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Le document présente un cours sur l'introduction à l'assurance, en se concentrant sur le cadre juridique et institutionnel de l'assurance en Afrique. Il décrit l'importance de l'assurance dans la gestion des risques économiques et les efforts pour harmoniser les législations à travers des conventions comme la CIMA. Enfin, il aborde les acteurs du marché national et régional, tels que l'ASA-Bénin et la FANAF, et leur rôle dans le développement de l'industrie des assurances en Afrique.
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COURS INTRODUCTION A L'‘ASSURANCE
CYCLE LICENCE 2me ANNEE GFC
(COURS INTRODUCTION ALIASSURANCE-ENEAM: HOUNZANDI AMEN-2024
=Chapitre’ : Cadre juridique et institutionnel de l'assurance
L’assurance est une industrie financi@re qui se consacre a la gestion du risque des agents
économiques (particuliers et entreprises). A ce titre, elle occupe deux fonctions essentielle
s : la couverture du risque proprement dite ; et le traitement de 'épargne ainsi dégagee au
sein de l'économie.
Ala base de assurance est aversion au risque. Les agents économiques sont réticents &
pren dre des risques, ce qui entrave l'innovation et freine 'activité. Les compagnies d'assur
ance proposent de couvrir ces risques (pour étre plus précis, de couvrr la valeur financiére
de ces risques) en les mutualisant. Le principe est bien connu : un assuré verse une prime
ouune réguliére, fixée contractuellement, et recevra en cas de sinistre un dédommagemen
t dans des conditions et pour un montant précisés dans le contrat. De ce fait, 'assureur pe
ut disposer d'une masse d'argent trés importante en début des souscriptions dans le but d
e faire face & ces engagements en cas de réalisation due risques. Pour éviter que l'assure
urne gére les sommes d'argent appartenant aux assurés et bénéficiaires des contrats, un
cadre juridique et institutionn el bien élaboré pour la cause encadre sa gestion. Nous parler
ons du processus de la mise en place du cadre législatif, des régles de constitution et de p
rocédure d'agrément puis du contréle des entreprises d’assurances.
Section1: La CIMA et les autres acteurs du marché national et régional
d'assurance
1.1- La CIMA est un long processus
Tout est parti de la Conférence Internationale des Controles d'Assurances (CICA) qui est n
6e en 1962. Elle était soucieuse de préserver le bon fonctionnement des sociétés et agenc
es d'assurances implantées dans les anciennes colonies frangaises d'Afrique Occidentale,
Centrale et 4 Madagascar.
Ainsi, le 27 juillet 1962, une Convention est signée entre treize Etats africains qui sont: Bé
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nin, Burkina, Cameroun, Centrafrique, Congo, Céte d'Ivoire, Gabon, Mali, Niger, Sénégal, Tc
had, Togo, Madagascar et France.
Les principaux objectifs étaient
a) harmonisation des législations et réglemnentations nationales ;
b) la coordination de lexercice du contrdle des entreprises ;
©) la coordination de la formation des cadres africains d’assurances.
Au furet mesure que les cadres afticains sont formes et que les Etats ont pris conscienc
e de I'importance de ce secteur pour I’économie de leur pays, d'autres mesures sont envisa
gées pour assurer le développement des marchés nation aux d’assurances. Lidée se repan
d avec le concours de la CNUCED de créer des sociétés a capitaux totalement ou majoritai
rement nationa ux et dirigées par des cadres nationaux. autre préoccupation était de limit
erla fuite des capitaux par le biais de la réassurance.
En vue de concrétiser ces objectifs, il fallait une CICA plus africaine. Une nouvelle conventi
on est signée entre douze (12) Etats africains (ceux désignés ci-dessus), a lexception de
Madagascar et de la France) le 27 novembre 1973. Le siége de la CICA est alors transféré
deParis a Libreville en 1976. La France demeure simple observateur.
En 1990, un diagnostic a permis de constater une degradation persistante des marchés d’
assurances
mauvaise gestion de la plupart des sociétés nationales ;
inefficacité des services de contréle au niveau national ;
impuissance de la CICA comme organe de contrdle et d’harmonisation au niveau ré
gional;
tarifsinadaptés ;
nombre pléthorique des intermédiaires;
absence de marché financier ;
absence de baréme dindemnisation adapté au tarif en assurance automobile, d’ou
des condamnations disparates et exagérées au niveau des tibunaux;
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faiblesse de l'assurance-vie ;
marchés nationaux trop exigus pour permettre un développement satisfaisant de li
ndustrie des assurances.
Cetriste tableau indique que les différentes conventions rvant pas permis en trente ans de
voir un développement harmonieux des marchés d'assurances de la CICA. II sien est suivi
une diminution notoire du chiffre d'affaires, un déséquilibre de gestion des sociétés d’assu
rances avec d’énomes difficultés financiéres qui ont conduit 4 la faillite de beaucoup de
compagnies assurances.
Le 20 septembre 1990 Paris, lors d'une réunion de la Zone Franc, unenouvelle conventio
1n de coopération est signée par les mémes Etats africains. Il s‘agit de la “Convention de C
oopération pour la Promotion et le Développement de l'industrie des Assurances” (CCDPI
A). Elle se caractérise parla création d'un Conseil des Ministres des Assurances (CMA) et
d'une Commission Inter-Etatique de Contrdle des Assurances.
La CCDPIA est initiée par les africains eux-mémes qui ont compris 'absence de pouvoir de
décision dela CICA et I'indiff érence des pouvoirs publics vis-a-vis des études et contréles
effectués parla CICA. Cependant, avant la ratification parla majorité des Etats signataire
del
s, survient I'idée de la CIMA dont les initiateurs s'appuient fortement sur le diagno:
a CICA indiqué ci-dessus. Ainsi, un groupe de travail a é&é mis en place a initiative des Mi
nistres des Finances de la Zone Franca Ouagadougou (Burkina Faso) le 25 avril 1991
Malgré ce triste constat, force est de reconnaitre que quelques précieuses réali sations ont
vule jour sous Fégide de la CICA savoir la création :
+ des sociétés nationales ;
des services nationaux de contréle d’a ssurance ;
+ deinstitut International des Assurances (IIA) ;
+ dela Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaine (FA
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NAF)
+ dela Compagnie Commune de Reassurance des Etats membres dela CIC
A(CICARE)
Mais il apparait clairement a nos yeux que la formation des cadres africains aussi bien de
s compagnies que du contréle dans un méme moule (institut Intemational des Ass uranc
es de Yaoundé) des échanges d'expériences partagés au cours des mémes séminaires or
ganisés par la CNUCED ou la FANAF usage d'une législa tion harmonisée (et non uni
que ou unifiée) dinspiration commune, sont autant de facteurs qui ont facilité la création
et aujourd'hui le fonctionnement de la CIMA.
La CPDIA va donc céder le pas au Traité instituant une Organisation Intégrée de I'Industri
e des Assurances dans les Etats africains avec comme organisme communautaire la Co
nférence Interafricaine des Marchés d'Assurances en abrégé CIMA signé le 10 juillet 1992
a Yaounde (République du Cameroun) par les gouvemements des Etats membres suivant
s : Bénin, Burkina, Cameroun, Centra frique, Comores, Céte d'Ivoire, Gabon, Guinée Equa
toriale, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Togo. Des quatorze (14) Etats signataires, seules le
s Comores r‘ont pas encore ratifié le Traité.
LeTraité de la CIMA est entré en vigueur le 15 février 1995. Il prévoit 'adhésion de tout aut
re Etat Africain qui le desire.
Le nombre des Etats membres de la CIMA est passé de treize (13) a quatorze (14) avec 'a
dhésion de la Guinée Bissau le 15 avril 2002.
1.2- Les acteurs du marché national et régional d’assurances
1.2.1- Acteurs du marché national
[Link] LAssociation ASAB
LAssociation des Sociétés dAssurances du Bénin (ASA-Bénin) a été créée le 12 février 199
9 a Cotonou. Organisation professionnelle, elle réunit au 31 Octobre 2021, treize (13) com
pagnies d’assurances. On peut relever a l'actif de !ASA-Bénin :
a-le réle joué par ASA Benin
- ses nombreuses décisions arbitrales incluant plusieurs Compagnies
- organisation en Pool de assurance RC des véhicules en transit (Pool VT)
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- organisation en Pool de assurance RC des véhicules a deux et trois roues (Pool 2Roue
s)
- organisation en Pool de assurance RC des véhicules de transports publics de voy ageur
s (TPV) et des vehicules de transports publics de Marchandises (TPM)
b-LAssoci
ion a pour entre autres objectifs de
- préserver l'ensemble du champ économique et social en relation avec les activités de as
surance;
- représenter assurance auprés des pouvoirs publics nationaux et internationaux, des inst
itutions et des autorités administratives ;
- offrirun lieu de concertation et d'analyse des questions financiéres, techniques et juridiq
ues;
- fournir les données statistiques essentielles de la profession ; informer le public et les mé
dias ;
- promouvoir les actions de prévention ;
- promouvoir la place de I’'assurance dans le monde académique et dela formation ;
- éta blir des liens dle confraternité entre ses membres ;
- contribuer a 'assainissement et au développement du marche des Assurances au Bén
[Link] Direction des Assurances
La Direction des Assurances est une administration centrale du Ministére de Economie et
des Finances placée sous |’autorité directe du Directeur Général du Trésor et dela Compta
bilité Publique.
Uannexe ll du Traité instituant une organisation intégrée de l'industrie des assurances dan
s les Etats africains signé le 10 juillet 1992 4 Yaoundé (République du Cameroun) fixe aux
Directions Nationales des Assurances (DNA) deux types dattributions :
1- Attributions générales
Les DNA, organisées par les Etats membres, servent de relais a la Commission Regionale
de Contréle des Assurances (CRCA) dans les Etats membres ;
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elles assurent notamment dans les Etats membres
La promotion du secteur des assurances ;La sauvegarde des intéréts des assurés et bénéf
iciaires de contrats d'assurance et de capitalisation ;
La protection de lépargne détenue par les compagnies c’as surances en contrepartie des p
rovisions techniques, Le réle dexpert et de conseil immédiat en matiére d’assuran ces aupr
es des autorités nationales ;
La surveillance générale du marché des assurances. Elles communiquent a la Commissio
11 tous les renseignements sur l'état des compagnies d'assurances et evolution du march
6 afin que cette demniére soit en mesure de prendre les décisions appropriées.
2+ Attributions specifiques
Les DNA assurent le respect de l'application de la réglementation =
application de la Iégislation unique, étude des contrats d’as surance destinés au public, vis
a
Elles peuvent suivre le déroulement des litiges nés sur le marché entre assureurs d'une par
tet entre assureurs, assurés et bénéficiaires de contrats c’assurance dautre part.
Elles communiquent la Commission les résultats des contrdles techniques qu’elles effec
tuent,
Elles effectuent la collecte des données nécessaires : statistiques, bilans, études, enquéte
s .
Elles effectuent une pré-étude des dossiers de demande d'agrément.
Elles peuvent gérer les contrats dassurance souscrits par Etat et veiller a la bonne rédacti
ondeleurs clauses. Elles autorisent lexercice de la profession dintermédiaires et assurent
le respect des régles de qualification professionnelle et de solvabilité qui simposent a cet
e profession.
Elles exercent le contrdle des experts techniques qui concourent a 'évaluation des sinistre
s et ala bonne exécution des contrats.
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Selon les articles 1 et 2 de 'arrété n° 0036 /MEF/DGTCP/DEMO du 9 février 2017 portant
organisation de la Direction des Assurances et fixant ses attributions, la Direction des Ass
urances est chargée d'une maniére générale de la conception de la po
atiére d'assurance, de micro assurance et de réassurance:
A ce titre, elle est chargée de
la conception des textes législatifs et réglementaires, de la préparation des accords et des
traités en relation avec les institutions et organismes intem ationaux en matiére d’as suran
ce et de veiller 4 leur application ;
étudier les dossiers de demande d'agrément présentés par les entreprises d'assuranceet d
e capitalisation ainsi que par les cabinets, les sociétés de courtage, les agents généraux et
autres intermédiaires d'assurance voulant opérer sur le territoire national ;contrdle juridiqu
e, financier et technique de Etat sur les entreprises d'assurances, les courtiers et autres in
termédiaires d’assurance dans le but de veiller au respect du code CIMA;
la surveillance du marché des assurances et cle la réassurance, des études de son évolutio
net de orientation a donner au réemploi des fonds collectés en fonction des intéréts des
assures et bénéficiaires de contrats d'assurances, de la collectivité nationale en tenant co
mpte des répercussions sur le marché financier ;
les liaisons avec les institutions étrangéres et les organismes intemationaux, dans les sec
teurs de assurance et de la réassurance contréle des experts en assurance, des courtiers
et autres intermédiaires ;!élaboration des statistiques du marché des assurances et de leu
1 diffusion. La Direction des Assurances est dirigée par un Directeur nommé par décret ; ell
e est organisée en trois sous-direct
ons :
la sous-direction du Controle des sociétés d’Assurances ; la sous-direction du Contréle des
Intermédiaires d'Assurances ; la sous-direction des Agréments, des Etudes et des statistiqu
es,
[Link] Fédération FANAF
La Fédération des sociétés d’as surances de droit national africaines, plus communément
connue sous le signe de FANAF a été mise sur pied au milieu des années 1970, pour répon
dre a létroitesse des marchés qui a été remarquée et plusieurs fois signalée a une certaine
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époque par les spécialistes et les acteurs du monde de l'assurance.
Lautre grand défi étant de favoriser la création de sociétés d'assurances purement locales
avec des capitaux entigrement ou partiellement africains. II faut signaler qu’a cette époqu
e, ilest apparu nécessaire au fil des événements, de trouver une solution au développeme
ntde toutes les compagnies qui prenaient forme ici et la dans le continent sans que des n
ormes claires et consensuelles accompagnent ce mouvernent. C'est dane pour donner une
dynamique véritable a l'industrie des assurances, que des hommes et femmes de bonne v
olonté (parmilesquels on pourrait citer les noms de Daniel Porouonjou Taponzié, Léon A
mon, Victor Mobich, Diouldé Niane, Paul Tsala etc.) ont eu Fidée de mettre sur pied une as
sociation regroupant les sociétés de droit national de lAfrique francophone. La FANAF est
née et nous sommes le 17 octobre 1976 dans la cité paisible de Yamoussoukro en Républ
ique de Cote d'ivoire.
La FANAF est une organisation professionnelle trés représentative, la FANAF poursuit les
objectifs suivants
la promotion de l'Assurance et de la Reassurance en Afrique;
+ lareprésentation et la défense des intéréts de la profession ;
+ la mise en place de structures de réflexions et de coopération en matiére d’Assuran
ces et de Réassurances ;
+ laformation continue des personnels du secteur de I'Assurance ;
+ la publication de revues, documents et de prospectus sur |'Assurance et la Réassur
ance;
+ lavulgarisation del'Assurance et de la Réassurance ;
l'établissement de relations professionnelles entre Sociétés Membres.
Pour atteindre ses nobles objectifs, la FANAF s'est dotée de trois organes statutaires dont
deux instances de décisions (‘Assemblée Générale et le Bureau Exécutif) et dune instance
d'exécution le Secrétariat General
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[Link] La CICA-RE (Compagnie Commune de Réassurance des Etats membres de la Cl
MA)
La Compagnie Commune de Réassurance des Etats Membres de la Conférence Interafrica
ine des Marchés d’Assurances (CIMA), la CICARE est une Institution Intemationale & gesti
on commerciale créée le 24 septembre 1981 par les douze (12) Etats Membres de la CICA
devenue CIMA depuis la signature en 1992 du Traité CIMA. La CICA-RE a véritablement dé
marré ses opérations techniques a partir du Ter janvier 1984. Avecson siége social a Lom:
6 (République Togolaise), la CICARE s'est dotée de quatre (04) entités régionales que sont
le Bureau Régional de [Afrique Centrale a Douala au Cameroun, le Bureau Régional de Af
rique de l'Quest a Abidjan en Céte cilvoire, la Succursale de Tunis en Tunisie et le Bureau d
e contact de Nairobi au Kenya. Le Capital Social de la Compagnie est de 50 milliards de F
CFA au 31 décembre 2020 et se répartit comme suit
+ 54.1 % détenus par douze (12) Etats Membres ;
+ 32.7% détenus par des Sociétés d’Assurances ;
*13.2% détenus par des Institutions Financiéres, des Banques de Développement. En s'app
uyant sur de solides valeurs intrinséques, a savoir, la Réactivité, le Respect des engageme
nts, la Bonne gouvernance et la Quéte permanente de excellence, la CICA-RE aspire rempl
ir avec succés ses principales missions qui consistent &
* Promouvoir le développement des activités nationales dassurances et de réassurances
dans les pays membres ;
+ Favoriser la croissance des capacités de souscription et derétention nationales, sous rég
ionales et régionales ;
+ Contribuer au développement économique de la Zone CIMA en particulier et de l'Afrique
en général. En 2022, la CICARE a obtenu les notations suivantes
+ La solidité financiére notée B+ (Good) et le Crédit & long terme noté bbb- (Good) par AM
BEST, avec la perspective stable ;
+ Les solilités financiéres, domestique et Intemationale notées respectivemnent AAA et BB+
par GCR, avec la perspective stable.
1.21.6- L'Institut des Assurances des Assurances
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LIA est un établis semnent de formation professionnelle a caractére international créé en 1
972. Il ason siége au Cameroun et est ouvert aux ressortissants des Etats membres de la
Conférence interafricaine des marchés d’Assurances (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cen
trafrique, Comores, Congo, Céte d'ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Mali, Niger, Sénégal, T
chad, Togo). II Fone et perfectionneles cadres de tous niveaux et de toutes spécialisation
5 pour les entreprises d'assurances et les autorités de contréle
1.21.7- La Commission Régionale de Contréle des Assurances (GRCA)
La Commission Régionale de Contréle des Assurances est l’organe régulateur de la Confér
ence. Elle est chargée du contrdle des soci
s, elle assure la surveillance générale et conc
ourt a Forganisation des marches nationaux d’assurances.
Section 2: Régles de constitution et procédure d'agrément des entreprises et i
ntermédiaires d’assurances
Toute entreprise d'assurance d'un Etat membre mentionnée a l'article 300 doit étre constit
uée sous forme de société anonyme ou de so
6 d'assurance mutuelle. Toutefois une
société d'assurance ne peut se constituer sous la forme d'une société anonyme uni- perso
nnelle. Une entreprise étrangeére ne peut pratiquer sur le teritoire c’'un Etat membre l'une de
s opérations mentionnées 4 l'article 300 ou des opérations de réa ssurance que si elle satis
fait aux dispositions de la législation nationale dudit Etat.
2.1- Régles de constitution et de fonctionnement
Les entreprises sournises au contrdle sont
- les entreprises qui contractent des engagements dont l'exécution dépend de la durée
dela vie humaine ou qui font appel a l'épargne en vue de la capitalisation et contract
ent en échange de versements uniques au périodiques, directs ou indirects, des enga
gements déterminés
- les entreprises de toute nature y compris les entreprises exergant une activité dassist
ance et autres que celles visées ci'dessus
Le contrdle sexerce dans I'intérét des assures, souscripteurs et bénéficiaires de contrat d’
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assurance et de capitalisation
2.2- Critéres d’octroi ou de refus de l'agrément
2.2.1- Entreprises d'assurance
Pour délivrer |'a grement preévu a l'article 804, la Commission Régionale de Contrdle des As
surances vérifie queles conditions suivantes sont remplies
a) les moyens techniques et financiers dont la mise en ceuvre est proposée sont suffis
ants et en adéquation avec le programme d’activités de lentreprise;
b) les dirigeants et administrateurs de l'entreprise remplissent les conditions d'honorabi
lite et possédent, individuellement et collectivement, la compéten ce et l'expérience profess
ionnelles nécessaires a leur fonction ;
c) la repartition du capital et la qualité de 'actionnariat garantissent une bonne et saine
gestion ;
d) lentreptise dispose des moyens humains et techniques nécessaires pour la mise en
jace d'un systéme d'information en adéquation avec les activités
En outre, la Commission Régionale de Contréle des Assurances prend en compte 'orga
nisation générale des marchés.
2.2.2- Entreprises de réassurance
Les entreprises de reassurance et les succursales, les bureaux de souscription, de représe
ntation ou de liaison des entreprises de réa ssurance dont le sige social n'est pas situé da
ns un Etat membre mentionnés a l'article 801 ne peuvent commencer leurs opérations qu’
apres avoir obtenu un agrément de la Commission Régionale de Contréle des Assurances
qui en informe le Ministre en charge des assurances du pays du siege
Uagrément obtenu est valable dans tout l'espace de la Conférence Interafricaine des M
archés d’Assurances.
Toutefois, une société de reassurance ayant son siége social dans un Etat membre ne
peut installer une succursale, un bureau de souscription, de représentation ou de liaison d
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ans un autre Etat membre, quiaprés avoir obtenu l'autorisation du Ministre en charge des
assurances de cet Etat membre.
Pour l'octroi de l'agrément, les operations de réassurance sont classées dela maniére s
uivante
- Réassurance vie : reassurance des risques de méme nature que ceux couverts par les
entreprises d’assurance mentionnées au 1°) de l'article 300 du code des assurances ;
-Réassurance non vie: reassurance des risques de méme nature que ceux couverts par
les entreprises d’assurance men tionnées au 2°) de l'article 300 du code des assurances.
Lagrément est accordé sur demande de lentreprise soit pour les opérations de réassura
nee vie; soit pour les opérations de réassurance non vie, soit pour ensemble de ces opérat
ions.
Les entreprises de réassurance ne peuvent avoir d’autre objet que celui de pratiquer 'ac
tivité de reassurance et les opérations directement liées.
2.2.3- Intermédiaires d'assurance : Courtiers d'assurance et sociétés de courtage d'a
ssurance
Lexercice de la profession de courtier est soumis 4 l'agrément du Ministre en charge du
secteur des assurances de I'Etat dans lequel 'autorisation est demandeée. Le Ministre étab
litet met jour une liste des courtiers et la transmet a la Commission de contrdle et aux c
ompagnies agréées sur le territoite de lEtat
| est interdit aux entreprises d'assurance de souscrire des contrats d’assurance par|'int
ermédiaire de courtiers non autorisés sous peine des sanctions prévues a article 312.
Les courtiers d'assurances sont des commercants sans qu'il y ait lieu de distinguer, sui
vant que les actes quills accomplissent sont civils ou commerciaux. Ils sont soumis com
me tels a toutes les obligations imposées aux commercants.
Section 3: Contréle des entreprises et inter médiaires et la régulation du mar
ché d'assurance
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3.1- Contréle des entreprises
Dans le cadre de sa mission de contrdle, la Commission organise le contrdle sur pieces et
sur place des sociétés d'assurances et de reassurance opérant sur le teritoire des Etats m
embres. A cette fin, elle dispase du corps de contrdle constitué au sein du Secrétariat Gén
éral de la Conférence.
Les constatations utiles a lexercice du contréle effectué par les Directions Nationales des
Assurances dans le cadrede leurs missions propres lui sont communiquées. Le contidle s
ur place peut étre étendu aux sociétés-méres, aux filiales des sociétés contrdlées, a tout in
termédiaire, ou expert technique dans les conditions déterminées par la législation unique
des assurances.
Quand elle constate la non observation de la réglementation des assurances ou un comp
orteent mettant en péril lexécution des engagements contractés envers les assurés, la C
ommission enjoint a la société concernée de prendre les mesures de redressemnent qu'elle
designe. absence d’exécution des mesures cle redres sement dans les délais prescrits est
passible des sanctions disciplin aires appropriées a l'article 312 du code des assurances.
La Commission peut, en outre, infliger des amendes et prononcer le transfert d’office du p
ortefeuille des contrats. Ces décisions doivent étre motivées. Pour I'exécution des sanctio
ns disciplinaires, la Commission propose au Ministre en charge du secteur des assurance
s, lecas échéant, |a nomination d'un administrateur provisoire.
3.2- Contrdle des intermédiaires
Seuls sont restés dans le domaine exclusif de la competence des Etats, les pouvoirs de co
ntrdle des activites des intermédiaires d’assurances et des experts techniques liés au dom
aine des assurances.
Tous les autres pouvoirs, généralement recon nus a un organe de supervision d'assurance
tels que 'agrément des compagnies d'assurances et de leurs dirigeants, le controle perma
nent de solvabilité, le pouvoir d'injonction et de sanction jusqu’au retrait d’agrément sont d
évolus ala CRCA
II nous est également apparu, a lexpérience, que l'indépendance est une qualité de tout pr
emier ordre d'un organe de régulation supranationale. La distanciation qu'il a par rapport
aux pressions nationales, devrait permettre d'assurer son indépendance a 'égard des Etat
COURS NTFODUCTION ALASSURANDE:ENEAIM HOUNZAND. AMEN 2024
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l L
s.
Dans le livre réservé aux intermédiaires d'assurances, aprés avoir classifié les différents ty
pes diintermédiaites (agents généraux, courtiers et apporteurs d'affaires), il est indiqué les
conditions professionnelles et d'honorabilité d'acees A ces professions. innovation maje
ure de ce livre est qu'il assujettit les intermédiaires a 'apport d'une garantie financiére et c
elle d'une police d’'assurance les couvrant contre leur responsabilité civile professionnelle.
Chapitre
: Réles, principes et régles fondamentaux de l’assurance
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Le rdle traditionnel de l'assurance est de permettre le remplacement de biens détruits ou
‘subtilisés. De plus, aujourd'hui l'assurance de la responsabilité dans le domaine de la vie
domestique, de l'activité professionnelle, de la circulation automobile et des laisirs s'est c
onsidéra blement develop pée
Section’ : les rdles de l'assurance
2.1- Réle social
Un réle social historique mais bouleversé. Lassurance modeme s'est développée a partir d
u XIXe siécle dans les pays européens avant de s’étendre aux autres continents. Elle a con
nu une importante diversification de ses offres et de ses publics, et est désormais considé
rée comme un bien premier dans les sociétés développées, condition d’accés a d'autres bi
ens permettant de satisfaire des besoins fondamentaux, comme se loger, se déplacer en v
oiture, accéder aux soins ou se protéger contre les catastrophes naturelles. assurance re
mplit aujourd'hui trois fonctions majeures
- prévenir et couvrir les risques des personnes, des organisations et de leurs biens, en c
omplément des dispositifs de protection sociale;
- accompagner les projets des personnes et des organisations (projet de vie, investisse
ments... ;
- _valoriser I’épargne dégagée.
Ce rdle est bouleversé par deux types de transformations : Des transformations en cours
au sein des sociétés, qui entrainent une diversification et une complexification des besoin
s adressés aux assureurs, et qui peuvent mettre en tension le principe méme de la mutuali
sation. Des transformations relatives environnement général (changement climatique,
dégradations environnementales, risques émergents, risques sanitaires, techno logiques, re
configuration des capacités d'action des Etats..) qui se cumulent entre elles et avec les év
lutions précédentes, et accroissent les vulnérabilités des populations et des acteurs publi
cs.
Trois enjeux majeurs pour les assureurs a horizon 2040.
Uampleur des transformations a ceuvre au sein des pays et échelle globale remet en c
ause les trois métiers clés des assureurs : la mutualisation des risques, leur gestion et leur
réle dinvestisseur institutionnel. Elles se traduisent par trois enjeux majeurs pourlle secteu
COURS NTRODUCTION ALASSURANDE-ENEAIM HOUNZAND. AMEN-2024
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,
* Lanécessité de diversifier leurs offres sans remettre en cause le principe de la mutua
lisation. Une tension croissante s‘observea aussi entre un besoin de personnalisation
des affres et un besoin dapproche globale de assurance.
+ Lanécessité de couvrir des risques qui deviennent difficiles 4 anticiper et de faire fac
€ des coilts qui deviennenta. insupportables, et remettent donc en cause leur model
e économique.
. La difficulté a gérer la tension entre les besoins croissants qui leur sont adressés
par les individus et les pouvoirs publics pour couvrir ces risques et le cot que cela repr
ésente
Les assureurs peuvent avoir un réle social majeur & jouer pour accompagner les soc
iétés face a ces nouveaux défis. Ils doivent néanmoins faire face a des enjeux de méconn
aissance de leur rdle auprés des populations, voire de méfiance concernant leurs activités.
2.2 Le réle économique de I'assurance
2.2.1- Une activité de service
Uassurance est un service du secteur tertiaire de économie, l'assureur étant chargé de lor
ganisation et de la gestion de la mutualité des assurés. A cet effet, il doit étre en permane
nee au service des assurés, avantla réalisation des contrats — pour informer et conseiller |
es assurés, concevoir les produits d'assurance ~ et durant la vie des contrats ~ pour régler
les sinistres et assurer le paiement des prestations. Aujourd'hui le rdle de conseil de I'assur
eur devient prédominant et les consommateurs se montrent de plus en plus exigeants ac
et égard.
2.2.2- Le réle diinvestisseur
Le rdle premier de I'assurance est d'apporter de la sécurité aux agents économiques. Un a
utre rdle, non moins important, est sa contribution au financement des investissements.
Les entreprises d'assurances prennent a légard de leurs assurés, moyennant paiement im
médiat du prix de cette garantie, des engagements qui ne se traduiront en paiement que pl
us tard. Aussila saine gestion conduit-elle ces entreprises a constituer des provisions app
ropriées, dénommées « provisions techniques ». Les pouvoirs publics en ont d'ailleurs ren
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du linstitution obligatoire dans presque tous les pays et en ont prescrit le mode de calcul
et les modalités de contrdle pour les états membres dela CIMA.
Les provisions techniques doivent étre distinguées selon qu'il sagit d'opérations d'assuran
ce sur la vie ou d'autres opérations d'assurance
En assurance vie, les principales provisions techniques sont nommées « provisions mathé
matiques ». Lassureur doit mettre de cété, pour le compte du client, les pr
es d'épargnea
fin de pouvoir hon orer ses engagements dans l'avenir, comme, par exemple, de verser un c
apital dans x années. Les sommes épargnées sont placées et bénéficient d'intéréts comp
osés, elles sont donc capitalisées. article 335 du Code CIMA définit les provisions mathé
matiques comme la « différence entre les valeurs actuelles des engagements respectivem
ent pris par 'assureur et par les assurés >.
Enassurance de dommages, les principales provisions techniques sont constituées des pr
ovisions pour primes non acquises et des provisions pour sinistres & payer. Les provisions
pour primes non acquises sont destinées a couvrirles risques et les frais généraux afferen
ts, pour chacun des contrats a primes payables d'avance, a la période comprise entre la d
ate de l'inventaire (31 décembre) et la prochaine échéance. Les provisions pour sinistres &
payer sont destinées a couvrirles sinistres survenus avant la cloture de l'exercice (31 déce
mbre), mais qui nont pas encore été indemnisés.
Toutes les provisions techniques sont des dettes de l'assureur
2.2.3; Réle de gestionnaire de risques au coeur du métier de assurance
a- La gestion des risques
Le ceeur du métier de l'assurance, c'est le risque. Lassureur est un expert du risque. On pe
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ut considérer a ce titre qu'outre la protection contre les aléas de la vie, l'assureur offre égal
ement des moyens pour diminuer les risques euxmémes, en aidant a la connaissance du
risque et & la diffusion de méthodes et doutils efficaces : normes de construction (par exe
mple dans les zones sismiques), port du casque, normes de fabrication, contréle de la cha
ine de production, etc.
Pour gérer les risques, ‘assurance recourt a son outil principal, les statistiques. Le principe
debase est celui dela loi des grands nombres. Pour assurance automobile par exemple, i
| est impossible de savoir 4 quel moment un assuré sera impliqué dans un accident, ni po
ur quelle gravité. Par contre on connait la fréquence des accidents sur une zone donnée. L
a loi des grands nombres dit que si le portefeuille « automobile» comprend un nombre su
ffisant d'assurés, alors le portefeuille aura tendance a se comporter comme la moyenne g
énérale des automobilistes. Si la probabilité d'un accident sur un pays est dex % par an, a
lors on sait que x % du portefeuille sera affecté par ce dommage - pas forcément chaque
année, mais en moyenne. On peut ainsi disposer d'une approximation du montant des do
mmages sur des pétiodes déterminées.
Parfois ces statistiques manquent de précision. Les tremblements de terre, par exemple, n
e surviennent que trop rarement pour donner lieu a des probabilités fiables. Qu'un événem
ent se soit produit trois fois en trois cents ans ne signifie pas quiil survient une fois tous le
s cent ans. acces a des données nombreuses, fiables et longues (sur de nombreuses an
nées) est done un enjeu stratégique pour le secteur de assurance. Lavenement du « big d
ata », cesta
dire acces grace aux nouvelles technologies digitales 4 un nombre croissant
de données mais aussi de nouveaux outils pour les analyser, constitue ainsi une révoluti
on pour le secteur.
b- La mutualisation et la diversification des risques
La mutualisation du risque est le principe selon lequel tous les assurés versent des primes
pour que ceux d’entre eux qui subissent un sinistre soient remboursés. Ce principe va plus
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loin, en mutualisant les différents risques entre eux au sein dela compagnie dassurance
(diversification), et en les mutualisant entre assureurs (pools dassurance) et auprés des r
éassureurs.
La diversification permet a un assureur clalléger les contraintes sur utilisation de son cap
ital. Une compagnie d’assurance doit impérativement garantir le remboursement de tous |
es sinistres qu'elle couvre. Dans chaque pays, des régulateurs nationaux ou régionaux déf
inissent des contraintes réglementaires précises. Une partie du capital est ainsi bloquée p
our la constitution de réserves : la compagnie doit placer ces sommes de maniére liquide
et non risquée (notamment en bons du Trésor), pour étre disponibles pour les rembourse
ments.
Lemontant de ce total est stratégique car il détermine nan seulement le montant total des
engagements que la compagnie peut prendre mais aussi les sommes qu'elle peut placer d
e maniere plus risquée mais plus rémunératrice. La diversification entre des risques indép
endants est un moyen d'alléger cette contrainte. La probabilité de devoir faire face au mé
me moment a des sinistres de natures totalement différentes, comme une inondation aux
Etats-Unis, un accident d’avion en Europe et une explosion dusine en Chine, etc, est telle
ment faible quil n’est pas nécessaire de provisionner chaque année pour la totalité des ris
ques couverts.
Reste que lindépendance réelle des risques est difficile déterminer. D'une part, deux risq
ues distincts peuvent étre liés 4 la méme cause. Ainsi, un phénomeéne climatique du type
EI Nifio pourra avoir des conséquences contrastées sur la pluviométrie en différents point
s du globe (Sécheresse sur un continent, inondations sur un autre, ou ouragans sur un trol
siéme). D’autre part, un sinistre peut en entrainer d'autres. Ainsi, des inondations dans un
pays peuvent provoquer d'un cété une rupture de la chaine d'approvisionnement (comme
par exemple lors des inondations en Thailande en 2011) et de autre la résurgence d'une 6
pidémie
c- L'assurance vie et non-vie : les deux activités de l'assurance
Le secteur de assurance se distingue en deux activités distinctes, l'assurance vie et non-v
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ie. Lassurance vie couvre les risques liés a la santé des individus. Il en existe trois types pr
incipaux : décés (('assuré verse régulirement des primes, et une indemnite sera versée a u
n/des bénéficiaire/s de son choix lors de son décts) ; longévité ('assuré verse des primes
durant sa vie active, et touche des indemnités lors de sa retraite) ; invalidité (assuré verse
une prime réguliére qui lui garantit la prise en charge de son invalidité si elle survient). Lun
e des caractéristiques de l'assurance-vie est quelle sert également de produit d’épargne. L
assurance non-vie quant a elle protége essentiellement les biens et l’activité
Ces deux types dassurance sont extrémement différents dans leur fonctionnement. Lass
urance non-vie est divisée en de nombreuses expertises (transport, agriculture, espace, int
eruption d'activité, nucléaire, etc.) qui sont essentiellement techniques, et donc aisément
adaptables d'une zone géographique a l'autre, d'un marché a l'autre. Un avion reste un avi
on. Rien de tel dans l'assurance vie. Certes, les techniques actuarielles de calcul du risque
restent les mémes. Mais les services et les données sont intimement liés au contexte loca
|. Patrimoine génétique, environnement naturel, pratiques sanitaires et de santé, habitudes
alimentaires et sociales, sont autant de facteurs qui influent sur la mortalité et la longévit
é dune population. A cela s’ajoute architecture légale de chaque pays, qui encadre d'un c
6té les systémes de santé et de protection sociale, et de l'autre l'utilisation des données pe
rsonnelles.
On voit a partir de cette description succincte que l'Afrique représente, ou représentait, un t
erritoire plus favorable au développement de l'assurance non-vie. Lassurance automobile
est historiquement celle qui sest développée le plus rapidement, comme dans de nombre
ux pays émergents. Les cotisations de ‘assurance automobile représentent ainsi environ |
e tiers des cotisations de I'assurance nom
e en Afrique (le plus faible étant le Gabon avec
29% ;1e plus fort la Centrafrique avec 46 %, mais dans un marché trés étroit ; pour la Cote
d'Ivoire, plus grand marché de la zone, la part de l'auto s'éleve a 32 % - Fanaf, 2015). Mais
si, dans la construction des secteurs de assurance, 'assurance non-vie est la premiére ar
éussir A s'imposer, est progressivement 'assurance-vie qui prend le dessus. Ainsi, en 201
4 au niveau mondial, assurance vie capitalise 2 6 54,5 milliards de dollars, soit plus de 2
0 % de plus que assurance non-vie (avec 2 123,7 milliards de dollars)
Section2 : Les Principes et Régles fondamentaux de I'assurance
(COURS INTRODUCTION AL/ASSURANCE-ENEAMHOUNZANDI AMEN-2024
7 —Les opérations d'as suran ces visent la protection du patrimoine privé contre les aléas e
ngarantissant une indemnisation en cas de perte, de détérioration ou une prestation d
eservice. Elles couvrent de mémela prise en charge des conséquences pécuniaires du
fait dommageable nécessitant réparation. Elles ont aussi cornme objet le versement d
ucapital ou d'une rente lors de la survenance d'un événement. Dans cette partie, nous
allons présenter les principes et les régtes fondamentaux.
2.2.1-Principes de I'assurance
Par definition, tassura nce est un contrat selon lequel une partie appelée assuré se fait pr
omettre par une autre partie appelée assureur moyennant une rémunération appelée pri
me ou cotisation la réparation intégrale des dommages subie en cas de sinistre. Techniq
uement, c'est une opération par laquelle une personne appelée assureur, groupe en mutu
alité les risques d'autres personnes appelées assurés. Les assurés paient des sommes a
ppelées cotisations ou primes & l'assureur qui utilise les sciences mathématiques, actuar
ielles et les statistiques en vue de respecter les engagements pris.
[Link] Classification des assurances
a- Selon les considérations juridiques
‘On classe les assurances en deux catégories qui sont d'une part /es assurances de dom
‘mage et d'autre part les assurances de personne.
» Les assurances de dommage : elles ont pour but de prémunir 'assuré contre toute at
teinte a son patrimoine, soit directement (assurance de biens ou de choses), soit indi
rectement (assurance de responsabilité)
> Les assurances de personne : elles ont pour but de prémunir I'assuré contre toute att
einte a sa personne dans son existence ou dans son intégralité physique. On a
Assurance individuelle accidents
Pour ce contrat, lorsque 'assuré subit un accident, 'assureur prend en charge ses soins.
Dans ce cas ily a quatre garanties
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