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Droits de la Femme au XVIIIe Siècle

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges, publiée en 1791, questionne la légitimité de l'oppression des femmes par les hommes et appelle à la reconnaissance de leurs droits naturels et inaliénables. Le préambule souligne l'importance de rappeler ces droits pour garantir l'égalité et le respect au sein de la société. Cette œuvre s'inscrit dans le parcours de lutte pour l'égalité entre les sexes au cours des siècles des Lumières.

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Droits de la Femme au XVIIIe Siècle

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges, publiée en 1791, questionne la légitimité de l'oppression des femmes par les hommes et appelle à la reconnaissance de leurs droits naturels et inaliénables. Le préambule souligne l'importance de rappeler ces droits pour garantir l'égalité et le respect au sein de la société. Cette œuvre s'inscrit dans le parcours de lutte pour l'égalité entre les sexes au cours des siècles des Lumières.

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Objet d’étude : La littérature d’idées du XVIème siècle au XVIIIème siècle

Œuvre intégrale : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de GOUGES


(1791)

Parcours associé : Ecrire et combattre pour l’égalité

Etude linéaire 5 : Les Droits de la femme + Préambule

Les Droits de la femme

Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du
moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ?
Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te
rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.
5 Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes
les
modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille
et distingue, si tu peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout
ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’œuvre immortel.
L’homme seul s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et
10 dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en
despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la révolution, et réclamer
ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus.

DÉCLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA CITOYENNE


À décréter par l’assemblée nationale dans ses dernières séances ou dans celle de la prochaine législature.

Préambule.

Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en
assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules
causes des
15 malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle,
les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à
tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du
pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de
toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées
20 désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des
bonnes mœurs, et au bonheur de tous.
En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles,
reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la Femme et
de la Citoyenne.

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