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Le cours d'histoire économique de l'Afrique vise à fournir une compréhension des phénomènes économiques depuis la période précoloniale jusqu'à la colonisation, en mettant l'accent sur les sociétés précoloniales, le commerce triangulaire et les conséquences de la colonisation. Il aborde les caractéristiques des sociétés africaines, les relations avec l'Europe, ainsi que les impacts de l'esclavage et de la colonisation sur les économies africaines contemporaines. Les étudiants apprendront à analyser les héritages historiques qui influencent les structures économiques actuelles en Afrique, en particulier en Afrique subsaharienne.

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Le cours d'histoire économique de l'Afrique vise à fournir une compréhension des phénomènes économiques depuis la période précoloniale jusqu'à la colonisation, en mettant l'accent sur les sociétés précoloniales, le commerce triangulaire et les conséquences de la colonisation. Il aborde les caractéristiques des sociétés africaines, les relations avec l'Europe, ainsi que les impacts de l'esclavage et de la colonisation sur les économies africaines contemporaines. Les étudiants apprendront à analyser les héritages historiques qui influencent les structures économiques actuelles en Afrique, en particulier en Afrique subsaharienne.

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NOTES DE COURS

HISTOIRE ECONOMIQUE DE L’AFRIQUE

Université Nazi Boni


UFR - SJPEG

Licence 1 – Economie et Gestion


Année académique 2022-2023

Dr. Martin SAWADOGO


Cours HEA – Dr. Martin SAWADOGO – UFR-SJPEG/UNB

Table des matières


OBJECTIFS ET PLAN DU COURS .................................................................................................................... 2
PLAN DU COURS ................................................................................................................................................. 2
Bibliographie .......................................................................................................................................................... 2
Introduction générale ............................................................................................................................................ 3
Partie 1 : De l’ère mercantiliste à l’ère de la colonisation ........................................................................................ 4
Chapitre 1- Les sociétés précoloniales africaines et le début des relations Europe-Afrique ........................ 5
1.1. Les sociétés précoloniales africaines ...................................................................................................... 5
1.1.1. Les Caractéristiques générales de l’Afrique précoloniale .............................................................. 5
1.1.2. Les différents types de sociétés dans l'Afrique précoloniale .......................................................... 6
1.1.3. Les caractéristiques du commerce transsaharien du 7 è au 8è siècle ............................................ 8
1.2. Début des relations entre l'Europe et l'Afrique ....................................................................................... 10
1.2.1. Contexte européen........................................................................................................................... 10
1.2.2. La modification des routes commerciales ...................................................................................... 11
1.2.3. Les caractéristiques du premier commerce européen avec l’Afrique.......................................... 12
Chapitre 2- Le commerce triangulaire ou la traite transatlantique des noirs ................................................. 13
2.1. Description du commerce ....................................................................................................................... 13
2.1.1. Le circuit ............................................................................................................................................ 13
2.1.2. La lutte pour l'abolition de l’esclavage et de la traite .................................................................... 14
2.2. Conséquences de la traite des noirs...................................................................................................... 15
2.2.1. La traite, une ponction démographique sans égal dans l'histoire ................................................ 15
2.2.2. La traite, facteur de régression et de différentiation ...................................................................... 16
Partie 2 : La colonisation directe 1870-1960 ......................................................................................................... 18
Chapitre 3 - Les territoires coloniaux, éléments d’un empire ................................................................................. 19
3.1. La conquête et la doctrine coloniale ........................................................................................................... 19
3.1.1. La conférence de Berlin ...................................................................................................................... 20
3.1.2. La doctrine coloniale ........................................................................................................................... 21
3.2. Le pacte colonial et les modalités de l’exploitation coloniale...................................................................... 21
3.2.1. Le pacte colonial ................................................................................................................................. 21
3.2.2. Les modalités de l’exploitation coloniale ............................................................................................. 22
3.2.3. Les politiques monétaires dans les colonies ................................................................................. 22
3.3. Le modèle de l’économie coloniale de traite ......................................................................................... 24
3.3.1. Schéma/commentaire ...................................................................................................................... 24
3.3.2. Les conséquences de l'économie coloniale .................................................................................. 27

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Cours HEA – Dr. Martin SAWADOGO – UFR-SJPEG/UNB

OBJECTIFS ET PLAN DU COURS

OBJECTIF GENERAL
Acquérir une culture historique des phénomènes économiques de l’Afrique depuis la période précoloniale à la
conquête coloniale en passant par le commerce transsaharien et la traite des noirs. Aussi comprendre et expliquer
le poids et la place de l’histoire dans l’évolution des économies africaines.

OBJECTIFS SPECIFIQUES
A la fin de ce cours l’étudiant doit être capable :
✓ Comprendre les différentes sociétés précoloniales d’Afrique dans leur évolution historique ;
✓ Comprendre la nature des premières relations entre l’Afrique et le monde extérieur (Europe, Asie,
Amérique) et leurs conséquences sur les économies africaines ;
✓ Comprendre l’impact de la traite négrière sur les conditions socioéconomiques, socioculturelles et
démographiques de l’Afrique ;
✓ Comprendre les conséquences de cette traite des noirs et du commerce transsaharien sur le
développement économique de l’Afrique post-coloniale ;
✓ Comprendre la logique de la colonisation et ses conséquences sur les économies africaines ;
✓ Etablir les causes premières/historiques de la caractéristique particulière actuelle des économies
africaines (surtout l’Afrique Sub-saharienne).

PLAN DU COURS
Partie 1 : De l’ère mercantiliste à l’ère coloniale
Chapitre 1- Les sociétés précoloniales africaines et le début des relations Europe-Afrique
I. Les sociétés précoloniales africaines
II. Début des relations entre l'Europe et l'Afrique

Chapitre 2- Le commerce triangulaire ou la traite transatlantique des noirs


I. Description du commerce triangulaire
II. Conséquences de la traite transatlantique des noirs

Partie 2 : La colonisation directe


Chapitre 3- Les territoires coloniaux, éléments d'un empire
I. La conquête et la doctrine coloniale
II. Le pacte colonial et les modalités de l'exploitation coloniale
III. Le modèle de l'économie coloniale de traite

Bibliographie
BALIMA S.A. (1996), Légendes et histoires des peuples du Burkina Faso, éd. J.A. Conseil, Paris
BCEAU (2000), Histoire de l'Union Monétaire Ouest Africaine, éditeur Georges Israël, Paris.
BAUMA Soif, Albert (1996), Légendes et histoire des peuples du Burkina Faso, J.A Conseil, Paris.
KI ZERBO Joseph (1980), Histoire de l'Afrique Noire d'hier à demain, édition HATIER, Paris.
SURET CANALE (1964), L'Afrique Noire : L'ère coloniale 1900- 1945, éditions Sociales, Paris.
SURFT CANALE (1977), Afrique Noire Occidentale et Centrale, éditions sociales, 3 Tomes, Paris.
PHILIPPE HUGON (1993), L'économie de l’Afrique, édition la découverte, Paris.
AMARA DANIEL CISSE (1988), L'histoire économique de l'Afrique noire, édition PUSAP Harmattan, Paris.
RENE DUMONT (1973), L'Afrique noire est mal partie, édition seuil, Paris.
SAMIR AMIN (1971), L'Afrique de l'Ouest : bloquée l'économie politique de la colonisation. 1880-1970,
édition minuit, Paris.
UNESCO (1990), Histoire Générale de l'Afrique, UNESCO/NEA, 8 volumes, Paris, 1980-1990.

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Introduction générale
L’histoire économique de l’Afrique depuis l’indépendance se caractérise par des fluctuations
considérables. Le continent a connu deux périodes de croissance : une entre 1961 et 1975, puis
une seconde de 1995 à aujourd’hui, avec une période de stagnation entre les deux. Au vu de la
stagnation prolongée sur le plan économique et de la faible performance économique du continent
comparativement à d’autres régions de la planète (Asie, Europe, Amérique), l’Afrique semblait
vouée au sous-développement chronique.
Cette faible performance de la région de l’Afrique subsaharienne (ASS), se traduit par un progrès
lent dans la réduction de la pauvreté, impliquant que l’atteinte de l’Objectif du Développement du
Durable (ODD) 1 (Eliminer la pauvreté) à l’horizon 2030 comme prévu dans l’Agenda 2030 est
quasi-impossible. Dans l’ensemble, c’est 413,3 millions de personnes qui vivent avec moins de
1,90 USD par jour dans cette région, ce qui constitue 41% de sa population (contre 49% en 1981)
(Observatoire des inégalités, 2020). Dans les régions telles que l’Asie du Sud, l’Asie de l’Est et
Pacifique et l’Amérique Latine et Caraïbes, la proportion des personnes vivant dans des ménages
pauvres est largement en dessous de celle de l’ASS, soit respectivement, 12%, 2% et 4%. Le
Burkina Faso est l’un des pays de la région de l’ASS qui enregistrent les fortes proportions de
personnes pauvres, soit 40%, contre 28% pour la Côte d’Ivoire et 13% pour le Ghana. Dans ce
pays, la pauvreté multidimensionnelle touche 84% de la population (OPHI, 2019).
Les hypothèses développées pour expliquer cette situation tournaient généralement/
principalement autour de trois facteurs : le contexte géographique, l’héritage de l’esclavagisme
et la colonisation. Ceci laisse penser que l’un de ces facteurs initiaux (ou l’ensemble de ces
facteurs) a amené les pays africains sur un parcours institutionnel non propice au développement.
La faible performance économique du continent n’aurait donc forcément rien de surprenant.
Le poids de l'histoire est donc essentiel pour comprendre les spécificités des économies africaines,
comparativement à celles de l'Asie ou de l'Amérique Latine. En effet, en Afrique, les interventions
extérieures y ont été marquées, les politiques davantage subies que maîtrisées, tandis que les
réseaux sociaux ce sont largement structurés pour s’adapter aux chocs extérieurs.
On retient comme principaux héritages, le poids des communautés, de même que celui des
grands réseaux commerciaux des empires avant la colonisation, les logiques de traite et
comptoirs coloniaux spécialisés sur les cultures dites exotiques (café, cacao, banane) et la
mise en place d'Etats-Nations issus du découpage colonial des années 1885.
Ces héritages permettent de mieux comprendre la structure actuelle d'économie de rente de
l'Afrique surtout celle au sud du Sahara. La rente étant le surplus de revenu d’un facteur de
production provoqué par l’inélasticité de l’offre par rapport à son prix, en raison de la non-
reproductibilité du facteur ou des délais trop longs d’adaptation de l’offre à la demande. Ce terme
est utilisé pour caractériser une économie pouvant se reproduire sans accumulation de capital
(investissement net). Elle est prélevée sur les produits du sol ou du sous-sol (rente agricole, rente
minière, rente pétrolière, etc.). Elle résulte également de l’extérieur (aides extérieures) et tient aussi
à des positions de monopôle et de pouvoir permettant des revenus de transfert passant d’une
classe sociale à une autre.

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Partie 1 : De l’ère mercantiliste à l’ère de la colonisation

Le mercantilisme est une doctrine économique de recherche de l’enrichissement, mesuré par


l’accumulation de métaux précieux, apparue à la fin du XVe siècle dans différents pays du monde,
notamment en Europe. Avec le développement des échanges internationaux après la renaissance,
les mercantilistes se sont intéressés au commerce international, et aux liens entre celui-ci et la
richesse d’une nation. Les mercantilistes défendent une politique protectionniste pour limiter les
importations, et politique d’augmentation des exportations, de façon à dégager un excédent
commercial, et d’accumuler les métaux précieux qui leur paraissent à tort, constituer la richesse
essentielle pour un pays. Ils prônent l’intervention de l’Etat pour atteindre ces objectifs :
développement d’une industrie nationale (manufactures de Colbert), d’une flotte puissante pour
dominer le commerce international (acte de navigation promulgué par le Parlement anglais en
1651 sous le règne de Olivier Cromwell). De ce fait, ce contexte se caractérise entre autres par les
grandes découvertes qui élargissent l’horizon du monde connu par les européens. Il s’agit de la
découverte de l'Amérique par Colomb en 1492, celle du Cap de bonne espérance par Vasco de
Gama en 1498, etc. Ces découvertes sont donc suscitées par des raisons d’ordre technique et
économique. L’invention de la boussole est par exemple une raison d’ordre technique, tandis que
la quête de la route des épices par les européens est une raison d’ordre économique. Elles ouvrent
en effet de nouvelles routes commerciales pour les européens et provoquent un bouleversement
de mentalités décisives pour la pensée économique et marque le début des relations entre l’Afrique
et l’Europe.

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Chapitre 1- Les sociétés précoloniales africaines et le début des relations


Afrique-Europe

Les trajectoires historiques des sociétés africaines résultent du double jeu des facteurs
internationaux (traite des Noirs par exemple) et internes. Elles ne peuvent être réduites aux images
des sociétés sans histoire, de reproduction simple, ignorant la monnaie et les innovations.

1.1. Les sociétés précoloniales africaines


Les économies précoloniales insérées dans la violence de l’histoire sont très diverses, et il parait
absurde de vouloir les synthétiser. Néanmoins, on peut à partir des caractéristiques générales,
distinguer globalement trois types de sociétés :
✓ les sociétés de cueillette et de chasse ;
✓ les sociétés lignagères, segmentaires sans Etats ;
✓ les sociétés étatiques.

1.1.1. Les Caractéristiques générales de l’Afrique précoloniale


Vue d’ensemble : i) Les milieux étaient peu artificialisés (pas de routes, de ponts, de barrages
etc.) ; les conditions naturelles étaient hostiles ; les insectes (moustiques par exemple) et les
parasites (mouches tsé-tsé par exemple), les endémies (fièvre jaune, variole, choléra, etc.), les
risques climatiques (inondations et sécheresses) et la fragilité des sols sont des facteurs peu
favorables au développement d'activités économiques prospères.

ii) Les niveaux techniques correspondaient au paléolithique (apparition et développement de


l'industrie de la pierre) pour les économies de cueillette et de chasse et au néolithique (pierres
polies, céramiques) pour les autres sociétés agricoles. Sauf exceptions notables, (par exemple en
Éthiopie), l'Afrique subsaharienne ne connaissait pas jusqu'au XIXe siècle la roue, l'écriture ou la
culture attelée. L'absence de réseaux d'infrastructures rend difficile la circulation des biens. La
plupart des sociétés en Afrique subsaharienne étaient marquées par des hiérarchies fondées sur
l'âge ou la gérontocratie. Les anciens avaient un rôle de médiateurs entre les ancêtres et les
vivants. Ils garantissaient l'accord de la société avec le monde des forces visibles et invisibles et
la "protégeaient" contre les chocs extérieurs. Les relations commerciales demeurent externes à la
plupart des communautés.

L’économie précoloniale de l’Afrique de l’Ouest : Selon ANTONY GERALD HOPKINS (An


economie history of west Africa » Longman Group LTD, Londres, 1973), il existait en Afrique de
l’ouest précoloniale, une économie domestique fondée sur des ressources humaines, un système
de production, de distribution et d'échanges. L'Afrique de l’Ouest connaissait et pratiquait en effet,
l'agriculture, l'élevage, la pêche, la chasse et la cueillette. Elle exploitait ses ressources minières
et manufacturières et entretenait des relations commerciales avec par exemple la Grèce, Rome et
Carthage (le monde méditerranéen antique).

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Extrait : L’Afrique Noire est mal partie de René Dumont

Encadré 1

1.1.2. Les différents types de sociétés dans l'Afrique précoloniale


a. Les sociétés de cueillette et de chasse
Elles ont existé chez les Pygmées et les Boshimans (Namibie). Ces sociétés avaient une
économie de ponction c'est à dire de chasse et de cueillette. Elles devaient faire face à deux
exigences contradictoires dont :
✓ disposer d'un espace suffisamment important pour nourrir la population. Par exemple pour
nourrir 10 personnes, il fallait 260 hectares.
✓ Maintenir une population suffisante pour pouvoir assurer en endogamie sa propre
production. L'endogamie c'est l'obligation pour un membre d'un groupe social de se marier
à un autre membre du même groupe. Le contraire est l'exogamie.

b. Les sociétés lignagères, segmentaires sans Etat


L'organisation du système économique. Le lignage est un groupe de personnes descendant
de façon réelle ou fictive d'un ancêtre commun. Les rapports de production se nouent autour de
ce lien qui assure à la fois la production des moyens d'existence et celle des Hommes. En d'autres
termes, le système économique, dans ses dimensions de production et de répartition du produit,
est géré non en fonction d'une rationalité individuelle fondée sur la quête du gain mais selon des
mobiles non économiques au premier rang desquels figurent les relations de parenté et les
représentations religieuses.
Dans les sociétés lignagères africaines, l'agriculture était dominante, le contrôle de la terre
s'établissait dans le cadre de la collectivité villageoise. Elle ne faisait pas l'objet d'une
appropriation privée mais d'une attribution périodique assurée par le chef de lignage aux membres
de lignage. Les activités collectives, la construction de cases, de greniers et la production vivrière
étaient en général séparées. L'agriculture était extensive compte tenu des techniques
pratiquées (jachère longue, technique de brûlis). La densité maximale était de 30 habitants au
km2.

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Règles et principes d’organisation de la société lignagère

i) Les règles
Les sociétés lignagères africaine, étaient organisées selon les règles de parenté. La famille
étendue ou polynucléaire est au cœur des systèmes économique, politique et religieux. Le système
est caractérisé sur le plan politique par la hiérarchie selon les âges (la gérontocratie). Sur le plan
économique, il est caractérisé par la division sexuelle du travail, tandis que sur le plan religieux, le
culte des ancêtres était la caractéristique principale. .
Le pouvoir des aînés repose sur le contrôle des moyens de reproduction humaine que sont les
subsistances et les femmes et sur les biens de prestige (bétail, bijoux etc.). Les règles de
l'accumulation sont étroitement liées à l'organisation des rapports cérémoniels.

ii) les principes


La société lignagère était organisée selon des principes fondés sur la réciprocité, la redistribution-
prestation et l'autarcie ;
✓ La réciprocité signifie que les actes économiques s'inscrivent dans une chaîne de dons
et contre dons, qui à long terme s'équilibrent, avantageant de la même façon chacune des
parties concernées.
✓ La redistribution s'effectue d'abord par centralisation et stockage de la
production qui est ensuite repartie entre les membres de la société selon les principes qui
lui sont propres.
✓ L'autarcie étant le repli sur soi. La société lignagère africaine n'est pas ouverte au reste
du monde, il n'y a pas de commerce extérieur.

La répartition du surplus dans la société lignagère. On appelle surplus, la différence entre la


production annuelle totale et la part qui doit en être déduite pour sa reproduction à l’identique : La
reproduction défini donc la règle à respecter pour une économie viable et permet d'identifier, par
différence, la part de la production sociale disponible pour l'accumulation.
Formellement, dans un modèle à un bien et à un facteur de production, Q=f(L), on a :
Surplus = Q – C avec Q = Production du bien et C = consommation nécessaire globale pour
recomposer les forces productives, qui est la part pour la reproduction à l'identique.
Une économie qui ne produit pas de surplus ne peut que se reproduire à l'identique, mais
l'existence d'un surplus ne garantit pas la croissance. Cela dépend de sa composition matérielle,
des techniques disponibles, des conditions de son appropriation et de son utilisation. Si le surplus
est entièrement consommé, il n'y a ni accumulation, ni croissance. Dans la société lignagère
africaine, le surplus prend la forme de dot, de tribut (sorte d'impôt), de corvée, de rente en nature.
Par ailleurs, dans ces sociétés, il y a opposition entre les chefs de lignages (qui contrôlent les
subsistances, les biens de prestige et les femmes) et les cadets (Cf. figure 2). Il y a à la fois,
réciprocité entre les aînés et redistribution prestation entre les cadets et les aînés.
Les biens sont produits par des dépendants que sont les cadets. Ces biens circulent des cadets
aux aînés sous forme de prestations de dépendance puis entre les aînés sous forme de
réciprocité et conduisent à ce niveau à une destruction. En d'autres termes, le surplus est
accaparé par les aînés qui l'utilisent dans la sphère cérémonielle (mariage, funérailles, fêtes
coutumières, etc.). Le surplus donne lieu à des échanges et à des compétitions entre les chefs
de lignage (aînés) et est généralement détruit ou gaspillé. Cette destruction ou gaspillage permet

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de reproduire le pouvoir des aînés.


Ainsi, dans les sociétés lignagères africaines, il n'y a pas de processus d'accumulation, ni de
grands travaux d’infrastructures (système d'irrigation par exemple) ou de de prodiges
architecturaux comme les pyramides égyptiennes.

Aînés Aînés

Cadets Cadets

Figure-2 : Répartition du surplus dans les sociétés lignagères africaines

c. Les Sociétés Etatiques


Présentation des sociétés Etatiques. Elles reposaient sur les systèmes centralisés. Les grands
empires de l’Afrique occidentale avaient une organisation politique s’appuyant sur les échanges
avec le monde arabe. Ce sont par exemple l’empire du Ghana au XI e siècle (5-11è siècle), l’empire
Mossi au XIe siècle, l’empire du Mali au XIVe siècle (12-15è sicle), l’empire Songhaï ou le Bornou
au XVIe siècle au moment de leur apogée.
Les réseaux de grands commerçants assuraient le commerce à longue distance, notamment celui
de l'or, de la noix de cola, du sel et des esclaves. On parle alors de la route de l'or, du cola, du
sel, des esclaves.
D'autres empires avaient une base économique reposant davantage sur le tribut. Ce sont : l'Etat
Wolof du Sénégal ; les Etats Haoussa du Nigeria ; l'État Merina à Madagascar du XVIe siècle au
XVIIIe siècle.

1.1.3. Les caractéristiques du commerce transsaharien du 7 è au 8è siècle


Avant l'hégire (622 après JC), des disciples au prophète Mohamed, pour se mettre à l’abri de la
répression qui s'abattait sur eux, avait émigré auprès du souverain chrétien Abyssinic, le négus
NEDJACHI qui les accueillit, les protégea et toléra leur pratique religieuse.
A la suite de la disparition du prophète Mohamed, en 632, les arabes quittent la péninsule
arabique et se répandent en Afrique pour y porter la parole de l'Islam. En 639, Amar Ibn Alas
entre en Egypte. Les arabes continuent leur marche victorieuse sur l'Afrique du Nord et traversent
le détroit de Gibraltar pour s'installer en Espagne. Les fatimides s'installent en Egypte, tandis que
les Omeyyades sont en Espagne et au Maghreb. Les uns et les autres cherchent soit directement,
soit par le biais de tribus vassales ; à contrôler les routes transsahariennes qui mènent au « Bilad-
As-Sudan ». « Bilad-As-Sudan» signifie pays des noirs qui s'étend au sud du Sahara, depuis
l'atlantique jusqu'à la Nubie (le Nil et l'atlantique au sud du Sahara).
Les fatimides ont le contrôle de la route de l'Est (Ifriqiya, Tripoli, Égypte). Ils utilisent cet or du
soudan pour former et fortifier une armée conquérante, constituer des réserves pour le trésor
royal.

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Les omeyyades contrôlent la route de l'ouest (Sijilmasa -Awlil) et la route du centre (Sijilmasa -
Teghaza - Awdaghost). Ils ont la haute main sur sijilmasa « centre nerveux du commerce de l’or
» et point d'arrivée des routes transsahariennes. Sijilmasa est convoité par tous les arabes et
c'est ainsi qu'en 1054-1055, elle tombe entre les mains des almoravides. En 1077, ces derniers
s’emparent du Ghana mettant ainsi directement le commerce de l’or sous leur contrôle.
L'Afrique de l'Ouest, désormais au centre des rivalités entre arabes, se trouve ainsi insérée dans
les échanges internationaux. Grâce au chameau qui sait résister aux rigueurs du désert, les
arabes en caravanes organisées, se tournent résolument vers l'Afrique noire où leur expansion
est à la fois économique, culturelle et religieuse.
C'est à partir de cette période que l'on aura des informations écrites sur les différents empires qui
se sont succédés sur cet espace géographique de l’Ouest africain que l’on appelle « Soudan »,
compris entre le Nil et l’Atlantique au Sud du Sahara : Ghana (5è -11è siècle), Mali (12è -15è
siècle), Songhay (15è -16è siècle). C’est dans les villes de cet espace (Awdaghost, Koumbi Saleh,
Walata, Tombouctou, Gao, Agadez) qu’aboutissent les arabes transsahariens.

Les bases du commerce transsaharien. Le commerce transsaharien Nord-Sud, organisé par


les arabes est essentiellement constitué par le sel (sel marin fin et sel gemme en barre) dont
manquaient cruellement les noirs, mais aussi les denrées alimentaires (blé, huile d’olive, canne
à sucre, dattes, épices), les produits de luxe (étoffes, papier, chevaux).
En échange, les arabes reçoivent des esclaves, et de l’or qui est « le véritable support du
commerce transsaharien médiéval » selon Mauny Raymond.
Selon Lombard Maurice, « la capture du commerce soudano-berbère dirige vers la Méditerranée
et l'Orient, l'or et les esclaves noirs ; l'or qui donne la puissance commerciale, les esclaves noirs
qui constituent la main d'œuvre des plantations et dont les qualités guerrières viennent par ailleurs
renforcer la puissance de l'Afrique du nord berbère » de l'islam dans sa première grandeur.
L'or est partout présent dans les écrits que les arabes ont consacrés au Soudan. L'empire du
Ghana reste dans l’œuvre des géographes arabes, comme la zone de provenance de l'or dont
l'empire musulman avait besoin depuis que le Calife ommeyyade ABDEL MALlCK (règne de 685-
705) qui a adopté le bimétallisme ; or et argent.
Sur le plan extérieur, l'or a été utilisé comme monnaie d'échange. II ne restait pas au Maghreb.
Ainsi, l'or du Soudan va vers l'Égypte, la Mésopotamie, l'Espagne et l'Asie centrale (Turquie,
Chine, Inde). Il irrigue une bonne partie du monde et impulse de cette manière le commerce
international de l'époque. Entre le 9è et le l5è siècle, l'or du Soudan a été le principal moteur de
l'économie mondiale.

Les conséquences du commerce transsaharien. La question légitime que l'on peut se poser
est la suivante : Quels gains l'Afrique de l’Ouest a-t-elle retiré de ce commerce de l'or et des
esclaves ?
Les réponses suivantes peuvent être avancées :
• Elle s'est ouverte au monde en adoptant l'Islam qui l'a intégrée dans le monde
musulman et lui a apporté de nouvelles techniques et de nouvelles connaissances
(Université de Sankoré, habitat, habillement, art culinaire, médecine, etc.)
• En outre, ce commerce a enrichi les classes dirigeantes (aristocratie, guerriers,
commerçants, ulémas) et consolidé certains États, notamment le Mali et le Songhaï.
• En contrepartie, l'Afrique de l’Ouest a perdu une grande quantité d'or et des bras

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valides qui auraient pu concourir à son propre développement.


Ce faisant, les bases de son indépendance ont été sapées. Dès lors, il n'est pas étonnant qu'en
1591 Tombouctou et l'Empire Songhay tombent sous les armes à feu du sultan du Maroc.
C'est également ainsi que l'Afrique de l’Ouest affaiblie, devient à partir du 16 è siècle, le théâtre
du commerce atlantique et de la traite négrière sur une vaste échelle, avec les nouvelles
puissances maritimes de l'Europe.

1.2. Début des relations entre l'Afrique et l'Europe


1.2.1. Contexte européen
Pour les historiens de l'économie, l’ère mercantiliste en Europe, est la période qui part de 1450 à
1750, et marque dans la pensée et l’éthique de l’homme européen de l’époque, une rupture
fondamentale par rapport à la période du Moyen âge.
Les considérations économiques naguère subordonnées à la morale chrétienne, occupent
désormais la première place et visent des objectifs purement matériels : l’accumulation de l'or, le
gain.
Tandis que les hommes du Moyen âge, acquis aux vertus agricoles et à l’économie naturelle
d'Aristote, prêchaient la modération, appréciaient les valeurs de sécurité, la stabilité, les
mercantilistes, quant à eux vantent l'audace du pionnier et du conquérant. Ils sont partisans d'un
Etat moins préoccupé de faire régner la justice dans l'ordre, que de s'imposer, s'enrichir et
s’étendre.
La doctrine est née dans la péninsule ibérique - Portugal, Espagne, là ou pour la première fois
l'or d'Amérique aborde l'Europe et où l'on fait de l'accumulation de métaux précieux « le but
suprême de l'activité des individus, comme de la politique des princes », (Daniel Villey 1964 :
Petite histoire des grandes doctrines économiques, Genis, Paris). « À un idéal de bonheur et de
paix, succède une mentalité de lutte pour la vie, de soif de succès, de richesse et de puissance
» (Daniel Villey 1964, Petite histoire des grandes doctrines économiques, Genis, Paris).
Le monde essentiellement rural et artisanal, fait place à un monde manufacturier et commerçant.
A une civilisation surtout continentale, fait place à une civilisation maritime : les vaisseaux
envahissent les mers, des flottes immenses vont à l'assaut des océans. C'est l'époque des
grandes découvertes pour l'Europe :
− 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique ;
− 1498, Vasco de Gama double le Cap de Bonne Espérance et se lance vers les côtes
orientales de l'Afrique et vers les Indes orientales.
Ces découvertes sont suscitées par des raisons d'ordre politique, économique et technique.
− Sur le plan politique, Infant Henri le navigateur, roi du Portugal, lance ses marins à la
découverte de l’Atlantique ;
− Sur le plan économique, comme l'affirment de nombreux auteurs, « l'or fut le mobile des
grandes expéditions maritimes entreprises par les conquistadores » ;
− Sur le plan technique, avec l’invention de la boussole, le gouvernail d'étambot, les cartes
majorquines et la voile latine, les navigateurs avaient de nouveaux outils révolutionnaires
dans l'art nautique.
Ces découvertes ouvrent de nouvelles routes commerciales pour les européens. C’est le début
des relations directes entre l’Afrique et l'Europe.

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1.2.2. La modification des routes commerciales


Avant le XVIème siècle, les produits des Indes et de l'Extrême Orient étaient acheminés en Europe
soit par la route terrestre dite route de la soie soit par les routes maritimes de l'océan Indien et de
la Mer Rouge.
✓ La route de la soie aboutissait en Syrie et de là, les navires vénitiens acheminaient les
produits vers l’Europe où ils étaient redistribués.
✓ De la mer Rouge, les marins arabes acheminaient les produits en Egypte et les vendaient
aux marchands italiens.
L'essentiel des activités économiques et commerciales se développaient dans la mer
Méditerranée. Elle restait le centre de trafics avec l'Extrême Orient. Elle était aussi
nécessairement le lieu d’échange le plus direct entre l’Europe et l’Afrique. Les débouchés
traditionnels des produits de l’Afrique Noire sur la Méditerranée étaient :
✓ L’Egypte en relation avec le Soudan par la Vallée du Nil,
✓ La Tripolitaine (Libye actuelle) où parvenaient les caravanes de FEZZAN (Libye,
commerce du sel),
✓ L'Afrique du Nord (Maghreb : Algérie, Maroc, Tunisie) en contact caravanier constant
avec les pays du Niger.
Le Sahara était appelé la Méditerranée sahélienne à cause de l'intensité du trafic qui s'y
déroulait.
A partir du XVIème siècle la liaison méditerranéenne Europe-Afrique devient moins intéressante.
Les Portugais qui furent les premiers intermédiaires entre l'Afrique et l'Europe avec leurs
navires qui allaient chercher directement l'or dans les mines D'Elmina (Ghana actuel) ou du
Monomotapa. Ils achetaient aussi sur la côte africaine l'ivoire et les épices. Les produits les plus
recherchés d'Afrique Noire n'avaient donc plus besoin d'emprunter les longs parcours caravaniers
à travers le désert. La liaison directe avec l'Europe a eu tendance à s'opérer par l'océan
Atlantique. La Méditerranée, cessa aussi d'être le lieu privilégié des échanges Europe-Asie-
Extrême Orient.
Les Portugais pour s'adjuger le monopole de ce commerce ont bouclé les débouchés de l'ancien
trafic. Ils ferment le Golfe Persique avec leur Fort d'Ormuz (en Iran actuel). Ils dominent la Mer
Rouge. Ils possèdent la seule route des Indes, celle qui longe les côtes d'Afrique, double le Cap
de Bonne Espérance, remonte jusqu'à Mombassa, pique ensuite directement sur l'Inde.
Ce nouveau circuit commercial ne fut pas sans influence sur l'Afrique elle-même. Les peuples
côtiers en reçurent le bénéfice dans la mesure où dans les ports, les Européens installaient des
comptoirs du commerce. Mais les lignes intérieures du trafic africain s'en trouvèrent modifiées
durablement. Les voies caravanières du Soudan à la Méditerranée, à travers le désert, connurent
une rapide décadence. D'autres parcours s'établirent, dans la direction des principaux comptoirs
européens des côtes tels par exemple Saint Louis du Sénégal (1638), Christian Borg fondé par
les Danois et le Cap fondé par les Hollandais (1657), etc.
Le fait que l’Afrique Noire n’est pas réussie à progresser au niveau technologique ne peut
pas s’expliquer par le refus des rois et des souverains d’appliquer les découvertes de
l'époque. Mais ces derniers maintenaient leur régime non pas en développant l'agriculture mais
en jouant sur les excédents provenant du commerce avec des contrées lointaines (l'or et les
esclaves notamment). C'est pourquoi les sociétés africaines au sud du Sahara n'ont jamais créé
les mécanismes institutionnels qui auraient liés les gouvernants à un système basé sur

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l’exploitation de la terre. Comme ils étaient presque exclusivement tributaires du commerce


extérieur, leur fortune et leur pouvoir s’étiolèrent avec le déclin de ce commerce.

1.2.3. Les caractéristiques du premier commerce européen avec l’Afrique


Les Portugais pratiquaient en quelque sorte une économie de traite. Ils achetaient aux chefs
noirs, des esclaves et des matières de grande valeur comme l'or ou l'ivoire et fournissait en
échange des verroteries, des articles de quincaillerie, des étoffes et des armes. Ils intervenaient
dans les affaires intérieures des Etats comme le Congo par exemple où ils tentaient de répandre
le christianisme et d'imposer aux rois leur influence dominatrice. Quelquefois ils développaient
des plantations d'épice ou de produits alimentaires qu'ils exploitaient directement (Îles Canaries,
îles du cap vert, SAO Tomé).
Les autres pays européens qui supplantèrent les Portugais sur les côtes d'Afrique avaient d’abord
une politique plus souple, essentiellement commerciale. Des compagnies de commerce se
fondaient en Hollande, en France, en Angleterre, soutenues par les Etats qui leur donnaient le
monopole du trafic avec les points particuliers de la côte africaine. Les plus importantes
compagnies étaient :
✓ La Compagnie française du Sénégal,
✓ la Royal African Company (anglaise),
✓ et la compagnie Néerlandaise des Indes Occidentales.
Le trafic européen portait essentiellement sur les esclaves, l'or, l'ivoire en Guinée, la gomme au
Sénégal. Les échanges se faisaient selon les règles très précises du troc. Contre des quantités
d'or précises, les Noirs achetaient les tissus, les armes, l'alcool, la quincaillerie qu'apportaient les
Européens.

Conclusion
Durant la période mercantiliste, la colonisation directe de l'Afrique demeura limitée, il n'y avait
que la colonie du Cap. Fondée en 1657, elle était la plus grande colonie européenne du continent.
Elle constituait, avec la côte de l'Afrique un point important de relâche sur la route des Indes.
La pénétration commerciale se réalisa par l'installation des comptoirs et d'escales, et la
constitution de relais intérieurs.
Faute d'avoir pu maîtriser l'usage de la roue, de la charrue et des autres technologies, l'Afrique
au sud du Sahara n'a pas pu suivre les progrès de l'agriculture en matière de productivité et de
savoir-faire. Elle n'a donc pas connu d'évolution sur le plan de la spécialisation et de la
stratification comme ce fut le cas des sociétés agraires en Europe médiévale ou en Extrême
Orient.

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