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Tissage

Ce document présente un cours sur le tissage, détaillant les objectifs d'apprentissage et le plan du cours, qui inclut des chapitres sur la préparation au tissage, les tissus, et les armures. Il aborde des concepts clés tels que le bobinage, l'ourdissage, l'encollage, et les différentes armures de tissus. Le document fournit également un lexique des termes techniques utilisés dans le domaine du tissage.

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TISSAGE

objectifs généraux

A la fin de ce cours l’étudiant(e) sera capable de :

Définir les termes ou expressions employées en tissage, citer les opérations de préparation au tissage,
expliquer et Maitriser les conditions de montages des armures et les construire.

Plan du cours

Petit lexique des expressions employées en fabrication :

Chap. 1 : préparation au tissage

Objectifs de

i.1 Généralités

i-2 le bobinage des fils i-

2.1 but

I.2.2 principaux défauts sur les bobines fil d’aspect irrégulier

I.3 L’Ourdissage

I.3.1 Généralité

I.3.2 DISPOSITION A PRENDRE AVANT OURDISSAGE

I.3.3 METHODE D’OURDISSAGE

I.3.4 LES TYPES D’OURDISSAGE

4 L’ENCOLLAGE

I.4.1 Généralités

1
I.4.2 but de l’encollage
I.4.3 CARACTERISTIQUE D’UN BON ENCOLLAGE

- 1-5 le rentrage

- 1.5.1 généralités
- 1.5.4 définition de rentrage
- 1.5.5 rôle du rentrage
6) Le canetage

- 1.6.1 definition

- 1.6.2 but

- 1.6.3 différentes sortes de canettes

CHAP II: PEIGNE OU ROS

- II-1 But du peigne

- II-2 Fabrication du peigne

- II-3 Choix du peigne

- REDUCTION
CHAP III: LES TISSUS

- III-1 Définition

- III-2 Classification des tissus

- CHAP IV: LES ARMURES

- IV-1 Définition

- IV-2 classification des armures

- IV -2.1 Armures fondamentales

2
CHAP V L’ARMURE TOILE

a) Définition :
b) Construction c)
Caractère
d) ) Schéma de l’armure toile e)
Rentrage

f) Eléments qui influent sur l’aspect du tissu toile

e) DERIVEE DE LA TOILE
A) ARMURES CANNELES

1° Caractère
2Conditions de montage
3Rentrage
4Embuvage
5Retrait
6Retour de la duite lisière
B) L’ARMURE REPS
1) Définition :
2) Condition de montage
3) Rentrage
4) Embuvage
5) Retrait
C) NATTES
1) définition
2) Conditions de montage
CHAP VI - L’ARMURE SERGE

3
5.1 Définition
5.2 Construction
5.3 Caractère
5.4 Influence de la réduction sur l’aspect d’un cordon.
Dérivées du serge
1) Caractère
2) Conditions de montage

CHAP VII - L’ARMURE SATIN

VII.1 Définition
VII.2 Construction
VII.3 principaux satin
VII.4 Caractères des armures satins
VII 5 Dérivée de l’armure satin

1) Satin à répétition
- Définition

- Construction

2) Satins alternatifs

3) Les satinés

4) Satinés à fils doubles

CHAPITRE VIII : LES EPINGLES

8-1DEFINITION

8-2CONSTRUCTION

8-3CONDITION DE MONTAGE

8.4 RENTRAGE

4
8.5 PIQUAGE AU PEIGNE

Petit lexique des expressions employées en fabrication

Armure : mode d’entrecroisement ou d’entrelacement suivants lequel on peut combiner les fils et les
duites d’un tissu.

Rapport d’armure : nombre de fils et de duites nécessaires pour un dessin

Carte : graphique établi sur papier quadrillé dont on ne sert pour représenter tous les effets d’un tissu.

Corde : rangée longitudinale de case correspondant à un fil dans la carte

Coup : rangée transversale de case correspondant à une duite dans la carte (voir schéma ci- dessous)

Point : intersection entre un fil et une duite

Pris : fil qui passe au dessus d’une duite on le représente par un point rempli

Laissé : fil passant en dessous d’une duite on le représente par un carré vide ou point laissé blanc

Flotte de chaine : la levée ou le rabat d’un fil de chaine sur ou sous le passage de deux ou plusieurs
duites successives

Décochement : gradation suivant laquelle s’opère la levée des fils. NB: on dit d’un tissu qu’il
décoche de un quand le deuxième fil de chaine est pareil au premier mais pointé une duite plus haute.
Exemple Satin de 5 déco de 3

Réduction : nombre de fils ou de duites que l’on peut compter dans un tissu à l’unité de me sure.

Embuvage : raccourcissement que subit le fil de chaine au tissage par suite de son
entrecroisement avec la trame cet embuvage est variable.

5
Tissu : Surface obtenue par l'assemblage régulier de fils ou de fibres, disposées en deux séries croisées
à angle droit.

Cantre ou râtelier : ensemble des supports de bobines alimentant l’ourdissoir

Ensouple : Rouleau ou Cylindre sur lequel on enroule la chaîne d'un tissu et qui est monté directement
sur le métier à tisser. Autrement dit Cylindre d'un métier à tisser au tour duquel est enroulée la chaîne du
tissu.

Tissage : c’est un procédé de production de textile dans laquelle deux ensembles distincts de filés ou fils
sont entrelacés à angle droit pour former un tissu.

Métier à tisser : Le métier à tisser est une machine utilisée par un tisserand pour tisser deux séries
de fils perpendiculaires dans le but de fabriquer du tissu. Il peut être industriel comme dans l'industrie
textile, ou manuel ...

Maillons : Anneau d'une chaîne

Harnais : Ensemble des lisses ou lames d'un métier à tisser, au moyen desquelles les fils sont baissés
ou levés pour livrer passage à la navette.

Flotté trame : c’est la levée/rabat d’une duite sur /sous 2 ou plusieurs fils successifs.

L’ordre de succession des fils quand il y’en a de plusieurs sortes s’appelle ourdissage. L’ordre de
succession des duites quand il y’en a de plusieurs sortes s’appelle tramage.

Lisières : Ce sont des petites bandes de 1 à 2 cm qui bordent le tissu de chaque côté. Elles sont
ordinairement composées de même fils que le fond mais ourdi double car les lisières supportent au
tissage une plus grande fatigue que le fond.
Chef de pièce : ce sont des bandes de couleurs différentes au début et à la fin de chaque pièce

Piquage au peigne : passage des fils de chaine dans les dents du peigne

Foule : volume délimité par deux nappes de fils

Peigne : pièce composée de dents qui traversent la foule verticalement

1
Schéma du tissu

CHAP I : PREPARATION AU TISSAGE

Objectifs spécifiques : A la fin de ce chapitre l’étudiant(e) sera capable de :

 Enumérer les opérations de préparation au tissage

 Maitriser tous les détails de chacune de ses opérations

I.1 Généralités

A partir du fil venant de la filature on doit réaliser des tissus suivant une contexture, préalablement
définie. Pour cela il faut faire subir à ces fils une série de manipulation méticuleuse qui les transforme en
une chaine sur une ensouple pour le métier à tisser.

Ces opérations sont désignées sur le terme générique de préparation au tissage. Il faut partir du principe
que la production du tissage donc le prix et la qualité de l’étoffe dépend de la préparation surtout s’il ya
encollage.

La préparation du tissage comprend :

- Le bobinage ou dévidage pour écheveau

- L’ourdissage

- L’encollage

- Rentrage ou piquage au peigne

- Canettage

I-2 LE BOBINAGE DES FILS

I-2.1 BUT

2
Dévider le fil venant de la filature et de l’enrouler de façon parfaite et continue sur un cône sauf pour le
cas des écheveaux.

Le fil pourrait être directement utiliser sous sa forme de fuseau de filature et pour sa transformation
en chaine, mais ces fuseaux tout en donnant une longueur de fil maximale pour leurs forme sont
insuffisante pour assurer la production ininterrompu à l’ourdissage industriel que ainsi effectuer serait la
source de nombreux incident ou défauts et la cause d’une sérieuse diminution de la production (signifie
prix de revient élevé). Si la bobine n’est pas indispensable, il est néanmoins nécessaire puisque la longueur
du fil enroulé pourra atteindre un poids et la longueur maximum limite simplement et par les organes du
bobinoir.

La nécessité du bobinage s’impose puisque le bobinage contiendra un nombre plus ou moins


considérable du fuseau un simple nœud étant suffisant pour relier les éléments constitutifs de la bobine.

Ce fil continu d’une longueur considérable facilitera et accéléra la production à l’ourdissage en


donnant les ensouples d’une grande longueur.

Le bobinage doit servir également à débarrasser les fils des matières étrangères.

I.2.2 Principaux défauts sur les bobines

- Fil d’aspect irrégulier

- Fil présentant des impuretés

- Bobine trop dure

- Mauvaise forme de bobine

- Nœud mal fait ou lâché

- Bobine salie lors de la manutention

- Fil coupé à l’intérieur de la bobine

3
I.3 L’OURDISSAGE

I.3.1 GENERALITES

L’ourdissage permet de transformer le fil en chaine en disposant les uns à côté des autres un
nombre de fil plus ou moins important d’une longueur égale et de même tension.

La nécessité du bobinage à été démontrer car le fait d’avoir la longueur considérable de fil
prouve que l’ourdissoir pourra produire plusieurs ensouples et verra ainsi sa marge assuré de façon
continue sans interruption autre que les ruptures de fil. Les fils se succèdent dans l’ordre établis dans la
feuille d’ourdissage pour se présenter dans le même ordre lors de la mise en œuvre sur métier.

La note d’ourdissage ou feuille d’ourdissage indique :

- Le nombre de fil
- La nature du fil
- La largeur de chaine
- Le dessin s’il y a lieu
- Le nombre de fil de lisière
- La longueur de chaine.

Le nombre de fil est fonction :

- Du poids fini du tissu

- Du numéro du fil et la largeur du tissu au métier

Le poids est lui-même fonction de l’armure, du nombre de fil et la largeur, le nombre total de fil
représentant un nombre important de fil, l’ourdissage quelque soit la machine ou la méthode ne pourra se
faire que par fraction. Cette fraction prend le nom de section dans l’ourdissage mécanique, le nombre de fil
ourdi en une seule fois sera fonction du râtelier de l’ourdissage utilisé.

4
Le nombre de bobine monté dans le râtelier sera au maximum mais représentera un multiple exact de
l’accord d’ourdissage pour les chaines unie de fils équivalent au plus grand multiple de nombre du fil au
centimètre.

Le nombre exact de fil de chaine doit donner un grand nombre de section ou fraction de section
déterminé à l’avance.

En outre la totalisation de la largeur de chaque section doit donner exactement la largeur de la chaine
au métier.

La section devra avoir la largeur calculée à l’avance.

La longueur de chaine à ourdissage est fonction de la longueur de la pièce apprêtée, de l’embuvage,


la perte de la longueur à l’apprêt, de la perte sur métier. La lisière à pour but de protéger les bords du tissu
en offrant une plus grande résistance au frottement du peigne par le retrait de l’étoffe en largeur. Le nombre
de fil de lissière dépend aussi du genre du tissu et du nombre de fil de fond, on peut compter 1 cm à 1,5 cm
de fil comme largeur moyenne ; la lisière peut être ourdie avec le fond séparément.

Calcul effectués avant l’ourdissage.

Le nombre de fil de chaine (fond de lisière)

Largeur de la chaine
Nombre de section et fraction de section
Nombre de fil de la section
Largeur de la section.

I.3.2 DISPOSITION A PRENDRE AVANT OURDISSAGE

1) Lisières :

Lorsque les lisières sont de même numéro et de même compte que le fond, elle s’ourdisse en
même temps.

1
Dans les tissus ou les fils de lisières utilisés sont sensiblement petits comme numéro, il faut
rechercher le piquage au peigne approprié autre dit, il faut que la densité de la broche lisière et celle de la
broche fond soient équivalentes ; il faut tenir compte de cette remarque si l’on veut tisser normalement sur
métier toutes fois que les fils des lisières seront plus gros que le fond.

Dans ce cas les lisières sont ourdi à part

En résumé, il faut que la hauteur d’enroulement et la tension de la lisière quelque soit le numéro
utilisé soit équivalent à la hauteur d’enroulement et à la tension des fils de fond.

2) Encadrements :

Lorsque le tissu est unis il n’ya aucune disposition à prendre au contraire, dans les combinaisons de
dessin, il est indispensable de procéder à l’encadrement de telle sorte qu’il y’ait symétrie dans la disposition
des nuances de chaque côté de la lisière.

Autrement dit, encadrer un tissu consiste à rechercher le point de départ de


l’ourdissage pour donner sur chaque bord de tissu une disposition équivalente et symétrique.

En conséquence, la nécessité d’encadrer se présente pour toute les fantaisies, draperies, robes,
chemise, soirées, tous les tissus à rayures provoquées par les filets couleurs ou par des matières différentes,
par la grosseur, la nature, la torsion et la couleur.

On peut classer les dessins en 2 catégories.

- Les dessins à dispositions symétriques ou à retour

- Les dessins à g dispositions libres ou asymétriques

La largeur d’un dessin se nomme raccord ou répétition et il semble logique de prendre comme
nombre de fil au raccord un sous multiple du nombre total de fil au fond de tissu.

Connaissant le nombre de fil en fond le nombre total de fil, connaissant la lisière et le nombre de fil
ou raccord on calculera le nombre de dessin puis on cherchera le pivot ou axe de dessin.

2
I.3.3 METHODES D’OURDISSAGES

Ourdir c’est assembler en une longueur déterminé un certain nombre de fil pour
constituer la chaine.

Si on a par ex : une chaine de 2000 fils, on comprend que l’on ne pouvait monter sur un râtelier
2000 bobines. Car il faudrait un râtelier énorme pour pouvoir placer les bobines (et si par malheur on a un
nombre petit) et cela représenterait selon le nombre du fil une à deux tonnes de matière. On se trouve ainsi
dans l’obligation de fractionner la chaine et ce fractionnement se fera selon 2 méthodes :

- On divisera la chaine en plusieurs couches horizontale que l’on superposera pour former
l’ensouple du métier

- On fractionnera la chaine en section de petite largeur que l’on enroulera ensuite l’une à côté de
l’autre.

I.3.4 LES TYPES D’OURDISSAGE

L’ourdissage se fait mécaniquement et il existe dans cette branche une variété de


dispositif permettant la transformation du fil en chaine. Ces machines sont employées suivant :

- Le genre de fabrication

- Les dessins compliqués

- Les grandes longueurs pour bande Les

ourdissoirs sont de 2 genres : Ourdissoirs

direct ou classique Ourdissoirs sectionnel

1) Ourdissoir direct ou classique

3
C’est une machine ourdissant d’un seul coup un nombre de fil important la chaine est ourdie par
fraction successive donc chacune a la largeur de la nappe de chaine définitive qui est enroulé sur une
ensouple a plateau léger pour former des rouleaux ceux-ci sont ensuite réunis en réunisseur dans le cas ou on
n’encolle pas le tissu ou sur l’encolleuse.

On superposera derrière encolleuse afin d’avoir le nombre de fil désiré cette méthode s’appelle
ourdissage direct ou classique.

2) Ourdissoir sectionnel

C’est celui le plus couramment employé il consiste à ourdir les sections respectives sur un tambour qui
reçoit la chaine que l’on reprend ensuite pour mettre sur une ensouple.

Cette méthode est utilisée de préférence pour des chaines de petites longueurs avec un petit nombre
de bobine.

Par exemple si on ne dispose que de 100 bobines, on peut quand même ourdir une chaine de 2000
fils en faisant 20 sections de 100 fils.

I-4 L’ENCOLLAGE

I.4.1 Généralités
Encoller consiste à imprégner les fils d’une colle dans le but d’augmenter leur solidité afin de leur
permettre de supporter sans se détériorer les tensions et frottement occasionnés par le tissage.

Cette simple définition ne donne qu’une faible idée des problèmes complexes posés par
l’application pratique de l’encollage que l’on peut considérer comme une des opérations les plus
importantes du tissage ; une fibre en effet ne peut être utilisé rationnellement en filature que si ses
caractéristiques physiques et mécaniques répondent a certaines conditions :

- La longueur des filaments


- La finesse
- Ténacité
- La densité apparente

4
- La souplesse
Ces propriétés sont déterminées à l’aide des méthodes d’essai et c’est le résultat des études
entreprises sur une fibre qui permettront d’apprécier ses possibilités industrielles.

I.4.2 BUT DE L’ENCOLLAGE

- L’un des critères pour lesquels on encolle est l’augmentation de la résistance du fil de manière à
réduire au maximum les casses sur métier à tisser.
Pour les fibres discontinues, l’encollage doit non seulement renforcer les fils dans les parties faibles
mais aussi agglomérer les fibres vagabondes qui contribuent à la densité du fil sans pour cela avoir une
utilité efficace.
En rayonne assurer l’agglutination des brins élémentaires pour s’opposer à la formation des
bourres en cours de tissage. Cette cohésion interne joue également un rôle pour ce qui a trait aux
fractions appliquées au fil durant son passage à travers les maillons et le peigne du métier.
Elle évite la dissociation du faisceau et son expansion en largeur
- Agglutiner les brins au corps même au fil de manière à les rendre plus lisse et le moins duveteux
possible.
Le coefficient du frottement est très élevé et cette rugosité bloque le glissement des fils dans les
maillons et au peigne il y’a donc nécessité d’abaisser le coefficient de frottement par l’adaptation d’une
gaine et en présentant le fil aussi lisse et glissant que possible.
- Communiquer au fil une certaine tenue, cette rigidité relative facilitera les
manipulations antérieures au tissage, elle ne doit pas être poussé à l’extrême car un fil ayant trop de
raideur et soumis à des frictions serait voué à la casse.
- Apporter un élément de charge, cette charge augmentera l’épaisseur du fil et rendra un tissu bien
fourni tout en donnant du poids.

I.4.3 CARACTERISTIQUE D’UN BON ENCOLLAGE

Un bon encollage doit :


- Renforcer le fil

5
- Présenter une chaine lisse et glissante mais ces avantages ne doivent pas se traduire par une
diminution d’élasticité, par une agressivité à l’égard des fibres ou encore par une difficulté
d’élimination de la colle à l’apprêt.
On peut estimer que l’encollage est parfait quand celui-ci présente les qualités suivantes.
1) Solubilisation parfait de l’amylacé
2) Elasticité d’allongement suffisante et régulière (fils pas trop raide, produit souple)
3) Imprégnation rapide
4) Gaine trop volumineuse
5) Enveloppe imperméable
6) Toucher gras
7) Pénétration en profondeur de la masse d’encollage
8) Elimination totale et facile
9) Préparation simple
Il importe de savoir encoller et la réussite de cette opération dépend de nombreux facteurs parmi
lesquels on peut citer :
- La qualité des substances employées
- Laccdtg qualités de la colle et les procèdes de préparation
- La qualité des fils
- La machine
- De l’ouvrier en colleur.

I-4-3-1 Les produits d’encollage

Etant donné que l’encollage est un apprêt passager, il doit pouvoir s’éliminer facilement après
tissage; Il faut donc de préférence des produits qui se fixent sans réaction chimique.

Par ailleurs, la colle doit avoir un pouvoir adhésif sur le support ainsi qu’une cohésion élastique et
plastique qui lui donne des propriétés mécaniques adaptées à celles du support.

6
Il existe plusieurs types de produits d’encollage les principaux étant :

- les polymères naturels et dérivés:

- les amidons natifs,

- les amidons transformés,

- les dérivés cellulosiques.

- les polymères synthétiques:

- les alcools polyvinyliques,

- les polyacrylates,

- les résines polyester.

Afin de pouvoir élaborer une recette d’encollage, il faut connaître le pouvoir collant du produit utilisé.

1. Les polymères naturels

1-1 La fécule native

On appelle FECULE la substance amylacée extraite des racines des tubercules et des écorces
(ex: pommes de terre ...).

On réserve le terme AMIDON à la même substance extraite des graines de céréales (ex :
maïs, blé, riz...)

Caractéristiques de l’amidon et de la fécule :

Faibles prix,

7
Sensibles aux variations thermodynamiques,

Ils nécessitent l’addition d’adjuvants, en particulier les hygroscopiques et des


anticryptogamiques.

Les inconvénients de la fécule native

En encollage, pour utiliser la fécule de pomme de terre, on a recours à une dispersion hydro thermique :
Sous l’action de la chaleur, les grains d’amidon éclatent et libèrent l’amylose et l’amylopectine.

Instabilité de la viscose à chaud : A l’éclatement complet des grains, la viscosité augmente et passe par un
maximum avant de décroître lentement (réorganisation des molécules entre elles).

La rétrogradation : Si on laisse refroidir cette dispersion à température ambiante, la viscosité


augmente très fortement jusqu’à former un gel très ferme. On appelle ce phénomène
RETROGRADATION, il est irréversible.

Cohésion médiocre du film de colle: La fécule native a un bon pouvoir d’adhésion sur les fibres
cellulosiques, mais le film de colle possède une cohésion médiocre. Ceci est à l’origine du phénomène de
poudrage que l’on trouve sur métier.

2. Les dérivés des amidons et des fécules natives

En modifiant la fécule native, on cherche à améliorer les qualités de celle-ci. On

cherche :

Une meilleure stabilité à chaud et à froid, afin d’éviter tout problème de rétrogradation, Une

modification de la texture en solution et de la viscosité,

La cohésion, l’adhésion et l’élasticité du film de colle,

8
Une bonne désencollabilité,

Un caractère hydrophile( ) ou hydrophobe( ).

Ils sont obtenus par :

 Oxydation (peu utilisé) :On obtient un amidon plus fluide et plus stable,
 Etherifications: On obtient des amidons plus ou moins solubles dans certains solvants,
 Estérifications (faciles à mettre en œuvre, et bonne tenue à la rétrogradation).On obtient des
acétates d’amidon qui ont une grande stabilité en viscosité et qui ne subissent pas de
phénomène de rétrogradation.
 Carboxyméthylation: On obtient des carboxyméthylamidons (C.M.A). Ils présentent une
excellente désencollabilité et se dispersent rapidement dans l’eau .

1. Les polymères synthétiques

- Les alcools polyvinyliques (PVOH)

Plus le degré d’hydrolyse de l’alcool polyvinylique augmente, meilleure est l’affinité du


produit pour la fibre, mais plus grand est le risque d’insolubilisation lors du désencollage.

Les PVOH sont d’excellents produits d’encollage notamment pour la laine et le polyester/laine.
En revanche, ils sont onéreux et difficilement biodégradables [3].

- Les polyacrylates

Ils sont les meilleurs plastifiants, et ont une bonne aptitude au désencollage. Ils ont une bonne
efficacité sur fibres cellulosiques quand l’indice de difficulté est élevé (Nm fin, contexture serrée,
fibres peignée ...).

Ils sont onéreux et difficilement biodégradables [3].

9
- Les polyesters hydrodispersibles

Ils sont rarement utilisés pour l’encollage des fibres. Ils ont la particularité de bien mouiller le fil. Il
n’est donc pas nécessaire de rajouter un mouillant.Ils ont une excellente adhésion sur polyester.

Ils ont en général très peu de cohésion et présentent donc une mauvaise tenue aux abrasions.

Ils sont onéreux et difficilement biodégradables

I-5 LE RENTRAGE

I.5.1 GENERALITES
Lors de la formation du tissu, les fils doivent lever ou baisser pour permettre à la navette de
passer et constituer le tissu.
Pour produire cette ouverture ou foule les fils sont actionnes par des lames ou par une machine de
type dit Jacquard
I.5.2 LAMES
L’ensemble des maillons-lisses constituent la lame et l’ensemble des lames
nécessaires à l’exécution d’un tissu s’appelle le harnais.
Pratiquement chaque lame est un peu plus large que la chaine. Apres
ourdissage, les fils sont passés dans les maillons des lisses.
Tous les fils d’une lame effectue les mêmes mouvements donc le nombre de fil a évolution
différente sera égale au nombre de lame.
I.5.3 JACQUARD
Dans le jacquard chaque fil est soulevé et supporté par un organe indépendant appelé crochet. Avec cette
mécanique on peut donc faire des dessins comportant un nombre de fil a évolution différente équivalent
au nombre de crochet dont nous disposons, plus que les organes de levé de ces fils sont indépendant les
uns des autres.
La plus petite mécanique comporte 880 crochets mais elle peut atteindre 1760 crochets en passant
par les mécaniques de 880 et 1320 et comment il est encore possible d’accorder

10
plusieurs mécanique, on voit qu’il est possible d’exécuter des tissus comportant un nombre important de fils
a évolution différentes permettant ainsi de composer des formes de grand rapport
I.5.4 DEFNITION DE RENTRAGE
On appelle rentrage l’opération qui consiste à passer 1/1 dans un ordre déterminé à l’avance les fils
de chaine dans les maillons.
Le nombre minimum de lame pour faire une armure est = au nombre de fil évolution différente que
l’on peu compter dans le rapport de l’armure l’exécution d’un rentrage consiste à rechercher
méthodiquement les fils ayant la même évolution et inscrire la position de ces fils sur la même lame.
Dans le milieu Jacquard le nombre de fil à évolution ***est équivalent au nombre de crochet de la
mécanique.

I.5.5 ROLE DU RENTRAGE


L’armure est le mode d’entrelacement du tissu et le rentrage s’il est suivi donnera un carton
identique à l’armure elle-même. Dans le cas contraire quand on a choisi l’armure, il faut établir le rentrage
puis se baser sur celui-ci pour déterminer le carton.

I.5 .6 DIFFERENTS SORTES DE RENTRAGE


On peut classer le rentrage en deux modes.
1- RENTRAGES SIMPLES OU FIGURES

C’est la méthode courante consistant à établir les moyens d’exécution d’une armure ou d’un dessin
choisi parmi les projets du chef de fabrication ou dans les bandes tableau de l’échantillonnage.
Il y’a plusieurs sortes de rentrage caractériser par les par les différences dans l’ordre ou l’on passe
les fils.
On distingue :
a) Le rentrage suivi b)
Le rentrage sauté

1
c) Le rentrage à retour
d) Le rentrage irrégulier ou combiné e)
Le rentrage par corps

Ces rentrages sont les plus utilisés en robe et draperie .Mais en dehors de ceux-ci, il existe d’autre utilisé
dans les articles d’ameublement, linge de maison qui sont :
- Le rentrage suivi sauté
- Le rentrage suivi par groupe
- Le rentrage par paquet ou compartiment
- Le rentrage sineux

2- RENTRAGES SYNTHETIQUES

Cette expression assez approximative désigne les artifices de rentrage fractionné ou étagés en vue
d’initier le Jacquard par la grandeur des motifs ou le record de l’armure
Les avantages de cette méthode très ancienne permettent dans certaines fabrications de remplacer
le Jacquard par la mécanique d’armure
I- PRESENTATION DU RENTRAGE
er
Graphiquement, les lames se figurent par des traits horizontaux elles se numérotent de bas en haut la 1
étant la plus en avant du métier donc la plus proche du tisserand.
On figure le rentrage au moyen d’une croix ou d’un signe quelconque au point
d’intersection du fil et de la lame.
er ème er
Quand le 1 série de fil est rentré, on rentrera la 2 série en commençant de la 1 à la
dernière lame jusqu’au dernier fil.
L’ensemble des fils d’une même série constitue une course en route
Lorsque les fils sont rentrés dans l’ordre de numérotation des lames, on dit qu’ils sont rentrés en
course.
Lorsque au contraire ils sont passés dans les maillons en sens inverse le rentrage est dit a contre course

2
Dans le cas d’un rentrage combiné ou irrégulier, les lames les plus chargés sont placés sur le devant du
métier
1) NOMBRE DE LAME
Le nombre de lame minimum nécessaire pour exécuter le rentrage d’une armure donné est toujours
au moins équivalent au nombre de fil à évolution différentes dans ce rapport d’armure, en dehors des
tissus a contexture peu serrée, il est rare que nombre de lame
minimum soit suffisant

NOMBRE DE MAILLONS

Les lames doivent porter un nombre de maillons au moins égale au nombre de fils total de
chaine, le nombre de lisse porter par chaque lame dépend du nombre de lame puisque le nombre de
maillon sur chaque lame est égale au nombre de fil de la chaine diviser par le nombre de lame du harnais
pour un rentrage suivi , mais ces calculs ne sont que
théorique puisque pratiquement ,il font tenir compte de la largeur du tissu
1) PRATIQUE DU RENTRAGE

Rentrer consiste a passer les fils un par un dans les maillons des lames
Cette opération exige beaucoup d’attention, de précision et de patience
Le local doit être éclairé, Le rentrage se prépare en dehors du tissage pour gagner du temps puisqu’il suffit
d’amener au métier la nouvelle chaine rentré avec le harnais pour la monter lorsqu’une chaine est tissée

Le rentrage ne s’effectue sur métier même que pour les tissus façonnés à la jacquard, Toute erreur de
rentrage si elle n’est par réparer a temps détruit l’harmonie du tissu en créant de faux raccord ; il est
une relation entre l’armure et le rentrage, s’il y’a un dessin, si cette
relation n’existe plus il y’a changement de dessin sur le tissu

LE RENTRAGE EXIGE 2 OUVRIERS

3
- Un rentreur placé devant les lames
- Un aide place derrière les lames
Le rentreur choisi les lisses d’après l’ordre indiqué sur le schéma de rentrage et passe à travers
chaque maillon un crochet aplati appelé passette

2) RENTRAGE ANALITIQUE

1) rentrage suivi

C’est le plus simple et celui qui prête le moins à erreur, les fils sont passé un à un d’après leur ordre
d’ourdissage et successivement des les maillons de chaqu’une des lames du harnais.
er ère
C.-à-d. 1 fil sur la 1 lame
ème ème
2 fil sur la 2 lame.

2) Rentrage saute

Il est celui ou l’on saute régulièrement une ou plusieurs lames à un moment déterminé du rentrage.
La toile s’effectue généralement en sauté ou l’amalgame se fait d’abord sur les lames impaires et ensuite sur
les lames paires.
On remarquera que les fils impairs sont sur les lames 1 et 2 et les fils pairs sur les lames 3 et 4.

VIII- RENTRAGE DES LISIERES

Les lisières peuvent être rentrées sur les lames du fond ou au contraire être différentes, dans ce cas,
elles sont rentrées sur les lames spéciales placé sur le devant ; il est normal de placer toujours les fils de
lisière en avant puisque ceux-ci supporte une très grande fatigue en raison de la traction importante que la
trame exerce sur eux. Il est donc inutile d’accroitre

4
leur fatigue en les obligeant à supporter une foule plus grande puisque celle-ci va en croissant vers
l’arrière.
Lorsque l’armure est la même pour les lisières que pour le fond, le rentrage des fils se fait généralement en
contre course pour obtenir une croisure gauche pour la lisière alors que le fond est à droit s’il est uni, le
rentrage des lisières dans ce cas est suivi.

I-6 LE CANETAGE

I.6.1 DEFINTION

Le cannetage est une opération qui consiste à enrouler le fils de trame de façon convenable
sur la canette

I.6.2 BUT

Le canetage a pour but:

D’améliorer le rendement des métiers à tisser

De faire des canettes plus grandes et plus serrées que celles de filature

De soumettre le fil de trame à une certaine épuration

I.6.3 DIFFERENTES SORTES DE CANETTES


On peut citer :
Les canettes sur tubes traversant
Les canettes sur tubes à talons
Les canettes cocons
Un métier à tisser est tout d’abord caractérisé par la largeur de tissage qu’il peut effectuer. Sa deuxième

caractéristique est l’insertion de la trame.

Il existe principalement 5 modes d’insertion de trame différents:


- La navette: Le fil de la trame est déroulé depuis la navette qui effectue des va et viens d’une lisière
à l’autre. Ce système est peu productif et tend à disparaître.

5
- Les lances: Elles sont munies de pinces qui saisissent l’extrémité libre de la trame. La lance d’entrée
donne la trame à la lance de sortie.
- Les projectiles: Ils sont également munis d’un système de pincement de la trame. Les projectiles
tournent les uns après les autres sur un métier à tisser.
- Le jet d’air est un système d’air sous pression injecté qui véhicule la trame d’une lisière à l’autre.
- Le jet d’eau est l’équivalent de la méthode précédente, avec de l’eau à la place de l’air.

CHAP II: PEIGNE OU ROS

Objectifs spécifiques : A la fin de ce chapitre l’étudiant(e) sera capable de :

 Définir le peigne et de donner son but

 Donner les critères de choix du peigne

 Expliquer le processus de fabrication du peigne

II-1 But du peigne

Le peigne est un appareil adapté a la partie supérieur du battant du métier. Il est indispensable
pour plusieurs raisons.
- Maintenir la largeur du tissu pendant toute la fabrication chaque duite à une longueur équivalente.
- Permet d’obtenir un tissu de densité uniforme puisqu’il réparti régulièrement les fils sur toute la
largeur de l’étoffe
- Par le mouvement d’oxillation constant du battant dans lequel il est enchâssé, il frappe les duites
dans la foule et les tasses les unes contre les autres. Autrement dit, la navette est lancée dans la foule,
puis le battant avance et lorsque la navette sort de la foule la trame qui y est resté est rapprochée du
tissu par le peigne
- C’est contre le peigne que se guide la navette dans son mouvement de translation d’une boite à
l’autre
- Il permet certains effets de fantaisie grâce à la variété d’embrochage

6
II-2 Fabrication du peigne

Les premiers peignes était en roseaux ce qui explique le nom de ROS.


ère
La 1 évolution du peigne en roseau s’est manifesté par l’emploi des dents en acier pour les lisières des
peignes puis les dents en roseau fut complètement remplacé par les dents métalliques.
La partie la plus importante est la préparation des dents et la perfection du peigne est liée à la fabrication des
dents, cette fabrication est devenue maintenant une industrie
spéciale.
La broche métallique se fabrique avec des fils d’acier double

II-3 Choix du peigne


1) REDUCTION
Le peigne le plus fin signifie le plus serré donnera toujours le tissu le plus beau et le plus doux mais il
ne faut pas que cette finesse soit un obstacle à la bonne exécution du tissu.
Le choix du peigne dépendra donc :
- Du genre de tissu
- De la contexture
- De l’armure

7
CHAP III: LES TISSUS

Objectifs spécifiques : A la fin de ce chapitre l’étudiant(e) sera capable de :

 Définir et donner la constitution d’un tissu

 Classifier les tissus tout en ressortant le nombre de chaine et de trame

III-1 Définition

8
Un tissu est constitué par l’entrelacement de 2 groupes de fils distincts et perpendiculaire ; l’un de ces
réseaux représentés par des fils arrangés à l’avance et dans le sens de la longueur s’appelle chaine.
L’autre inséré transversalement se nomme trame
En fabrication un fil de chaine est dit "Fil" et un fil de trame est dit "DUITE "
Tous les fils de chaine composant un tissu forment autant de goût différents qui sont disposé
parallèlement les uns aux autres et enroulées sur un rouleau dit ensouple.
La transformation des fils livrés par la filature en une chaine sur ensouple s’appelle
Ourdissage.
La trame au contraire est un fil unique enroulé sur une petite bobine appelé canette
enfermé dans un appareil appelé navette. C’est cette navette que dispose la trame dans ses allées et venus a
travers les couches de fils du tissu.
Dans le cas métiers sans navette la trame est fournie par les bobines disposées sur le côté du métier.
La duite est alors insérée soit par lance, soit par des projectiles. On travaille à duite coupée et les lisières
doivent faire l’objet de soin particulier. L’entrecroisement des fils et duite peut varier à l’infini mais il se
joue par le rôle essentiel dans la composition d’un
tissu
Le choix de la matière, la grosseur des fils, leur nombre en cm, la couleur, le dessin
constituent tous les éléments indispensables à la création d’une étoffe.

III-2 Classification des tissus

Les tissus peuvent être classés dans l’une des catégories suivantes :
1- Tissu simple ou à 2 éléments
2- Tissu à 3 éléments
(2 chaines 1 trame ou 2 trames 1 chaine)
3- Tissus double il y’a 2 chaines 2 trames en sortes que l’étoffe se compose de 2 tissus distincts ; à
l’endroit on a 1 chaine et 1 trame et à l’envers 1 chaine et 1 trame.
On fait aussi des tissus à 5 éléments. Soit
3 chaines 2 trames

9
Ou 2 chaines 3 trames
4 - Velours

Il existe :
Les velours par chaine
Les velours par trame
Les velours double pièce

5- Les gazes

Ce sont des tissus à croisement sinueux


6- Tissus façonnés
Ce sont des tissus à dessin ou à fleur exécuté sur métier monte avec mécanique jacquard.

CHAP IV: LES ARMURES

Objectifs spécifiques : A la fin de ce chapitre l’étudiant(e) sera capable de :

 Définir les armures et les classifier

 Maitriser les armures fondamentales

IV-1 Définition

L’armure d’un tissu : est le mode d’entrecroisement des fils et des duites.

IV-2 classification des armures

On peut classer les armures comme suit :


- Fondamentales
- Dérivées
- Composée
IV -2.1 Armures fondamentales

Toile, sergé, satin

10
Une amure fondamentale imprime un caractère qui peut varier avec la croisure.
Toile : avec un aspect grenu Sergé
: tissu a cordon oblique Satin :
tissu uni et brillant
Ces caractères peuvent être modifiés par la contexture mais on les retrouve dans

la majorité des cas.

Figure 1 : illustrations des armures fondamentales


CHAPV : L’ARMURE TOILE

Objectifs spécifiques : A la fin de ce chapitre l’étudiant(e) sera capable de :

 Définir et citer les éléments qui influencent sur l’aspect du tissu toile

 Ressortir les dérivées de l’armure toile et les construire

a) Définition :
La toile est l’armure la plus simple, la plus répandu dans le domaine du textile pour la fabrication
des tissus courants.

11
C’est sans aucun doute le plus ancien des croisements et le meilleur a l’usage. Le nom de
cette armure varie suivant les centres manufacturés elle est appelé :
Toile au Nord
Taffetas à Lyon
Lisse à elboeuf
Drap à Verviers
Unis à Vosge

Ce croisement donne lieu à une quantité infini de variation dont les noms changerons selon la
contexture, la matière, les proportions mais, la toile produira malgré la simplicité de son évolution une
classe considérable de tissu.
b) Construction
Cette armure s’obtient en faisant lever tous les fils impairs ou passage de la 1ere duite et tous les fils
ème
paires au passage de la 2 duite.
Théoriquement, la toile s’établit donc sur 2 lames. Lame 1
: fils impairs
Lame 2 : fils pairs
c) Caractère
La toile n’a pas de flotté elle est composé uniquement de grain composés par un point d’où le grain le
plus fin qui existe. L’armure toile donne a montage égale le tissu le plus solide.
D’autre part la toile fourni une étoffe pauvre et sans éclat. Plus la
réduction est serré plus le grain est plat et terme.
C’est aussi le liage qui a matière égale apporte le plus de dureté au touché et l’étoffe la moins souple.
La toile est un tissu sans envers ce dernier n’apparait qu’après l’apprêt.
d) Schéma de l’armure toile
e) Rentrage
Le rentrage sur deux lames ne peut être employé que dans le tissage de toiles composées de grosse matière
avec un compte très creux.

1
En lainage le rentrage s’établit ordinairement sur 4 lames afin d’éviter les tenues et de faciliter les
décroisements des fils. Le nombre de fils étant reparti sur 4 lames, chacune d’elle portera moitié de lisse
et on ne risquera pas d’avoir des fils que entraineront dans leur mouvement de monté un fil voisin
baissé.
Avec un rentrage suivi sur 4 lames nous constatons que les lames voisines ont une évolution
opposée. Si au contraire on rentre tous les fils impairs alternativement sur les 2 premières lames et les
fils pairs sur les 2 autres sons oublient un rentrage soudé. L’examen de ce rentrage nous montre que les
lames 1 et 2 ont les mêmes évolutions et pourront être jumelées de même pour les lames 3 et 4. Il
n’ya donc plus a proprement parlé que 2lames : c’est le rentrage adopté pour le tissage des toiles.

f) Elément qui influent sur l’aspect du tissu toile

Malgré sa simplicité, l’armure toilé permet d’exécuter une foule de tissu différent qui bien qu’identique par
l’armure présente entre eux des quantités de différences tant au point de
vue aspect qu’usage. Cette variété du tissu provient
- De la nature des fils employés
- De la grosseur et de la torsion des fils
- De la réduction du tissu
- De l’apprêt

e) DERIVEE DE LA TOILE
A) ARMURES CANNELES
C’est une armure obtenue par amplification en hauteur du point de toile.
Autrement dit c’est une toile dont plusieurs duites tombe dans le même pas à l’ouverture de chaine.
Le rapport transversal du cannelé est donc toujours de 2 fils puisque c’est une toile a plusieurs
duites.
Dans le rapport longitudinal, les fils impairs lèveront sur 2 ou plusieurs duites et les fils pairs
flotteront sur la même quantité de duite.

1
ème
Pour la 2 côte évolution inverse signifie levée des fils pairs et flotte des fils impairs.
Schéma

1) Caractère :
La mise en carte donne une idée fausse du tissu. En effet, les flottés chaine d’endroit et d’envers glisse, se
rapproche les uns des autres et viennent former à l’endroit comme à l’envers une succession de
côte transversale alternant avec un sillon produit par
l’entrecroisement des fils.
Les duites insérés dans le même pas se rapprochent les unes des autres et viennent former le
relief de la côte.
Les cannelés présente à l’endroit comme a l’envers un effet de chaine. La trame au contraire
étant complètement couverte et caché par le fil.
2) Conditions de montage
Les cannelés doivent être montés en réduction chaine très serré pour cacher la trame .celle-ci étant invisible
ne joue qu’un rôle secondaire et il est assez courant d’utiliser une matière plus commune et quelque fois
même un textile différents de la chaine.
Le tissage du cannelé fatigue beaucoup plus la chaine aussi il importe que les matières soit solide, régulière
et de bonne qualité.

3) Rentrage
Théoriquement, il suffirait de deux lames pour fabriquer les cannelés mais par suite de leur forte réduction
chaine on se trouve dans l’obligation de rentré sur 6 lames et même parfois 8 lames ceci afin d’éviter des
tenues et de permettre un décroisement normal des lames.
4) Embuvage
C’est de tous les tissus celui qui a le plus d’embuvage. Ce dernier sera d’autant plus considérable
qu’il y’aura plus de côte au cm et que la trame sera plus grosse.
5) Retrait :
Dans les cannelés, la perte en largeur est presque nulle.
6) Retour de la duite lisière:

2
Quand une étoffe est tissée avec 2 duites tombant dans le même pas, si la navette lance les 2 duites
ère
successives elle ramène la 1 dans une certaine largeur du tissu.
Dans ce cas, pour retenir la duite on met un ou 2 fils de raccroc sur le bord de la lisière.
Ces fils sont aussi appelés fils de tour

B) L’ARMURE REPS
Ils sont en trame et les cannelés sont en chaine, c’est pourquoi on les désigne dans certains centres par
cannelé effet trame.
1) Définition :
Le REPS est l’amplification en largeur du point de toile et on le construit en levant 2 ou plusieurs fils dans
chacun des pas de la toile.

2) caractère
Pas plus que l’armure cannelée la mise en carte du REPS ne donne pas l’idée du tissu. En effet, les duites se
rapprochent les unes des autres et en couvrant complètement la chaine forme une série de
cannelures verticales alternant avec un sillonproduit par
l’entrecroisement des duites.
Schéma
3) Condition de montage
Dans un REPS bien fait, la chaine doit être entièrement cachée d’où l’obligation d’une réduction
trame très serré.
Le serrage de la trame serra facilite par un montage creux en chaine.
En effet, le REPS comportant un grand nombre de duite au cm, la chaine doit supporter très
longtemps le frottement du ros ou peigne.
4) Rentrage
On pourrait rentrer sur 2 lames puisqu’il n’ya pas à craindre les tenues de fil par suite de montage
creux de ceux-ci. Néanmoins on lui conféré le rentra suivi sur un nombre de lame égal au nombre de fil
du raccord.

3
En ce qui concerne le piquage ou peigne, on mettra dans chaque broche des fils formant une
seule côte de façon que la broche frappe le tissu à la même place où les duites s’entrecroisent en
facilitant ainsi l’insertion de la trame on aura donc deux fils en broche pour le REPS de deux, 3 fils pour
le REPS de 3.
5) Embuvage
L’embuvage du REPS est nul.
6) Retrait
La trame perdra beaucoup de sa longueur ; le retrait sur métier est considérable.
C) NATTES
1) définition
C’est un point de toile agrandi. Pour le construire il suffira de lever 2 ou plusieurs fils sur 2 ou
plusieurs duites pour chacun des points de toile.
Le caractère du natté est de produire des petits damiers composés de chaine et de
trame.

La variété du dessin est très limitée par suite de la contexture qui serra trop lâche et
trop faible pour les nattés trop grands.
Les nattés possédant les défauts des cannelés et des REPS les tissus qui résultent des nattés à long
flotté sont flasques, mous et sans tenue.

2 Conditions de montage

Théoriquement pour obtenir un natté, il suffirait d’oudi double des fils de chaine et de lès rentrés dans
le même maillon, de tramer les duites assemblées avec une armure toile.
Dans ce cas particulier, il est impossible d’éviter une légère torsion des fils et des duites et l’on
obtient ainsi un natté à grain.
Par contre, si les fils sont rentré chacun dans 1 maillon et que l’on passe successivement
autant des duites que l’exige l’armure, on obtient un tissu d’une régularité parfaite et sans relief ce qui est
préférable pour le natté.
Régulièrement, les nattés doivent être tissés en passant successivement les duites dans le même pas.
Mais parfois dans un natté de 2, pour accéléré le tissage et diminuer le prix de

4
revient on se sert d’une trame de 2 bouts assemblés. Le rentrage se fait régulièrement en suivi.
Pour les lisières, même remarque que pour les cannelés

CHAP VI - L’ARMURE SERGE


Objectifs spécifiques : A la fin de ce chapitre l’étudiant(e) sera capable de :

 Définir l’armure sergé et expliquer sa construction

6.1 Définition
C’est une armure formé de flottés ou trame chaine liés par un point suivant un
décochement de 1.
6.2 Construction :
Les flottes pour sergé sont produites :
a) Par la chaine et le point de liage par la trame
Dans ce cas le sergé est dit sergé effet chaine
b) Par la trame et les points de liage par la chaine : dans ce cas le sergé est dit sergé effet trame.
Le sergé est désigné par son rapport d’armure, par l’effet produit sur la face s’endroit et le sens de la
croisure.
Le plus petit des sergés est sur 3 fils et 3 duites et pratiquement on ne dépasse pas les sergés de 5 et
6 excepté ameublement.

5
Figure … illustrations du sergé

6-3 Caractère
Le caractère du sergé est de présente des côtés obliques.
Alors que la toile n’a pas de cordon le sergé en a 1 les tissus obtenus avec le sergé ont 1 envers, signifie
que le cordon allant a droite à l’endroit ira a gauche à l’envers.
Si la chaine est apparente à l’endroit la trame sera apparente à l’envers. Plus les
flottes du sergé sont long plus la trame s’insère facilement au tissage.

6.4 Influence de la réduction sur l’aspect d’un cordon.


Suivant leur réduction, les cordons changement d’aspect.
Si le montage est carré on obtient un cordon avec une pente de 45°. Si l’on emploi une réduction
chaine plus forte que la réduction trame, on obtient un cordon plus droit.
Si au contraire la réduction trame est plus forte que la réduction chaine le cordon est aplati.

6.5 DERIVES DU SERGE A)


Serge croise
3) Définition
Les croisés 2 et 2, 3 et 3, 4 et 4 sont les sergés dans lesquels les effets de chaine et de trame sont
égaux le type des armures croisés est le 2 et 2 qui est appelé casimir en lainage.

6
4) Caractère
C’est une armure qui donne autant d’effet chaine que d’effet trame a montage carré et c’est ce qui
fait l’excellence du tissu en point de vue usage.
L’envers ne se différencie que par l’orientation inverse de la croisure.
D’autre part la chaine et trame ayant un relief égale à l’un des 2 éléments ne s’use pas plus vite que
l’autre à matière égale la pente est de 45°.
5) Conditions de montage :
Le montage normal du croisé est chaine et trame égale le montage carré. Ce pendant on fait des
croisés avec des chaines dominantes :
Cas des tissus imperméable.
Les lisières peuvent se faire en cannelé ou en natte sans lame supplémentaire. Le rentrage
des croisés se fait en suivi.
Avec la toile c’est le casimir et le croisé 2 à 2 qui sont les armures les plus fabriquées.

Dans un croisé à flotté court, la croisure est fine mais parait fort peu, elle sera plus accusé si on
augmente la longueur des flottés mais cette diagonale plus marqué se fera au détriment de la solidité.
Les fils étant moins liés, l’étoffe sera plus molle et les fils auront tendance à glisser en étant en
offrant une résistance moins forte.
On remédie dans une certain mesure a cet inconvénient en intercalant entre chaque flotté un liage de
plusieurs points de toile.
On obtient ainsi des effets dit : sergé-composé

CHAP VII - L’ARMURE SATIN

VII.1 Définition
L’armure satin est caractérisé par les flottes chaine ou trame réuni par un seul petit de liage mais
avec un décochement supérieur à l’unité. Alors que le décochement du sergé est toujours de 1 suivant un
diagonal bien marqué, le satin se pointera avec un décochement sauté.

7
VII.2 Construction :
Pour pointer un satin il faut connaitre son décochement.
Les satins réguliers doivent avoir un liage sur chaque duite et être pointé pour que le dernier fil
er
rencontre le 1 .
Le décochement se pointera dans le sens de la trame s’il s’agit d’un satin effet trame et dans le sens
de la chaine s’il s’agit d’un satin effet chaine.
Ex : satin de 5 décochements de 2

VII.3 PRINCIPAUX SATIN REGULIERS

a) Satin de 5 décochements de 2
Le plus employé en coton ainsi qu’en façonné, très solide a cause de son flotte court mais manque de
brillant
b) Satin de 7 décochements de 2 et 3
Le décochement de 3 est celui employé de préférence c) Satin
de 8 décochements de 3
C’est le satin classique employé en soierie. Le
flotté long donne beaucoup de brillant.
d) Satin de 9 décochements 2 et 4
Le décochement de 4 est préférables car avec le décochement de 2, les liages sont très
rapprochés les uns des autres et disposés en ligne trop régulière qui rappelle le sergé
e) Satin de 10
Un seul décochement possible :
Décochement de 3
f) Satin de 11 décochements de 2, 3, 4,5 g)
Satin de 12
Un seul décochement : décochement de 5
Au dessus de 12, les flottés deviennent trop long ou exigerait des contextures trop fortes
VII.4 Caractères des armures satins
Le caractère des armures satins est de produire une étoffe douce, de surface unie et brillante.

1
Les satins trame donne un tissu plus doux que les satins chaine lesquels présente une surface plus
éclatante.
VII 5 LES DERIVES DE L’ARMURES SATIN

1) Satin à répétition
- Définition

Ce sont des satins dans lequel on a redoublé en largeur ou en hauteur enchaine ou en trame
chaque point de liage.

- Construction

 Satin à répétition effet chaine

Dans les satins ordinaires, la bride chaîne flotte dans toute sa longueur sauf un point. Dans le satin à
répétition effet chaine, on laisse la chaine baissé deux fois.

Exemple : si nous prenons un satin de 8 à répétition, la bride chaine sont de 6 et l’aspect d’endroit
n’est que sensiblement modifié. Ce n’est qu’un regardant le tissu à l’envers qu’on s’apercevra que le satin
est à répétition. Dans le satin de 8 ordinaires, la chaine à répétition la chaine flotte de 2 et elle est donc
visible (l’envers d’un satin à répétition est plus lié que celui d’un satin ordinaire)

 Satin à répétition effet trame.

Les satins effet trame peuvent se faire également en répétition. C.-à-d. qu’avec un point à côté
du point de base de satin. Pour un satin à répétition effet trame, le point de large doit être redoublé dans le
sens trame de façon en altéré que très peu la face d’endroit en ne raccourcissant que la bride de trame
d’endroit que d’un seul point.

 Condition de montage

Les conditions d’exécution du satin à répétition, reste les même que celle du satin ordinaire. C’est –
à-d chaîno + serrée que trame pour effet chaîne et trame plus serrés plus que chaîne pour effet trame
comme les satins ordinaires ils sont montré en rentrage suivi.

2
2) Satins alternatifs

Définition : c’est armures s’établissent de la même façon que les armures satins. Mais en employant
successivement 2 ou plusieurs décochement. Ces derniers sont le résultat de la décomposition des
er
nombres 1 des rapports.

- Construction

Exemple 1 : satin de 9 décochements partiels de 4 et 1 sens trame

Exemple2 : satin de 8 décochements de 2 et 3 dans le sens trame. Il peut y avoir réduction du nombre de
fil si le nombre de décochement employé sont d’un diviseur du satin de base. Si l’on pointe dans le sens de
la trame, le rapport chaîne sera réduire de moitié si le diviseur est égale à 2 c’est en somme les sergés
pointés sur des duites impaires puis ensuite les duites faires dans le même sergé. Rapport 4 fils 8 duites cette
armure est encore appelé « Epinglé »

Exemple 3 : satin de 12 dicos de7 avec décochement partiel de 3 et 4 pointé dans le sens chaine. Le
rapport trame est réduit de moitié. Car le module 12 est divisible par 2 et que l’on pointe dans le sens de la
chaine.

Exemple 4 : satin de 16 décochements de 9 avec décochement partiel de 3 et 6. Même remarque que


pour l’exemple 2. Le déco étant pointé dans le sens trame.

- Aspect

Les satins alternatifs du fait de l’augmentation des liages donnent plus de tenue à l’étoffe. Selon la
disposition du pointé ces armures donnent des aspects différents. C’est la raison pour laquelle il
ressemble au satin ordinaire, parfois donnent des armures avec un grain plus marqué que le satin mais
cependant avec croisure moins apparente que le satin.

- Exécution : le rentrage se fait en suivi comme pour les satins une réduction dans ce cas on
emplie le rentrage combiné.

-3) Les satinés

1
- Définition : ils ont pour base un satin effet trame dont on a amplifié des petits de liage de façon à
produire des motifs

- Construction : pour les construire, on pointe d’abord le satin de base plus on ajoute d’autre point
pour obtenir un flotte de 2, 3, 4,5 on place également des petits à droite ou à gauche de ces flottes
pour garantir l’effet mais en suivant toujours le même décochement que le satin de base avec un seul
motif. Le satin raccorde toujours sur le module de l’armure de base. Si l’on emploie 2 ou plusieurs
motifs, ils sont nécessaire que le rapport soit multiple du nombre de motif.

- Aspect : les satinés peuvent présenter un aspect sablé ou poudré à cause de leur petit motif. Parfois
on obtient des diagonales bien marqué.

Dans les satinés à grande rapport exécuté au jacquard le motif est très apparent.

- Condition de montage :

L’armure exige autant de lame qu’il va de fil au rentrage suivie. Ce pendant certain satiné de grande
rapport pour robe sont fabriqué à mécanique jacquard. Le montage normale des satinés est chaine et trame
égale. Mais on établit des montages avec la réduction chaine plus serré que la réduction trame pour
donner plus de frise à l’effet, chaine pour ces conditions on comprend que l’aspect d’un satiné peut être
modifié par la réduction.

La torsion de la chaine joue un très grand rôle dans l’effet satiné. Si le cordon du satiné va à
droite avec un fil torsion à gauche le satiné présente un petit cordon très fin. Au contraire si la chaine est à
torsion droite, ou bien l’armure grain à gauche pour une torsion gauche. Chaque petit flotté sont
indépendant et sans liaison avec le précédent et le suivant.

- Emploie : les satinés entrent en composition des tissus lainages et draperies de toute qualité soit
en uni ou en fantaisie

- Principaux satinés

- Satinés sur cinq (5) : employé en draperie, tissé teint

2
- Satiné sur 7 (sept) : présente in croisement particulier permettant d’obtenir des tissus renfoncés. Le
tissu présente un endroit très fins d’aspect casimir sur un envers à face satin

- Satinés sur 8 : employé pour les draps noirs de cérémonie

- Satiné sur 8 très classique : les motifs du satiné sont formés par un point de natte. Ce satiné est
appelé natté diagonal. On le note parfois « HOPSAK ».

- Satiné sur 8 : emploie courant en laine tant en cardé qu’en peigné.

- Satiné sur 10 : peut de longueur des flottés chaine à l’endroit (2) ce qui donne une face très
réduit et très fine. L’envers offre des flottés de 3 dans le sens trame.

- Satin sur 10 : offrant des frottés de 3 en chaine et en trame en partie égale se prêtant à toutes les
combinaisons d’ourdissage et de tramage pour carreau bien équilibré

- Satiné sur 12 : employé dans les draps fins

- Satiné sur 13 : endroit très fin et envers diagonal

4) Satinés à fils doublés

On utilise comme base des satinés agrandi c.-à-d. l’amplification d’une armure satin a raison de : 2, 3,4 fils
pour un fil de l’armure de base 2, 3,4 duite de l’armure de base.

En considérant alors les carreaux obtenues comme une simple case de papier de mise en carte on
établit toujours le pointé de l’armure de base puis du motif

- Satiné de 10 sur base de satin de 5 par fil et duite double

- Satiné sur base de satin de 5 à répétition avec fils de remplissage plus nombreux que ceux satin de
l’armure précédant ici l’effet chaine est plus important

- Satiné par cordon en fil double et duite simple.

CHAPITRE VIII : LES EPINGLES

3
8-1DEFINITION : parmi les dérivés secondaires du reps il est une armure qui en tissu semble
dérivés du cannelé c’est " L’EPINGLE" qui produit une succession de côte
transversales très en relief alternant avec un sillon très fins.

8.2 CONSTRUCTION :

L’épingle est un tissu exécuté avec deux chaines. La 1ere chaine est dite chaine de pièce et
comporte 2/3 de fils. La 2è chaine plus fine et dite chaine de forme et comporte 1/3 de fils on alterne
successivement 2 fils de la chaine de pièce avec le fils de la chaine de liage (chaine de forme)

Le tissage s’opère en lançant successivement une grosse duite appelée duite de bourrage et une fine
duite appelée duite de sillon.

La chaine de pièce lève sur la grosse duite et est baissé sous la duite de sillon. La fine de liage fait le
travail inverse. L‘armure n’est qu’un simple reps.

2-1) l’épinglé s’exécute aussi avec l’armure toile dans ce cas les deux pièces sont ourdies 1 et
er
2 (la 1 chaine de pièce par un fil double et l’autre par un fil au maillon)

8-3 CONDITION DE MONTAGE

er
- 1 ensouple : chaine de pièce peu tendu pendant le tissage et ourdi 12 à 20% plus longue que
la chaine de liage.

ème
- 2 ensouple : chaine de liage presque toujours retors elle est tendu très fortement pour
forcer les fines duites à creuser le sillon et donné ainsi le relief maximum à la cote c’est un petit
capitales de la fabrication de l’épinglé.

Pour la mise en œuvre des tissus, il faut veiller à ce que la tension de chaque ensouple reste toujours
la même, à cet effet il sera bon d’établir un contrôle au moyen d’enseignes. Pour cela, l’ourdisseur pose sur
er
le 1 fil de chaque chaine les bouts de fils qui serviront d’indication au tisserand. Ces bouts de fil
enseignes doivent toujours se rencontré ensemble pour les deux chaines. L’épinglé est d’une fabrication
difficile, et demande une réduction chaine très serré et une forte réduction trame.

1
8.4 RENTRAGE

Par suite de la forte réduction chaine que l’on donne, le rentrage se fait au minimum sur 6 lames

8.5 PIQUAGE AU PEIGNE : il se fera sur trois fils mais de façon à ce que les deux fils de la chaine de
pièce soient séparés de la broche.

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