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Devoir de L'infirmier

Le document présente les droits et devoirs des infirmiers selon le décret n° 2016-1605, notamment le respect du secret professionnel, l'indépendance, et l'assistance aux patients. Il souligne l'importance de l'éthique, de la non-discrimination, et de l'information des patients, tout en précisant les obligations en matière de consentement et de coopération avec d'autres professionnels de santé. Enfin, il aborde les responsabilités liées à la prise en charge de la douleur, à la fin de vie, et à la protection des personnes vulnérables.

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Devoir de L'infirmier

Le document présente les droits et devoirs des infirmiers selon le décret n° 2016-1605, notamment le respect du secret professionnel, l'indépendance, et l'assistance aux patients. Il souligne l'importance de l'éthique, de la non-discrimination, et de l'information des patients, tout en précisant les obligations en matière de consentement et de coopération avec d'autres professionnels de santé. Enfin, il aborde les responsabilités liées à la prise en charge de la douleur, à la fin de vie, et à la protection des personnes vulnérables.

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LES DROITS DE L’INFIRMIER

Définition : C’est l’ensemble des obligations qui peuvent être de nature morales et
juridiques que l’infirmier exerce pour faire respecter la vie des patients, sa vie et celle
d’autrui, autoriser la libre d’expression d’autrui, sans se prévaloir de la supériorité de ses
propres idées, respecter la liberté d’autrui, témoigner si nécessaire et lui porter assistance.

Selon le décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des


infirmiers ils comportent :

 SECTION 1 Devoirs généraux


Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
Secret professionnel
« Art. R. 4312-5. – Le secret professionnel s’impose à tout infirmier, dans les conditions
établies par la loi.
« L’infirmier instruit les personnes qui l’assistent de leurs obligations en matière de secret
professionnel.
Indépendance professionnelle
« Art. R. 4312-6. – L’infirmier ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous
quelque forme que ce soit.
Devoir d’assistance
« Art. R. 4312-7. – L’infirmier en présence d’un malade ou d’un blessé en péril, ou informé
qu’un malade ou un blessé est en péril, lui porte assistance, ou s’assure qu’il reçoit les soins
nécessaires.
Concours à la santé publique
« Art. R. 4312-8. – L’infirmier apporte son concours à l’action entreprise par les autorités
compétentes en vue de la protection de la santé et de l’éducation sanitaire.
« L’infirmier auquel une autorité qualifiée fait appel soit pour collaborer à un dispositif de
secours mis en place pour répondre à une situation d’urgence, soit en cas de sinistre ou de
calamité, répond à cet appel et apporte son concours.
Honneur de la profession
« Art. R. 4312-9. – L’infirmier s’abstient, même en dehors de l’exercice de sa profession, de
tout acte de nature à déconsidérer celle-ci.
« En particulier, dans toute communication publique, il fait preuve de prudence dans ses
propos et ne mentionne son appartenance à la profession qu’avec circonspection.
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiersDécret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiers
Respect de l’intérêt du patient et du cadre d’exercice
« Art. R. 4312-10. – L’infirmier agit en toutes circonstances dans l’intérêt du patient.
« Ses soins sont consciencieux, attentifs et fondés sur les données acquises de la science.
« Il y consacre le temps nécessaire en s’aidant, dans toute la mesure du possible, des
méthodes scientifiques et professionnelles les mieux adaptées. Il sollicite, s’il y a lieu, les
concours appropriés.
« Il ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, entreprendre ou poursuivre des soins
dans des domaines qui dépassent ses connaissances, son expérience, ses compétences ou
les moyens dont il dispose.
« L’infirmier ne peut pas conseiller et proposer au patient ou à son entourage, comme
salutaire ou sans danger, un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé.
Toute pratique de charlatanisme est interdite.
Non-discrimination
« Art. R. 4312-11. – L’infirmier doit écouter, examiner, conseiller, éduquer ou soigner avec la
même conscience toutes les personnes quels que soient, notamment, leur origine, leurs
mœurs, leur situation sociale ou de famille, leur croyance ou leur religion, leur handicap, leur
état de santé, leur âge, leur sexe, leur réputation, les sentiments qu’il peut éprouver à leur
égard ou leur situation vis-à-vis du système de protection sociale.
« Il leur apporte son concours en toutes circonstances.
« Il ne doit jamais se départir d’une attitude correcte et attentive envers la personne prise en
charge.
Continuité des soins
« Art. R. 4312-12. – Dès lors qu’il a accepté d’effectuer des soins, l’infirmier est tenu d’en
assurer la continuité.
« Hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité, un infirmier a le
droit de refuser ses soins pour une raison professionnelle ou personnelle.

 SECTION 2 Devoirs envers les patients


Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
« Si l’infirmier se trouve dans l’obligation d’interrompre ou décide de ne pas effectuer des
soins, il doit, sous réserve de ne pas nuire au patient, lui en expliquer les raisons, l’orienter
vers un confrère ou une structure adaptée et transmettre les informations utiles à la
poursuite des soins.
Information du patient
« Art. R. 4312-13. – L’infirmier met en œuvre le droit de toute personne d’être informée sur
son état de santé dans le respect de ses compétences professionnelles.
« Cette information est relative aux soins, moyens et techniques mis en œuvre, à propos
desquels l’infirmier donne tous les conseils utiles. Elle incombe à l’infirmier dans le cadre de
ses compétences telles que déterminées aux articles L. 4311-1 et R. 4311-1 et suivants. Dans
le cas où une demande d’information dépasse son champ de compétences, l’infirmier invite
le patient à solliciter l’information auprès du professionnel légalement compétent.
« L’information donnée par l’infirmier est loyale, adaptée et intelligible. Il tient compte de la
personnalité du patient et veille à la compréhension des informations communiquées.
« Seules l’urgence ou l’impossibilité peuvent dispenser l’infirmier de son devoir
d’information.
« La volonté de la personne de ne pas être informée doit être respectée.
Consentement du patient
« Art. R. 4312-14. – Le consentement libre et éclairé de la personne examinée ou soignée
est recherché dans tous les cas. Lorsque le patient, en état d’exprimer sa volonté, refuse le
traitement proposé, l’infirmier respecte ce refus après l’avoir informé de ses conséquences
et, avec son accord, le médecin prescripteur.
« Si le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté, l’infirmier ne peut intervenir sans que la
personne de confiance prévue à l’article L. 1111-6, ou la famille, ou à défaut, un de ses
proches ait été consulté.
« L’infirmier appelé à donner des soins à un mineur ou à un majeur protégé s’efforce, sous
réserve des dispositions de l’article L. 1111-5, de prévenir ses parents ou son représentant
légal et d’obtenir leur consentement. En cas d’urgence, même si ceux-ci ne peuvent être
joints, l’infirmier donne les soins nécessaires. Si l’avis de l’intéressé peut être recueilli,
l’infirmier en tient compte dans toute la mesure du possible.
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiersDécret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiers
Coopération avec d’autres professionnels de santé
« Art. R. 4312-15. – L’infirmier informe le patient de son engagement dans un protocole
associant d’autres professionnels de santé dans une démarche de coopération entre eux,
impliquant des transferts d’activités ou d’actes de soins ou de réorganisation de leurs modes
d’intervention auprès de lui.
Consentement du mineur et du majeur protégé
« Art. R. 4312-16. – Le consentement du mineur ou du majeur protégé doit être
systématiquement recherché s’il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision.
Assistance à personne privée de liberté
« Art. R. 4312-17. – L’infirmier amené à examiner une personne privée de liberté ou à lui
donner des soins ne peut, directement ou indirectement, ne serait-ce que par sa seule
présence, favoriser ou cautionner une atteinte à l’intégrité physique ou mentale de cette
personne ou à sa dignité.
« S’il constate que cette personne a subi des sévices ou des mauvais traitements, sous
réserve de l’accord de l’intéressé, il en informe l’autorité judiciaire. S’il s’agit d’un mineur ou
d’une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état
physique ou psychique, l’accord de l’intéressé n’est pas nécessaire.
Assistance à personne maltraitée
« Art. R. 4312-18. – Lorsque l’infirmier discerne qu’une personne auprès de laquelle il est
amené à intervenir est victime de sévices, de privations, de mauvais traitements ou
d’atteintes sexuelles, il doit mettre en œuvre, en faisant preuve de prudence et de
circonspection, les moyens les plus adéquats pour la protéger.
« S’il s’agit d’un mineur ou d’une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison
de son âge, d’une maladie ou de son état physique ou psychique, l’infirmier doit, sauf
circonstances particulières qu’il apprécie en conscience, alerter les autorités judiciaires,
médicales ou administratives.
Prise en charge de la douleur
« Art. R. 4312-19. – En toutes circonstances, l’infirmier s’efforce, par son action
professionnelle, de soulager les souffrances du patient par des moyens appropriés à son état
et l’accompagne moralement.
« L’infirmier a le devoir, dans le cadre de ses compétences propres et sur prescription
médicale ou dans le cadre d’un protocole thérapeutique, de dispenser des soins visant à
soulager la douleur.
Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
Prise en charge de la fin de vie
« Art. R. 4312-20. – L’infirmier a le devoir de mettre en œuvre tous les moyens à sa
disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu’à la mort.
« Il a notamment le devoir d’aider le patient dont l’état le requiert à accéder à des soins
palliatifs et à un accompagnement.
« Il s’efforce également, dans les circonstances mentionnées aux alinéas précédents,
d’accompagner l’entourage du patient.
« Art. R. 4312-21. – L’infirmier doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers moments,
assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d’une vie qui prend fin, sauvegarder la
dignité de la personne soignée et réconforter son entourage.
« L’infirmier ne doit pas provoquer délibérément la mort.
Participation ou promotion des activités de recherches
« Art. R. 4312-22. – Lorsqu’il participe à une recherche impliquant la personne humaine,
notamment dans le domaine des soins infirmiers ou en est le promoteur, l’infirmier respecte
les dispositions du titre II du livre Ier de la première partie du présent code.
« Il en est de même en ce qui concerne sa participation à une activité de prélèvements
d’organes mentionnée au livre II de cette même partie.
Délivrance de certificats, attestations et autres documents
« Art. R. 4312-23. – L’exercice de la profession d’infirmier comporte l’établissement par le
professionnel, conformément aux constatations qu’il est en mesure d’effectuer, de
certificats, attestations et documents dont la production est prescrite par les textes
législatifs et réglementaires.
« Ces documents doivent être rédigés lisiblement en langue française et datés, permettre
l’identification du professionnel dont ils émanent et être signés par lui. L’infirmier peut en
remettre une traduction au patient dans la langue de celui-ci.
« Il est interdit à l’infirmier d’en faire ou d’en favoriser une utilisation frauduleuse, ainsi que
d’établir des documents de complaisance.
Avantages injustifiés au patient
« Art. R. 4312-24. – Sont interdits tout acte de nature à procurer à un patient un avantage
matériel injustifié ou illicite, ainsi que toute ristourne en argent ou en nature.
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiersDécret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiers
Confraternité
« Art. R. 4312-25. – Les infirmiers doivent entretenir entre eux des rapports de bonne
confraternité.
« Ils se doivent assistance dans l’adversité.
« Il est interdit à un infirmier, quel que soit le moyen ou le support de communication utilisé,
d’en calomnier un autre, de médire de lui ou de se faire l’écho de propos capables de lui
nuire dans l’exercice de sa profession.
« Un infirmier en conflit avec un confrère doit rechercher la conciliation, au besoin par
l’intermédiaire du conseil départemental de l’ordre.
Procédure disciplinaire et secret professionnel
« Art. R. 4312-26. – Dans le cas où un infirmier est interrogé au cours d’une procédure
disciplinaire ordinale, il est tenu, dans la mesure compatible avec le respect du secret
professionnel, de révéler les faits utiles à l’instruction parvenus à sa connaissance.
« Toute déclaration volontairement inexacte peut elle-même donner lieu à des poursuites
disciplinaires.
Propriété des travaux scientifiques
« Art. R. 4312-27. – Il est interdit à l’infirmier de s’attribuer abusivement le mérite d’une
découverte scientifique, notamment dans une publication.
Rapport avec les autres professionnels de santé
« Art. R. 4312-28. – L’infirmier doit, dans l’intérêt des patients, entretenir de bons rapports
avec les membres des autres professions de santé. Il respecte l’indépendance
professionnelle de ceux-ci.
« Il lui est interdit de calomnier un autre professionnel de santé, de médire de lui ou de se
faire l’écho de propos susceptibles de lui nuire dans l’exercice de sa profession.

 SECTION 3 Devoirs entre confrères et membres des autres professions de santé


Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
Compérage et avantages injustifiés
« Art. R. 4312-29. – Il est interdit à l’infirmier d’accepter une commission pour quelque acte
professionnel que ce soit.
« Est interdite à l’infirmier toute forme de compérage avec d’autres professionnels de santé
ou toute autre personne physique ou morale. On entend par compérage l’intelligence entre
deux ou plusieurs personnes en vue d’avantages obtenus au détriment du patient ou d’un
tiers.
« Sont notamment interdites toutes pratiques comparables avec des établissements de
fabrication ou de vente de produits ou de services, matériels, ou appareils nécessaires à
l’exercice de sa profession, sociétés d’ambulance ou de pompes funèbres, ainsi qu’avec tout
établissement de santé, médico-social ou social.
Partage d’honoraires
« Art. R. 4312-30. – Le partage d’honoraires entre infirmiers ou entre un infirmier et un
autre professionnel de santé est interdit, hormis les cas prévus dans les contrats validés par
le conseil départemental de l’ordre. L’acceptation, la sollicitation ou l’offre d’un partage
d’honoraires, même non suivies d’effet, sont interdites.
Participation à la distribution des médicaments et dispositifs médicaux
« Art. R. 4312-31. – Il est interdit à l’infirmier de se livrer ou de participer à des fins
lucratives à toute distribution de médicaments, de produits ou d’appareils.
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiersDécret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiers
Responsabilité des actes professionnels
« Art. R. 4312-32. – L’infirmier est personnellement responsable de ses décisions ainsi que
des actes professionnels qu’il est habilité à effectuer.
« Il ne doit pas exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre son
indépendance, la qualité des soins ou la sécurité des personnes prises en charge.
Responsabilité dans le cadre du rôle propre et de ses prescriptions
« Art. R. 4312-33. – Dans le cadre de son rôle propre et dans les limites fixées par la loi,
l’infirmier est libre du choix de ses actes professionnels et de ses prescriptions qu’il estime
les plus appropriés.
« Il doit, sans négliger son devoir d’assistance morale, limiter ses actes professionnels et ses
prescriptions à ce qui est nécessaire à la qualité et à la sécurité des soins.
« Il tient compte des avantages, des inconvénients et des conséquences des différents soins
possibles.
« Art. R. 4312-34. – L’infirmier répond, dans la mesure de ses connaissances, à toute
demande d’information préalable sur les conditions de remboursement des produits et
dispositifs prescrits.
Dossier de soins infirmiers
« Art. R. 4312-35. – L’infirmier établit pour chaque patient un dossier de soins infirmiers
contenant les éléments pertinents et actualisés relatifs à la prise en charge et au suivi.
« L’infirmier veille, quel que soit son mode d’exercice, à la protection du dossier de soins
infirmiers contre toute indiscrétion.
« Lorsqu’il a recours à des procédés informatiques, il prend toutes les mesures de son
ressort afin d’assurer la protection de ces données.

 SECTION 4 Modalités d’exercice de la profession


Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
Encadrement et coordination de professionnels
« Art. R. 4312-36. – L’infirmier chargé de toute fonction de coordination ou d’encadrement
veille à la bonne exécution des actes accomplis par les personnes dont il coordonne ou
encadre l’activité, qu’il s’agisse d’infirmiers, d’aides-soignants, d’auxiliaires de puériculture,
d’aides médico-psychologiques, d’étudiants en soins infirmiers ou de toute autre personne
placée sous sa responsabilité.
« Il est responsable des actes qu’il assure avec la collaboration des professionnels qu’il
encadre.
« Il veille à la compétence des personnes qui lui apportent leur concours.
Règles d’hygiène
« Art. R. 4312-37. – L’infirmier respecte et fait respecter les règles d’hygiène, dans sa
personne, dans l’administration des soins, dans l’utilisation des matériels et dans la tenue
des locaux professionnels.
« Il s’assure de la bonne gestion des déchets qui résultent de ses actes professionnels, selon
les procédures réglementaires.
Administration et usage des médicaments et dispositifs médicaux
« Art. R. 4312-38. – L’infirmier vérifie que le médicament, produit ou dispositif médical
délivré est conforme à la prescription. Il contrôle également son dosage ainsi que sa date de
péremption. Il respecte le mode d’emploi des dispositifs médicaux utilisés.
« Art. R. 4312-39. – L’infirmier prend toutes précautions en son pouvoir pour éviter que des
personnes non autorisées puissent avoir accès aux médicaments et produits qu’il est appelé
à utiliser dans le cadre de son exercice professionnel.
Devoir de conseil
« Art. R. 4312-40. – L’infirmier propose la consultation d’un médecin ou de tout
professionnel compétent lorsqu’il l’estime nécessaire.
Partage d’informations
« Art. R. 4312-41. – L’infirmier communique au médecin toute information en sa possession
susceptible de concourir à l’établissement du diagnostic, ainsi que de permettre la meilleure
adaptation du traitement ou de la prise en charge.
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiersDécret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiers
Responsabilité dans le cadre d’une prescription médicale
« Art. R. 4312-42. – L’infirmier applique et respecte la prescription médicale qui, sauf
urgence, est écrite, quantitative et qualitative, datée et signée.
« Il demande au prescripteur un complément d’information chaque fois qu’il le juge utile,
notamment s’il estime être insuffisamment éclairé.
« Si l’infirmier a un doute sur la prescription, il la vérifie auprès de son auteur ou, en cas
d’impossibilité, auprès d’un autre membre de la profession concernée. En cas d’impossibilité
de vérification et de risques manifestes et imminents pour la santé du patient, il adopte, en
vertu de ses compétences propres, l’attitude qui permet de préserver au mieux la santé du
patient, et ne fait prendre à ce dernier aucun risque injustifié.
Responsabilité dans le cadre de l’application des protocoles
« Art. R. 4312-43. – L’infirmier applique et respecte les protocoles élaborés par le médecin
prévus par les dispositions des articles R. 4311-7 et R. 4311-14.
« Chaque fois qu’il l’estime indispensable, l’infirmier demande au médecin responsable
d’établir un protocole écrit, daté et signé.
« En cas de mise en œuvre d’un protocole écrit de soins d’urgence, ou d’actes conservatoires
accomplis jusqu’à l’intervention d’un médecin, l’infirmier remet à ce dernier un compte
rendu écrit, daté et signé, et annexé au dossier du patient.
« En cas d’urgence et en dehors de la mise en œuvre d’un protocole, l’infirmier décide des
gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin. Il prend toute mesure en
son pouvoir afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus appropriée à son
état.
Responsabilité hors activité de soins
« Art. R. 4312-44. – L’infirmier intervenant dans le cadre d’actions de prévention,
d’éducation, de coordination, de formation, d’encadrement, ou de toute autre action
professionnelle observe dans ces activités l’ensemble des principes et des règles du présent
code de déontologie.
Contraception d’urgence
« Art. R. 4312-45. – Conformément à la loi, l’infirmier peut, dans les établissements
d’enseignement du second degré, en application d’un protocole national déterminé par
décret, dans les cas d’urgence, administrer aux élèves mineures et majeures une
contraception d’urgence. Il s’assure de l’accompagnement psychologique de l’élève et veille
à la mise en œuvre d’un suivi médical.
Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
Développement professionnel continu
« Art. R. 4312-46. – Pour garantir la qualité des soins qu’il dispense et la sécurité du patient,
l’infirmier a le devoir d’actualiser et de perfectionner ses compétences. Il prend toutes
dispositions nécessaires pour respecter ses obligations en matière de développement
professionnel continu.
Devoir de prudence
« Art. R. 4312-47. – L’infirmier ne doit pas diffuser dans les milieux professionnels ou
médicaux une technique ou un procédé nouveau de soins infirmiers insuffisamment
éprouvés sans accompagner cette diffusion des réserves qui s’imposent.
« Il a également le devoir de ne pas utiliser des techniques nouvelles de soins infirmiers qui
feraient courir au patient un risque injustifié.
Etudiants en soins infirmiers
« Art. R. 4312-48. – Lors des stages cliniques des étudiants, l’infirmier veille à obtenir le
consentement préalable de la personne, pour l’examen ou les soins qui lui sont dispensés
par l’étudiant ou en sa présence. L’étudiant qui reçoit cet enseignement doit être au
préalable informé par l’infirmier de la nécessité de respecter les droits des malades ainsi que
les devoirs des infirmiers énoncés par le présent code de déontologie.
Secret professionnel dans le cadre scientifique
« Art. R. 4312-49. – Lorsqu’il utilise son expérience ou des documents à des fins
d’enseignement ou de publication scientifique, l’infirmier fait en sorte que l’identification
des personnes ne soit pas possible.
Usage d’un pseudonyme lors de l’exercice
« Art. R. 4312-50. – Il est interdit d’exercer la profession d’infirmier sous un pseudonyme.
« Un infirmier qui se sert d’un pseudonyme pour des activités se rattachant à sa profession
est tenu d’en faire la déclaration au conseil départemental de l’ordre.
« Il est interdit, pour un professionnel agissant à titre privé sous couvert d’un pseudonyme,
et quel que soit le moyen de communication utilisé, d’arguer de sa qualité de professionnel
sans dévoiler son identité.
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiersDécret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiers
Liens d’intérêts
« Art. R. 4312-51. – L’infirmier qui a des liens avec des entreprises et établissements
produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur
ces produits est tenu de faire connaître ces liens au public, lorsqu’il s’exprime lors d’une
manifestation publique, d’un enseignement universitaire ou d’une action de formation
continue ou d’éducation thérapeutique, dans la presse écrite ou audiovisuelle ou par toute
publication écrite ou en ligne.
« Art. R. 4312-52. – Il est interdit à l’infirmier de recevoir des avantages en nature ou en
espèces, sous quelque forme que ce soit, d’une façon directe ou indirecte, procurés par des
entreprises assurant des prestations, produisant ou commercialisant des produits pris en
charge par les régimes obligatoires de sécurité sociale. Toutefois, les exceptions prévues par
les dispositions de l’article L. 4113-6 s’appliquent aux infirmiers.
« Art. R. 4312-53. - L’infirmier veille, notamment lorsqu’il participe en tant qu’expert à une
instance, groupe, ou autre commission organisés par l’autorité publique, à déclarer les
intérêts susceptibles de mettre en cause son impartialité et son indépendance, ou de nuire à
la qualité de son expertise ou de son jugement. Il respecte les procédures organisées à cette
fin par l’autorité publique.
Devoir de probité
« Art. R. 4312-54. - L’infirmier ne doit pas user de sa situation professionnelle pour tenter
d’obtenir pour lui-même ou pour autrui un avantage ou un profit injustifié ou pour
commettre un acte contraire à la probité.
Cumul d’activités
« Art. R. 4312-55. – L’infirmier ne peut exercer en dehors d’activités de soins, de prévention,
d’éducation à la santé, de formation, de recherche ou d’expertise, une autre activité lui
permettant de tirer profit des compétences qui lui sont reconnues par la réglementation.
« Il ne peut exercer une autre activité professionnelle que si un tel cumul est compatible
avec la dignité et la qualité qu’exige son exercice professionnel et n’est pas exclu par la
réglementation en vigueur.
Documents professionnels
« Art. R. 4312-56. – Les seules indications que l’infirmier est autorisé à mentionner sur ses
documents professionnels et feuilles d’ordonnances sont :
« 1° Ses nom, prénoms, numéro d’inscription à l’ordre, adresse professionnelle, numéros de
téléphone et de télécopie, adresse électronique, jours et heures de consultation ;
Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
« 2° Si le professionnel exerce en association ou en société, les noms des confrères associés,
et l’indication du type de société ;
« 3° Sa situation vis-à-vis des organismes d’assurance-maladie ;
« 4° Ses diplômes, titres et fonctions lorsqu’ils sont reconnus par la réglementation en
vigueur en France ;
« 5° La mention de l’adhésion à une association de gestion agréée ;
« 6° Ses distinctions honorifiques reconnues par la République française.
Impartialité et probité de l’infirmier expert
« Art. R. 4312-57. - L’infirmier ne doit pas accepter une mission d’expertise dans laquelle
sont en jeu ses propres intérêts, ceux d’un de ses patients, d’un de ses proches, d’un de ses
amis ou d’un groupement qui fait habituellement appel à ses services, ou si son
indépendance est affectée de quelque manière que ce soit.
« Nul ne peut être à la fois infirmier expert et infirmier traitant d’un même malade.
« Lorsqu’il est investi d’une mission, l’infirmier expert doit se récuser s’il estime que les
questions qui lui sont posées sont étrangères à la technique proprement infirmière, à ses
connaissances, à ses possibilités ou qu’elles l’exposeraient à contrevenir aux dispositions du
présent code.
« Art. R. 4312-58. - Avant d’entreprendre toute opération d’expertise, l’infirmier expert
informe la personne qu’il doit examiner de sa mission et du cadre juridique dans lequel son
avis est demandé.
« L’infirmier expert est tenu de respecter le principe du contradictoire pendant la totalité
des opérations d’expertise.
« Dans la rédaction de son rapport, l’infirmier expert ne doit révéler que les éléments de
nature à apporter une réponse aux questions posées. Hors ces limites, il doit taire tout ce
qu’il a pu connaître à l’occasion de cette expertise.
« Il atteste qu’il a accompli personnellement sa mission.
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Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiersDécret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des
infirmiers
★ Sous-section 1 Règles communes
Modes d’exercice
« Art. R. 4312-59. - Le mode d’exercice de l’infirmier est salarié ou libéral. Il peut également
être mixte.
Gratuité des soins
« Art. R. 4312-60. - L’infirmier est libre de dispenser gratuitement ses soins.
« Art. R. 4312-61. - Le détournement et la tentative de détournement de clientèle sont
interdits.
★ Sous-section 2 Exercice salarié
Loyauté
« Art. R. 4312-62. - L’infirmier salarié, lié à son employeur par un contrat, ou employé dans
un cadre public, ne doit pas profiter de ses fonctions pour augmenter sa clientèle
personnelle.
Obligations de l’infirmier salarié
« Art. R. 4312-63. - L’infirmier, quel que soit son statut, est tenu de respecter ses devoirs
professionnels et en particulier ses obligations concernant le secret professionnel et
l’indépendance de ses décisions.

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