Fascicule Terminale L2
Fascicule Terminale L2
T TL2 2013/2014
Le système nerveux des mammifères comporte le système nerveux cérébro-spinal qui contrôle la vie
de relation et le système nerveux neuro-végétatif qui assure la fonction de nutrition et de reproduction.
Le système nerveux cérébro-spinal comprend deux parties :
Le système nerveux central (SNC) ou névraxe constitué de l’encéphale et de la moelle
épinière.
Le système nerveux périphérique formé par l’ensemble des nerfs et des ganglions.
On distingue deux types de nerfs suivant le centre nerveux relié :
les nerfs reliés à l’encéphale appelés nerfs crâniens (12 paires chez l’homme) ;
les nerfs reliés à la moelle épinière appelés nerfs rachidiens (31 paires chez l’homme)
Document 1 :
INTRODUCTION
L’encéphale est situé dans la boîte crânienne. Il est constitué de trois parties : le cerveau, le
cervelet et le bulbe rachidien.
I. Organisation externe
L’encéphale est protégé par :
La boîte crânienne osseuse ;
Trois membranes, les méninges, qui sont :
La dure-mère : collée à la paroi osseuse. Elle est épaisse, fibreuse et résistante. Elle joue un
rôle protecteur.
La pie-mère : collée contre l’encéphale. Elle est très fine, riche en vaisseaux sanguins. Elle
joue un rôle nourricier.
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L’arachnoïde : située entre les deux. Elle a la structure d’une toile d’araignée d’où son nom.
Elle contient dans ses cavités du liquide céphalo-rachidien permettant d’amortir les chocs
mécaniques dangereux pour le tissu nerveux.
Les méninges
La protection de l’encéphale
I-1. Face dorsale ou supérieure
D’avant en arrière on distingue : le cerveau, le cervelet et le bulbe rachidien.
Le cerveau : C’est la région de l’encéphale la plus développée. Il est constitué de deux
hémisphères cérébraux séparés par un sillon inter-hémisphérique. Chaque hémisphère est
parcouru de nombreux sillons délimitant des circonvolutions cérébrales. Deux sillons très
visible sont notés : le sillon de Rolando séparant le lobe frontal et pariétal ; la scissure de
Sylvius qui délimite le lobe temporal.
Le cervelet : Il est situé en arrière des 2 hémisphères cérébraux qui le recouvrent
partiellement. Il est constitué de trois lobes :
- Le vermis qui a la forme d’un tas de vers, d’où son nom ;
- Les 2 hémisphères cérébelleux situés de part et d’autre du vermis et présentant des
circonvolutions cérébelleuses.
Le bulbe rachidien : qui est un prolongement dilaté de la moelle épinière. Il est partiellement
recouvert par le cervelet.
Remarque : En écartant légèrement les hémisphères cérébraux on observe en avant du cervelet les
tubercules quadrijumeaux ou lobes optiques puis un renflement impair, l’épiphyse.
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3 A
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7 B
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Document 2 :
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Document 3 :
prolonge dans le bulbe rachidien par le canal de l’épendyme jusque dans la moelle épinière et
communique avec les espaces arachnoïdiens par le trou de Magendie.
La section du cervelet permet de se rendre compte de la présence d’une substance blanche
interne qui dessine une sorte d’arborisation, « l’arbre de vie ». La périphérie du cervelet est
essentiellement faite de substance grise, l’écorce cérébelleuse.
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Document 4 :
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Document 5 :
II-2. Coupe transversale (passant par le diencéphale)
Elle permet de constater une dualité dans l’organisation du cerveau. En surface on a une
couche de substance grise de 1 à 4 mm, formant le cortex cérébral, alors qu’en profondeur se
trouve la substance blanche. Cependant, dans la substance blanche il y a des enclaves de
substance grise comme les couches optiques et le corps strié. On note également la présence
de cavités remplies de liquide céphalo-rachidien.
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Document 6:
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Document 7 :
CONCLUSION
Les encéphales de mammifères se forment selon un même plan d’organisation. Ce plan suggère à ces
animaux des liens de parenté originelle. Les complications de structure observées dans sa morphologie
quand on passe des classes inférieures aux classes supérieures, sont dans leur ensemble liées à
l’acquisition d’un comportement parfaitement adapté aux conditions ambiantes.
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INTRODUCTION
La moelle épinière est le prolongement de l’encéphale. Elle a l’aspect d’un cordon blanchâtre
d’environ 45 cm chez l’homme et est située dans le canal rachidien de la colonne vertébrale.
I. Morphologie externe
La moelle épinière a l’aspect blanchâtre et est protégée par la colonne vertébrale et les méninges. Elle
présente sur toute sa longueur un sillon antérieur ou ventral (12) et un sillon postérieur ou dorsal plus
étroit (11). Elle est rattachée latéralement à des racines antérieures (8) et postérieures (7). La racine
postérieure porte un renflement, le ganglion spinal (6). Ces deux racines se regroupent pour former le
nerf rachidien (5).
Document 1 :
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Document 2:
Remarque :
L’organisation des centres nerveux peut être vue sur les plans anatomique et
physiologique.
Sur le plan anatomique on a le système nerveux central (encéphale et moelle
épinière) et le système nerveux périphérique (nerfs et ganglions). Ces nerfs sont :
- Les nerfs crâniens rattachés à l’encéphale (au nombre de 12 paires chez l’homme :
les nerfs X ou pneumogastriques) ;
- Les nerfs rachidiens rattachés à la moelle épinière (au nombre de 31 paires chez
l’homme).
Sur le plan physiologique on distingue :
- Le système nerveux de la vie de relation (système nerveux central, les nerfs crânien
et rachidien) ;
- Le système nerveux végétatif ou neurovégétatif (fonctions de nutrition et de
reproduction) comprenant des centres du système nerveux central auxquels se
rattachent les nerfs sympathiques et parasympathique.
CONCLUSION
La moelle épinière des mammifères se forme selon un même plan d’organisation, mais
peut avoir des dimensions variables en fonction de l’espèce, l’âge et le sexe de l’individu
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I. NOTION DE REFLEXE
1) Quelques exemples de réflexes
Si par inadvertance, un sujet touche un objet brûlant, immédiatement sans que la volonté
intervienne, il retire très vite sa main. Cet acte de retrait est un comportement simple :
……………………………...
Un coup sec appliqué en dessous du genou d’un sujet assis sur le bord d’une table, les jambes
pendantes, entraîne l’extension de la jambe : c’est ………………………………………... (doc. 1)
Muscle extenseur
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C C1 C2 C3 C4 C5
Exploitation du document :
C C1
Stimulations Stimulation Stimulation Stimulations supraliminaires
infraliminaire liminaire C2 C3 C4 C5
Réponses
observées
Types de
réflexes
Conclusion :................................................................................................................................
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a/ Expérience 1 :
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
b/Expérience 2 :
La destruction de la moelle épinière chez une grenouille spinale, provoque la disparition du réflexe de
flexion :…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………
c/ Expérience 3 :
La section du nerf sciatique provoque la disparition du réflexe même avec une excitation
……………………………………………………………………………………………………………
d/ Expérience 4 :
……………………………………………………………………………………………………………
e/ Expérience 5 :
…………………………………………………………………………………………………………...
……………………………………………………………………………………………………………
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f/ Expérience 6 :
Lorsqu’on isole les muscles de la patte en sectionnant les tendons qui les relient aux os, il n’y aura
plus de mouvement de cette patte :……………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………
SYNTHESE :
Un conducteur centripète qui propage les influx sensitifs jusqu’au centre nerveux ;
Un conducteur centrifuge qui propage les influx efférents vers les organes effecteurs ;
NB : La réaction comportementale observée est un acte réflexe ; le trajet suivi parles influx
nerveux depuis le récepteur jusqu’aux effecteurs est appelé arc réflexe.
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Document 3:
II-1-4-3. Cas du réflexe symétrique bilatéral
La flexion de la patte opposée est due à l’existence de neurones d’association transversaux
horizontaux qui transmettent l’influx nerveux du neurone sensitif au motoneurone de cette patte.
II-1-4-4. Cas des réflexes irradié et généralisé
Le passage de l’influx nerveux à tous les membres et muscles du corps, suppose l’existence de
neurones d’association verticaux en plus des neurones d’association transversaux horizontaux
transmettant l’influx aux motoneurones situés à des étages différents de la moelle épinière.
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Muscle
Arc réflexe extéroceptif
II-3-2-2. Les réflexes intéroceptifs
Les récepteurs sont situés à l’intérieur de l’organisme et renseignent sur l’état des organes internes. On
distingue : les réflexes proprioceptifs et les réflexes viscéroceptifs.
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Corpuscule
tendineux de
Golgi
Fuseau
neuromusculaire
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« 1. Nous donnons à manger à un chien ; la salive se met à couler au bout d’une à deux seconde. C’est
le résultat de l’action mécanique et chimique de la nourriture sur la muqueuse buccale : c’est un
réflexe.
2. Si l’absorption de nourriture par l’animal coïncide avec l’action d’un agent qui n’avait auparavant
aucun rapport avec l’alimentation ; cet agent devient excitant d’un réflexe alimentaire au même titre
que la nourriture. C’est ce qui s’est justement produit avec le chien que vous avez vu. A plusieurs
reprises, nous avons fait entendre à un chien les battements du métronome et nous lui donnons
immédiatement à manger ; c'est-à-dire que nous déclenchions le réflexe alimentaire inné. Après
plusieurs répétitions, le métronome seul provoquait la salivation et les mouvements correspondants
(l’animal se lèche les babines...).
3. Chez un autre chien, une forte sonnerie électrique mise en action 5 à 10 secondes après le début de
l’alimentation ne devient pas un réflexe conditionnel du réflexe alimentaire malgré les 374 répétions,
tandis qu’un objet tournoyant devant les yeux du chien avant l’alimentation, devenait déjà un excitant
conditionnel du réflexe au bout de 5 répétitions. Cette même sonnerie électrique employée avant
l’alimentation devient un excitant conditionnel après seulement après seulement quelques
présentations.
4. Si le chien est privé de ses hémisphères cérébraux, vous ne recevez jamais la moindre quantité de
salive par l’entreprise de ces excitants-là ; voilà pourquoi un chien privé de ses hémisphères cérébraux
peut mourir de faim au milieu des aliments. Il se met à manger que lorsque la nourriture entre en
contact avec sa bouche. Si l’animal est plus ou moins somnolent, la formation du réflexe conditionnel
traine en longueur, devient laborieux et même tout à fait impossible.
4. Si au moment où nous essayons de former me réflexe conditionnel, une partie de l’équipement de la
table d’expérience où se trouve le chien exerce sur lui une action destructrice quelconque (écrasement,
pincement...), celui-ci ne se forme pas quel que soit le nombre de répétitions réalisées entre notre
excitant et l’excitant conditionnel »
Questions :
a) Quel type de réflexe est mis en évidence par Pavlov dans le paragraphe 1? Précisez l’excitant
et l’effecteur.
b) Décrivez le processus par lequel Pavlov est arrivé à instaurer le nouveau réflexe relaté dans le
paragraphe 2
c) Comparez les deux réactions, leurs excitants et leurs conditions d’installation.
d) Quelle précaution fondamentale doit-on prendre pour établir le réflexe conditionnel d’après les
paragraphes 3, 4 et 5.
Réponses :
a) .......................................................................................................................................................
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b) .......................................................................................................................................................
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c) .......................................................................................................................................................
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d) .......................................................................................................................................................
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La stimulation de la langue par les aliments entraîne une excitation du centre salivaire qui stimule, à
travers les fibres sécrétrices, les glandes salivaires qui se mettent à saliver, c’est le réflexe inné de
salivation.
Aire gustative
Lobe olfactif
Bulbe
Fibre auditive
Métronome
Aliment
B
Formation de liaisondes
Association entre deux
les centres
auditif
stimuli et salivaire
Le métronome seul provoque la salivation. En effet, de nouvelles liaisons se sont créées entre le centre
auditif et le centre salivaire rendant le stimulus auditif efficace. Pavlov parle alors de réflexe salivaire
conditionnel.
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…………… ……………..
……………. ……………..
………………………. . …………………………..
.…. ……
……………….. …………………
…….……. …………………
…………………
.
……………
……………………………………………………. …………
Document 4 :
Remarque : Dans ce type de réflexe, l’animal est mis dans un conditionnement où il répond à des
stimuli par des réflexes (stimuli choisis par l’expérimentateur) : ce conditionnement est dit répondant
et le réflexe ainsi acquis est dit Pavlovien.
III-3. Les réflexes opérants ou skinnériens
III-3-1. Expérience de conditionnement
Skinner met un rat dans une cage riche en objets divers, dont un levier et un distributeur de nourriture
qui donne de la nourriture au rat à chaque fois qu’il appuie sur un levier.
L’animal en explorant la cage appuie accidentellement sur le levier et obtient en guise de récompense
de la nourriture. Le geste est accidentel la première fois, mais très vite, l'action est renouvelée et se
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reproduit avec une fréquence de plus en plus grande grâce à l'effet de «récompense» (renforcement)
que constitue la nourriture obtenue, on dit que le renforcement est positif.
Le comportement opérant peut expliquer un grand nombre de conduites acquises au contact de
l’environnement et le dressage des animaux.
Une liaison nerveuse nouvelle est formée entre l’œil qui voit le levier (le récepteur sensoriel) et les
muscles moteurs de la patte qui appuie sur la pédale (l'effecteur).
Remarque : Dans d’autres circonstances, le sujet peut déclencher une punition, il apprend à éviter
cette situation. On dit que le renforcement est négatif.
III-3-2. Comparaison entre le réflexe de Skinner et de Pavlov
Le conditionnement opérant diffère du conditionnement classique pavlovien sur des points
essentiels :
- Dans le conditionnement pavlovien le sujet subit le milieu, il ne le modifie pas, il s’y
adapte. Il répond au stimulus conditionnel fourni par l’expérimentateur. De même, c’est
l’expérimentateur qui fournit l’excitant absolu pendant le conditionnement.
- Dans le conditionnement opérant, c’est le sujet lui-même qui agit sur le milieu
accidentellement d’abord, puis de façon automatique ou volontaire. C’est le sujet qui
déclenche l’apparition de la récompense.
III-4. Les caractères du réflexe conditionnel
Les réflexes conditionnels présentent plusieurs caractéristiques :
- Ils sont acquis, dépendent de l’expérience personnelle d’un individu ;
- Ils sont temporaires et non immuables, en effet, non entretenus, ils disparaissent ;
- Ils sont obtenus par l’association de ‘importe quelles excitants, l’essentiel est que
l’excitant conditionnel soit précisé et qu’il précède qu’il précède toujours l’excitant absolu
(en effet, le stimulus conditionnel doit être bien déterminé, car des stimuli divers peuvent
déclencher ce réflexe, ainsi la vue ou l’odeur d’un aliment peut devenir un excitant
conditionnel) ;
- Ils exigent l’intervention du cerveau au niveau duquel s’établissent les nouvelles liaisons.
III-5. Importance du réflexe conditionnel
Le réflexe conditionnel est très important dans la vie d’un être vivant, en effet il intervient lors de :
- L’habituation (accoutumance) qui est la première manifestation qui apparaît chez le
nourrisson.
- L’apprentissage associatif qui est le résultat de plusieurs conditionnements.
- Le dressage des animaux pour le spectacle (lions, singes…), pour la recherche de drogues,
de bombes (chiens des policiers). L’animal apprend par l’entrainement à bien réagir à des
signaux.
- Chez l’homme l’apprentissage permet :
l’acquisition d’automatismes (conduite de voiture, équilibre sur le vélo…) ;
la mise en place de moyens de communication entre individus (parole, écriture,
lecture…) ;
l’élaboration de signaux intervenant dans les rapports sociaux, l’éducation (saluer…) ;
l’adaptation individuelle.
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Différences
Conclusion :
Les réflexes sont nombreux et sont innés ou conditionnels. Ils présentent des caractéristiques qui leur
sont propres et jouent un rôle important dans la survie de l’être vivant et ont des centres nerveux
divers.
IV- L’ACTIVITE VOLONTAIRE OU SPONTANEE
A- NOTION D’ACTIVITE VOLONTAIRE
L’homme peut volontairement décider d’accomplir certains gestes, mais aussi de les interrompre s’l
le désire. Ces gestes constituent des activités motrices volontaires .Contrairement à l’activité reflexe,
l’activité volontaire est une réaction
- Spontanée non provoquée par une stimulation
- Volontaire intervention de la conscience
- Individuelle non spécifique
- Imprévisible
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NB : la plupart des fibres motrices franchissent le plan symétrique au niveau du tronc cérébral.
2) Les voies sensorielles :
Les messages nerveux naissent au niveau des récepteurs périphériques et sont transmis à l’aire
sensorielle de l’hémisphère cérébral opposé par des fibres sensitives (voies ascendantes de la
sensibilité consciente).
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La réception des messages sensoriels constitue la sensation mais leur exploitation correspond à la
perception
A-3. EXPLOITATION DE L’ACTVITE CEREBRALE
La méthode la plus utilisée est l’électroencéphalographie. C’est l’enregistrement de l’activité
bioélectrique du cerveau. Les tracés obtenus constituent un électroencéphalogramme (EEG) et est
formé d’oscillations appelées ondes cérébrales. Ces ondes sont variables selon l’état physiologique de
l’individu :
Les ondes α : elles caractérisent le repos mental, les yeux fermés ; elles sont régulières, de
grandes amplitudes mais de fréquences faible.
Les ondes β : elles sont caractéristiques de l’état d’éveil attentif ; elles sont de faible
amplitude mais de fréquence élevée.
NB : il y a d’autres moyens d’exploitation de l’activité cérébrale : la scintigraphie ; la
tomodensitométrie (scanner),...
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Aire psychomotrice
Elle est située en avant de chaque aire de projection motrice. Elle n'intervient pas directement dans la
motricité car son ablation n'entraîne que la perturbation de la coordination des mouvements.
b) Aire sensitive
L’aire sensitive est divisée en aire primaire et associative (ou secondaire).
Conclusion
Les mouvements effectués quotidiennement par les animaux sont précédés, soit d’une
excitation (activité réflexe), soit d’une intention (activité volontaire). Celle-ci se distingue
essentiellement de l’activité réflexe par le fait qu’elle n’est absolument pas prévisible. Toutefois,
comme dans les réflexes conditionnels, le cortex cérébral intervient dans l’activité volontaire.
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INTRODUCTION
Le cœur est un organe musculaire creux, situé entre les poumons au milieu du thorax. Il est le
moteur du système cardio-vasculaire, dont le rôle est de pomper le sang qu'il envoie vers tous les tissus
de l'organisme
I- ANATOMIE DU CŒUR
I-1. Cœur de grenouille
Le cœur de grenouille possède un ventricule et deux oreillettes, un bulbe artériel rattaché à un
tronc artériel et un sinus veineux relié à l’oreillette droite.
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6 6
A
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Document 2 :
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Ultrastructure du myocarde
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IV- SIEGE DE L’AUTOMATISME CARDIAQUE
IV-1. Chez la grenouille
Le cœur de grenouille présente 3 ganglions nerveux intracardiaques :
le ganglion de Remack dans le sinus veineux ;
le ganglion de Ludwig dans les oreillettes ;
le ganglion de Bidder dans le ventricule.
Expérience de Stannius
Pour connaître l’origine des battements cardiaques chez la grenouille, Stannius procède à des
ligatures sur deux cœurs A et B.
Sur le cœur A en activité, il place une ligature (L1) entre le sinus veineux et l’oreillette droite. Il
remarque que le sinus continu de battre normalement alors que les oreillettes et le ventricule s’arrêtent.
Sur le même cœur A, il place une deuxième ligature (L2) entre l’oreillette et le ventricule. Il
remarque que le sinus bat et le ventricule après un bref arrêt reprend de battre lentement.
Sur le cœur B, il place une ligature (L2) entre les oreillettes et le ventricule. Le sinus et les
oreillettes battent normalement, alors que le ventricule s’arrête puis reprend à battre lentement.
Interprétation
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- .................................................................................................................................................
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A B
Ligatures de Stannius
Cette théorie est qualifiée de neurogène ou neurogéniste (car elle implique le tissu nerveux
intracardiaque).
Cependant, la destruction des ganglions nerveux n’entraine pas l’arrêt du cœur. Donc la théorie
neurogéniste disparait aujourd’hui au profit de la théorie myogéniste qui pense que l’origine de
l’automatisme cardiaque se trouve dans le myocarde (muscle cardiaque) en particulier le myocarde
sinusal.
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Réseau de Purkinje
Tissu nodal
Expériences sur le tissu nodal :
Expérience 2 : Sur un autre cœur dénervé, on sectionne le faisceau de His juste à son début ; on
observe que le rythme des oreillettes demeure normal (110 à 120 bat/mn) alors que celui des
ventricules est plus lent (dissociation auriculo-ventriculaire).
Expérience 3 : Un fragment d’oreillette droite contenant le nœud sinusal seul est plongé dans du
Ringer : on constate qu’il poursuit ses contractions à un rythme normal (110 à 120 bat/mn).
Un fragment d’une cloison interauriculaire contenant le nœud septal seul est plongé dans du Ringer :
on constate qu’il se contracte aussi mais à un rythme faible (60 bat/mn).
Lorsque ces deux fragments sont placés ensemble dans du Ringer, ils se contractent à un même rythme
normal (110 à 120 bat/mn).
Exploiter rigoureusement ces expériences pour en déduire l’importance du tissu nodal et le mode de
fonctionnement de ses différents constituants.
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Expérience1 :……………………………………………………………………………………………
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Expérience2 : ……………………………………………………………………………………………
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Expérience3 :……………………………………………………………………………………………
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Conclusion
Le tissu nodal a une double fonction, il est le siège de l’automatisme cardiaque mais aussi il
conduit l’excitation dans tout le cœur. Puisque le tissu nodal est un tissu musculaire cette théorie est
qualifiée de théorie myogène (ou myogéniste)
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Remarque : Le temps de contraction du cœur est plus bref que le temps de relâchement. On en déduit
que le cœur se repose plus qu’il ne travaille, donc il est infatigable.
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Révolution cardiaque
Document 1 :
Document 2 :
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Donc les phénomènes électriques accompagnent la révolution cardiaque, alors que chez le
muscle strié squelettique, ils précèdent la contraction musculaire.
Document 4 :
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Extrasystole
Document 5 :
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Q = Vs x Fc
Activité cardiaque
II-3-2. La vasomotricité
C’est la variation de calibre des vaisseaux sanguin qui est due à l’élasticité et à la contractilité des
artères. La contractilité s’oppose à la circulation du sang, alors que l’élasticité atténue en même temps
la résistance à l’écoulement du sang, le fonctionnement discontinu du cœur et soumet les organes à
une pression moyenne. Donc la vasomotricité exerce une action sur la pression artérielle.
II-3-3. La volémie
C’est le volume sanguin qui influence directement la pression artérielle. En effet une augmentation du
volume sanguin dans les artères lors de la systole ventriculaire l’augmente, alors qu’une réduction la
diminue.
II-3-4. La viscosité du sang
Elle est modifiée lorsque le taux de globule rouges varie. En effet, elle augmente lorsque le taux de
globules rouge augmente. En cas de fièvre la viscosité diminue. Elle influence peu la pression
artérielle.
II-3-5. Divers états physiologiques
Certains états physiologiques font varier la pression artérielle : l’âge, le sexe, la digestion, le sommeil,
les émotions, le séjour en altitude, le sport… Parmi ces causes, l’exercice physique occupe une place
importante.
III. REGULATION DE L’ACTIVITE CARDIAQUE ET DE LA PRESSION
ARTERIELLE
III-1- Régulation de l’activité cardiaque
Isolé, le cœur bat au rythme du nœud sinusal (environ 120 battements/mn), alors que lorsqu’il est dans
l’organisme, il a un rythme plus faible (environ 70 battements/mn). Il existe donc un régulateur du
rythme cardiaque.
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Document 6 :
Les nerfs sensitifs de l’appareil cardio-vasculaire : ils appartiennent à deux catégories :
Les nerfs d’origine cardio-vasculaire constitués par :
- les nerfs de Héring et de Cyon dont les terminaisons sensitives se situent respectivement
dans les parois du sinus carotidien et de la crosse aortique.
- les fibres sensitives du nerf X dont les terminaisons sensitives sont dans les oreillettes et les
ventricules.
Les fibres diverses provenant de divers endroits du corps (muscle, vaisseaux sanguins…), qui
passent par la moelle épinière et dont les terminaisons sensitives se trouvent dans ces organes.
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Expérience de Loewi
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Interprétation
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Remarque :
La même expérience reprise avec une excitation des fibres orthosympathiques, provoque une
tachycardie du cœur A puis B suite à une libération de la noradrénaline. La noradrénaline
est donc une substance cardio-accélératrice.
L’adrénaline proche de la noradrénaline, est sécrétée par la médullo-surrénale qui est
également un centre cardio-accélérateur responsable des multiples tachycardies observées lors
des stress.
L’ésérine détruit la cholinestérase et prolonge l’action parasympathique.
III-1-4. Facteurs influençant l’activité cardiaque
Les facteurs influençant l’activité cardiaque sont les facteurs physiologique et physico-
chimique.
[Link] physiologiques
a- Réflexes à point de départ cardio-vasculaire (Réflexes intéroceptifs)
Notion de mécanorécepteurs
Expérience 1
Coupons le nerf de Cyon et posons une ligature au niveau des carotides primitives. Il se
produit une baisse de pression artérielle au niveau du sinus (après la ligature) et une
tachycardie. La ligature enlevée la pression artérielle redevient normale et les battements
cardiaques ralentissent.
La pose de ligatures après le sinus carotidien entraine une augmentation de la pression
artérielle (hypertension) dans le sinus carotidien et une bradycardie. Les ligatures enlevées la
fréquence cardiaque redevient normale.
Au cours de la systole ventriculaire on note une augmentation de la fréquence des potentiels
d’actions sur le nerf de Héring.
a b
Détache
Pression artérielle sinusale
[Link]
Ligature de la carotide primitive
Ligature après le sinus carotidien
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Fréquence des potentiels d’action sur une fibre du nerf de Héring lors des
ligatures des carotides
Interprétation
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Expérience 2
Lors du début d’un exercice physique, la contraction des muscles chasse le sang dans
l’oreillette droite qui devient gorgée de sang. Il se produit ensuite une tachycardie.
Interprétation
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Notion de chémorécepteur
Lors de l’activité physique le sang a une concentration en élevée CO2, en métabolites acides
(acide lactique) et faible en O2. Les métabolites acides et la forte concentration en CO2 rend le sang
plus acide par une production de H+ grâce à la réaction suivante :
b- Réflexes extéroceptifs
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Toutes les personnes présentent une tachycardie et une hypertension lors d’une émotion
violente (peur, angoisse, colère…). En effet, le cortex cérébral agit sur l’hypothalamus, ce dernier
stimule le centre orthosympathique qui provoque une tachycardie.
Le centre orthosympathique stimule également par le nerf splanchnique la médullo-
surrénale qui sécrète de l’adrénaline et renforce ainsi la tachycardie.
Chez l’homme, une forte douleur peut entrainer un arrêt cardiaque (syncope).
Une forte pression des globes oculaires ou une immersion de la face dans de l’eau entraine une
bradycardie.
III-1-4-2. Facteurs physico-chimiques
Influence de la température
Une baisse de la température corporelle de quelques degrés entraîne une bradycardie et une
diminution de l’amplitude des contractions.
Influence des ions plasmatiques
- L’excès d’ions K+ dans le sang provoque une bradycardie et un arrêt cardiaque en diastole.
L’excès d’ions K+ déséquilibre le potentiel de repos des fibres myocardiques qui tend à
s’annuler, ce qui annule leur excitabilité.
- L’excès d’ions Ca2+ provoque une augmentation de l’amplitude des contractions, alors que la
fréquence cardiaque reste inchangée et un arrêt cardiaque en systole : effet systolisant.
- La diminution de la concentration des ions Na+ dans le liquide de perfusion d’un cœur fatigué
entraine une augmentation assez importante de l’amplitude des contractions.
III-2. La Régulation de la pression artérielle
La régulation de la pression artérielle est nerveuse et hormonale
III-2-1. Régulation nerveuse de la pression artérielle
Observations
Dans le sinus carotidien et la crosse aortique, se trouvent des barorécepteurs sensibles aux
variations de pression artérielle.
- Une augmentation de la tension artérielle (hypertension) provoque une bradycardie, et une
vasodilatation.
- La stimulation du nerf de Héring ou de Cyon provoque une bradycardie et une
vasodilatation suivies d’une baisse de la pression artérielle.
- Une baisse de la pression artérielle (hypotension) provoque une tachycardie, une
augmentation de la pression artérielle et une vasoconstriction.
- Une section des nerfs de Héring ou de Cyon provoque une tachycardie, une augmentation de
la pression artérielle et une vasoconstriction.
Interprétations
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Remarque 1: Dans cette régulation, la communication entre organes se fait par voie sanguine on
parle de régulation humorale (hormonale)
Action de l’ADH (anti diuretichormon)
Une chute de la volémie (suite à une hémorragie par exemple) entraine une diminution de la
stimulation des volorécepteurs des oreillettes et de l’hypothalamus. Ceci provoque la sécrétion d’ADH
au niveau de la posthypophyse. Cette hormone a pour cibles les cellules du tubule rénal où elle stimule
la sécrétion de l’eau par réabsortion vers le sang, d’où l’augmentation de la volémie et donc
l’augmentation de la pression artérielle (correction).
Les catécholamines
Ce sont la noradrénaline et l’adrénaline. L’adrénaline est produite par la médullo-
surrénale, à faible dose elle provoque une vasodilatation (baisse de la pression artérielle) et à forte
dose une vasoconstriction (hausse de la pression artérielle). La noradrénaline entraine toujours une
hausse de la pression artérielle en provoquant une vasoconstrictrice.
Ces deux dernières formes faisant intervenir le système nerveux combiné au système hormonal
Remarque 2 : sont qualifiées de régulation neuro-hormonale.
Introduction :
Schéma de synthèse
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Les maladies cardio-vasculaires sont responsables de la moitié des décès dans les pays développés, ce
sont : artériosclérose et l’hypertension.
I. L’ARTERIOSCLEROSE
Encore appelée athérosclérose, l’artériosclérose est due à un dépôt de lipides (cholestérol) et
la prolifération de tissus fibreux formant des plaques d’athéromes dans la paroi interne des artères.
L’épaississement et le durcissement qui s’en suit, provoquent l’altération de ces parois, c’est
l’athérosclérose.
I-1-3. Anévrisme
C’est une dilatation anormale de la paroi d'une artère créant une cavité ou une hernie remplie
de sang. Ce qui peut entrainer une destruction de la paroi suivie d’une hémorragie interne.
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I-2. Causes
Les causes exactes ne sont pas connues, on ne parle que de facteurs de risque qui sont :
l’hypertension artérielle, le taux élevé de cholestérol dans le sang, la consommation de tabac, le
diabète, la sédentarité excessive, l’hérédité, l’âge (l’artériosclérose est absente jusqu’à 20 ans), le
sexe (les hommes ont 10 à 15 ans d’avance sur les femmes pour l’apparition de l’artériosclérose).
II-1. Définition
L’hypertension artérielle est la pression artérielle élevée au-dessus des valeurs normales. Une
personne de moins de 40 ans a une hypertension si sa pression artérielle maximale est supérieure ou
égale à 16 et la pression minimale supérieure ou égale à 10. L'hypertension est dite primaire ou
essentielle si aucune cause spécifique ne la provoque, secondaire si elle est la conséquence d'une
autre maladie.
II-2. Causes
Des facteurs génétiques et environnementaux sont à l'origine de l'hypertension primaire
qui représente 90% des cas d’hypertension avec une plus grande fréquence chez les personnes
présentant une surcharge pondérale, consommant beaucoup de sel, peu d'aliments riches en potassium
ou beaucoup d'alcool et chez les personnes sédentaires ou soumises à un stress psychologique.
L'hypertension secondaire représente 10% des cas d’hypertension. Elle peut être causée par
une maladie rénale, la prise de pilules contraceptives ou des troubles hormonaux.
NB : Un sujet dont la tension maximale est de 14 lorsqu’il est en activité peut avoir une tension de 7 à
8 pendant son sommeil.
II-3. Traitement
Quand on ne connait pas la cause de l’hypertension, on utilise des médicaments qui font
baisser directement la tension. Ce traitement est accompagné d’un régime alimentaire pauvre en sel, en
calories, en alcool et en graisses saturées, mais riche en potassium.
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Résultats
Les résultats sont recueillis dans le tableau ci-dessous.
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hépatique sus-hépatique
Après un jeûne de 0,8 1
quelques heures
Après un repas 2,5 1
Analyse
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Interprétation
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Conclusion
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IV. LE PANCREAS
IV-1. Structure du pancréas
L’observation microscopique d’une coupe de pancréas montre :
- Des acini : chaque acinus est constitué d’une couche de cellules exocrines assurant la
production du suc pancréatique (riche en enzymes digestives) et relié à un canal collecteur.
- Les îlots de Langerhans : très vascularisés, sont constitués de groupes de petites cellules,
parmi lesquelles on a les cellules (alpha) et les cellules (bêta).
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Interprétation
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Expérience 3
Des anticorps anti-insuline de couleur verte et anti-glucagon de couleur rouge sont appliqués
sur une coupe fine de pancréas. On constate que les cellules β sont en vert et les cellules α sont
colorées en rouge.
Acinus
Cellule β
Cellule α
Interprétation
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V. Mécanismes de régulation de la glycémie
La régulation de la glycémie se fait sur le plan hormonal et nerveux.
V-1. Mécanismes de la régulation hormonale de la glycémie
Expérience
Sur un chien, on réalise des injections d’insuline et de glucagon radioactifs. Quelques minutes
après on mesure la radioactivité sur certaines cellules. Les résultats sont recueillis dans ce tableau.
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Analyse et interprétation
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V-1-1. Cas d’une hyperglycémie
Lorsque la glycémie est élevée, les cellules β sont stimulés et sécrètent de l’insuline qui :
- stimule le stockage du glucose dans le foie et les cellules musculaires sous forme de
glycogène, c’est la glycogénogenèse.
- Stimule la transformation du glucose en lipide par les cellules adipeuses, c’est la lipogenèse.
- stimule l’absorption et l’utilisation du glucose par les autres cellules sauf les cellules
nerveuses.
Cependant dans certains cas l’hyperglycémie persiste, c’est le diabète, qui est dû à :
- Une production d’insuline faible ou nulle, car les cellules β sont détruites, c’est le diabète
insulinodépendant ou de type I,
- Une insensibilité ou un déficit de récepteurs de l’insuline sur les cellules cibles de l’insuline,
c’est le diabète non insulinodépendant ou de type II qui est héréditaire.
Le diabète se manifeste par :
o une polyurie : abondance et fréquence des urines,
o une glycosurie : urines sucrées,
o une grande soif : due à la perte d’eau à cause de la polyurie,
o un amaigrissement progressif : car le glucose n’étant plus utilisé, ce sont les lipides et
les protéines qui sont utilisés comme source d’énergie, ce qui fait maigrir.
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Lorsque la glycémie est faible, les cellules α sont stimulées et sécrètent du glucagon, qui stimule la
production de glucose par les cellules hépatiques par glycogénogenèse et par néoglucogenèse ou
gluconéogenèse (production de glucose par dégradation des protéines et des lipides), tout en bloquant
sont utilisation par les cellules utilisatrices.
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Les messages partant de l’hypothalamus, à la suite de la stimulation des glucorécepteurs (par baisse
brutale de la glycémie) ou du centre adrénalinosécréteur bulbaire, passent par la moelle épinière puis
les nerfs orthosympathiques. Ces messages nerveux agissent à différents niveaux :
- La médullosurrénale : dont l’excitation entraîne une sécrétion d’adrénaline qui provoque au
niveau des cellules hépatiques une glycogénolyse et néoglucogenèse. Ce qui augmente la
glycémie.
- Le pancréas : en excitant les cellules α qui sécrètent du glucagon qui agit au niveau :
o du foie : en déclenchant la glycogénolyse et la certaines néoglucogenèse.
o les cellules adipeuses : en entraînant une hydrolyse des lipides (lipolyse) comme
source d’énergie.
o les cellules utilisatrices du glucose : en bloquant l’utilisation du glucose.
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THEME 5 : L’IMMUNOLOGIE
Leçons 8: L'IMMUNOLOGIE
INTRODUCTION :
L’organisme évolue dans un milieu peuplé par une infinité de corps étrangers inertes ou vivants
susceptibles de l’envahir et de le déséquilibrer. Pour préserver son intégrité et la rétablir quand elle est
perturbée, l’organisme développe un ensemble de réactions de défense qui constituent la réponse
immunitaire.
I. LE SYSTEME IMMUNITAIRE
Il est constitué de molécules, de cellules et d’organes qui assurent l’intégrité de l’organisme.
Le « non soi »
Le « non soi » est l’ensemble des micro-organismes ou molécules étrangères à l’organisme, ce
sont les antigènes. Lorsqu’ils pénètrent dans l’organisme, ils déclenchent des réactions immunitaires.
Ces antigènes sont :
-des agents infectieux : virus, bactéries, protozoaires, champignons etc.,
-des greffes de tissus ou d’organes (cas d’allogreffes c'est-à-dire des greffes entre des
individus de même espèce),
-des cellules du « soi » mortes, altérées, vieilles, cancéreuses ou anormales reconnues comme
du « non soi » et détruites par le système immunitaire.
NB : Ils existent trois types d’antigènes : les antigènes particulaires (microbes, virus….), les antigènes
solubles (les toxines qui sont des substances) et les allergènes (responsables d’allergie).
Le « soi »
Le « soi » est l’ensemble des organes, tissus, cellules et molécules issus de l’expression
génétique de l’individu. Chaque être vivant a des molécules sur les membranes cellulaires ou le
plasma qui constituent des marqueurs biologiques de son identité, ce sont les « cartes d’identité » de
l’individu. Les marqueurs les plus connus sont :
le système ABO (les agglutinogènes) et les facteurs rhésus portés par les hématies,
le système CMH (complexe majeur d’histocompatibilité) encore appelé système HLA (human
leukocyte antigens) qui sont regroupés en deux classes :
o les HLA de classe I présents sur les membranes de toutes les cellules nucléées,
o les HLA de classe II présents sur les membranes de certains leucocytes (macrophages
te lymphocytes).
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Les HLA du
« soi »
ADN
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Circulation lymphatique
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Réactions inflammatoires
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La phagocytose
Elle est assurées par les phagocytes qui, attirés par chimiotactisme, traversent la paroi des
capillaires par diapédèse pour se retrouver dans la zone envahie. La phagocytose se produit ensuite
par une adhésion à l’antigène (bactéries ici), le macrophage se déforme pour piéger la bactérie dans
une vésicule (la phagosome) et les lysosomes produits par l’appareil de Golgi déversent dans le
phagosome leurs enzymes hydrolytiques pour digérer l’antigène. Lors de cette digestion, il peut se
produire :
- soit une destruction des bactéries et libération des débris par exocytose, d’où une guérison
rapide.
- soit une résistance des bactéries qui peuvent se multiplier ultérieurement d’où un état
stationnaire de l’infection.
- soit le phagocyte est tué et déverse dans le sang les bactéries qui se sont multipliées, il se
forme ensuite du pu signe de la mort du phagocyte. C’est l’infection généralisée.
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Activation du complément
Anticorps avec la formation de C9
Antigène
Complexe-immune
Entrée
d’eau
Polymère de C9
En se fixant sur un antigène, le complément peut faciliter sa reconnaissance par les phagocytes
et la phagocytose de l’ensemble antigène complément, c’est l’opsonisation.
Les lysozymes
Ils sont produits dans différentes sécrétions (larmes, salives, mucus nasal et vaginal…) et
hydrolysent les parois de certaines bactéries moins virulentes.
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Interprétation
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Expérience 2
Les éléments responsables de cette immunité se trouvent dans le sérum du lapin. Pour les
identifier une électrophorèse du sérum a été effectuée avant et après injection d’anatoxine.
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Résultats
Parmi les anticorps, nous avons l’immunoglobuline (IgG : Immunoglobuline Gamma) dont la
structure présente une zone variable (en fonction des types d’anticorps) où se fixe l’antigène appelée le
paratope et une zone constante.
NB : Chez l’homme on a 5 classes d’immunoglobulines : IgG, IgM, IgA, les IgE et les IgD
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Conclusion
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Résultats
Après des heures de culture, on constate que :
- Les fibroblastes infestés de la souris B meurent,
- Les fibroblastes de la souris D infestés par le virus de la vaccine ne meurent pas, ainsi que les
fibroblastes de la souris C saine.
Interprétation
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NB : Outre les LTc, il existe d’autres cellules tueuses capables de lyse cellulaire, ce sont cellules K
(Killer) et les cellules NK (Naturel Killer)
Au cours de cette phase certains LB peuvent reconnaître directement à travers leur récepteur,
les antigènes (bactéries, virus ou toxine) et s’y fixent.
L’IL2 sécrété par les LTa sécréteurs, stimule la division successive par mitose des LB fixés
au CPA, pour donner plusieurs clones LB. Certains LB vont se différencier en plasmocytes et
d’autres en LB mémoire.
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Phase effectrice
Les plasmocytes sécrètent des anticorps spécifiques à l’antigène, qui vont s’y fixer pour former des
complexe-immunes. Il s’en suit une phagocytose par des complexe-immunes appelée opsonisation.
NB : On peut en déduire qu’il existe une coopération entre les lymphocytes LT et LB, car les LTa
interviennent dans la multiplication et la différenciation des LT8 et des LB.
IL2
IL2
LT4 m
LT8 m
LB m
RIMC
RIMH
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(année)
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Phase symptomatique
Elle est caractérisée par une forte destruction des LT4 (ou des CD4) suite à la prolifération du
VIH. Ce qui entraine une baisse significative de la production d’anticorps. Le système
immunitaire est affaibli et ne peut lutter efficacement contre des infections courantes. L’individu
est atteint du SIDA lorsqu'il a déclaré une maladie opportuniste (pneumonies, tuberculose, cancer
du tissu conjonctif, méningites…)
III-4. Prévention du SIDA
Il n’y a toujours pas de vaccin ou de médicaments contre le sida, le seul moyen de l’éviter c’est la
prévention avec l’abstinence, les préservatifs et la fidélité. Cependant, ils existent pour les personnes
atteintes des antirétroviraux qui bloquent le développement du VIH pendant un certain temps.
IV. LES AIDES A LA REPONSE IMMUNITAIRE
IV-1. La vaccination ou la prévention
Expériences et résultats
Pasteur réalise sur quatre lots de poules de 20 des injections de bactéries du choléra :
- Lot 1 : il injection la bactérie virulente et toutes les poules meurent.
- Lot 2 : il injecte la bactérie dont la virulence est atténuée à l’étuve (37°C pendant plusieurs
jours), aucune ne meurt, quelques jours après il injecte leur injecte le microbe virulent, 1/3
tombe malade, mais ne meurt pas.
- Le lot 3 : il injecte le microbe atténué, une semaine après il fait une 2nde injection du microbe
atténué. Toutes les poules survivent et il n’y a aucune qui tombe malade.
Interprétation
- Lot1 :……………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
- Lot2 :……………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………….
- Lot3:……………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………….................................
Conclusion :…………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
IV-2. La sérothérapie
Elle consiste à apporter à un organisme malade des anticorps (spécifiques à l’antigène responsable de
cette maladie) synthétisés chez un animal ou une personne. Mais il y a un risque de contamination de
virus.
IV-3. La chimiothérapie
Elle consiste à utiliser des substances chimiques (naturelles ou synthétisée au laboratoire) dans des
médicaments pour soit :
- attaquer directement l’antigène et le détruire,
- stimuler la production de lymphocytes spécifiques ou inhiber cette production.
NB : La vaccination est active, retardée, durable et spécifique, alors que la sérothérapie et la
chimiothérapie sont passives, immédiates, passagères et spécifiques.
CONCLUSION
Les systèmes immunitaires se complètent, mais présentent des limites contre certains antigènes dont le
VIH. Il peut tolérer certains antigènes par la production d’anticorps IgE par les plasmocytes, ce qui
provoque des réactions d’allergie. Le système immunitaire peut être également complètement déréglé
en produisant des anticorps contre le « soi » qu’ils attaquent et détruisent. Cependant, il peut être aidé
à travers la vaccination, la sérothérapie et la chimiothérapie.
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INTRODCUTION
Les mammifères ont des appareils génitaux différenciés en fonction du sexe. Ainsi nous avons : les
appareils génitaux mâle et femelle.
I- ORGANISATION DE L’APPAREIL GENITAL DE LA SOURIS
I-1. Organisation de l’appareil génital de la souris mâle
12
1212
11
10
1
2
9 3
4
5
6
7
8
Document 1 :
I-2. Organisation de l’appareil génital de la souris femelle
10
9
1
2
8
7 4
6 5
Document 2
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2
C. déférent
3
10
11
13
12
Document 3 :
8 1
Document 4 :
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8
9
10
11
Document 5 :
Document 6 :
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I. NOTION DE GAMETES
Un gamète est une cellule reproductrice capable de fusionner avec une autre cellule reproductrice du
type complémentaire, pour donner un être vivant. Ce sont chez l’homme les spermatozoïdes et les
ovules.
II. Structure et caractéristiques des gamètes
Les spermatozoïdes sont formés d’une tête aplatie contenant un noyau, coiffée d’un « sac » contenant
des enzymes, l’acrosome, d’une pièce intermédiaire riche en mitochondries (productrices d’énergie
pour la locomotion) et d’un long flagelle servant à la locomotion du spermatozoïde.
Document 1 :
L’ovule humain est entouré de cellules folliculaires, d’une zone pellucide, d’une membrane
plasmique délimitant un cytoplasme dans lequel se trouvent des granules corticaux proches à la
membrane et un noyau en division bloqué en métaphase II. Il présente le premier globule polaire
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Document 2 :
III-1. Spermatogenèse
III-1-1. Structure macroscopique et microscopique du testicule
a- Structure macroscopique
Sur le plan macroscopique le testicule est constitué :
- De lobes testiculaires séparés par des cloisons interlobulaires dans lesquels se trouvent des
tubes séminifères qui s’unissent à leur extrémité pour donner le tube droit, la rencontre de
ces tubes droits forme le réseau de Haller.
- D’un épididyme contenant le canal de l’épididyme relié au réseau de Haller et qui est
prolongé par le canal déférent.
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Document 2 :
b- Structure microscopique du testicule
L’observation microscopique du testicule montre :
- Un tissu conjonctif délimitant les tubes séminifères (dont la lumière est absente avant la
puberté), dans lesquels se trouvent des cellules de la lignée germinale et des cellules de
Sertoli (rôle nutritif des cellules sexuelles) ;
- Des cellules de Leydig ou cellules interstitielles et des vaisseaux sanguins situés entre les
tubes séminifères.
Les cellules de la lignée germinales sont successivement de la périphérie vers la lumière : les
spermatogonies (cellules souches), les spermatocytes I, les spermatocytes II, les spermatides et les
spermatozoïdes.
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Maturation
Elle correspond à la méiose qui se fait en 2 étapes :
- Une 1ère division réductionnelle des spermatocytes I (2n) donnant deux spermatocytes II (n).
- Une 2ème division équationnelle de chaque spermatocyte II donnant 4 spermatides (n).
Différenciation
Chaque spermatide se transforme pour donner un spermatozoïde, c’est la spermiogenèse.
Au cours de la spermiogenèse on note :
- Le cytoplasme s’étire et le centriole distal élabore un flagelle ;
- Des vésicules golgiens s’associent pour donner l’acrosome ;
- La chromatine se condense et le noyau diminue de volume ;
- Les mitochondries se regroupent à la base du flagelle pour donner la pièce intermédiaire ;
- La perte d’une partie du cytoplasme et de l’appareil de Golgi.
Document 3 :
IV-2. Ovogenèse
IV-2-1. Structure macroscopique et microscopique de l’ovaire
De l’extérieur vers l’intérieur, l’ovaire présente un épithélium de revêtement, une zone corticale où
se développent des follicules et le corps jaune et une zone médullaire riche en vaisseaux sanguins et
en nerfs.
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Document 4 :
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…………..………………………………………………………………………………………………
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……………………..……………………………………………………………………………………
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Résultats de la méiose
Chez l’homme à partir d’un spermatocyte I, on obtient 4 spermatides.
Chez la femme à partir d’un ovocyte I, on obtient un ovotide et deux globules polaires qui sont
généralement phagocytés par l’ovotide.
Brassage inter-chromosomique
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Leçon 11 : LA FOLLICULOGENESE
Introduction
La folliculogenèse est le processus de formation des follicules dans lesquels se déroule la
gamétogenèse. Elle se produit dans l’ovaire très tôt durant la vie embryonnaire à partir des
follicules primordiaux et aboutit après la libération du gamète femelle à la formation du corps
jaune dont le devenir dépend de la fécondation ou non du gamète.
I. De la vie embryonnaire à la puberté
Pendant la vie embryonnaire, les ovocytes 1 en prophase 1 issus de l’accroissement des ovogonies,
s’entourent de quelques cellules folliculaires pour former les follicules primordiaux. Un grand nombre
de ces follicules dégénère, c’est l’atrésie folliculaire et à la naissance la fille contient un stock de
follicules primordiaux présentant chacun un ovocyte 1 en prophase 1. Arrive ensuite un long temps de
repos jusqu’à la puberté.
II. De la puberté à la ménopause
Au cours de chaque cycle, un certain nombre de follicules primordiaux s’engage dans un
processus de maturation, mais un seul atteint généralement le stade ultime de maturité. Cette
évolution se fait en même temps que la gamétogenèse.
Document 1 :
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Document2 :
II-2. Follicule mûr de De Graaf et corps jaune
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Au cours de chaque cycle, un des follicules tertiaires ou cavitaires voit le nombre de ses cellules
folliculaires augmenter et son antrum se remplir de plus en plus de liquide folliculaire. Le follicule
cavitaire augmente ainsi considérablement de taille, en passant d’environ 4 mm à 20 mm de diamètre
en 2 semaines, pour donner ainsi le follicule mûr de De Graaf.
Vers le 14e jour du cycle, la pression exercée par le liquide folliculaire provoque la rupture des parois
de l’ovaire et du follicule mûr et l’expulsion du gamète (ovocyte 2 bloqué en métaphase 2), c’est
l’ovulation. 48 heures avant l’ovulation, l’ovocyte 1 en prophase 1, repend la méiose pour donner un
ovocyte 2 en métaphase 2 et un globule polaire le tout entouré d’une couronne de cellules folliculaires,
le cumulus oophorus.
Après l’ovulation, la formation du corps jaune se fait à partir du reste du follicule dont les cellules
folliculaires se chargent d’un pigment jaune appelé lutéine et deviennent des cellules lutéales. S’il y a
fécondation il reste et se développe (pendant 3 à 4 mois), il est appelé alors corps jaune gravidique ou
gestatif. S’il n’y a pas fécondation il dégénère en laissant une cicatrice.
Document 3 :
Conclusion
La gamétogenèse chez la femme s’accompagne d’une folliculogenèse. Le développement des
follicules débute avant la naissance et se déroule avec plusieurs interruptions, jusqu’à la
ménopause. Le stade ultime de l’évolution d’un follicule est l’obtention d’un corps jaune dont
le devenir dépend de la fécondation ou non du gamète.
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Leçon 12 : LA FECONDATION
I. Notion de fécondation
1. Les étapes de la fécondation
a) La migration des gamètes
a1. L’attente du gamète femelle :
Lors de l’ovulation, la masse visqueuse contenant l’ovocyte est recueillie par le pavillon de la trompe,
entonnoir souple, tapissé de cils vibratiles. Poussé par les mouvements des cils et les contractions
péristaltiques, le gamète est transporté rapidement jusqu’à l’ampoule..............................................
.....................................................................................................................................................
a2. La longue marche des spermatozoïdes
Lors de l’éjaculation, 300 millions de spermatozoïdes sont déposés dans le vagin de la femme. Leur
mobilité permet aux spermatozoïdes de s’engager dans la glaire cervicale, mucus fluide à mailles
lâches laissant passer les spermatozoïdes en sélectionnant les plus mobiles. C’est également au cours
de ce passage que les spermatozoïdes sont lavés et débarrassés du liquide séminal et sont éliminés les
spermatozoïdes anormaux ou immobiles.
Moins de 1% des spermatozoïdes réussissent à traverser la glaire cervicale. Les spermatozoïdes
rescapés arrivent dans la cavité utérine et s’engagent dans les trompes. Leur ascension est favorisée
par les contractions de l’utérus et des trompes.
Au cours de ce parcours, l’enveloppe protéique revêtue lors du transit dans l’épididyme est éliminée
lentement, rendant le spermatozoïde fécondant :................................... Elle se réalise au contact des
secrétions des voies génitales femelles, au voisinage de l’ovocyte.
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Document 1 :
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Troubles de la réceptivité du sperme : si la glaire cervicale est absente ou infectée, l’ascension des
spermatozoïdes se fait mal. Dans d’autres cas, la glaire est apparemment, pour des raisons
immunologiques, hostiles aux gamètes du conjoint.
b) Organes mâles
Obstruction du spermiducte : qui peut être congénitale ou acquise, entrainant l’absence de
spermatozoïdes dans le sperme ou ...................................
La production insuffisante de spermatozoïdes ou ..........................
Un pénis mal fonctionnel (non érectile)
Expérience 2
On remplace la goutte d’eau (1) par une goutte d’eau de mer ayant contenu des ovules(3), les ovules
ont été enlevés par filtration.
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Cahier d’activités de l’élève S.V.T TL2 2013/2014
Résultat et interprétation
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……………………………………………………………………………………………………………
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Document 2 :
c) La monospermie
Parmi les milliers de spermatozoïdes qui entourent l’ovule, un seul au hasard, va pénétrer et féconder
l’ovule, les autres vont dégénérer car ne pouvant pénétrer à cause de la membrane de fécondation.
Cette règle absolue dans le monde vivant est la monospermie.
e) Formule chromosomique
Si les gamètes disposent d’un nombre anormal de chromosomes (moins de 23 chromosomes), même si
la fécondation a lieu, l’œuf ne se développe pas généralement. C’est une des causes des avortements
inaperçus.
Remarque :
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……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………….
3. Problèmes hormonaux
Une insuffisance hormonale d’origine ovarienne ou hypothalamo-hypophysaire peut entrainer chez la
femme des anomalies de l’ovulation.
De même chez l’homme, les troubles hormonaux hypothalamo-hypophysaires et testiculaires agissent
sur la production de spermatozoïdes.
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Cahier d’activités de l’élève S.V.T TL2 2013/2014
I. Chez la femme
Expériences et observations
L’ovariectomie chez une fille impubère entraîne l’absence du développement des organes génitaux et
les caractères sexuels secondaires n’apparaissent pas : pas de développement des seins, voix aiguë,
membres de grande taille, ...
Si l’ovariectomie est faite après la puberté, elle entraine l’arrêt des règles, la stérilité, la régression des
voies génitales et des glandes mammaires.
Les expériences de greffe d’ovaire sous la peau et d’injections d’extraits ovariens faites chez des
souris ovariectomisées ont entraîné l’apparition de l’œstrus ou rut qui est un caractère sexuel
secondaire chez l’animal.
Interprétation :
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a) Le cycle ovarien
Il comporte deux phases séparées par l’ovulation
o La phase folliculaire
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o L’ovulation
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La première division de méiose qui était bloquée en prophase I depuis la vie embryonnaire reprend dés
que l’ovocyte, séparé de la granulosa, est libre dans la cavité folliculaire, c’est un ovocyte II en
métaphase II qui est libéré.
o La phase lutéinique
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Remarque
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Interprétation
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La progestérone
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L’œstradiol :
o est responsable des modifications utérines au cours de la phase folliculaire ;
o favorise les contractions rythmiques de l’utérus, facilitant la remontée des spermatozoïdes dans les
voies génitales ;
o est responsable, par son premier pic, de la sécrétion de la glaire cervicale par le col de l’utérus,
facilitant ainsi la remontée des spermatozoïdes dans les voies génitales et leur protection ;
o est responsable de l’apparition de l’œstrus chez les animaux ;
o est responsable de l’apparition des caractères de la féminité.
……………………………………………………………………………………………………………
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La progestérone :
o accentue les modifications utérines dues à l’œstradiol ;
o inhibe les contractions utérines et prépare ainsi l’utérus la nidation.
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d) Le cycle vaginal
Les modifications sont très discrètes chez la femme, par contre elles sont très marquées chez les
rongeurs : développement de l’épithélium vaginal qui sécrète un mucus riche en leucocytes. La glaire
cervicale sécrétée par le col est abondante et beaucoup plus lâche durant la période ovulatoire mais
dense et presque imperméable aux spermatozoïdes pendant le reste du cycle.
Remarque : A 40 ans chez la femme, les cycles deviennent irréguliers (longs, courts). La
ménopause, qui se traduit par un arrêt des règles, intervient entre 45-55 ans à cause de l’épuisement
du stock des follicules primordiaux.
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Interprétation
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On distingue trois gonadostimulines :
La FSH : follicular stimulating hormone ;
La LH : luteinising hormone ;
La LTH : luteotrophic hormone, ou prolactine.
b) Variation du taux des hormones hypophysaires, leurs rôles
En faisant un parallélisme entre l’évolution des hormones et celles des follicules, on peut en déduire
le rôle des hormones hypophysaires.
A l’ovulation,
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A la phase folliculaire,
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A la phase lutéinique,
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2) Par l’hormone de l’hypothalamus
Expérience
La stimulation de certaines zones de l’hypothalamus chez la lapine entraîne la production de LH et
l’ovulation. La greffe de l’hypophyse à des animaux hypophysectomisés ne donne le résultat que si la
greffe est implantée près de l’hypothalamus et vascularisée.
Interprétation
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…………………………………………………………………………………………………………..
3) Contrôle de l’activité hypothalamo-hypophysaire
a) Par les hormones ovariennes circulantes
Expérience
L’ablation des ovaires entraîne une augmentation des gonadostimulines, on obtient le même résultat
quand l’ovaire ne fonctionne plus comme pendant la ménopause.
Interprétation
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……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
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……………………………………………………………………………………………………………
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b) Par des stimuli externes
Quelques observations
La lumière semble jouer un rôle dans l’apparition de la saison de reproduction chez les
mammifères sauvages et les oiseaux. Exemple des canards sauvages.
Les variations de la date d’apparition des règles sont fréquentes chez les femmes à la suite de choc
émotionnel, changement de climat, maladies infectieuses…
L’accouplement (stimulus tactile) provoque l’ovulation chez certaines espèces (lapine, chatte).
Interprétation
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……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
………...........................................................................................................................................................................
C. Chez le mâle
1) La fonction exocrine des testicules
Les testicules produisent des spermatozoïdes qui transitent par le canal déférent.
Les glandes annexes (vésicules séminales, glandes de cowper et prostate) sécrètent des produits dont
l’ensemble constitue le liquide séminal qui assure le transport et la nutrition des spermatozoïdes.
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Interprétation
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Expérience 2
La section des vaisseaux sanguins reliant l’hypothalamus à l’hypophyse réduit l’activité des testicules.
Interprétation
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Expérience 3
La testostérone introduite en petite quantité dans l’hypothalamus provoque une atrophie testiculaire,
mais ce dépôt effectué sur l’hypophyse est sans action.
Interprétation
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Ovaire
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Testicule
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Introduction
Les mammifères sont des êtres vivants vivipares. Alors, l’œuf résultant de la fécondation se développe
intégralement à l’intérieur de l’utérus maternel. Chez l’espèce humaine, la fécondation est suivie d’une
gestation qui dure neuf mois. L’accouchement met fin à cette gestation ; l’enfant, devenu autonome,
est nourri au lait maternel, ce qui nécessite une lactation efficace et bien entretenue.
Document 1:
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Document 2:
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Les deux premiers mois correspondent à la période embryonnaire au cours de laquelle se mettent en
place les principaux organes et systèmes. Vers le 28e jour, les premiers battements cardiaques se
manifestent tandis que la région encéphalique et les ébauches des membres apparaissent vers la
quatrième semaine. ………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
Durant la période fœtale, tous les organes sont individualisés avec des mouvements de plus en plus
marqués. Le cerveau se développe et les réflexes apparaissent.
A partir de la 24ème semaine de grossesse, le fœtus est viable. La période terminale de la grossesse est
une période de croissance, menant le fœtus à terme (doc. 3).
Document 3:
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C- Le placenta
Le placenta est un organe qui assure les relations entre la mère et l’enfant.
1. Formation du placenta
Lorsque l’embryon pénètre dans l’endomètre, la partie du trophoblaste dirigée vers la cavité utérine
s’atrophie et forme le chorion, alors que celle tournée vers la paroi utérine prolifère et se ramifie dans
la muqueuse en se creusant de lacunes. Puis ces lacunes confluent en une chambre unique :
…………………………………………… qui se remplit de sang maternel provenant des vaisseaux
utérins érodés par le trophoblaste. Ensuite de nombreuses villosités d’origine embryonnaire se
ramifient et baignent dans le sang maternel de la chambre placentaire.
Des vaisseaux sanguins se développent dans les villosités et se raccordent au système circulatoire du
fœtus par les deux artères et la veine du cordon ombilical.
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………(doc.4).
Document 4
2. Rôles du placenta
a) Lieu d’échange
Le rôle premier du placenta est d’assurer la fixation et la nutrition du fœtus. Il est le siège d’importants
échanges à travers un réseau de capillaires dont la surface est évaluée à plus 10 m2. Le sang fœtal va
puiser dans le sang maternel de la chambre placentaire l’eau, les sels minéraux, les vitamines, le
glucose, les acides aminés, les acides gras indispensables à la croissance du fœtus, ainsi que l’oxygène
nécessaire à sa respiration. Il va y rejeter le CO2 respiratoire et les déchets (urée) de son métabolisme.
……………………………………………………………………………………………………………
Par ailleurs, si perfectionnée soit elle, la barrière placentaire laisse traverser certaines protéines
maternelles (anticorps) qui protègent le nouveau-né contre les infections microbiennes. Par contre, il
arrête la plupart des microbes et médicaments ; toutefois, il laisse passer presque tous les virus et
certaines substances qui peuvent perturber la grossesse (drogues) doc. 5.
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Document 5:
b) Lieu de synthèse d’hormones
Le placenta, par son trophoblaste, est le lieu de synthèse de substances qui assurent sa propre
croissance, mais également de plusieurs hormones jouant un rôle essentiel dans le bon déroulement de
la grossesse.
En effet, le placenta réalise la sécrétion très précoce de l’hormone gonadotrophine chorionique (HCG)
décelable dès le 12ème jour de la fécondation.
Ensuite, l’hormone placentaire lactogène qui favorise en particulier la maturation des glandes
mammaires.
Enfin, il participe à une production progressive et considérable d’œstrogènes et de progestérone.
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Le placenta va prendre ainsi le relais du corps jaune (doc. 6).
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Document 6:
II. L’accouchement
Bloquées pendant toute la durée de la gestation par le taux de progestérone sanguine, les contractions
du myomètre reprennent durant l’accouchement et seront à l’origine de l’expulsion de l’enfant puis du
placenta (la délivrance).
Cette reprise de l’activité du muscle utérin vers la fin du 6ème mois est le résultat d’un déséquilibre
hormonal qui met fin à la période de gestation. En effet, sous l’action de l’ACTH hypophysaire
(Adreno CorticoTropic Hormone), les glandes corticosurrénales du fœtus augmentent nettement leurs
sécrétions. Le cortisol sécrété modifie l’activité endocrine du placenta qui diminue sa sécrétion de
progestérone, ce qui libère le muscle utérin et sa sécrétion d’œstrogène augmente.
Une fois déclenchée, l’activité contractile du muscle utérin est exagérée par deux mécanismes
principaux :
l’ocytocine secrétée par la post-hypophyse sous l’action de l’augmentation des œstrogènes
placentaires et d’un influx nerveux d’origine utérine.
La prostaglandine (principal facteur responsable de la contraction utérine) secrétée par
l’utérus gravidide lui-même, est le principal facteur responsible de l’exagération de la
contractilité du muscle utérin.
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Ces contractions de plus en plus amplifiées provoquent la dilatation du col de l’utérus ; ce qui entraîne
la rupture de la membrane amniotique (rupture de la poche des eaux). Ensuite, il y a expulsion du
foetus suivie de la séparation totale du placenta de la paroi uterine (la deliverance)
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anté-hypophyse post-hypophyse
maternelle maternelle
+ oestrogène
- progestérone
placenta
Document 7b:
Document 7a:
A- La montée laiteuse
Jusqu’à la naissance, le taux de progestérone sanguine bloque la sécrétion de la prolactine
hypophysaire et par conséquent la production lactée. A la naissance, la chute du taux de progestérone
et le pic d’œstrogènes déclenchent une sécrétion de prolactine qui provoque la sécrétion de lait qui
s’accumule dans la lumière des acini :…………………………………………
Le lait sécrété les premiers jours qui suivent l’accouchement est particulièrement riche en protéines :
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B- L’entretien de la lactation
La suppression d’une tétée entraîne une réduction de la production de lait, …………………………….
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En fait, la succion stimule mécaniquement les récepteurs sensoriels des mamelons qui traduisent cette
stimulation en message nerveux. Ce dernier arrive au niveau de l’hypothalamus : ……………………..
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Il inhibe, d’une part, les neurones hypothalamiques qui freinent la production de la prolactine par
l’anté-hypophyse et, d’autre part, excite les neurones producteurs de l’ocytocine au niveau de la post-
hypophyse.
En conséquence, l’anté-hypophyse sécrète davantage de prolactine et la post-hypophyse libère de
l’ocytocine (doc. 8).
Ces deux hormones cheminent par voie sanguine et arrivent au niveau des mamelons :
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Remarque
La sécrétion d’ocytocine est sensible à bien d’autres influences: la vue de l’enfant et ses cris peuvent
stimuler la décharge de lait, l’angoisse au contraire peut la bloquer.
Document 8:
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Introduction
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4) La pilule du lendemain
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Elle est constituée de fortes doses d’œstrogènes et prise, pendant 5 jours, moins de 72 heures après un
rapport sexuel supposé fécondant. Elle exerce une action anti-nidatoire.
Remarque
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Figure : ……………………………………………………………………………………………
Conclusion
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L’ensemble des gènes détenus par un organisme constitue son génotype. Les caractères apparents et
visibles constituent le phénotype (manifestation extérieure et visible du génotype).
C. Notion de race pure et d’hybride:
On appelle race pure ou lignée pure pour un caractère, un groupe d’individus n’ayant et ne
transmettant que le même allèle de ce caractère. Lors de la fécondation, le zygote reçoit n
chromosomes paternels et n chromosomes maternels rangés par paires de chromosomes homologues.
- Lorsque le zygote reçoit le même allèle d’un gène sur chaque chromosome homologue, on dit
qu’il est de race pure ou homozygote pour ce gène considérés (cf figure a ci-dessous).
- Lorsqu’il reçoit deux allèles différents sur le même locus du gène, on dit qu’il est hybride ou
hétérozygote pour ce gène (cf figure b ci-dessous).
Remarque: Chez l’hybride, l’allèle qui s’exprime en phénotype est dit dominant sur l’autre masqué
dit récessif. Lorsque l’individu présente un phénotype intermédiaire pour ce gène, on dit qu’il y a
absence de dominance ou co-dominance (les allèles sont co-dominants).
Conventions d’écriture : Génotype et phénotype s’écrivent avec les lettres initiales des allèles, le
dominant en majuscule et le récessif en minuscule.
Le phénotype s’écrit avec le ou les allèles qui s’expriment, entre crochets. Le génotype s’écrit avec les
deux allèles (paternel et maternel) soit l’un au-dessus, l’autre en-dessous, soit tous les deux sur la
même ligne.
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Résolution :
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III-1-2. Les groupes sanguins
III-1-2-1. Le système A B O
Les hématies présentent sur leur membrane des antigènes ou agglutinogènes et des anticorps ou
agglutinogènes. Les antigènes portés donnent leur nom au groupe sanguin (A, B, AB ou O). Chaque
groupe sanguin possède dans son plasma un ou deux types anticorps comme l’indique ce tableau.
Agglutinogènes Agglutinines
Groupes sanguins
(antigènes) (anticorps)
A
B
AB
O
Un mélange entre de sang entre A et B donnera une agglutination. Il en est de même pour A ou B ou
AB qui donne à O.
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A B
AB
C’est un groupe sanguin qui se superpose aux autres, il est reconnu pour la première fois chez le singe
Macaque rhésus. Un sujet est Rh+ s’il renferme l’antigène rhésus, sinon il est dit Rh-. La présence de
cet antigène est commandée par un gène dont les allèles sont Rh+ et Rh-. L’allèle Rh+ est dominant sur
l’allèle Rh- qui est récessif.
La transfusion de sang Rh+ dans le sang d’un individu Rh- provoque chez ce dernier la
synthèse d’anticorps anti-rhésus, qui à la prochaine transfusion ou à la prochaine grossesse chez la
femme, va déclencher l’agglutination des hématies, d’où accident mortel.
Génotypes possibles
NB : Un individu du groupe A ayant le facteur rhésus sera dit A+, s’il ne l’a pas il sera dit A-.
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Sujet daltonien
Résolution
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Ici, seul l’enfant a un caryotype anormal avec 3 chromosomes 21 : c’est le cas de trisomie 21
libre. On ne peut donc parler de transmission héréditaire.
NB : Elle a plus de chance de se produire si la mère est âgée.
Pas de
séparation de la
paire de
chromosome 21
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Le syndrome de Klinefelter
Il affecte des sujets masculins, qui ont un chromosome X en plus (2n = 44 A + XXY). Ils
présentent à la fois des caractères sexuels secondaires de type masculin (grande taille, épaules larges,
…) et de type féminin (hanches larges, …), ils sont stériles et présentent de graves débilités mentales.
Ce syndrome est dû à la non séparation des chromosomes X de la mère lors de la méiose.
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