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Anatomie des sinus maxillaires et frontaux

Le document traite des sinus para-nasaux, en particulier du sinus maxillaire et du sinus frontal, en détaillant leur embryologie, anatomie, vascularisation, innervation et applications chirurgicales. Le sinus maxillaire est le plus grand des sinus para-nasaux, avec des caractéristiques anatomiques spécifiques et des voies de drainage, tandis que le sinus frontal est asymétrique et se développe dans l'os frontal, avec des variations anatomiques notables. Les deux sinus sont essentiels pour la compréhension des interventions chirurgicales et des pathologies associées.

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Anatomie des sinus maxillaires et frontaux

Le document traite des sinus para-nasaux, en particulier du sinus maxillaire et du sinus frontal, en détaillant leur embryologie, anatomie, vascularisation, innervation et applications chirurgicales. Le sinus maxillaire est le plus grand des sinus para-nasaux, avec des caractéristiques anatomiques spécifiques et des voies de drainage, tandis que le sinus frontal est asymétrique et se développe dans l'os frontal, avec des variations anatomiques notables. Les deux sinus sont essentiels pour la compréhension des interventions chirurgicales et des pathologies associées.

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Les sinus para-nasaux

SINUS MAXILLAIRE

INTRODUCTION
Antre d’Highmor= sinus maxillaire : Cavité pneumatique creusée dans le corps du maxillaire,
Communique par un ostium avec la cavité nasale . Le plus grand des sinus para nasaux.
Embryologie :
- Origine : évagination de l’infundibulum embryonnaire du méat moyen élaboré dès la 12 ème semaine de
la vie IU.
- À la naissance, le sinus maxillaire est petit et mesure en moyenne 7x4x4 mm
- Le sinus maxillaire est visible radiologiquement à partir de 1 an
- La croissance latérale du sinus maxillaire se poursuit jusqu’à 15 ans.
- Le sinus continue à s’étendre vers le bas jusqu’à l’éruption des dents de sagesse. La hauteur définitive
du plancher du sinus maxillaire est très variable
Anatomie déscriptive
forme pyramidale à sommet latéral et à base médiale. Il présente donc 4 faces :

I. PAROI SUPERIEURE :
mince et fragile, constitue une grande partie du plancher de l’orbite.
A. Limite :
- En avt : rebord orbitaire inf.
- En dds : bord inf de l’os lacrymal en avt, bord inf de la lame orbitaire de l’eth. en arr
- En dhrs : suture maxillo zygomatique en avt., fissure orbitaire inf en arr .
B. Forme : triangulaire à sommet post qui répond au processus orbitaire du palatin
C. Contenu :
- Gouttière infra orbitaire : nait à la partie moyenne de la fissure orbitaire inf.
- Canal infra orbitaire : prolonge la gouttière en avt. peut être déhiscent.
→ La gouttière et le canal livrent passage au pédicule VN infraorbitaire, ils font saillie dans le sinus
dont ils sont séparés par un os mince parfois déhiscent + périoste.
NC1 : C infra orbitaire (de Haller): C. éthmoïdale adhérente au toit du sinus maxillaire →
- Risque de rétrécissement de l’infundibulum éthmoïdal (problème de drainage).
- Risque d’effraction orbitaire lors de la chirurgie.
NC2 : Le foramen sous-orbitaire peut être bas situé sur la fosse canine → l'accès au sinus maxillaire
par voie antérieure sera difficile.

II. PAROI ANTERIEURE


Voie d’abord chirurgicales Caldwell-Luc et Denker.
A. Limites :
- En haut : rebord orbitaire inf,
- En bas rebord alvéolaire (canine  2eme prémolaire)
- En dhs : os zygomatique.
- En dedans : l’orifice piriforme
B. Forme :
- Quadrilatère, légèrement excavé en bas, en avant et en dehors. Avec 2 repères :
a. Foramen infra orbitaire :
- 5 – 10mm en dessous rebord orbitaire inférieur et 2cm en dehors de l’aile narinaire
- contient Vx et nerfs infra- orbitaires.
NC : il faut chercher ce trou lors de l’abord ant.
b. Fosse canine :
- Région située en regard des 2 premières prémolaires, et border en avant par la bosse canine qui est
souleveée par la longue racine de la canine.
NC : Siège de trépanation du sinus maxillaire .
C. Rapports :
Barré par le cul de sac vestibulaire sup qui la divise en 2 zones :
- Inf ou gingivo-buccales tapissée par le périoste et de la gencive.
- Sup ou jugale recouverte par : périoste et muscles peauciers de la face (M canin, releveur nasolabial, pt
et gd zyg).
- Art et veine faciale : en ht et en dds vers le canthus interne.
- lymphatique et nerfs : moteurs : Branches du VII / sensitifs Br du Nerf intraorbitaire

III. PAROI POSTERO-LATÉRALE :

A. Limites : tubérosité maxillaire qui sépare le sinus de la fosse ptérygomaxillaire.


B. Forme : 2/3 médian convexe, 1/3 latéral légèrement concave.
C. Contenu : parcourue par des canaux :
- En dehors : canal du N alvéolaire sup et post (2éme prémolaire + molaire)
- En dedans : canal du Gd palatin (N grand palatin + A palatine descendante + canaux palatins accessoires
(N petits palatins).
D. Rapports :
1. Sous le contrefort malaire :
Région de passage entre le vestibule buccal et région ptérygomaxillaire elle contient :
- le buccinateur en avant ;
- le masséter en dehors.
- le corps adipeux de la joue en arrière.
2. Région ptérygomaxillaire :
située entre :
o en dedans : le processus ptérygoïde.
o en dehors : branche montante de la mandibule + masséter.
- subdivisée en 3 régions :
o Rétro maxillaire : contient le corps adipeux de la joue.
o Région des ptérygoïdiens : Entre les muscles ptérygoïdiens contient :
 A. maxillaire
 N. maxillaire
 N. mandibulaire et ses branches : sont loins de la paroi sinusienne.
o Région ptérygopalatine : située entre :
- tubérosité maxillaire en avant
- processus ptérygoïde en arrière
- lame perpendiculaire palatine en dedans
- gde aile sphénoïde en haut.

IV. PAROI MEDIALE:

- constitue la partie inférieure de la cloison inter-sinuso-nasale.


- Elle est ouverte au niveau du hiatus maxillaire qui est une vaste ouverture que de multiples éléments
anatomiques osseux et muqueux viennent fermer.

- L’ostium du sinus maxillaire est à l’état normal la seule voie de communication entre le sinus maxillaire
et la fosse nasale.

- Ce hiatus est fermé :


◦ en avant par l’os lacrymal
◦ en arrière par la lame verticale du palatin,
◦ en haut par le bulle éthmoidale
◦ en bas par le cornet inférieure
◦ latéralement par le processus unciforme

Il y a donc 4 communications osseuses entre le sinus maxillaire et la fosse nasale.


3 de ces quatre « ouvertures » sont tapissées de muqueus et sont appelées fontanelles (antéro-inférieure,
postéro-inférieure et postéro-supérieure).qui peuvent comporter un ostium accessoire (foramen
accessoire de Giraldès). L’ouverture qui reste perméable correspond à l’ostium du maxillaire.

L’ostium maxillaire est situé sur le bord supéro-interne du sinus maxillaire à 1 cm environ de l’angle
antéro-interne et supérieur de la cavité antrale immédiatement en arrière du canal lacrymal à la base de
l’infundibulum éthmoïdal . Son diamétre moyen : 5mm

La cavité sinusienne est composée 5 récessus


• le récessus zygomatique qui s’étend au sein de l’éminence malaire
• le récessus palatin qui est inconstant et le plus souvent petit. Il se développe au sein du palais dur ;
• le récessus tubérositaire qui s’étend vers le bas en arrière de la 3e molaire ;
• le récessus alvéolaire qui s’étend vers le bas au niveau du processus alvéolaire du maxillaire
• le récessus orbitaire creusé dans la branche montante du maxillaire

- Plancher du sinus : partie déclive du sinus, en dessous du plancher de la CN, à 15 mm du collet des
dents, les alvéoles dentaires. Les + proches = dents sinusiennes : 2éme prémolaire, 2éme + 1ere molaire
NC : une mince couche du tissu spongieux sépare la racine des dents sinusiennes de la cavité antrale
Le tissu spongieux : peut être très abondant effaçant les reliefs dentaires ou peu épais, parfois même
déhiscent, la muqueuse sinusienne étant alors au contact de la racine dentaire. (Infection sinusienne
d’origine dentaire)

Vascularisation

Artérielle :
Vascularisé par les branche de l’artére maxillaire interne : Les artères infraorbitaire, grande palatine,
alvéolaire

Veineuse
Le retour veineux est assuré, en avant, par la veine faciale et, en arrière, par la veine maxillaire.

Lymphatique
Le drainage se fait en direction des ganglions rétropharyngés, des ganglions jugulocarotidiens (secteurs
IIA, III et IV) et des ganglions submandibulaires (IB).

Innervation

assurée par les branches issues de la 2e division du trijumeau. On trouve notamment les
branches du nerf alvéolaire supérieur, du nerf palatin antérieur et le nerf infraorbitaire
application cirurgicale
Les abords du sinus maxillaire peuvent se faire soit par sa face médiale (méatotomie moyenne et/ou
inférieure), soit par sa face antérieure (trépanation de la fosse canine par abord vestibulaire).

Etape de méatotomie moyenne :

SINUS FRONTAL

Généralité :
2 cavités pneumatiques asymétriques séparées par une cloison et développées dans l’épaisseur de l’os
frontal, à la jonction de l’écaille et de la partie horizontale. Ils se projettent au-dessus de la partie
antérieure de la fosse nasale et de l’orbite, et communiquent avec la fosse nasale homolatérale par le
canal nasofrontal

Dimensions : hauteur 2 -3 cm, largeur 2-3cm, profondeur 1-2cm


Sur le plan embryologique :

- les sinus frontaux proviennent d’une cellule ethmoïdale antérieure


- Sont abscents à la naissance , se développe âpres 2 ans
- À l’âge de 4 ans, le sinus frontal atteint la moitié de la hauteur de l’orbite
- visibles radiologiquement à partir de 7 ans
- La taille définitive n’est atteinte qu’après la puberté,

Anatomie déscriptive :

une forme de pyramide triangulaire composée de 4 faces :

 Face antérieure ou cutané : de la superficie à la profondeur :


- Peau
- tissus sous cut,
- couche musculaire (muscle frontal en superficie et m corrugateur du sourcil en profondeur .
- Couche de tissu cellulaire dans laquelle chemine élément vx-nx
- Périoste
 Face postérieure ou cérébrale

- une mince lame d’os compact fragile d’environ 1 à 2 mm d’épaisseur, qui est parfois déhiscente.
- traversée par des anastomoses entre le réseau veineux intrasinusien et les plexus veineux extraduraux.
- Cette face est en rapport avec de la superficie vers la profondeur, les méninges, puis le lobe frontal

 Face inférieure ou orbito-nasale : peut être divisée en 2 segments

A- le segment orbitaire :
c la partie située au dessus et latéralement par rapport à la suture du frontal avec
l’os planum et l’unciforme, et en arrière de la moitié médiale de l’arcade orbitaire,

B- Segment ethmoido-nasal :
- Limite :
en dehors : le segment orbitaires en avant : la racine du nez
en dedans : la cloison intersinusienne en arrière : l’incissure éthmoidale du frontal

Le récessus frontal :

- C’ est la voie de drainage du sinus frontal dans la cavité nasale homolatérale .

- Dimensions :2 à 4 mm de diamètre et 15 à 20 mm de long

- un trajet oblique en bas et en arrière de 30◦ à 40◦

- Son orifice supérieur se situe au point déclive du segment ethmoïdonasal de la paroi inférieure à 1 cm de
la ligne médiane,
- C est un canal limité par l’espace présent entre le toit de l’agger nasi en avant et en bas, le toit de la bulle
ethmoïdale et des cellules suprabullaires en arrière, la lame papyracée en dehors et la racine
cloisonnante du cornet moyen en avant

- a la forme d’un sablier et se draine dans la gouttière uncibullaire.

- Selon l’insertion antérieure de l’unciforme, le canal peut se drainer en avant ou en dedans de celui-ci.
Enfin, lorsque l’unciforme s’insère sur la base du crâne ou sur le cornet moyen, le canal peut s’ouvrir
dans l’ethmoïde antérieur en dehors ou en arrière de l’unciforme ;

 Paroi interne : cloison intersinusienne

- Cloison antéro- posterieur sépare les deux sinus frontaux


- mince et fragile parfois déhiscent et souvent déviée par la predominance d’un sinus.
- il peut exister des cloisons accessoires qui séparent le sinus frontal en plusieurs cellules. Dans la
classification de Kuhn, ces cellules sont appelées cellules de la cloison interseptale du sinus frontal

Cette particularité doit être appréciée sur l’imagerie préopératoire afin d’optimiser le geste chirurgical.

Kuhn propose une division du système cellulaire ethmoïdofrontal en six groupes cellulaires distincts qui
sont :

• les cellules de l’agger nasi


• les cellules supraorbitaires : il s’agit de cellules ethmoïdales antérieures (du groupe des cellules
suprabullaires), qui naissent en arrière du récessus frontal et s’étendent au toit orbitaire en pneumatisant
la partie orbitaire de l’os frontal

• les cellules suprabullaires


• les cellules frontales : Bent et Kuhn, distinguent 4 types de cellules frontales :

◦ le type 1 est une cellule unique au-dessus du système cellulaire de l’agger nasi, qui ne s’étend pas dans
le sinus frontal,
◦ le type 2 est constitué par des cellules multiples situées aussi au-dessus de l’agger nasi, sans extension
dans le sinus frontal,
◦ le type 3 est une cellule unique, issue de l’agger nasi qui s’étend dans le sinus frontal,
◦ le type 4 est une cellule unique, isolée et indépendante de l’agger nasi qui se situe dans le sinus
frontal ;

•les bulles frontales : il s’agit de cellules ethmoïdales qui font saillie sous le plancher du sinus frontal.
se développent préférentiellement entre l’orifice du canal nasofrontal et le segment orbitaire du sinus,
Elles peuvent compromettre le drainage du sinus frontal en rétrécissant le calibre de son orifice de
drainage et risque de sinusite
• les cellules de la cloison interseptale du sinus frontal

Variations anatomique

La taille est très variable.


 les sinus de type moyen, les plus fréquents, décrits précédemment
 les petits sinus : ils se définissent par les sinus localisés à l’apophyse orbitaire interne qui n’atteignent
pas la portion verticale du frontal. Cette catégorie comprend également les agénésies sinusiennes
frontales uni- ou bilatérale ;

 les grands sinus : ils se caractérisent par une cavité aérique de grande taille, pouvant aller jusqu’au
pneumosinus dilatans.

Vascularisation

Artérielle
Provienne de l ‘artère éthmoïdale antérieure et des artères du méats moyennes

Le drainage veineux
est assuré par des veines qui traversent les parois osseuses du sinus pour rejoindre en avant les veines
sous-cutanées, en bas les veines orbitaires et en arrière les veines intracrâniennes qui confluent vers le
sinus sagittal supérieur.

Innervation
L’innervation du sinus frontal dépend du système trigéminosympathique des fosses nasales et du nerf
ophtalmique de Willis par l’intermédiaire de ses branches frontales interne et externe et nasale interne

SINUS ETHMOIDAL

Anatomie descriptive
Anatomie classique

Le sinus ethmoïdal, ou labyrinthe ethmoïdal, se présente sous forme d’un parallélépipède irrégulier
occupant la totalité de la masse latérale de l’ethmoïde.

Elle est divisée en de nombreuses cellules (entre 5 et 14 selon les individus).


Ces cellules sont séparées entre elles par des racines cloisonnantes des 3 cornets principaux (ou
primaires) : le cornet moyen, le cornet supérieur et le cornet suprême (inconstant), et des 2 cornets
rudimentaires (ou secondaires) : la bulle et l’unciforme

Dimension :Longueur : 3-4 cm. Hauteur : 1,5 cm Largeur : 0,5 à 1 cm en avant et 1,5 à 2 cm en arrière

Origine et développement :
- Les cellules ethmoïdales antérieures sont les premiers à apparaitre à la 10 eme semaine de vie intra
utérine
- les sinus frontaux et maxillaires se développent à partir des cellules ethmoïdales antérieures . cette
origine explique le drainage commun des sinus antérieures dans méat moyen
- les cellules ethmoïdales postérieures et les sinus sphénoïdaux : apparition tardive 3-4 eme mois de la vie
intra-utérine.
La naissance : sinus ethmoïdal est le seul véritable sinus
Développement : 12-13 mois
NC : sinusite du jeune enfant : sinusite ethmoïdal

L’ethmoïde antérieur comprend 3 systèmes cellulaires :


 le système de la bulle entre la racine cloisonnante de la bulle en avant, la racine cloisonnante du cornet
moyen en arrière, la lame des cornets en dedans et l’os planum en dehors.
Ce complexe est constitué de 1à 3 cellules :
la bulle, une cellule suprabullaire et une cellule ethmoïdomaxillaire.
Toutes se drainent au niveau de la partie postérieure de la gouttière uncibullaire

 le système prébullaire de l’unciforme (cellules unciformiennes) entre la branche montante du maxillaire


en avant, la racine de la bulle en arrière, la racine cloisonnante de l’unciforme en dedans et l’os lacrymal
puis l’os planum en dehors.
Ce complexe est constitué de plusieurs cellules dont une est constante : l’agger nasi.
La systématisation de Terrier propose 4 cellules unciformiennes :
terminale, antérieure (agger nasi), postérieure et inférieure (ou cellule de Haller).
Elles s’abouchent à la partie toute supérieure de la gouttière uncibullaire

 le système prébullaire du méat moyen (cellules méatiques) entre la racine cloisonnante de l’unciforme
en avant et en dehors, la racine cloisonnante de la bulle en arrière et en dehors et le cornet moyen en
dedans. Il est constitué de 3 cellules : la cellule préméatique, la cellule méatique antérieure (qui donne
naissance au canal nasofrontal) et la cellule méatique postérieure. Ces cellules s’abouchent à la partie
basse de la portion verticale de l’unciforme

L’ethmoïde postérieur est divisé en plusieurs cellules par la racine cloisonnante du cornet supérieur et
la racine cloisonnante du cornet suprême (qui est inconstant)
 la cellule postérieure avancée entre la racine cloisonnante du cornet moyen en avant, la racine
cloisonnante du cornet supérieur en arrière, la lame des cornets en dedans et la lame papyracée en
dehors ;
 la cellule postérieure centrée entre la racine cloisonnante du cornet supérieur en avant et la racine
cloisonnante du cornet suprême (si présente) ou la paroi antérieure du sinus sphénoïde en arrière, la lame
des cornets en dedans et la lame papyracée en dehors;
 la cellule postérieure reculée ou cellule présphénoïdale ou cellule d’Onodi, entre la racine cloisonnante
du cornet suprême en avant, la paroi antérieure du sinus sphénoïde en arrière, la lame des cornets en
dedans et la lame papyracée en dehors .
Ces cellules s’abouchent dans le méat supérieur et dans le méat de Santorini (sous le cornet suprême).

Variantes anatomiques

- Une cellule ethmoïdale postérieure peut coloniser le cornet moyen et constituer ainsi une concha
bullosa qui concerne 30 % de la population
- Une cellule ethmoïdale antérieure (du groupe des cellules unciformiennes) colonise le processus frontal
du maxillaire et devient l’agger nasi. Elle est située juste en dedans de l’attache antérieure du cornet
moyen et présente des rapports très intimes avec l’os lacrymal. Elle peut retentir sur le drainage du sinus
frontal

- Une cellule ethmoïdale antérieure peut coloniser le toit de l’orbite et devenir une cellule ethmoïdale
supraorbitaire. Le non-repérage en préopératoire d’une cellule supraorbitaire peut être la cause d’échec
de chirurgie sur le sinus frontal.

- Une cellule ethmoïdale peut aussi coloniser le plancher orbitaire et devenir une cellule de Haller =
cellule ethmoïdale infraorbitaire qui peuvent compromettre le drainage du sinus maxilaire

- Une cellule ethmoïdale postérieure peut coloniser le sphénoïde et venir au contact du nerf optique. On
parle alors de cellule d’Onodi. Si la cellule d’Onodi est très développée, la carotide interne peut faire
saillie dans son mur postérieur. Son repérage radiologique préopératoire est donc essentiel

- Une cellule ethmoïdale postérieure peut coloniser le sinus maxillaire donnant un aspect de double antre.

- Chez 10 % de la population, on observe une différence de hauteur de 2 mm entre la partie droite et la


partie gauche du toit ethmoïdal. Cette asymétrie siège le plus souvent sur la partie antérieure du toit
ethmoïdal

- Le toit ethmoïdal peut aussi être déhiscent et représenter un risque de blessure méningoencéphalique
peropératoire

- Il existe parfois une déhiscence de la lame papyracée pouvant favoriser la pénétration orbitaire lors de la
chirurgie endoscopique

- le processus unciforme peut etre pneumatisé ou horizontale entrainant un rétrissessement du meat


moyenne

des processus unciformes horizontalisés qui adhèrent au rebord orbitaire, ou encore des processus
unciformes verticalisés dont la partie supérieure s’insère à la lame orbitaire ou au toit ethmoïdal

un processus unciforme hypoplasique, l’unciformectomie est rendue difficile, notamment au niveau de


son insertion antérieure sur la bosse lacrymale

Vascularisation

Artérielle :
- L’ethmoïde antérieur est vascularisé par les artères du méat moyen provenant de branches de l’artère
sphénopalatines et de l’artère ethmoïdale antérieure qui chemine à la partie haute de la racine
cloisonnante de la bulle.
- La vascularisation artérielle de l’ethmoïde postérieur est tributaire de l’artère du cornet supérieur et de
l’artère ethmoïdale postérieure qui chemine à la partie haute de la racine cloisonnante du cornet
supérieur
Veineuse
- conflue vers le sinus caverneux, la veine faciale et le plexus ptérygomaxillaire.
Lymphatique
- Les lymphatiques communiquent avec les systèmes lymphatiques des fosses nasales, et des méninges
par voie transosseuse

Innervation
assurée par le système trigémino-sympathique des fosses nasales et le filet sphénoethmoïdal de Luschka
et le nerf nasal interne

Rapports du labyrinthe ethmoïdal


les rapports latéraux :
lame papyracée . Il s’articule en avant avec l’os lacrymal .
Il entre en rapport avec le sac lacrymal situé dans la gouttière lacrymale et le contenu orbitaire (périoste,
cône musculoaponévrotique, capsule de Tenon).
Dans la partie supérieure, chemine l’artère ophtalmique qui donne les artères ethmoïdales

les rapports supérieurs :


le sinus frontal, l’étage antérieur de la base du crâne.
L’orifice inférieur du sinus frontal est au contact des cellules ethmoïdales antérieures.
La partie horizontale de l’os frontal va venir recouvrir plus ou moins complètement ces cellules
ethmoïdales

Les principaux rapports de cette face sont le lobe frontal et les bandelettes olfactives dans la gouttière
olfactive située médialement. Les artères ethmoïdales antérieure et postérieure cheminent dans le toit du
labyrinthe ethmoïdal ;

les rapports médiaux :


la lame criblée. La lame des cornets forme la limite médiale du labyrinthe ethmoïdal et le sépare de la
fente olfactive.

les rapports postérieurs :


l’étage antérieur de la base du crâne et le sphénoïde. Le rapport entre la face postérieure du labyrinthe
ethmoïdal et le sphénoïde est très variable. Il n’est pas rare de constater la présence d’une cellule
ethmoïdale au-dessus et en dehors du sphénoïde. Le nerf optique peut ainsi être très proche des cellules
postérieures.
La partie libre de la face antérieure du sphénoïde située entre le septum nasal et la lame des cornets
correspond au récessus ethmoïdosphénoïdal. L’ostium du sinus sphénoïdal se trouve dans cette zone

les rapports inférieurs :


la cavité nasale. La portion inférieure du labyrinthe est visible dans la cavité nasale avec, d’avant en
arrière :la partie basse de la gouttière uncibullaire, la partie inférieure de la bulle ethmoïdale et la partie
inférieure horizontale de la racine cloisonnante du cornet moyen ;
Anatomie endoscopique

Indispensable lors de la réalisation d’une ethmoïdectomie qui correspond à l’ouverture de l’ensemble


des cellules ethmoïdales.

Etapes chirurgicales :

- Unciformectomie
- ouverture de la paroi antérieure de la bulle donne accès au système bullaire (cellules bullaire et
suprabullaires) puis au toi ethmoidale
L’artère ethmoïdale antérieure est présente au niveau du toit à la partie toute supérieure de la racine
cloisonnante de la bulle. Elle est parfois déhiscente à ce niveau et peut être responsable de saignements
peropératoires importants.

- Ouverture de la racine cloisonnante du cornet moyen donnant l accès à l’ethmoïde postérieur.


La dernière cellule ethmoïdale postérieure se trouve à l’aplomb de la paroi postérieure du
sinus maxillaire. Il s’agit d’un repère essentiel afin d’éviter d’entrer latéralement dans le sinus
sphénoïde.

Sinus sphénoïdal
généralité
Les sinus sphénoïdaux sont 2 cavités pneumatiques asymétriques séparées par une mince cloison ,
développées dans le corps de l’os sphénoïde . Chaque sinus s’ouvre dans la paroi postéro-supérieure de
la fosse nasale dans le récessus sphéno-éthmoidale.

sur le plan embryologique


- se développent à partir les centres des osselets de Bertin et les centres basi-pré-sphénoïdaux.
- visible radiologiquement à 4ans
- À 5 ans, le sphénoïde a le volume d’un pois
- À l’âge de 7 ans, le sinus atteint habituellement la paroi antérieure de la selle turcique
- Vers l’âge de 10–12 ans, le sinus a atteint sa conformation adulte

Anatomie descriptive
Anatomie classique

forme cubique à 6 parois :

 paroi antérieure ou nasale :


- très mince, qui s’épaissit sur la ligne médiane.
- constitue la voie d’abord chirurgicale du sinus par voie endonasale.
- La partie libre située entre la lame des cornets en dehors et la cloision constitue le récessus
ethmoïdosphénoïdal
- creusée par l’ostium sphénoïdal, qui s’ouvre dans le récessus SE

 paroi inférieure ou plancher : elle répond au cavum.

 paroi supérieure ou toit :

- répond aux étages antérieur et moyen de la base du crâne.


- Sa face endocrânienne peut être divisée en 3 régions qui sont, d’avant en arrière :
o la région olfactive qui correspond au jugum sphénoïdal,
o la région optique qui forme une gouttière transversale en continuité avec le canal optique,
o la région hypophysaire qui correspond à la selle turcique.
- En rapports avec les méninges, les bandelettes olfactives, le chiasma optique et l’hypophyse

 paroi postérieure :
- lame osseuse de 15 à 20 mm d’épaisseur.
- Elle est en rapport avec la lame quadrilatère du sphénoïde (en haut), la gouttière basilaire de l’os
occipital (en bas), le sommet des rochers (en dehors)

 paroi externe ou paroi ophtalmologique :

- qui répond, d’arrière en avant :


à la loge du sinus caverneux, au canal optique, à l’extrémité interne de la tente sphénoïdale,
à l’extrémité postérieure de la paroi interne de l’orbite.
- Sur sa face interne, plusieurs reliefs importants peuvent être visualisés
o Relief du canal optique
o relief de la carotide interne
o relief du canal du nerf maxillaire (V2)
o relief du canal du nerf vidien

Variantes anatomiques

- La carotide interne peut être procidence dans le sinus sphénoïdal par déhiscence de la paroi osseuse de la
carotide interne
- pneumatisation de la clinoïde antérieure avec procidence du canal optique dans la cavité sinusienne =>
risque des traumatismes peropératoires et à la diffusion des infections
- Une cellule d’Onodi hyperpneumatisée peut empiéter sur la partie antérolatérale du sinus sphénoïdal qui
est alors hypoplasique, entraînant une modification des repères chirurgicaux
- L’hyperpneumatisation du sinus sphénoïdal est souvent associée à une procidence du canal optique en
haut et en avant et du canal carotidien en haut et en arrière dans le sinus sphénoïdal
- parfois une déhiscence du toit sphénoïdal, augmentant le risque de blessure hypophysaire peropératoire

vascularisation
artérielle :
• le système carotidien externe par l’intermédiaire de l’artère du canal ptérygoïdien et de l’artère sphéno-
palatine qui sont toutes les deux des branches de l’artère maxillaire interne ;
• le système carotidien interne par l’intermédiaire de l’artère ethmoïdale postérieure.
Veineuse :
- Les veines qui drainent le sinus sphénoïdal gagnent la fosse ptérygomaxillaire et se jettent dans les
veines maxillaires internes.
- De nombreux rameaux veineux perforent directement la paroi externe pour se jeter dans le sinus
caverneux ou le sinus coronaire de la selle turcique.=> ce qui explique les complications veineuses des
sinusites sphénoïdales .

Les lymphatiques : se drainent vers les noeuds rétropharyngés

Innervation
système trigémino-sympathique des fosses nasales et du nerf ethmoïdal postérieur

Anatomie endoscopique
L’endoscopie du sinus sphénoïdal est effectuée après la réalisation d’une sphénoïdotomie, c’est-à-dire
l’ouverture de sa paroi antérieure.

Téchnique de sphénoidotomie :
- Repérage de l ‘ostium sphénoïdale :
l ‘ ostium du sphénoïde est situé en dedans du queue du cornet supérieur ; en dehors du septum ; 1.5 cm
du choane
- coagulation muqueuse préventive en regard des zones de résection osseuses prévisible en anticipant une
possible section de l ‘artère naso-palatine

- mise en place de la sonde d’aspiration droite boutonné à l’intérieure de l’ostium ; puis des mouvement
circulaire pour l’elargir

- introduction de pince champignon puis résection de l’os en bas et en dedans

- une fois la vision dans le sinus satisfaisante ; et les limites chirurgicales définies ; l’élargissement peut se
poursuivre par la fraise diamanté

Physiologie des sinus paranasaux

Roles des sinus :


Allégement de la téte ; isolation thérmique du cerveau et des yeux ;résonateurs vocaux : amortisseurs
des forces de mastication ; régulateurs de la pression intranasale ; conditionnement de l ‘aire inspiré
Roles spécifique des sinus : Synthèse de NO par NO synthétase apartir de O2 et l-arginine :
antiseptique ; bronchodilatateur ; vasodilatateur => réchaufement de l aire inspiré et amelioration de l
hematose

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