRINCIPAL DE MOSQUEE AMIR ABDEL KADER…………..55

FIGURE 25 : VUE SATELLITE DE LA VILLE DE CONSTANTINE…………………….56

FIGURE 26: LES ACCES PRINCIPAUX DE MOSQUEE …… …………………………57

FIGURE 27: PLAN DE LA COMPOSITION DE COMPLEXE EL AMIR………………..57

ABDEL KADER CONSTANTINE

FIGURE 28: VUE AERIENNE DE COMPLEXE DE AMIR ABDEL KADER…………...58

FIGURE 29: LES ARCADES COMPLEXE DE AMIR ABDEL KADER…………………58

FIGURE 30: PLAN 1ER ETAGE DE COMPLEXE DE MOSQUE… ……………………59

AMIR ABDELKADER

FIGURE 31: PLAN RDC DE COMPLEXE DE AMIR ABDEL KADER…………………59

FIGURE 32: NIVEAU SOUS SOL DE COMPLEXE DE AMIR ………………………….60

ABDEL KADER

FIGURE :33 FAÇADE NORD DE COMPLEXE DE AMIR………………………………61

ABDEL KADER

FIGURE 34 :FAÇADES, OUEST ET EST DE COMPLEXE DE………………………….61

AMIR ABDEL KADER

FIGURE 35: FAÇADE NORD DE COMPLEXE DE AMIR ABDEL KADER… ………..62.

FIGURE 36: FAÇADE OUEST DE COMPLEXE DE AMIR ABDEL KADER… …….. 62

FIGURE 37: GRANDE MOSQUEE D'ALGER … ……………………………………….63

FIGURE 38: : SITUATION DE LA MOSQUEE PAR… …………………………………64

RAPPORTE A L'ALGERIE / ALGER

FIGURE 39: SITUATION DE LA GRANDE MOSQUEE D'ALGER … ……………….. 64

FIGURE 40 : PLAN DE MASSE DE LA GRANDE MOSQUEE D'ALGER… …………65

FIGURE 41 : SCHEMA EXPLICATIF DE LA GRANDE … …… ………………………66

MOSQUEE D'ALGER
FIGURE 42: PLAN DE RDC DE LA GRANDE MOSQUEE D'ALGER……………….67

FIGURE 43 : FAÇADE DE MASSE DE LA GRANDE…………………………………68

MOSQUEE D'ALGER

FIGURE 44 : LA GRANDE MOSQUEE DE MARSEILLE …………………………….68

FIGURE 45: SITUATION DE LA MOSQUEE DE MARSEILLE………… ……………69

FIGURE 46 : PLAN DE RDC ……………………………………………… ……………70

FIGURE 47: PLAN D’ETAGE…………………………………………… ……………..70

FIGURE 48 :FAÇADE PRINCIPALE……………………………………… ……………71

FIGURE 49: FAÇADE POSTERIEUR ………………………………… ………………..72

FIGURE 50: FAÇADE LATERALE………… ………………………… …………….. 72

FIGURE 51: FAÇADE LATERALE……………… ………………… ………………..72

FIGURE 52 : COMPLEXE DE SIDI BOUMEDIENE A TLEMCEN … ………………72

FIGURE 53: PLAN DE SITUATION DE SIDI BOUMEDIENE …………… ………….74

FIGURE 54 : COMPLEXE DE SANCTUAIRE DE SIDI BOUMEDIENE ……………..74

FIGURE 55: PLAN DE COMPLEXE DE SIDI BOUMEDIENE … ……………………75

FIGURE 56 : SITUATION DE LA WILAYA DE GUELMA ……… …………………..81

FIGURE 58 : MOSQUEE AL IMAN……………………………………………………


………………………….. 73

FIGURE 59 :MOSQUEE MOSQUEE BIAL……………………… ……………………. 73

FIGURE 60: MOSQUEE AL CHOUHADA…………………… … …………………… 85

FIGURE 61 : MOSQUEE IBN NOUSSAIR …………………… … …………………… 85

FIGURE 62 : COUPE TOPOGRAPHIQUE DE TERRAIN… …… …………………….94

FIGURE 63 : SCHEMA D’ORGANISATION SPATIAL DE PROJET… …………..106

FIGURE 64 : SCHEMA DE POSITIONNEMENT DE LA MOSQUEE… ………….106.

FIGURE 65: SCHEMA DE POSITIONNEMENT DES EQUIPEMENTS ……………107

FIGURE 66: SCHEMA DE POSITIONNEMENT DE MINARET … …… … ………107.


LISTE DE CARTES :

CARTE 1 : L’ALGERIE DURANT LA CONQUETE ARABE ………………………. 28

CARTE 2 : DYNASTIE RUSTUMIDE ………… …………………………………….. 29

CARTE 3 : DYNASTIE IDRISSIDE……… ………………………………………….. 31

CARTE 4 : DYNASTIE FATIMIDE……………… …………………………………... 32

CARTE 5 : DYNASTIE ZIRIDE ET HAMMADITE… ……… ……………………….34

CARTE 6 : DYNASTIE ALMORAVIDE…… ……………………………………….. 36

CARTE 7 : DYNASTIE ALMOHADE……… ……………………………………….. 38

CARTE 8 : DYNASTIE HAFSIDE … …………………………………………………39

CARTE 9 : : DYNASTIE ZIANIDES… ………………………………………………..41

CARTE 10 : DYNASTIE OTTOMANE ………………………………………………43

CARTE 11 : CARTE DE LA WILAYA DE GUELMA ………………………………..82

CARTE 12 : EMPLACEMENTS DES MOSQUEE DE GUELMA… …………………82

CARTE 13: EMPLACEMENTS DES ECOLES…… …………………………………83

CORANIQUES DE GUELMA

CARTE 14 : SITUATION DE POS SUD … …………………………………………..86

CARTE 15 : CARTE D’ENVIRONNEMENT DE POS SUD… ……………………...87.

CARTE 16 : CARTE D’ ACCESSIBILITE DE POS SUD…… ………………………87.

CARTE 17 : CARTE DES VOIRIES DE POS SUD … ……………………………….88

CARTE 18 : CARTE DE TYPOLOGIE D’HABITAT DE POS SUD …… …………..88.

CARTE 19 : CARTE DES EQUIPEMENTS DE POS SUD… ………………………89

CARTE 20: CARTE DES ESPACES PUBLICS DE POS SUD … …………………89

CARTE 21: CARTE DE SCENARIO …… …… ……………………………………90

CARTE 22: CARTE DE SITUATION DE TERRAIN … …………………………….92.

CARTE 23: CARTE D’ACCESSIBILITE DE TERRAIN … ……………………….92

CARTE 24: CARTE CARTE DES EQUIPEMENTS… …… …………………………93


CARTE 25 : CARTE CARTE DE GABARIT…………………………………………93

CARTE 26: COUPE TOPOGRAPHIQUE DE TERRAIN……………………………..94

LISTE DE TABLEAUX :

TABLEAU 1 : EVOLUTION DE PLAN DE MOSQUEE PAR PERIODE …………...50

TABLEAU 2 : DIFFERENTS TYPES DE FAÇADE SELON…………………………51

LES QUATRE PERIODES

TABLEAU 3 : LES TYPES DE COUVERTURE ………… ………………………….52.

TABLEAU 4 : LES TYPES DES PILIERS ET LES COLONNES… …………………53

TABLEAU 5 : LES TYPES DES ARCS …………… ………………………………..45

TABLEAU 6 : LES MATERIAUX; LES ELEMENTS… ……………………………..76

ARCHITECTURALES ET ARCHITECTONIQUES

COMPOSANTS LE COMPLEXE :

TABLEAU 7 : TABLEAU COMPARATIF DES EXEMPLES……………………….77

TABLEAU 8 : TABLEAU DONNES STATISTIQUES……………………………….83

DES MOSQUEE ET

LES ECOLES CORANIQUE DE GUELMA

TABLEAU 9 : TABLEAU AFOM ………… ………………………………………85

TABLEAU 10 : TABLEAU DES OBJECTIFS ET DES ENJEUX……………………86.

TABLEAU 11 : Tableau AFOM ………………………………………………………90.

TABLEAU 12 : PROGRAMME DE BASE … ………………………………………96

TABLEAU 13: PROGRAMME SPECIFIQUE ……………………………………..97


PARTIE INTRODUCTIF

1
-INTRODUCTION GENERAL :

L'islam a fondé une civilisation qui s'est épanouie historiquement entre le sud de
l'Espagne et l'Inde du Nord, il est aussi l'héritier des influences gréco-romaines, byzantines,
perses et indiennes, Ses arts se sont manifestés sous de formes multiples, fondées,
transformées et vérifiées au cours des siècles. Mais, malgré ces profondes diversités les
bâtiments produits ont donné naissance à une véritable Architecture de l'islam.

Cette architecture se manifeste remarquablement dans plusieurs édifices (mosquée, palais,


médersa,…) et ce dans de nombreux pays du monde, elle est diverse dans ses expressions
géographique et historique. Toutefois ses styles présentent des traits réguliers et homogènes.

L’islam n'a jamais vraiment séparé monde spirituel et monde temporel ; dès sa genèse, il
s'imposa comme religion triomphante, dans la cité comme dans les âmes. Cela explique que la
notion d'« art islamique » n'est pas réservée aux seules expressions artistiques liées à la
religion – comme l'architecture des mosquées et leur mobilier ou encore les objets de dévotion
privée –, mais qu'elle couvre l'ensemble des créations émanant du monde musulman : palais,
caravansérails, ponts ou objets décoratifs, comme des lustres ou de la vaisselle .1

Les débuts de l'art islamique sont liés à la civilisation de la péninsule arabique du VIe siècle
et du début du VIIe , dans laquelle des apports classiques et méditerranéens se superposent à
un fonds vernaculaire. Mahomet ne manifestait guère de goût pour l'art, mais le jeune État
musulman, dans sa vitalité conquérante, éprouva vite, dans un souci d'auto affirmation, le
besoin d'un art et d'une architecture, et il emprunta ses premiers moyens d'expression au
répertoire formel à sa disposition. Les États Ghassanides et lakhmides ainsi que les restes des
royaumes sud-arabiques fournirent les éléments formels à la première esthétique islamique.
Au fil des conquêtes, l'éclat de la Syrie classique puis byzantine et de la Mésopotamie
sassanide – fortement arabisées toutes deux – détermina le premier grand art islamique, et cet
héritage ne sera jamais renié.

en Algérie qui fait partie de le monde arabo-musulmane Le paysage architectural des


mosquées édifiées depuis 1962 met en relief une réelle pauvreté en matière d’architecture
religieuse musulmane, surtout quand on connaît le foisonnement et la richesse des styles qui
se sont exprimés dans ce pays à la période ottomane. La mosquée « algérienne »

1
Marianne BARRUCAND : professeur d'histoire de l'art et d'archéologie islamiques à l'université de
Paris-IV-Sorbonne
2
d’aujourd’hui présente des formes et des modèles qui relèvent plus de la fantaisie que de la
tradition ou de la créativité que l’on constate dans d’autres pays musulmans .2

-PROBLEMATIQUE :

Guelma est une cité qui a vécu des civilisations multiples. Des inscriptions libyques
trouvées sur place prouvent que la région a été civilisée bien avant l'arrivée des carthaginois
ou des romains. Des mentions latines attestent également que Guelma portait déjà le nom de «
Calama », bien que ce nom soit probablement d'origine phénicienne. L'histoire de Guelma est
riche en évènements et son territoire est parsemé de sites d'une étonnante originalité.

Christianisée aux 4èmes et 5èmes siècles, envahis par les Vandales, reconquise par les
Byzantins, Calama devient une place forte sous les auspices de Salomon, général de
l'empereur Justinien, Ensuite à l'époque de la civilisation arabo - musulmane, « Calama »
devient Guelma.

Selon certains historiens, au 9ème siècle des tribus arabes s'installèrent dans cette région
particulièrement attractive. L’époque ottomane, quant à elle, n'a pas effectué de changements
radicaux dans le paysage socioculturel de la ville. Cependant elle a bien laissé des traces elle
aussi, ne serait-ce que par quelques noms de famille qu’on retrouve aujourd’hui.

Conquise en 1834 par les Français, la ville accueillit plusieurs générations de colons et de
pieds noirs. La résistance de Guelma contre le colonialisme finit par payer le prix fort.

L'une des plus vieilles mosquées de la ville est la mosquée El Atik, édifiée en 1824, à la fin
de l'ère ottomane, inaugurée au début de l'occupation française, en 1852. Elle est située au
centre de la ville, rue Malika-Bouzit, Ce mosquée est le seule monument qui représente le
patrimoine islamique de la ville. 3

La mosquée n’est pas seulement ce lieu de culte où les fidèles peuvent se réunir plusieurs
fois par jour pour accomplir leur prière, comme la majorité le définit; La mosquée est
l’institution primaire de l’islam et le symbole de l’identité de la civilisation islamique mais
Aujourd’hui, en Guelma, la conception des mosquées est marquée par une pauvreté

2
Beguin François, 1983, Arabisantes, décor architectural et tracé urbain en Afrique du Nord : 1830-
1950, Paris, Dunod Editions.
3
« Wilaya de Guelma : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs,
selon la commune de résidence et la dispersion » . Données du recensement général de la population
et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
3
architecturale qui se manifeste par ajout ou élimination d’éléments architecturaux et
architectoniques de manière aléatoire et par une mauvaise expression artistique qui ne
correspond ni à l’art islamique, ni à l’architecture locale et encore moins à l’expression
dogmatique. Par conséquent la valeur de la mosquée se limite à celle de la fonction d’un lieu
de la prière. 4

Cette problématique concernant donc, la conception de nouvelles mosquées et la


préservation des mosquées historiques peut se décliner dans les questions suivante:

- Que faut-il faire aujourd’hui pour renforcer l’identité islamique dans la ville de Guelma ?
- Comment pouvons-nous travailler sur les éléments religieux existants ?

-HYPOTHESES :

Notre hypothèse est de renforcer les activités culturelles des sites religieux et les activités de
culte Pour répondre à la volonté de la société Algérienne en générale de prendre en charge
son culture islamique.

-OBJECTIFS :

Notre travaille vise à :

-Consolider les composantes de l'identité nationale islamique avec ses différentes dimensions
et mettre en évidence l'intégration entre ces composantes à travers la construction des
monuments religieux.

- intégrer la nouvelle technologie avec une recherche de la mixité Architecturale entre la


modernité et la tradition pour renforcer l’identité islamique de la ville.

- Contribuer à la promotion de la société du côté spirituel et moral.

-améliorer le paysage urbain de la ville.

-METHODOLOGIE :

La thématique principale de notre recherche étant le patrimoine et plus particulièrement le


patrimoine religieux, il est donc nécessaire de faire un retour historique sur ce dernier. Ce

4
PLUS QU'UN lieu de culte , Créé en janvier 1998, SCÉRÉN - CNDP
4
retour comme son nom l’indique va puiser sa méthode dans celle de l’histoire. Cette méthode
diachronique concernera deux volets, l’un général et se rapportant à la genèse de l’art et de
l’architecture islamique en général et le second à l’évolution de la mosquée en particulier.

Cette recherche historique s’appuiera sur une synthèse des états de savoir sur cette
thématique
particulière. Comme outils nous utiliserons la bibliographie existante : tels que les ouvrages,
les archives, le coran, les rapports de recherche, les monographies,…etc.

En Algérie, les travaux de Rachid Bourouiba, ont fait ressortir les spécificités de
l’architecture des mosquées d’Algérie, dans ses livres ‘Apport de l’Algérie à l’architecture
religieuse arabo-islamique’ et ‘l’art religieux musulman en Algérie’, en illustrant de plusieurs
exemples de mosquées provenant de divers ères historiques, ainsi que de mosquées de
différentes régions d’Algérie, traces de différentes civilisations passées chacune avec ses
spécificités.

Ce retour historique sera évoqué en première partie et en constituera les deux premiers
Chapitres, Ils concernent la genèse et l’évolution des mosquées dans le monde et en Algérie,
Dans le premier chapitre nous identifions sémantiquement les différents lieux de cultes et les
lieux d'enseignement religieux pour être familier avec différents bâtiments liés à la religion ,
Dans le deuxième chapitre il s’agira de voir comment s’est installé, dans le monde puis en
Algérie, non seulement l’art et l’architecture islamique, mais surtout étudier l’évolution de la
mosquée au travers des différents pouvoirs musulmans.

Enfin, dans le troisième chapitre de la même partie concerne l’importance de la mosquée


dans la société musulman comme le symbole Absolut de la religion et concerne aussi la
découverte des différents technique de réalisation des mosquées par l’analyse de quelques
exemples .

L’objectif de la recherche étant l’établissement d’un cadre de références tenant compte des
valeurs d’histoire et d’authenticité .

En deuxième partie il s’agira de s’atteler à l’étude des lieux de culte de la ville de Guelma
par la démarche de diagnostic territorial partagé qui se fait par diagnostique technique
(méthode AFOM) Dans le premier chapitre, puis nous analyserons un terrain choisi pour
5
accueillir notre projet qui peut répondre a là problématique. Dans le deuxième chapitre on
programmer
notre projet et on le projette dans le terrain .

Ce travail est encadré au début par une introduction générale, une problématique suivi
d’une méthodologie et à la fin par une conclusion générale et d’une bibliographie générale et
spécifique.

6
PREMIERE PARTIE :APPROCHE
THEORIQUE.

7
-CHAPITRE 1 : LES LIEUX DE CULTES ET L'ENSEIGNEMENT RELIGIEUX .

1-LES LIEUX DE CULTE

1-1 définition de culte :


Hommage religieux rendu à Dieu, à quelque divinité, à un saint; p. ext., vénération de caractère
religieux accordée à un être, à un objet privilégié .

Culte vient du latin cultus, dérivé du verbe colère, qui veut dire au sens propre « cultiver » et
par extension « rendre un culte ». Le terme culte peut prendre une connotation péjorative lorsqu’il
est considéré comme outrancier ou adressé à un objet indigne : « culte de l'argent », « culte du
Veau d'or » ou « culte de la personnalité ». Les religions dont les pratiques ou croyances sont
considérées comme répréhensibles sont parfois appelées « culte ».

Un culte est un ensemble de pratiques d'hommage ou de vénération rendu par un groupe à une
divinité, un être vivant mythique ou réel, un inanimé ou un phénomène à qui ce groupe reconnaît
une dimension « de supériorité, d'excellence ou de sacré » et attribue des qualité remarquables ou
exceptionnelles qui peuvent être considérées comme exemplaires. Le culte est un des éléments des
religions. Par extension, le terme peut s'appliquer à des valeurs morales (justice par exemple) ou
sociétales (patrie par exemple). 5

1-2 définition de lieu de culte :

Un lieu de culte est un endroit, généralement un édifice, dans lequel se réunissent les
pratiquants d'une religion pour prier et célébrer un culte au cours de cérémonies. Les lieux de culte
ont un caractère sacré aux yeux des croyants. Ils ont une architecture particulière, propre à chaque
religion , mais aussi à chaque culture. 6

1-3 Types de lieux de culte.

1-3-1 Lieux de culte de pèlerinage :

Un pèlerinage (du latin '', « étranger ») est un voyage effectué par un croyant, le pèlerin,
vers un lieu de dévotion, vers un endroit circonscrit tenu pour sacré selon sa religion car

5
L’internaute, Dictionnaire français
6
dictionnaire. Sens agent .le parisien
8
supposé contenir une communication directe avec une divinité grâce à une relique, un
légendaire (récit d'apparitions, de miracles), une source, un arbre.

Le déplacement des hommes et des femmes, généralement à pied, vers des lieux où ils
entrent en contact avec le sacré est une pratique qui apparaît dans de très nombreuses cultures
jusqu'à nos jours, et est constaté dès Stonehenge en 2400 Le pèlerinage est un phénomène
quasi universel de l'anthropologie7 religieuse. Le pèlerin rencontre le surnaturel en un lieu
précis où il participe à une réalité autre que la réalité profane.

Le pèlerinage constitue souvent une importante source de revenus pour l'industrialisation du


tourisme et de développement pour une religion : c'est la présence de Lourdes qui fait de Pau
un aéroport international.

Sur une entité géopolitique comme le bassin méditerranéen, ce sont quatre « cultures-monde
» liées aux identités religieuses chrétiennes (catholique et orthodoxe) judaïques et
musulmanes qui constituent la base d'un fort flux de touristique dans cette région du monde.
Mais au-delà du seul aspect économique, la circulation de personnes désintéressées, curieuses
et animées d'un idéal crée des interactions propres à ouvrir et à renforcer en même temps
l'identité des cultures concernées (sur les lieux d'origine, d'arrivée et de passage). Ces voyages
hésitent ainsi souvent entre le pèlerinage stricto sensu et le tourisme religieux.8

-Lieux de pèlerinages musulmans :

Les pèlerinages de l'islam sont le Hajj (Grand Pèlerinage) et l'Omra (Petit Pèlerinage). Ils se
déroulent à La Mecque ; Parmi les rituels, il faut contourner sept fois la Kaaba, dans la cour
de la mosquée du Harem. Le pèlerinage à La Mecque fait partie des cinq piliers de l'islam. Il
doit être réalisé au moins une fois, par tous les musulmans qui en ont les moyens financiers,
9
Chaque année, La Mecque reçoit plus de deux millions de pèlerins

- Lieux de pèlerinages chrétiens :

C’est par centaines, peut-être par milliers que se comptent les pèlerinages chrétiens. Bon
nombre d’entre eux sont des lieux d’apparitions et nous en avons présenté quelques-uns dans

7
Agnès Bernard, « Le pèlerinage aujourd’hui : entre socialité et hagiothérapie », Questions de
communication, no 23, 2013, p. 532
8
Agnès Bernard, « Le pèlerinage aujourd’hui : entre socialité et hagiothérapie », Questions de
communication, no 23, 2013, p. 532
9
ibn Kathir, As-Sîra, éditions Universel ; p. 52-57. Paris, (2007).
9
les pages précédentes à propos des phénomènes surnaturels dans les religions : Lourdes et
Fatima sont les plus célèbres.

D’autres ont vu naître leur popularité à la suite de miracles divers, réels ou supposés.
D’autres enfin ne revendiquent pas d’événements surnaturels précis mais sont des centres de
rayonnement spirituel, souvent depuis des siècles. Parfois la beauté des lieux de pèlerinage
attire les touristes au point que le caractère religieux du site s’estompe et passe au second plan
: c’est apparemment le cas de l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Pour illustrer ce que sont les pèlerinages chrétiens et leur diversité, un choix est nécessaire
mais il est fatalement arbitraire.10

- Lieux pèlerinages hindous:

Dans un pays pieux comme l’Inde, le pèlerinage est plus que jamais un des piliers de la foi.
Les lieux de pèlerinages hindous se comptent par dizaines de milliers en Inde mais certains
d’entre eux sont hautement sacrés et chaque croyant se doit d’entreprendre, ne serait-ce
qu’une fois au moins dans sa vie, un de ces grands ‘Yatra’. 11

-Lieux de pèlerinages bouddhistes:

Les quatre lieux les plus sacrés du bouddhisme sont ceux où se déroulèrent les principaux
épisodes de la vie de Bouddha : Lumbini, au Népal son lieu de naissance ; Bodhgaya, dans
l’Etat indien de Bihar, où il accéda à l’illumination ; Sarnath, à 8 km au nord de Bénarès, où il
fit son premier sermon et enfin Kusinagara, dans l’Etat indien d’Uttar Pradesh, où il mourut.
Ces lieux vénérables se trouvent tous dans le nord du sous- continent indien où ne subsistent
plus guère de bouddhistes aujourd’hui. 12

1-3-2 Lieux de prière:

La prière est une communication intime avec Dieu qui vient du cœur. La prière est marquée
par la révérence, le respect mais également la transparence et l’authenticité. C’est notre
moyen de communication avec le créateur de l’univers. 13

-Lieux de prière chrétiens :

10
Alphonse Dupront, Tourisme et pèlerinage : réflexions sur la psychologie collective, revue
Communications, volume 10, no 10, 1967, p. 97-121
11
Catherine Vincent, Identités pèlerines, Publication de l'Université de Rouen, 200
12
André BAREAU, « BOUDDHISME (Histoire) - Le Buddha », encyclopédie Universalise [en ligne]
13
Dictionnaire, L'Internaute
10
Cathédrale : Une cathédrale est, à l'origine, une église où se trouve le siège de l'évêque (la
cathèdre) ayant la charge d'un diocèse.

Chapelle : est un édifice religieux et lieu de culte chrétien qui peut, selon le cas,
constituer un édifice distinct ou être intégré dans un autre bâtiment.
Église : est un édifice religieux dont le rôle principal est de faciliter le rassemblement d'une
communauté chrétienne
Oratoire : est un lieu consacré à la prière ou petit édifice appelant à la prière, pour
invoquer la protection divine.
Temple : Édifice religieux dont une partie au moins est considérée comme la demeure du
dieu. 14

- Lieux de prières hindous:

Temple hindouiste : (ou Le mandir) est un lieu de culte des adeptes de l'hindouisme. Il est
habituellement réservé à des usages religieux et spirituels.15

- Lieux de prières bouddhistes:

Pagode : Édifice religieux, consacré au culte du Bouddha en Extrême-Orient

Temple : les temples bouddhiques sont es bâtiments les plus nombreux, les plus Renommés et
les plus importants du Japon sont connu par ses toitures inclinés.

- Lieux de pierre cléricale musulmans :

El masdjid : le terme masdjid n'est pas spécifiquement musulman, il est désigné le temple en
général, le lieu où l'on célèbre Dieu. (ex : Le plus vénéré des Masdjid-s était celui de la
Mekke, il contenait la Ka'ba, construction cubique….)

El jamaa : le mot Jâmi' ou Jâma', de la racine rassembler, réunir, contenir, renfermer, le sens
du terme Jâmi' est essentiellement : qui renferme en soi, qui contient, qui réunit, acceptions
auxquelles il faut ajouter l'idée de grandeur, de grande capacité.

La mosquée : La mosquée majeures ou grande mosquée (masdjid el Kabîr):« mosquée-


cathédrale » :

dans laquelle est célébrée la prière solennelle du vendredi, cérémonie accompagnée d'un
Prêche fait par l'Imâm monté sur les marches d'une chaire spéciale : le Minbar. Cette
mosquée-cathédrale fut appelée al-Masdjid alJdmiLe terme de « mosquée » par lequel nous
désignons le lieu où se réunissent les Musulmans pour célébrer Allah et son Prophète
Muhammad ; II Provient de la déformation francisée du mot arabe Masdjid. La grande
mosquée illustre la prégnance de l’Islam sur la ville. Se trouvant Généralement au cœur de la
médina, elle est le centre fondamental de l’organisation urbaine. En tout cas, elle en
14
Dubourdieu Annie et Scheid John, « Lieux de culte, lieux sacrés : les usages de la langue. L’Italie
romaine », in André Vauchez (éd.), Lieux sacrés, lieux de culte, sanctuaires, p. 59-8
15
Anne-Marie ESNOUL, encyclopédie Universalise [en ligne]
11
commande le tracé : « La mosquée crée la cité musulmane» , affirme Georges Marçais. Par le
biais des connaissances archéologiques et de L’historiographie, de sa part Jellal Abdelkafi
soutient aussi que « la fondation de la Mosquée est probablement l’acte instaurateur de la
médina.». 16

2- L’ENSEIGNEMENT RELIGIEUX .
2-1 définition de L ’enseignement religieux :
Constitue d’une culture d’un enseignement de tous ce qui concernant le religieux c’est un
terme qui être ultérieurement dévolue aux études juridiques spécialisant l’enseignement et
l’éducation d’une religion. 17

La question de l’éducation est la première avant-garde dans l’esprit des musulmans, où le


premier mot du Coran qui est descendu sur le Prophète Mohamed ‫ﷺ‬, sont « lire », a dit le
Prophète Mohamed disait que « la recherche du savoir est obligatoire pour tous les
musulmans », et il s’agit d’un ordre direct pour les musulmans à rechercher la connaissance
avec beaucoup d’emphase sur le système d’apprentissage Lemmy pour s’acquitter de cette
obligation imposée par le prophète .18

Tout au long de l’histoire, l’éducation a été un point de fierté et un champ pour les
musulmans qui ont toujours excellé dans tant de bibliothèques principales fondations
musulmanes et apprentissage centres dans divers lieux tels que Bagdad et Cordoue et au
Caire, la première école primaire pour les enfants woasswa et des universités pour la
formation continue. Et les sciences appliquées à une vitesse incroyable et les limites par le
biais de ces institutions, dans le monde moderne d’aujourd'hui .19

La structuration de l’enseignement :

– l’Etudiant : Talib, Talmidh.

– le Compagnon : Sahib.

– le Répétiteur : Mu’id parfois même personne que le sahib.

– le Maître : Cheikh dont la vie exemplaire est aussi un modèle et un critère à atteindre.

– Ustadh : très grand Professeur, et titre honorifique .

16
Marianne BARRUCAND, « MOSQUÉE », Encyclopédisa Universalise [en ligne]
17
Francis Messner (dir.), La culture religieuse à l'école, Paris, Cerf, 1995, 288 p
18
Miquel André, 1981, La littérature arabe, Paris, P.U.F, 3è édition, 128 p.
19
Marianne BARRUCAND, « MOSQUÉE », Encyclopédisa Universalise [en ligne]
12
2-2 Types des lieux d’enseignement religieux .

-La madrasa:

Une médersa, ou madrassa (arabe : ‫مدرسة‬, madrasa, pl. ‫مدارس‬, madāris), ou école, est une
université théologique musulmane, elles sont toujours administrées en waqf, fondation
pieuse1. Les plus remarquables d'entre elles sont les Medersas mérinides du Maroc, plus
précisément de la ville de Fès, et dont l'architecture est particulièrement remarquable , Cette
appellation est à rapprocher de l'hébreu Midrash (‫)מדרש‬, dont la racine signifie examiner,
interroger en profondeur.

On trouve les formes :

medrese, réservé aux écoles primaires, en Turquie ; madresé, en Iran (persan : madreseh,
‫)مدرسه‬.

À l'origine une médersa est un établissement d'enseignement (proche des universités


médiévales) fondé pour la première fois aux alentours du ve siècle de l'Hégire pour assurer
l'enseignement supérieur religieux et diffuser les doctrines sunnites. Habituellement, les
élèves étaient logés dans l'établissement, et les services du waqf les prenaient en charge pour
leur permettre de se consacrer à leurs études. Une autre de leurs caractéristiques est que les
enseignants y étaient nommés par l'État. 20

-Institut religieux :

Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement
une institution de recherche, une société savante, un établissement d'enseignement supérieur
indépendant ou annexé à une faculté, L’institut religieux est un établissement d’enseignement
supérieur de tous se qui concerne la religion les ordres religieux les règles de vie.21
-L’école coranique :
L'école coranique ou le Msid est une institution religieuse apparue depuis les anciennes
décennies avec l'avènement de l'Islam dans presque toutes les villes et les compagnes des
contrées musulmanes et vers lequel affluent les gamins afin d'y apprendre le Coran, la langue
arabe, les mathématiques ...

20
Ahmed Tahiri Jouti, « L’institution des waqf et la finance islamique », Les cahiers de l'Islam, 10 août
2013
21
Le Dicastère a attribué la personnalité juridique à la Conférence Mondiale des Instituts séculiers
(CMIS), le 23 mai 1974.
13
-La zawiya:

Zawiyas, sortent de chapelles ou petites mosquées dédiées à un pieux personnage ou à une


Confrérie elles sont à la fois des maisons de prière, et surtout, des maisons de science , C’est
une maison rassemblant un groupe d’étudiants autour d’un maitre (Cheikh).Celle –ci est dotée
de salle de réunion, de prière et communautaires.22

-CHAPITRE 2 : L’EVOLUTION DES LIEUX DE CULTE DANS LE MONDE ET EN


ALGERIE.

1-L’EVOLUTION DES LIEUX DE CULTE DANS LE MONDE ISLAMIQUE .

1-1 l’apparence de l’architecture islamique :

La maison du Prophète Muhammad (ou Mahomet) à Médine est traditionnellement


considérée comme la première mosquée. Lorsque Muhammad émigra en 622 avec ses
compagnons de La Mecque à Yathrib (qui prit par la suite le nom de Médine), il fit construire
un ensemble très modeste : un mur de briques cuites au soleil, pourvu de trois entrées,
délimitait une cour carrée avec, d’un côté, une salle utilisée pour les réunions et la prière et,
de l’autre, les habitations destinées à ses femmes et à lui-même. Ces bâtiments étaient des
sortes de cabanes, composées d’un toit d’argile et de feuilles de palmier soutenu par des
troncs de palmier. C’est là que Muhammad habitait, traitait les affaires courantes, recevait les
envoyés des tribus, entretenait ses compagnons ; c’est là que se réfugiaient les fidèles sans
abri ; c’est là aussi que les Médinois se réunissaient pour écouter les exhortations du Prophète
et célébrer la prière en commun.

À la fois maison et quartier général du Prophète, centre religieux et politique de la nouvelle


communauté, la mosquée de Médine est à l’origine de la mosquée comme centre de
rassemblement, de cohésion, d’accomplissement de la umma, c’est-à-dire de la communauté
musulmane, dans ses dimensions religieuses et sociales. Son architecture – une vaste cour et
sur un côté une salle de prière hypostyle – fut le prototype de toutes les mosquées construites
par les conquérants arabes.23

22
Mohammed Lahlou, Zaouïa et développement culturel au Maroc, Édilivre, Paris, 2015
23
PLUS QU'UN lieu de culte , Créé en janvier 1998, SCÉRÉN - CNDP
14
figure n 1:la mosquée de Médine (622)24 :

1-2 l’architecture islamique sous la califal Rashidun et l’empire Umayyade ( 632-750 ap-
jc) :

Dans les pays du Proche-Orient et du Maghreb conquis après la mort de Muhammad, les
Arabes ont fondé des villes-camps destinées aux garnisons de soldats ou occupé des villes
anciennes. Partout des mosquées ont été élevées pour permettre aux musulmans de célébrer
leur culte, mais aussi pour affirmer la suprématie de l’islam*. Dans les villes-camps, par
exemple à Kûfa en Irak ou à Fustât en Égypte, ils ont bâti des mosquées sur le modèle de celle
de Médine : une vaste cour partiellement couverte à proximité de la demeure du gouverneur.

Dans les villes anciennes, des situations diverses se sont présentées au lendemain de la
conquête : partage d’une église entre chrétiens et musulmans comme à Homs, en Syrie,
construction d’un nouvel édifice comme à Mossoul, en Irak, ou, plus souvent, confiscation de
lieux de culte antérieurs qui furent alors transformés ou totalement reconstruits. C’est ainsi
que l’architecture et la décoration de la mosquée reçurent les influences des sanctuaires
existants et s’en trouvèrent fortement enrichies.

Le meilleur exemple, car le plus célèbre et le plus somptueux, est celui de la mosquée des
Omeyyades* construite à Damas par al-Walid Ier au début du VIIIe siècle. Les califes*
omeyyades régnaient alors sur un vaste empire qui s’étendait du Maghreb aux confins de
l’Asie centrale et tentaient d’abattre l’Empire byzantin. Pour affirmer cette puissance, il
convenait de dresser une mosquée dans la nouvelle capitale califale. L’ancienne basilique
Saint-Jean, elle-même édifiée à l’emplacement du temple de Jupiter, fut confisquée aux
chrétiens et détruite, mais les matériaux en furent gardés, notamment les colonnes. Des
artistes byzantins, ou plutôt syriens formés à la tradition byzantine, furent appelés à travailler
sur ce vaste chantier. Le plan et le décor de cette mosquée montrent leur influence, en

15
particulier le plan basilical de la salle de prière et les riches mosaïques ornant la façade et les
portiques de la cour. Pour marquer la suprématie de l’islam, religion des conquérants, dans
une ville en majorité chrétienne, quatre minarets furent bâtis sur les tours romaines du
temenos – l’aire sacrée – du temple.

La mosquée des Omeyyades de Damas a servi de modèle à la plupart des mosquées dites de
« plan arabe » construites dans les pays arabo-musulmans aux premiers siècles, telles la
mosquée d’Ibn Tûlûn au Caire, la mosquée des Aghlabides* à Kairouan, la mosquée de
Cordoue.
L’expansion de l’islam au-delà des pays arabes et l’essor de puissantes dynasties régionales
ont entraîné par la suite la construction de mosquées différentes de ce modèle « arabe ». Le
plan, les matériaux, le décor se sont modifiés et enrichis au contact des diverses traditions
locales. 25

-Les mosquées omeyyades :

C’est la période des grands édifices d’inspiration syrienne, et où apparurent pour la première
fois en islam, certains éléments notamment : le minaret, la coupole, les arcs et les colonnes

-caractéristiques :

- une diversité des matériaux fut employée pour rendre possible la réalisation des grands
volumes (pierre, colonnes en marbre, bois,… etc.) 26

figure n2: La Grande Mosquée des Omeyyades de Damas, construite entre 706 et 715 :27

25
PLUS QU'UN lieu de culte , Créé en janvier 1998, SCÉRÉN - CNDP
26
Claude CAHEN, « OMEYYADES ou UMAYYADES », Encyclopædia Universalis
27
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, La grande mosquée des Omeyyades – Damas, le 21
déc. 2016
16
1-3 L’architecture islamique abbasside : (750-1258 ap-jc) :

L'art abbasside est une définition en histoire de l'art qualifiant la production artistique ayant
eu lieu dans les actuels Iran et Irak avec une extension jusqu'au bord de la Méditerranée de la
Syrie à la Tunisie en passant par l'Égypte et la péninsule Arabique, sous la dynastie abbasside
des califes. Cette période artistique se termine à l'arrivée des Seldjoukides à Bagdad, en 1055.
Après cette date, bien que la dynastie abbasside continue et passe des commandes artistiques,
les historiens d'art estiment que le style est différent, et cet art est étiqueté comme art
seldjoukide.

Sous les Abbassides, deux villes sont mises en avant : Bagdad et Samarra, en Mésopotamie
(actuel Irak). Bagdad est bâtie quasiment ex-nihilo. Actuellement, on ne connaît cette cité que
par les textes, puisqu'elle se trouve sous la ville moderne, et qu'il est donc hors de question d'y
pratiquer des fouilles. On sait cependant qu'il s'agissait d'une ville ronde, où seuls logeaient le
calife, ses proches, ainsi qu'une garnison ; les gens du commun vivant à l'extérieur.

Au centre, se trouvaient le palais califal, la mosquée al-Mansour et des logements pour les
soldats, alors que l'enceinte bénéficiait d'une fortification hors du commun. Samarra prit le
relais de Bagdad au moment où les califes voulurent se rapprocher de la population. C'est un
site immense, aujourd'hui en ruines, où les palais de brique sont nombreux.

La ville de Samarra comportait deux mosquées : la mosquée Abu Dulaf et la Grande


Mosquée de Samarra. Ces deux édifices sont actuellement très endommagés, mais ils
présentent une caractéristique commune intéressante : leur minaret est hélicoïdal. On ne
retrouve ce trait qu'une seule fois, en Égypte, dans un monument de la même période : la
mosquée Ibn Touloun. Cette mosquée également de plan arabe, mais qui comprend en outre
une ziyada, c'est-à-dire une double enceinte, est cependant beaucoup moins imposante en
taille que les mosquées de Samarra.

Un autre monument important est la Grande Mosquée de Kairouan, en Tunisie. Toujours de


plan arabe, elle possède le plus ancien minbar (chaire) conservé, et son mihrab (niche à
prières) est particulièrement beau, décoré de carreaux de lustre métallique.28

-Les mosquées Abbasside :

28
Maxime RODINSON, « ‘ABBĀSIDES », encyclopédie Universalis
17
L’architecture durant cette période est d’inspiration essentiellement mésopotamienne,
connue par la spécificité de techniques de construction et l’usage de la brique et du plâtre.

-Caractéristiques :

- la brique constitue l’essentiel des matériaux (différemment à la pierre).

- les décorations en plâtre.

- l’absence de colonnes et d’arcs…. Lui donnent un cachet particulier.29

figure n3: la grande mosquée de Samarra (848 ap-jc) :30

1-4 Architecture des Fatimides : (909-1171 ap-jc) :

L’art fatimide est la production artistique ayant lieu sous la dynastie des Fatimides, régnant
en Ifriqiya puis en Égypte entre 909 et 1171. Régnant au Caire à partir de 969, la dynastie
fatimide est l'une des rares dynasties chiites du monde islamique et la seule dont les membres
portent le titre de calife. Opposée aux 'abbasides, qui règnent en Irak, elle donne lieu à une
importante production artistique, favorisée par l'émulation entre les deux dynasties.

Sur le plan artistique, le règne des Fatimides fut une période brillante. L’originalité de leurs
œuvres tient essentiellement à l’emploi de représentations figurées.

29
M. Bernus Taylor, L'art en terres d'islam, I : les premiers siècles, Paris, Desclés de B rouwer, 1988

30
Qantara.com
18
Les auteurs arabes ne se lassent pas de décrire le trésor des califes fatimides: pierreries
d’une valeur inestimable, bijoux d’or et d’argent, innombrables récipients en cristal de roche,
boîtes en bois précieux, armes, pièces de céramique, tissus somptueux en lin et en soie,
beaucoup d’entre eux brochés d’or, tapis, enfin la plus belle bibliothèque qui existât à cette
époque dans le monde musulman.

Les rares objets en cristal de roche parvenus jusqu’à nous, les étoffes, quelques animaux en
bronze nous permettent d’imaginer l’opulence de ces fastueux souverains. On admire les
frises de bois provenant du palais royal du Caire, sur lesquelles sont sculptées des figures
d’animaux, de personnages, isolés ou groupés en des scènes de musique, de danse, de
beuverie ou de chasse. Les Fatimides ont été les inspirateurs d’un art qui, tout en suivant les
vieilles traditions, créa des formes originales de décoration. 31

les mosquées des Fatimides :

-la majorité des mosquées ontsitue en Egypte et est connue par la richesse des matériaux
utilisés.

Caractéristiques :

- richesse des matériaux de construction avec une science remarquable de la coupe des
pierres.32
-emploi des coupoles et leur embellissement par les muqarnas* pour passer du cercle au carré.
- Architecture privée avec Moucharabieh

figure n4: La mosquée Al Azhar (970 ap-jc) :33

31
Tatiana Pignon ,Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient, Article publié le 07/06/2012
32
Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
33
Qantara.com
19
1-5 L’architecture Seldjoukide : (1055-1194 ap-jc) :

La dynastie seldjoukide régna sur Bagdad de 1055 à 1174, et parmi les constructions
religieuses les plus importantes édifiées par celle-ci il y a la Grande mosquée d’Ispahan au
plan en forme de croix et qui est inspiré de l’architecture profane, cette mosquée est
caractérisée par ses quatre grandes salles donnant sur une cour intérieure, ces derniers
devinrent par la suite le signe distinctif des mosquées iraniennes.

Les Seldjoukides prirent l’habitude d’ajouter des mausolées à côté des mosquées, ces
derniers sont en fait une tombe ayant la forme d’une stèle ou d’une coupole lisse ou striée. La
coupole du mausolée de Zubayda en Iraq ressemble en tout point à celle de l’hôpital Nûr al-
dîn Zankî à Damas. En outre, les Seldjoukides s’attachèrent à construire des écoles et instituts
destinés à l’enseignement de la jurisprudence et de la religion, de même qu’ils bâtirent de
nombreux édifices militaires, c’est ainsi que les origines de la citadelle de Damas remontent à
l’époque seldjoukide.

Les caractéristiques les plus importantes de l’architecture seldjoukide sont : les entrées assez
basses, les grandes salles surplombant une cour intérieure en général sur ses quatre côtés et
sur trois côtés seulement dans le cas de la présence d’un harem, les bassins et fontaines au
milieu de la cour, la diversité de la forme des petites voûtes ou la décoration des bâtiments à
l’aide d’écritures, et à propos de ce dernier élément il faut savoir que les Seldjoukides
initièrent l’utilisation de l’écriture calligraphique pour décorer les édifices, de même qu’ils
développèrent les divers aspects de l’art pictural. 34

Les mosquées Seldjoukides :

-architecture d’inspiration indienne, reconnue par sa monumentalité et la presence d’un Iwan.

caractéristiques :

- entré de la mosquée a Iwan et arc gigantesque

- minaret légèrement conique a balcon unique sous kiosque

-emploi de brique cuite , sans doute parce qu’elle offre plus de possibilité décorative

-le portail et l’éléments le plus important de la façade , il prend des proportions


monumentales , il est souvent flanqué d’un double minaret .
34
Giovanni CURATOLA , L'Art seldjoukide et ottoman
20
- arc brisé surbaissé sur pilier non décorer

- le muqarnas , en Iran , adopte parfoi une forme particulière, dite (en pain de sucre ) 35

figure n5: la mosquées de vendredi à Ispahan ( 1072 ap-jc ) :36

1- 6 L’architecture Ayyoubide (1174-1260) :

Salâh al-dîn al-Ayyûbî (Saladin) mit fin au califat fatimide d’Egypte et combattit les
Croisés. Ce grand chef musulman prêta tout au long de son règne une attention particulière à
l’architecture militaire, notons à ce propos que l’architecture militaire ayyoubide est
considérée comme le prolongement de l’architecture militaire des Seldjoukides, et ce, que ce
soit en Egypte ou en Syrie. C’est ainsi que Salâh al-dîn procéda à l’agrandissement des cités,
à la rénovation des murailles, à l’édification de forteresses (comme celle de Damas) et de
bâtiments civils et religieux comme des mosquées ou des écoles (comme l’école al-Âdaliyya à
Damas) ainsi qu’à la construction de sorte de couvents pour les mystiques. Les Ayyoubides
utilisèrent pour l’édification des forteresses des grosses pierres bombées ; par ailleurs, leurs
constructions se caractérisaient par un style épuré et simple. C’est ainsi que les
ornementations dans les édifices ayyoubides étaient limités à des endroits bien précis comme
par exemple au-dessus des entrées ou autour des fenêtres ; toutefois, cette époque vit
l’apparition d’éléments ornementaux nouveaux que l’ont trouvait au-dessus des entrées

35
Robert MANTRAN, « SELDJOUKIDES », Encyclopædia Universalis
36
ean AUBIN, « ISPAHAN », Encyclopædia Universalis [en ligne],
21
principales des divers édifices (comme des devises ou des symboles), et justement ces entrées
principales gagnèrent encore en hauteur. 37

les mosquées Ayyoubides :

-sous cette dynastie le mosquée comprend deux fonctions : mosquée et mausolée

caractéristiques :

-édifice sur plan quadrangulaire ``quatre iwans``.

- mosquée funéraire

- grande coupole adaptée aux medersas et ``Darih`` (mausolées). 38

Figure n 6: Medersa Salah Najm Eddin (1244 apjc) :39

1-7 Architecture Almoravides (1056-1147) :

Dynastie musulmane qui domina l’Afrique du Nord et l’Espagne, les Almoravides tirent
leur origine d’un groupe de tribus berbères sahariennes qui nomadisaient entre le Sénégal et le
sud du Maroc. Elles vivaient de l’élevage et du trafic caravanier. Elles se convertirent à
l’islam à la fin du IXe siècle et firent la guerre sainte aux Noirs du Sénégal. Ils régnèrent sur
le Magreb de 1056 à 1147. Yusuf fonde Marrakech (vers 1060), d’abord simple camp, prend
Fès (1069), puis Tlemcen, Oran et Ténès, et met le siège devant Alger (1082).

37
Cl. Cahen, art. Ayyūbides, in Encyclopédie Islam, I, 1960, p. 820-830
38
J.M. Rogers, art. al-Ḳāhira, période ayyūbide, in Encyclop. Islam, IV, p. 448-449.
39
Qantara.com
22
Les Almoravides réalisèrent de magnifiques architectures :
- Grande mosquée d'Alger aux arcs outrepassés alternativement lisse et polylobé
- Nef de Tlemcen (1136) dont la coupole est une véritable dentelle
- Mosquée Al-Quarawiyin de Fez créée en 859 et agrandie en 956 et 1135. c'est une grande
40
université du Maghreb; la salle des prières est constituée de 10 nefs.

les mosquées Almoravides :

Le plan arabe avec des nefs perpendiculaires à la qibla, parfois en T, continue à être utilisé.
Les arcs sont en fer à cheval ou polylobés, les piliers carrés ou cruciformes et les minarets de
plan carré également sont décorés d'un simple réseau de motifs géométriques. On retrouve
cependant des thèmes du califat de Cordoue, notamment dans l'usage massifs des muqarnas,
des arcs anguleux laissant pénétrer la lumière, les décors de coquilles et de palmettes digitées.

Caractéristiques :
- toiture en tuile verte.
- Fenêtre à claustra percées sur la partie supérieure et encadrement des portes.
- porte monumentale.
- minaret massif à base carrée (imposant).41
- arcs polylobés, à lambrequin et en stalactite.

figure n 7: Mosquée al-Quarraouiyin de Fès (857 ap-jc) :42

1-8 Architecture Nasride: (1232-1492ap-jc) :

40
Xavier Salmon,Maroc Almoravide et Almohade : Architecture et décors au temps des conquérants,
1055-1269
41
Architecture maure en Andalousie, Marianne Barrucand et Achim Bednorz, p.155
42
Article sur l'histoire Idrisside dans la revue anglaise al-Masaq (Publication of The Society of The
Medieval Mediterranean)
23
L'architecture nasride constitue la fin d'une époque de splendeur qui commença à Cordoue
avec les Omeyyades au VIIIe siècle. Cette architecture n’aurait pas été influencée par les
architectes de la Mosquée de Cordoue, construite bien avant de L’Alhambra. Elle présente
néanmoins certains des éléments typiques de l'architecture arabe andalouse, comme l'arc
outrepassé avec alfiz (frise quarrée qui encadre un arc), les écoinçons de l'arc de forme
triangulaire, et en plus des éléments propres comme le chapiteau des colonnes de l'Alhambra.

les mosquées Nasrides :


-le mosquée Nasride oppose l'architecture Omeyyade en Espagne, plus monumental.
Caractéristiques :
-niche du mihrab en arc brisé outre passé.
- mihrab de plan polygonal coiffé de coquille.
- matériaux employés pour le décor : marbre, pierre calcaire d’origine locale, verre, fer, plâtre
ciselé terre cuite, mosaïque de faïence (zelleidj)26, stuc et bois ouvragé. 43

figure n8 : la Grande mosquée de Cordoue ( 786 ) :44

1-9 l’architecture ottomane (1517-1924 ap-jc ) :


Les Ottomans mirent à bas l’empire byzantin en 1453, il est donc à noter que du point de
vue architectural les édifices ottomans furent très influencés par le style de l’église Sainte-
Sophie qui fut bâtie par l’empereur Justinien au VIe siècle. De plus on peut dire que de
manière plus générale l’architecture islamique de cette époque fut influencée par les styles
architecturaux présents dans la ville de Constantinople ainsi que par l’art architectural des

43
Henri TERRASSE, Robert FERRAS, « GRENADE, Espagne »
44
Centre historique de Cordoue - UNESCO World Heritage Centre
24
Seldjoukides. Et après la conquête du Châm par les Ottomans en 1516, les traditions
architecturales de l’époque des Mamelouks se mélangèrent aux influences ottomanes. Dans le
domaine de l’architecture religieuse, le harem à forme carrée s’est vu recouvert par un dôme à
une seule retombée (assise qui forme la naissance d’un arc, d’une voûte) percé par des
fenêtres pour l’éclairage, et à partir de cette époque le harem ne fut plus séparé en ailes
distinctes et en corridors. Notons que pour accéder à la salle de prière il fallait franchir un
corridor couvert de dômes et qui surplombait une cour. Quant aux minarets, ils se
distinguaient par leur beauté et leur hauteur, ces derniers avaient subi l’influence du style
architectural de Constantinople comme c’est le cas pour les minarets des mosquées al-
Sulaymâniyya et al-Sanâniyya à Damas.

Dans le domaine de l’architecture civile, les Ottomans bâtirent des palais et des quartiers
d’habitation, et à ce propos il est notable que les maisons possédaient deux étages, le premier
pour l’accueil des hommes (le salamalec) et le second pour les femmes (le haremalek), les
étages supérieurs des maisons surplombaient les rues ; par ailleurs, il faut savoir que les Turcs
empruntèrent aux Syriens la pièce comportant des murs ornés et au milieu de laquelle se
trouve une fontaine.

Pour ce qui concerne les palais, autrement appelés sérails, on peut dire que ceux qui se
trouvaient à Istanbul étaient divisés en trois parties ou trois ailes et se caractérisaient par
l’excellence de leurs ornementations. Dans le Châm les palais et les grandes maisons étaient
aussi divisés en trois parties, 45

il y avait une aile pour la famille, une aile pour les invités et une aile pour les gens de maison,
et chacune de ses ailes possédait une grande salle (l’iwan) surplombant une cour découverte
au milieu de laquelle se trouvaient des fontaines, des bassins, des plantes ou encore un petit
hammam.

Les palais possédaient des dômes et deux étages, ils comportaient en outre une grande salle
au toit très élevé et dont la hauteur correspondait à deux étages.
Durant l’ère ottomane apparurent des éléments architecturaux nouveaux comme l’arc
ottoman qui est un arc concave vers l’extérieur dans sa partie haute alors que sa partie basse
est convexe ou comme l’arc en demi-cercle. La faïence était utilisée pour faire des sujets

45
Ayverdi E. H., Avrupa’da Osmanlı Mimârî Eserleri, IV (Bulgaristan, Yunanistan, Arnavudluk), Istanbul,
1982.
25
décoratifs végétales, cette dernière était l’élément essentiel de la décoration des murs
intérieurs et de certaines parties des façades et notamment les parties se situant au-dessus des
portes et des fenêtres, les couleurs dominantes de ces motifs en faïence étaient le bleu et le
vert ; par ailleurs, les décorateurs turcs utilisaient des mosaïques en marbre ainsi que du plâtre
mêlé à des morceaux de verre.

Il est à noter que se diffua également l’utilisation d’une forme de patchwork


(ornementations aux formes géométriques et végétales creusées dans la pierre et remplies de
plâtre coloré) pour la décoration des façades, de même que se répandit l’emploi du bois verni
et orné de dessins géométriques et à motifs végétaux colorés. C’est là une influence des arts
baroque et rococo venus d’Occident, influence qui était évidente dans les palais et maisons du
Châm à la fin de la période ottomane.

Une foule d’architectes participèrent au développement de l’architecture islamique, ils


marquèrent l’histoire de cette dernière de leurs noms comme par exemple Mu’ammâr Sannân
dont les travaux et œuvres se répandirent dans plupart des capitales du monde musulman. 46

Les mosquées Ottomans :

Le mosquée Ottoman est complexé dans ses volumes et ou la coupole central est jumelée de
couplettes ou des demi-coupoles ou encore des voutes : elle est d’influence byzantine.
caractéristiques :
-minarets en chandeliers .
-décor intérieur très poussé par des piliers par l’intermédiaire d’arcades.
- l’emploi des demi-coupoles.
-couplettes sur les travées latérales, en disposition pyramidale en cascade vers les pieds des
quatre minarets, généralement ( sauf la mosquée bleue ou il Ya 5 minarets )
-fenêtres a vitraux très nombreuses47
-commination des volumes cubique et des couvertures hémisphériques.
-toutes la grâce de l’édifice vient de la perfection des lignes géométriques, la décoration reste
secondaire.

46
Frashëri G. et Dashi S., «Zhvillimi i arkitekturës islamiki Shqiptare të xhamive», in : Monumentet II,
Tirana, 1986, p. 51-76.
47
Kiel M., Ottoman Architecture in Albania, Istanbul, 1990.
26
Figure n9 : La mosquée bleue en Turquie ( 1609-1616 ap-jc) :48

2- L’EVOLUTION DES LIEUX DE CULTE DANS L’ALGERIE .


2-1 L’islamisation de l’Algérie :
La conquête par les Arabes de l’Algérie fait bloc avec celle de la Tunisie et du Maroc par
Uqba Ibn Nafi. Les Arabes foncent vers l'Ouest, et le Maghreb entier est soumis dans les
premières années du (VIIIe siècle).

Les Arabes doivent constamment lutter contre les révoltes berbères, le Maghreb se morcelle
en émirats plus ou moins indépendants. Tahert (Tiaret), devient vers la fin du (VIIIe siècle) la
capitale de la dynastie des Rustumides qui règne sur les Hautes Plaines de l'Ouest Algérien et
s'oppose à l'émirat Aghlabide par ses caractères ibadites (courant kharidjite modéré). Au
début du Xe siècle les Rustumides tombent sous les coups des Fatimides, dynastie chiite.49

fondée par Ubayd Allah qui succède aux Aghlabides en Ifriqiya. Après leur installation en
Égypte (969 ap-jc), ils confient Ifriqiya à la dynastie berbère des Zirides. À l'Ouest,
cependant, les succès de la dynastie berbère des Almoravides sont allés en se multipliant vers
Tlemcen et Oran. Abd al-Mumin, successeur d'Ibn Tûmart et premier calife de la dynastie des
Almohades.

48
Esyvoyeges.com , Par Cindy Neves ,turque terre de voyages
49
Joseph Savès , Publié le : 2018-11-27
27
carte n 1: L’Algérie durant la conquête arabe :50

2-2 les caractéristiques de l’architecture durant chaque dynastie :

L’Algérie a toujours présenté une diversité culturel, ou se rencontre plusieurs tendances ,elle
possède un patrimoine culturel riche par sa diversité géographique aussi par sa longe histoire
millénaire , cette diversité qui constitue un facteur de richesse et un élément constructif dans
la dynamique de l’évolution de l’architecture.

Depuis l’islamisation de l’Algérie , des différents dynasties ont existé , qui ont porté un
grand développement culturel et architectural , ainsi l’arrivé des ottomans avec un long
passage a contribué aussi a un essor dans le fonctionnement des institutions qui constituants
les support de l’activité culturelle , notamment les mosquées et les zaouias .

Etudier les caractéristiques architecturales des différents bâtiments issues de ces dynasties,
va nous permettre de situer dans la perspective des traditions architecturales en Algérie, des
courants stylistiques présentés chronologiquement d’influence ou d’inspiration quand certains
éléments sont empruntés ou vaguement apparentés à tel ou tel style.

50
Histoiredz.com
28
2-3 Les Rustumides (144-296 H/ 761-908/09 ap-jc) :

Ce royaume était fondé par Ibn Rostom, un noble d’origine persane. Tahert était la capitale
de ce royaume, elle se situe à 10 Km de l’actuelle Tiaret.

L’architecture Rustumide se caractérise par une sobriété et une absence de décoration, des
structures étaient très simples cela est du à l’austérité des imams Rustumides et à leur
idéologie puritaine (dogme kharidjite ibadite), qui reprouve le luxe comme un péché.51

Carte n2: Dynastie Rustumide : 52

Plans et masses des mosquées sous les Rustumides :

- La mosquée de Tahert possède une salle hypostyle, composée de quatre nefs transversales.
Selon Marçais54, il existe le même type de mosquée à Fès.
- Les ruines de Sedrata constituent le prolongement de l’art et de l’architecture des
Rustumides. Une mosquée couverte de coupoles ovales juxtaposées et plusieurs ensembles
résidentiels ont été découverts. L’art de Sedrata est caractérisé par sa décoration simple en
plâtre ou des inscriptions en kufique.

51
Gilbert Meynier, L’Algérie, cœur du Maghreb classique : De l’ouverture islamo-arabe au repli (698-
1518)
52
Qantara.com
29
Sedrata semble être le point de rencontre où plusieurs influences de l’Est et l’Ouest
Convergent
Niche de Sedrata (909/1074 ap.jc) :
Cette niche provient du site de Sédrata. Faite d’un encadrement rectangulaire, elle enserre
une cavité arrondie dont seule la partie supérieure, achevée par une coquille ornée de nervures
perlées, a été conservée. Traité en demi-relief, l’encadrement s’orne d’une succession de
bordures aux motifs géométriques : denticules, croisillons et festons. Les écoinçons sont
meublés de trois médaillons circulaires, l’un perlés et orné d’une rosace, les autres autour de
palmettes prolongées dans les extrémités par des motifs foliacés. La partie supérieure a subi
une restauration. 53

figure n10 : Niche de Sédrata :54

2-4 Les Idrissides (789-926 ap-jc) :

Cette dynastie apparaît au Maghreb extrême, son fondateur est Chérif Idriss, un descendant
du prophète. Les Idrissides (du dogme chiite) qui sont des bâtisseurs de villes, ont laissé

53
Bourouiba, R., Cités disparues : Tahert, Sedrata, Achir, Kalaâ des Béni-Hammad, Alger : Ministère de
l’information, 1982.
54
qantara.com
30
également quelques monuments phares.55

Carte n3: Dynastie Idrisside :56

Plans et masses des mosquées sous les Idrissides :

- Sur le plan architectural il existe une ressemblance entre les premiers minarets de Fès et
ceux de Kairouan, cette ressemblance se vérifié au niveau des formes massives des minarets,
avec des coupoles surmontant le haut des tours.

- La mosquée du vieux Ténès offre le plus ancien exemple de mihrab sur plan polygonal à
niche octogonale. Ce modèle a été repris dans toutes les mosquées médiévales de l’Ouest
algérien sous l’influence des grandes mosquées de Kairouan et de Cordoue qui ont délaissé la
forme curviligne traditionnelle.57

figure n 11: Mosquée du Vieux Ténès :58

55
Boussora/Chikh Kenza, op.cit. P 34.
56
C. El Briga, « Idrisides », dans : Encyclopédie berbère, vol.24, Edisud 2001, p. 3637-3638
57
Boussora/Chikh Kenza, op.cit. P.36
58
Centre national de recherche en archeologie, Mosquée du Vieux Ténès
31
2-5 Les Fatimides (909-969 ap-jc) :

Les Fatimides ont gouverné sur l’Afrique du Nord, l’Egypte, la Syrie, l’Arabie à l’Ouest et
au Sud, la Palestine et la Sicile. Cette dynastie (du Dogme chiite) a marqué l’histoire
architecturale et artistique de ces régions.

Le grand nombre d'œuvres d'art de la période fatimide qui nous est conservé permet
d'apprécier la variété des techniques artistiques employées dans les arts décoratifs. Celles-ci
utilisent essentiellement des supports bidimensionnels comme les textiles tissés et les
céramiques peintes, et tridimensionnels tels l'ivoire, la pierre et le bois gravés et le métal
coulé.

Ces techniques paraissent rendre compte de la clientèle et des goûts des différentes classes
sociales, et offrent une vision riche et inhabituelle des arts de cette époque.59

Carte n4: Dynastie Fatimide :60

Plans et masses des mosquées sous les Fatimides :

59
Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
60
Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
32
Malgré une origine mystérieuse et une généalogie contestée, les Fatimides ont été l'une des
dynasties les plus brillantes de l'Islam.
- L’architecture fatimide a su intégrer ensemble des influences multiples aussi bien byzantines
et antiques, qu’abbassides et andalouses…(Les niches utilisées comme élément décoratif dans
la façade de la mosquée de Mahdia, existaient déjà dans le répertoire architectural Aghlabide
et Abbasside).
- L’utilisation des porches monumentaux et de la présence sur les façades en pierres d’un
rythme formé par de hautes niches à coquilles ou à muqarnas, surmontées d’arcs persans et
d’inscriptions se détachant sur un fond floral.
- La mosquée de Mahdia, son plan, tout en reprenant des éléments locaux, introduisait des
caractéristiques architecturales typiquement fatimides, notamment la présence d’un portail
monumental en façade, Il rappelle les arcs de triomphe de l’époque romaine et les entrées des
châteaux omeyyades. Cette entrée monumentale est chargée de valeurs symboliques et
spirituelles qui sont en rapport avec la doctrine chiite , cette première mosquée fatimides
exerça une influence notable sur les mosquées fatimides ultérieurs.61

figure n 12 : Mosquée EL Mahdia , la Tunisie :62

2-6 les Zirides (972-1148 ap-jc) et Hammadites (1007-1152 ap-jc) :

Après trois siècles de domination arabo-musulmane sur les principales régions de l’Afrique
du Nord, les Berbères, islamisés en majorité depuis le VIIIe siècle, mirent sur pied un pouvoir
central dans le Maghreb oriental. Cette tâche fut assumée par les Sanhaga, une grande
confédération tribale, qui avait pour territoire l’actuelle Algérie centrale. La famille de Zîri
fils de Manâd prit la tête de cette confédération et se rallia au califat fatimide, installé à
Mahdiya, avec un objectif principal : sécuriser la région et repousser les mouvements de la

61
Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
62
Voyage tunisie.info
33
confédération tribale des Zanâta, alliés du califat sunnite de Cordoue.63

Carte n5: Dynastie Ziride et Hammadite :64

Plans et masses des mosquées sous les Zirides et Hammadites :

- Les chapiteaux Zirides et Hammadites peuvent se repartir en trois grandes catégories :


Chapiteaux à peine épannelés, Chapiteaux à rangé de feuilles d’acanthe et Chapiteaux à deux
rangées de feuilles d’acanthe.

- Les minarets hammadites sont parallélépipédiques, ont emprunté leurs formes aux minarets
omeyyades d’Espagne.

- Les Zirides et les Hammadites avaient des édifices à colonnes.

- Le décor : les zirides et les Hammadites ont utilisé pour leur décor le marbre, le bois, le
plâtre, la pierre, la brique, le verre la céramique et les métaux.

- Les mihrabs zirides et hammadites, ont la partie supérieure en cul-de-four62. Les niches
semi-cylindriques63, les niches à fond plat hammadites semblent avoir été empruntées aux
monuments sassanides, plus particulièrement au Taq-i-Kesra par l’intermédiaire des édifices
Fatimides et Abbassides.65

63
Qantara : Les Zirides et les Hammadides (972-1152)
64
Qantara : Les Zirides et les Hammadides (972-1152)
65
Rachid Bourouiba, l’art religieux musulman en Algérie, 2e édition, S.N.E.D. Alger, 1983. P 37, 47,51.
34
figure n 13 : Mosquée Abou Marouane (zirides) , Annaba , Algérie :66

2-7 les Almoravides (1056-1147) :

De al-Murabiṭūn = les gens du Ribāṭ ou encore, les gens liés par serment de mourir pour la
foi. Dynastie berbère originaire du Sahara, composée essentiellement des Lamṭūna, des
Guddāla et des Masūfa, tribus nomades appartenant à la confédération des Ṣanhāǧa en lutte
contre les Noirs du Soudan. Au moment où ces hommes voilés (al-Mulaṯṯamūn ou al-
Mutalaṯṯima) vont entrer dans l’histoire, le Maġrib est déjà sous l’autorité des Berbères
ṣanhāǧa, les Zīrides règnent en Ifrīqiya, les Ḥammadides sont maîtres du Maġrib central, mais
déjà apparaissent les bandes armées de nomades arabes envoyés d’Égypte par le Calife
fāṭimide al-Mustanṣir pour châtier le zīride al-Mu‛izz, fils de Bādīs qui, rompant avec le
Caire, avait reconnu l’autorité des ‛Abbāsides.67

66
Télévision algérienne.
67
Aḥmad b. H1alid, Istiqsā, trad. Fumey, archives marocaines, t. IX et X, Paris, Leroux, 1907.
35
Carte n6: Dynastie Almoravides :68

Plans et masses des mosquées sous les Almoravides :

- A l’époque almoravide il y avait un changement dans les proportions, le plan de la mosquée


plus profond que large, avec des nefs perpendiculaire au mur de la qibla, une salle de prière
bien plus large que profonde et une cour bordée de galeries. Les mosquées almoravides sont
des édifices à piliers (excepté la grande mosquée de Tlemcen).
- Les mosquées almoravides sont construites sur piliers et sont couvertes de toits en tuiles, à
deux versants.
- A l’époque almoravide aucun minaret n’a été construit.
- Les Almoravides n’ont pas été les premiers à adopter la niche de section polygonale mais ils
lui ont donné une forme inusitée : celle d’un hexagone.
- Les Almoravides ont été les premiers à orner l’intérieur de leur mihrab de claustra meublé
de décor végétal.
- Dans les mosquées almoravides il y a plusieurs types de piliers : les piliers rectangulaires,
les piliers en T et les piliers cruciformes.
- L’originalité des almoravides se manifeste dans le décor de leurs coupoles, ils ont mis en
honneur la coupole à stalactite.
- Les mosquées almoravides sont ornées d’une frise d’acanthe ou une feuille étalée alterne
avec deux groupes de feuilles pliées suivant la nervure médiane.
- Les Almoravides sont moins variés dans les matériaux de construction que les Zirides et les
Hammadites.ils n’ont utilisé que le marbre, le plâtre et le bois.
- A l’époque almoravides sont apparus et se développe l’arc lobé tréflé, l’arc recti-curviligne
et l’arc à lambrequin.
- Les Almoravides se sont inspirés par l’art andalou ; ont doté l’Algérie de trois grandes
mosquées : Tlemcen, Alger et Nèdroma qui sont influencées par la grande mosquée de

68
Maxime RODINSON, « Almoravides », Encyclopædia Universalis [en ligne]
36
Cordoue, les palais de Madinat al-Zahra et al-Jaféria de Saragosse.69

Figure n 14: Plan de la grande mosquée de Tlemcen

2-7 Les Almohades (en arabe al-Muwaḥḥidūn) (1147-1269 ap-jc) :

L’expression artistique est sans doute un vecteur privilégié de l’idéologie almohade (leur
doctrine repose essentiellement sur le Tawhid ou Unicité d’Allah). Leur héritage dans le
domaine de l’architecture religieuse est grandiose. Plusieurs grandes mosquées almohades
sont de véritables chefs-d’oeuvre. Ces principales réalisations relèvent d’un programme
architectural cohérent et raisonné. L’esthétique almohade a fait un usage particulier de
l’ornement : il est généralement aéré, sobre, mais équilibré. L’austérité affichée par les
Almohades constitue une réaction à l’exubérance de la décoration almoravide.70

69
Rachid Bourouiba, l’art religieux musulman en Algérie, op.cit. P 113, 114, 117,125.
70
Rachid Bourouiba, ABD AL-MU’MIN flambeau des Almohades, 2e édition, SNED ,1982. P 86
37
Carte n7: Dynastie Almohade :71

Plans et masses des mosquées sous les Almohades :

- Les Almohades se sont inspirés pour la forme de leurs mihrabs de celui de la grande
mosquée de Tlemcen. Et ont construit des niches de plan hexagonal.
- Ils ont construit des mosquées avec des salles de prière plus larges que longues. Et des nefs
perpendiculaires au mur du mihrab.
- Les Almohades ont utilisé des portes en avant-corps qui se rencontrent déjà à la mosquée
fatimide de Mahdia et à l’oratoire de la Qal’a des Banî H’ammâd, aucune dynastie n’en avait
systématisé l’emploi avant celle de Abd al-Mu’min.
- Les Almohades n’ont pas employé de colonnes isolées mais des colonnes à demi-engagées
dans les murs.
- Les chapiteaux almohades s’inspirent des chapiteaux de type composite des grandes
mosquées de Cordoue et de Tlemcen. Ils ont crée un nouveau type de chapiteau,
communément appelé ‘’hispano-mauresque’’.
- Les Almohades ont surtout utilisé les arcs brisés outrepassés, appareils en brique, les arcs à
lambrequins et les arcs lobés sous formes brisées et outrepassées parfois tréflées ou
moulurées.72

71
Maxime RODINSON, « ALMOHADES », Encyclopædia Universalis [en ligne]
72
Rachid Bourouiba, ABD AL-MU’MIN flambeau des Almohades, 2e édition, SNED ,1982. P 100,
102,106.
38
Figure n 15: mosquée de Timnal, Maroc :73

2-8 Les Hafsides (1229-1574 ap-jc) :

Les Hafsides (du Dogme Malikite) dans leur première période de règne qui était marquée
par la prolifération de l’art hispano-maghrébin et par la construction de plusieurs édifices
administratifs et religieux, comme les medersas, les mosquées et les zaouïas.74

Carte n°8: Dynastie Hafside :75

73
Mosquée de Tinmel - UNESCO World Heritage Centre
74
Boussora/Chikh Kenza, op.cit. P 94.
75
Les Hafsides (1228-1574) - Qantara
39
Plans et masses des mosquées sous les Hafsides :

L’art hafside, à l’image du régime politique de la dynastie, fait la synthèse de la tradition


d’Ifriqiya et des apports de l’époque Almohade.
- Les Hafsides furent des bâtisseurs, ils trouvèrent dans les villes de nombreux souvenirs de
l’architecture Aghlabides et Çanhajiennes, en plus des influences orientales qu’elles leur
rappelaient. Ils se soumirent aux leçons des artistes Andalous.
- Les salles de prière dont les nefs sont couvertes par des voûtes d’arêtes.
- La construction en pierre et voutes en berceau sur des colonnes.76

Figure n°16: mosquée de la Qassaba à Tunis :77

2-9 Les Zianides (les Abd-Al-Wadides) (XIIIe au XVIe s) :

Les Abd-al-wadides (sunnisme) gouvernèrent le royaume de Tlemcen d’abord pour le


compte des Almohades puis pour leur propre compte. Ils ont édifié de nombreux monuments,
dans le domaine de l’architecture civile, des constructions militaires. Mais c’est dans le
domaine religieux que les Abd-al-wadides se sont rendus les plus célèbres, ils ont, en outre
doté de minarets un certain nombre de mosquées construites par des dynasties antérieures ; les
grandes mosquées d’Alger, Tlemcen et Nèdroma.78

76
CH-André Julien, Histoire de l’Afrique du nord, Tunisie- Algérie- Maroc, 2 édition, Payot, Paris, 1961.
P 136
77
Site officiel de Ministère de tourisme tunisienne 2013
78
Rachid Bourouiba, l’art religieux musulman en Algérie, op.cit. P 171
40
Carte n°9: Dynastie Zianides.

Plans et masses des mosquées sous les Zianides :

La mosquée Abou Madyane, ou Sidi Belhasan, est érigée en 1296. De petite taille, elle
possède un plan très simple, sans cour, la salle de prière étant réduite à trois nefs
perpendiculaires à la qibla. Le minaret à fut carré rappelle celui de la mosquée d’Agadir, mais
l’élément le plus remarquable est le mihrab, qui porte à lui seul la plus grande partie du décor.
Faisant saillie sur le mur, cet élément porte un décor de stuc couvrant, dont le répertoire est
limité mais le travail très délicat, et donne un effet de dentelle plutôt que de relief. Les
épigraphies cursive et kufique s’y mêlent, au milieu de palmettes et de demi-palmettes. Les
arcs outrepassés à claveaux rayonnants évoquent la grande mosquée de Cordoue, mais la
coupole au-dessus du mirhab impressionne par sa modernité : elle est emplie de muqarnas, un
siècle déjà avant l’Alhambra.

Séparé de cette mosquée par une cour se trouve celle d’Al-Eubad, qui date de 1339 et sert
d’annexe à Abou Madyane et de tombeau. Si la salle de prière, petite et sobre, est bâtie sur un
plan en T classique et surmontée d’une voûte barlongue, le décor de grande qualité surprend :
mosaïque de céramique,
travail de stuc très développé, voûtes de muqarnas, coupole au-dessus du mihrab ajourée.79

79
Rachid Bourouiba, l’art religieux musulman en Algérie, op.cit. P 172,173,174

41
Figure n°17: mosquée Sayiidi Ibrahim , telemcen :80

2-10 les ottomanes (1517-1924 ap-jc ) :

La fondation de la régence d'Alger était directement liée à la mise en place de la province


ottomane (eyalet), du Maghreb au début du XVIe siècle. À l'époque, craignant que leur ville
ne tombent entre les mains des Espagnols, les populations de Béjaia, puis d'Alger ont fait
appel aux frères corsaires Barberousse pour obtenir du soutien.

Arudj et son frère Khayr ad-Din ont pris le contrôle d'Alger, et ont commencé à étendre leur
influence dans les régions environnantes. Le Sultan Sélim Ier a accepté de prendre le contrôle
des régions du Maghreb gouvernée par Khayr ad-din, et d'en faire une province, et d'octroyer
le grade de gouverneur-général (beylerbey) à Khayr ad-din. En outre, le Sultan a envoyé 2
000 janissaires, accompagnés par 4 000 yoldaş dans la nouvelle province ottomane, dont la
capitale était Alger. Ces Turcs, principalement d'Anatolie, s'appelaient entre eux « yoldaş »
(en turc: « camarade ») et appelaient leur fils nés d'unions avec les femmes locales «
Kouloughlis » (en turc : « fils de serviteur »). Cette appellation signifie qu'ils considéraient
leurs enfants comme des serviteurs du Sultan d'Alger. Pour indiquer dans les registres qu'une
certaine personne est un descendant d'un Turc et d'une femme de la région, la note « ibn al-
turki » (en français: fils de turc) été ajoutée a son nom.81

80
Histoire de l'Afrique du Nord, Ch.-André Julien, Publié par Payot, 1966
81
María Antonia Garcés, Cervantes in Algiers: A Captive's Tale, Vanderbilt University Press, 2005, p.
122
42
Carte n°10: Dynastie Ottomane :82

Plans et masses des mosquées sous les Ottomanes :

Le style des mosquées turques se trouve seulement dans les provinces gouvernées par les
Ottomans, comme l’Algérie. Les gouverneurs faisant édifier des mosquées semblables à celles
existantes déjà dans leur pays, et aussi inspiré de l’héritage architectural existant.83

figure n°18: Mosquée Ketchaoua , Alger :84

82
2006 Historiographie algérienne du xviiie siècle : savoir historique et mode de légitimation
politique, in S. Bargaoui et H. Remaoun (éd.
83
Frashëri G. et Dashi S., «Zhvillimi i arkitekturës islamiki Shqiptare të xhamive», in : Monumentet II,
Tirana, 1986, p. 51-76.
84
UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Casbah d'Alger » [archive], sur whc.unesco.org (consulté
le 14 août 2016)
43
CHAPITRE 3 : LA MOSQUEE LE SYMBOLE DE L’ARCHITECTURE ISLAMIQUE
, CARACTERISTIQUES ET ANALYSE DES EXEMPLES .

1-LA MOSQUEE .

Un nouvel édifice devient le symbole de la religion musulmane et de son pouvoir politique


: la mosquée. La mosquée participait dans la structuration de l’espace. A partir de la
mosquée, toute la configuration du tissu urbain et son agencement, prenaient sens et
signification.

En effet, c’est à partir de la mosquée, que toutes les activités de production et de services se
structuraient suivant une hiérarchie spatiale. Les souks et les métiers les plus propres et les
plus nobles occupaient l’entourage immédiat de la grande mosquée, tandis que les activités les
plus salissantes, les plus bruyantes et les malodorantes étaient reléguées à la périphérie.

C’est aussi en proximité étroite de la mosquée que se regroupaient les formes les plus hautes
de l’étude et du savoir en l’occurrence les médersas, les résidences d’étudiants, la grande
bibliothèque et les librairies.

1-1 Le rôle de la mosquée .

La mosquée n’est pas seulement un lieu de culte, c’est aussi un endroit où l’on se trouve et
où l’on s’échange des informations. Il est vital pour les musulmans qui vivent entourés de non
croyants de s’assurer un lieu où rencontrer leur coreligionnaires. Les mosquées jouent
également un important rôle social et politique dans les sociétés musulmanes.

La mosquée centre de vie sociale :

Quand on entre dans la Mosquée, les musulmans sont assis au sol quelque soit leur rang
social, les biens qu'ils possèdent, les diplômes qu'ils ont eus car ils sont tous les mêmes
auprès de Dieu. Dans la Mosquée, on apprend à vivre en Communauté et les rencontres
quotidiennes, cinq fois par jour pour ceux qui le peuvent, permettent aux musulmans de se
fréquenter, d’échanger leurs idées et cela soude les liens de la Communauté. On y apprend

44
également le sens de la concertation.

La mosquée centre d’enseignement :

Il faut faire remonter la tradition d’enseigner dans les mosquées à l’époque du prophète qui,
assis dans son Masjid, enseignait le coran au fur et à mesure qu’il en recevait la révélation et
donnait les règles de conduite.85

La mosquée centre politique :

Le prophète n’était pas seulement l’envoyé de Dieu, il est également le chef temporel d’une
communauté. Ce même caractère qui va se retrouver dans la mosquée qui est autant un centre
religieux, qu’un centre politique. Ainsi le prophète reçoit des délégations à l’intérieur de son
Masjid à Médine, tenir conseil, gouverner comme cela se fait dans un palais royal.

La mosquée siège de tribunal :

Dans sa mosquée à Médine, le prophète rendait la justice, recevant les plaignants,


prononçait
les jugements ou condamnations. Les premiers califes respectent scrupuleusement cette
coutume et il devint courant de considérer la mosquée comme le siège du tribunal de la
communauté. Divers conflits entre croyants, sont réglés à l’amiable avec l’intercession de
l’imam.

La mosquée trésor publique.

La Zakât constitue l’un des cinq piliers du dogme, dès le début de l’islam la mosquée acquis
le caractère d’un hôtel des finances (Bayt mâl el- Muslimin). Elle regroupe les musulmans,
sous sa bannière sont distribués des dons, aux pauvres, aux indigents, qu’elle collecte à cet
effet.86

1-2 Les éléments les plus communs de l’architecture de la mosquée .

85
Lucien Golvin, la mosquée, pub. Institut d'Etudes Supérieures Islamiques d'Alger, 1960.
86
Lucien Golvin, la mosquée, pub. Institut d'Etudes Supérieures Islamiques d'Alger, 1960.
45
Les éléments constants :

-La salle de prière : une des caractéristiques de l’islam qui n’a pas besoin de temples
spéciaux pour exprimer la foi. La prière peut se faire n’importe où selon le prophète, « la
terre entière est un masdjid, une mosquée ». Le prophète n’éprouve le besoin de bâtir que
lorsqu’il se fait exilé à Médine.

-La forme de la salle de prière dépend des styles, peut-être de type hypostyle (soutenue par
des colonnes ou des piliers), plus profonde que large (Médine, Kairouan), soit plus large
que profonde (Espagne, Maroc, Algérie).

-Le mihrab : une niche étroite marqué sur le mur de la Qibla, le quel indiquait, dans son
entier, l’orientation de la prière. Le premier mihrab en islam c’était celui de la mosquée du
prophète à Médine sous le règne d’El Walid ben abd el Malik (88-91 H/ 706-710 ap-jc).

-Le minbar : chaire du haut de laquelle l'Imam s'adresse aux fidèles, est située à la droite
du mihrab, en haut d'une série de marches. Du temps du prophète (QSSSL), le minbar
servait de trône au chef de la communauté, puis il devint chaire à degrés monumentale
d’où le prédicateur fait le sermon du vendredi. La présence du minbar a permis de
distinguer les vastes mosquées du Vendredi (masjîd al-jâmi‘).87

Les éléments récurrents :

- La cour (çahn) : la cour jouait un grand rôle dans la maison du Prophète à Médine,
construction devenue, en fait le premier masdjid. Il était ainsi naturel que l’architecture
religieuse musulmane accordait à la cour (le çahn) une place de première importance,
surtout que L’islam est né dans un climat chaud ou la pluie est très rare, d’où la possibilité
de faire la prière en plein air.

- Le minaret : du haut de laquelle le muezzin (mu'adhin) faisait les cinq appels à la prière
par jour. La mosquée du prophète à Médine était dépourvue de minaret. Bilal faisant
l’appel à la prière (Adhân) du haut du toit d’une maison voisine, puis, ensuite, après la

87
Lucien Golvin, op.cit.
46
prise de la Mecque, du haut de la Kaaba. Fort possible que l’apparition du minaret fut en
(88 H/ 706 ap-jc) lors de la reconstruction de la mosquée de Médine par le Calife
omeyyade Al-Walid.

-La galerie à portique : dans la plupart des cas, la cour fut bordée de galeries couvertes,
ou les fideles pouvaient se mettre à l’ombre et, souvent, Elle fut plantée d’arbres qui
remplissaient le même but.88

La symbolique dans les éléments :

L’architecture religieuse en général ne se départit pas de symboles. A l’instar de cette


architecture, la mosquée est chargée de symboles se référents à l’islam. Ces symboles se
retrouvent au niveau de tous les éléments qui la composent.

. La salle de prière : l’espace hypostyle de la mosquée peut se prêter à une interprétation


métaphysique49. Dans la salle de prière, l’espace apparaît comme un horizon illimité : les
colonnes semblent s’étendre à perte de vue, les rangées des piliers se répéter indéfiniment. Il
en résulte un espace unifié, monotone à certains égards, mais qui apaise et concentre. La
multiplication d’une unité décorative ou architecturale, en l’occurrence la colonne, peut
suggérer la présence multiple de l’Unité divine. Dieu est unique mais partout présent.

-Le mihrab : le mihrab symbole d’une orientation corporelle et spirituelle vers Dieu
(orientation vers la Mecque), image du ciel et de la terre (lie les fidèles venus à la prière dans
la mosquée avec le cosmos), matrice de la lumière divine (coran sourate 24, verset 35),89

vestige de la présence du prophète (se tenant devant les croyants pour la prière ou récitant le
coran) ou porte du paradis (avec son décor de motifs floraux), le mihrab autorise des
interprétations diverses.

-Le minbar : deux motifs principaux éclairent le symbolique du minbar : l’échelle et le


trône. D’abord, le minbar peut évoquer l’échelle de la sagesse qui, symboliquement, relie la
terre et le ciel (cette symbolique est présente dans les récits consacrés à l’Ascension céleste du

88
Rachid Bourouiba, Apports de l’Algérie à l’architecture religieuse Arabo-islamique
89
le saint Coran, transcription en caractère Latins, traduction des sens en Français, éd Dar el ketab el
Aziz, 2011.
47
prophète). Le minbar a également pu être comparé au Trône de Dieu par le verset du Trône
(coran sourate 2, verset 255)* ; Dont le minbar serait comme le reflet d’une hiérarchie des
mondes couronnée par le trône de Dieu et ses différentes marches peuvent symboliser des
degrés de la connaissance et les sphères célestes.

-. La cour : contenant la fontaine en son milieu reprend le symbolisme axial de la


centralité et des quatre directions originelles, et représente également une image du Paradis,
car le Coran parle des jardins de la Béatitude avec quatre fleuves qui s’écoulent dans les
quatre directions.

- Le minaret : dressé comme un gnomon et un repère, le minaret incarne l’appel du ciel


et la présence de l’islam.

-Le minaret ne se réduit pourtant pas à une fonction religieuse et rituelle. Monuments de
prestige, indicateur de la richesse d’une ville, il peut être aussi un repère pour les voyageurs.
Plusieurs auteurs ont prêté au minaret un sens cosmologique et métaphysique. Pour Nader
Ardalan et Laleh Bakhtiar, le minaret évoque le Créateur ou l’Intellect divin d’un point de
vue macrocosmique, et l’Homme d’un point de vue microcosmique.

-Les inscriptions calligraphiées sur les minarets apportent parfois des indications symboliques
plus ou moins riches et évocatrices. A la lumière des versets inscrits sur son fût, le minaret
apparaît comme axe reliant ciel et terre. Au sens astronomique, un pôle, autour duquel tourne
la voûte céleste.

-Le minaret est un centre du monde et un pôle, et donc le signe d’une puissance politique et
d’une domination spirituelle.90

1-3 L’évolution de la forme .

L’homme a donné beaucoup d’importance à la forme et ses proportions, Les traces des
civilisations nous montrent que les mêmes principes de construction sont transmis d'une

90
le saint Coran, transcription en caractère Latins, traduction des sens en Français, éd Dar el ketab el
Aziz, 2011.
48
civilisation à une autre, comme dans l’architecture islamique. 91

le volume :

les édifices islamique et surtout les mosquées se caractérisant dans leur composition
volumétrique par le respect régulateur qui donne une harmonie de ses lignes et un équilibre
92
parfait de ses masses architecturales.

figure n°19 : Mosquée Bleue à Istanbul , Turquie :93

figure n°20 : Mosquée de Kairouan , Tunisie :94

91
Henri Stierlin, L'Architecture islamique, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? »
(no 2745), 1993
92
Roger BASTIEN, Islam art et géométrie, éd. BASTIEN, p. 30
93
SketchUp bibliothèque
94
SketchUp bibliothèque
49
le plan :

le premier et le plus important bâtiment islamique et sans doute la ( maison de la prophète )


situé a Médine , qui met en place le prototype de la mosquée .
- la première période ( étape préclassique ) : sous les omeyyades , l’architecture religieuse et
civile se développe avec la mise en place de nouveaux concept et nouveaux plans , ainsi le
plan arabe , a cour et salle de prière hypostyle , devient véritablement un plan type à partir de
la construction , la grande mosquée des omeyyades et un bâtiment majeur qui servira de
repère au bâtisseurs pour la naissance de plan arabe .

- la deuxième période (étape classique) au (Xe siècle ) avec la dynastie seldjoukide apparait le
plan iranien caractérisé par l’emploi d’iwans , une salle de prière sous coupole et d’un bishtak
.
-la troisième étape (étape classique dernière) : caractérisé par l’utilisation d’un plan arabe

-la quatrième étape ( étape postclassique ) En (XVIe siècle),apparait le plan Moghols en inde ,
influencé par le plan iranien , exemple : la mosquée rose en Inde .
Apparait aussi le plan Ottomans qui est a la fois inspiré du plan de l’église Sain-Sophie que
les musulmans découvrent après la conquête de Constantinople (1453 – ap jc) 95

Tableau n1 : évolution de plan de mosquée par période :


la première période ( étape préclassique ) la deuxième période (étape classique)
Fig n°: Plan de la grande mosquée des Fig n°: Plan de la mosquée de vendredi à
Omeyyades Ispahan

la troisième étape (étape classique dernière) la quatrième étape ( étape postclassique )

95
Roger BASTIEN, Islam art et géométrie, éd. BASTIEN, p. 27
50
Fig n°: Plan la grande mosquée de Kairouan Fig n°: Plan de la mosquée Bleue en Turquie

La façade.

Les plus célèbres édifices de l'Islam ont une entrée qui ne donne aucune idée de leur
ampleur Mais au (Xe siècle), Ils ont commencé à construire des entrées imposantes, décorées
ou Sobres. Les premières sont sans doute inspirées de l'architecture des palais, où il fallait
impressionner les visiteurs dès le premier abord. Les entrées sont généralement des
constructions massives qui dominent la façade et forment souvent un bloc indépendant. Les
portes sont fréquemment en retrait, dans un cadre décoratif et surmontées d'un dais à
stalactites très élaboré.

Sur de nombreuses façades, la grande entrée peut ne pas suffire. Elle est parfois flanquée de
Balcons ouverts et, à partir du (XIVe siècle), des minarets placés dans les angles, à la fois
Comme contreforts et pour donner un accent architectural . En conséquence, à la façade
extérieure répond souvent celle des arcades de la salle de prière ou de la qibla .96

Tableau n 2: Différents types de façade selon les quatre périodes :

la première période ( étape préclassique ) la deuxième période (étape classique)


fig n°: Façade de la grande mosquée de Damas Fig n°: Façade de la mosquée de vendredi à
Ispahan

96
Andrew Petersen, Dictionary of Islamic architecture, éd. Routledge, 1996
51
la troisième étape (étape classique dernière) la quatrième étape ( étape postclassique )
Fig n°: Façade sud de la mosquée de Fig n°: Façade de la mosquée Bleue à
Kairouan Istanbul

La couverture :

Nous rencontrons plusieurs types de couverture utilisés dans l’architecture islamique ; à


savoir :

- Couverture plate : le toit horizontal en bois, En Iran et en lraq qui a été remplacé par une
série de voûtes appuyées sur des groupes de piliers. Dans les mosquées ottomanes le toit
horizontal était remplacé par une série de coupoles, chacune supportée par quatre piliers

Tableau n 3: les types de couverture :


Couverture par coupole Couverture par voute Couverture par tuile

Couverture par coupole Couverture par voute Couverture par tuile


Fig. n°21 : Mosquée bleue a Fig. n°22 : mosquée djadid a Fig. n°23 : mosquée Al-
Istanbul Alger qarawiyin a Fès

- Toiture en tuile : inspirée de la tente de la toile du nomade d’Arabie, des toits soutenus par
des poutres de bois, et cette méthode a trouvé sa continuation directe dans les pays du
Maghreb: Tunisie, Algérie, Maroc et Espagne.97

97
HISTOIRE DE L'ART ET ARCHEOLOGIE DE L'ISLAM, cour univ de paris
52
La structure.

L’architecture religieuse est le témoin de l’architecture islamique, Tous les moyens


techniques, les matériaux de construction ainsi que le savoir-faire de s bâtisseur s ont été mi s
à c contribution pour l’épanouissement nt de ces édifices des tinées à la pratique du culte et
qui représentent la culture du peuple et sa civilisation.

Les éléments de structure de l’architecture islamique :

- Piliers et colonnes : L’Algérie présente une extrême variété de piliers et colonnes qui ornent
ses salles de prière et les galeries qui entourent les cours de ses mosquées. Elle dispose; de
salles de prière bâties uniquement sur piliers, d’autre construites exclusive ment sur colonnes
et enfin celles comportant à la fois des piliers et des colonnes .98

tableau n 4: les types des piliers et les colonnes :

Types de piliers Types de colonnes


-piliers carrées -fût cylindrique, octogonal, pentagonal,
-piliers rectangulaires tronconique
-piliers cruciformes -fût galbé
-piliers en forme de T -fût cannelé
-fût torsadé

Les arcs : L'utilisation de l'arc en architecture commence dès l'antiquité. Les premiers arcs
musulmans apparaissent à la Coupole du Rocher à EL-Qods. Ce sont des arcs de plein cintre
légèrement brisés à la clef.99

98
Roger Garaudy, op.cit. P 51
99
Rachid Bourouiba, Apports de l’Algérie à l’architec ture religieu se Arabo-islamique, office des
publicati ons un iversitaires, Alger, 1986.

53
tableau n 5: les types des arcs : 100

100
Cours Ha L'architecture Islamique 1ère A Lmd Archit Université 8mai45 Guelma
54
2-ANALYSE DES EXEMPLES :

2-1 Exemple 1 : la mosquée el Amir Abdel Kader Constantine


Fig n°24: façade principal de mosquée Amir Abdel Kader :101

2-1-1 Présentation du projet :

Situation: Constantine

• Choix du projet: venu suite à une décision politique


• Date de lancement des travaux : février 1972
• Date d'inau d'inauguration : octobre 1994
• Style architecturale : andalous
• Source d'influence : mosquée de Cordoue
• Architecte concepteur : Ismaël Hussein Mohamed (Egypte)
• Matériaux: béton, pierre taillé
• Superficie : 10200 m²

101
Télévision algérienne , documentaire de mosquée amir abdelkader
55
• Capacité d'accueil : 10000 fidèles 102

2-2-2 Description :

Ce projet s'agit d'un complexe composé de La plus grande mosquée en Algérie qui peut
accueillir 15.000 fidèles en plus à une cour large, comprend également l'Université des
sciences islamiques a négociés sur cette université plusieurs chercheurs évacués tels que
Sheikh Mohammed al-Ghazali et Sheikh Yusuf al-Qaradawi. Il leur a donné des conférences
Aftahalh moderne Dawa islamique Bouti Calcora qui visite régulièrement et Omar Abdul
Kafi et Hijazi et d'autres.103

2-2-3 Aspect urbain :

Situation :

Fig n°25: vue satellite de la ville de Constantine :104

- Ce projet est implanté dans la cité Bellevue. Au Sud-ouest du centre ville de Constantine.
- Elle est limitée Au nord par la cité des combattant.
- Au sud par la cité universitaire Nahasse Nabil .
- A l’est par la cité Filali et la cité Fadhila Sadanne et la rue de Che Guevara .
- A l’ouest par le lycée Ben Badiss.105

Accessibilité de la mosquée :

-La mosquée Emir Abdelkader est constituée sur un terrain vaste ,elle contienne trois entrées
justifiés par le flux

102
Jumia travel,Mosquée Emir Abdel Kader, Constantine, Algérie
103
Jumia travel,Mosquée Emir Abdel Kader, Constantine, Algérie
104
Google maps

56
important de l’environnement immédiat :
1-L’entrée au Nord ouvert vers la cité combattant.
2-L’entrée au Sud ouvert vers la cité universitaire Nahasse Nabil.
3-L’entrée à l’Est vers la cité de Fillali et Fadila Sadann.
- Donc la mosquée Emir Abdelkader occupe un emplacement stratégique dans la citée de
belle vue et accessible de tous les cotée. 106

Fig n°26: les accès principaux de mosquée :107

2-2-4 Aspect architectural :

Composition formelle :

l'ensemble forme est un grand parallélépipède qui est a l'origine le résultat d'addition de deux
partie : la mosquée et l'université islamique.108

Fig n°27: plan de la composition de complexe el Amir Abdel Kader Constantine

106
Télévision algérienne, Mosquée Émir Abdelkader de Constantine, un joyau architectural de
l'antique Cirta
107
Google earth
108
Télévision algérienne, Mosquée Émir Abdelkader de Constantine, un joyau architectural de
l'antique Cirta
57
analyse des plans :

plan de masse :
Le plan de masse se compose de 03 zones:

-Espace sacré :comtien la mosquée


-L’université islamique
-Esplanade

Fig n°28: vue aérienne de complexe de Amir Abdel Kader :109

Au niveau de sous-sol :
-se trouve les magasins avec une série des arcades .
Fig n°29: les arcades complexe de Amir Abdel Kader :110

-Vue de nord une vaste esplanade accueilles les visiteurs .

109
Télévision algérienne
110
Ahmed Rouadjia, Aux origines de la mosquée Émir Abdelkader
58
-Les parkings sont situées dans les côtés Est et Ouest de l’esplanade.
- Espace d’eau en plein air qui assure la pureté avant l’entrée à la mosquée.111

La Composition spatiale :

Fig n°30: plan 1er etage de complexe de mosqué Amir AbdelKader :

Fig n°31: plan RDC de complexe de Amir Abdel Kader :112

111
Télévision algérienne
112
Jazairess,mosqueé amir abdelkader
59
Fig n°32: Niveau sous sol de complexe de Amir Abdel Kader :113

L’ensemble est constituée de deux partie :

-une première partie qui abrite l’espace majeur ( la salle de prière ) -une 2eme (qui est
a l’origine une annexe a l’université islamique de Constantine ) qui se développe en
trois niveaux :

le premier comporte une salle de conférence ainsi qu’un siège administrative le 2eme
comporte la salle de prière pour femmes qui s’organise autour du patio et le 3eme
regroupe les espace
d'enseignement ( classes , amphi ).114

Organigramme fonctionnel de complexe de Amir Abdel Kader :

113
Jazairess,mosqueé amir abdelkader
114
Thecasbahpost, une mosquée a Constantine
60
les façades :

Les façades présentent une allure générale harmonieuse parce qu’elles renferment
des éléments architectoniques (arcades, colonnes, chapiteaux, portes, fenêtres, etc.)
répartis d’une manière rythmique et symétrique d’autre part le traitement de ces
surfaces avec la moucharabiehs a permis d’avoir un ensemble harmonieux.115

Fig n°33: façade nord de complexe de Amir Abdel Kader :116

Fig n°: façade sud de complexe de Amir Abdel Kader 117

Fig n°34: Façades, ouest et est de complexe de Amir Abdel Kader

115
Télévision algérienne
116
Google images
117
Jazairess,mosqueé amir abdelkader
61
-La mosquée comporte deux minarets de section carrée, élancés se terminant par une
forme de cône. Ils sont situés aux deux angles Sud de la mosquée. Le minaret est
composé de trois niveaux, avec une hauteur de 110m.

-Existence d’un rythme des l’arcades sculptées.118

Fig n°35: Façade nord de complexe de Amir Abdel Kader :119

-L’utilisation du moucharabiehs pour diminuer le taux de pénétration de la lumière.

Fig n°36: Façade ouest de complexe de Amir Abdel Kader :120

2-2 Exemple n 02 : la grande mosquée d’Alger :

118
Thecasbahpost, une mosquée a Constantine
119
Google images
120
Constantine hier et ajour duit , mosué amir abdelkader
62
Figure n 37 : grande mosquée d'Alger :121

Présentation du projet :

- Situation :Alger Algérie.


- Construction (Architect): China State Construction Engineering (CSCEC),KSP.
Jürgen Engel Architekten (de),Krebs and Kiefer,Dessau,Socotec.EGIS.
- Maître de l’ouvrage :Agence Nationale de Réalisation et de Gestion de DjamaâEl
Djazaïr (ANARGEMA).
- Réalisation : début de travaux aout 2012.
- Surface brute de planchers: 373.550 m².
- Surface de terrain : 275.000 m².122

Description :

- Il s’agit d’un projet de la plus grande mosquée d'Afrique et de la troisième plus


grande
mosquée du monde L'édifice est basé sur cinq (5) branches structurelles élancées vers
le ciel, symbolisant les cinq piliers de l'Islam, à savoir : la chahada, la zakat, la prière,

121
Algérie : la grande mosquée d’Alger, les raisons de la colère [archive], jeuneafrique.com, 22 août
2012
122
Algérie : la grande mosquée d’Alger, les raisons de la colère [archive], jeuneafrique.com, 22 août
2012
63
le jeûne et le pèlerinage.
- Le projet comprend 12 bâtiments indépendants disposés sur un terrain d'environ 20
hectares avec une surface brute de plus de 400 000 m².

Aspect urbain :

Situation :

Djamaâ el Djazaïr est situé à 10 kilomètres à l'est d'Alger et à 1 kilomètre de la Mer


Méditerranée. Il est localisé dans la commune de Mohammadia dans la Mitidja de la
basse
Kabylie.

Figure n 38 : situation de la mosquée par rapporte à l'Algérie / Alger

Figure n39 : situation de la grande mosquée d'Alger :123

123
Google earth
64
Aspect architectural :

Analyse des plans :

l’édifice est composée : d’une salle de prière ,des salles d’ablutions, d'un minaret de
270 mètres de hauteur Coupole , Maison du Coran, Centre culturel ;Bibliothèque
Institut islamique ,Musée ,Bâtiments administratifs, Esplanade ,Jardins, Hôtel,
Amphithéâtre, Salles de séminaires, Espaces scientifiques ,Centre commercial
,Restaurants, et Parc de loisirs.

Figure n 40: plan de masse de la grande mosquée d'Alger :124

Minaret :

Cette mosquée est dotée d'un minaret de 270 mètres de hauteur .C'est une tour
dynamique ouverte au public qui se distingue par sa hauteur et qui abrite dans ses
différents niveaux un espace d’accueil pouvant aussi recevoir des expositions, un
musée d’art et d’histoire de l’islam à travers les 15 siècles, répartis sur 15 niveaux, un
centre de recherche de l’histoire de l’Algérie, une plateforme d’observation de la baie
d’Alger et ses environs ainsi qu'uncommerce de première nécessité et un restaurant.125

124
« Algérie : les chinois révèlent le coût de la grande mosquée d'Alger » [archive], sur Observ'Algérie,
29 avril 2019 (consulté le 29 avril 2019)
125
Télévision algérienne , documentaire sur le grand mosquée d’Alger
65
Figure n 41: schéma explicatif de la grande mosquée d'Alger :126

Le programme :

→ Salle de prière Homme.

→ Esplanade.

→ Une galerie pour les femmes.

→ Un Centre de congrès.

→ (1500participants.

→ Un centre de.

→ recherche/administration.

→ Un école coranique.

→ Centre culturel(bibliothèque ; salle

→ multimédia, une vidéo,

→ cinémathèque).

→ Un musée.

→ Des magasins.

→ Un restaurant.

→ Un bureau d'observation.

→ Un bureau d‟Imam.

126
« Building the world's tallest minaret » [archive], sur bbc.com, 27 janvier 2015 (consulté le 16
février 2016)
66
→ Vestiaires et espace d'ablution.

→ Parkings pour 6000 véhicules .127

Figure n 42: plan de RDC de la grande mosquée d'Alger :128

Les organigrammes :

spatial :

127
Télévision algérienne , documentaire sur le grand mosquée d’Alger
128
« Algérie : les chinois révèlent le coût de la grande mosquée d'Alger » [archive], sur Observ'Algérie,
29 avril 2019 (consulté le 29 avril 2019)
67
Figure n43 :Façade de masse de la grande mosquée d'Alger :129

2-3 Exemple n 03 : la grande mosquée de Marseille

Figure n 44 : la grande mosquée de Marseille :130

Présentation du projet :

-Situation : Marseille France

- Construction (Architect): Bureau Architecture Méditerrané: Thierry Chambon,

129
« Algérie : les chinois révèlent le coût de la grande mosquée d'Alger » [archive], sur Observ'Algérie,
29 avril 2019 (consulté le 29 avril 2019)
130
Le permis de construire de la mosquée de Marseille validé, Le Monde.fr, 19 juin 2012.
68
Maxime Repaux et Frédéric Roustan
- Réalisation : 2013
- Style dominant : Méditerranéen
- Superficie : 8 600 m2
-Capacité : 7 000 places131

Description :

Cette mosquée est un projet conçue pour être la plus grande mosquée de France
qu’elle est
non seulement une mosquée mais aussi un centre culturel avec une école théologique,
bibliothèque… il est construit sur une surface de 8 600 m2 de terrain pour accueillir
7000
fidèles.

Aspect urbain :

Situation : le projet est situé dans le 15e arrondissement de la ville de Marseille dans
la région de Provence-Alpes-Côte d'Azur en France.132

Figure n 45 : Situation de la mosquée de Marseille :133

131
La Grande Mosquée de Marseille, un projet encore à l’état de songe, Liberation.fr, 17 mars 2015
132
La Grande Mosquée de Marseille, un projet encore à l’état de songe, Liberation.fr, 17 mars 2015
133
Le permis de construire de la mosquée de Marseille validé, Le Monde.fr, 19 juin 2012.
69
Aspect architectural :

les plans :

Figure n 46: plan de RDC :

Figure n 47 : plan d’étage :

Programme :

-Salle de prière de 3 500 m2 d'une capacité de 7 000 fidèles.


- 450 places de parking.
- Minaret de 25 mètres de haut.
- Une bibliothèque.
- Une librairie.
- Un restaurant-salon de thé.
- Une école théologique.

70
- Administration.134

Analyse des façades :

Les façades du bâtiment sont en béton de couleur blanc symbole de la paix, la salle de prière
est de forme carrée surmonté d’une coupole en verre aussi on remarque l’utilisation du
moucharabié dans sa façade. Les toitures sont des toitures traditionnelles inclinées en tuile
rouge.135

Figure n48: façade principale :136

134
La Grande Mosquée de Marseille, un projet encore à l’état de songe, Liberation.fr, 17 mars 2015
135
Nouveau revers pour la grande mosquée de Marseille, Le Figaro.fr, 27 octobre 2011.
136
La Grande Mosquée de Marseille, un projet encore à l’état de songe, Liberation.fr, 17 mars 2015
71
Figure n 49: façade postérieur :

Figure n50: façade latérale :

Figure n51: façade latérale :

2-4 Exemple n 04: complexe de sidi Boumediene à Tlemcen:

Figure n 52: complexe de sidi Boumediene à Tlemcen :137

137
Cartes des patrimoine culturel algérien
72
Présentation du projet :

- Situation : Tlemcen Algérie


- Construction : construit par le sultan mérinide ‘Abou l'Hassan Ali’
- Réalisation : 1339
- Surface totale : 1247.2 m²

Description :

Il s’agit d'un complexe qui comprend une mosquée une médersa, un petit palais
(Dar
es Sultân), une zaouia (aujourd'hui demeure d'el Oukil), un mausolée, un hammam et
des latrines.138

Aspect urbain :

Situation :

Le complexe de sidi Boumediene est située Au sud-est de la ville de Tlemcen en


Algérie, adossé à une colline, se trouve le quartier d’El Eubbad.139

138
Georges Marçais, Les villes d'art célèbres. Tlemcen, éd. du Tell, Blida, 2003
139
Georges Marçais, Les villes d'art célèbres. Tlemcen, éd. du Tell, Blida, 2003
73
Figure n 53 : plan de situation de sidi Boumediene par rapport à Tlemcen :140

Figure n 54 : complexe de sanctuaire de sidi Boumediene :

Aspect architectural :

Analyse des plans :

140
Google earth
74
Figure n55 : plan de complexe de sidi Boumediene :141

-La mosquée a été édifiée selon un plan rectangulaire de 30 x 18 m. parfaitement


symétrique, plus profond que large.

-La madrasa s'organise autour d'une cour carrée entourée de galeries. La plus grande

141
Georges Marçais, Les villes d'art célèbres. Tlemcen, éd. du Tell, Blida, 2003
75
pièce sert de salle de prière et de classe.142

Programme :

La mosquée .
La médersa .
Latrine publique.
Le hammam.
Le mausolée.
Zawiya .
Le palais .143

Tableau N6 : les matériaux; les éléments architecturales et architectoniques


composants le complexe :

Les matériaux Les éléments architecturaux Les éléments architectoniques


-Pavement de mosaïque -La stabilité de l'édifice -Des pavement de
de faïence est assurée par des murs mosaïque de faïence
- La construction fais porteurs en berceau a décors
intervenir a la fois le pisé - portique avec des arcs géométrique dans le
et les assise de brique en pleins cintre avec grand patio
- Arabesques de plâtres des piliers carré
sur des voutes en
berceau

142
livre Algérie et son patrimoine page 108
143
livre Algérie et son patrimoine page 108
76
2-5 Comparaison des exemple

Tableau N7 : Tableau comparatif des exemples :

Exemple Le complexe La grande la grande complexe de Synthèse des


islamique de mosquée mosquée a Sidi Programmes
Constantine d’Alger Marseille Boumediene
Algérie ALGERIE France Tlemcen
Illustration

Date de 1994 2012-2016 2013 1339 une variété de


réalisation/ Ismaël Hussein KSP Engel und Bureau par le sultan construction : des
architecte Mohamed Zimmermann Architecture mérinide exemples anciens
(Egypte Frankfurt am Méditerrané: ‘Abou (1339) et des
Main Thierry l'Hassan Ali’ Exemples
Chambon, nouvelles
Echelle National National Internationale Local varie
d’appartenance selon les
exemples
(local, régionale,
nationale et
internationale)
Capacité 10000 fidèles 120 000 fideles 7 000 fideles 635 fideles La capacité varie
d’accueil Superficie totale Surface total : Superficie totale Surface De 600 à 120 00
: 10200 m² 373.550 m² : 8 600 m2 totale:1247.2 personnes

Programme *salle de prière *Salle de prière *Salle de prière *Mausolée *Espace cultuelle
H* .H de 3 500 m2 *medersa -Salle de prière H
salle de prière F *Esplanade d'une capacité de *mosquée -Salle de prière F
*Sanit + *Une galerie 7 000 fidèles *maison -Minaret de -
Ablution pour les femmes *450 places de d’eloukil Ablution H
*université *Un Centre de parking *palais -Ablution F
*cour ext congrès *Minaret de -Hammam H
*esplanade (1500participants 25 mètres de -Hammam F
*parking *Un centre de haut *Espace culturel
latrine public recherche/admini * Une -pôle
*des salles stration bibliothèque d’informatique
d’ablutions *Un école *Une librairie -Centre
*un minaret, coranique *Un restaurantsalon d’information
*Maison du *Centre de thé Islamique
Coran culturel(bibliothè *Une école -Un hall
*Centre culturel que ; théologique. d’exposition
*Bibliothèque *salle *Administration -amphithéâtres
*Institut multimédia, (une -bibliothèque
islamique vidéo, -musée
*Musée cinémathèque) -cafeteria +
*Bâtiments *Un musée restaurant
administratifs, *Des magasins *Espace
*Esplanade *Un restaurant pédagogique
*Hôtel *Un bureau -Institut
*Amphithéâtre, d'observation coranique
*Salles de *Un bureau -Institut de
séminaires, d‟Imam -salles de cours
*Espaces *Vestiaires et -Administration
scientifiques espace d'ablution *Hébergement
*Centre *Parkings pour *Locaux

77
commercial 6000 véhicules Techniques
*Restaurants *Espaces
*Parc de loisirs Extérieurs
Analyse La gabarie des
des Plans exemples varie
entre RDC et R+1
avec des sous-sol
dans quelques
exemples.

Analyse l'utilisation du le minaret c’est Les façades en *Des *façade


des moucharabié l’élément le plus béton de couleur pavement de symbolique
façades *des éléments visible dans la blanc symbole de mosaïque de *utilisation des
architectoniques façade elle est en la paix, faïence a moucharabiés
(arc colonne béton immense l’utilisation du décors
chapiteaux portes de 270 m de haut moucharabié Les *Utilisation
fenêtres etc... ) toitures sont des des voutes
toitures en berceau
traditionnelles en plâtre
inclinées en tuile *Utilisation
rouge. des arcs
Analyse *l'ensemble *L'architecture d *la salle de *L’ensemble
du forme est un e la mosquée est prière est de se compose
volume grand de géométrie forme carrée d’adition de
parallélépipède carrée reliant orienté au qibla parallélépipè
qui est à l’ la modernité et sarmenté par une de entouré le
origine le résultat le traditionnel coupole en verre volume de la
d'addition de Elle évoque le elle ouverte sur mosquée qui
deux partie : la type le plus un patio pour est orienté
mosquée ancien des crée une pièce de vers el kibla
et l'université mosquées, transition et de la
islamique la mosquée à col respiration entre
onnades qui les espaces et le
s'ouvrent vers le hall de prière.
haut comme une
fleur tout en
offrant un espace
pour des conduits
techniques.

78
DEUXIEME PARTIE :APPROCHE
OPERATIONNEL

79
CHAPITRE 1 : LE DIAGNOSTIC TERETORIAL, LE SCENARIO, LE
PROGRAMME D’ACTION.

-INTRODUCTION :

Diagnostic est un terme emprunté à la science médicale, où il désigne les analyses et


les raisonnements visant à identifier les causes de la maladie d’un corps, à partir des
symptômes observés. Effectuer un diagnostic sur un territoire, présuppose ainsi une
analogie entre ce dernier et un corps malade, chose qui pourrait apparaître bien
étrange et qui n’a pas toujours caractérisée les démarches d’urbanisme et
d’aménagement urbain. On ne cofondera ainsi pas le diagnostic territorial, dans sa
conception actuelle, avec les études préalables qui ont toujours fondé les documents et
les projets d’aménagement. Les démarches d’aménagement des Trente Glorieuses
prévoyaient ainsi classiquement une analyse des besoins du territoire, en vue de son
développement futur (économique, démographique, urbanistique) pour pouvoir
justifier des choix d’aménagement retenues (création d’un équipement, calibration
d’un réseau, 144
urbanisation d’espace agricoles, etc.). Mais cette démarche de prévision des besoins
n’intégrait pas nécessairement l’analogie d’un territoire avec un corps malade à
ausculter. Par ailleurs, la période était caractérisée (au moins en France) par une
vision très centraliste de l’aménagement urbain et (cela de façon plus générale en
France comme ailleurs) par la croyance dans des schémas universels de
développement urbains applicables partout.145

-OBJECTIFS DU DIAGNOSTIC :

- mobiliser les parties prenantes en identifiant les principaux acteurs .


- connaître l’état des différentes composantes de l’identité islamique de la ville de
Guelma.
- d’identifier les potentialités du territoire, les facteurs d’évolution et les enjeux
locaux des lieux de cultes de la ville.

1- LE DIAGNOSTIC DES LIEUX DE CULTES DE LA VILLE DE GUELMA .

145
Angeon V. et Lardon S., 2003, Dessiner et comprendre le territoire
80
1-1 situation De Guelma :

Guelma se situé géométriquement au Nord-Est de l’Algérie, entre la 39e et la 80e


parallèle, de latitude Nord à 60 Km au sud de la Méditerranée à 110 Km à l’Est de
Constantine et à 150 Km à l’Ouest de la frontière tunisienne.

Elle occupe une position géographique stratégique, en sa qualité de carrefour dans la


région nord-est de l’Algérie, reliant le littoral des Wilaya de Annaba, El Taraf et
Skikda, aux régions intérieures telles que les Wilaya de Constantine, Oum El Bouagui
et Souk-Ahras.146

Figure n 56 : situation de la wilaya de Guelma :147

I.2 La situation géographique de la commune de Guelma

Localement la commune de Guelma profite d’une position géométrique centrale par


rapport à ses plus importants centres (Oued Zenati et Bouchegouf), elle s’entend sur
une superficie de 44 Km2 entre les berges d’Oued Seybouse au nord et le mont de la

146
Le site officiel de l'ES Guelma : Histoire du club
147
Google earth
81
Mahouna au sud.148

Administrativement la commune de Guelma est limitée : - AU nord par les


communes d’El Fedjoudj et Héliopolis - Au sud par la commune de Bendjerrah - A
l’est par la commune de Belkheir - A l’ouest par la commune de Medjez-Amar Elle a
été érigée en commune mixte en 1854, puis en chef-lieu d’arrondissement (Daïra) en
1858, avant d’être promue chef de wilaya en 1974.

carte n 11 : carte de la wilaya de Guelma

1-2 Localisation des mosquées dans la ville :

carte n 12 : emplacements des mosquée de Guelma :

-On retrouve dans la ville de Guelma environ 18 mosquées, ces équipements se


148
Le site officiel de l'ES Guelma : Histoire du club
82
concentrent particulièrement dans certains secteurs comme le centre-ville, les
quartiers avec une forte densité de population .

1-3 Localisation des écoles coraniques dans la ville :

carte n 13 : emplacements des écoles coraniques de Guelma :

-On retrouve Just 5 écoles coraniques dans la ville de Guelma (nombre insuffisant).

1-4 Donnés statistiques :

Tableau N 8 : Tableau Donnés statistiques des mosquée et les écoles coranique de


Guelma :
N Mosqueé Type Surface total Surface batis Capacité totale
d'absorption
1 Abdelhamid Ibn National 2 604,00 1 650,07 2 630
Badis
2 Arabi al-Tbsi local 487,00 447,00 965

3 Al-atik local

4 Al Qouds Local 4 121,00 2 379,60 3 032

5 Imam malek Local 3 633,00 1 660,91 1 030

6 Al israa Local 1 879,00 1 155,89 1 203

83
7 Okba ibn local 2 140,00 1 295,00 1 500
Nafa2
8 Abdullah bin Masood
National 7 058,00 2 122,43 3 212

9 ghar hira local 3 934,00 1 600,00 2 025

10 alshahda local 1 774,00 788,24 600

11 Bilal bin Rabah local 2 963,37 1 508,00 2 686

12 al'iiman local 3 333,00 1 840,25 3 000

13 altawba local 970,00 818,15 1 347

14 Abu Bakr al-Siddiq


local 3 616,00 646,38 815

15 Al nour local 9 470,00 1 576,96 1 282

16 Al houda local 1 723,00 471,58 570

17 Moussa ibn noussair


local 5 183,00 1 758,58 2 338

18 Hamza ibn abdel local 600


moutalib

-la majorité des mosquées de la ville de Guelma sont des mosquées locaux , la
Capacité totale d'absorption de 28 835 est insuffisante par rapport à la population de
Guelma ( 170 000 ) ( une place pour 6 habitants

1-5 Etat des bâtiments :

Figure 58 : mosquée al iman 149


Figure n59 : mosquée mosquée bial150

149
Photographié par étudiant
150
Photographié par étudiant
84
151
Figure n 60 : mosquée al chouhada Figure n 61: mosquée ibn noussair152

-la plupart des mosquées de la ville d Guelma sont Incomplète nouveaux bâtiments
construit par les dons des gens avec une pauvre qualité architecturel et urbanistique.

1-6 synthèse de diagnostic des lieux de cultes de la ville de Guelma :

Tableau N9 : Tableau AFOM :


Atouts Faiblesses
situation *Distribution chaotique des mosquées
dans la ville
*la majorité des mosquées sont pas
visible
Classification et * nombre des mosquées *manque des mosquées a grand
Donnés statistiques locaux suffisants échelle
*capacité d’absorbation insuffisante
*la mono-fonction des mosquées
*financement faible
*manque des écoles coraniques
Etat des bâtiments *Des bâtiments nouveaux *pauvre qualité paysagère
et architectural
*manque de l’identité islamique
*les mosquées pas bien équipé
*manque des espaces liés a mosquées
Opportunités Menaces
Situation Utilisé les mosquées comme -Perte d’ordre dans les points avec
des points de repères et des Centres des grandes agglomérations
de rassemblement contribuent
a développé les activités commercial
et culturel locaux
Classifications -L’utilisation de les nombreuses -sortir du contexte et profité
Dnnés statistiques mosquée locaux comme des la situation pour réaliser des
Centres de sensibilisation et de autres buts

151
Photographié par étudiant
152
Photographié par étudiant
85
promotion de la société

les objectifs : les enjeux :

- renforcer l’dentier islamique de la ville de - créer des espaces pour accueillir les activités
Guelma religieuses islamique

- l’enrichissement de la culture dans la ville et -créer un lien entre la fonction religieuse avec
renforcer l'échange socio-culturel les fonctions de l’enseignement , la culture
, commerce
- Améliorer le paysage urbain de la ville et le tourisme

- renforcer l’attractivité des sites religieuses - compter sur la volonté de la société pour la
de la ville promotion des activités religieuses

- utiliser la notion de développement


durable pour
renforcer les lieux religieuses

Etat des bâtiments Profité l’état incomplète de plusieurs


mosquées pour faire des modifications
dans la décoration et l’aménagement
extérieur

Tableau N 10 : Tableau des objectifs et des enjeux

2- DIAGNOSTIC DE POS SUD :

-Après le développement démographique et la croissance des bidonvilles au niveau


de la wilaya l’état décide de créer une extasions au bord de la wilaya prés au cité de
oued lamaiz laquelle notre cite .
-Il était fondée en 2006 et occupée en 2012 .

2-1 situation :
-Le territoire du Plan d’Occupation des Sols (POS Sud selon les termes de la révision
du PDAU en cours) se situe aux limites Sud de la ville et de la commune de Guelma .
carte n 14 : situation de pos sud :

86
-la situation non-stratégique de site ( loin de centre-ville et quartiers importantes ,
loin des entrés de la ville ) a causé sa isolements et a limité sa importance dans la
ville.

2-2 Environnement immédiat :

carte n 15 : carte d’environnement de pos sud :

La zone d’ étude se limite comme suit :


- au nord par cité oued lamaiz et 1000 lots
-au sud par son extension
-à l’est par les limites agricoles
-à l’ouest par pôle universitaire

2-3 Accessibilité :

carte n16 : carte d’ Accessibilité de pos sud :

87
- l’Accessibilité au site se fait par 3 grandes accès Et 3 accès secondaire.
- le manque des accès vers le site a aggravé son isolement par rapport à ses quartiers
voisins.

2-4 Les voiries :

carte n 17: carte des voiries de pos sud :

-notre zone d’étude est hiérarchisé de la manière suivante :


Premier axe ;orienté nord/sud qu’il vient a partir une prolongement ou une glissement
du voirie a partie du quartier nord ‘oued lemaiz’
Deuxième axe : un axe majeur Est/Ouest « axe d’équilibre » , cette axe A la vertu de
relier les zones est et ouest au centre .

- la régularité de tracé et la hiérarchisation de voirie facilite le déplacements dans le


quartier et donne un sentiment de discipline mais la discontinuité de des axes majeurs
réduite sa fonctionnalités.

88
2-5 Trame Bâti, typologie d’habitat :

carte n 18 : carte de typologie d’habitat de pos sud :

-la programmation hâte et irrationnel dès habitas collectifs Sous la pression de la crise
du logement a causé la déséquilibration du quartier et la perdre de la qualité paysager
en raison de l’utilisation d’un seule type de bâtiments ( un sentiment de répétition et
de monotonie ).

2-6 Trame bâtis, les équipements :

carte n 19 : carte des équipements de pos sud :

-il y a une diversité dans les types d’équipements existants mais la distribution non
organisé des équipements Affecte leur fonctionnalités .

89
-à cause de la mauvaise programmation des équipements le site souffre un manque
des équipements culturels, commerciaux et de loisirs Alors que nous notons
l'exagération dans le nombre des équipements scolaires.

2-7 les espaces publics:

carte n 20 : carte des espaces publics de pos sud :

- manque d’espaces public à cause de l’aménagements chaotique et la non


considération de l'importance d'espaces publics dans Amélioration de qualités de vie
dans le quartier , La grave pénurie d’espaces publics affirme la faiblesse des études
liées à le pos sud.

2-8 synthèse de diagnostic de POS sud de la ville de Guelma :

Tableau N 11 : Tableau AFOM :

Atouts Faiblesses
Situation Site calme, qualité -Loin de centre-ville
paysagère naturel -site isolé par rapport à l’environnement
immédiats

Environnements immédiat -Absence des sites voisins importants


- manque de sécurité
Accessibilité -Faible accessibilité
-entrés de site non aménagé
Voiries -présence de 2 axes - La non continuité des axes majeurs
majeurs - la dégradation des plusieurs voiries
- hiérarchisations de -manque des voiries piétons
trame
viaire
-tracés régulier
Trame bâtis -places de parkings et -L’absence d’un centre d’attractivité
suffisants -manque des activités commerciales
-nombreuse équipements -manque des équipements culturels

90
scolaires -mauvaise qualité paysagère et architectural
-équipements de santé des bâtiments
suffisants -règles d’urbanisme non respectés
-le mauvaise emplacements de habitas collectifs
-pieds d’immeuble non aménagé
Les espaces publics -Manque des espaces public

carte n21 : Carte de scenario :

3- SITE D’INTERVENTION:

-Critères du choix du site

-un nouveau quartier qui besoin d’une attractivité culturel


-Surface foncière importante.
-la situation de site dans un axe important dans la nouvelle ville.

91
3-1-Situation :

Le terrain se situe au sud de la ville de Guelma exactement à le pos sud; il se trouve


dans un axe major de la nouvelle ville entouré par un tissu urbain des habitas
collectifs.

carte n22 : carte de situation de terrain :

3-2-Analyse typo morphologique:

-Forme et Accessibilité :

92
Notre terrain a un forme carré et accessible de tous les côtés :
-au sud avec un l’axe principal de la nouvelle ville.
-au nord , au est et ouest par des voiries secondaires.

carte n 23 : carte d’accessibilité de terrain :

Equipements :

Présence des activités commerciaux a proximité de notre site dans les RDC des
bâtiments
collectifs

carte n 24 : carte des équipements de terrain :

-Gabarit et architecture environnante :

-On remarque que les équipements à proximité de nos terrains présents un seul type
de bâtiments qui est des habitats collectifs ou les gabarit varie entre R+4 et R+5 en
maximum avec une faible qualité architectural

93
carte n 25: carte de gabarit

Topographie de terrain :

on récence des pentes espacées pouvant aller jusqu’à 18 %, pente moyenne 3.9 %

carte n 26 : coupe topographique de terrain :

Figure n62 : coupe topographique de terrain

94
Conclusion :

Cette analyse urbain et plus précisément au site d’intervention nous a permis de tracé les
grandes lignes de départ Pour la construction d’un projet urbain et son impact sur
l’environnement en matière urbaine spatiales et théoriques ; au-delà l’impact de lieu de
projection sur les liaisons culturels et sociaux.

Cette analyse donc nous tenant compte aux contraintes de départ nécessaires à suivre afin
d’arriver à l’objectif recherché.

CHAPITRE 3 : PROGRAMMATION ET PROJECTION DU COMPLEXE


ISLAMIQUE.

1-PROGRAMMATION :

- Pour définir le programme il faut répondre a ces questions :


Quoi ? La réalisation d’un complexe islamique en intégrant des nouvelles techniques.
Pour qui ? : Ce complexe sera destiné aux différents utilisateurs et usagers de différentes
catégories d’âge.153

Figure n : schéma explicatif des utilisateurs el les usager de complexe islamique :

1-1 Programme de base :

Le programme du complexe est établi selon la synthèse du programme des différents


exemples de l’analyse thématique. Il est basé sur deux grandes fonctions : le culte et le

95
savoir en plus des fonctions secondaires additionnelles. Notre le but est de créer un espace
multiple destiné aux différentes catégories de personnes.154

tableau n 12 : programme de base


Fonction Sous fonction Espace Illustration

Accueil Réception
Hall de réception
Orientation

Cultuel Mosquée La salle de prière homme


Rangement de chaussure
Salle d'ablution
Sanitaire
Salle de prière femme
Rangement de chaussure
Salle d'ablution
Sanitaire
Pavillon
Funéraire Pavillon funéraire

Minaret Minaret

154
Cour urbanisme , univ paris
96
97
1-2 Programme spécifique :

tableau 13 : Programme spécifique

Fonction Sous fonction Espace Sm² S.T m²

Cultuel Mosquée Salle de prière hommes 2040 3800

Rangement de chaussure hommes 50


Salle de prière femmes principale 800

Rangement de chaussure femmes 15


Saint Homme 120
sanit femmes 30
Salle d’ablution Homme 450
Salle d'ablution Femme 127

Salle d'ablution funéraire 35


Salle pour déposer le cadavre 15
Minaret 40

lavage 70
séchoir 40
b,imâm 18

séjour 30
Maison imam cuisine 12
chambre 8
sanitaire

Savoir Institue islamiqueSection des bases de la Religion 50*4 2925


(madrasa)
Section des lois islamiques et 50*4
Économique
50*4
Section de littérature et la civilisation
islamique

Amphithéâtre 270 *2
salle de répétition 145
salle de conférences 270
salle des enseignants 50
depot 100

Bibliothèque Rangement + dépôt 200


Salle de lecture 280
salle informatique 140

École coranique 50*4


pour les enfants

98
culturel Musée exposition 250 435
Espace de fabrication 45
Dépôt 60
Un espace d'achat vente 80

RestaurationRestaurant Salle à manger 250 720


Cuisine 120
Dépôt 50
chambre froid 30
sanitaire 20

Cafeteria espace de clients 150


préparation 80
dépôt 20

Hébergement
Hébergement Chambres triple hommes 20*45 2000
chambres triple femmes 10*45
sanitaires h + douche 50 *2
sanitaire f + douche 20

salle a manger 200


Restauration cuisine + chambre froid 100
dépôt 35

Commerce Boutiques 60*10 770


Pharmacie herboriste 50
Photocopie 50
Vente vêtements traditionnels 70

Administration Bureau de directeur 25 225


Bureau de secrétaire 15
Bureau de comptable 25
Bureau de gestion 30
personnel 25
archive 25

La salle de réunion 60
Saint 20

Annexes Espaces de lavages 60 140


séchoir 40
climatisation 20
chaufferie 20

Parking 890 places

1-3 Organigramme fonctionnel :

99
100
101
102
1-4 Organigramme spatial :

103
104
2-GENESE DE PROJET :

2-1 Principe d’organisation urbain :

105
Après la recherche effectuée sur les principes d'organisation de la ville arabo musulman
en générale et particulièrement la ville de Tlemcen , ce complexe -ci va vers le respect du
principe radioconcentrique d’une ville arabe. Qui est caractérisé par :

Un noyau central comme élément structurant la ville tel que (les palais les mosquées et les
placettes)
Des éléments primaires tout autour (tels que les medersas, les souks ) et finalement les
espaces résidentiel .....

Les actions :

-Créer un espace central qui structure l’ensemble du projet.


-Avoir un accès bien défini à toutes les unités.
- Avoir des éléments représentatifs à partir de toutes les percées
visuelles.

Figure n 63 : schéma d’organisation spatial de projet :

2-2 zoning :

-Positionnement de la mosquée :
106
- Le mosquée doit orienter vers la Qibla.
- l’entrée principale en face de la boulevard de nouvelle ville.

Figure n64 : schéma de Positionnement de la mosquée :

-Positionnement des équipements :

Le restaurant : comme équipement de loisirs placé dans un carrefour important .

l’institut + musé + administrions : l’équipement le plus important placé en face de mosquée


et au centre de la complexe islamique .

Hébergement : placé dans un coté du calme afin de garantie le confort aux habitants.

Figure n 65 : schéma de Positionnement des équipements :

107
-Positionnement de minaret :

Le minaret et positionné dans un emplacement très important :


Entre la masquée et la placette pour servir tout les deux d’une part son rôles symbolique et
d’autre part pour animer la placette ainsi que sont rôle d'accueil et d'orientation pour tout le
complexe.
Figure n 66: schéma de Positionnement de minaret :

-
Genèse volumétrique :

Métaphore utilisé :

Chaque religion a un symbole représentatif qui désigne son identité dans les symboles
largement répandu à travers le monde

Figure n :les symboles de différents religions .

Etape 1 :

Nous avons entamé notre projet à partir d’un noyau d'articulation central au Tour de lui
s'organise l'ensemble des autres fonctions secondaires : principe d'organisation
radioconcentrique.

108
Etape 2 :

Au départ, nous avons devisé ce dernier en 2 parties :


Placette comme noyaux d'articulation et d'abaissement Mosquée comme activité principale
et importante sous forme d'un volume régulière (critère important pour assurer le confort
de Fidel et la révérence dans sa prière).

Etape 3 :

Par la suite nous avons placé l'ensemble des autres fonctions sous un forme de croissant
autour du ce noyau central pour garder le principe d'organisation radioconcentrique.

Etape 4:

109
Le croissant soutenu des percés pour créer des portes urbains et diviser les fonctions.

Etape 5
garder l’organisation radioconcentrique et changements les formes des entités pour être
plus compatible avec la forme de terrain , puis créer des articulations entres les volumes .

-CONCLUSION GENERALE :

L’architecture est l’expression de l’identité d’une société. Cette identité se révèle dans ses lieux
de culte. L’architecture islamique est reconnue par les symboles qu’elle expose aux regards. Ces
derniers se manifestent sous la forme d’éléments architecturaux et architectoniques. Si durant
une certaine période l’architecture islamique couvrait un territoire allant de l’inde au Maghreb, la
mondialisation, le déplacement des personnes, ont provoqué une mondialisation de la
construction des mosquées. Ces dernières, malgré leur jeune âge et la diversité des territoires
dans lesquels elles se trouvent, portent les identifiants de l’architecture islamique. Cette diversité
de territoire jumelée aux effets du temps, a généré des styles différents.

L’Algérie dont l’histoire est riche, a vu son territoire occupé par différents civilisations qui
ont laissé sur ce dernier, un répertoire bâti créant ainsi le répertoire patrimonial. C’est dans ce
dernier que l’on a puisé pour faire ressortir des éléments de références de cette architecture

110
des mosquées algériennes.

Pour ce faire, notre travail a débuté par un retour sur tout ce qui fait l’architecture islamique
d’abord dans le monde et puis en Algérie.

Il était important, pour nous, de voir comment ont évolué ces mosquées dans le temps sachant
que toute évolution se matérialise par une évolution des éléments architecturaux et
architectoniques. Cette évolution a touché les premiers dans leurs formes, structures et
dispositions et les seconds dans leurs formes et décors. Nombreuses mosquées ont été construites
en Algérie à différents moments de son histoire. Chacun pouvoir en place (dynasties arabes,
présence ottomane ou française) a laissé ses modes de faire l’architecture qui combinées à ceux
locaux ont fini par produire une architecture religieuse propre à
l’Algérie.

Cette architecture se caractérise par les éléments architecturaux et architectoniques dont les
formes et les expressions sont très diverses ce qui confère à chaque mosquée un style et une
identité propre. Toutefois nous avons pu relever des catégories dans les formes, structures et
décors.

Pour approfondir notre analyse, notre travail a porté sur l’étude des lieux de culte de la ville de
Guelma
et leur importance de renforcement de l’identité de la ville et leur contribution dans le
développement
des aspect sociologiques et culturels dans la société Quelmoise .

A travers les âges, l’architecture islamique a gardé ces marques d’authenticité, tous ont
s’adaptant aux besoins et aux pratiques de la société se trouvant sur son territoire. Aborder
l’authenticité et la problématique de la préservation, impose un retour aux écoles de la
conservation et de la préservation, notamment aux travaux d’A.Riegl pour lequel
l’authenticité constitue une valeur de classement. Par ailleurs, un retour aux lois algériennes
nous a permis de connaitre la procédure de conservation du patrimoine, procédure elle-même
héritée de l’administration française.

En effet, la période qui va de 1962 à 1971, se caractérise par l’absence de cadre juridique
susceptible de permettre la constitution et la réglementation des activités des associations
artistiques, culturelles, sportives ou religieuses et donc la production des mosquées. Il
s’agissait pour la société, de construire (en détournant une réglementation quasi-inexistante)

111
d’abord un lieu de culte à l’aide de matériaux de récupération, sur terrain vague, au milieu
d’une cité ou à la lisière de celle-ci, et ensuite, de demander l’agrément.

Ce qui caractérise l’écrasante majorité des mosquées nouvellement construites au niveau des
formes architecturales, est l’absence d’unité, d’originalité et de beauté. Ce fait est perceptible
aussi bien à travers leurs aspects extérieur et intérieur qu’à travers leur schéma spatial, Ces
productions architecturales ne renvoient à aucune des filiations de l’art islamique. Elles
puisent l’essentiel de leur inspiration de l’empirisme de leurs promoteurs. La conception des
mosquées contemporaines n’est pas le résultat préalable d’une conception inspirée de cultures
locales ou de l’histoire dans son authenticité, mais juste une juxtaposition d’éléments pris de
ci et de là sans prendre en compte l’histoire et l’environnement.

112
BIBLIOGRAPHIE :

ouvrages :

1-Beguin François, 1983, Arabisantes, décor architectural et tracé urbain en Afrique du Nord :
1830-1950, Paris, Dunod Editions.
2- Agnès Bernard, « Le pèlerinage aujourd’hui : entre socialité et hagiothérapie », Questions de
communication, no 23, 2013, p. 532
3- ibn Kathir, As-Sîra, éditions Universel ; p. 52-57. Paris, (2007).
4- Alphonse Dupront, Tourisme et pèlerinage : réflexions sur la psychologie collective, revue
Communications, volume 10, no 10, 1967, p. 97-121
5- Dubourdieu Annie et Scheid John, « Lieux de culte, lieux sacrés : les usages de la langue.
L’Italie romaine », in André Vauchez (éd.), Lieux sacrés, lieux de culte, sanctuaires, p. 59-8
6- Francis Messner (dir.), La culture religieuse à l'école, Paris, Cerf, 1995, 288 p
7- M. Bernus Taylor, L'art en terres d'islam, I : les premiers siècles, Paris, Desclés de B rouwer,
1988
8- J.M. Rogers, art. al-Ḳāhira, période ayyūbide, in Encyclop. Islam, IV, p. 448-449
9- Architecture maure en Andalousie, Marianne Barrucand et Achim Bednorz, p.155
10- Ayverdi E. H., Avrupa’da Osmanlı Mimârî Eserleri, IV (Bulgaristan, Yunanistan,
Arnavudluk), Istanbul, 1982
11- Frashëri G. et Dashi S., «Zhvillimi i arkitekturës islamiki Shqiptare të xhamive», in :
Monumentet II, Tirana, 1986, p. 51-76.
12- Gilbert Meynier, L’Algérie, cœur du Maghreb classique : De l’ouverture islamo-arabe au
repli (698-1518)
13- Bourouiba, R., Cités disparues : Tahert, Sedrata, Achir, Kalaâ des Béni-Hammad, Alger :
Ministère de l’information, 1982.
14- Boussora/Chikh Kenza, op.cit. P 34.
15- Rachid Bourouiba, l’art religieux musulman en Algérie, 2e édition, S.N.E.D. Alger, 1983. P
37, 47,51
16- Rachid Bourouiba, ABD AL-MU’MIN flambeau des Almohades, 2e édition, SNED ,1982. P
86
17- CH-André Julien, Histoire de l’Afrique du nord, Tunisie- Algérie- Maroc, 2 édition, Payot,
Paris, 1961. P 136

articles :

1-Marianne BARRUCAND : professeur d'histoire de l'art et d'archéologie islamiques à


l'université de Paris-IV-Sorbonne,univ presse 1996
2-« Wilaya de Guelma : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et
collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion » . Données du recensement général de
la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
3-Plus qu'un lieu de culte , créé en janvier 1998, scérén – cndp
4- Catherine Vincent, Identités pèlerines, Publication de l'Université de Rouen, 17 avril 2000.
5- André BAREAU, « BOUDDHISME (Histoire) - Le Buddha », encyclopédie Universalise [en

113
ligne]
6- Anne-Marie ESNOUL, encyclopédie Universalise [en ligne]
7- Marianne BARRUCAND, « MOSQUÉE », Encyclopédisa Universalise [en ligne]
8- Ahmed Tahiri Jouti, « L’institution des waqf et la finance islamique », Les cahiers de l'Islam,
10 août 2013
9- Le Dicastère a attribué la personnalité juridique à la Conférence Mondiale des Instituts
séculiers (CMIS), le 23 mai 1974.
10- Mohammed Lahlou, Zaouïa et développement culturel au Maroc, Édilivre, Paris, 2015
11- Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, La grande mosquée des Omeyyades –
Damas, le 21 déc. 2016
12- Maxime RODINSON, « ‘ABBĀSIDES », encyclopédie Universalis
13- Tatiana Pignon ,Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient, Article publié le 07/06/2012
14- Robert MANTRAN, « SELDJOUKIDES », Encyclopædia Universalis
15- Article sur l'histoire Idrisside dans la revue anglaise al-Masaq (Publication of The Society of
The Medieval Mediterranean)
16- C. El Briga, « Idrisides », dans : Encyclopédie berbère, vol.24, Edisud 2001,
17- Gaston WIET, « FĀṬIMIDES », Encyclopædia Universalis
18- Aḥmad b. H1alid, Istiqsā, trad. Fumey, archives marocaines, t. IX et X, Paris, Leroux, 1907
19-Maxime RODINSON, « Almoravides », Encyclopædia Universalis [en ligne]
20- Histoire de l'Afrique du Nord, Ch.-André Julien, Publié par Payot, 1966
21- Lucien Golvin, la mosquée, pub. Institut d'Etudes Supérieures Islamiques d'Alger, 1960.
22- le saint Coran, transcription en caractère Latins, traduction des sens en Français, éd Dar el
ketab el Aziz, 2011.
23-« Algérie : les chinois révèlent le coût de la grande mosquée d'Alger » [archive], sur
Observ'Algérie, 29 avril 2019 (consulté le 29 avril 2019)

sources internet :

www.Qantara.com
www.universalise.com
www.vitaminedz.dz
www.journal.openedition.com
www.unesco.com
www.persee.com
www.islamweb.com
www.entv.dz
www.jazairess.com

Dictionnaires :

- L’internaute, Dictionnaire français.


- dictionnaire. Sens agent .le parisien.
- Larousse, Dictionnaire français
-Reverso , Dictionnaire français.

114
115

Vous aimerez peut-être aussi