Réponses aux Contribuables 2016
Réponses aux Contribuables 2016
Et du Personnel
ETAT RECAPITULATIF
DES REPONSES ADRESSEES AUX CONTRIBUABLES
AU COURS DE L’ANNEE 2016.
1
Recours hiérarchique/RAS sur
RVM
Recours hiérarchique/TEOM
Impôts directs et taxes Recours hiérarchique/RAS sur DCFR/BV N°5 N°828 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 21
assimilées (ID) RVM. juin 2016
Recours hiérarchique/CFPNB
Recours hiérarchique/Surtaxe
foncière sur les terrains non bâtis
ou insuffisamment bâtis
Impôts directs et taxes Régime fiscal des indemnités DLEC/BL/[Link] N°941 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link] du
assimilées (ID) versées suite à un départ négocié 14 juillet 2016
2
Impôts directs et taxes Recours hiérarchique/IR ; CFPB ; CSF/Dakar-Liberté N°1415 DGID/DLEC/BCTX du 14
assimilées (ID) TEOM décembre 2016
Impôts directs et taxes Recours hiérarchique/IS ; RAS sur CSF/Louga N°1476 MEFP/ DGID/DLEC/BCTX du
assimilées (ID) RVM ; RAS sur sommes versées 27 DECEMBRE 2016
des tiers ; contributions des
patentes ; CFPB
Impôts directs et taxes Recours hiérarchique/IS ; RAS sur CGE N°1477 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du
assimilées (ID) RVM ; RAS sur BNC ; 27 décembre 2016
contributions des patentes ; CFPB
Impôts indirects et taxes Demande de précisions/Fiscalité DLEC/BL/F. DIR N°477 MEFP/DGID/DLEC/BL/F. DIR
assimilées (IIND) indirecte et délégation de vente du 08 avril 2016
de crédit d'électricité
Impôts indirects et taxes Demande d’exonération de TVA DGID N°496 MEFP/DGID du 14 avril 2016
assimilées (IIND) et de moratoire en TVA
suspendue
Impôts indirects et taxes Demande de précisions/ Régime DLEC/BL/F IND N°513 MEFP/DGID/DLEC/BL/F IND du
assimilées (IIND) fiscal des intérêts et commissions 18 avril 2016
sur prêts pour la construction et
l'acquisition de locaux à usage
d'habitation principale au regard
de la taxe sur les activités
financières (TAF)
3
Impôts indirects et taxes Recours hiérarchique/TVA et CME N°730 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 27
assimilées (IIND) commissions prélevées sur les mai 2016
loyers
4
Impôts indirects et taxes Demande de DLEC/BL/F/IND N°1274 MEFP/DGID/DLEC/BL/F/IND
assimilées (IIND) précisions/Immatriculation du 31 octobre 2016
d’entreprise et déclarations
fiscales (patente ; chiffre
d'affaires, impôt sur les sociétés)
Impôts indirects et taxes Demande de précisions/Régime DLEC/BL/F .IND N°1275 MEFP/DGID/DLEC/BL/F .IND
assimilées (IIND) fiscal des établissements de jeux du 31 octobre 2016
de hasard au regard de la TVA
de fourniture de matériels
agricoles (tracteurs) et
accessoires
de cession de créances
détenues sur l'Etat à des
banques
Droits d’enregistrement Recours hiérarchique/Taxe CSF/Matam N°822 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 20
et taxes assimilées (DE) spéciale sur les voitures juin 2016
particulières des personnes
morales
5
Procédures fiscales Demande de saisine de la CME N°497 MEFP/DGID/DLEC/BL du 14
commission paritaire de avril 2016
réconciliation en matière fiscale
6
N°072 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 10 janvier 2016
Référence : ________
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose au
Centre des Moyennes Entreprises (CME), à propos des redressements qui ont été effectués à votre encontre en matière
de taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Le contentieux procède d'un contrôle sur place à l'issue duquel, les vérificateurs ont soumis à la TVA les chiffres
d'affaires minorés résultant de la comparaison entre les encaissements figurant sur les relevés bancaires de la société et
les chiffres d'affaires déclarés en 2012 et 2013. En effet, les vérificateurs ont reconstitué le chiffre d'affaires de votre
société à partir des comptes caisse et banque en imputant sur ces totaux les créances antérieures.
Vous contestez la démarche adoptée par les vérificateurs au motif que l'exploitation de vos comptes comportent des
erreurs ayant conduit à des résultats erronés. Ainsi, pour démontrer l'existence de ces erreurs, vous avez porté à
l'attention des vérificateurs certaines informations. Il s'agit :
- d'interversions de colonnes 2012 et 2013 pour la Caisse ;
- de la sommation comme encaissements de mouvements entre votre compte dépôt à terme et votre compte
ordinaire chez votre banque;
- de la prise en compte sans discernement des créances antérieures ;
- de l'oubli de créances de l'année non encore recouvrées en fin d'année ;
- de chèques impayés considérés comme des encaissements ;
- d'encaissements qui ne sont pas des ventes, tels que les remboursements de prêts au personnel ;
- de multiples erreurs de montant (inversion de chiffres, erreurs de transcription, etc...) ;
- d'encaissements purement et simplement oubliés ;
- d'encaissements obtenus par compensation de créances.
En retour, je vous signale que votre lettre a retenu toute mon attention et vous précise que la vérification générale a
porté sur une comptabilité d'engagement, basée sur le principe de l'enregistrement de l'ensemble des flux
économiques et financiers de l'entreprise.
Dans un tel système, les flux financiers enregistrés dans les comptes de trésorerie ne constituent pas exclusivement un
chiffre d'affaires réalisé. Si les vérificateurs envisagent de reconstituer le chiffre d'affaires à partir de ces comptes, il est
nécessaire qu'ils tiennent compte de tous les montants qui y sont imputés et ne constituant pas un chiffre d'affaires tels
les remboursements de prêt au personnel, les mouvements du compte DAT, les écritures de contrepassation etc. Ce
retraitement requiert une approche rigoureuse consistant à ne prendre en compte que les flux représentant les
montants totaux des ventes livrées ou des prestations de services réalisées sur chaque exercice vérifié.
La reconstitution opérée par les vérificateurs n'ayant pas été effectuée sur la base des principes évoqués ci-dessus, les
redressements sont, en conséquence, annulés.
Ampliations :
Cheikh Ahmed Tidiane BA
- DSFS
- DREC
- DCFR
7
N°071 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link] du 10 janvier 2016
Référence : _________
Par lettre en date du 17 décembre 2015, vous sollicitez mon éclairage sur le traitement fiscal au regard de la taxe sur
la valeur ajoutée (TVA) de la compensation pour gel de tarif versé à votre profit par l'Etat du Sénégal.
Vous précisez que cette subvention est destinée à compenser l'insuffisance de prix pratiquée par la ____ auprès des
usagers du service public.
Sur cette base, j'ai l'avantage de vous préciser, en règle générale, que l'imposition des subventions d'exploitation ou
complément de prix, en matière de taxe indirecte, sont fonction du régime applicable aux opérations qu’elles
complètent.
En effet, ces subventions sont soumises aux mêmes règles d'imposition applicables aux opérations dont elles
complètent le prix.
En conséquence, la vente d'électricité étant taxable à la tva, la subvention complément de prix liée à cette opération
est elle aussi taxable sur la base des dispositions combinées des articles 352 et 364 de la loi 2012-31 du 31/12/2012
modifiée portant Code général des impôts.
Toutefois, la subvention complément de prix afférente à l'électricité fournie aux foyers dont la consommation
n'excède pas la tranche sociale est exonérée en application des dispositions précitées et de l'article 361-e du CGI.
8
N°151 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link] du 27 janvier 2016
Référence : _______
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi aux fins d'obtenir des précisions sur votre situation fiscale relativement
à un contrat de travail à durée indéterminée conclu avec une société de droit sénégalais dont la rémunération, par
vous convenue, est fixée nette d'impôt.
A cet effet, vous me demandez si vous pouvez bénéficier des augmentations de salaires allouées au personnel, de
même que l'économie d'impôt induite par un changement de votre situation familiale au regard de l'impôt sur le
revenu.
En retour, je vous précise qu'au regard des dispositions de la loi n°2012-31 du 30 décembre 2012 modifiée portant
Code général des impôts (CGI), l'impôt sur le revenu au titre des salaires est à la charge du salarié.
er
Aux termes de l'article 178, la situation de famille la plus favorable entre le 1 janvier de l'année de réalisation du
er
revenu et le 1 janvier de l'année d'imposition est considérée pour la détermination de l'impôt. Le salarié qui constate
que l'impôt qu'il a supporté sur les retenues à la source opérées par son employeur est supérieur à celui qu'il doit en
définitive, peut introduire une demande de remboursement dans les conditions et délai prévus aux articles 187 et 281
du
CGI.
En ce qui concerne la question relative aux augmentations de salaires allouées au personnel, je porte à votre attention
que son appréciation ne relève pas de mes attributions.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.
9
N°192 MEFP/DGID/DLEC/BRFS du 03 Février 2016
Référence :
Par correspondance visée en référence, vous me demandez des éclairages sur le traitement fiscal applicable aux
factures émises par vos fournisseurs relevant du régime de la Contribution globale unique (CGU). Vous précisez
que vous faites subir à ces fournisseurs un précompte de 18% au titre de la taxe sur la valeur ajoutée ainsi qu'une
retenue à la source de 5%, en application de l'article 200 du Code général des Impôts (CGI).
En retour, je vous rappelle que le régime du précompte s'applique, en référence au payeur et non au bénéficiaire
des paiements. En l'espèce, ____ étant dans le champ d'application du précompte, elle doit procéder à la retenue
prévue par l'article 372 du CGI, sans égard à la qualité du bénéficiaire du paiement, sauf pour les exceptions
prévues par la loi.
Le fournisseur assujetti à la CGU doit cependant s'abstenir de facturer le montant de la taxe exigible, sa facture
étant réputée libellée toutes taxes comprises.
S'agissant de la retenue des 5%, elle est due dans les conditions prévue par l'article 200 du CGI.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur général, l'expression de ma haute considération.
10
N°363 MEFP/DGID/DLEC/BLEC/F.D du 09 mars 2016
Référence : ________
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi aux fins d'obtenir des précisions sur un contentieux qui oppose
votre société à la société __1__ relativement à la vente d'un type de papier dénommé __2__.
Vous souhaiteriez savoir si une telle opération rentre dans le champ de l'exonération prévue à l'article 361-i).
Aux termes des dispositions dudit article, sont exonérées de TVA, les ventes, importations, impressions et
compositions de livres, de journaux et publications périodiques d'information à l'exception des recettes de
publicité, ainsi que les ventes ou importations de papier journal de presse et autres papiers d'impression utilisés
dans la fabrication de journaux et autres périodiques.
La Circulaire n°504- du 15 janvier 2016 [Circulaire d'application du CGI n°504 MEFP/DGID/DLEC/BL du 15 janvier
2016] précise que seules bénéficient de cette exonération, quelle que soit par ailleurs leur dénomination, les
publications qui remplissent cumulativement les conditions suivantes :
- être principalement composées de textes relatifs aux nouvelles et aux informations présentant un caractère
d'intérêt général quant à la diffusion de la pensée ;
- faire l'objet d'une vente effective au public, au numéro ou par abonnement, à un prix marqué, ayant un lien réel
avec les coûts ;
- ne pas avoir plus de la moitié de leur surface consacrée à la publicité, aux annonces judiciaires, légales ou
classées ;
- ne pas être assimilables à certains écrits tels que : feuilles d'annonces, tracts, guides, prospectus, catalogues
almanachs, cotations horaires, programmes, etc.
Au regard de ces dispositions, il s'avère que l'exonération s'attache à la destination et à l'emploi du papier et non à
sa qualité ou sa nature.
Toutefois, il convient de préciser qu'il appartient au contribuable qui se prévaut d'une exonération d'en apporter la
preuve. A défaut, la taxe sur la valeur ajoutée doit être réclamée, à charge pour ce dernier d'en obtenir le
remboursement devant l'administration lorsqu'il juge la perception de l'impôt indue.
11
N°368 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link]/ du 10 Mars 2016
Référence : ________
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi aux fins d'obtenir des précisions sur la fiscalité applicable à votre
projet de création d'une société holding au Sénégal.
Vous affirmez que cette société holding sera détenue par une société installée à l'étranger et des actionnaires
internationaux. Elle sera chargée de centraliser les services au bénéfice de ses filiales africaines.
Compte tenu du fait que la société holding ne pourra pas rendre directement tous les services nécessaires au
développement des filiales, des services d'appoint seront rendus directement par la société-mère.
Vous sollicitez, à cet effet, mon appréciation sur l'opération envisagée notamment en matière d'impôt sur les
sociétés.
En retour, je vous prie de noter que votre lettre a retenu toute mon attention et appelle de ma part les précisions
ci-dessous.
Est considéré comme holding, au sens de l'article 23 du code général des impôts (CGI), une société anonyme, une
société à responsabilité limitée de droit sénégalais pour laquelle les conditions ci-après sont remplies :
En plus de la gestion de participations, la holding ne peut avoir pour autres activités que :
Pour le calcul de l'impôt sur les sociétés, lorsque les conditions ci-énoncées sont réunies, les produits bruts des
participations dans le capital des sociétés détenues à 10 %, au moins, sont retranchés du bénéfice net total de la
holding, déduction faite d'une quote-part de 5 % desdits produits bruts, représentative des frais et charges.
Cependant, pour chaque période d'imposition, la quote-part ne peut excéder le montant total des frais et charges
de toute nature exposés par la société participante au cours de ladite période.
En ce qui concerne les charges financières déductibles, la limitation du montant des prêts rémunérés liée au
montant du capital de la société ne s'applique pas aux actionnaires ou associés de la holding satisfaisant aux
conditions posées ci-dessus.
S'agissant de l'imposition des intérêts des comptes courants prévus à l'article 101 du CGI et payés par ladite
holding, il convient suivant les articles 173.2° et 208 du CGI de les soumettre, sous réserve de dispositions des
conventions fiscales, à une retenue à la source de 8 % qui peut donner lieu à une imputation conformément aux
dispositions de l'article 209 du CGI.
12
N°393 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 17 mars 2016
Référence : ________
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose à la
Brigade n°1 de l'ancienne Direction des Vérifications et Enquêtes fiscales, à propos des redressements qui ont été
effectués à votre encontre en matière d'Impôt sur les Sociétés (IS) sur la période de 2005 à 2009.
Le contentieux procède d'une vérification sur place à l'issue de laquelle, la Brigade n°1 a réintégré dans les résultats des
exercices vérifiés les abandons de créances au profit de la ____ et les rémunérations versées au Directeur général pour
travail non effectif.
Vous contestez le fait que les vérificateurs aient considéré comme des produits imposables les prêts accordés à votre
société par des associés et non remboursés dans les délais contractuels.
Vous considérez qu'il n'existe aucun acte qui matérialise le désistement des associés au remboursement de leurs prêts.
Vous justifiez l'absence de remboursements par la demande de votre société aux associés, face aux difficultés de
trésorerie, à un rééchelonnement du remboursement sans dépasser !e délai de prescription. Vous ajoutez que ces
emprunts ont été nantis en compte courant bloqué et inscrits en dettes dans votre comptabilité, certifiée par vos
commissaires aux comptes. A l'appui de votre requête, vous avez joint les pièces justificatives relatives aux opérations
liées à ces emprunts.
En retour, je vous signale que votre requête a beaucoup retenu mon attention et vous prie de noter les précisions
suivantes.
Le compte courant d'associés est un outil de financement pour la société. A ce titre, tout associé peut, en principe,
exiger le remboursement de son avance en compte courant, à tout moment, sauf clause statutaire ou convention
contraire. En l'espèce, face au recours à la convention de blocage par laquelle les associés s'obligent, vis à vis de la
société, à rendre les sommes indisponibles pour une durée déterminée, les prêts en cause ne peuvent être qualifiés de
produits imposables à l'impôt sur les sociétés, en l'absence de remboursements.
Par conséquent, les redressements subséquents sont abandonnés.
Il - Sur les rémunérations pour travail non effectif
Les vérificateurs estiment que le Directeur général n'effectue aucun travail effectif dans l'entreprise compte tenu de son
âge largement au-delà de l'âge légal de départ à la retraite et de la présence non effective en entreprise.
Vous déplorez cette appréciation des vérificateurs qui s'apparente à une immixtion dans votre gestion, en soutenant
que malgré son âge avancé, le Directeur général continue à diriger l'entreprise, à négocier avec les partenaires et les
fournisseurs, et est rémunéré justement pour ce travail avec une présence de trois cent jours l'année.
En retour, je précise que les critères utilisés par les vérificateurs tels que l'âge et le temps de présence, pour aboutir à
l'ineffectivité du travail du Directeur général ne sont pas suffisants pour dénier à la société le versement de
rémunérations. En effet, dès l'instant qu'il est établi que le Directeur général accomplit tous les actes liés à ses pouvoirs
statutaires, il a droit à des rémunérations relatives à ce travail.
Par conséquent, les redressements sont annulés.
De même, les redressements subséquents en matière de retenue à la source sur les revenus de valeurs mobilières sont
annulés.
Veuillez croire, Monsieur le Directeur général, à l'assurance de ma considération distinguée.
Ampliations :
- DSFS
- DREC
- DCFR
Cheikh Ahmed Tidiane BA
13
N°447 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 06 mars 2016
Référence : _______
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose au
Centre des Services fiscaux de Dakar Liberté à propos des redressements effectués en matière d'impôt retenu à la
source sur les loyers versés.
Le contentieux procède d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel les services d'assiette dudit centre vous reprochent un
défaut de retenue à la source sur les loyers versés à une agence immobilière.
Vous contestez les redressements effectués au motif que selon l'article 201 alinéa 2 de la loi n° 2012-31 du 31 décembre
2012 portant Code général des impôts, modifiée, vous n'êtes pas redevable de cette retenue dès lors que vous versez
les loyers directement à une agence immobilière. Vous soutenez que cette position a été confortée par la décision
n°753 MEF/DGID/BLEC/LEG 1 du 29 juin 1992.
En retour, je vous informe que votre lettre a retenu toute mon attention. Je vous précise, par ailleurs, que suivant
l'article 201-1 : « L'obligation de retenue à la source est également applicable aux loyers des locaux pris à bail par un
débiteur tel que défini au point 2 de l'article 200, aux loyers payés par un locataire individuel, ainsi qu'aux loyers
encaissés pour le compte de tiers personnes physiques, par des agences immobilières, des gérants de biens et des
sociétés civiles immobilières ».
En l'espèce, il s'agit d'une personne morale qui verse directement les loyers aux agences ____ pour le compte d'une
personne physique comme le montre les états annuels des loyers versés en 2013 et 2014. Dans ce cas, il appartient à
ces agences immobilières d'effectuer la retenue sur les loyers encaissés pour le compte de tiers personnes physiques et
la reverser auprès de nos services.
Par conséquent, les redressements sont annulés.
Veuillez croire, Monsieur le Gérant, à l'assurance de ma considération distinguée.
Ampliation :
- DRD
14
N°463 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 07 avril 2016
Référence : ________
En retour, veuillez trouver, ci-après, les précisions qu'appellent de ma part votre correspondance.
Vous contestez le bien-fondé des redressements en rappelant la nature particulière du secteur de l'assurance,
notamment pour ce qui concerne l'assurance-vie, qui ne serait pas, selon vous, un contrat de placement financier. Vous
estimez que la prime versée ne peut être assimilée à un dépôt.
Aux termes de l'article 58 de la loi n° 92-40 du 09 juillet 1992 portant code général des Impôts (CGI) , sont considérés
comme revenus des créances, dépôts et cautionnements pour l'application de l'impôt sur le revenu, les intérêts,
arrérages et tous autres produits des dépôts de sommes d'argent à vue ou à échéance fixe, quel que soit le dépositaire
et quelle que soit l'affectation du dépôt ainsi que les produits des comptes courants.
Au sens du Code de la Conférence Interafricaine des Marchés d'assurances (CIMA), le dépôt à terme est un placement
financier permettant d'investir une somme d'argent, sur une durée déterminée, pour une rémunération à échéance
connue dont les modalités sont fixées dès le départ. Les contrats objet des redressements ne sont pas des contrats
aléatoires caractéristiques des contrats d'assurance. Ce sont des contrats de capitalisation qui permettent aux
souscripteurs de bénéficier d'un placement sûr en contrepartie de primes versées périodiquement conformément aux
stipulations contractuelles. Sous ce rapport, ces intérêts servis par votre société d'assurance rentrent bien dans les
prévisions des articles 58 et suivants de la loi n° 92-40 du 09 juillet 1992.
C'est donc à bon droit que le service de contrôle a procédé à la réclamation de la retenue sur les intérêts payés aux
assurés-souscripteurs. Les montants qui vous sont réclamés sont donc confirmés.
15
Aux termes du sixième alinéa de l'article 143 de la loi n° 92-40 du 09 juillet 1992 portant CGI, la retenue à la source « est
due par le seul fait, soit du paiement des intérêts de quelque manière qu'il soit effectué, soit de leur inscription au débit
ou au crédit d'un compte».
L'article 74 du Code CIMA précise que « dans la limite de la valeur de rachat, l'assureur peut consentir des avances au
contractant. L'assureur doit, à la demande du contractant, verser à celui-ci la valeur de rachat du contrat dans un délai
qui ne peut excéder deux mois. Au-delà de ce délai, les sommes non versées produisent de plein droit intérêt au taux
d'escompte majoré de moitié durant deux mois, puis, à l'expiration de ce délai de deux mois, au double du taux
d'escompte.
Pour les assurances sur la vie et de capitalisation, l'assureur ne peut refuser la réduction ou le rachat lorsque 15% des
primes ou cotisations prévues au contrat ont été versés. En tout état de cause, le droit à rachat ou à réduction est
acquis lorsque au moins deux primes annuelles ont été payées ».
Il apparaît ainsi que les stipulations contractuelles selon lesquelles l'assuré peut disposer de son compte avant le terme
du contrat et que l'assureur doit lui fournir, dès la deuxième année du contrat, le relevé des droits qu'il a acquis ainsi
que la tenue d'un compte individuel pour chaque assuré retraçant le versement des cotisations et des intérêts calculés
au taux minimum ne peuvent valablement être tenus comme constitutifs de paiement au sens de l'article 143 susvisé. Il
s'agit, en effet, d'une obligation prévisionnelle d'information et non pas d'une mise à la disposition de fonds, laquelle
suppose l'absence de formalités particulières pour la prise de possession des sommes dues. Or, en l'espèce, le rachat
obéit à des conditions procédurales aboutissant à anticiper le paiement des montants par l'assuré ou à modifier les
termes de la convention initiale.
Ce chef de redressement est, par conséquent, annulé.
II. Sur les retenues BNC
Les vérificateurs, sur la base des articles 87, 133 et 135 de la loi n° 92-40 du 09 juillet 1992 portant Code général des
impôts (CGI) ont soumis à la retenue BNC (…………) ainsi que les intérêts versés aux réassureurs étrangers.
II.1 (……….)
16
Il en est de même des intérêts des obligations de la BOAD qui sont exemptés de tous impôts et taxes dans l'ensemble
des pays de l'UEMOA, quel que soit le détenteur de ces titres.
Pour les autres intérêts, la TVA réclamée reste maintenue.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur général, l'expression de ma considération distinguée.
Ampliations :
17
N°477 MEFP/DGID/DLEC/BL/F. DIR du 08 avril 2016
Référence : _______
La société a ainsi l'obligation de facturer des droits de timbres lorsque la consommation bimestrielle de cartes
prépayées en espèces excède cent mille francs.
19
N°489 MEFP/DGID/DLEC/BRFS du 12 avril 2016
Référence : _________
Par correspondance citée en référence, vous sollicitez mon intervention pour le remboursement de la somme de trois
cent quarante-trois mille (343.000) francs CFA que vous avez versée à la caisse du Chef du Bureau de Recouvrement de
Grand-Dakar pour la mutation d'un véhicule que vous avez acquis auprès de l'Ambassade de ____ à Dakar. Vous
soutenez que vous n'avez pas pu procéder à l'immatriculation sous le régime de l'admission temporaire, réservé, entre
autres, aux véhicules appartenant aux diplomates accrédités à Dakar.
En retour, je vous prie de noter que le Code général des Impôts prévoit, en son article 694, le remboursement des droits
d'enregistrement payés sur une mutation si le contrat a été annulé par la suite par une décision de justice devenue
définitive.
En l'espèce, l'immatriculation du véhicule sous le régime de l'admission temporaire ne pouvait se faire dans la mesure
où il a été déjà immatriculé au Sénégal, dans la série ordinaire. On considère qu'il a franchi le cordon douanier et ne
peut plus être considéré comme étant en admission temporaire. C'est suite à ce constat que vous avez procédé à
l'annulation de la vente, alors qu'aucune disposition légale ou réglementaire ne vous empêchait de procéder à la
mutation et à l'immatriculation dans la série ordinaire.
En considération de ces éléments, je suis au regret de ne pouvoir faire droit à votre requête.
20
N°496 MEFP/DGID du 14 Avril 2016
Référence : _________
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi d'une demande d'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA),
d'une part, et de report de la date d'exigibilité de la TVA suspendue combinée à un moratoire sur trois ou quatre
années, d'autre part.
Vous justifiez ces différentes requêtes par la spécificité du projet envisagé qui consiste en la construction de l'unique
établissement de santé privé ayant le statut d'hôpital, l'importance des investissements à réaliser et le déséquilibre
économique résultant du caractère non déductible de la TVA, toutes choses qui génèrent des charges importantes,
avant même le démarrage de l'activité.
En retour, je vous informe que votre requête a retenu mon attention et appelle de ma part les précisions ci-après.
Dans le cadre de la promotion des investissements, le Code des Investissements a institué un dispositif fiscal de soutien
qui prévoit, entre autres, une exonération de certains impôts (contribution forfaitaire à la charge de l'employeur,
réduction d'impôt sur les bénéfices, ...). En outre, en ce qui concerne la TVA, il est accordé à l'investisseur la suspension
du paiement de la taxe supportée durant la phase d'investissement.
Je note d'ailleurs que votre société a bénéficié, depuis 2004, de quatre agréments au Code des Investissements dont les
trois premiers étaient relatifs à un projet de __1__ (agrément initial de création plus deux extensions), le dernier
portant sur l'exploitation d'une clinique médicale, paramédicale et de prestations de services médicaux.
A l'analyse du dispositif prévu par le Code des Investissements, vous conviendrez que la loi ne prévoit pas de mesure
d'exonération de TVA au profit de l'entreprise agréée à ce régime.
S'agissant de votre demande de report de la date d'exigibilité du paiement de la TVA suspendue, je rappelle que la loi a
déjà prévu une suspension du paiement pendant la phase d'investissement, sans toutefois qu'elle n'excède trois ans. A
l'issue de cette période, un échéancier de paiement étalé sur douze mois est accordé d'office.
Je rappelle à ce propos, qu'à ce jour, la TVA dont est redevable votre société s'élève à __2__ francs comme en font foi
les lettres de notification du 19/5/2011(pour __3__ francs) et du 5/01/2015 (pour __4__ francs), qui vous ont été
adressées à l'expiration des agréments de 2008 et de 2011.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur général, l'assurance de notre parfaite considération.
21
N°497 MEFP/DGID/DLEC/BL du 14 avril 2016
Objet : réponse à votre demande de saisine de la commission paritaire de réconciliation en matière fiscale.
Référence : _________
Par lettre visée en référence, vous m'avez adressé une demande de saisine de la Commission paritaire de conciliation en
matière fiscale, au sujet du contentieux qui vous oppose aux services d'assiette du Centre des moyennes entreprises.
Dans votre lettre, vous attirez l'attention sur le désaccord relatif à la qualification faite par lesdits services d'opérations
pour lesquelles vous soutenez que l'administration fiscale n'aurait pas pris en compte tous les éléments d'appréciation.
Vous estimez, compte tenu de l'absence de réponse à votre recours hiérarchique y afférent, utile de saisir la
Commission paritaire de conciliation.
Votre lettre a retenu toute mon attention. A l'analyse, il apparaît que la confirmation de redressements datée du 20
mars 2015 que vous a adressé le Centre des moyennes entreprises vous est parvenue le 31 mars 2015.
Or, l'article 701 du CGI prescrit que le contribuable dispose d'un délai de trente jours, à compter de la réception de la
confirmation de redressements, pour saisir la Commission paritaire de conciliation.
En l'état, votre demande n'est pas recevable en ce sens qu'elle est frappée de forclusion.
Cependant, l'irrecevabilité de votre requête ne fait pas obstruction à l'examen du recours que vous avez précédemment
introduit et dont l'instruction est en cours
22
N°499 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 14 avril 2016
Référence : ________
Par lettre du 18 février 2014, vous sollicitez mon arbitrage à propos du contentieux qui vous oppose à la Direction du
Contrôle fiscal et du Renseignement suite à une vérification générale de la comptabilité de votre entreprise.
Les points de désaccord portent sur l'impôt sur les sociétés, la taxe sur la valeur ajoutée, la contribution des patentes,
les droits d'enregistrement et les droits de timbre de quittance.
Vous contestez la réintégration par les vérificateurs de la provision pour litige fiscal déduite au titre de l'exercice 2009
suite à une décision d'arbitrage favorable à votre société. Vous soutenez que cette provision a déjà fait l'objet d'une
réintégration en 2006 et que l'imposer à nouveau en 2009 reviendrait à la taxer une deuxième fois. Vous estimez qu'une
telle démarche ne repose sur aucune base légale. Pour vous, une reprise de provision sur le plan comptable constate,
soit la diminution d'une provision antérieurement constituée, soit l'intégration de cette provision dans les résultats de
l'entreprise comme ce fut le cas en 2009.
Sur ce point, il convient de noter qu'une provision ne peut être admise en déduction du bénéfice imposable que
lorsqu'elle est destinée à faire face soit à une perte soit à une charge qui aurait été elle-même déductible du résultat de
l'exercice. En l'espèce, la provision constituée en 2006 est devenue sans objet car, la charge qu'elle était destinée à
couvrir a disparu. C'est pourquoi sa reprise en 2009 ne doit pas être imposée car, elle l'a été antérieurement en 2006.
Ainsi, les écritures comptables de constatation de la provision devenue sans objet en 2009 doivent conduire, comme
vous avez procédé, à sa déduction extracomptable pour la détermination du résultat fiscal.
Les vérificateurs vous reprochent de ne pas avoir soumis à la taxe sur la valeur ajoutée les prestations additionnelles
telles le transport, la manutention, le déchargement. Vous contestez ces redressements au motif que ces frais
constituent des accessoires aux ventes de riz réalisées et ne peuvent donc être dissociées des conditions de vente de ce
produit. Il en est de même des intérêts de retard perçus en exécution de contrats de vente de riz. Vous rappelez que,
selon un principe général de droit, les prestations accessoires suivent le sort fiscal des prestations principales qui sont
exonérées en l'espèce.
En retour, je précise que les exonérations relèvent du domaine de la loi et sont d'interprétation stricte. En l'espèce,
seules les livraisons de riz sont exonérées par la loi.
Toutefois, en ce qui concerne les intérêts appliqués aux clients qui tardent à honorer leur facture, leur régime fiscal suit
celui de l'opération principale à savoir la vente de riz dont elle complète le prix. Cette opération étant exonérée, la TVA
sur ces intérêts n'est pas due.
Vous estimez que les sommes payées par vos soins à la société de transit __1__ pour le stockage de vos marchandises
ne peuvent pas être assimilées à des loyers. Pour vous, le paiement d'un loyer résulte d'une situation convenue à
l'avance sur la base d'un contrat écrit. De plus, vous affirmez que le paiement de ces frais de magasinage résulte d'une
situation spontanée.
Contrairement à votre position, les vérificateurs soutiennent que la société de transit __1__ met à votre disposition ses
locaux moyennant une rémunération qui constitue un élément de la valeur locative devant servir de base au calcul de la
contribution des patentes.
23
Sur ce point, il y a lieu de relever que ces frais de magasinage résulte de l'exécution du contrat de tiers détention et de
prestation de services conclu entre les sociétés __2__ SA, __1__ (dépositaire) et __3__ SUISSE SA (banque). D'après les
stipulations contractuelles, la société __1__ est chargée par le déposant de recevoir les marchandises pour entreposage
en qualité d'entrepositaire et de tiers détenteur. Toutefois, ces frais d'entreposage ne sont pas supportés par la société
__2__ Suisse mais par __2__ Sénégal à qui les locaux de __1__ servent, en fait, de dépôt.
A ce titre, les frais d'entreposage versés constituent des loyers à intégrer à la base d'imposition à la patente.
Les vérificateurs ont régularisé le défaut de renouvellement à la formalité de l'enregistrement du contrat de bail de
locaux à usage de bureaux vous liant à l'Agence Immobilière __4__.
Vous estimez que c'est la requalification des frais de magasinage par les vérificateurs dans le cadre de la patente qui a
donné naissance à la taxation en matière de droits d'enregistrement.
L'examen des éléments de procédure atteste du contraire ; le chef de redressement notifié est le défaut de
renouvellement de la formalité de l'enregistrement pour lequel vous n'avez pas contesté le principe.
Les vérificateurs ont réclamé les droits de timbre de quittances sur les règlements en espèces effectués par vos clients.
Vous contestez ce chef de redressement au motif que le fait générateur du droit de timbre de quittance réside dans la
remise de la quittance au débiteur.
En retour, je vous précise que sont soumis au droit de timbre de quittances les actes ou écrits quels que soient leur
nature, leur forme et leur intitulé qui emportent libération ou décharge de sommes ou qui constatent des paiements ou
versement de sommes.
Le droit de timbre des quittances n'est pas tributaire de la remise ou non d'une quittance ou du document qui emporte
libération des sommes. Il est dû dès lors que vous constatez que le règlement a été fait en espèce.
Ampliations :
- DSFS;
- DCFR.
24
N°513 MEFP/DGID/DLEC/BL/F IND du 18 avril 2016
Référence : ________
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous demandez des précisions sur le traitement au regard de la taxe sur les activités
financières (TAF) des intérêts perçus par une banque sur les prêts destinés à l'acquisition ou à la construction de
l'habitation principale. Aussi, souhaitez-vous avoir une attestation d'exonération dans le cas où la TAF n'est pas due en
application de l'article 402 de la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012, modifiée, portant Code général des Impôts (CGI).
En réponse, je précise qu'aux termes des dispositions de l'article 402.3 précité, les intérêts et commissions sur prêts
consentis aux personnes physiques pour la construction et l'acquisition de locaux à usage d'habitation principale, sont
exonérés de TAF lorsque la valeur hors taxes des constructions ne dépasse pas un seuil fixé par décret pris sur
proposition conjointe du ministre chargé des finances et de celui chargé de l'habitat.
Ainsi, dans l'attente du décret conjoint sus-évoqué, le plafond de vingt (20) millions de francs déterminé par l'arrêté
n°01171 MEFP/DGID du 12 février 1998 reste maintenu.
Il apparaît, à cet égard, que les intérêts et commissions de prêts accordés dans le cadre de la construction ou de
l'acquisition de locaux à usage d'habitation principale d'une valeur inférieure ou égale au plafond de vingt (20) millions
de francs, sont exonérés de la TAF.
Toutefois, il vous appartient de produire tous les justificatifs auprès de la banque attestant que ledit prêt est
exclusivement destiné à l'habitation principale à l'effet de bénéficier de l'exonération sus évoquée, si les autres
conditions sont remplies.
25
N°526 MEFP/DGID/DLEC/BL du 20 avril 2016
Référence : _______
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous avez bien voulu me demander de vous préciser le régime fiscal applicable au bureau
de représentation ou de liaison qui n'exerce pas d'activités économiques au Sénégal notamment en matière de
contribution des patentes.
En retour, je vous rappelle sur la base des dispositions de l'article 320 de la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012
modifiée portant Code général des Impôts (CGI) que la contribution des patentes est due par toute personne qui exerce
au Sénégal un commerce, une industrie, une profession à l'exclusion des personnes exerçant des activités salariées au
sens du Code du travail.
Suivant les dispositions de l'article 120-1 de l'Acte uniforme révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du
groupement d'intérêt économique, le bureau de représentation ou de liaison est un établissement appartenant à une
société et chargé de faire le lien entre cette dernière et le marché de l'État partie dans lequel il se situe. Il n'est pas doté
d'une autonomie de gestion et n'exerce qu'une activité préparatoire ou auxiliaire par rapport à celle de la société qui l'a
créé.
Il doit assurer, en conséquence, seulement une activité non commerciale de représentation de la société étrangère.
Sur cette base, un bureau de liaison sans autonomie de gestion, qui ne réalise aucune affaire au Sénégal, qui se borne à
refacturer l'intégralité des frais qu'il engage et à assurer exclusivement une mission préparatoire ou auxiliaire, n'est pas
redevable de la contribution des patentes.
La non-imposition à la patente ne vaut ainsi que si les conditions ci-dessus rappelées sont remplies.
A défaut, l'imposition à la patente se trouvera parfaitement justifiée au regard du réalisme du droit fiscal et du pouvoir
de qualification reconnu à l'administration fiscale.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.
26
N°534 MEFP/DGID/DLEC/BL du 21 avril 2016
Référence : _________
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous soutenez vous être réunis en 2012, avec deux de vos confrères, dans le cadre d'un
groupement qui avait pour but de répondre à une manifestation d'intérêt lancée par l'Inspection générale d'Etat (IGE).
C'est ainsi que vous avez été adjudicataire du marché d'un montant global de quarante-cinq millions de francs TTC.
Par ailleurs, vous me signifiez qu'aucune personne morale nouvelle n'a été créée à l'occasion. Vous aviez seulement
désigné un chef de file qui devait demeurer le seul interlocuteur de l'autorité contractante dans les échanges avec l’IGE.
Sous ce rapport, vous me demandez de vous indiquer s'il existe un régime fiscal particulier aménagé pour les
transactions dans le cadre de regroupements de membres de professions libérales permettant d'éviter toute
déconvenue.
En réponse, je vous précise, qu'il est plus indiqué, dans de pareils cas, de constituer un groupement et de procéder à
son immatriculation auprès du centre des services fiscaux compétents. En l'espèce, toutes les obligations fiscales
incomberont au groupement, notamment la déclaration mensuelle de taxe sur la valeur ajoutée et celle du résultat
fiscal dont l'imposition sera tributaire du régime fiscal dudit groupement.
A cet effet, si le groupement relève du régime des sociétés de personnes, les bénéfices devront, en fonction du niveau
de participation de chaque entité, être repartis aux différents membres pour les besoins de l'imposition assise sur le
revenu. A contrario, le groupement sera assujetti à l'impôt sur les sociétés.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.
27
N°0004494 MEFP/DGID/DLEC/AFDC du 26 avril 2016
Référence : ________
Suivant lettre visée en référence, vous sollicitez l'exonération de droits d'enregistrements sur l'acquisition du titre
foncier nécessaire à la réalisation d'un programme de construction dans la Zone de Bambilor.
Vous motivez votre demande par le fait que l'exonération des droits d'enregistrement estimés à deux cent dix millions
(210.000.000) de francs CFA, devrait permettre de limiter le prix unitaire de cession de l'habitat social à dix millions
cinq cent mille (10.500.000) francs CFA.
En retour, je vous fais noter qu'il résulte des dispositions de l'article 67 de la Constitution et des articles 715 et 716 du
Code général des impôts, que les exonérations relèvent du domaine exclusif de la loi et ne peuvent être accordées de
façon discrétionnaire.
Cependant, la loi n°2015-20 du 24 novembre 2015 portant loi de finances rectificative de l'année 2015 prévoit en son
article 23 l'octroi d'avantages fiscaux et douaniers conséquents pour les programmes de construction d'immeubles à
usage de logement agréés par l'Etat.
Birima MANGARA
28
N°577 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 01mai 2016
Référence : ________
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui oppose votre
cliente au Centre des Moyennes Entreprises (CME), à propos des redressements qui ont été effectués en matière de
retenues à la source sur les bénéfices non commerciaux (BNC).
Le contentieux procède d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel, les services dudit Centre ont soumis à la retenue à la
source BNC les sommes versées à des prestataires étrangers n'ayant pas d'installation professionnelle au Sénégal en
les qualifiant de redevances sur brevets et droits d'auteur.
Vous contestez les redressements au motif que les prestations en cause relèvent de l'assistance technique. Vous
fondez cette position sur le fait que les logiciels utilisés sont la propriété exclusive de __1__qui les a développés. Dès
lors, vous trouvez inconcevable de payer des redevances sur votre propriété intellectuelle.
En retour, je relève, en premier lieu, que tous les contrats versés au dossier et ayant motivé la qualification ont pour
objet des prestations sur des applications informatiques dans le domaine de la géolocalisation impliquant, parfois, la
création de logiciels.
En second lieu, l'analyse des contrats liant __2__ et __1__ permet de constater que votre cliente est, effectivement,
propriétaire des logiciels qui doivent être améliorés. Mais, il se trouve que les développements exécutés et ceux
réalisés suite à des demandes de __1__sont la propriété expresse de __2__. Cette dernière ne cède à __1__ que des
droits non exclusifs d'exploitation, de commercialisation, d'usage et de détention.
Il apparait ainsi que les sommes versées au fournisseur __2__sise __3__, ne sont pas que des prestations d'assistance
technique portant sur un brevet mais la contrepartie d'un droit d'usage de brevets.
Ainsi, en application des dispositions de l'article 20 de la Convention Fiscale entre la France et le Sénégal, ces sommes
ont bien le caractère de redevances passibles de la retenue BNC au Sénégal.
Par conséquent les redressements sont confirmés.
Veuillez croire, Monsieur le Gérant, à l'assurance de ma considération distinguée.
- DSFS;
- DCFR.
29
N°580 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 02 mai 2016
Référence : ________
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui oppose vos
clientes SCI __1__, SCI __2__, SCI__3__ et SCI __4__ au Centre des services fiscaux de Grand Dakar à l'issue de
contrôles sur pièces.
Les points de désaccord qui subsistent portent sur des redressements maintenus en matière de contribution des
patentes.
Le service d'assiette vous reproche de ne pas avoir souscrit de déclarations de contribution des patentes pour les
années 2011 à 2014 au motif que les sociétés civiles immobilières exercent une activité imposable en vertu des
articles 240 et 250 de la loi n° 92-40 du 09 juillet 1992 et 320 et 330 de la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012
portant code général des Impôts, indépendamment de leur objet civil. Par ailleurs, le service soutient que la nature
civile, commerciale ou professionnelle n'est pas déterminante. En effet, la seule existence d'une activité
professionnelle est le fait générateur de l'imposition à la contribution des patentes. Il considère que les sociétés
civiles immobilières sont des personnes morales qui exercent au Sénégal une profession habituelle et de façon
permanente sur l'assiette communale.
Vous réfutez ces redressements en soutenant que pour être imposable à la patente, l'activité doit relever du
commerce, de l'industrie ou être exercée à titre professionnel. Ce qui exclut, selon vous, les personnes qui se
consacrent à la gestion de leur patrimoine qui ne constitue pas une profession. Vous comparez les sociétés civiles
aux propriétaires qui donnent en location leur immeuble et qui ne sont pas imposables à la patente.
Vous ajoutez qu'au regard du régime de la transparence fiscale, la société civile immobilière n'est pas dotée d'une
personnalité juridique distincte de celle de ses membres.
Du coup, imposer à la contribution des patentes une société civile immobilière, composée de membres associés,
personnes physiques qui font régulièrement leurs déclarations de revenus fonciers dans le cadre de la transparence
fiscale en raison de leurs parts respectives et qui n'opèrent exclusivement que dans la location d'immeubles nus,
entraînerait inéluctablement l'imposition de tous les propriétaires fonciers.
En retour, je rappelle que pour les années 2009 à 2012, les dispositions de la loi n° 92-40 du09 juillet 1992 ne
prévoyaient pas l'imposition des sociétés civiles immobilières en tant que société de personnes.
Depuis 2013, ce sont les dispositions de l'article 320 de la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012 portant du CGI qui
définissent le champ d'application de la contribution des patentes.
Cet article précise que : « la contribution des patentes est perçue au profit des collectivités locales.
Elle est due par toute personne qui exerce au Sénégal un commerce, une industrie, une profession à l'exclusion des
personnes exerçant des activités salariées au sens du Code du travail.
Les sociétés de personnes sont également recherchées en paiement de la patente (...)».
En l'espèce, la qualification de société de personnes des sociétés civiles immobilières ne fait aucun doute.
Toutefois, concernant les sociétés civiles immobilières transparentes, il reste clair que du point de vue de leur
gestion, rien ne les distingue fiscalement des propriétaires fonciers qui se bornent à administrer simplement leur
patrimoine immobilier. De surcroît, la société civile immobilière transparente ne constitue pour le propriétaire
foncier qu'un simple écran sans aucune incidence fiscale.
A ce titre, elle ne peut être assimilée à une personne sujette à la contribution des patentes.
Par conséquent, les redressements opérés sont annulés.
Veuillez agréer, Monsieur le Gérant, l'expression de ma parfaite considération.
Ampliations :
- DRD;
- DR.
30
N°000672 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 11 mai 2016
Référence : _______
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose aux
services d'assiette du Centre des Professions Libérales actuel Centre des Professions Réglementées, à propos des
redressements qui ont été effectués à votre encontre en matière d'impôt sur les sociétés et de retenue à la source sur
les revenus de valeurs mobilières, à la suite d'un contrôle sur pièces.
Le service d'assiette a procédé à la réintégration dans les résultats de l'exercice 2005 des sommes versées à des tiers
mais non déclarées conformément aux dispositions de l'article 185-2 de la loi n° 92-40 du 09 juillet 1992 modifiée,
portant Code Général des Impôts.
Le service d'assiette a, également, tiré les conséquences en matière de retenue à la source sur les revenus de valeurs
mobilières en vertu des dispositions des articles 53 et 54 du code précité.
En réponse, vous avez précisé que les sommes en cause concernent, d'une part, une quote-part versée à une
personne morale dans le cadre d'une étude réalisée en commun avec le cabinet _____, et d'autre part, le règlement
d'honoraires d'un expert établi en France. Selon vous, les rémunérations en cause ne sont pas soumises à l'obligation
déclarative en vertu des dispositions de l'article 185 de la loi précitée. Vous rappelez dans ce sens la doctrine
administrative rendue par lettre n° 218/MEF/DGID/BLC du 03 octobre 2008 précisant que « l'obligation de déclarer les
sommes versées aux tiers ne concerne que les sommes versées à des personnes physiques prestataires ayant le statut
d'intermédiaires ».
Vous soutenez qu'après votre réponse à la notification de redressement en date du 19 octobre 2007, en lieu et place
d'une confirmation de redressements, vous vous êtes vu notifier des titres de perception en vue du recouvrement des
droits. En réaction, vous avez demandé à bénéficier de l'application des dispositions de l'article 961 alinéa 2 aux
termes desquelles « le défaut de confirmation dans le délai de deux mois pour compter de la date de réception des
observations formulées par le contribuable, équivaut à une acceptation tacite des observations de celui-ci ».
En retour, sans qu'il ne soit besoin de statuer dans le fond, je relève, comme le démontrent les éléments du dossier,
que les services d'assiette du Centre des Professions Libérales n'ont pas répondu dans le délai prescrit par l'article 961
du CGI à votre réponse à la notification. Ce défaut de confirmation dans les délais équivaut à une acceptation tacite de
vos observations demandant l'annulation des rappels de droits.
Par conséquent, les redressements sont annulés pour ce motif.
Veuillez croire, Monsieur le Directeur général, à l'assurance de ma considération distinguée.
Ampliation :
- DSFS
Cheikh Ahmed Tidiane BA
31
N°706 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 19 mai 2016
Référence : ________
En retour, je vous informe que votre lettre a retenu toute mon attention. Dans le fond, je considère que l'abandon de
créance de l'actionnaire majoritaire à travers une résolution du conseil d'administration est une décision de gestion de
votre société. Cette opération permet à votre société de diminuer le montant de ses charges de personnel et
d'améliorer son résultat, donc ses capitaux propres.
Cependant, je précise que le revenu, pour être imposable entre les mains du bénéficiaire, doit être disponible. En
l'espèce, le renoncement à la perception de salaires pour diminuer les charges de la société démontre que le
bénéficiaire pouvait en disposer. Ainsi, fiscalement ce renoncement vaut payement et les salaires renoncés
s'entendent nets d'impôt. Les impôts et taxes exigibles sur ces salaires doivent être soumis à la retenue à la source. Le
fait générateur prend départ au jour de l'assemblée générale entérinant cette décision.
Ampliation :
- DSFS
32
N°709 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 20 mai 2016
Référence : _______
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose au
Centre des Professions Réglementées (CPR) à propos des redressements effectués en matière de taxe sur la valeur
ajoutée (TVA).
Le contentieux procède d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel les services d'assiette vous reprochent un défaut de
déclaration à la TVA des avances et acomptes sur honoraires comptabilisés en 2009.
Vous contestez les redressements effectués au motif que les montants en cause ont été malencontreusement imputés
dans la rubrique « Avances et acomptes » et en réalité, il s'agit de condamnations pécuniaires contre vos clients
(pensions alimentaires, dommages et intérêts, indemnités de licenciement, dettes...) qui les versent dans vos
comptes. Vous en concluez que ces sommes ne peuvent être considérées comme du chiffre d'affaires à soumettre à la
TVA. Vous précisez que les sommes reçues de vos clients à titre d'avances et acomptes sont comptabilisés dans le
compte « provisions sur honoraires et frais ». Ces écarts relevés découlent de l'enregistrement dans le compte « client
à répercuter » des effets de valeurs que les avocats reçoivent pour le compte de tiers alors que le compte « provisions
sur honoraires et frais » comprend les avances et acomptes reçus des clients en rémunération des prestations dans la
gestion de leurs dossiers.
En retour, je vous informe que vos observations ont retenu toute mon attention. A l'analyse des éléments du dossier,
je constate qu'il s'agit d'une erreur d'imputation comptable qui a abouti à mettre les montants en cause dans une
rubrique inadéquate. Dans la pratique, la comptabilité du cabinet d'avocat doit distinguer séparément les montants
relatifs aux condamnations pécuniaires, des débours (provisions) et des honoraires. Suivant les dispositions de l'article
283 de la loi n° 92-40 du 09 juillet 1992 portant Code général des impôts, ce sont vos honoraires qui constituent
réellement votre chiffre d'affaires à assujettir à la TVA.
Par contre, les condamnations pécuniaires qui sont celles qui ordonnent vos clients de payer une somme d'argent,
comme une amende, des intérêts civils, des dommages et intérêts, des réparations civiles sont exclues de la base
imposable de la TVA même si les montants y relatifs sont imputés de façon erronée dans la rubrique « avances et
acomptes ».
Ampliation :
- DSFS
33
N°730 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 27 mai 2016
Référence : _______
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose au
Centre des Moyennes Entreprises (CME) à propos des redressements effectués en matière de taxe sur la valeur
ajoutée (TVA).
Le contentieux procède d'un contrôle ponctuel à l'issue duquel le bureau du contrôle du CME vous reproche de ne pas
avoir déclaré les sommes reçues de la société __1__en 2013.
Vous contestez les redressements effectués au motif que les montants en cause représentent les loyers versés par
cette société pour le compte de la __2__ propriétaire des locaux. Vous expliquez que votre société a pour objet la
gestion immobilière et ne joue qu'un rôle d'intermédiaire entre les bailleurs et les locataires. Vous précisez avoir
effectivement déclaré les commissions perçues sur les loyers collectés.
En retour, je vous informe que votre lettre a retenu toute mon attention. Dans le fond, je considère, au regard de la
nature de vos activités, que vos recettes sont constituées par les commissions prélevées sur les loyers perçus au profit
de propriétaires. Par contre, les loyers versés par les locataires demeurent des revenus pour le compte des
propriétaires effectifs des immeubles loués et non un chiffre d'affaires pour l'agence immobilière. La TVA ne doit être
appliquée que sur les commissions dues dans le cadre de cette gestion.
Ainsi, la base de la TVA est constituée par les commissions de 5% perçues sur les loyers versés par la société __1__.
Veuillez croire, Monsieur le Gérant, à l'assurance de ma considération distinguée.
Ampliation :
- DSFS
34
N°731 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 27 mai 2016
Référence : ______
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose au
Centre des services fiscaux de Dakar Liberté à l'issue d'un contrôle sur pièces.
Les points de désaccord qui subsistent portent sur des redressements maintenus en matière d'Impôt sur le Revenu
(IR), de Contribution Foncière des Propriétés Bâties (CFPB) et de Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM).
En retour, je vous prie de noter, ci-après, mes précisions et observations suite à l'examen des termes du litige.
Le service d'assiette vous reproche d'avoir souscrit vos déclarations de revenus sous la cédule BIC alors qu'en tant que
propriétaire foncier, vous devez être normalement imposable à l'IR suivant la catégorie des revenus fonciers.
Le service a constaté, par ailleurs, que vous vous êtes abstenus de déclarer et de payer la Contribution Foncière des
Propriétés Bâties (CFPB) ainsi que la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM).
Vous sollicitez l'annulation des droits réclamés par ledit centre en raison des manquements constatés relativement
aux règles de procédure. En effet, vous contestez les redressements au motif que votre dossier fiscal relève de la
compétence territoriale du Centre des Services fiscaux des Parcelles assainies qui a antérieurement procédé aux
régularisations acceptées et suivies de paiement.
En retour et contrairement à vos arguments relatifs aux paiements effectués auprès du centre des Services Fiscaux des
Parcelles Assainies, je relève que la procédure initiée par ledit centre a abouti à un abandon des redressements. Donc,
sur ce point, c'est à bon droit que le centre fiscal de Dakar Liberté a maintenu les redressements au motif que vous
n'avez joint aucun justificatif prouvant un quelconque paiement des droits dus.
De surcroit, je note que des déclarations au titre des bénéfices industriels et commerciaux ont été effectivement
déposées au Centre des Services fiscaux de Dakar Liberté à qui vous contestez la compétence dans la gestion de votre
dossier fiscal. Par conséquent, l'argument de l'incompétence dudit centre à régulariser votre situation fiscale est sans
fondement.
En outre, je constate au regard de la convention d'affectation jointe à votre requête que vous êtes propriétaire du
terrain affecté à la __1__, société, dans laquelle vous êtes actionnaire unique, qui y a édifié le bâtiment et qui vous l'a
concédé pour que vous l'exploitiez.
Au regard de cette situation, vous êtes bel et bien imposable dans la catégorie des revenus fonciers à raison des
revenus que vous tirez aussi bien de loyers que la société __1__ vous verse que des revenus tirés de la location de
l'immeuble conformément aux dispositions de l'article 40 de la loi n° 92-40 du 09 juillet 1992 et l'article 64 de la loi n°
2012-31 du 31 décembre 2012.
Pour la détermination du revenu net imposable, je vous demande de vous rapprocher du Centre des Services Fiscaux
de Dakar Liberté pour la prise en compte des dépenses engagées et acquittées sur la période concernée par les
redressements.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.
- DRD;
- DR.
35
N°737 MEFP/DGID/DLEC/BLEG du 31 mai 2016
Référence : _______
Monsieur le Président,
Par lettre rappelée en référence, vous me demandez de vous confirmer l'exonération des transporteurs à la
contribution des patentes. Cette demande est introduite, avec ampliation au Gouverneur de la région de Dakar, aux
fins de permettre l'inscription de ceux-ci aux listes électorales de la Chambre de Commerce, d'Industrie et
d'Agriculture.
En retour, je précise que l'article 321.9 de la Loi 2012-31 du 31 décembre 2012portant Code général des Impôts,
modifié, exempte effectivement de la contribution des patentes les véhicules de transport public de personnes ou de
marchandises. Toutefois, les transporteurs, eux-mêmes, demeurent personnellement soumis à ladite contribution
sous le régime du réel ou celui de la contribution globale unique.
Ampliation :
36
N°793 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link] du 15 juin 2016
Référence : _______
Messieurs,
Par lettre citée en référence, vous voudrez être édifié sur le sort au regard du champ d'application de la taxe sur la
valeur ajoutée (TVA) des prestations par vous rendues à des clients basés à l'étranger. Plus spécifiquement, vous
voulez savoir si la TVA est exigible sur une prestation d'assistance portant sur une étude dont l'investissement projeté
n'est pas finalement réalisé au Sénégal.
En réponse, je vous fais connaître que conformément aux dispositions de l'article 357 de la loi n° 2012-31 du 31
décembre 2012, modifiée, portant Code général des Impôts, les prestations de services sont réputées faites au
Sénégal pour leur assujettissement à la TVA lorsqu'elles y sont utilisées ou exploitées ou lorsque le bénéficiaire,
l'utilisateur du service, le donneur d'ordre qui a passé la commande est établi au Sénégal.
A cet égard, du moment que les prestations en cause objet de votre requête portent sur la faisabilité d'un
investissement au Sénégal, il n'en demeure pas moins que la TVA reste exigible peu importe que le dit investissement
se réalise ou non au Sénégal dans le mesure où le service en l'occurrence l'étude est bien utilisé au Sénégal.
37
N°814 MEFP/DGID/DLEC/[Link] du 20 juin 2016
Objet : personnel non sénégalais et impôt sur le revenu au titre des traitements et salaires.
Référence : ________
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous me demandez de vous édifier sur la situation fiscale du Directeur par intérim __1__,
nommé pour une période de six (6) mois à l'organisation non gouvernementale __2__, au regard de l'impôt sur le
revenu sur les traitements et salaires.
En retour, je vous rappelle sur la base des dispositions de l'article 48 de la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012
modifiée portant code général des Impôts (CGI) que sous réserve des dispositions des conventions internationales
relatives aux doubles impositions, l'impôt sur le revenu est dû par toute personne physique domiciliée au Sénégal ou
titulaire de revenus de source sénégalaise.
Etant donné que le contribuable exerce cette activité salariale à titre d'intérimaire pour une période n'excédant pas
six (6) mois, il est imposable uniquement sur ses revenus de source sénégalaise, conformément aux dispositions de
l'article 49 du CGI.
L'article 164 du CGI précise que les traitements et salaires sont imposables au Sénégal au cas où le bénéficiaire
n'aurait pas son domicile fiscal, à la condition que l'employeur soit domicilié ou établi au Sénégal ou que l'activité
rétribuée s'y exerce.
En conséquence, en l'absence d'un accord de siège entre votre organisation et le Gouvernement de la République du
Sénégal et d'une convention de non double imposition entre ce dernier et celui du __3__ susceptibles de modifier la
portée des dispositions précitées, le Directeur est passible de l'impôt sur le revenu au titre des traitements et salaires
résultant de l'activité exercée au Sénégal.
38
N°815 MEFP/DGID/DLEC/[Link] DU 20 juin 2016
Référence : _________
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous avez bien voulu me demander de vous préciser les conséquences de la
régularisation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) relative aux prestations effectuées par une société d'intérim.
Votre requête fait suite à l'émission de factures rectificatives de votre fournisseur, une société d'intérim, qui en lieu et
place des commissions assoit désormais la TVA sur l'intégralité des sommes perçues au titre du service rendu. Ainsi,
vous voudrez savoir s'il est possible de déduire la TVA afférente auxdites régularisations.
En réponse, je précise qu'aux termes des dispositions de l'article 379 de la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012,
modifiée, portant Code général des Impôts (CGI), les taxes supportées déductibles figurant sur les factures délivrées
par votre fournisseur peuvent être déduites au titre du mois de réception desdites factures.
Toutefois, il est à préciser que la déductibilité de la TVA supportée est subordonnée à la satisfaction cumulée des
conditions de délai, de forme et de fond prévues aux articles 374 à 383 du CGI.
39
N°816 MEFP/DGID/DLEC/BL du 20 juin 2016
Référence : _______
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous avez bien voulu me demander de vous préciser le régime fiscal de la vente de
montures par l'opticien, au regard de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
En retour, je vous fais connaître que seules les verres de lunetteries médicales visées à l'annexe du livre II de la loi n°
2012-31 du 31 décembre 2012, modifiée, portant Code général des Impôts (CGI) ne supportent pas ladite taxe.
40
N°819 MEFP/DGID/DLEC/BRFS du 20 juin 2016
Référence : _______
Par lettre visée en référence, vous sollicitez l'exonération de droits d'enregistrement de contrats relatifs :
- à la fourniture de matériels agricoles (tracteurs) et accessoires ;
- à la cession de créances détenues sur l'Etat à des banques.
En retour, je vous fais noter qu'en application des dispositions combinées des articles 464,468 et 472 du Code général
des impôts, les marchés payés sur les fonds publics, de même que les cessions de créances sont soumises à
l'enregistrement au taux de 1% sur le montant hors taxes de chaque marché ou sur le capital de la créance cédée.
Je rappelle qu'en application des articles 67 de la Constitution et 716 du Code général des Impôts, les règles relatives à
l'assiette et au recouvrement des impôts et taxes sont du domaine de la loi. Aussi, en l'absence d'une disposition
légale prévoyant l'exonération que vous sollicitez, je suis au regret de ne pouvoir donner une suite favorable à votre
requête.
41
N°822 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 20 juin 2016
Référence : ________
Monsieur le Directeur,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui oppose votre
cliente la Société __1__ au Centre des Services Fiscaux de Matam.
Le contentieux procède d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel, les services du Centre vous réclament par voie de
taxation d'office des droits en matière d'impôt retenu à la source sur les sommes versées à des tiers, de contribution
des patentes, de contribution foncière des propriétés bâties et de taxe spéciale sur les voitures particulières des
personnes morales pour défaut de déclaration.
Vous marquez votre désaccord sur les redressements effectués au motif que, d'une part, la procédure souffre d'un
vice de forme pour défaut de mention du délai de réponse du contribuable et, d'autre part, vos activités ont
réellement démarré en 2014 contrairement à ce que soutient le centre de Matam. Vous ajoutez que le centre a
confirmé des montants supérieurs à ceux notifiés en matière de contribution des patentes en violation des
dispositions du Code général des Impôts.
En retour, je vous informe que votre lettre a retenu toute mon attention et appelle de ma part les observations
suivantes.
Sur l'absence de mention du délai de réponse dans la notification de redressement, je constate à l'analyse des
éléments de procédure qu'elle est avérée. D'ailleurs, le centre l'a reconnu dans la confirmation de redressement en
procédant à la décharge des pénalités légales conformément aux dispositions du point b) de l'article 603-I de la loi n°
2012-31 du 31 décembre 2012 portant Code général des Impôts, modifiée.
Relativement à l'imposition à la contribution des patentes, je constate effectivement que les montants confirmés sont
supérieurs à ceux notifiés. Le centre justifie cette évolution des montants par la découverte de faits nouveaux et
l'absence de preuve de l'exagération des bases.
Sur ce point, je précise qu'aux termes de l'article 621-1 du CGI : « Lorsque la procédure de redressement
primitivement mise en œuvre ne correspond pas au nouveau fondement légal qu'elle envisage de retenir,
l'Administration doit procéder à l'annulation de l'imposition établie sur un fondement erroné, en application du j) de
l'article 603- III, et engager une nouvelle procédure de redressement appropriée au nouveau fondement.
Toutefois, la nouvelle notification des mêmes chefs de redressement, sur la base d'un nouveau fondement juridique,
ne prive pas la première notification de l'effet interruptif de la prescription qui lui est attachée, à condition que les
bases du nouveau redressement aient été limitées aux montants initialement notifiés».
Le centre n'ayant pas procédé de la sorte, les redressements sont annulés.
Veuillez croire, Monsieur le Directeur, à l'assurance de notre considération distinguée.
- DSR
42
N°828 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 21 juin 2016
Référence : _______
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, au nom et pour le compte de votre
cliente __1__ du contentieux qui l'oppose aux services de la Direction du Contrôle fiscal et du Renseignement.
Le contentieux procède des redressements opérés par la Brigade de vérification n°5 à l'adresse de votre cliente en
matière d'impôt sur les sociétés (IS), de retenues à la source sur les revenus de valeurs mobilières (RVM), d'impôt sur
les revenus des créances (IRC), de contribution foncière des propriétés non bâties (CFPNB) et de surtaxe foncière,
suite à un contrôle sur place sur les exercices 2006 à 2010.
Les points de désaccord qui subsistent concernent les impôts ci-après :
I- Impôt sur les sociétés
Les vérificateurs ont réintégré dans les résultats des exercices contrôlés l'excédent des intérêts rémunérant des
sommes apportées par les associés. Ils considèrent que les rémunérations des sommes mises à la disposition de la
société __1__ par les autres entités du groupe correspondent à des intérêts de comptes courants d'associés, quelle
que soit la dénomination technique donnée par votre cliente.
A titre préliminaire, vous estimez que l'administration, en ne donnant pas suite à vos observations à la confirmation
de redressement, a méconnu vos droits et garanties dans le cadre de la procédure contradictoire.
Vous réfutez cette qualification donnée par les vérificateurs en affirmant qu'il s'agit d'intérêts rémunérant les sommes
mises à la disposition de la société (avance de trésorerie) par des personnes n'ayant pas la qualité d'associés
(différentes sociétés filiales du Groupe __2__sans participation dans le capital social de __1__. Vous précisez que ces
sommes ne sont pas inscrites en comptes courant associés.
Les vérificateurs vous reprochent aussi d'avoir immobilisé à partir de 2007 la valeur d'un terrain acquis en 2006. En
effet, c'est au cours de l'année 2006 que l'attestation d'attribution a été signée par le Directeur de l'Enregistrement,
des Domaines et du Timbre et que les travaux de construction ont effectivement démarré. Et en référence à l'article 7
du CGI, le terrain est un élément du patrimoine entrant en ligne de compte pour la détermination du résultat
imposable qu'il impacte positivement.
Vous contestez cette position des vérificateurs en soutenant que le défaut d'immobilisation du terrain en 2006 n'a pas
eu d'impact sur le résultat imposable de l'année 2006. En effet, suivant la définition de l'article 7 du CGI « le bénéfice
net est constitué par la différence entre la valeur de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les
résultats doivent servir de base à l'impôt... ». Selon vous, il n'y a pas eu, d'une part, une variation de l'actif net au sens
de l'alinéa 2 de l'article 7 ni au cours de l'année 2006 (à l'ouverture et la clôture) et, d'autre part, une variation de
l'actif net entre le bilan de clôture de l'année 2006 et le bilan d'ouverture de l'année 2007.
Vous ajoutez que l'inscription du terrain à l'actif du bilan de la société __1__ ne devrait pas s'opérer par la
réintégration de sa valeur d'acquisition et la comptabilisation du montant en rapport comme une charge de l'exercice
mais plutôt par sa comptabilisation dans un compte d'immobilisation.
En retour, sur la procédure, je rappelle que l'article 961 de la loi n°92-40 du 09 juillet 1992 portant Code général des
impôts (CGI) fait obligation à l'Administration, après envoi de la notification de redressements puis réception des
observations du contribuable, de confirmer s'il y'a lieu les redressements dans un délai de deux mois à compter de
ladite réception.
Cela veut dire que la procédure de redressement fiscal fait l'objet, en principe, d'une-seule confirmation et qu'après
avoir envoyé celle-ci, l'Administration peut émettre les titres de perception.
Par conséquent, toutes les fois où le service sursoit à l'émission de ces titres pour donner la possibilité au redevable
de fournir de nouveaux arguments, prolongeant ainsi le débat contradictoire, il le fait en dehors de toute obligation
juridique, en vertu d'une simple tolérance. De cette tolérance ne peut certainement pas naître une obligation de délai
à la charge de l'Administration pour les actes postérieurs à la confirmation, quelle que soit leur dénomination. La loi
seule pourrait prévoir une telle obligation. En conséquence, la procédure suivie est parfaitement régulière.
Dans le fond, je précise que les comptes courant d'associés peuvent donner lieu à un versement d'intérêts. La
déduction de ces intérêts est limitée à deux points au-dessus du taux des avances à terme fixe sur effets publics de
l'Institut d'émission.
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En outre, pour que les intérêts soient déductibles, le capital doit être entièrement libéré. En l'espèce, les sommes sont
mises à la disposition de la société par des personnes n'ayant pas la qualité d'associés même si elles sont tous
membres du Groupe __2__. Dans ces conditions, la société peut déduire de son bénéfice imposable les intérêts versés
pour rémunérer les diverses dettes contractées dans le cadre de sa gestion normale sans limitation.
Par conséquent, ce chef de redressement est abandonné.
Sur le défaut d'immobilisation du terrain, je rappelle qu'aux termes de l'article 7-II du CGI, le bénéfice net est constitué
par la différence entre les valeurs de l'actif à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir
de base à l'impôt, diminué des suppléments d'apports et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette
même période par l'exploitant ou les associés selon le cas. Quant à l'actif net, il s'entend de l'excédent des valeurs
d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiées.
Par conséquent, si on omet des écritures concernant le bilan, il en résulte une variation de l'actif net et donc du
bénéfice imposable.
En outre, je précise qu'un élément d'actif est comptabilisé dès lors qu'il est probable que tout avantage économique
futur qui lui est lié ira à la société ou en proviendra et qu'il a un coût ou une valeur qui peut être évalué de façon
fiable. Les transactions concernant ces actifs acquis par les sociétés tels que définis par la réglementation comptable
en vigueur, doivent être enregistrées en comptabilité, une absence de comptabilisation ne peut être justifiée par un
défaut de justificatifs comptables. En l'espèce, il demeure constant que le terrain en cause vous a été attribué par voie
de bail en 2006 et les travaux immobiliers ont démarré la même année. Dès lors, il doit être comptabilisé comme un
élément de l'actif au titre de cette exercice d'autant plus que les redevances domaniales dues ont été portées dans les
charges. C'est donc à bon droit que les vérificateurs ont réintégré dans le résultat de l'exercice 2006 la variation
positive de l'actif net.
Par conséquent, ce chef de redressement est confirmé.
Il-Retenues à la source
1- Sur les créances
Les vérificateurs ont relevé que les financements des opérations de __1__se font essentiellement à partir des sommes
mis à sa disposition par le groupe __2__.
Et sur la base de la lettre ministérielle n°1101/MEF/CAB/CT/BSN du 08 février 2010, ils estiment que l'exigibilité de la
retenue est subordonnée au paiement de la dette. Ce dernier peut être réalisé par versement en numéraire, paiement
en nature, virement bancaire, inscription au crédit d'un compte. Or, il se trouve que votre cliente a bel et bien crédité
les comptes courants et le compte débiteurs divers du montant des intérêts. Lesdits intérêts sont imposables à la
retenue à la source conformément aux articles 58 et 143 du CGI de la loi n°92-40 du 09 juillet 1992.
Vous ne partagez pas cette approche des vérificateurs en vous appuyant sur les termes de la lettre sus-évoquée qui
précise que « s'agissant de cette dernière modalité de paiement, il convient de noter qu'elle peut correspondre à une
inscription au crédit d'un compte courant d'un associé, d'une somme qui était initialement due à cet associé au titre
de ses prestations de services autres que les opérations de prêt ». En outre, vous ajoutez que les écritures comptables
passées par la société __1__ consistent en une simple inscription au débit des comptes de charges financières du
montant des sommes en rapport et le crédit du compte de tiers.
En retour, je rappelle qu'aux termes de l'article 58 du code précité, sont considérés comme revenus des créances,
dépôts et cautionnements pour l'application de l'impôt sur le revenu, les intérêts, arrérages et tous autres produits
des dépôts de sommes d'argent à vue ou à échéance fixe, quel que soit le dépositaire et quelle que soit l'affectation
du dépôt ainsi que les produits des comptes courants. Sur ce point, je précise que l'expression « les intérêts, arrérages
et tous autres produits des dépôts de sommes d'argent » désigne tout ce que le créancier reçoit conformément aux
stipulations contractuelles entre lui et son débiteur, en sus du capital, à l'exclusion des sommes reçues par celui-ci
pour autre cause que la dette. Ainsi entendu, les intérêts de dettes consenties par des tiers sont soumis à cette
retenue conformément aux dispositions de l'article 143 du CGI.
Par conséquent, le redressement est confirmé.
2-Sur les revenus de valeurs mobilières
Les vérificateurs ont qualifié de distributions les sommes réintégrées aux bénéfices et celles mises à la disposition des
associés à soumettre à la retenue RVM. Il s'agit des sommes versées au notaire dans le cadre de la transaction
immobilière avec l'Etat du Sénégal, des différences constatées entre le montant du chèque émis à l'ordre du receveur
des domaines et celui figurant sur la quittance délivrée par ce dernier dans le règlement de cession d'immeuble au
receveur des domaines et des intérêts de compte courants.
Vous contestez ces redressements pour plusieurs motifs avec documents à l'appui. D'abord, pour les sommes versées
au notaire, vous précisez qu'il s'agit de paiement de frais et honoraires liés aux mutations du terrain acquis par votre
cliente.
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Pour les différences constatées dans le règlement de la cession d'immeuble au receveur des domaines, vous soutenez
qu'elles s'expliquent par le paiement des droits d'autres structures du __2__ dans le cadre de la stratégie de gestion
financière et de centralisation des frais du groupe. S'agissant des intérêts, vous réitérez vos arguments développés au
point II.
En retour, je constate que pour les versements effectués au notaire et au receveur des domaines, il s'agit
effectivement du paiement des droits et honoraires dans le cadre de l'acquisition du terrain cédé par l'Etat du Sénégal.
Et l'analyse des différents justificatifs joints démontrent que ces sommes sont payées et les quittances jointes. Ainsi,
elles ne peuvent pas être considérées comme des distributions à soumettre à la retenue sur les revenus de valeurs
mobilières. Il en est de même des redevances versées au receveur des domaines pour comptes d'autres sociétés du
groupe et non comptabilisées dans les charges.
Pour les supposés intérêts des comptes courant d'associés, je rappelle qu'ils ne peuvent être soumis à la retenue RVM
parce qu'il est établit qu'ils rémunèrent des prêts accordés par de tierces personnes n'ayant pas la qualité d'associés.
Par conséquent, les redressements sont abandonnés.
III-La Contribution Foncière des Propriétés Non Bâties (CFPNB)
Sur la base des dispositions de l'article 228 du CGI, les vérificateurs vous ont réclamé, au titre de l'année 2010, la
contribution foncière des propriétés non bâties au motif que le terrain est insuffisamment bâti avec l'inachèvement
des travaux de construction démarrés en 2006. Pour asseoir la base, ils ont retenu comme référence la valeur vénale
du terrain calculée à partir du prix sur le marché du mètre carré dans la zone.
Sur ces redressements, vous estimez que la valeur vénale retenue par les vérificateurs est exagérée. Vous demandez
que les droits dus soient liquidés sur la base du prix de cession de l'Etat du Sénégal au profit de __1__.
En retour, je constate que vous ne contestez pas le principe de l'imposition mais la valeur vénale retenue comme base
de la contribution foncière. Sur ce point, je relève, à la lecture de l'acte de cession entre l'Etat du Sénégal et votre
cliente approuvé le 30 mai 2010, que le prix stipulé est de loin inférieur à cette valeur et il pèse sur elle une obligation
de mise en valeur de 60% de l'assiette foncière avant toute cession. Et suivant les dispositions de l'article 229 de la loi
n°92-40 du 09 juillet 1992 : « Les terrains soumis à la contribution foncière des propriétés non bâties sont imposables
er
à raison de leur valeur vénale au 1 janvier de l'année d'imposition.
En conséquence, je vous demande de vous rapprocher, sous huitaine, de la Direction du Contrôle fiscal et du
Renseignement pour que l'imposition à la CFPNB soit assise sur le prix exprimé dans l'acte translatif de propriété.
IV-La Surtaxe Foncière sur les Terrains Non Bâtis ou insuffisamment bâtis
Tirant les conséquences de l'imposition à la CFPNB, les vérificateurs réclament également à votre cliente la surtaxe
foncière sur la base des dispositions des articles 234 à 238 du CGI. Les droits sont liquidés sur la même base qu'en
matière de contribution foncière des propriétés non bâties.
Sur ces redressements, vous réitérez les mêmes arguments que ceux développés au point III.
En retour et en considération de ma position retenue en matière de contribution foncière des propriétés non bâties,
je rappelle aussi que votre cliente exécute un programme immobilier sur un terrain acquis par voie de bail en 2006. Du
fait des procédures administratives, elle n'a obtenu l'acte de cession qu'en 2010. Aussi, les constructions consistent à
l'édification de villas et d'appartements à vendre. Donc, les impositions doivent être assises sur une assiette foncière
excluant les parcelles déjà cédées. De plus, la valeur à prendre en compte est celle résultant de l'acte translatif de
propriété.
Ainsi, je vous demande de vous rapprocher, sous huitaine, des services de la Direction du Contrôle fiscal et du
Renseignement, muni de tous les justificatifs pour que soit revu, le calcul de la surtaxe foncière.
V-Droits d'Enregistrement
Les vérificateurs ont relevé au titre de l'année 2008 que l'ancien actionnaire unique de votre cliente a cédé la totalité
de ses actions à la société __2__à la valeur nominale des titres soit dix millions FCFA. Or, il se trouve que la société n'a
45
pas soumis cette cession d'actions à la formalité de l'enregistrement. Ainsi, pour liquider les droits d'enregistrement,
les vérificateurs ont déterminé la valeur mathématique des actions en intégrant la valeur du terrain dans la base.
Vous demandez, pour le calcul de ces droits, de tenir compte de la valeur de cession au lieu de la valeur déterminée
suivant le prix du mètre carré sur le marché de l'immobilier.
En retour, je réaffirme, comme en matière d'impôts dits fonciers, que la valeur à prendre en compte pour l'évaluation
du terrain est celle résultant de l'acte de cession et inscrite comme telle dans le bilan de la société __1__. Il s'ensuit
que pour déterminer la valeur mathématique des actions cédées, c'est cette valeur comptable qu'il faudra intégrer
dans le calcul et non la valeur marchande.
Par conséquent, le redressement est confirmé mais les droits seront liquidés suivant la valeur mathématique incluant
le prix de cession du terrain tel que comptabilisé.
Veuillez croire, Monsieur le Gérant, à l'assurance de notre considération distinguée.
P. le Directeur général
des Impôts et des Domaines
et par intérim, le Coordonnateur
Ampliations :
- DCFR ;
- DSFS.
46
N°829 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 21 juin 2016
Référence : _______
Monsieur le Gérant
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui oppose votre
cliente la société __1__au Centre des Moyennes Entreprises (CME) dans le cadre d'un contrôle sur pièces dont elle a
fait l'objet sur la période allant de août 2010 à juin 2014. Le contentieux est relatif à des régularisations en matière de
taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Le Bureau de Contrôle a soumis à la TVA les marges réalisées sur la vente de billets d'avion par la société __1__sur la
période visée.
Vous contestez ces redressements, sauf pour 2013, au motif que la loi antérieure (loi n° 92-40 du 09 juillet 1992) ne
prévoyait pas la taxation de la marge réalisée par une agence de voyages. Vous ajoutez que seule la vente locale de
billets était taxée, car la loi sus visée exonérait le transport international de voyageurs. De plus, vous dites que la
vente indirecte de billets à travers le __2__est la seule relation d'affaire existant entre la compagnie et l'agence. Cette
dernière, du fait de son agrément par l'__3__, dispose d'une autonomie dans l'émission des billets au profit des
voyageurs qui devraient normalement supporter la TVA. Et la différence entre le coût du billet et le prix du billet est
directement payée au __2__. Au regard de ce circuit, vous en concluez qu'il appartient à la compagnie de collecter la
TVA et non l'agence qui n'a aucune possibilité de la collecter dans ce schéma.
Enfin, vous attirez mon attention sur le fait que la marge de 2010 a été appliquée sur toute la période alors qu'elle ne
devait concerner que les mois d'août à décembre 2010.
En retour, je rappelle que votre société a pour objet de procurer aux voyageurs des services intéressant leurs
déplacements et leurs séjours. En offrant ces services, l'__1__agit en un véritable intermédiaire entre les clients et les
compagnies aériennes qui la rémunèrent par une commission.
Les commissions ainsi perçues sont, conformément aux dispositions combinées des articles 283 et 286 de la loi n°92-
40 du 09 juillet 1992 et de l'article 370 de la loi 2012-31 du décembre 2012 portant Code général des impôts,
imposables à la TVA lorsqu'elles sont utilisées ou exploitées au Sénégal ou lorsque le bénéficiaire, l'utilisateur du
service, le donneur d'ordre qui a passé la commande est établi au Sénégal.
Dans votre cas et comme a procédé le bureau de contrôle, la base d'imposition est constituée par la marge obtenue
en faisant la différence entre le montant total, hors TVA, à payer par le voyageur(ventes de billets) et le coût effectif
supporté par l'agence de voyages pour les livraisons de biens et les prestations de services (achats de billets), dès lors
que ces opérations profitent directement au voyageur.
Pour l'année 2010, je constate que, contrairement à vos allégations, le calcul de la marge s'est limité aux opérations
réalisées sur la période d'août à décembre.
Par conséquent, les redressements sont confirmés.
Ampliation :
- DSFS
47
N°830 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 21 juin 2016
Référence : ________
Pour les seconds, vous dites avoir déclaré et payé l'intégralité des montants dus. Vous reconnaissez des décalages sur
les exercices dus à la non coïncidence entre la facturation et le paiement qui est le fait générateur de la retenue. Par
contre, certaines dépenses tels que les cotisations d'assurance retraite, les frais de mission du personnel étranger et
les frais d'expédition de plis, n'ont pas été soumises à la retenue BNC.
En retour, je rappelle qu'en vertu des dispositions de l'article 135 du Code général des Impôts (CGI), « sont passibles
de la retenue à la source prévue à l'article 133, sous réserve des dispositions des conventions internationales, les
personnes et sociétés n'ayant pas d'installation professionnelle au Sénégal, à raison des sommes qu'elles perçoivent
en rémunération des prestations de toute nature fournies ou utilisées au Sénégal dans l'exercice d'une des
professions visées à l'article 87, ainsi que des bénéfices, revenus, produits, redevances mentionnés dans le même
article, qu'elles réalisent au Sénégal ».
L'article 87 considère, en son point II, comme provenant de l'exercice d'une profession non commerciale ou comme
revenus assimilés aux bénéfices non commerciaux, « les rémunérations de toute nature payées pour l'usage ou la
concession de l'usage d'un droit d'auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou scientifique, d'un brevet, d'une
marque de fabrique ou de commerce, d'un dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé secret,
ainsi que d' équipement industriel, commercial ou scientifique ne constituant pas un bien immobilier. Il en est de
même des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique ».
En l'espèce, il y a lieu de procéder à l'analyse concrète de l'objet des différentes opérations effectuées afin de
déterminer, à chaque fois, l'applicabilité ou non de la retenue à la source BNC.
Concernant la nature des montants rémunérant les analyses d'échantillon effectuées par __2__ qui ne constituent
pas, selon vous, des redevances car n'emportant aucun transfert de savoir, il y a lieu de vous rappeler que le principe
qui s'applique en matière d'interprétation des textes fiscaux est plutôt celui de l'interprétation stricte, et non pas
restrictive.
De ce point de vue les 2, 3 et 4 de l'article 20 de la Convention fiscale entre la France et le Sénégal prévoient que « les
autres redevances provenant d'un Etat et versées par une personne domiciliée dans cet Etat à une personne
domiciliée dans l'autre Etat sont imposables dans cet autre Etat ».
Toutefois, ces redevances sont aussi imposables dans l'Etat d'où elles proviennent et selon la législation de cet Etat.
L'impôt ainsi établi ne peut excéder 15 % du montant brut des redevances si la personne qui les reçoit en est le
bénéficiaire effectif.
48
Le terme « redevances » employé au paragraphe 2 du présent article désigne les rémunérations de toute nature
payées pour l'usage ou la concession de l'usage d'un droit d'auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou scientifique,
de films cinématographiques et de tous autres enregistrements des sons ou des images.
Il vise également les rémunérations relatives à l'utilisation d'un brevet, d'une marque de fabrique ou de commerce,
d'un dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'u procédé secrets, ainsi que celles concernant les
informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique.
Sont assimilées à des redevances les rémunérations pour études de nature scientifique, géologique ou technique et
des travaux d'ingénierie avec plans y afférents».
Dès lors, s'agissant des analyses d'échantillon consistant au marquage de produits, la prestation rendue par __2__
régie par la convention susvisée, correspond à des études de nature scientifique ou technique. Les réclamations de
droits portant sur les rémunérations versées à __2__ France sont donc confirmées.
Pour les bénéficiaires de sommes domiciliés dans l'espace UEMOA, il convient conformément aux dispositions légales
ci-dessus citées, d'analyser le sort des rémunérations en cause au regard des normes communautaires.
Selon les dispositions de l'article 13 du règlement n°08/CM/UEMOA du 26 septembre 2008 qui précisent, à propos des
rémunérations versées à des prestataires installés dans la zone UEMOA, que « les redevances provenant d'un Etat
membre et payées à un résident d'un autre Etat membre sont imposables dans cet autre Etat (...). Toutefois, ces
redevances sont aussi imposables dans l'Etat membre d'où elles proviennent si la législation de cet Etat le prévoit,
mais l'impôt, ainsi établi, ne peut excéder 15% du montant brut des redevances ».
Dès lors que les prestations consistent en une analyse d'échantillons, il y a lieu d'admettre que ces prestations
rendues ne relèvent pas de l'usage ou de la concession d'un droit ou d'un équipement, ni d'un transfert de savoir-
faire.
Ainsi, les rémunérations y afférentes sont la contrepartie des prestations de services techniques et sur lesquelles la
retenue à la source prévue à l'article 13 précité n'est pas exigible.
S'agissant des autres opérations visées par le vérificateur tels les cotisations d'assurance retraite, les frais de mission
du personnel à l'étranger et les frais d'expédition de plis, elles n'entrent pas dans la catégorie des prestations de toute
nature fournies ou utilisées au Sénégal sur lesquelles la retenue BNC est exigible.
Par conséquent, ces chefs de redressement sont abandonnés.
Pour toutes les autres prestations déclarées à la retenue BNC et pour lesquelles les paiements sont effectifs, je vous
demande de vous rapprocher, sous huitaine, des services de la Direction du Contrôle fiscal et du Renseignement, muni
de tous les justificatifs pour que soit revu le calcul des retenues dues sur les rémunérations effectivement versées sur
la période visée.
II. Sur la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
1- Déductions abusives de TVA
Le vérificateur vous reproche d'avoir déduit la TVA relative à des frais de restauration et d'hôtel.
Vous contestez cette qualification de TVA non déductible au motif que les factures visées par les vérificateurs sont
celles de __1__pour lesquelles la TVA pour compte est intégralement déductible.
En retour, je constate que le vérificateur a pris en compte vos observations en ne confirmant que les frais de
restauration facturés par __7__en 2007. Ce ne sont que ces montants qui doivent être réclamés par voie de titres de
perception.
2- TVA sur minoration de chiffre d'affaires
A partir du rapprochement du chiffre d'affaires déclaré à la TVA et celui comptabilisé au titre des exercices 2008 à
2011, le vérificateur a relevé un écart non justifié qualifié de minoration de chiffres d'affaires à soumettre à la TVA.
Vous remettez en cause la méthode de comparaison du vérificateur qui ne prend pas en compte la totalité du chiffre
d'affaires précompté et non déclaré en 2011.
En retour, je précise que dans le cadre de cette vérification de comptabilité, le vérificateur, qui n'a pas remis en cause
votre comptabilité, a comparé le chiffre d'affaires comptabilisé à celui déclaré en matière de taxe sur la valeur ajouté.
L'analyse des éléments du dossier révèle que la méthode suivie par le vérificateur a conduit à des résultats moins
précis que ceux qui auraient été obtenus en se fondant sur les facturations et encaissements effectivement réalisés
par le contribuable en tenant compte du précompte de TVA.
En l'espèce, il aurait été plus judicieux de procéder à des tests de cohérence des déclarations de taxe sur la valeur
ajoutée en les rapprochant d'autres éléments tirés de la comptabilité de la société, tels les soldes des comptes de
49
produits et ceux des comptes des clients, corrigés de leurs variations entre l'ouverture et la clôture de la période
considérée.
Ainsi, en l'absence de remise en cause du caractère régulier, sincère et probant de la comptabilité, l'administration ne
pouvait pas, pour déterminer le chiffre d'affaires minoré, utiliser une méthode qui conduit à des résultats
nécessairement moins précis que ceux qui auraient été obtenus en se fondant sur les informations comptables du
contribuable. En procédant de la sorte, l'administration ne peut pas valablement réclamer des droits supplémentaires
en matière de taxe sur la valeur ajoutée.
Par conséquent, les redressements de ce chef sont abandonnés.
3- TVA POUR COMPTE
Les vérificateurs vous reprochent de n'avoir pas soumis et déclaré à la TVA pour compte sur les prestations de services
rendus par des prestataires étrangers.
Vous contestez les rappels de droits pour 2010 au motif que les factures visées correspondent, d'une part, à une
facture de règlement et, d'autre part, une refacturation à votre succursale gambienne pour le compte de laquelle la
prestation a été fournie. Vous précisez que cette facture n'a pas été comptabilisée dans les charges. Dès lors, vous
considérez que l'opération n'est pas soumise à la TVA pour compte au regard de la circulaire ministérielle n°6779 MEF-
DGID-BLC du 20/08/2004.
Pour 2010, vous soutenez avoir déclaré à la TVA pour compte les factures incriminées. Ainsi, vous avez joint à votre
demande les déclarations de TVA y afférentes.
En retour, je constate, au regard des éléments du dossier, que le vérificateur n'a pas réclamé de droits en matière de
TVA pour compte de prestataires étrangers mais seulement en matière de BNC. Dès lors, il n'y a pas lieu de se
prononcer sur ce point qui est sans objet.
III. Sur les Droits d'Enregistrement (DE)
Le vérificateur considère que le contrat de licence signé avec __1__n'a pas été soumis à la formalité de
l'enregistrement.
Vous contestez ce redressement car ce point a fait l'objet d'un abandon dans la première confirmation de
redressement.
En retour, je constate que dans la lettre n°690 DGID/DVEF/BV 02 qui fait suite à votre réponse à la notification de
redressement, le vérificateur affirme prendre en compte le justificatif produit et abandonne le redressement relatif au
contrat de licence. Dès lors, ce point ne peut faire l'objet d'une confirmation ultérieure dans la même procédure.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, l'expression de ma considération distinguée.
Ampliations :
- DSFS ;
- DCFR.
50
N°843 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 22 juin 2016
Référence : ________
51
N°845 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 22 juin 2016
Référence : _________
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose au
Centre des Services Fiscaux de Grand-Dakar à propos des redressements effectués en matière de retenues à la source
sur les salaires (RAS).
Le contentieux procède d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel les services d'assiette dudit centre ont constaté un
écart entre les charges de personnel déduites par votre société dans ses états financiers et celles déclarées dans l'état
annuel des salaires versés au titre de l'année 2014. Cet écart est alors soumis à la retenue à la source sur les salaires.
En réponse à ce grief, vous expliquez que cet écart provient de la prime de résultat revenant à certains salariés à la fin
de l'exercice mais impayée à la clôture de l'exercice 2014. Vous justifiez la déduction de cette prime comptabilisée
sous forme de provision dans un compte spécifique de charges personnel de l'exercice par son caractère certain,
liquide et exigible même s'il n y a pas eu paiement effectif. C'est ce qui explique que la dite prime ne figure pas sur les
bulletins de salaires des employés concernés. Enfin, vous précisez que les montants en cause sont payés au mois de
février 2015. Vous joignez à votre lettre les documents justifiant de telles écritures et les paiements intervenus.
En retour, je relève, à partir des éléments de la procédure contradictoire, que les services d'assiette ont maintenu les
redressements au motif que la prime a été comptabilisée comme une provision devant faire l'objet d'une
réintégration extracomptable à l'impôt sur les sociétés. Cet argument ne saurait prévaloir, en l'espèce, du fait de la
nature réelle des primes accordées au personnel. De plus, il apparaît au regard des documents joints que votre société
a effectivement retenu et reversé les impôts et taxes dus sur ces primes au moment de leur paiement au mois de
février 2015.
Ampliation :
52
N°849 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 22 juin 2016
Référence : ________
Ampliation :
- DRD
53
N°920 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link] du 12 juillet 2016
Objet : votre demande de précision sur l’application de la convention fiscale Canada- Sénégal.
Référence : ________
Par lettre visée en référence, vous envisagez de solliciter des services auprès de prestataires basés au Canada,
consistant en la réalisation d'une étude d'impact environnemental et à des analyses de prélèvements de substances
minérales.
Aussi sollicitez-vous mon appréciation sur les opérations en cause au regard de la retenue au titre des bénéfices non
commerciaux (BNC), en application des dispositions de la convention fiscale entre le Canada et la République du
Sénégal.
En réponse, je vous fais noter que votre requête a particulièrement retenu mon attention.
Je vous rappelle sur la base des dispositions de l'article 202 de la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012, modifiée
portant Code général des Impôts (CGI), que, sous réserve des dispositions des conventions internationales, les
sommes payées en rémunération des prestations de toute nature fournies ou utilisées au Sénégal donnent lieu à
l'application d'une retenue à la source lorsqu'elles sont payées, par un débiteur qui exerce une activité au Sénégal, à
des personnes ou des sociétés relevant de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, qui n'ont pas dans ce
pays d'installation professionnelle permanente.
Compte tenu de l'existence d'une convention fiscale applicable en l'espèce, il convient conformément aux dispositions
légales ci-dessus citées, d'analyser le sort des rémunérations en cause au regard des dispositions de ladite convention.
A ce titre, les dispositions de l'article 7 de la convention précisent que les bénéfices d'une entreprise d'un Etat
contractant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que l'entreprise n'exerce son activité dans l'autre Etat
contractant par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé.
Dans la même perspective, il résulte des dispositions de l'article 12 de ladite convention que les redevances provenant
d'un État contractant et payées à un résident de l'autre État contractant sont imposables dans cet autre État.
Toutefois, ces redevances sont aussi imposables dans l'État contractant d'où elles proviennent et selon la législation
de cet État, mais si le bénéficiaire effectif des redevances est un résident de l'autre État contractant, l'impôt ainsi
établi ne peut excéder 15 % du montant brut des redevances.
Le terme « redevances » employé dans ledit article désigne les rémunérations de toute nature payées pour l'usage ou
la concession de l'usage d'un droit d'auteur, d'un brevet, d'une marque de fabrique ou de commerce, d'un dessin ou
d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé secrets ainsi que pour l'usage ou la concession de l'usage d'un
équipement industriel, commercial ou scientifique et pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans
le domaine industriel, commercial ou scientifique ; ce terme comprend aussi les rémunérations de toute nature
concernant les films cinématographiques et les œuvres enregistrées sur films et bandes magnétoscopiques ou autres
moyens de reproduction destinés à la télévision.
Au regard de ces dispositions, sous réserve de l'existence d'un établissement stable, le droit d'imposition des
bénéfices de toutes natures est, en principe, dévolu à l'Etat de résidence du bénéficiaire des rémunérations, s'il en est
le bénéficiaire effectif.
L'Etat de source des revenus ne peut opérer une retenue à la source au titre des bénéfices non commerciaux
qu'autant les prestations en cause entrent dans la définition des redevances susvisées. Tel ne semble pas être le cas,
en ce qui concerne les prestations de réalisation d'études d'impact environnemental ou d'analyses de prélèvements
de substances minérales effectués par un laboratoire.
54
Sous ce rapport, je vous confirme que les prestations qui n'ont pour objet que la réalisation d'études d'impact ou
d'analyses de prélèvements, ne comportant aucune transmission de savoir-faire, constituent des bénéfices imposables
exclusivement dans l'Etat de résidence du bénéficiaire des rémunérations en application des dispositions de l'article 7
de la convention fiscale précitée.
55
N°921 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link] du 12 juillet 2016
Référence : ________
Par lettre visée en référence, vous avez bien voulu me demander de vous préciser le traitement fiscal au regard de la
taxe sur la valeur ajoutée (TVA) auquel devrait être assujettie une entreprise franche d'exportation.
En retour, je porte à votre attention qu'en vertu des dispositions de l'article 722 de la loi n°2012-31 du 31 décembre
2012, modifiée, portant Code général des Impôts, les entreprises franches d'exportation titulaires d'un agrément
er
antérieur au 1 janvier 2013, sous réserve d'une validation, bénéficient d'une exonération de TVA pour toutes leurs
acquisitions de biens et services, localement ou par voie d'importation, destinées au fonctionnement normal de leur
activité.
Toutefois, la TVA reste requise sur les importations ainsi que les acquisitions locales de biens et services effectuées par
er
les entreprises franches d'exportations dont les agréments sont délivrés à compter du 1 janvier 2013.
En tout état de cause, cette TVA supportée reste déductible et le cas échéant ouvre droit à restitution si toutes les
conditions de délai, de forme et de fond sont remplies.
56
N°922 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link] du 12 juillet 2016
Référence : ________
Par lettre visée en référence, vous avez bien voulu me demander de vous préciser le traitement fiscal au regard de la
taxe sur la valeur ajoutée (TVA) des prestations de transport et livraison de courrier vers l'étranger.
En retour, je précise qu'aux termes des dispositions de l'article 361 de la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012, modifiée
portant Code général des Impôts, le transport international de biens à destination de l'étranger est exonéré de TVA.
A la lumière de cette disposition, il est à noter que les envois de colis et lettres à destination de l'étranger par ____
rentrent dans le périmètre de l'exonération visée supra. Sous ce rapport, ils ne devraient pas être recherchés en
paiement de TVA.
57
N°925 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link] du 12 juillet 2016
Référence : ________
Madame le____,
Par lettre visée en référence, vous sollicitez une exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) assise sur vos
acquisitions de produits et de matériels au titre de la période 2016 à 2017. Votre requête fait suite aux travaux de
réfection, de réaménagement et de relèvement du plateau technique du centre de santé de Grand-Dakar.
En retour, je porte à votre connaissance que les travaux de réfection et de réaménagement envisagés ne sont pas
compris dans le périmètre des exonérations à la TVA visées à l'article 361 de la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012,
modifiée, portant Code général des Impôts (CGI).
A ce titre, il est à noter, qu'une telle demande se heurte à un obstacle d'ordre légal. Les opérations exonérées à la TVA
sont limitativement énumérées par la loi qui, en l'espèce, trouvent leur source dans la directive communautaire
portant harmonisation de la TVA qui proscrit toute exonération ne figurant pas sur la liste commune définie à cet
effet.
S'agissant du relèvement du plateau technique, je précise que les acquisitions de matériels et produits spécialisés pour
les activités médicales figurant sur la liste prévue à l'annexe I du livre II du CGI sont exonérées de TVA. Si les
acquisitions envisagées sont comprises dans ladite liste, elles ne sont pas recherchées en paiement de la TVA.
58
N°941 MEFP/DGID/DLEC/BL/[Link] du 14 juillet 2016
Référence : ______
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi aux fins d'obtenir des précisions sur l'applicabilité de l'exonération à
l'impôt sur le revenu, des indemnités versées à la suite d'un départ négocié consécutif à un plan social ou à une
restructuration de l'entreprise, prévue par les dispositions de l'article 167-126 ) de la loi n°2012-31 du 31 décembre
2012, modifiée portant Code général des Impôts (CGI), au plan social envisagé par votre société.
En effet, vous faites état, d'une nécessité impérieuse pour votre société de procéder à une restructuration, afin de
mieux faire face aux exigences fluctuantes du marché des télécommunications. Cette réorganisation structurelle
envisagée aura pour effet la suppression de plusieurs postes de travail avec à la clé le versement d'indemnités de
départs négociés.
Aussi, sollicitez-vous pour le personnel concerné le bénéfice de l'exonération prévue par les dispositions de l'article
e
167-12 ) du CGI précité, sur les indemnités spéciales versées dans un tel cadre.
En réponse, je vous informe qu'il est de doctrine constante qu'une telle exonération ne vaut que si les conditions
suivantes sont réunies :
- le départ doit être justifié par un plan social ou une restructuration d'entreprise obéissant à une nécessité
économique pour l'entreprise. Aussi, le plan social ou la restructuration doit-elle être d'une certaine profondeur à la
fois sur l'organisation et le fonctionnement de l'entreprise et d'une ampleur, telle qu'il concerne un personnel
important dont les emplois sont supprimés par nécessité ;
- le programme doit être impersonnel, il doit être ouvert à tout agent désirant en jouir qui occupe un poste de
travail dont la suppression obéirait à la nécessité économique sus-évoquée ;
- les indemnités spécialement versées dans un tel cadre doivent l'être pour compenser la perte de revenu
occasionnée par la mise en chômage, et leur montant soit fixé par un accord-cadre ou un protocole entre
l'entreprise et le personnel.
Au regard des termes de votre lettre, les conditions susvisées semblent réunies : la restructuration est motivée par
une volonté de mise à niveau par rapport aux exigences du marché et du développement technologique ; l'option de
départ négocié est ouverte à toutes les catégories de personnel dont les postes de travail sont supprimés et enfin les
indemnités sont fixées par un accord cadre joint à votre demande.
En conséquence, sous réserve du pouvoir de requalification par l'administration fiscale des éléments factuels
présentés par vous, les indemnités de départs négociés versées dans le cadre de la restructuration envisagée
entrent dans les prévisions de l'article 167-12°) du CGI précité.
59
N°964 MEFP/DGID/DLEC/BRFS du 21 juillet 2016
Référence : ________
Par correspondance citée en référence, vous me demandez d'exonérer de droits d'enregistrement le contrat de bail
signé entre un propriétaire et __1__, Représentante régionale du __2__à Dakar.
Le preneur dans le contrat en cause étant soumis à la Convention de Vienne sur les privilèges et immunités
diplomatiques ainsi qu'à l'accord de siège du 13 décembre 1990 entre le Sénégal et le __2__, souhaite bénéficier de
l'exonération de ces droits.
En retour, je vous prie de noter que la Convention de Vienne sur les Privilèges et Immunités des Institutions
spécialisées ne prévoit, comme exonération au profit des agents de ces institutions, que les mêmes exonérations
d'impôt que celles dont jouissent les fonctionnaires de l'Organisation des Nations Unies et dans les mêmes conditions,
en ce qui concerne les traitements et émoluments qui leur sont versés par les institutions spécialisées. L'accord de
siège susvisé prévoit exactement les mêmes avantages fiscaux au i) du 2 de l'article V.
Les droits d'enregistrement ne sont pas liés aux traitements et salaires versés par votre organisation. De plus, aucune
disposition des textes régissant les fonctionnaires des institutions des nations unies, ni de l'accord de siège entre votre
organisation et l'Etat du Sénégal ne prévoit leur exonération. Aussi, en considération de ces éléments, suis-je au regret
de ne pouvoir donner une suite favorable à votre demande.
J'invite en conséquence le preneur à se rapprocher du Bureau de Recouvrement du Centre des Services fiscaux de
Ngor-Almadies, situé sur la Voie de Dégagement Nord (VDN) au niveau de la Foire de Dakar pour y soumettre le
contrat à la formalité de l'enregistrement et payer les droits y afférents.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Représentant régional Assistant, l’expression de ma parfaite considération.
60
N°1106 MEFP/DGID/DLEC/BL/F/IND du 06 septembre 2016
Référence : _______
Par lettre visée en référence, vous souhaitez avoir la confirmation que les livraisons de pièces de rechange destinées à
l'entretien et à la réparation de bateaux exerçant en haute mer sont exonérées de taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
En réponse, je rappelle qu'aux termes de l'article 361.q de la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 modifiée, portant
Code général des Impôts (CGI), sont effectivement exonérés de TVA les livraisons, transformations, réparations,
entretien, affrètement et locations de bateaux destinés à une activité de pêche, une activité industrielle ou
commerciale exercée en haute mer ; les livraisons, locations, réparations et entretien des objets qui sont incorporés ou
qui servent à leur exploitation ; les livraisons de biens destinés à leur avitaillement, ainsi que les prestations de services
effectuées pour les besoins directs de ces bateaux et de leurs cargaisons.
En outre, il ressort des dispositions de l'article 361.1 du CGI que sont également exonérées de la TVA les importations
de biens dont la livraison est exonérée de ladite taxe.
En conséquence, les importations de pièces de rechanges destinées à des bateaux qui exercent en haute mer
ne doivent pas être recherchées en paiement de la TVA.
61
N°1194 MEFP/DGID/DLEC/BL/F/IND du 28 septembre 2016
Référence : ________
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous me demandez des précisions sur le traitement au regard de la taxe sur la valeur
ajoutée (TVA) de la location d'immeuble nu à usage de bureaux.
En outre, vous précisez que l'immeuble sur lequel porte l'objet de votre requête est loué à la fondation __1__qui a
conclu un accord de siège avec le gouvernement de la République du Sénégal.
En réponse, je porte à votre connaissance que seule la location d'immeuble nu à usage d'habitation est exonérée de
TVA au sens des dispositions de l'article 361-k de la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012, modifiée, portant Code
général des Impôts.
Sous ce rapport, la location d'immeuble à usage de bureau doit être soumise à la TVA.
Toutefois, il ressort de l'article 6 de l'accord de siège conclu le 6 mai 2016 avec l'Etat du Sénégal que la Fondation
__1__est exonérée de TVA sur ses achats locaux de biens, services et travaux nécessaires à la réalisation des projets et
programmes de coopération et au bon fonctionnement de ses bureaux.
A la lumière de cette disposition, je vous confirme que les locations d’immeuble à usage de bureau par ladite fondation
ne doivent pas être recherchées en paiement de la TVA.
Toutefois, les factures du propriétaire ou de l'agence immobilière chargée de la gestion de l'immeuble relatives aux
immeubles loués doivent être présentées, par les soins de la Fondation, à la formalité du visa en exonération de la taxe
auprès du Bureau des Régimes fiscaux spécifiques de la Direction de la Législation, des Etudes et du Contentieux.
62
N°1267 MEFP/DGID/DLEC/BLF/IND du 26 octobre 2016
Référence : ________
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous avez bien voulu me demander de vous préciser le régime d'imposition des personnes
physiques exerçant une activité commerciale au titre de l'année de démarrage de leurs activités.
En retour, je vous précise que les entreprises individuelles nouvelles sont imposables d'après le régime de la
contribution globale unique sur la base d'une estimation de leur chiffre d'affaires annuel.
Toutefois, elles peuvent, dans les conditions prévues à l'article 138 du Code général des Impôts, opter pour leur
assujettissement au régime du bénéfice réel ou du bénéfice réel simplifié.
63
N°1274 MEFP/DGID/DLEC/BL/F/IND du 31 octobre 2016
Référence : ________
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous souhaitez connaître les pièces à fournir pour l'immatriculation de la société __1__SA
basée en France et demandez si ladite société est tenue de procéder aux déclarations fiscales traditionnelles (patente,
chiffre d'affaires, impôt sur les sociétés).
En retour, il convient de rappeler qu'en application des dispositions de l'article 355 du Code général des Impôts, votre
entreprise est tenue de désigner un représentant au Sénégal pour effectuer, à son nom et pour son compte, les
obligations fiscales lui incombant.
Pour les modalités pratiques de ces obligations fiscales, je vous invite à demander à votre représentant désigné de se
rapprocher de son service fiscal de rattachement.
Vous pouvez aussi consulter le site internet de la Direction générale des Impôts et des Domines à l'adresse suivante :
[Link]
Enfin, vous pouvez aussi vous en référer aux dispositions du Code général des impôts pour connaître les obligations
déclaratives auxquelles votre entreprise est assujettie.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.
64
N°1275 MEFP/DGID/DLEC/BL/F .IND du 31 octobre 2016
Référence : _______
Monsieur le Gérant,
Par lettre visée en référence, vous avez bien voulu me demander de vous préciser le régime fiscal des commissions
perçues au titre de la commercialisation des produits de la __1__, au regard de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
En retour, je vous fais connaître qu'aux termes des dispositions de l'article 11 de la loi
n°66-53 du 30 juin 1966 portant organisation et réglementation des établissements de jeux de hasard, modifiée par la
loi n°75-59 du 2juin 1975, les produits bruts des jeux soumis au prélèvement progressif prévu à l'article 10 de ladite loi
susvisée sont exonérés de la TVA.
Sous ce rapport, les commissions perçues sur la commercialisation des produits de la __1__ne rentrant pas dans les
prévisions de l'article 11 visé supra doivent être soumises à la TVA.
65
N°1277MEFP/DGID/DLEC/BL du 31 octobre 2016
Objet: demande de précision sur l'application de l'acompte sur les Importations aux personnes morales.
Référence : ______
Par correspondance visée en référence, vous sollicitez des précisions relativement à l'application de l'acompte sur les
importations à une personne morale soumise à l'Impôt sur les sociétés.
En retour, je vous prie de noter que l'article 220 du Code général des Impôts qui prévoit cet acompte ne vise pas
spécifiquement le statut juridique de la personne qui importe.
La seule exclusion qui est prévue concerne les contribuables qui peuvent justifier de leur domiciliation au Centre des
grandes Entreprises.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur général, l'expression de ma haute considération.
66
N°1415 DGID/DLEC/BCTX du 14 décembre 2016
Référence : ________
Monsieur,
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose au
Centre des Services Fiscaux de Dakar-Liberté.
Le contentieux procède d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel les services d'assiette vous réclament, par voie de
taxation d'office, des droits en matière d'impôt sur le revenu (IR), de Contribution Foncière des Propriétés Bâties (CFPB)
et de Taxe sur les Ordures Ménagères (TEOM) sur la période de 2011 à 2014. Les services vous reprochent un défaut de
déclaration de vos revenus tirés de la location de votre immeuble sis au Point E.
Vous ne contestez pas les redressements effectués même si vous soutenez n'avoir reçu ni la notification ni la
confirmation de redressements. C'est à la réception des titres de perception que vous avez été informé de l'existence
d'une dette fiscale que vous devez honorer auprès du bureau de recouvrement dudit centre. Vous justifiez cette
situation par le fait que vous êtes fonctionnaire de la ____résidant en Côte d’ Ivoire et que votre mandataire au Sénégal
est souvent en déplacement à l'intérieur du pays.
Vous demandez la prise en compte de votre situation de famille pour la liquidation de l'impôt sur le revenu, de
l'exonération à la CFPB et des paiements effectués sur les impôts dits locaux enrôlés. A l'appui de votre requête, vous
avez joint les justificatifs y relatifs.
En retour, je relève votre acceptation des redressements opérés en matière d'Impôt sur le revenu. Sur votre demande
de prise en compte de votre situation de famille pour la liquidation des droits, je précise qu'aux termes de l'article 176
de la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 modifiée, portant Code général des Impôts : « Le nombre de parts à prendre
en considération pour le calcul de l'impôt ne peut en aucun cas dépasser 1,5 part pour les personnes qui, quelle que soit
leur nationalité, ne résident pas au Sénégal mais disposent de revenus imposables dans ce pays ».
Pour les impôts locaux enrôlés et pour lesquels des paiements sont intervenus, je considère que la taxation d'office ne
se justifie pas. Par conséquent, les rappels de droits y afférents sont annulés.
Veuillez croire, Monsieur, à l'assurance de ma considération distinguée.
Ampliation :
- DRD
67
N°1445 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 27 décembre 2016
Référence : ________
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose au
Centre des grandes Entreprises (CGE).
Le contentieux procède d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel les services dudit centre vous réclament la retenue à la
source sur les bénéfices non commerciaux (BNC) sur les rémunérations versées à __1__, société de droit espagnol, en
guise de redevances pour l'exploration et l'exploitation de votre périmètre minier sur le site de __2__ au titre de l'année
2015.
Vous contestez les redressements effectués aussi bien dans la forme que dans le fond.
Dans la forme, vous soutenez que les redressements souffrent d'une absence de base légale. En effet, le CGE a appliqué
aux rémunérations versées un taux de 10% sans pour autant viser le texte applicable en l'espèce à savoir la Convention
fiscale entre le Sénégal et l'Espagne. En invoquant seulement les dispositions de l'article 202 de la loi n° 2012-31 du 31
décembre 2012, modifiée portant Code général des Impôts, le CGE n'a pas respecté l'obligation de motivation prévue à
l'article 607-II-4
Dans le fond, vous estimez que les rémunérations en cause n'ont pas le caractère de redevances au sens de l'article 12.3
de la Convention précitée. Au contraire, selon vous, l'article 6 de ladite Convention qualifie les revenus tirés de titres
miniers de revenus immobiliers. Pour l'application de la Convention fiscale en lieu et place de la loi interne, vous
invoquez les lettres n°193/MEF/DGID/DLEC/[Link] du 18 juin 2009 et n°511 MEF/DGID/DLEC/RFSA du 18 octobre
2010 confirmant le caractère dérogatoire du droit conventionnel.
En retour, je suis d'avis qu'en l'espèce, il y a lieu d'appliquer les dispositions de la convention fiscale entre le Sénégal et
le Royaume d'Espagne. Aux termes de son article 12.3, le terme « redevances » employé dans le présent article désigne
les rémunérations de toute nature payées pour l'usage ou la concession de l'usage d'un droit d'auteur sur une œuvre
littéraire, artistique ou scientifique, y compris les films cinématographiques, ou films, les bandes magnétoscopiques ou
autres moyens de reproduction de l'image et du son, d'un brevet, d'une marque de fabrique ou de commerce, d'un
dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé secrets, ainsi que pour l'usage ou la concession de
l'usage d'un équipement industriel, commercial ou scientifique, et pour des informations ayant trait à une expérience
acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique».
Dès lors, les rémunérations versées en contrepartie de l'exploration et l'exploitation d'un périmètre minier, n'ont pas le
caractère de redevances passibles de la retenue à la source sur les bénéfices commerciaux. Ces revenus résultant de
l'exploitation ou la concession de l'exploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles sont
imposables au Sénégal au regard des dispositions de l'article 6.2 de la Convention précitée.
Ampliation:
- DSFS
68
N°1451 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 27 décembre 2016
Référence : _______
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui oppose votre
cliente, la société __1__ au Centre des Services Fiscaux de Ngor-Almadies.
Le contentieux découle d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel les services dudit centre ont effectué des
redressements à son encontre en matière de droits d'enregistrement d'un marché administratif dont elle est
attributaire au motif que ledit marché n'a pas été soumis à la formalité de l'enregistrement. Le Centre soutient, en
outre, dans sa confirmation de redressement que la loi n°2007-16 du 19 février 2007 portant création et fixant les règles
d'organisation et de fonctionnement de la ZESI ne prévoit aucune exonération des droits d'enregistrement, et que votre
cliente ne dispose pas de l'agrément de promoteur immobilier.
Vous contestez les redressements au motif que ce marché a été soumis à la formalité de l'enregistrement auprès du
Centre des grandes Entreprises. Vous ajoutez que le marché est exonéré de droits d'enregistrement et de timbre en
vertu des dispositions de l'article VII du contrat de marché approuvé par le ministre chargé des finances. Ce qui explique
qu'il a été enregistré gratis par le Centre des Grandes Entreprises.
A l'appui de votre lettre, vous joignez la copie du marché enregistré par le CGE.
En retour, je constate effectivement, à la lecture des documents, que le contrat de marché,n°004P2I relatif à la
réalisation clef en main de la phase1 de la plateforme industrielle intégrée de Diamniadio avec comme maître
d'ouvrage__2__ est approuvé par le Ministre délégué auprès du Ministre de l'Economie et des Finances chargé du
Budget.
Par ailleurs, l'article VII du marché prévoit que « le présent contrat est exonéré des droits d'enregistrement et de timbre
en application des dispositions des articles 19 et 20 de la loi n°2007-16 du 19 février 2007 ». C'est en application de
cette disposition que le bureau de recouvrement du CGE a enregistré gratis ledit contrat.
Sur ce point, je vous précise que les actes soumis à la formalité de l'enregistrement dans les bureaux de recouvrement
n'interdisent pas la rectification de leurs bases par les services d'assiette dans le cadre d'une procédure contradictoire.
Dans le fond, je rappelle que suivant les articles 464-9 et 472-V de la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 modifiée,
portant Code général des Impôts : les marchés publics sont obligatoirement soumis à la formalité de l'enregistrement au
taux de 1%. Or, il reste constant que parmi les exonérations visées aux articles 19, 20 et 21 de la loi n°2007-16,les droits
d'enregistrement n'y figurent pas et que votre cliente n'a pas produit l'agrément lui permettant de se prévaloir des
avantages fiscaux accordés dans la zone en cause.
Toutefois, le centre devait motiver les redressements opéré à l’encontre de votre cliente non pas par un défaut de
présentation à la formalité de l'enregistrement, qui n'est pas établi en l'espèce, mais pour exonération non justifiée.
Pour ce motif, les redressements sont abandonnés.
Ampliation:
- DRD
69
N°1476 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 27 décembre 2016
Référence : _______
Monsieur le Gérant
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui oppose votre
cliente au Centre des Services fiscaux de Louga.
Le contentieux procède d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle les services dudit centre ont effectué des
redressements en matière d'impôt sur les sociétés (IS), de retenues à la source sur les revenus de valeurs mobilières
(RVM) et sur les sommes versées des tiers, personnes physiques, de contributions des patentes, de contributions
foncières des propriétés bâties (CFPB) et de Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) au titre des années 2011 à 2014.
Vous contestez ces redressements pour vice de procédure au motif que les vérificateurs ont émis la confirmation de
redressements en dehors des délais légaux violant ainsi les dispositions de l'article 612 de la loi n°2012-31 du 31
décembre 2012 portant Code général des Impôts, modifiée. Vous signalez avoir saisi le Directeur des Services Régionaux
d'un recours resté sans réponse.
En retour, je vous signale que votre lettre a retenu toute mon attention.
Sur le défaut de réception dans les délais de l'acte de confirmation des redressements, je constate à partir des éléments
de la procédure contradictoire que vous avez répondue par lettre, reçue par le centre sous le numéro ____ le 05
novembre 2015, à la notification de redressement n°273/DGID/DSR/CSF-LG/BF du 29 septembre 2015. Ensuite, le 24 du
même mois vous avez apporté d'autres éléments complémentaires à la première lettre. Il se trouve que dans la
confirmation de redressement n° 08/DGID/DSR/CSF-LG/BF du 14 janvier 2016, le centre a visé en référence les deux
réponses.
A la lumière de ces faits, je signale que pour la computation des délais prévus à l'article 612 du CGI, les vérificateurs
doivent se placer à la date de réception de la première lettre qui vaut réponse à la notification déposée le 05 novembre
2015. En effet, aux termes du point l de ce texte : «En cas de rejet total ou partiel des observations formulées par
l'assujetti, le service ayant procédé à l'établissement de la notification de redressements, doit obligatoirement constater
par écrit le désaccord total ou partiel qui subsiste. Il doit envoyer à l'assujetti, dans le délai de deux mois pour compter
de la date de réception des observations formulées par ce dernier, un écrit pour confirmer les redressements ».
Cependant, vu que vous avez marqué votre accord sur certains chefs de redressements, les rappels de droits doivent se
limiter à ceux-ci seulement. C'est ce qui ressort de l'article 612 -II selon lequel : « (...) Le défaut de confirmation dans le
délai de deux mois pour compter de la date de réception des observations formulées par le contribuable, équivaut à
une acceptation tacite des observations de celui-ci ».
Par conséquent, je vous demande de vous rapprocher du Centre des Services Fiscaux de Louga, dès réception de la
présente, afin que soient prises en compte vos acceptations.
- DSR
70
N°1477 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 27 décembre 2016
Référence : _______
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi par voie de recours hiérarchique du contentieux qui vous oppose au
Bureau de contrôle du Centre des Grandes Entreprises, à propos des redressements qui ont été effectués à votre
encontre en matière d'impôt sur les sociétés (IS), de retenues à la source sur les revenus de valeurs mobilières (RVM) et
sur les bénéfices non commerciaux, de contributions des patentes et de la contribution foncière des propriétés bâties
sur la période de 2010 à 2013.
Le contentieux résulte d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle, les services du CGE ont, d'une part, rejeté
les charges d'amortissement sur les exercices vérifiés et, d'autre part, requalifié ces charges en loyers de matériels
d'exploitation versés à la maison mère. Les vérificateurs ont, par ailleurs, rehaussé les bases de la contribution des
patentes et celles de la contribution foncière des propriétés bâties.
Vous marquez votre désaccord sur les redressements effectués.
I. Impôt sur les sociétés : réintégration des annuités d'amortissement
Les vérificateurs vous reprochent, sur la base des dispositions des articles 8 de la loi n° 92-40 du 09 juillet 1992 et 10 de
la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012, d'avoir passé dans les charges des annuités d'amortissement de biens
d'équipement mis à la disposition de la succursale par la société mère située au Portugal attributaire d'un marché
exécuté au Sénégal.
En réponse à ces constats des vérificateurs, vous estimez que le matériel est affecté au patrimoine de votre société et sa
disponibilité en qualité a été déterminante dans le choix de votre offre technique à l'occasion de l'attribution des
marchés exécutés. Dans l'exécution des travaux, votre succursale est utilisatrice exclusive de ce matériel adapté aux
travaux publics. Il est donc normal qu'elle les amortisse et constate les annuités d'amortissement correspondantes dans
sa comptabilité. Vous précisez que votre succursale est régulièrement imposée à l'impôt sur les sociétés au Sénégal sur
les résultats réalisés.
En retour, je rappelle que la succursale se définit comme un démembrement d'une société qui, bien qu'elle en soit
l'unique propriétaire, lui laisse la jouissance de son autonomie administrative, financière et comptable sans que,
toutefois, le démembrement ne bénéficie d'une personnalité juridique distincte.
En effet, si la succursale peut posséder une clientèle propre, elle n'a jamais la personnalité morale, ce qui la différencie
de la filiale. C'est sur la base de ce principe que l'article 18 CGI ancien et l'article 31-5 CGI nouveau font des succursales
des entreprises étrangères des redevables de l'impôt d'après les résultats des opérations qu'elles ont réalisées au
Sénégal. De ce principe de rattachement, il découle que la succursale peut bien procéder à la comptabilisation des
amortissements réellement effectués sur les immobilisations utilisées par elle pour la réalisation des travaux au lieu de
son implantation.
De plus, les vérificateurs rejettent ces charges tout en les prenant comme base des retenues BNC sans en tirer toutes les
conséquences fiscales notamment leur prise en compte comme charges effectivement décaissées.
Vous soulignez que l'écart relevé par les vérificateurs s'explique par la non prise en compte des éléments d'actif exclus
de l'assiette de la contribution des patentes à savoir les matériels et mobiliers de bureaux.. Vous joignez à votre lettre
vos déclarations souscrites sur la période visée avec les annexes
En retour, je relève à la lecture des annexes que les vérificateurs ont pris en compte les éléments de vos immobilisations
exclus pour la détermination des valeurs locatives et vénale servant à liquider les droits dus en matière de patente et de
foncier bâti.
Cette prise en compte a pour conséquence de fausser la liquidation des impôts dits locaux.
En définitive, vos déclarations de contribution des patentes et de contribution foncière des propriétés bâtis au titre des
années visées contiennent toutes tous les éléments prescrits par l'article 250 CGI ancien et l'article 330 du nouveau
CGI.
En conséquence, les redressements sont abandonnés.
- DSFS
72
N°1478 MEFP/DGID/DLEC/BCTX du 27 décembre 2016
Référence : ______
Par lettre visée en référence, vous m'avez saisi, par voie de recours hiérarchique, du contentieux qui vous oppose aux
services d'assiette du Centre des Services Fiscaux de Dakar-Plateau.
Le contentieux est consécutif à un contrôle sur pièces à l'issue duquel des redressements ont été effectués à l’encontre
de votre société en matière de retenues à la source sur les bénéfices non commerciaux (BNC) et de Taxe sur la Valeur
Ajoutée pour compte (TVA) au titre de l'année 2014.
En retour, je vous informe que votre lettre a retenu toute mon attention et vous prie de noter les observations ci-après.
A titre préliminaire, vous sollicitez l'annulation de la procédure, pour défaut de mention de la possibilité de vous faire
assister par un ou deux conseils de votre choix, par référence à l'article 607-III de la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012
modifiée, portant Code général des Impôts aux termes duquel: « II doit être également indiqué à l'assujetti sur la
notification de redressement qu'il peut se faire assister d'un ou de deux conseils de son choix pour y répondre ».
De plus, vous considérez que la seule mention générique «dispositions de la loi n°2012-31 » ne satisfait pas à
l'obligation de motivation prévue à l'article 607-II-30 du CGI.
Dans le fond, il est reproché à votre société un défaut de retenue BNC sur les sommes versées à des fournisseurs
étrangers n'ayant pas d'installation professionnelle permanente au Sénégal en rémunérations de prestations de
services.
Vous contestez ces redressements au motif que la procédure est viciée et entraine au moins la nullité des pénalités
légales réclamées au regard des dispositions des articles 603-1 et 607- II-3° du CGI.
Sur la forme, l'examen des pièces versées au dossier, permet de constater, contrairement à ce que vous avancez, qu'il
est clairement fait mention de votre droit de vous faire assister d'un conseil dans la notification de redressement n°714
MEFP/DGID/DRD/CSF DP. Seulement, cette mention a été insuffisamment transcrite par omission des mots « ou deux ».
Cette omission est de nature à porter atteinte à votre droit à l'assistance dans le cadre de cette procédure
contradictoire entraînant la décharge des pénalités encourues en vertu de l'article 603-I du CGI.
Sur le défaut de motivation et de base légale, je constate qu'il est effectivement fait mention des infractions relevées,
des impôts réclamés avec la période ainsi que les articles du code appliqués pour chaque nature d'impôt et taxe. Donc,
il reste constant que les prescriptions de l'article 607-7-3° du CGI que vous invoquez ont été strictement observées.
Dans le fond, je précise qu'aux termes des dispositions de l'article 202 de la loi n°2012-31 du31 décembre 2012 portant
Code général des Impôts (CGI) modifiée, sont soumises à la retenue BNC, sous réserve des dispositions des conventions
internationales, les personnes et sociétés n'ayant pas d'installation professionnelle au Sénégal, à raison des sommes
qu'elles perçoivent en rémunération des prestations de toute nature fournies ou utilisées au Sénégal.
A la lumière de ces dispositions et compte tenu qu'en l'espèce, le prestataire étranger réside en Angleterre, pays qui
n'était pas lié au moment des faits par une convention fiscale avec le Sénégal, les rémunérations versées à __1__pour
les locations d'équipements et de main d'œuvre sont soumises au droit commun défini par le CGI pour la liquidation des
retenues à la source sur les bénéfices non commerciaux.
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II. Taxe sur la Valeur Ajoutée pour compte
Les services d'assiette considèrent que votre société n'a pas liquidé la TVA pour compte sur les rémunérations versées à
votre prestataire __1__établi au Royaume Uni au cours de l'année 2014.
Vous réfutez ces allégations au motif que les prestations que cette société vous fournit consistent à des locations
d'équipements et de main d'œuvre au profit de la société __2__. Cette dernière a conclu le 15 juillet 2004 avec le
Gouvernement du Sénégal un contrat de recherche et de partage de production d'hydrocarbures. Du fait de ce contrat,
elle est régie par le Code pétrolier qui l'exonère de TVA durant toute cette phase contractuelle.
En retour, je relève que votre société évolue dans le domaine de la prospection pétrolière en offrant des services à
votre cliente __2__, évoluant dans le même secteur. Or, aux termes de l'article 48 du Code pétrolier : « Les titulaires de
convention ou de contrat de services ainsi que les entreprises qui leur sont associées dans le cadre des protocoles ou
accords visés à l'article 8, alinéa 4 sont exonérés pendant les phases de recherche et de développement, de tous impôts,
taxes et droits au profit de l'Etat, notamment :(...) d) de toutes taxes sur le chiffre d'affaires ou taxes assimilées,
notamment de la taxe sur la valeur ajoutée, dans la mesure où ces taxes se rapportent strictement et directement aux
opérations pétrolières menées par les titulaires ».
Il ressort de ce texte que les prestations que votre société a fournies à __2__ sont exonérées de TVA. Cependant, cette
exonération de TVA n'est valable que sous condition de l'accomplissement de la formalité du visa.
Par conséquent, pour trouver une solution définitive à ce point du contentieux, je vous demande de vous rapprocher,
sous huitaine, des services du Centre des Services Fiscaux de Dakar Plateau, muni des factures visées en exonération.
A défaut, les redressements seront définitivement confirmés.
- DR
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