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Golfe DE Guinee: Et Perspectives de Recherches

Le document présente un bilan et des perspectives de recherche sur le golfe de Guinée, en mettant en avant les systèmes océanographiques qui influencent la production marine de la région. Il décrit les caractéristiques de la circulation et de l'hydrologie, ainsi que l'importance des sels nutritifs et de la production de matière vivante. Enfin, il évoque les projets futurs de recherche pour mieux comprendre et exploiter les ressources marines de cette zone.

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Golfe DE Guinee: Et Perspectives de Recherches

Le document présente un bilan et des perspectives de recherche sur le golfe de Guinée, en mettant en avant les systèmes océanographiques qui influencent la production marine de la région. Il décrit les caractéristiques de la circulation et de l'hydrologie, ainsi que l'importance des sels nutritifs et de la production de matière vivante. Enfin, il évoque les projets futurs de recherche pour mieux comprendre et exploiter les ressources marines de cette zone.

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OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE OUTRE ~ MER

GOLFE DE GUINEE
'BILAN, ET PERSPECTIVES DE RECHERCHES

COMITE TECHNIQUE' O'OCEANOGRAPHIE ET D'HYDROBIOLOGIE


JANVIER 1978
GO L F E D( GUI NE E
BILAN ET PERSPECTIVES DE RECHERCHES

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

SOM MAI R E

1.- BILAN

1.1.- Introduction
1.2.- Circulation et Hydrologie

1.2.1.- Circulation
1.2.2.- Hydrologie
1.3.- Sels nutritifs
1.4.- Production de la matière vivante et son exploitation

1.4.1.- Production primaire e t secondaire


1.4.2.- faune benthique et stocks exploitables

1.5.- Conclusion

2~- [Link]

2~1.- Introduction
2.2~- fiches Projet

2.2.1.- Des~iption du golfe de Guinée


2.2.2.- Systèmes du large
2.2.3.- Systèmes oetiers
- 2 -

1.- B l LAN

1.1.- INTRODUCTION

La zone orientale de l'Atlantique intertropical sur laquelle


l'ORSTOM travaille contient un ensemble de systèmes océanographiques exer-
çant sur la production de la région une action déterminante. Ces systèmes
reliés entre eux couvrent une région (fig.2) s'étendant du courant des
Canaries vers 20 D N (Cap Blanc) à la dérive de Benguela vers l5 D5 (Cap Frio)
et constituent, entre la côte et la longitude de 2D DW, ce que nous appelle-
rons le golfe de Guinée au sens large du terme. Cette région présente une
unité faunistique frappante et englobe l'ensemble des zones de p@che de
l'Albacore de l'Atlantique oriental.
Depuis une dizaine d'années, le développement in~ensif de la
p~chB aux thons a attiré l'attention des Océanographes sur cette région
jusqu'alors peu étudiée. Des études globales, océaniques et t:etières, ont
donc été entreprises, qui ont fourni, en complètant les travaux historiques,
un cadre général auX recherches faites à partir de 1970 par l'OR5llJ~1 sur
les zones d'enrichissement de la côte occidentale d'Afrique depuis l'upwel-
ling de Mauritanie jusqu'au dôme d'Angola. Le golfe de Guinée possède un
plateau continental étroit qui est le siège d'une exploitation intensive
des peuplements pélagiques et démersaux. Sa morphologie (fig.1) n'a proba-
blement pas grande influence sur la produètion océanique.
Du point de vue climatique, cette région est dominée par les mou-
vements du front intertropical de convergence des vents. Vers le solstice
d'été, ce front de convergence atteint sa position la plus nard et l'alizé
de sud-est prédomine dans toute la zone océanique du golfe de,Guinée, alors
qu'au nord de l'équateur le vent tourne à l'ouest pour former une mousson
de sud-ouest; un maximum de précipitations accompagne le passage du front
..
intertropical, les précipitations étant particulièrement importantes dans
les zones côtières montagneuses de Guinée, Sierra Léone et Cameroun; au
large, l'alizé de sud-est entretient une divergence équatoriale marquée,
tandis que le long des c8tes la [Link] de sud-oues1\; favorise l r apparition
et le maintien d' upwellings d~tieltS locaux. Cettla période est généralement
désignée sous la nom de "saison froide". C'est vers le sols:tica d' [Link] que
le front de convergence des vents a sa position la plus méridionale. I:...a zone.
des calmes s'étend alors en dixection de l'équateur où l'alizé de sud_es~,
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considérablement affaibli, n'est. plus en mesure d'entretenir la divergence


de la dérive équatoriale; au voisinage des càtes il n'y a pas de vent,
sinon l'harmattan, vent du nord-est faible, irrégulier et de peu de durée
et un régime de brises: les upwellings cOtiers ne sont alors plus entretenus
et ils disparaissent. On désigne cette période sous le nom de. "saison
chaude".
L'importance des précipitations est une autre caractéristiquœ es-
sentielle du golfe de Guinée car elles entraînent directement ou par ruis-
sellement de fortes dessalures de certaines zones. l'eau de la baie du
Biafra où il y a deux maxima da précipitations, en mars-avril et en octobre-
novembre respectivement, es~ la plus dessalée et elle constitue la masse des
"eaux guinéennes" à dessalu:œ peœmanerrce, La cato du libéria et la c6te du
Congo sont également baignées par une eau fortement- dessalée.

1.2.- CIRCULATION Eli HYDROLOGIE

1.2.1.- Circulation

Ltessentiel de la circulation superficielle dans le golfe de Gui-


née est connu depuis longtemps; en revanche, i l a fallu attendre les résul-
tats d'études récentes pour mettre en lumière des structures inattendues
d'une circulation subsuperficielle dont Itimportance était loin d'etre soup-
çonnée.
Les courants du golfe de Guinée (fig.3) sont stables, sauf dans la
baie du Biafra et au voisinage des côtes. En surface, la circulation zonale
générale appartient à la partie orientale et équatoriale du tourbillon anti-
cyclonique de l'Atlantique sudl ce sont le courant équatorial sud qui dé-
borde Itéquateur vers le nord et le coul!Ent de Benguela, ainsi qu'à un sys-
tème lié à la mousson littorala de sud-ouest: ctest le courant de. Guinée
prolongeant le contre-courant équatorial nord.
En subsurface, au niveau de la therinocline où la circulation est
la mieux connue, les courants sont nettement différents. Le long du talus
continental de la c8tc nord du golfe s'écoule le sous-courant iVoirién op~

sé au courant de surface et prolongé vers 10 sud par une autra veine de oou-
rant ouest baptisée contre-co~rant_ Guinéen et qui se rattache au flux eupezs-
ficiel de la branche nord du courant équatorial sud. A l'équateur, on trouve
le courant de Lomonosov qui pose les m~mes problèmes quo le courant da Crom-
well dans le Pacifique et qui est dtautant plus impnrtant, qu'en se divisant
- 4 .-

[Link] branches à la longitude de Sao Tomé, il semble prendre une part ac-
tive d'une part à la formation du contre-oOurant 9uin~en ct d'autre par~ à
celle du sous-courant cOUer pprtant àu sud entre le Cap Lopez ct li'oirl1;e-
Noire et' à l'apparition du front du Cap Lapez. Au sud de l' équate ur, on ren-
contre le contre-courant équatorial sud coulant vers l'est à 10"5.
Tous ces couran~& ont des caractéristiques spécifiques et- ieur
extension e~ leur intensité peuvent varier" dàns le temps.

Le courant de Guinée:

C'est en saison froide que ce courant qui porte à l'est atteint sa


vitesse maximale (3 noeuds), possède un débit maximum (3.10 6 m3/s) et est le
plus stable en direction; en revanche, son extension vers le sud est plus
grande pendant la saison chaude (2 11 30'N); de plus i l peut dispara1tre des··'
zones c6tières et être rejeté vers le sud lorsque, vers octobre, sous l'ac-
tion conjuguée de la mousson de sud-ouest et d'un courant c6tier portant
vers le nord entre Pointe-Noire et le Cap Lopez, l'eau accumulée dans le
fond du golfe provoqu~ une pente maximum de la surface de la mer descendant
vors l'ouest, pente qui favorise un écoulement général vers l'ouest.

Le courant sud équatorial:

C'est également pendant là saison froide que le courant équatorial


sud est le plus intense (1 t 5 noeuds) et que son extension vers le nord est
la plus grande; c'est donc pendant cette période que la divergence des eauX
de surface est la plus forte. Moins épais à l'équateur (30m) que de part et
d'autre, il est sépané du courant de Guinée par la convergence tropicale
nord marquée par un creux (Sam) de la thermocline; au sud, i l est limité
vers Bas par la convol':gence. tropicalo sud, au sud de laquelle on renconrtre
le contre-courant équatorial sud.

Le contre-courant équatorial sud:

Ce courant dont l'existenoe avait été déduite des calculs géostro-


phiques n'a été mesuré qu'en novembre. Il atteint à cette époque 30 cm/s et
transporte vers l'est un maximum do salinité.
4 W ..
E

Co ura nt de Guinée

osS ov
2 Co ura nt de lom o'l
Sud
3 Con t re COurant éq ua tor ial

Fig . 3 a
).-E

4 SOUS courant Ivoirien

5 Contre courant Guinéen

6 Branche Nord du courant equatorial Sud

7 Branche Sud du courant equatorial Sud Fig :3 b

8 Derive de Benguela
- 5 -

Le courant de Benguela:

Il constitue lû pûrtie lû plus orientalo do la circulation anti-


cyclonique de l'Atlûntiquo Sud. Au nord du Cap Fria il se divise on cleux
branches: l'une slincurvan~ rapidement vers l'ouest ost nppelue dérive da
Benguela; llautro s'utendnnt vers 10 norJ sc prolongo par 10 courant. équa-
torial sud.

Le sous-courant ivoirion:

En subsurfùca, 10 sous-courant ivoirien dont la vitesse moyenne


est 30-40 cmls, avec un noyau vors 40m, atteint sû vitasse mûximale en du-
but de soison froide alors qu'il est très près de la côte; on llobsurve
mOme en surfûce ~ ln cOto en octobre:.

Le contre-courant guinéen:
Il appûralt comme un courûnt de retour du courant dra Lomonosov nt
transporte comme ce de~ier et comme le pr~c6dent une a~u plus salée que les
ClûUX adjacentes.

Le courant de Lomonosov:
Il présente toutes los caractéristiques des sous-courants 6quûto-
riaux (courênt étroit peu épais, très rûpide, de débit impor~"nt, faisant
des m6 û ndres le long de lléquûteur) e~ transporte une cau très sa160. Il est
l'objet de Vûriations snisonnièros importnntcs: il atteint sa vitesse maxi-
male au printemps (2 noouds) alors qu'en automne, llûccumulûtion d'ODU dûns
le fond du golfe de Guinée, limite sa vitasse (0,6 nooud), son débit Iilt son
extension zonale. Cc:tr affaiblissement devrait influlalt, mais cola n'û pas
encore ôté mis en évidence, sur le d6bi~ et los caractéristiques du contrc-
courant guinéen.

Circulntionméridienna:

Entre ces diffurents couJrnnts il existe des liaisons méridünnes


qui posent encore de nombreux problèmes. Celles entra 10 courant de Lomonosov
et le contre-courant guinéen d'une part, le cournnt de Lomonosov ei; llil sous-
coumnt côtier pûrticipant à lû formûtion du front du Cap [Link] d'autre pûrt
ont 6t6 clûirement d6montrues. CellD qui existe entre le cournnt de Benguela
et le courûnt 6quntorinl sud est évidente à ln saison froide ct d1nutûnt
plus importênte que 10 premier ontrùlno des coux côtières upwc1l6es
6 -

et productives; durant la snison chaude cette liaison est beaucoup moins


nette et l'extension vers le nord du courant de Bengueln très imprécise. Il
existe, nu large de la Cate d'Ivoire, une circulation nnticyclonique peu
étudiée entre le courant de Guinée et la bronche nord du courant équatorial
sud. Il est possible qu'une liaison existe entre le courant de Lomonosov e~

le sous-cour8nt ivoirien com~e le suggère le transport, par ce dernier,


d'un maximum de salinité, mais cela n'a pas été démontré. Enfin entre le
Cap Frio et le Cap Lopez le courant porte alternativement au sud, courant
d'Angola maximum en saison froide, et au nord avec des implications sur la
fertilité des eauX (upwellings catiers); les détails de cette alte:t'nance
restent à préciser.

1.2.2.- Hydrologie

Les caractéristiques hydrologiques de la ~gion mettent clairement


en évidence l'existence d'une saison chaude et d'une aaison froide auX con-
ditions de surface et de subsurface radicalement différentes. Cutte dornière
se distingue en particulier par les refroidissements provoqués par les up-
wellings catiers et la divcrgonce des eauX équatorinles de surface, ainsi
que par l'existence, au large du Cap Lopez, d'un front hydrologique marqué
entre les eaux guinéennes chaudes et dessalées et les eaux plus froides
mais très salées dérivées du courant de Lomonosov via sa branche sud et un
upwallirùJ c8tier. En saison chaude en revanche, les eauX chaudes et dessa-
lées guinéennes occupent une large portion du golfe de Guinée (fig.4). Par
aille urs, les traits généraux de la circulation· sont reflétés pûr la topo-
graphie de la thermocline qui confirme par un creux la convergence tropicale
nord, pûr une cr~te la divergence équatoriale et par un autre cre'ux visible
à l'ouest de 00 la convergence tropicale sud et qui fait en outre appara1tre
deux dames saisonniers, le dame de Guinée au nord de l'équat~u~ pendant la
saison froide et le dame d'Angola pendant la saison chaude (fig.S); de plus,
les upwellings côtiers correspondent à une grande réduction de la profondeur
de 10 thermocline. Un autre trûit hydrologique intéressûnt est la distribu-
tion de la salinité dans ln couche du maximum. L'ensemble des courants du
système des contre-courant$' équatoriaux (contre-courants Cquatoriaux nord et
sud, courant de Lomonosov) transporte des maxima de !Jalinité. C'est cettlil
propriété qui a permis de rel~er le courant de Lomonosov ou contre-courant
de Guinée, au front du Cap Lapez et qui devrait éclairer la nature eXacte
du sous-courent ivoirion.
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FIG. 4 • Salinité de .vfoc.


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Flg.8' Temperature â fSO..


A' .Juillet _ Septe..bre
Br "ClllYle' _ Ami
- 7 -

1.3.- SELS NUTRITIFS

La distribution des sels nutritifs qui est loin d'être connue avec
les même s détuils que celle do La ü~rnpéréJture ou do la salinité a Gté utili-
sée à deux fins radicalement opposées, comme complément de l'étude hydrolo-
gique des masses d'eau et commo indicateur essentiül du cycle de la matière
vivante.
Du point de vue hydrologique, du fait de la diversité des méthodes
utilisées dans l'étude du golfe, de la non-consorvation des sels nutritifs
et de la similitude entre leur distribution verticale et celle de la tempé-
rature, leur [Link] s'est révelée difficile et souvent décevante. Néan-
mairIs, les structuœs hydrologiques réapparaissenit dans la distribution des
sels nutritifs. L'ensemble du golfe do Guinée se présente donc comma une
région où la couche homogène est pauvre en phosphate ct épuisée en nitrate,
sauf dans les régions de remontées d'eaux profondos (upwellings côtiers et
divexgence équatoriale) où la thermocline est brisée et où les sols nutritifs
sont abondants Œn surface; cela so produit surtout pendant la saison froide.
Ailleurs, la topographie de la thermocline est une excellente indication de
l'apparition des couches riches on nitrate Dt en phosphate; les convergences
apparaissent comme des régions où la couche épuisée en nitrate est épaisso;
à 11emplacement des dômes, cette couche est mince. Seule la dérive de Ben-
guela dans luquelle la couche homogène de surface très épaisse (140m) est
riche en nitrate semble échapper à cette liaison directe entre lu structure
thermique et la structure chimique des eauX. La distribution du minimum pro-
fond d'oxygène est un bon traceur de la circulation profonde car 110xygène y
est une propriété quasi conservotive; il est considéré actuellement que le
minimum observé dans chaque hémisphère est formé respectivement dons la
région du dôme d'Angola et du dôme de Guinée sans quI ait été précisée l'in-
fluence possible sur l'intensité des minima du caractère périodique de ces
structures. Il existe enfin, liés à la forte production des upwellings, des
minima subsuperficiels d 10xygène fugaces lorsqu 1ils sont r-8tiers e~ pouvant
~tre entraînés par la circulation générale dans la région des dômes où ils
forment un minimum superficiel secondaim. En définitive, en dahors de pro-
blèmes limités tels que le mécanisme de formation et de diffusion horizon-
tale du minimum profond d'oxygène, la cinétique de 11appa~ition et de la
disparition des minima côtiers liés auX upwellings, il ne sembla pas que
l'étude hydrologique des sels nutritifs soit susceptible dtapporter une con-
tribution importante à la connaissance globa18 du golfe d, GuinéG.
- B-

Pour ce qui est de l'utilisation des sels nutritifs comme indica-


teurs de production, la quantité de phosphate dans la couche superficielle
est un axcellent reflet, dans tous les océans, de la production primaire et
de la richesse en zooplancton. Néanmoins, en milieu tropical, ce qui carac-
térisE la richesse d'une région c'est sa "production nouvelle" qui fait ap-
pel à un apport extérieur de Bels nutritifs, crée da la matière vivante
nouvelle qui compense les pertes par sédimentation ou mélange et sr ajouta à
la "production de régénération'" qui n'utilise que des sels nutritifs régé-
nérés dans la couche hmnogène. Au plan de la production, i l est donc impor-
tant de connaltre la profondeur des couches riches par rûppor~ à la couche
euphotique, la production primaire étant d'autant plus importante que cette
couche est plus mince; la stabilité est également un facteur favorable aU
développement du phytoplancton qui, dans les zones tropicales, s'accumule
généralement dans la thermocline où la production primaire BSit importante,
m~me si l'éclairement nry est pas optimum. Cela a été mis en évidence dans
le dame de Guinée. Dans les zones où la thermocline est profonde, un double
maximum de production apparalt. Le maximum supérieur, dons la couche homo-
gène, est le maximum de la production de "régénération" situé à [Link]
de lumière; le maximum inférieur, dans la thermocline, au niveau où la con-
centration en sels nutritifs augmente, est le maximum de la ll production
nouvelle". Dans la mesure donc où la "nitratocline" par exemple ooincida
avec la thermocline, on peut dire que cette dernière trnce le niveau de la
production nouvelle qui sera d'autant plus importante que la thermoclinc
sara plus proche de la surface. La carte de la topographie de la thermo-
cline est donc une première mesure relative, de la production primaire, la
seule exception étant la dérive de Benguela. Par conséquent, il apparalt
que du point de vue de la production, la connaissance des cycles dB la ma-
tière nutritive est; plus importante que celle de leur distribution spatiale
si l'on cannait bien la topographie de la thermocline. les étudas entre-
prises jusqu'à présent n'ayant été que peu abordées sous cet angle, l'an ne
peut guère espérer posséder actuellement une bonne connaissance de la pro-
duction primaire globale dans le golfe de Guinée.

1.4.- PRODUCTION DE LA MATIERE VIVANTE ET SDN EXPLOITATION'

1.4.1.- Production primaire et secondaire


- 9 -

L'étude des structures hydrologiques 0 depuis longtemps mis en

évidence la plupart des régions où les productions primaire et secondaire


sont élevées à l'exception du dôme d'Angola identifié récemment. Qualitati-
vement, pe~ dg progrès ont donc été faits par rapport aUX travauX histo-
riques. Seules les variations saisonnières de diverses structures et dos
biomasses planctoniques ont. été précisées, en même temps qu' étaient faites
des mésuros de production primaire.
Au cours du premier trimestre l'ensemble du golfe de Guinée ost
relativement pauvre sauf au nord, le long des côtes de MûuritaniD et du
Sénégal siège drun upwelling et dans le dame d'Angola. C'es"l; à 13 fin du
second trimestre qu'appara1t le front du Cap Lapez autour duquel la produc-
tion primaire est très élevée alors que plus à l'ouest la divergence équa-
toriale ne semble pas se traduire par une augmentation de la production
primaire par rapport à celle des eauX adjacentes qui es~ moyennement élevée.
Le troisième trimestre, coeur de la saison froide, est le mieux connu et
aussi le plus riche: la production primaire est élevée au Cap Lapez et le
long de la divergence équatoriale, dans les upwellings c8tiers de Côte d'I-
voire, du Ghana et du sud du Cap Lopez. La répartition du zooplancton suit
très sensiblement le même schéma. Le quatrième trimestre se présente comme
une soison pauvre, mais les données ne sont pas assez nombreuses pour don-
ner une bonne description d'ensemble.
Si l'on considère l'ensemble des résultats, la couverture géogra-
phique du golfe de Guinée par les données existantes, quoique insuffisante
à certaines saisons, est assez bonne. Cependant la disparité des méthodes
employ5es leur enlève une grande part de signification: les résultats sont
difficilement comparables et l'établissement de cartes de productions ou de
biomasses est souvent impossible. C'est donc dans une autrn direction qu'il
faut orienter les recherches. L'étude des mécanismes de production et d' éva-
luation de cettli1 dernière à partir des situations hydrologiques dans les
zones d'enrichissemen~ du golfe de Guinée qui a été entreprise par l'ORSTOM
depuis 1911 est une direction possible puisque elle peut conduire à des
résultnts applicables à l'ensemble des régions tropicales.
Il faut enfin signaler que la plupart des Gtudes, m~me c~tières,

font assez mal la part des apports terrigènes' et des systèmes ostuaires -
lagunes dans la production de cette région. Sur le plateau continental ivoi-
rien où, malgré des 6tudes intensives, l'effet global de.s apports terrigènes
sur la production n'apparû1t pas clairement, c'est l'étude des peuplements
planctoniques qui s'est révélée l~ meilleur outil d'analyse des écosystèmes.
- 10 -

1.4.2.- Faune benthique et stocks exploitables

Comma l'introduction le met déjà en 6videnco toute la zone com-


prisE entre la Mauritanie et l'Angola constitue une unité faunistique: un
grand nombre. d'espèces d'Invertébrés benthiques et de poissons démersaux ou
pélagiques se rencontrent en effet du Cap Blanc aU nord nu Cap Fria au sud.
Les stocKS exploitables peuvent ~tre divisés on deux groupes, dé-
merSauX et pélagiques. les populütions démersales vivent au niveau du fond
et se nourrissent auX dépens des Invertébrés benthiques. Un do leurs carac-
tères essentiels est de présenter une grande diversité spécifique. Les po-
pulations pélügiques, qu'elles soient c8tières QU hauturières vivent en
pleine eau, ont une alimentation planctonique et se. rencontrent le plus sou-
vent sous la forme de büncs monospécifiques.

La faune démexsale

L'inventaire faunistique peut etre considéré. comme terminé pour


les poissons. Il est en voie d'achèvement pour le benthos oD les connüis-
8ances systématiques restent cependant peu accessibles à l'écologiste du
fait de la dispersion de l'information ct l'absence de clefs pour de nom-
breux groupes zoologiques.
Les fonds de pôche sont délimités, leur bathymotrie connue; les
connaissances sur la couverture sédimentaire sont précises pour certaines
régions comme la Sierra Léone, la Côte d'Ivoire, le Ghana.
Les études de zonation inte:n:tidale font appara1tre. une granda mono-
tonie du peuplement des plages de toute la région avec trois niveaux "typiques.
Les substrnts durs pr6sentGnt une plus grande diveIsité mais la descrip·tion
proposée au Sénégal est suffisamment typique pour qu'elle puisse convenir
ailleurs avec quelques aménagements.
Sur le plateau continental de nombreux travaux mettent an évidence
tJne coupure faunistique vers 70m de profondour correspondant à l'isotherme

l7-1BoC séparant une faune profonde et une faune littorale.


La faune "profonde" rencontre à peu près les m~mes conditions
hydrologiques sur toute la côte d'Afrique et ces conditions sont particuliè-
rement stables tout au long de l'année; elles correspondent à l'eau centrale
sud-Atlantique. Chez les poissons cette faune est à dominance de Sparidés
(~~ntex); en benthos la "deep shelf community" décrite en Sierra Leone cor":'
respond bien aux peuplements observés en COte d'Ivoire. Les biomasses ben-
thiques sont en général inférieures à 19/m 2 en poids sec.
- 11 -

Ln f~une "littorale" est infGodée aux eoux tropicnles pures, ~

leur faciès dessalG (o~ux guinéennes ou liburiennos), très dessnlé (estuaires)


ut auX e~uxde la couche de discontinuitG. (110 pout on certains points subir
10 prusonce d'eaux froidus lors ,de l'apparition [Link] (Ghoma, Côte
d'Ivoire) ou de d6plocuments du front (Guinée). Du fait il ost probable quo
cotte faune "littori11e" se rencontre dans son aspect 10 plus typique, le plus
divers ot lu plus stablo dons des régions malheureusement peu 6tudiGes camme
lra Liberia où les conditions hydrologiquos restent constantes toute l'ûrimulil
alors que dons lus zones do front, dtupwolling ou d'es~uairo les peuplements
50 retrouvent, mnis dGgrad6s, avec une diversitu moindre. la nature du s6di-
ment semble ~tre dGterminante dans la définition des biacoenoscsd'après les
travaux accomplis en Gambie, Sierra Leone, Ghana ct C8to. d'Ivoixc; il semble
toutefois, notamment pour la fauno vagile, quolùs factours hydro'logiques
jouent un rôle non ~6g1igeable, certaines espèces Gtant inf60dées auX eaux
tropicales, d'autres auX coux de la couche de discontinuité. Les chiffres de
biomasse peuvent fltre très variables suivant les régions et les substrats;
en effet, contrairement auX productions du phyto ct du zooplancton ln produc-
tion benthique n lest pas seulemont, liée ~ la richesso des OauX en sols nu-
tritifs mais aussi à la nature des fonds. Les fonds durs sont infiniment plus
productifs que los sédiments et parmi ceux-ci les sables purs et les Vases
pures ont une faune beaucoup plus pauvre que les vases sableuses ct les
sflbles vaseux. C'est ainsi qu'en Côte d'Ivoiro la biomasse sur sable, ù 20m
n'est que de 0,1 à 0,4 g/m 2 alors qu'elle atteint 1 à 2 g/m 2 à 35m sur sable
vaseux. Par nille urs les chiffres ivoiriens sont très inférieurs à ceux de
Sierra Loono et surtout de Gambie et du Ghana.
Les stocks do poissons tropicaux suporficiels, mieux connus quc
les stocks dleaux froides profondos du plnteau continental sont surtout
constitu6s do Sciacnid6s sur substrats meubles ot de Sparidus littoraux sur
substrnts durs. Lus ospèces principales 6tudi6es sont: ?5eudotolithu:~~­

galunsis, [Link], P.elonga_~J [Link]..erus ouritus, Cynoglossus call1ü-


riensis (il fout noter aussi lus travaux sur lus: Punéides: P~naeus duorarum
et ~a~Fenaeopsis at~nntica). Cos utudes ont porté sur la biologie (pante,
Geologio, alimentfltion aux dupons de la faune benthique) ct sur les para-
mètres dynamiques des stocks (croissance, mortnlitu, migrations, recrutement
etc••• ). On connait peu cependant les relations des différentes espèces cmtro
ellos do m~mo que n'ont pas cncoru suffisamment rutunu l'attention, des
- 12 -

phénomènes comme celui d'amphibiotisme, nombre de poissons et d'inver~ébr6s,

en particulier les crustacés Décapodes, pouvant passer du milieu marin en mi-


lieu saum8tre (lagunes-estuaires) et inversement, au cours de leur évolution.
Au delà du plateau continental l8s connaissnnces se font beaucoup
plus rares. Quelques données existent sur la faune du talus qui semble pré-
senter de fortes affinités nord-Atlantique. QUant à la plaine abyssale son ']
étude n'a pas enCore été abordée.
Sur la pente du talus, de 100 à lOOOm existent des stocks exploi-
tables et exploités dans ce~tainea régions accessibles mais toute la zone
qui s'étend du Liberia au Cameroun SB prête peu au chalutage profond.
L'inventaire des crevettes profondes est pratiquement com~et et
il existe plusieurs espèces d'inté~t économique potentiel. Actuellement
seul Paraesnaeus lon~irostris est exploitée au large du Sénégal et de l'An-
gola de 150 à 600m. Les connaissances biologiques sur ce Pénéide restent
fragmentaires et les possibilités d'étude dynamique avec les éléments dispo-
nibles actuellement sont restreintes. Un autre crustacé, le crabe Ge;yon
qui~q~ed:!2:' pf!cho depuis peu également auX Etats Unis est exploitG en Ango-
la au chalut et au casier. En fait l'espèce est présente et,sans doute,ex-
ploitable sur tout le talus africain comme l'ont montré des essais de p~che

au Congo, en Cats d'Ivoire et au Sénégal. Quant auX poissons c'est encore le


domaine. de l'inconnu pour la plus grande partie du golfe. Il semble cepen-
dant qu'aù large de l'Angola et de la Mauritanie existent de réelles possi-
bilités. Ailleurs où le talus très accidenté n'est pas chûlutable la pt!che à
la palangre, souvent artisanale, est réduite à la frange supérieure du talus.

La faune pélagique

Deux zones d 'exploitation sont à distinguar: ·i

. 0:--"
- la bande cOtière sur le plateau continen"l:al, où vivent les péla-
giques c6tien
la zone hauturière auX accores· et au-delà pour los pélagiques
nautmrier.s.

a) - Los pélagiques c6tie~s

Ce sont les stocks de Sardinella aurita et Sardinella ebo; elles


sont surtout abondantes auX deux extrt!mes du golfe de Guinée: 5énégal et
Congo-Angola~ Elles représententcepenciùnt pour la zone centrale une .reSSDur-
CE non négligeable. Ces stocks sont exploités à leur optimum a~ probablement
un peu au-delà dans toute la zone de leur répartition.
- 13 -

La biologie et la dynamique de ces espèces a fait l'objet do nom-


breuses études dans le golfe de Guinée.
Un travail de synthèse qui fait 10 point des connaissances ac-
quises est actuelloment en préparation.

b) - Les grands pélagiques hauturiers

Ce sont principalement les thunnidés: Etudi6s d~puis longtemps,


la connaissance de leur biologie et surtout de leur dynamique a progressé
rapidement ces dernières années en m~me temps que l'exploitation.
L'espèce la mieux connue et la plus p@ch6e est l'albacore. L'étude
dynamique du stock ouest-africain est actuellement très poussée: des pro-
grammes de simulation permettent de prévoir les réactions du stock à toute
modification de l'effort de p@che. En revanche, malgré les connaissances
acquises sur certains aspects de la biologie (croissance, mortalité) et do
l'écologie (présence de thon associée à colle d'un front thermique, ponte et
éclosion liées à des caux de température et salinité données, nurseries,
migrations etc••• ) de nombreuses hypothèses demandent encore à @tre vérifiées
pour éclaircir notamment les problèmes de recrutement.
Le lis tao représente actuellement une ressource fortement eXplai~

tée. La répartition de l'espèce est connue et on pense qu'elle subit des


migrations importantes. Les statistiques actuellement disponibles devraient
permettre do mettre sur pied un premier modèle mais il dovient de plus en
plus évident qu'à moyen terme un modèle bispécifique albacore-listao devra
être mis au point car l'exploitation de ces doux espèces a lieu simultané-
ment.
Le patudo est encorn très mal connu; les juvéniles sant peu
p~chés mais 30.000 tonnes d'adultes sont actuellement capturés à la palangre;
quelques statistiques sont disponibles dont la fiabilité devra fltre vérifiée
avant usage.
Quant à la thoni~c elle est pour l'instant reje~ée à la mer quand

elle est p@choe; pratiquement inconnue, elle représente cependant une res-
source non négligeable qui devrait impérativement fai~ l'objet d'une étude,
difficilement envisageable sans exploitation. Il faut signaler cepandant que
les études de radiométrie ont donn6 des r6sultats satisfaisant& pour cct~

espèce.
- 14 -

c) - Les petits pélagiques hauturiers

Très mal connus ces poissons représentent des stocks potentiels


immElnses qui se chiffrent sans doute en centaines de milliers sinon en mil-
lions de tonnes.
Leur exploitation est intense au large de la Mauritanie et de
l'Angola où, comme dans le cas des sardinolles, leur abondance est maximale.
Il n'existe cependant que pou ou pas de statistiques car les p@-
cheurs sont tous étrangers (Polonais, Russes, Scandinaves). Quelques travaux
ont été entrepris par les russes sur les chinchards (Trachu~). Leur tra-
duction est souhaitable. Dans le golfe de Guinée proprement dit l'abondance
est probablement moindre mais doit tout de m~me représenter potentiellement
un tonnage supérieur ~ tout ce qui est p~ché dans la bande côtière comme le
donne à penser le dépouillement des premières données d'échosondage à l'é-
quateur.

1.5. - CONCLUSION

Un bilan du golfe de Guin6e devrait comporter une connaissance des


structures hydrologiques, de la circulation, dos biomasses et de la produc-
tian aux divers niveaux trophiques, avec leurs variations saisonnières. Ceci
est en partie réalisé pour les structures hydrologiques et la cirCUlation,
du moins dans les grandes lignes. Quelques ombres s,ubsistent cependant: géo-
graphiquement dans la région du Liberia et dans la baie de Biafra; saison-
nièrement, si toutefois il existe un cycle saisonnier r6gulior: dans le
golfe de Guinée, au sens restreint, l'automne Elst une époque mal connue alors
que dans l'atlantique tropical sud (contre-cournnt équatorial, dérive de
Benguela) c'est pratiquement la seule saison où des mesures ont été faites.
D'autre part la réponse du golfe de Guinée auX variations météorologiques
n'a pas été étudiée. Seule lrinfluence globale des variations des anticy-
clones nord et sud qui définissent les principales saisons, est claire et
..
connue depuis longtemps. Les croisières de 1975 permettront de définir les
situations dans l'Atlantique tropical sud-est auX saisons principales:
Jqnvier-Février dite globalement saison chaude (deme drAngola, courant nord
sud entre le Cap Lapez et le Cap Fria), Juin-Juillet-AoOt ou saison froide
(Front du Cap Lopez, Branche nord du courant de Benguela, upwcllings cetiers
entre Cap Frio et Cap Lopez, deme de Guinée).
.. 15 ;..

L'année de FGGE (First 'Global Garp Experiment) qui couvrira tous


les océans d'un. important réseau d'observations métuorologiques devrait ~tre

mise à profit pour préciser les évolutions de structures du golfe de Guinée.


Les connaissances sont beaucoup moins avancues en cc qui concerne
la biologie. On a cependant vu qu'il n'était pas rentable de vouloir établir
des cartes de distribution quantitative des diverses biomasses Dt produc-
tions. On peut dire que les mesures de production d'Equalant n'ont pas ap-
porté grand chose aux connaissances que nous avions auparavant. Il est vain
do s'acharner à compléter un édifièe~~ancal en multipliant le nombre des
mesures en toutes saisons pour arriveIr à dos cartes qui n'apporteraient que
de bien maigres résul tata tout en demandant un trüvail considérable. On a vu
quo l'examen de données aussi simples que la températu~ donnait déjà d'ex-
cellents résultats quali tatif's. Pour dépasser Cel stade et faire un bilan
quantitatif de la production dans le golfe il parait beaucoup plus logique,
à partir des observations,- d'hydrologie et de circulat'ion de définir un cer-
tain nombre des~tuations que l'on pourra étudier globaloment en tant qu'é-
cosystèmes. L'étude des interactions entre différents systèmes complètera
ensuite l~image de la production dans le golfe de Guinée qui sera apparue au
cours de ces études.
Dlores et déjà en raisons des échelles très diffurentes d~s phéno-
mènes aussi bien dans le temps que dans llespace on est amené à. considérer
deux régions océaniques:

.) - le large où les phénomènes présentent une certaine stabilité


et ont une dimension géographique importante

b) - les régions c8tières, où les phénomènes sont à Gchelle plus


réduite et sont beaucoup plus varinbles.

a) - Les systèmes du large

Un certain nombre do systèmes sont apparUs dans l'étude hydrolo-


gique du golfe.

- les systèmes riches: dômes d'Angola e-t de. Guinée, divergence


équatoriale, dérive de Benguela

- les systèmes pauvres: la convergence nord équatoriale, le contre-
courant équatorial sud.
- 16 -

Dans l'ensemble de ces systèmas la production nouvelle peut ~tre

évaluée par des moyens physiques en calculant le flux de sels nutritifs en_
trant dans la couche euphotique à travers la thermocline (vitesse verticale,
diffusion turbulente) ou par les moyens biologiques en évaluant la quantité
de sels nutritifs regén6rés par les organismes vivants. Ces deux approches
doivent tHro menées de front l'une contrôlant l'autre.

b) - Les systèmes c8tiers

Ils sont beaucoup plus co~~es que ceux du large car ils sont
soumis aux influences de lu cete qui sont consid~rables en raison da l'a-
bondance des pluies et de l'important réseau lagunaire qui borde le nord du
golfe. Du point de vue de la production primaire ils se distinguent des sys-
tèmes du lorge car ils disposent de deux sources de sels nutritifs: les
couches profondes d'une part et les apports terrigènes d'autre part. De plus
la circulation y est beaucoup plus compliquée et l'échelle des phénomènes
étant beaucoup plus petite l'étude doit être beaucoup plus fine. Enfin ces
systèmes sont souvent difficiles à limiter en raison du leur grande varia-
bilité. On peut cependant distinguer:

- Les régions de formation des eaux dessalées (côte du Liberia,


Baie de Biafra, Congo) auxquelles on peut rüttacher les systèmes d'estUaires
et drJ lagunes.
- Les upwellings cetiers: Cetc d' Ivoira, Ghana, Gabon, Congo, Mau-
ritanie.
- Les systèmes frontaux: Front des Bissagos, Front du Cap Lapez.

C'est l'ensemble de ces systèmes qu'il convient d'étudier pour


arriver à une connuissance globale de la fertilité du golfe de Guinée •


... 17 -

2.- PERSPECTIVES

2.1.- INTRODUCTION

Si l'étude du golfe de Guinée passe par l'étude des divers écosys-


tèmes qui le composent, il faut bien admettre que beaucoup reste à faire. Le
bilan utabli précédemment donne une description presque satisfaisante do ces
écosystèmes notamment en biologie mais apporte peu d'éléments à la connais-
sance des mécanismes de fonctionnement de ces systèmes. On peut donc situer
les travaux à faire à deux niveaux:
1) achèvement de la description du golfe do Guinée
2) analyse du fonctionnement des principaux écosystèmes.

2.1.1.- Achèvement de la description du golfe de Guinée

Ceci concerne surtout l'hydrologie ct la circulation dont une


bonne connaissance préalable à l t étude. des systèmes est fondamentale notûm-
ment pour les délimiter. Il ne paraît pas nécessaire. de mettre l'accent sur
une description biogéographique qui, on l'a vu, apporte peu de renseignements
supplémentaires sur la fertilité d'une région et qui sc trouvera nucessaire-
ment intégrée dons l'étude des écosystèmes. Les principales lacunes que l'on
peut relever dans l'état actuel des connaissances sont les suivantes:

- Circulation et Hydrologie entre les Bissagos ct le Cap des Palmes:

Côtés de Guinée, Sierra Leone et Liberia; c'est une des zones de


fGrmation des eaux dessalées dont l'étude permettra aussi de déterminer la
part que prend le courant des Canaries à la formation du courant de Guinée.

- Circulation et Hydrologie dans le fond du golfe de Guinée:

Baie de Biafrù; c'est la principale zone de formation des eauX des-


salées. C'est une région ~16 pour connaître la circulation subsuperficiclle
dans la partie nord du golfe et duteEminer l'importance du courant de lamono-
sov dans la formation du contre-courant de Guinée ct du sous-courant ivairiun.

- Variations saisonnièros de la circulation dans 1.' Atlantique tropical


sud-est ct notamment:
• du cantre-courant équatorial sud
- 18 -

• du courant de Benguela: la branche ouest riche en sels nutritifs


(dérive de Benguela) et la branche nord dont l'existence n'est peut-@tre que
saisonnière et qui participerait par la diver·gence dont elle est: le siège à
la formation du front du Cap Lopez.

Circulation cOtière entre l'Angola et le Cap Lopez.

Il y a sans doute un ~ien entre cette circulation et les variations


de la branche nord du courant de Benguela. Il existerait sous une circulation
superficielle variable un flux pe:rmanent ve:z:s. le sud, prolongation du courant:
de Lomonosov qui alimenterait à la saison froide les upwellings cOtiers.
Un effort important sera fait en 1975 et 1976 pour combler ces la-
cunes. L'année 1975 est consacrée à l'étude de la circulation dans l'Atlan-
tique tropical sud-est aux deux saisons ext~mes: en saison chaude (Janvior-
Février) époque du dOme d'Angola, en saison froide (Juillet-AoOt) époque du
front du Cap Lopez. Ceci devrait permettre de mieux situer l'importance du
contre-courant équatorial sud et des variations du courant de Benguela dans
l'établissement du dOme d'Angola et du Front du Cap Lopez. L'année 1976 por-
tera sur l'étude physique des r8gions dessalées, côte du Liberia d'un cOté e~

Baie de Biafra de l'autre. On peut donc espérer qu'à la fin de 1976 les
grands traits de la circulation et de l'hydrologie du golfe de Guinée seront
connus.

2.1.2.- Analyse du fonctionnement des écosystèmes

- Systèmes du large

C'est un des axes de recherche de l'ORSTOM en Afrique depuis 1971.


Les études ont porté principalement sur les dômes d'Angola et de Guinée.
Elles sont partielles puisqu'elles n'ont porté que sur l'étude des mécanismes
de. la production primaire associés à une structure thEll'lTlique particulièn:; en
vue de dé[Link]· la production primaire nouvcüle, à partir des mesures de
régénération des sels nutritifs. Cos mécanismes ont été éclaircis mais la
production nouve!lle n'a été qu' itnparfaitement évaluée puisque. elle l'a été
par analogie en recourant à des mesures biologiques (excrétion du zooplancton)
qui n'avaient pas été faites dans les dômes. Le programme de 1975 prévoit ~ . '
l'achèvement de l'étude de ces mécùnismes au centre du dôme d'Angola. Ça n'est
évidemment qu'une étape. L'étude globale des dames reste à faire et ceci
Buppose que l'on fasse le bilan de la production pour ltensomble d'un d8me,
et qu'on la relie auX niveaux trophiques supérieurs.
- 19 -

Les autres systèmes du largo: divergence équatoriale, dariv8 de


Benguela,convergence nord équatoriale, contre-courant équatorial sud ont été
simplement reconnus.
Parmi ces systèmes, la divergence équatoriale occupe une place
particulière. Elle SQ trouve dans la partie centrale du golfe de Guinée o~

jOUlil un rôle capital dans sa fertilisation; c'est une région 6conomiqucment


int6ressanta: les premières mes ures d' échointogration ont montra que les
ressources exploitables (petits pélagiques hauturiers) devraient ~tre abon-
dantes; d'ailleurs, depuis peu, les thoniers s'y intéressent. C'est en outre
une région scientifiquement intéressante où les phénomènes physiques ont,
plus qu'ailleurs, une très granda influence sur la production et sur la-
quelle il serait sans doute poss ible de mobiliser un grand nombre de labo-
ratoires. L'ORSTOM a dans le domaine de la circulation équatoriale une expé-
rience qui devrait lui assurer une place prépondérante dans cette étude.
Enfin une étude de la production dans la zone équatoriale est une suite
logique à l'exporience équatoriale de GATE en 1974.

Systèmes clJtiers

L'upwclling de Mauritanie est certainement celui qui a ota le plus


étudié, dans le cadre de CINECA et du programme nméricain CUEA (Costal Upwcl-:·!.
ling Ecosystem Analysis). Il est inutile d'y revenir avant que les résultats
des nombreuses croisières très complètes du printemps 1974 soient connue.
Le front du Cap Lopez a fait l'objet d'études intensives de la
part de l'ORSlOM dans le but d'6tablir un lien entra la structure frontale,
sas Variations et les concentrations d'albacores observées dans la région.
La structure physique et biologique du front a 8té décrite ct les prévisions
à court terme à partir d'observations aériennes des zones favorablœs à la
p~che sont maintenant possibles. La dynamique du front et les mécanismes qui
l'entretiennent ou le ~ont varier et dont la connaissance est n6cossair~

pour des prévisions à plus long terme sont encore à préciser. Le front des
Bissagos n'a fait llobjet d'aucune otude.
L'upwelling de Côte d'Ivoire ü été décrit à la suite de croisières
systématiques faites mensuellement sur le plateau continental ivoirien.
L'étude des mécanismes de déclenchement et dlentretien, l'évaluation quanti-
tative de la production et de son impact sur llensemble des ressources bio-
logiques côtières restent à faire; llexpérience acquise sur l!upwelling de
Mauritanie devrait faciliter cette étude. Llupwelling du Ghana a également
- 20 -

été d6crit~ Les upwellinga du Gabon et du Congo l'ont été sommaircmen~ au

cours des campagnes biologiques du centre de Pointe Noire durant lssqualles


les mesures physico-chimiques étaient forcément sommaires.
Le système mixte océan-lagune est particulièrement important
puisque de nombreuses espèces ont une partie de lour cycle qui se passe en
lagune. Mais ce système n'a jamais été étudié globalement en tant que tel.
1
Ce sujet n'a été abordé qu'à propos de certaines espèces particulières
(Crustacés décapodes). La lagune a d'autre part une influence directe sur
la prad uction ooéaniq ue c8tière puisqu'elle es t une sa urce non négligeable
de sels nutritifs. Cette production particulière n'a pas étG étudiée.:
Enfin les régions de form3tîon des eaux guinéennes seront décrites
en 1976 et leur étude globale pourra 6tre entreprise par la suite; notamment
des études de biologie. En effet, délaissées par les chercheurs car réputées
peu productives elles sont cependant intéressantes car il e5~ possible qu'on
y rencontre les peuplements les plus équilibrés et diversifiés. Il semble
aussi qu'elles constituent des zones de concentrations des juvéniles de
thonid6s.
Il apparait donc nécessaire, pour arriver à une connaissance du
golfe de Guinée, de mener un certain nombre d'opérations qui sont présentées
ici sous trois rubriques: achèvement de la description du golfe, systèmes du
large, systèmes clJtiers. Dans chacune de ces rubriques les projets sont pré-
sentés dans l'ordrE qui semble prioritaire.

2.2.- FICHES PROJET

2.2.1.- Description du golfe de Guinée

- Continuité des flux dans le golf0 de Guinée


Courant d'Angola.

2.2.2.- Systèmes du large

Divergence équatoriale
- D6mes
- Convergence 6quatoriale nord
Dérive de Benguela et Contre Courant 5ud Equatorial.

2.2.3.- Systèmes catiers

- Front du Cap Lapez


- Upwelling de Côte d'Ivoire et courant de Guinée
Système Lagune-O'céan
- Eaux dessalées.
- 21 -

2.2.1.- Description du golfe de Guinée

Fiche 1: - Continuité des flux dans le golfe de Guinée

Définition:

Etude des liaisons possibles entre le BOus-courant ivoirien, le


contre-courant de Guinée ct le courant de lomonosov.

J ustifica [Link]:

Insuffisance des connaissances actuellos sur la dynamique ct


l'hydrologie du fond du golfe de Guin.é~.

Mesures nécessairns:

- Hydrologie
- Courantométric:
• Mosures lagrangionnes dos dérivos avoc bouéos dérivantns
ou flotteurs de Swallow
Mesures eulériennes à l'aide d'un réseau do courantomètrcs.

Un navire océanographiquo deux fois un mois: en saison chaude et


saison froide.
- 22 -

2.2.1.- Description du golfo de Guinée

Fiche 2, - Courant d'Angola

Définitian:

Etudu de l'origine, de la continuité ct dos variations d'un [Link]


sud, sous la mince cauche do dérive Nord-Ouest des vents, prépondéxant sur
les plateaux congolais.

Justification:

L'existence d'une discontinuité hydrologique vors 2_3°5 doit cor-


respondra à deux systèmes do circulation différents: gabonais ct congo~ ~

angolais.

Mesures nécessaires:

Etudo lagrangienne entre 2S et 45 dans la maximum do vitesse 5ub-


superficiol . avec drogues ou flotteurs du Swallow.
Etude eulérionne du courant d'Angola à partir d'unD bouée météo-
courantométrie mouillée au sud de Pointe-Noire •

• 1 Navire Océanographique (25m) avoc courantomètros durant un an


à raiaon d'une semaine par mois
• 1 Bouée onregistrcuse météo équipée de 4 ou 5 courante graphes
pondant un an.
- 23 -

2.2.2.- Systèmes du larga

Fiche 1: - Divergence équatoriale

Définition:

Etude des cycles productifs et des stocks exploitables dans le


système des courants équatoriaux et de leur évolution dans le temps.

Justification:

La divergence équatoriale ost une zone de production hauturièro


importante dont l'exploitation est en voie de développement.
C'est une zone type d'enrichissement équatoriale; les résultats
de l'étude seront Bxtrapolables auX autres régions équatoriales.

Mesures nécessaires:

Advection horizontale ct v~rticale, diffusion turbulente


Bilans des productions primairo ~t secondaire
Biomasses planctoniques et poissons.

Moyens:

a) Etude d'un cycle annuel:

• 3 Bouées mouillées à l'équateur et de part et d1autre pen-


dant un an avec chacune station météo, 5 courantomètres et
capteurs physiques (T, S).
• 1 Navire Océanographique avec échointégratour pour faire
régulièrement los mesures physiques et biologiques néces-
saires: au minimum 4 missions de 3 semaines dans l'année.

b) - Etude de la production durant la saison la plus riche:


Juillet-AoOt:

• 3 réseaux de 3 bouées mouillées par excmple à 15°W, lOoW,


5°W équipée chacune d'une station météo, de 4 ou 5 couran-
tomètras et de capteurs physiques (T, S).
• 3 navires: 1 le long do chaque ligne de bouée alternant las
mesures physiques complémentaires et les mesur~s do produc-
tions primaire ut socondairc.
• 1 navire équipé d1un échointégratuur et capablu d'échantil-
lonner pour llévaluation des biomasses.
Durée de l'opération: 2 mois.
- 24 -

2.2.2.- Systèmes du large

Fiche 2: - Etude des Dames

Définition:

Etude des cycles productifsot des stocks exploitables dans les


demes, et de leur évolution dans le temps. Influence sur la distrib~tion

profonde de lloxygène.

Justi fications:

- Les dames sont des écosystèmes pélagiques productifs dont seuls


les mécanismes do production primaire sont connus.

M139UreS nécesSi3ires:

- CircuLation dans le dama:

• Advection horizontale ct verticala, diffusion turbu-


lonte.
- Météorologio:
• Influence cles vents et ùes variations ùe pression
éJtmosphériqu~·:sur lu structura du dame.

- Bilan des productions primaire ct sccondairn


Biomasses planctoniques et poissons.

3 Navires: pour hydrologie courantométrie


pour les mesures de production
avec échointégrateur pour los biomasses.

t Bouéo mouillée au centre ùu dOme avec station météo et 5 niveaux


de mesures de caurûnt de salinité ct température.

2 Croisièras (Angola at Guinée) de 1 ou 2 mois en Févrie.r ct AoOt.


- 25 -

2.2.2.- Systèmos du largo

Fiche 3: - Convergence équatoriale nord

Définition:

Etude de ln circulation cyclonique qui s'établit entre deux sys-


tèmes riches: le courant de Guinée ct los upwellings c~ticrs d'une part, ;
la divergenco équatoriale d'autre part.

Justifies tian:

- La [Link]'gence joue ccrtainemunt un rôle déJne lus cycles biala-


giqucs de la clivenguncc équatoriale et du courant du Guinéc.

Mesures nécessairos:

Circulation zonale et méridienne


P~duction primaire et secondaire dans la convergancG
- Etude du cycle du plancton dans la circulation cyclonique.

Moyens:

Navire pour faire dus campagnes saisonnièrus antre la C8tu


dt Ivoire et 10 courant équatorial sud.

Quatre à six céJmpagnes de deux à trois semaines.


- 26 -

2.2.2.- Systèmes du large

Fiche 4: - Dérivu de Benguela et contre-courant équatorial sud

L8 connaissance de ces deux courants l'un riche (Benguela),


l'autro pauvre (contre-courant équatorial sud) Dst trop imprécislil. pour
que l'on puisse programmer une étude globale des systèmes qu'ils forment.
Les campagnes de 1975 p~rmcttront do décider dos études nécus-
saims à entreprendre.
- 27 -

2.2.3.- Systèmes catiers

Fiche 1: - Front du Cap Lopez

Définition:

Etudo dynamique du front; analyse des mécanismes qui l'entre-


tiennent ct le font varier en vue de prévoir ses évolutions à moyen temne.

Justification:
-------
L'importûntc production dûns la zono du Cap Lapez Dst étroitoment
liée à la présence du front ct à Sa structure éminemment variable dans le
temps.

Mesures nécessaires:
--~~---_._---

Structures thermiques synoptiques


Vûriabilités hydrologiques à différents niveaux
- Observûtions météorologiques à différents niveaux.

• 1 ou 2 Avions pour meSures aer1ennes de surface et dGterminations


des structures thermiques à l'ûide d'AXBT
• 1 Bouée principalo pour observations météorologiques, hydrologiques
et courantométriques (5-6 niveaux)
• 1 Réscûu de bouées satellites (4 minimum) avec captours hydrolo-
giques (T, S, 02) ct, éventuellement des courantomètres
• Utilisation possible des plateformes pétrolières pour installûtion
de divers capteurs
• Durue de llopération: 1 an.
- 28 -

2.2.3.- Systèmes c8tiors

Fiche 2: - Upwelling da Côte cl' Ivoire ct courant de Guinée

~nition:

Etude clos mécanismes de déclenchement ct d'entretien de l'upwel-


ling ivoirien, du rale dos variations du cour8nt de Guinée et des ondes
piégées sur le plateau continental. Répercussion ùe ces mécanismes sur les
écosystèmes biologiques c6tiers; déclenchement et évolution ùe la production.

Justification:

Dans 10 golfe ùe Guinée les upwellings côtiers, 6conomiquœmont


importants, varient dans le temps: ils ne sont pas permanents ct leur inten-
sité varie rapidement. Les répercussions biologiques de ces voriations ne
seront bien comprises quo lorsque les mécanismes dynamiques seront connus.

L
Mesures nécessaires:
__ _ __ ~._ • __ 0_ L . _ . __ . _

- Mesures hydrologiques
- Nivecu de la mer
Courantomutrio
- Météorologie
Production primaire
Production S'ccondél:iro planctonique et benthique.

Moyens:

• Installation d'une station côtièrn avec marographe à Tabou ou


San Pedro
• Un avion pour mosure des températures de surface et définition
des structures thermiques à l'aide d'AXET
• Une ligne de trois ou quatre bouées mouil1écs pcrpendiculnixumont
à 10 côte avec motéo, capteurs hydrologiques ct courantom6trio à
4 niveauX
• 1 navire pour les échantillonnages biologiques, benthiques et
pélagiques et, éventuellement, 10 poursuite de droguas ou flot-
teurs de Swallow. ..
Les sortios du navire sornient commnnd6es par la station c8tièru.
• Durée de l'opération: 1 an.
- 29 -

2.2.3.- Systèmes catiens

fiche 3: - Système Lagune - Océan

Défini tion:

Interrelations physiques ct biologiques entre les cauX continen-


tnlos et les caux marines, le ur œôLc fécondant ou inhibant. Réporcussions
possibles des actions humaines (hydraulique continentale, pollution générale).

Justification:

Les eoux littorales et lagunaires ont un raIe économique important


(pêche, tourisme) qui peut 6tre modifié par le développement industriel.

Mesures nécessaires:

l'exploitation des travauX en cours sur ln lagune Ebriu permettra


de définir toutes les études nécessaires. Elles devront concerner les échang~s

de flux entre eaux continentales, cauX saum8tres ct eoux marines nu cours Jo


l'annue ct en biologie la succession spûtio-tomporulle ùes peuplements dans
los différents milieux.
- 30 .:.

2.2.3.- Systèmas cOtians

fich~ 4: - les eaux dessalées

.
Définition:

Etude d~ 10 production dans les régions enrich~s par les cauX


continentales.

Justification:

Les régions à eauX superficielles dessa1éos sont pratiquemen~

inconnues au plan océanographique alors que cortaines reçoivent des apports


torrig~nes fertilisants considérables. La comparaison des écosysti?nnes dia ces
régions avec ceux dos régions d1upwelling est importante.

Mesures nécessaires:

- Hydrologie, courantométrio: advection horizontale ct verticale,


diffusion turbulente
Bilans dos productions primüïrlJs et secondaires
Biomasses planctoniques et poissons.

Moyens:

3 Navires:

• 1 pour los mesures physiques


• 1 pour loS' mesures' dia productiom:

• 1 pour los biomasses (evcc ôchoint6groteur ct chalutage


possible)
• 1 Avion pour mesurer la temm6rature de surface et d61i-
miter la zone.

Durée: mois de travail dans la baie de Biafra.

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