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Atomes : définition, isotopes et exercices

Le document traite de la structure atomique, définissant l'atome comme une entité neutre composée d'un noyau de protons et de neutrons, entouré d'électrons. Il aborde également les isotopes, la masse atomique, ainsi que les modèles atomiques de Rutherford et Bohr, qui expliquent la stabilité des atomes et les transitions énergétiques des électrons. Des exercices pratiques sont inclus pour renforcer la compréhension des concepts présentés.

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Atomes : définition, isotopes et exercices

Le document traite de la structure atomique, définissant l'atome comme une entité neutre composée d'un noyau de protons et de neutrons, entouré d'électrons. Il aborde également les isotopes, la masse atomique, ainsi que les modèles atomiques de Rutherford et Bohr, qui expliquent la stabilité des atomes et les transitions énergétiques des électrons. Des exercices pratiques sont inclus pour renforcer la compréhension des concepts présentés.

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1/ atome: Définition et symbole, isotopes.

(exercices)

1 Définitions
La matière est formée à partir de grains élémentaires: les atomes. L'atome est un
ensemble électriquement neutre comportant une partie centrale, le noyau (protons +
neutrons), où est centrée pratiquement toute sa masse, et autour duquel se trouvent des
électrons.

1.1 Le noyau
Le noyau renferme deux types de particules massives
• Le proton qui a une charge de +1,60.10-19 C (coulombs) ce qui correspond à la
charge élémentaire pour une masse de 1,673.10-27 kg.
• Le neutron qui a, quant à lui, une charge nulle pour une masse de 1,675.10-
27

kg On remarque donc que protons et neutrons ont une masse proche mais
une charge totalement différente. Le noyau a donc une charge positive. Les
neutrons et les protons constituent les nucléons qui sont maintenus ensemble
par interaction forte.

1.2 Représentation
A chaque élément chimique, on a associé un symbole. Il s'écrit toujours avec une
majuscule, éventuellement suivie d'une minuscule :

Z est appelé numéro atomique ou nombre de charge, il désigne le nombre de protons


(c'est aussi le nombre d'électrons pour un atome neutre). Pour un élément quelconque,
la charge du noyau (protons) est +Ze. De même la charge des électrons sera -Ze. A est
appelé nombre de masse, il désigne le nombre de nucléons (protons + neutrons).
Si N représente le nombre de neutrons, on aura la relation : A = Z + N.

1.3 Isotopes
Ce sont des atomes de même numéro atomique Z et de nombre de masse A différent.
Un élément peut avoir un ou plusieurs isotopes. Il n'est pas possible de les séparer par
des réactions chimiques, par contre cela peut être réalisé en utilisant des techniques
physiques notamment la spectroscopie de masse.

1.3.1 Masse atomique


La masse atomique est égale à la somme des masses des constituants de l'atome :
mat = Zme + Zmp + Nmn (kg)
L'utilisation de cette unité n'est pas commode, des unités chimiques plus faciles à
manipuler ont donc été choisie ; le terme de référence étant le carbone 12.
Par définition, l'unité de masse atomique qu'on note u.m.a est le 𝟏/𝟏𝟐 ème de la
masse d'un atome de carbone 12 (12C).

Exercices

Exercice n°1:
a) Donner la constitution des atomes suivants:
59 127 20 207
27 Co I
53 10Ne Pb
82

b) Calculer l'énergie correspondant à la formation d'un noyau 24 He à partir de ses


différents constituants : mp = 1,00727 u.m.a. mn = 1,00866 u.m.a. mHe = 4,00260 u.m.a.
L'énergie sera exprimée en joule, en eV, et en calorié.
Solution:
a) A représenté la masse atomique de l'élément, et se place en haut à gauche du symbole.
A
Z le numéro atomique et en bas à gauche du symbole soit: Z X
59
27Co 27 électrons

27 protons
59-27 = 32 neutrons noyau

127
53 I 53 électrons

53 protons
127-53 = 74 neutrons noyau
20
10Ne 10 électrons

10 protons
20-10 = 10 neutrons noyau

207
82 Pb 82 électrons
82 protons
207-82 = 125 neutrons noyau

b) Noyau d'hélium est constitué de 2 protons et de 2 neutrons; ce qui conduit à la masse


théorique du noyau.
2 protons 2.1,00727 u.m.a
2 neutrons 2.1,00866 u.m.a
4,03186 u.m.a
La masse réelle du noyau est de 4,00260 u.m.a
Donc ∆m = 4,03186 - 4,00260 = 0,02926 u.m.a masse perdue est transformée en énergie
par ∆E = ∆m.C2

103.  3.102 
2

E  0, 02926. 23
 4,37.1012 Joule par atome réel
6, 023.10
Avec les équivalences énergiques:
103
23 
. 3.108   1, 49.1010 J
1 2
1u .m .a  .103 Kg  E 
N 6,023.10

1, 49.1010
1u .m .a  1, 49.1010 J et 1 V = 1,6.10-19 J  1u .m .a  19
 0,933.109 eV
1, 6.10

4,37.10 12
Donc E  4,37.1012 J   2, 73.107 eV pour un atome réel
1, 6.1019
1 cal = 4,18 J
4,37.10 12
E   1, 045.1012 cal pour un atome réel
4,18
Pour 1 atome-gramme (1 at gr = N atomes réels)
∆E = 4,37.10-12.N = 2,63.1012 joule = 6,29.1011 cal.
Exercice n°2
Soient les nucléides suivants:
16
O, 178X , 146C,
8
35
17Cl , 88y et 14
N
7

a) Quels sont ceux qui appartiennent au même élément ? Comment peut-on les qualifier ?
b) Quels sont les éléments qui ont le même A?
c) Donnée la composition des isotopes du même élément ?
Solution:
a) y = X = O, ces trois noyaux appartiennent au même élément:
Ce sont des isotopes de l'élément oxygène O, on peut les identifier à partir de leur Z qui
est égal dans ce cas à 8 (nombre de protons).
b) Le même A sont: 147 N et 142C
16 17 18
c) 8 O (8 protons et 8 neutron) ; 8 X (8 protons et 9 neutron) ; 8Y (8 protons et 10

neutron).
Exercice n°3
1- Déterminer la masse atomique de l'antimoine et du sélénium connaissant les
pourcentages relatifs de chacun des isotopes:

51 Sb 57,25 % de l'isotope 121.


42,75 % de l'isotope 123.

34Se 0,87% de 74 Se ; 9,02% de 76 Se ; 7,58% de 77 Se ; 23,52% de 78 Se ; 49,82% de


80
Se et 9,19% de 82 Se .

2- Le brome possède deux isotopes 79 et 81; les poids atomiques étant de 79,916; chercher
les proportions de chacun des deux isotopes.
Solution:
i n

a m  ...  a n mn a m i i
1- La masse atomique A  1 1  i 1
ai étant la proportion de l'isotope
100 100
i et mi sa masse.
Application numérique au cas de l'antimoine qui possède 2 isotopes stables et naturels.
57, 25.121  42, 75.123
A  121,855
100
121,855 Masse atomique de Sb.

Le sélénium naturel est un mélange de 6 isotopes, ce qui conduit à:


0,87.74  9,02.76  7,58.77  23,52.78  49,82.80  9,19.82
A  79,07
100
79,07 Masse atomique de Se.

2- Nous allons faire la démarche inverse a1 et a2 étant les proportions de chacun des deux
isotopes
a1 + a2 = 100… (1).
a1.79  a2 .81
A  79,916  …(2)
100
Nous disposons de deux équations (1) et (2); la résolution donne
a1 = 54,2% a2 = 45,8 %.

2/ modèle atomique : Rutherford, Bohr (atome d’hydrogène) .(exercices), la


mécanique ondulatoire

2.1 Modèle de Rutherford


Considérons, un atome d’hydrogène constitué d’un noyau de charge (+e) autour
duquel gravite un électron de charge (-e). Appelé aussi modèle planétaire car le noyau
positif représente le soleil et les électrons décrivent des orbites autour du noyau
comme les planètes autour du soleil.
La stabilité mécanique résulte de la compensation des forces d'attractions Fa par les
forces centrifuges Fc dues à la rotation des électrons autour du noyau.
L'avantage de ce modèle c'est qu'il ne fait appel qu'aux lois de la mécanique classique.

n1 =5, n2=6,7,8…. Série de Pfund

FN

Fe

(-e)
r
(+e)

Supposons que le mouvement de l’électron autour du noyau soit circulaire uniforme.


Les forces agissant sur l’électron sont :

e2
 La force électrique d’attraction Fe  (1)
r2
v2 me : la masse de l’électron
 La force de centrifugation (force normale) FN  me
r Ec : l’énergie cinétique
pour que l’électron gravite sur un trajectoire circulaire défini
Ep : l’énergie potentielle
2 2 2
v e e
FN  Fe  me  2  me v 2  (2)
r r r
L’énergie total de l’électron dans son trajectoire ET =Ec +Ep

1 e2 1 e2
E c  me .v ; E p  
2
 ET  me v 
2
(3)
2 r 2 r

Nous remplaçons l’expression de mev2 trouvée dans (2) dans l’équation (3) :

1 e2
ET   (4)
2 r

Un tel dispositif l’électron de charge (-e) tourne autour d’un noyau fixe de charge
(+e) constitué un dipôle, et selon la théorie électromagnétique, l’électron émit de
l’énergie sous forme de rayonnement. L’électron perd régulièrement de l’énergie
sous forme de rayonnement, à un moment donné, il tomberait sur le noyau
comme le montre la figure ci-dessous.

 L’atome, donc, émit en permanence des rayonnements


Ces conclusions sont en contradiction avec l’expérience, on constate en
effet que

 L’électron ne tombe pas sur le noyau (l’atome est stable)


 L’atome n’émit de rayonnement que lorsque il est excité
Donc le modèle de Rutherford se relève insuffisant d’élucider la structure
électronique des atomes, il fallait chercher un autre modèle atomique.
2.2 Modèle de Bohr
2.2.1 Description (cas de l'atome d'hydrogène)
Pour lever les contradictions précédentes, Bohr propose quatre hypothèses :
• Dans l'atome, le noyau est immobile alors que l'électron de masse m se déplace
autour du noyau selon une orbite circulaire de rayon r.
• L'électron ne peut se trouver que sur des orbites privilégiées sans émettre de
l'énergie ; on les appelle "orbites stationnaires".
• Lorsqu'un électron passe d'un niveau à un autre il émet ou absorbe de l'énergie :

• Le moment cinétique de l'électron ne peut prendre que des valeurs entières


(quantification du moment cinétique) :

h : constante de Planck et n : entier naturel.


2.2.2 Aspect quantitatif de l'atome de Bohr
Le système est stable par les deux forces Fa et Fc:
• Force d'attraction : Fa = e! / 4πε0r2
• Force centrifuge : Fc = mv2 / r
Le système est en équilibre si : Fa = Fc

ET = Ec + Ep
Ec : énergie cinétique
Ep : énergie potentielle, elle est due à l'attraction du noyau
Donc : Ep = Fa dr = -𝐞𝟐 / 4πε0r
D'autre part : Ec = mv2 / 2
Donc :
2.2.3 Rayon de l'orbite
2.2.4 Absorption et émission d'énergie
A chaque orbite permise correspond un niveau énergétique déterminé. Les transitions
électroniques d’une orbite vers une autre se font par sauts et sont accompagnées de
l’émission ou de l’absorption d’un photon d’énergie:

Ef : état final
Ei : état initial
h : constante de Planck
𝝂 : fréquence de radiation.

2.2.5. Spectre d'émission ou d’absorption de l'atome d'hydrogène


Exercices

Exercice n°1

Les niveaux d'énergie quantifiés de l'atome d'hydrogène (le niveau de référence étant le
niveau d'ionisation) sont donnés par l'expression:
En = -13,6/n2 (n nombre entier supérieur ou égal à 1; En en eV).
1- Placer sur un diagramme le niveau fondamental, le niveau d'ionisation, les trois premiers
niveaux excités.
2- Un électron d'énergie 11eV vient frapper un atome d'hydrogène. Que peut-on observer? h
= 6,62.10-34 j.s
3- Un rayonnement ultraviolet de longueur d'onde dans le vide  est absorbé par des atomes
d'hydrogène à leur état fondamental. En se stabilisant ces atomes émettent uniquement trois
radiations de longueur d'onde , ' et " avec "< '. Déterminer , ' et ".
Solution:
1- L'état fondamental correspond à l'énergie minimale. En étant négatif, E n est minimum,
lorsque sa valeur absolue est maximale, c'est-à-dire pour
n = 1. L'état fondamental a donc pour niveau d'énergie E 1 = -13,6 eV.
Le niveau d'ionisation a pour énergie zéro.

2- Déterminons les énergies qu'il faut apporter pour que l'atome effectue les transitions
croissantes E1 → E2, E1 → E3, E1 → E4. On trouve respectivement -3,4 + 13,6 = 10,2
eV; -1,51 + 13,6 = 12,09 eV
et –12,75 eV, l'électron d'énergie cinétique 11eV peut donc provoquer la transition E 1→ E2
qui amène l'atome à son premier état excité.
Au bout d'un intervalle de temps très cours, l'atome se désexcite.
On observe donc la transition décroissante E 2→ E1, au cours de laquelle l'énergie se
hc
transforme sous forme d'un photon de longueur d'onde dans le vide  telle que  E 2  E1

1 E 2  E1 hc 6,62.10 34.3.10 8
. Par suite:   
 hc E2  E1 10,2.1,6.10 19

  1, 22.107 m =0,122m

Cette transition appartient au domaine des ultraviolets.


3- Le photon absorbé fait passer l'atome du niveau d'énergie E1 au niveau d'énergie En.
L'énergie du photon absorbé est juste égale à E n – E1, par suite  est tel que:
hc
 E n  E 1 …(1)

Les atomes d'hydrogène excités se stabilisent en émettant des photons lors de transitions
décroissantes.
Remarquons qu'il est normal de retrouver dans le spectre d'émission la radiation de
longueur d'onde  qui correspond à la transition En → E1.
Comme en plus de la radiation , deux autre radiations sont émises, cela signifie qu'entre En
et E1 il n'y a qu'un seul autre niveau d'énergie. Par suite n = 3 et d'après (1)
hc
 E 3  E 1    103 nm

hc hc
Les autres photons émis ont pour énergie et .
"  '
hc
Comme "< ', les photons de plus grandes énergies sont émis lors des transitions E2
"
hc
→ E1. D'où  E 2  E1 ce qui implique " =122 nm.
"
Les photons correspondent à la transition de longueur d'onde ' émis lors des transitions
hc
E3 → E2 d'où  E3  E 2 et  = 657 nm. Cette transition est visible (raie Hα).
'
Exercice n°2
Les longueurs d'ondes, dans le vide, des radiations émises par l'atome d'hydrogène se
calculent par la formule de Balmer généralisée

1  1 1 
 RH  2  2  , dans lequel p est un entier supérieur ou égal à 1 et n est un entier
 p n 

supérieur à p.
1- Déterminer RH sachant que l'énergie d'ionisation de l'atome H est 13,54 eV.
2- Quel est le photon le plus énergétique qui peut être émis par l'atome d'hydrogène, le
caractériser par sa longueur d'onde min.
3- Sur un axe gradué en longueur d'onde, préciser dans quels domaines se situent les raies
des séries de Lyman (p = 1), de Balmer (p = 2) de Paschen (p = 3) de Brackett (p = 4) et de
Pfund (p = 5).
Solution:
Ec
1- RH   1,09.10 7 m 1 .
hc
1
2- min   91,7 nm
RH

3- Les longueurs d'ondes sont en nm:

2.2.6. Généralisation du modèle de Bohr pour les ions hydrogeniodes


Hydrogenoides sont des ions dont leurs atomes ont perdus touts les électrons sauf un. Tel
que : 2He+, 3Li+2, 4Be+3…
- Expression de leurs rayons atomiques et leurs énergies
Les même calculs et expressions trouver dans le cas de l’hydrogène reste encore valable et
le seul changement est dans l’expression de la force d’attraction.

-e
Z e2
F
+Z.e r2
n2
2  2

n  h   n Z a0
r 
rn 
Z  me e 2 

Z 2 E1

Z m e 2 4  E 
En   2  e 2  
n
n2
n  2 h 

Récapitulation du modèle de Bohr


- La théorie de Bohr a bien expliquée les spectres d’émission de l’atome d’hydrogène
et les hydrogéniodes après leurs excitations.
- Il a même calculé au préalable les longueurs d’ondes possibles que l’atome
d’hydrogène et les hydrogéniodes peuvent émettre après leurs excitations.
- Il a donné l’expression de la constante de Rydberg en fonction d’autre grandeurs
(me, e, h) qui été auparavant une constante expérimentale.
- Il a donné la signification physique de n1, n2 donnés dans l’équation générale de
Ritz.
- Il a introduit l’idée de la quantification d’énergie de l’électron dans l’atome

Défaillances (limite)
- il a résolu un problème physique avec la mécanique classique (mécanique
Newtonien) on introduisant des postulats qui ne sont pas de la même mécanique.
- Le modèle atomique de Bohr ne peut pas être appliqué au autre atome.

Pour toutes ces raisons les physiciens de l’époque suivent leurs recherches d’un autre
modèle atomique plus générale et plus fiable.

[Link] a la mécanique ondulatoire (quantique)

[Link]é onde-corpusculaire de l’électron

L’idée d’Einstein dans l’explication du phénomène photoélectrique, que la lumière


peut avoir en plus de sa nature ondulatoire une nature corpusculaire (flux de photons), été
généralisée par de Broglie à tous corpuscules en mouvement tel que les électrons.
De Broglie annonce que pour tous corps en mouvement de masse m et d’une vitesse v
possède une onde associe à son mouvement. La longueur d’onde de celle-ci est :
h h
 
p m.v
Deux ans plus tard Davisson et Germer démontrent la diffraction des électrons par le
cristal de nickel. Ce comportement est une caractéristique des ondes ce qui signifie que les
électrons ont aussi une nature ondulatoire.

lD’autres expériences en été utilisées ensuite pour les neutrons.


Exemple :
1. Calculer la longueur d’onde en °A associe au mouvement de l’électron dans l’atome
d'hydrogène si sa masse est de 9,11.10-31 kg et sa vitesse est 1,24.107 m/s.
2. La question pour le cas d’un ballon de masse 149 g et sa vitesse est de 41,3 km/h (11,47
m/s). Si h= 6.626.10-34 j.s

Solution :
h

mv
6.626.10 34
1  31 7
 5.87.10 11 m  0.587  A
1. 9.11.10 1,24.10
6.626.10 34
2   3,877.10 34 m  3,877.10 24  A
2. 0.149  11,47

Nous remarquons que la longueur d’onde associe au mouvement de l’électron dans l’atome
est de même ordre de grandeur que les dimension de l’atome d’où on peut pas négliger la
nature ondulatoire de l’électron donc on applique la mécanique ondulatoire plutôt que la
mécanique classique au mouvement de l’électron.
Par contre dans le cas du mouvement du ballon sa longueur d’onde associe(indétectable)
elle est négligeable devant les dimension du ballon d’où on considère uniquement la nature
matière (corps) de ballon d’où on applique les lois de la mécanique classique pour décrire
son mouvement. La mécanique classique néglige l’onde associe il est applicable au objets
macroscopique.

La nature ondulatoire de l’électron est exploitée dans le microscope électronique pour voir
après agrandissement les objets qu’on ne peut pas voir avec la lumière ordinaire.

D’après les travaux de de Broglie, Davisson et Germer, et d’autre, nous connaissons


maintenant que l’électron dans l’atome peut être traité préférentiellement comme une onde
plutôt qu’une particule compacte évoluant dans une orbite circulaire.
Les grands objets tel que un ballon de foot et un véhicule obéis aux lois de la mécanique
classique (loi de Newton), par contre les particules microscopiques tels que l’électron,
l’atome et la molécule on les applique la mécanique quantique qui est basé sur les propriétés
ondulatoires de la matière.

[Link] d’incertitude de Heisenberg


L’un des principes de base de la mécanique quantique, il annonce qu’on ne peut pas
déterminer précisément et au même temps la position de l’électron par rapport au noyau et
sa quantité de mouvement. Ce principe est valable pour tous les corpuscules (particules
microscopiques) en mouvement.
h
x . P 
4
Exemple :
Calculer l’incertitude sur la position pour deux particules suivantes:

Echelle macroscopique Echelle microscopique


Particule Un plomb de chasse L’électron dans l’atome
Masse 1g 9.1.10-31 kg
vitesse 30 m/s 3.106 m/s
10-5
précision (erreur relative 10-5
sur la vitesse) ε=∆v/v

h
x . P 
Solution: on a 4
h
x . P 
Pour la plus petite valeur de ∆x on a l’égalité suivante : 4
p m v p v
    p  p. v  m.v.
p  m.v  p m v ;pour m  0  p v v
h h
x  
4.p 4.m.v.
6.62.10 34
x   5.5.10 28 m
Plomb de chasse : 4.10 3.30.10 5

6.62.10 34
x  31 6 5
 6.10 6 m  6.1.10 4  A
L’électron : [Link] .3.10 .10 , Alors que le rayon de

l’atome d’hydrogène est de 0.53°A


Au leu de dire que l’électron tourne autour de noyau dans une trajectoire circulaire à une
distance précise du noyau et avec une quantité de mouvement bien déterminée (mécanique
classique). On dit la probabilité de trouvée un électron dans une région plutôt que dans une
autre dans l’atome. Pour décrire cette répartition dans l’atome on introduit le concept de
fonction d’onde ψ (psi).

2.3.3. L’équation de SCHRODINGER


Erwin Schrödinger propose une équation pour la fonction d’onde d’un système quelconque.
Pour une particule de masse m se déplaçant dans un espace à une dimension avec une
énergie E l’équation de Schrödinger est :
2
h d 2
   V   E
2m dx 2 ; V est l’énergie potentielle de la particule.
Les solutions de l’équation pour l’atome d’hydrogène (ψ possible) donne les différents états
possibles de l’électron dans l’atome (son énergie et la géométrie de la région de l’espace de
l’atome où la probabilité de trouvé cet électron est grande). C’est-à-dire les différents
orbitales atomiques possibles.
« Une orbitale atomique est la région de l’espace de l’atome où la probabilité de trouvé un
électron est grande ».
Une orbitale atomique donnée est caractérisée par une série de nombre quantiques: n, l et
ml. Avec ces trois nombre quantiques plus un quatrième ms on peut donné l’organisation
électronique des différents atomes  configuration électronique des atomes.

4/ nombres quantiques : n, l, m, s.(exercices)

4.1 Le nombre quantique principal n, avec n = 1, 2...


C’est le nombre quantique principal, noté n, qui détermine le niveau principal
d’énergie En de l’atome et définit les couches énergétiques. C'est un entier strictement
positif (donc non nul).
On appelle niveau (ou couche) l’ensemble des électrons correspondants à une valeur
de n:
• Le niveau K correspond à n=1
• Le niveau L correspond à n=2
• Le niveau M correspond à n=3
• Un niveau n peut contenir jusqu’à 2n2 électrons :
• Pour le niveau n=1, le nombre maximum d’électrons est de 2
• Pour le niveau n=2, le nombre maximum d’électrons est de 8
• Pour le niveau n=3, le nombre maximum d’électrons est de 18
• Pour le niveau n=4, le nombre maximum d’électrons est de 32
Et ainsi de suite, toujours en suivant la même règle...

4.2 Le nombre quantique secondaire 𝓵, avec 𝓵 = 0, 1,..., n-‐1


Le nombre quantique secondaire, noté 𝓁 (lettre L minuscule (𝓁)), définit la notion de
sous-couches. Il peut prendre n valeurs, de 0 à n - l , et détermine la géométrie des
orbitales atomiques de sorte que la lettre attribuée à la sous-couche et à l'orbitale est la
même. On a donc :
• Orbitale s pour 𝓵 = 0;
• Orbitale p pour 𝓵 = 1;
• Orbitale d pour 𝓵 = 2;
• Orbitale f pour 𝓵 = 3.

4.3 Le nombre quantique magnétique m, avec m ∈ [-‐𝓵, +𝓵]


Le nombre quantique magnétique (ou tertiaire), noté m, est un entier relatif compris
entre - 𝓁 et +𝓁. Ce nombre décrit l’orientation de l’électron dans le champ magnétique
des autres charges. Autrement dit, m détermine l’orientation de l’orbitale.
Exemple n°1: pour ℓ𝓁 =1, on peut avoir m= -1, 0 ou 1.
Exemple n°2: pour ℓ𝓁 =3, on peut avoir m = -3, -2, -1, 0, 1, 2, 3.
Il y a donc 2𝓁 +1 valeurs possibles de m.

4.4. Le 4ème nombre quantique: le spin


Le nombre quantique quaternaire dit « nombre de spin » est noté s. Il est nécessaire
pour que l’électron soit complètement décrit par la fonction d’onde; pour autant, elle
n’en dépend pas. Ce nombre ne peut prendre que deux valeurs : +1⁄2 ou -1⁄2. Il définit
l'orientation de l'électron dans le champ magnétique. Ce quatrième nombre quantique
est lié au spin de l'électron qui est de valeur s=1⁄2: c'est une caractéristique intrinsèque
de l’électron.
4.5. Représentation des orbitales atomiques
À partir des nombres quantiques, nous allons représenter les orbitales. Elles ont une
géométrie définie par 𝓵 qui devient de plus en plus complexe quand 𝓵 augmente. Pour
décrire leur géométrie, on retiendra simplement qu'une orbitale s (pour 𝓁 = 0) possède
une forme sphérique et qu'une orbitale p (pour 𝓁 = 1) a une forme de sablier (ou de 8)
de trois orientations possibles (Rappel : pour 𝓁 = 1, on a m = -1, 0 ou 1, soit trois
orientation).

Exercice:
Un atome X a un nombre secondaire l = 3.
1- Quel est le nom de la sous-couche associé?

1- Quelle est la valeur minimale du nombre quantique principal, qui peut-être associé à
l = 3?
2- Quelles sont les valeurs des nombres quantiques magnétiques qui peuvent être associé
à l = 3?
3- Quelle est la population électronique maximale envisageable dans une sous-couche
l = 3?
1
4- symboliser les deux électrons décrits par n = 3, l = 1, m = 1 et s   .
2

Solution:
1- l = 3 → représente la sous-couche f.
2- Le nombre minimal du nombre quantique principal est:
l  n 1 donc 3  n  1  4  n  n  4
 n=4
3-
l  m  l  m  {3, 2, 1,0,1, 2,3} donc 7 valeurs
4- Dans la sous-couche l = 3 il y a sept orbitales
donc 7.2 = 14 électrons.

1
5- Pour n = 3, l = 1, m = 1 et s   ; les deux électrons sont décrit dans px.
2
5 / orbitales atomiques : principe d’exclusion de Pauli, Règle de Hund, Règle de
Klechkowski, tableau périodique. (exercices)

La configuration électronique d'un atome est la répartition de Z électrons de l'atome


dans un état fondamental sur les orbitales atomiques.
Ce remplissage des orbitales atomique s'effectue à l'aide des quatre règles générales.
5.1 Principe d'exclusion de PAULI
Dans un atome, deux électrons ne peuvent pas avoir leurs quatre nombres quantiques
identiques :
Si deux électrons d'un atome occupent la même orbitale (même valeurs de n, ℓ𝓁,m),
ils diffèrent forcement par le nombre quantique de spin ( l'un de spin +1/2 et l'autre de
spin -1/2).

Une case quantique ne peut contenir au maximum que 2 électrons de spins


opposés.
Pour une couche n, le nombre de cases est n2 et le nombre d'électrons est 2n2

5.2 Règle de HUND


A l'état fondamental, quand les électrons se placent dans une sous-couche multiple (p,
d, f), ils occupent le maximum d'orbitales de même énergie avec des électrons
célibataires qui ont des spins parallèles (même valeur de s).
5.3 Règle de KLECHKOWSKI
Les sous-couches se remplissent par ordre croissant des valeurs de n+l. Pour deux
valeurs égales, c’est la sous-couche de plus petit n qui se remplit la première. Par
exemple, pour 2p et 3s, on a respectivement n+l = 2+1 et n+l = 3+0 ; on remplit donc
2p en premier (n plus petit), et seulement ensuite on remplit 3s.

On peut représenter l'ordre de remplissage des sous-couches comme ci-dessous

L'ordre de remplissage des sous-couches est donc:


1s 2s 2p 3s 3p 4s 3d 4p 5s 4d 5p 6s 4f 5d 6p 7s 5f 6d...
Si on remplit selon la règle de Klechkowski, on note le plus souvent la configuration
selon n croissant.
La configuration électronique de l'état fondamental d'un élément est la signature de sa
structure interne et gouverne ses propriétés chimiques.
Dans l'écriture des configurations électroniques, on fait apparaître cette distinction en
définissant deux catégories d'électrons :
5.3.1 Les électrons de valence
Les électrons de valence peuplent les orbitales des couches périphériques
occupées. La configuration de valence est notée classiquement en alignant les
symboles des sous-couches et en portant en exposant le nombre d'électrons de la sous-
couche.

Les configurations électroniques peuvent être raccourcies dans leur notation en


prenant le gaz noble précédant et en ne rajoutant que la partie qui en diffère. Ainsi, on
peut noter :

On note deux exceptions, à la règle de Klechkowski,


1. Le chrome (Cr) et le molybdène (Mo).
2. Le cuivre (Cu), l'argent (Ag) et l'or (Au).
6. Description du tableau périodique de Mendelieff

La structure de la classification périodique est liée au remplissage des différentes


sous-couches selon la règle de Klechkowski.
Chaque ligne (ou période) débute par le remplissage d’une sous-couche ns et s’achève
par celui de la sous-couche np (sauf pour n=1). n croit d’une unité quand on passe
d’une période à la suivante.
Les éléments d'une même ligne horizontale du tableau périodique constituent une
période.
Ils sont au nombre de 7.

Les éléments d'une même colonne ayant la même configuration électronique de la


couche externe constituent une famille ou groupe.
Le tableau périodique est constitué de 18 colonnes réparties en 9 groupes. Les 7
premiers comportent chacun deux sous-groupes A et B selon l'état des électrons
externes.
Sous-groupe A : contient les éléments dont la couche externe est ns np.
Sous-groupe B : contient les atomes qui possèdent un état d. Les indices I, II, III,...
indiquent le nombre d'électrons sur la couche externe, appelés électrons de valence.
Exercices

Exercice n°1:

1- Quel est parmi ces atomes (P, C, B, S ou O) qui possède sur sa dernière couche la
structure électronique suivante:

3s 3p
2- classer ces éléments dans le tableau périodique.
3- Quelle sont parmi les différentes possibilités ci-dessous, celles qui correspondent à deux
électrons dans une orbitales de n = 3.
1
l = 3 m = -3 et s  
2
1
l = 0 m = 0 et s  
2
1
l = 1 m = 1 et s  
2
1
l = 2 m = -1 et s  
2
Solution:
1/ 15 P : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p3

6 C : 1s2 2s2 2p2 ne possède pas la troisième couche 3.

5 B : 1s2 2s2 2p1 non plus.

16 S : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p4

8 O : 1s2 2s2 2p4


Donc la seule structure équivalente c'est bien celle de S (soufre).
2/ P, période 3, colonne VA, C période 2 colonne IVA, B période 2 colonne IIIA, S
période 3 et colonne VIA
3- 2 électrons dans l'orbitale n = 3. n = 3  l = 2, 1,0.
Pour l = 2  m = -2, -1, 0, +1, +2
l = 1  m = -1, 0, +1 
l=0  m=0
Il y a trois possibilités.
Exercice n°2:
Soit un élément caractériser par une sous-couche 4d1.
a- Donner les quatre nombres quantiques de cet élément.
b- Est-ce qu'il est transitionnel?
c- Classer le dans le tableau périodique.

Solution:
a- Les quatre nombres quantiques:
n = 4 le nombre quantique principal. l le nombre quantique secondaire:
l  4  l  0,1,2, 3 chaque nombre représente une sous-couche, 0 pour s, 1 pour p, 2
pour d et 3 pour f, nous avons d donc l = 2.
m le nombre quantique magnétique:
 2  m  2  m   2,1,0,1,  2. La représentation de l'électron dans l’orbitale d
m = -2. s le spin: s = +1/2.
b- Par définition: la ns saturée et la (n-1)d insaturée cela implique que l'élément est
transitionnel. Dans notre exemple la d avec un seul électron donc automatiquement la sous-
couche s est saturée (avec deux électrons), l'élément est transitionnel.
c- 5s24d1 → période 5. 1+2 électron dans la sous-couche d → la colonne IIIB.

6/ Liaison chimique, l’hybridation et VSEPR. .(exercices)

6.1. Géométrie de la molécule:

Dans les molécules poly-atomiques, il y a formations d'orbitales moléculaires par


recouvrements des orbitales atomiques. Ce recouvrement permet de prévoir
qualitativement la géométrie des molécules.

Pour des molécules diatomiques nous nous sommes intéressés au problème de la


formation et de la stabilité de la molécule, et dans le cas des molécules poly-
atomiques nous allons nous limiter au seul problème des angles de liaisons.

Il existe un certain nombre de méthodes expérimentales, comme par exemple la


diffraction des rayons X ou la diffraction des neutrons; qui permettent de déterminer
la géométrie des molécules.
L'expérience montre que les angles de liaisons des molécules poly-atomiques ne
prennent que certaines valeurs privilégiées : 180°,120°, 109° et 90°.

La mécanique quantique permet de retrouver par le calcul la géométrie des petites


molécules. Ces calculs, qui supposent un certain nombre d'approximations sont de
toutes manières très longs et relativement complexes.

L'hybridation n'est qu'un changement de base; elle n'a de réalité que sur le plan
mathématique, il ne s'agit en aucun cas d'un phénomène physique qui se produirait
réellement, son intérêt réside dans le fait qu'il est toujours possible de construire des
OA hybrides ti ayant la même symétrie que la molécule dans laquelle l'atome est
engagé.

Les propriétés intrinsèques de l'atome telles que la densité électronique totale ou


l'énergie électronique totale, sont bien entendu, indépendantes de la base des fonctions
dans laquelle on les calcule.

a) hybridation sp (molécule linéaire):

Ce cas d'hybridation est envisagé dans le cas de l'union de deux atomes avec
un atome central possédant deux électrons libres.

Soit l'atome de béryllium Be, la structure électronique stable est 1s2 2s2 2p0.

Un électron de l'orbital s passe à l'orbital p qui est vide, c'est l'état excité 2s 1 2p1.
Ces électrons sont décrits par deux OA hybrides t1et t2. C'est deux orbitales hybrides
nécessaires sont construites à partir de l'OA 2s et d'une seule des trois OA 2p de
l'atome de béryllium; on les représente par r dont la symétrie est celle de la
molécule BeF2.

180°

2 orbitales hybrides
Orbitales excités
sp linéaire

+ 2 Cl Be Cl
b) hybridation sp2 (molécule plane:

Il y a un mélange de l'orbitale 2s et deux orbitales 2p. La troisième orbitale 2p ne


participe pas; elle restera pure (non hybridé).

Ainsi, la molécule BH3 est plane; les trois H sont placés aux sommets d'un triangle
équilatéral dont le centre est occupé par le noyau de l'atome de bore.

2 2 1
Etat fondamental
5B:1s 2s 2p

Etat excité

Etat hybride

Nous aurons formation de trois orbitales hybrides sp2 qui auront 1/3 de caractère s et
2/3 de caractère p (voir les exercices). Elles forment entre elles des angles de 120°.
Z

y Pz
+
2px
2py
2s x
Reste intacte
H

120°
B + 3(H) →
B

H
H
c) hybridation sp3 (molécule tétraédrique):

Dans la molécule de méthane CH4, les quatre liaisons C-H sont décrites par quatre
OM liantes , identiques, résultant du recouvrement des quatre OA hybrides sp 3 du
carbone avec les orbitales 1s des quatre atomes d'hydrogène. La longueur de chaque
liaison C-H est de 1.09A et l'énergie de –100 [Link]-1.

La géométrie de cette molécule est tétraédrique, l'angle de liaison H-C-H est de


109° (voir les exercices), le mélange de l'OA 2s du carbone et des trois OA 2p du
même atome donne quatre orbitales hybrides sp3 qui auront chacune ¼ de caractère s
et ¾ de caractère p.

109° 28’

H
H

L'hybridation des orbitales permet d'expliquer la géométrie de nombreuses molécules


ainsi que celle des complexes.

Nous donnons ci-dessous le tableau des hybridations les plus courantes:

Hybridation Géométrie et forme Exemple

sp Molécule linéaire CO2, HCN

sp2 Triangle équilatéral Alcène, C6H6, BF3

sp3, sd3 Tétraèdre Alcane, NH3, TiCl4

sp2d Carré [PtCl4]-2

sp3d Bipyramide à base PCl5


triangulaire

sp3d2 Octaèdre régulier SF6,[Fe(CN)6]-4


Exemple:

Donner une représentation de Lewis et justifier par les cases quantiques les
liaisons covalentes dans les espèces suivantes : CO2 ; CH4 ; H2CO; 𝐶𝐻3− ; 𝐶𝐻3+ ;
CH2Cl2 ; HCONH2 ; COCl2 et CH3CN ; Donner le type d’hybridation de l’atome
central. On donne : C6 ; O8 ; Cl17 ; N7 ; H1

Solution :

Représentation de Lewis

CO2: O C O ; représentation par les cases quantiques:


Hybridation SP

O 2S2; 2P4,

2S1; 2P3
C*

O 2S2; 2P4

H2CO. H C O; H H
H
Hybridation SP2 C*

Hybridation SP3
𝐂𝐇𝟑− : H H H H C-- H
H
C*
é supplémentaire
Hybridation SP2
𝐂𝐇𝟑+ : H H H H C+ H
H
*
C
Case vide

CH3CN: H H H H ; Hybridation SP3

C* H C C N

C* H Hybridation SP

CH2Cl2: H H H

C* H C Cl

Cl Cl ; Hybridation SP3

Cl

COCl2: O Hybridation SP2

C* O C Cl

Cl Cl

Cl
6.2. Théorie VSEPR (Valence Shel Electron Pair Repulsion) prévision de la
géométrie des molécules de type Axn:

La méthode VSEPR de Gillespie permet de prévoir la géométrie des molécules Ax n


dans lesquelles un atome central A est relié à « n » atomes X appelés ligands.

Expérimentalement, pour les molécules AXn, on distingue les différentes


géométries suivantes:

Elle offre l'avantage de permettre de prévoir la géométrie de molécules de façon


très simple et pratiquement générale. Elle permet, par exemple, de prévoir que CO2
est linéaire alors que NO2 est triangulaire.

Application de la théorie VSEPR:

N n m Type de Forme Exemple


molécules

2 2 0 AX2 Segment de BeCl2


droite

3 0 AX3 Triangle BF3


équilatéral

3
Forme « V »
2 1 AX2E SnCl2

4 0 AX4 Tétraèdre CH4


régulier

4
Pyramide à
3 1 AX3E1 base NH3
triangulaire

2 2 AX2E2 Forme « V » H2O


Exercice:
Donner le diagramme de Lewis, l'hybridation et la VSEPR des molécules suivantes: SH2,
BH3, NH3, CH4 et PCl5. Est-ce que la règle d'octet est respectée ?
Solution:
- Diagramme de Lewis et règle d'octet:
SH2: l'atome central S: 1s2 2s2 2p6 3s2 3p4, deux électrons libres dans la dernière sous-
couche 2p. Suivant Lewis, S peut faire deux liaisons.

H S H

Lewis ne prend pas en considération la position des atomes liés.


La règle d'octet: S appartient au groupe IVA, il est entouré par 8 électrons, donc elle est
respectée.
BH3: B: 1s2 2s2 2p1, il y a trois électrons dans la dernière couche, donc il peut faire trois
liaisons.

B2– H

La même chose ici, Lewis ne prend pas en considération les angles et les positions des
atomes liés à l'atome central, pour la règle d'octet B est entouré par 6 électrons. Donc, elle
n'est pas respectée.
NH3: N: 1s2 2s2 2p3, N possède un doublet et trois électrons libres (célibataires), donc il
peut faire trois liaisons suivant Lewis N est entouré dans ce cas par 8 électrons, la règle
d'octet est respectée.

H
N H
H

CH4: C:1s2 2s2 2p2, C possède 4 électrons, à l'état excité il aura 4 électrons célibataires
donc il peut faire 4 liaisons.

H C H

Le carbone est entouré par 8 électrons, la règle d'octet est respectée.


PCl5: P: 1s2 2s2 2p2 3s2 3p3, P possède 5 électrons à l'état fondamental (un doublet et trois
célibataires), à l'état excité un électron passe de l'état 3s à l'état 3d (3d existe vide) et on
aura 5 électrons libres*. La molécule est donc formée par 5 liaisons sigmas, suivant Lewis
son diagramme est:

Cl
Cl
P Cl
Cl
Cl

P est entouré par 10 électrons. La règle d'octet n'est pas respectée.

Hybridation et VSEPR: On peut les mettre dans un tableau.


Molécule Nombre d’é Atomes liés doublets hybridation VSEPR
SH2 6 2 (6-2)/2=2, E2s sp3 AX2E2, forme 'V'
BH3 3 3 (3-3)/2=0, E0 sp2 AX3E0,triangle
équilatéral
NH3 5 3 (5-3)/2=1, E1 sp3 AX3E1,tétraèdre
(pyramide à base
triangulaire)
CH4 4 4 (4-4)/2=0, E0 sp3 tétraèdre régulier
PCl5 5 5 (5-5)/2=0, E0 sp3d bipyramide à base
triangulaire.

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