AVANT-PROPOS
VIVE LA CRISE !
La première édition de Tout le monde mérite d’être riche a mainte-
nant cinq ans. Le succès était au rendez-vous puisque le livre s’est
vendu en France à plus de 50 000 exemplaires et existe en espa-
gnol, chinois, coréen avec d’autres versions en préparation.
Donc merci à vous.
Depuis la première édition, quelques crises financières sont pas-
sées par là.
Étant d’un naturel optimiste, mais également réaliste, je pense que
ces crises sont sans aucun doute une occasion sans précédent de
réfléchir à notre vie, au fonctionnement de notre société, à notre
argent, afin de (re)préciser certaines valeurs oubliées et de redéfi-
nir sa véritable place dans notre quotidien.
Bien sûr, certains subiront plus la crise que d’autres. Mais ils en
sortiront plus forts, s’ils ont appris ou découvert que l’argent n’est
pas tout, et qu’il y a des choses plus importantes à faire passer en
priorité.
D’un autre côté, une crise est toujours génératrice d’opportunités.
Mais seuls ceux qui possèdent une éducation adaptée au sujet, et
la motivation nécessaire, pourront en tirer partie.
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Tout le monde mérite d’être riche
Si vous avez lu l’une des premières éditions de Tout le monde
mérite d’être riche, et appliqué ses principes en tenant compte des
mises en garde qu’elles recélaient, vous aviez déjà toutes les car-
tes en main pour traverser la crise sans encombre.
Plus que jamais ces principes restent d’actualité. Et sans aucune
prétention de ma part, vous découvrirez dans cette nouvelle édi-
tion que les principes de gestion et d’enrichissement, décrits pour
Monsieur « Tout le monde », s’appliquent sans aucune modifica-
tion aux États endettés.
C’est à votre tour de les découvrir, et de construire un autre avenir
pour vous et ceux que vous aimez.
Olivier Seban
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INTRODUCTION
CROYANCES ET RÉALITÉS
Si l’argent ne fait pas le bonheur, rendez-le… !
Jules Renard
« À votre avis, pourquoi certains sont-ils capables de s’enrichir,
alors que d’autres n’y arriveront jamais ?
Avec le recul, j’ai acquis la certitude que : 1) la réussite financière
n’a rien à voir avec le fait que vous possédiez déjà de l’argent,
2) que seuls ceux qui ne savent pas ce qu’ils doivent faire pour
s’enrichir n’y arriveront jamais, et que l’enrichissement est à la
portée de tous à condition de posséder une éducation adaptée
au sujet, et surtout d’avoir la volonté d’y arriver.
La bonne nouvelle : lorsqu’on ne sait pas nager, on peut toujours
apprendre à le faire ! C’est exactement la même chose avec votre
argent. Si vous voulez qu’il vous aide à prospérer, il faut d’abord
que vous appreniez à l’utiliser.
C’est pour cette raison que ce livre ne parle pas uniquement de
votre argent mais de ce que vous devez faire pour le mettre à
votre service et vous enrichir durablement.
Avant toute chose, il est nécessaire de laisser tomber vos a priori
et tout ce que l’on vous a mis dans le crâne au sujet de l’argent et
de son côté sulfureux. Ces croyances ne servent que d’alibis pour
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Tout le monde mérite d’être riche
se conformer à une éducation parentale, scolaire, spirituelle fon-
dée sur la méfiance et l’ignorance de principes élémentaires qui
régissent son fonctionnement.
Elles ne font que nourrir et renforcer des convictions erronées,
communément admises, qui nous incitent à prendre les mauvai-
ses décisions ou exprimer des avis bien trop tranchés sur le sujet.
D’une manière générale, la plupart de ces grandes idées sont faus-
ses et ne font que générer des attitudes inadaptées à notre vie
moderne. La conséquence directe de l’adoption de ces croyances
est un accroissement des écarts entre les riches et les pauvres.
Argent… Beurk
Deux paradoxes démontrent l’ambiguïté de nos comportements à
l’égard de l’argent :
1) bien que la plupart d’entre nous le convoitent officieusement,
l’argent est officiellement détesté. Par les pauvres pour justifier
qu’ils n’en ont pas. Par les riches qui jugent plus prudent de
vivre cachés ;
2) beaucoup voudraient ou aimeraient gagner de l’argent, mais
peu essayent de comprendre son fonctionnement pour en tirer
le meilleur parti. Ce comportement timoré relevant plus sou-
vent de l’ignorance des mécanismes de base ou de la peur du
qu’en-dira-t-on.
Pourtant, l’argent est utilisé au quotidien par chacun d’entre
nous. À la différence que les « riches » savent le mettre à leur ser-
vice et ne se posent pas de questions pour leur avenir, alors que
les plus « pauvres » le convoitent dès le 10 du mois et redoutent
de le perdre dès qu’il faut l’utiliser en dehors du quotidien.
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Introduction
Cette réaction aura souvent pour effet de paralyser ou de freiner
leurs actions au moment opportun. Ainsi, ils manquent les
opportunités qui pourraient les aider à changer de camp.
C’est parce que nos besoins primaires ont un coût inévitable, que
l’argent est omniprésent dans notre quotidien. Ce qui implique
que notre qualité de vie sera la conséquence de nos actes et de
nos décisions économiques. Dès lors, il nous reste deux solution :
le bouder ou l’apprivoiser.
Si vous tenez réellement à vous enrichir, mais que vous êtes fâché
avec votre argent, vous avez intérêt à entamer rapidement des
réconciliations. Car si vous n’en prenez pas soin, ou si vous n’ap-
prenez pas à le connaître, vous ne découvrirez jamais ce qu’il peut
vous apporter et vous passerez une bonne partie de votre vie à lui
courir après.
L’enrichissement c’est avant tout une grande aventure humaine et
une expérience de vie unique (dans tous les sens du terme). Mais
force est de constater que peu de choses nous préparent à la
vivre correctement. Et sûrement pas l’école qui renforce son côté
mystique par le simple fait que le thème de l’argent n’est jamais
abordé en classe.
École qui se borne à dispenser une connaissance adaptée à la
vie professionnelle, tout en « oubliant » l’aspect économique du
quotidien.
Résultat : sans connaissance préalable des mécanismes de l’argent,
la plupart des jeunes sont happés par la société de consommation
et n’hésitent pas à contracter des crédits à tort et à travers pour se
payer les jouets de la vie moderne.
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Tout le monde mérite d’être riche
Pire encore, les jeunes entrent dans la vie active et reproduisent
les schémas parentaux sans se poser de questions. Ils travaillent
toute leur vie pour payer leurs factures, rembourser leurs crédits,
acquitter leurs impôts, et comptent sur l’État pour assurer leur
retraite. Au final, ils ne travaillent plus pour vivre, mais vivent uni-
quement pour travailler.
Attention, je ne suis pas en train de vous dire qu’il ne faut pas
aller à l’école. Bien au contraire. Je considère qu’une bonne édu-
cation est un atout pour prospérer, mais insuffisant pour s’enrichir.
Seules une éducation financière et une connaissance adaptée
vous permettront de développer votre potentiel économique dans
les meilleures conditions.
Argent, tabous et fausses croyances
Que ce soit au travers des religions, des sectes ou autres instances
manipulatrices, une bonne partie du monde repose sur des
croyances rarement vérifiées, génératrices de comportements biai-
sés et inadaptés.
L’argent n’échappe pas à la règle.
D’une manière générale ces comportements reposent sur des
croyances d’ordre psychologique et comportemental que l’on
appelle « croyances limitatives ». Celles-ci ne font qu’ériger des
barrières qui nous empêchent d’agir en générant des excuses du
type : « je n’y arriverai pas, je n’ai pas le temps, je n’ai pas les
moyens, ce n’est pas pour moi », souvent parce qu’il est plus
facile de ne pas savoir, de ne pas agir et de ne rien changer.
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Introduction
Ou encore, par conformisme, facilité et tranquillité d’esprit, nous
reproduisons les schémas parentaux, parce que ne pas changer
notre modèle principal (celui de nos parents) c’est, « en principe »,
ne pas prendre de risque !
Ces croyances nous paralysent et gèrent notre vie. Et si nous nous
référons aux études économiques qui rapportent que globalement
10 % de la population détient 48 % des richesses, nous pouvons
logiquement penser que ces croyances sont diffusées et entrete-
nues par la majorité qui véhicule des idées incitant la reproduction
de modèles inefficaces et rarement remis en question.
Au final, elles génèrent des comportements qui vont à l’encontre
de nos objectifs de prospérité. Pourtant, ces croyances sont com-
munément admises et enfouies dans ce que j’appellerai notre sub-
conscient actif, relatif aux actions que nous effectuons quotidien-
nement sans réfléchir.
Penchons-nous sur les plus importantes et regardons en quoi
nous pouvons modifier notre comportement pour atteindre nos
objectifs.
Croyance n° 1 :
L’argent ne fait pas le bonheur : (presque) FAUX !
Peut-être une des plus grosses escroqueries morales de tous les
temps ! Si vous avez besoin de vous en convaincre, demandez à
un pauvre ce qu’il en pense. Seuls les utopistes veulent encore
croire que l’argent n’a rien à voir avec le bonheur. Je ne sais pas
d’où vient cette croyance. Certainement de riches qui ne veulent
pas vendre la mèche.
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Tout le monde mérite d’être riche
D’un autre côté, il est difficile d’affirmer que l’argent fait obliga-
toirement le bonheur de ceux qui en possèdent. Vous pouvez
très bien avoir un million sur votre compte en banque et être
dépressif, ou gagner 1 500 euros par mois et vous lever chaque
matin gai comme un pinson.
En réalité le bonheur qu’apporte l’argent n’est pas proportionnel
à sa quantité. Dès que celui-ci est capable d’apporter le minimum
vital (toit et nourriture), il favorise une sérénité propice à son
développement.
D’un autre côté la société de consommation nous envoie un mes-
sage complètement différent en associant les mots consomma-
tion et bonheur, en nous faisant croire que notre bonheur est lié
uniquement à ce que nous pouvons consommer. Générant ainsi
un sentiment de frustration pour les moins favorisés dès qu’ils se
retrouvent dans l’incapacité de satisfaire leurs envies.
Ce qui tendrait à dire que notre bonheur est limité par le mon-
tant de nos revenus et qu’il n’est pas possible d’être plus heu-
reux si nous sommes incapables de dépenser plus !
Pour retrouver nos vraies valeurs, et du pouvoir d’achat par la
même occasion, il convient de redéfinir ce qui est réellement
important pour vous : acheter en priorité tous les jouets de la vie,
à coups de crédit (nous avons vu ce que cela donne avec la dette
des États), ou consolider votre situation pour assurer votre avenir
et celui de vos proches, et vous payer après tous les jouets qui
vous feront envie ?
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