Atomes : définition, isotopes et exercices
Atomes : définition, isotopes et exercices
(exercices)
1 Définitions
La matière est formée à partir de grains élémentaires: les atomes. L'atome est un
ensemble électriquement neutre comportant une partie centrale, le noyau (protons +
neutrons), où est centrée pratiquement toute sa masse, et autour duquel se trouvent des
électrons.
1.1 Le noyau
Le noyau renferme deux types de particules massives
• Le proton qui a une charge de +1,60.10-19 C (coulombs) ce qui correspond à la
charge élémentaire pour une masse de 1,673.10-27 kg.
• Le neutron qui a, quant à lui, une charge nulle pour une masse de 1,675.10-
27
kg On remarque donc que protons et neutrons ont une masse proche mais
une charge totalement différente. Le noyau a donc une charge positive. Les
neutrons et les protons constituent les nucléons qui sont maintenus ensemble
par interaction forte.
1.2 Représentation
A chaque élément chimique, on a associé un symbole. Il s'écrit toujours avec une
majuscule, éventuellement suivie d'une minuscule :
1.3 Isotopes
Ce sont des atomes de même numéro atomique Z et de nombre de masse A différent.
Un élément peut avoir un ou plusieurs isotopes. Il n'est pas possible de les séparer par
des réactions chimiques, par contre cela peut être réalisé en utilisant des techniques
physiques notamment la spectroscopie de masse.
Exercices
Exercice n°1:
a) Donner la constitution des atomes suivants:
59 127 20 207
27 Co I
53 10Ne Pb
82
27 protons
59-27 = 32 neutrons noyau
127
53 I 53 électrons
53 protons
127-53 = 74 neutrons noyau
20
10Ne 10 électrons
10 protons
20-10 = 10 neutrons noyau
207
82 Pb 82 électrons
82 protons
207-82 = 125 neutrons noyau
103. 3.102
2
E 0, 02926. 23
4,37.1012 Joule par atome réel
6, 023.10
Avec les équivalences énergiques:
103
23
. 3.108 1, 49.1010 J
1 2
1u .m .a .103 Kg E
N 6,023.10
1, 49.1010
1u .m .a 1, 49.1010 J et 1 V = 1,6.10-19 J 1u .m .a 19
0,933.109 eV
1, 6.10
4,37.10 12
Donc E 4,37.1012 J 2, 73.107 eV pour un atome réel
1, 6.1019
1 cal = 4,18 J
4,37.10 12
E 1, 045.1012 cal pour un atome réel
4,18
Pour 1 atome-gramme (1 at gr = N atomes réels)
∆E = 4,37.10-12.N = 2,63.1012 joule = 6,29.1011 cal.
Exercice n°2
Soient les nucléides suivants:
16
O, 178X , 146C,
8
35
17Cl , 88y et 14
N
7
a) Quels sont ceux qui appartiennent au même élément ? Comment peut-on les qualifier ?
b) Quels sont les éléments qui ont le même A?
c) Donnée la composition des isotopes du même élément ?
Solution:
a) y = X = O, ces trois noyaux appartiennent au même élément:
Ce sont des isotopes de l'élément oxygène O, on peut les identifier à partir de leur Z qui
est égal dans ce cas à 8 (nombre de protons).
b) Le même A sont: 147 N et 142C
16 17 18
c) 8 O (8 protons et 8 neutron) ; 8 X (8 protons et 9 neutron) ; 8Y (8 protons et 10
neutron).
Exercice n°3
1- Déterminer la masse atomique de l'antimoine et du sélénium connaissant les
pourcentages relatifs de chacun des isotopes:
2- Le brome possède deux isotopes 79 et 81; les poids atomiques étant de 79,916; chercher
les proportions de chacun des deux isotopes.
Solution:
i n
a m ... a n mn a m i i
1- La masse atomique A 1 1 i 1
ai étant la proportion de l'isotope
100 100
i et mi sa masse.
Application numérique au cas de l'antimoine qui possède 2 isotopes stables et naturels.
57, 25.121 42, 75.123
A 121,855
100
121,855 Masse atomique de Sb.
2- Nous allons faire la démarche inverse a1 et a2 étant les proportions de chacun des deux
isotopes
a1 + a2 = 100… (1).
a1.79 a2 .81
A 79,916 …(2)
100
Nous disposons de deux équations (1) et (2); la résolution donne
a1 = 54,2% a2 = 45,8 %.
FN
Fe
(-e)
r
(+e)
e2
La force électrique d’attraction Fe (1)
r2
v2 me : la masse de l’électron
La force de centrifugation (force normale) FN me
r Ec : l’énergie cinétique
pour que l’électron gravite sur un trajectoire circulaire défini
Ep : l’énergie potentielle
2 2 2
v e e
FN Fe me 2 me v 2 (2)
r r r
L’énergie total de l’électron dans son trajectoire ET =Ec +Ep
1 e2 1 e2
E c me .v ; E p
2
ET me v
2
(3)
2 r 2 r
Nous remplaçons l’expression de mev2 trouvée dans (2) dans l’équation (3) :
1 e2
ET (4)
2 r
Un tel dispositif l’électron de charge (-e) tourne autour d’un noyau fixe de charge
(+e) constitué un dipôle, et selon la théorie électromagnétique, l’électron émit de
l’énergie sous forme de rayonnement. L’électron perd régulièrement de l’énergie
sous forme de rayonnement, à un moment donné, il tomberait sur le noyau
comme le montre la figure ci-dessous.
ET = Ec + Ep
Ec : énergie cinétique
Ep : énergie potentielle, elle est due à l'attraction du noyau
Donc : Ep = Fa dr = -𝐞𝟐 / 4πε0r
D'autre part : Ec = mv2 / 2
Donc :
2.2.3 Rayon de l'orbite
2.2.4 Absorption et émission d'énergie
A chaque orbite permise correspond un niveau énergétique déterminé. Les transitions
électroniques d’une orbite vers une autre se font par sauts et sont accompagnées de
l’émission ou de l’absorption d’un photon d’énergie:
Ef : état final
Ei : état initial
h : constante de Planck
𝝂 : fréquence de radiation.
Exercice n°1
Les niveaux d'énergie quantifiés de l'atome d'hydrogène (le niveau de référence étant le
niveau d'ionisation) sont donnés par l'expression:
En = -13,6/n2 (n nombre entier supérieur ou égal à 1; En en eV).
1- Placer sur un diagramme le niveau fondamental, le niveau d'ionisation, les trois premiers
niveaux excités.
2- Un électron d'énergie 11eV vient frapper un atome d'hydrogène. Que peut-on observer? h
= 6,62.10-34 j.s
3- Un rayonnement ultraviolet de longueur d'onde dans le vide est absorbé par des atomes
d'hydrogène à leur état fondamental. En se stabilisant ces atomes émettent uniquement trois
radiations de longueur d'onde , ' et " avec "< '. Déterminer , ' et ".
Solution:
1- L'état fondamental correspond à l'énergie minimale. En étant négatif, E n est minimum,
lorsque sa valeur absolue est maximale, c'est-à-dire pour
n = 1. L'état fondamental a donc pour niveau d'énergie E 1 = -13,6 eV.
Le niveau d'ionisation a pour énergie zéro.
2- Déterminons les énergies qu'il faut apporter pour que l'atome effectue les transitions
croissantes E1 → E2, E1 → E3, E1 → E4. On trouve respectivement -3,4 + 13,6 = 10,2
eV; -1,51 + 13,6 = 12,09 eV
et –12,75 eV, l'électron d'énergie cinétique 11eV peut donc provoquer la transition E 1→ E2
qui amène l'atome à son premier état excité.
Au bout d'un intervalle de temps très cours, l'atome se désexcite.
On observe donc la transition décroissante E 2→ E1, au cours de laquelle l'énergie se
hc
transforme sous forme d'un photon de longueur d'onde dans le vide telle que E 2 E1
1 E 2 E1 hc 6,62.10 34.3.10 8
. Par suite:
hc E2 E1 10,2.1,6.10 19
1, 22.107 m =0,122m
1 1 1
RH 2 2 , dans lequel p est un entier supérieur ou égal à 1 et n est un entier
p n
supérieur à p.
1- Déterminer RH sachant que l'énergie d'ionisation de l'atome H est 13,54 eV.
2- Quel est le photon le plus énergétique qui peut être émis par l'atome d'hydrogène, le
caractériser par sa longueur d'onde min.
3- Sur un axe gradué en longueur d'onde, préciser dans quels domaines se situent les raies
des séries de Lyman (p = 1), de Balmer (p = 2) de Paschen (p = 3) de Brackett (p = 4) et de
Pfund (p = 5).
Solution:
Ec
1- RH 1,09.10 7 m 1 .
hc
1
2- min 91,7 nm
RH
-e
Z e2
F
+Z.e r2
n2
2 2
n h n Z a0
r
rn
Z me e 2
Z 2 E1
Z m e 2 4 E
En 2 e 2
n
n2
n 2 h
Défaillances (limite)
- il a résolu un problème physique avec la mécanique classique (mécanique
Newtonien) on introduisant des postulats qui ne sont pas de la même mécanique.
- Le modèle atomique de Bohr ne peut pas être appliqué au autre atome.
Pour toutes ces raisons les physiciens de l’époque suivent leurs recherches d’un autre
modèle atomique plus générale et plus fiable.
Solution :
h
mv
6.626.10 34
1 31 7
5.87.10 11 m 0.587 A
1. 9.11.10 1,24.10
6.626.10 34
2 3,877.10 34 m 3,877.10 24 A
2. 0.149 11,47
Nous remarquons que la longueur d’onde associe au mouvement de l’électron dans l’atome
est de même ordre de grandeur que les dimension de l’atome d’où on peut pas négliger la
nature ondulatoire de l’électron donc on applique la mécanique ondulatoire plutôt que la
mécanique classique au mouvement de l’électron.
Par contre dans le cas du mouvement du ballon sa longueur d’onde associe(indétectable)
elle est négligeable devant les dimension du ballon d’où on considère uniquement la nature
matière (corps) de ballon d’où on applique les lois de la mécanique classique pour décrire
son mouvement. La mécanique classique néglige l’onde associe il est applicable au objets
macroscopique.
La nature ondulatoire de l’électron est exploitée dans le microscope électronique pour voir
après agrandissement les objets qu’on ne peut pas voir avec la lumière ordinaire.
h
x . P
Solution: on a 4
h
x . P
Pour la plus petite valeur de ∆x on a l’égalité suivante : 4
p m v p v
p p. v m.v.
p m.v p m v ;pour m 0 p v v
h h
x
4.p 4.m.v.
6.62.10 34
x 5.5.10 28 m
Plomb de chasse : 4.10 3.30.10 5
6.62.10 34
x 31 6 5
6.10 6 m 6.1.10 4 A
L’électron : [Link] .3.10 .10 , Alors que le rayon de
Exercice:
Un atome X a un nombre secondaire l = 3.
1- Quel est le nom de la sous-couche associé?
1- Quelle est la valeur minimale du nombre quantique principal, qui peut-être associé à
l = 3?
2- Quelles sont les valeurs des nombres quantiques magnétiques qui peuvent être associé
à l = 3?
3- Quelle est la population électronique maximale envisageable dans une sous-couche
l = 3?
1
4- symboliser les deux électrons décrits par n = 3, l = 1, m = 1 et s .
2
Solution:
1- l = 3 → représente la sous-couche f.
2- Le nombre minimal du nombre quantique principal est:
l n 1 donc 3 n 1 4 n n 4
n=4
3-
l m l m {3, 2, 1,0,1, 2,3} donc 7 valeurs
4- Dans la sous-couche l = 3 il y a sept orbitales
donc 7.2 = 14 électrons.
1
5- Pour n = 3, l = 1, m = 1 et s ; les deux électrons sont décrit dans px.
2
5 / orbitales atomiques : principe d’exclusion de Pauli, Règle de Hund, Règle de
Klechkowski, tableau périodique. (exercices)
Exercice n°1:
1- Quel est parmi ces atomes (P, C, B, S ou O) qui possède sur sa dernière couche la
structure électronique suivante:
3s 3p
2- classer ces éléments dans le tableau périodique.
3- Quelle sont parmi les différentes possibilités ci-dessous, celles qui correspondent à deux
électrons dans une orbitales de n = 3.
1
l = 3 m = -3 et s
2
1
l = 0 m = 0 et s
2
1
l = 1 m = 1 et s
2
1
l = 2 m = -1 et s
2
Solution:
1/ 15 P : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p3
Solution:
a- Les quatre nombres quantiques:
n = 4 le nombre quantique principal. l le nombre quantique secondaire:
l 4 l 0,1,2, 3 chaque nombre représente une sous-couche, 0 pour s, 1 pour p, 2
pour d et 3 pour f, nous avons d donc l = 2.
m le nombre quantique magnétique:
2 m 2 m 2,1,0,1, 2. La représentation de l'électron dans l’orbitale d
m = -2. s le spin: s = +1/2.
b- Par définition: la ns saturée et la (n-1)d insaturée cela implique que l'élément est
transitionnel. Dans notre exemple la d avec un seul électron donc automatiquement la sous-
couche s est saturée (avec deux électrons), l'élément est transitionnel.
c- 5s24d1 → période 5. 1+2 électron dans la sous-couche d → la colonne IIIB.
L'hybridation n'est qu'un changement de base; elle n'a de réalité que sur le plan
mathématique, il ne s'agit en aucun cas d'un phénomène physique qui se produirait
réellement, son intérêt réside dans le fait qu'il est toujours possible de construire des
OA hybrides ti ayant la même symétrie que la molécule dans laquelle l'atome est
engagé.
Ce cas d'hybridation est envisagé dans le cas de l'union de deux atomes avec
un atome central possédant deux électrons libres.
Soit l'atome de béryllium Be, la structure électronique stable est 1s2 2s2 2p0.
Un électron de l'orbital s passe à l'orbital p qui est vide, c'est l'état excité 2s 1 2p1.
Ces électrons sont décrits par deux OA hybrides t1et t2. C'est deux orbitales hybrides
nécessaires sont construites à partir de l'OA 2s et d'une seule des trois OA 2p de
l'atome de béryllium; on les représente par r dont la symétrie est celle de la
molécule BeF2.
180°
2 orbitales hybrides
Orbitales excités
sp linéaire
+ 2 Cl Be Cl
b) hybridation sp2 (molécule plane:
Ainsi, la molécule BH3 est plane; les trois H sont placés aux sommets d'un triangle
équilatéral dont le centre est occupé par le noyau de l'atome de bore.
2 2 1
Etat fondamental
5B:1s 2s 2p
Etat excité
Etat hybride
Nous aurons formation de trois orbitales hybrides sp2 qui auront 1/3 de caractère s et
2/3 de caractère p (voir les exercices). Elles forment entre elles des angles de 120°.
Z
y Pz
+
2px
2py
2s x
Reste intacte
H
120°
B + 3(H) →
B
H
H
c) hybridation sp3 (molécule tétraédrique):
Dans la molécule de méthane CH4, les quatre liaisons C-H sont décrites par quatre
OM liantes , identiques, résultant du recouvrement des quatre OA hybrides sp 3 du
carbone avec les orbitales 1s des quatre atomes d'hydrogène. La longueur de chaque
liaison C-H est de 1.09A et l'énergie de –100 [Link]-1.
109° 28’
H
H
Donner une représentation de Lewis et justifier par les cases quantiques les
liaisons covalentes dans les espèces suivantes : CO2 ; CH4 ; H2CO; 𝐶𝐻3− ; 𝐶𝐻3+ ;
CH2Cl2 ; HCONH2 ; COCl2 et CH3CN ; Donner le type d’hybridation de l’atome
central. On donne : C6 ; O8 ; Cl17 ; N7 ; H1
Solution :
Représentation de Lewis
O 2S2; 2P4,
2S1; 2P3
C*
O 2S2; 2P4
H2CO. H C O; H H
H
Hybridation SP2 C*
Hybridation SP3
𝐂𝐇𝟑− : H H H H C-- H
H
C*
é supplémentaire
Hybridation SP2
𝐂𝐇𝟑+ : H H H H C+ H
H
*
C
Case vide
C* H C C N
C* H Hybridation SP
CH2Cl2: H H H
C* H C Cl
Cl Cl ; Hybridation SP3
Cl
C* O C Cl
Cl Cl
Cl
6.2. Théorie VSEPR (Valence Shel Electron Pair Repulsion) prévision de la
géométrie des molécules de type Axn:
3
Forme « V »
2 1 AX2E SnCl2
4
Pyramide à
3 1 AX3E1 base NH3
triangulaire
H S H
B2– H
La même chose ici, Lewis ne prend pas en considération les angles et les positions des
atomes liés à l'atome central, pour la règle d'octet B est entouré par 6 électrons. Donc, elle
n'est pas respectée.
NH3: N: 1s2 2s2 2p3, N possède un doublet et trois électrons libres (célibataires), donc il
peut faire trois liaisons suivant Lewis N est entouré dans ce cas par 8 électrons, la règle
d'octet est respectée.
H
N H
H
CH4: C:1s2 2s2 2p2, C possède 4 électrons, à l'état excité il aura 4 électrons célibataires
donc il peut faire 4 liaisons.
H C H
Cl
Cl
P Cl
Cl
Cl