PLAN DU COURS.
1. Rappel.
2. Introduction.
3. Les bases physiques de l’agro-climatologie.
3.2. Différentes formulations du bilan radiatif.
3.3. La puissance totale émise par le soleil.
3.4. Le cas d’une nappe d’eau libre et l’équation de Penman monteith et de blaney
criddle.
3.5. Le climagramme d’Emberger, l’indice d’aridité d’Emmanuel De Martonne et la
courbe Ombrothermique de Gaussen.
ANNEXES.
Bibliothèque.
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ELEMENTS DE LA CLIMATOLOGIE AGRICOLE.
LES PARAMETRES CLIMATIQUES ET LES ACTIVITES AGRICOLES.
1.RAPPEL : Le climat du Haut-Katanga.
Les éléments des paramètres physiques et des observations visuelles qui caractérisent le
climat. Ils résultent, soit directement de la lecture ou de l’enregistrement d’un appareil de
mesure (thermomètre, pluviomètre, anémomètre…) soit des observations visuelles
directement codifiées par l’observateur. Ex : la détermination de la couverture nuageuse.
Les facteurs climatiques sont ceux des facteurs qui agissent sur la variabilité des éléments
du climat.
A. Les climats résultent de six facteurs :
Les facteurs anthropiques : Exemple : le rejet de CO2.
Les facteurs astronomiques : qui font intervenir la rotation de la terre (en
23h56min4,1s la durée d’un jour) et sa révolution autour du soleil (Translation).
Facteurs météorologiques : qui tiennent compte de la circulation générale
atmosphérique afin de mieux comprendre les variabilités ainsi que les changements
du climat à longue échéance, de l’effet des masses, etc.
Les facteurs cosmiques (la source d’énergie solaire : variation de l’activité solaire),
Les facteurs planétaires (répartition de cette énergie en fonction de la sphéricité de
la terre, de ses mouvements, de l’état, en même temps que du dynamisme de
l’atmosphère).
Les facteurs géographiques (les terres, le lien entre l’atmosphère et les océans, les
reliefs, la végétation, les volcans, les installations humaines).
B. Localisation :
-Altitude (Hauteur d’un lieu par rapport au niveau de la mer : Kinshasa 240m, Kisangani 447m,
Bukavu 1498m, Isiro 730m et Lubumbashi 1230m) –Latitude (si le climat varie avec la
latitude, il se modifie également en altitude et la végétation suit aussi ces modifications) -
Longitude : angle formé par le méridien astronomique d’un lieu et le méridien de référence.
C. Caractérisation :
-La température : Résulte de l’état initial de la masse d’air et du bilan d’énergie local, en ce
sens, elle joue en retour un rôle sur la détermination de besoins en eau. Mais la température
de l’air a aussi des effets déterminants sur la croissance et le développement des plantes. En
dessous d’une certaine température, les plantes ne poussent pas ; au-dessus d’une certaine
température, propre à chaque espèce, la croissance est pénalisée, voir arrêtée. Le développement
des plantes passe par des étapes, que la plante parcourt conformément à une programmation
génétique interne. Pour les céréales, les grandes étapes sont : la germination, phase végétative,
phase reproductive, remplissage des grains et sénescence. Chacune des étapes peut à son tour
être subdivisée.
Ces principes restent généraux, et ne prennent pas en compte les besoins physiologiques
propres à chaque espèce : sensibilité accrue aux température extrême, sensibilité accrue à un
moment précis du cycle, température du sol, etc. c’est pourquoi on mesure les températures
minimales et maximales, et on traite ces valeurs avec des outils statistiques permettant
d’estimer les risques particuliers, autant que se faire cartographier les caractéristiques
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thermiques d’une région et les apparier pour en déduire les aptitudes d’une région à une
culture donnée, en considérant ainsi les autres contraintes potentielles, et notamment la
contrainte hydrique. L’augmentation de la température assoiffe l’air, la diminution de celle-ci
lui fait régurgiter son eau.
-La pression :
L’air est un gaz qui a du poids. La pression atmosphérique est le poids d’une colonne d’air qui
s’étend d’une altitude donnée jusqu’au sommet de l’atmosphère et ce poids s’applique sur des
objets à la surface de la terre. Il existe divers instruments mesurant la pression atmosphérique.
On distingue d’abord le baromètre à liquide, le mercure est le plus utilisé à cause de sa densité
13,6 fois supérieure que celle de l’eau. Le baromètre en contrebalançant le poids de l’air avec
du mercure. Cette méthode s’est tellement répandue qu’on exprime souvent la pression par la
hauteur d’une colonne de mercure. Elle peut donc être mesurée en mm, en pouce de mercure,
ou kilo pascal(KPa) ou en hectopascal(hPa) ou en millibar(mbar).
Au niveau de la mer, la pression est de 101,32 kPa soit 1013,20 hPa ou 1013,20 mbar. Quand
la pression est supérieure à 1013 hPa cela correspond à un anticyclone (diminution de la
pression atmosphérique), mais quand la pression est inférieure à 1013 hPa, c’est une dépression
et plus elle est basse, plus il y a du vent. Une hausse de pression est synonyme du beau temps,
tandis qu’une baisse est souvent associée au mauvais temps, et si elle descend très vite soit 4hPa
ou plus encore, un orage ou une tempête approche. La pression atmosphérique est l’élément
vital pour prévoir le temps, même si la pression atmosphérique prévoit le temps à 80%, il reste
20% consacrés aux autres éléments de la météorologie.
-Le vent : Le déplacement de l’air. L’air est composé des éléments invariables : N2 :78%,
O2 :21% gaz rares et autres 1%. Composants variables : vapeur d’eau (H2O) 0-7% de
volume et le CO2 : 0,035-0,1%. Mis à part l’ouragan, pour lequel nous ne puissions-nous
défendre, le vent peut verser, voir briser les cultures sur pied, il peut aussi générer les nuages
de poussière et les effets parapluies sur les arbres…lorsqu’il est nécessaire, on peut prévoir des
brise-vents.
- Le vent tombe, quand le soleil se couche.
-L’évapotranspiration : cfr Penman.
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Les conséquences : - Sur le sol (La modification de l’albédo sur un sol couvert et non couvert,
certaines pratiques agricoles sont de nuisances si jamais on y pas garde.) - sur la faune et sur
la végétation(flore) : les inondations, les feux de brousses, la neige, la déforestation…
Et les détails sur :
Les climats chauds et humides :
- Le climat équatorial : le terme équatorial ne devrait s’appliquer qu’aux régions de
basses altitudes, où la pluviométrie est générée , le long de l’équateur météorologique,
par la convergence intertropicale, une zone pluviogène, impliquant des paramètres à
l’échelle locale : topographie, couvert végétal. Ces régions sont marquées par une
monotonie des conditions météorologiques au cours de l’année. Les vents sont rares et
faibles, hormis les brises de mer et de terre d’alternance régulière. La brise de mer
pénètre souvent largement sur le continent, créant des convergences supplémentaires
responsables d’un fort accroissement de la pluviosité. La température moyenne est de
l’ordre de 26-27°C et les écarts mensuels de 1-2,5°C. si les matinées sont assez souvent
belles, le ciel se charge vite, avec des grains de fin d’après-midi, un peu plus tardifs sur
les côtes que dans l’intérieur. Ainsi se justifie la faiblesse annuelle de l’insolation qui
n’atteint jamais la moitié de 4000 heures théoriquement possibles, avec des minimas
très bas sur la côte pacifique 1200 heures d’insolation. Des précipitations abondantes
souvent violentes de l’ordre de 1,50-2m Gabon, Cameroun, Guyanes…plus de 2m dans
le bassin d’Amazonie et au pied des Andes, 9 et 10m de pluie par an à Quibdo ou
Buenaventura. Dans ce climat en saison sèche, les conditions climatiques sont vraiment
insalubres pour l’homme.
- Le climat tropical humide et le climat de moussons.
Les climats chauds et secs :
- Le climat tropical sec.
- Le climat sahélien.
- Le climat désertique : la vie se maintient, même sur les terres les plus désertes
(découvert d’une étendue d’eau en plein désert d’Australie).
- Les cyclones tropicaux ou les typhons : les façades orientales des continents entre 5° et
30° de latitude. Violence redoutable et les vents tourbillonnant (jusqu’à 200 km/heure),
les déluges qu’ils provoquent (1870mm en 24 :00), l’Île de la réunion en 1952.
Bangladesh en novembre 1970, bilan plus d’un million de morts.
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2. INTRODUCTION.
Définition : Le climat est l’état moyen de l’atmosphère en un point de la surface terrestre, le
climat s’établit à partir des moyennes de variables climatiques : la température, les
précipitations, l’humidité, le vent… sur le plan agricole, est une science qui décrit et explique
les climats. Elle étudie plus particulièrement les conséquences du climat sur le développement
et la croissance des cultures, et les pratiques adaptées à une meilleure valorisation agricole du
climat.
On le définit comme « la série des états de l’atmosphère au-dessus d’un lieu, dans leur
succession habituelle ». Les phénomènes qui gouvernent les processus conduisant à
l’établissement du climat. On pourrait faire de même pour l’ensemble des paramètres qui
caractérisent le climat. Tous ces paramètres sont liés les uns aux autres et les lois de la physique
permettent d’établir les modèles de circulation générale de l’atmosphère permettant la
prédiction du temps. On se contentera de dire que ces lois ont un caractère à la fois déterministe
(cinq ou six jours de manière fiable l’évolution des paramètres dans un lieu donné) et
probabiliste (au- delà de ce délai, on peut en donner des distributions de probabilités).
Le climat change-t-il ?
On a depuis quelques années toutes les raisons de penser que le climat change, notamment
sous l’action de l’homme : émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2. De nombreux
scénarios sont envisagés, conduisant à une hypothèse de réchauffement global, ce même
réchauffement conduisant à des modifications de la végétation, de la productivité, de la
distribution des autres paramètres du climat. De nombreux travaux de recherche, associant
climatologues et agronomes, visent à prévoir les effets de ces changements et leurs impacts
sur l’agriculture.
Les plantes se présentent comme des objets vivants, capables de fournir à l’humanité
(directement ou indirectement) son alimentation, et d’occuper l’espace minéral dans lequel elles
évoluent. Si on les observe avec l’œil de biologiste ou du physicien, elles convertissent l’énergie
solaire en biomasse par la photosynthèse comme mécanisme essentiel à la vie sur terre. Elles
investissent cette énergie dans la réorganisation du CO2 de l’air en molécules organiques
simples, de les configurer en molécules plus élab1orées(assimilât), puis les redistribuer ceux-
ci dans les différents organes de la plante (végétatif, de reproduction et de stockage).
L’efficacité de la conversion d’énergie radiative en biomasse est encore atténuée par de
nombreux facteurs, et parmi lesquels les facteurs du milieu, qui font que la machine biologique
fonctionne plus ou moins bien (nous les détaillerons plus tard).
A partir de l’hydrogène(H) combiné à l’oxygène(O) de l’eau et le CO2 (gaz carbonique) de l’air
(INVISIBLE), la plante forme les glucides (VISIBLE) et dégage ensuite l’oxygène. Dont
l’équation est :
6H2O + 6CO2---2870kj---(énergie solaire) ---C6H12O6+6O2=n(C6H12O6) glucose en (C6H10O5)
amidon et n (H2O).
Amidon + (H2O et sels minéraux) = acides organiques, glucosides, lipides, vitamines et sels
minéraux (métabolisme primaire). Amidon + N pour la formation de protides(AA) et alcaloïdes.
NB : le liber ou zone cambiale entre l’écorce et le bois. Le phloème pour la sève élaborée ou
nourricière et le xylème(bois) pour la sève brute.
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Le contraire c’est la respiration des plantes :
6O2+C6H12O6---6CO2+6H20 (eau, rosée matinale des plantes).
L’efficacité de la machine biologique est, au premier abord, faible (de l’ordre de 4%) ; c’est-à-
dire que, si la plante est au mieux de sa forme, seulement 4% d’énergie radiative qu’elle
intercepte sont effectivement convertie sous forme de biomasse au terme du processus. Les
96% restant sont dissipés sous forme de rayonnement (réfléchi ou réémis dans l’atmosphère,
ou de chaleur dissipée dans l’atmosphère ou dans le sol, sous forme sensible (élévation de
température) ou latente(évapotranspiration).
Cependant, compte tenu de la taille de la surface terrestre qui reçoit le rayonnement solaire,
les quantités d’énergie et de biomasse sont importantes, à titre d’exemple, dans les débats
actuels sur les accords de Kyoto dans le cadre de la convention cadre sur les changements
climatiques, les seuls Etats-Unis estiment que leurs forêts permettent de piéger annuellement
300 millions de tonnes de CO2. Certaines espèces font de prouesses : elles calculent la vitesse
idéale à laquelle cette nourriture issue de la photosynthèse doit être consommée pendant la
nuit. La journée, les plantes convertissent le dioxyde de carbone en sucres et en amidon. La
nuit, beaucoup d’espèces consomment l’amidon stocké durant la journée pour ne pas souffrir
de la faim et conserver la productivité, notamment leur croissance. De plus, elles assimilent cet
amidon à la bonne vitesse- ni trop rapidement, ni trop lentement. Afin d’en utiliser environ 95%
avant le lever du soleil, lorsqu’elles recommencent à en produire. Ces expérimentations
effectuées sur une plante de la famille de la moutarde appelée Arabidopsis thaliama. Des
chercheurs ont découvert que cette plante rationne soigneusement la nourriture en réserve en
fonction de la durée de la nuit, qu’il reste 8,12,16 heures avant le lever du soleil. Apparemment,
la plante divise la quantité d’amidon disponible par la durée de la nuit restante, déterminant
ainsi la vitesse de consommation. L’enjeu du stockage du CO2, permet de stocker la matière
organique et de lutter contre gaz à effets de serre(GAS).
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3. LES BASES PHYSIQUES DE L’AGROCLIMATOLOGIE.
3.1.Le bilan radiatif : le soleil émet dans l’espace un rayonnement continu (rayonnement
extra- terrestre), dont la longueur d’onde est comprise entre 0,3 et 2,8 micromètres, et
à l’intérieur de laquelle les longueurs d’ondes comprises entre 0,4 et 0,78 micromètres
correspondent à une bande visible. Ce rayonnement attaque la terre sous forme d’un
angle dépendant de la période de l’année et de latitude du lieu. A la verticale, et s’il ne
subissait aucune atténuation en traversant l’atmosphère, il apporterait une énergie de
8,4 joules par cm2 et par minute. Une partie de ce rayonnement est intercalée par
l’atmosphère et dans les couches nuageuses, et une partie du rayonnement transmise
est réfléchie par la surface de la terre et repart vers l’univers. Cette fraction de
rayonnement est appelée ALBEDO (est le rapport de la quantité de lumière diffusée
par une planète à la quantité de lumière reçue), et dépend principalement des
caractéristiques de la surface d’interception (sa couleur, sa géométrie). Si c’est de la
neige fraîche, l’albédo est de l’ordre de 0,8 (presque toute l’énergie reçue est réfléchie,
ce qui signifie la persistance de manteaux neigeux). Si c’est de l’eau, l’albédo est
proche de 0 (presque toute l’énergie est absorbée, si c’est un couvert végétal, il peut
varier entre 0,15 et 0,3. Dans l’infrarouge, la terre reçoit aussi un rayonnement dont la
longueur d’onde est entre 0,78 et 50 micromètres, émis par l’atmosphère, la couche
nuageuse et dans une moindre mesure le soleil. Mais la terre réémet également un
rayonnement vers l’univers, dans ces mêmes longueurs d’onde. Réception et émission :
de ce rayonnement dans l’infrarouge peuvent représenter une part importante du bilan
radiatif (20-50%) et sont très à l’ordre du jour de à son réchauffement. L’augmentation
de la teneur de l’atmosphère depuis quelques années, car ils gouvernent le phénomène
d’effet de SERRE. On explique sommairement ce phénomène : l’atmosphère absorbe
une partie du rayonnement infrarouge émis par la terre, et certains gaz émis par suite
des activités humaines (le CO2, le CH4, le N2O) favorisent fortement cette absorption.
Ce faisant, tout se passe comme si, à l’image d’une serre, ce rayonnement était retenu
par l’atmosphère, et donc contribuait à son réchauffement. L’augmentation de la teneur
de l’atmosphère en ces différents gaz ne modifient pas la composante radiative issue
du soleil, mais augmente la rétention de chaleur par l’atmosphère dans l’infrarouge.
Rayonnement (partie visible du rayonnement solaire et à l’intérieur de celle-ci la partie dite
photo synthétiquement active : « PAR » de l’ordre de 50% du rayonnement solaire, c’est le
carburant de la machine à produire de la biomasse. Au premier ordre, ses variations dépendent
de la latitude et de la période de l’année, et de la couverture nuageuse. En Côte-d’Ivoire 44%
de rayonnement globale seulement arrive au sol, alors que ce rapport atteint 60% dans les
régions Sahéliennes. L’énergie est dans tout ce qui bouge : feu, marche(homme), éolienne,
moteur…
L’ensoleiment moyenne sur la ville de Lubumbashi est supérieur au seuil minimal
d’exploitation de l’énergie solaire (1Kwh/m2), on peut conclure que l’énergie solaire offre un
énorme potentiel à Lubumbashi.
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3.2. DIFFERENTES FORMULATIONS DU BILAN RADIATIF A LA SURFACE DE
LA TERRE ;
3.3 LE BILAN D’ENERGIE.
Quelle utilisation faite de cette énergie ?
Le sol, les océans et l’atmosphère reçoivent de l’énergie du soleil sous forme de rayonnement
électromagnétique. La lumière que nous voyons est formée de ce rayonnement. Le rayonnement
auquel nos yeux sont sensibles ne présente qu’une petite portion du rayonnement que l’on reçoit
du soleil. La terre rayonne de l’énergie, tout comme notre corps. Le sol présente une faible
conductivité thermique, seule la couche superficielle qui s’échauffe puis cède sa chaleur à
l’atmosphère par contact, par rayonnement ou conductivité.
i1>i2>i3 : L’angle d’incidence : L’énergie reçue à l’équateur est forte. L’énergie reçue au
pôles(N-S) est faible. La sphéricité de la terre induit l’inégale répartition de l’énergie solaire
reçue à la surface terre. Il fait chaud à l’équateur, l’intensité de la photosynthèse est forte et la
production primaire de la biomasse qu’aux pôles.
S1<S2<S3 : La surface éclairée est plus petite à 0° : S1, beaucoup plus d’énergie concentrée au
niveau de l’équateur qu’aux pôles (beaucoup plus dissipée aux pôles). Aurore boréale.
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3.4. LA PUISSANCE TOTALE EMISE PAR LE SOLEIL.
Les rayons solaires qui sont des radiations à ondes courtes (les ultra-violets, par exemple)
pénètrent dans la serre. Ces radiations atteignent le sol et en relèvent la température, et elles se
diffusent sous forme d’un rayonnement à grande longueur d’onde(infrarouge) qui est arrêté par
la surface vitrée, les calories sont donc bien piégées. La température s’élève sous la verrière,
c’est le fameux « effet de serre », qui dans l’atmosphère est provoqué par la couche de vapeur
d’eau et le gaz carbonique contenu dans l’eau. L’effet de serre est un mécanisme
permettant à la surface terrestre et à l’atmosphère de se réchauffer mutuellement.
3.4. LE CAS D’UNE NAPPE D’EAU LIBRE ET L’EQUATION DE PENMAN
MONTEITH ET DE BLANEY CRIDDLE.
L’étude d’une nappe d’eau libre intéresse en principe assez peu d’agronomes, elle permet
cependant d’étudier dans un cadre physique simple les échanges d’eau et d’énergie entre la
terre et l’atmosphère. L’énergie radiative reçue par une surface d’eau libre, solde du bilan
radiatif, a trois destins possibles :
Réchauffer l’eau libre,
Réchauffer l’atmosphère au-dessus de la nappe d’eau.
Faire passer de l’eau de la forme liquide à la forme vapeur, (Evaporation : on rappelle
que pour passer de la forme liquide à la vapeur, l’eau a besoin d’énergie en moyenne,
2500 joules pour vaporiser un gramme d’eau).
Calcul de l’évapotranspiration potentielle ETo, selon la formule de Penman standardisée par
la FAO en 1948, c’est la plus rigoureuse, les lois de la transpiration, confirmées par
l’expérience courante, montrent en effet que 4 facteurs agissent sur l’évaporation : la
température de l’air à 2m du sol, la radiation ( durée de l’insolation), l’humidité relative et le
vent( vitesse du vent), il faut noter que la vitesse du vent fournie par les stations
météorologiques est celle se mesurant à 10m du sol ou altitude standard. Déduite de celle
initialement élaborée par le même Penman en 1948. ETp=ETo, est une mesure de la capacité
de l’atmosphère à éliminer l’eau de la surface d’un sol avec couvert végétal disposant de l’eau
en abondance. La somme de l’évapotranspiration d’un couvert végétal. Entre 0 et 100°C,
l’intensité de l’évaporation varie : quasi nulle aux alentours de 0°, elle est forte lorsqu’elle
approche de 100°C. De toute façon, si la température est élevée elle entraîne ipso-facto
l’évapotranspiration aussi. Cette réduction d’eau forcée due à l’évaporation est évidemment
préjudiciable au développement des plantes. Il est donc clair que ETP, et non ETR, représente
les besoins en eau de la végétation. En conséquence, c’est bien ETP (que nous désignons
désormais par le symbole EP) qu’il faut introduire dans les bilans, pour connaître les conditions
réelles d’abondance ou de disette en eau. La mesure directe de EP par des lysimètres n’est pas
assurée par les stations d’un réseau météorologique normal. Elle se calcule avec exactitude par
les données fournies par un réseau national.
L’évapotranspiration et la production de la biomasse : l’alimentation hydrique des cultures est
le 1èr facteur conditionnant son rendement. C’est pourquoi une caractérisation agro climatique
d’une région s’intéresse en tout premier lieu à l’ETo. En confrontant l’ETo à la pluviométrie,
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on a d’emblée un indicateur extrêmement pertinent. (1 mégajoule intercepté permet, à
l’optimum la production de 1,7 à 2,7 grammes de biomasse sèche, selon l’efficience des
plantes), l’alimentation hydrique conditionne pour une bonne part l’efficacité avec laquelle la
photosynthèse pourra se réaliser. Si un mégajoule produit 1,7-2,7 grammes de biomasse, alors
vous saurez que les 2870kj d’énergie émise par le rayonnement lors de la photosynthèse vont
nous rapporter... 500 litres (500mm/m2) par mètre carré permettent la production de 1kg de
biomasse sèche.
L’équation suivante exprime ce bilan : Rn= H+G+λET. H est le flux de chaleur dans l’air (dont
l’intégralité et le réchauffement ou le refroidissement de l’atmosphère), G le flux de chaleur
dans la nappe d’eau, et λET la chaleur latente de vaporisation (correspondant au flux d’é
vaporisation). Cette équation illustre l’effet de vases communicants entre les différents destins
de l’énergie radiative reçue si l’on simplifie encore cette équation, en disant qu’à l’échelle de
la journée, le terme G s’annule (le réchauffement de l’eau pendant la journée est annulé par le
refroidissement qui s’opère la nuit, on aura comme équation : Rn= H+λET.
Si le sol est humide, il se comportera comme une nappe d’eau libre(Rn=Ho+λETo). S’il est
parfaitement sec, aucune quantité d’eau ne pourra être vaporisée (toute l’énergie reçue sera
alors utilisée pour réchauffer le sol et l’atmosphère : H= Rno. Un peu humide, on sera dans
une situation intermédiaire : H>Ho et λET˂λETo.
Dans le cas d’espèce, c’est la formule de Penman qui dicte les termes de la partition qui
s’opère entre la chaleur(H) et évaporation(λET). Vitesse du vent et humidité relative de l’air
entrant dans la formule, car ils conditionnent l’efficacité avec laquelle l’énergie radiative
peut être convertie en vaporisation de l’eau.
∆Rn+γEa AHn+Eaγ
λET = ----------- A ou ∆=1mm/°C ETp(EP) = ---------------
∆+γ A+γ
- Rn ou Hn est le rayonnement net
- ∆ ou A la pente de la courbe de pression saturante d’eau en fonction de la température
de l’air.
- γ la constante de l’équation psychométrique 0,49mm si t s’exprime en °C et e en mm)
- Ea= 0,35(1+U2) (ew-ea)
160 le pouvoir évaporant de l’air, fonction de
la vitesse du vent et de l’humidité. Ea=l’EP, en mm, d’une surface d’eau si cette surface
à la température ta de l’air à 2m du sol. Ea est donnée par une formule établie par l’auteur
après plusieurs année d’expériences, en fonction de :
ea = tension maxima de vapeur d’eau à la température ta
ed = tension maxima à td( point rosée)
u = vitesse du vent à 2m du sol
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Hn (rayonnement net) = Ha(1-ɤ) [a+b n]-δTa4(0,56-0,092√ea)(0,10+0,90 n)
N N
Ha=incidence totale de radiation solaire en dehors de l’atmosphère sur une surface
horizontale exprimée en mm d’eau évaporée par jour.
a= constante dépendant de la latitude ø[a=0,29cosø]. a= 0,29cos28°4= 0,2559
b= constante avec avg dont la valeur est 0,52
n= la durée réelle d’ensoleillement brillant à l’heure actuelle( ondes solaires brillant).
N= Possibilité maximale des ondes solaires brillant sur une contrée (valeur significative
mensuelle).
Ta= Température significative de l’air en degré Kelvin[273+°C].
Δ ou δ Boltzman constante = 2.01x 10-9mm/jour. Père de la physique statique.
Ea= le pouvoir évaporant de l’air, en fonction de la vitesse de vent et de l’humidité.
ea= actuelle pression de vapeur dans l’air en mm de mercure. a= Albedo
ɤ α = coefficient de réflexion :
0,15-0,25 : surface couverte par des cultures(fermée).
0,05-0,45 : terrain nu, sol nu.
0,05 : l’eau de surface, au-dessus de l’eau.
0,45-0,95 : neige.
γ= constant de psychométrie, 0,49mm de mercure.
Δ= la pente de la courbe de pression saturante d’eau en fonction de la vitesse de l’air.
λET= vitesse du vent et de l’humidité relative de l’air, ils conditionnent l’efficacité avec
laquelle l’énergie radiative peut être convertie en vaporisation de l’eau. Partition qui
s’opère entre la chaleur (H : flux de chaleur dans l’air) et l’évaporation(λET), la chaleur
latente correspondant au flux d’évaporation.
EQUATION N° 1.
Calculez l’évapotranspiration potentielle dans le territoire près de New Delhi au mois
de novembre par la formule de Penman. La latitude 28°4’N, l’élévation (altitude) de
230m au-dessus du niveau de la mer, la température mensuelle 19°C, l’humidité relative
est de 75%, temps (heure) d’éclairement du soleil 9 :00, la vitesse du vent à 2m de
hauteur 85km /heure, la nature de surface couverte (surface fermée couverte de culture).
A ou ∆=1mm/°C
ew= 16.5mm of Hg
ea= 0,75x16,5 ( tension maximale de vapeur d’eau à la température td(point de rosée).
Ea= 0,35 x (1+85/160) (16,5-12,375) =2,21 mm/jour.
Hn= 9,52(1-0,25) [0,2559+0,52x9/10,72] -2.01x10-9x2924 x (0,56-0,092√12,375) x
(0,10 + 0,90 x 9/10,72)
Hn = 1,645 mm de mercure.
PET= 1x1,645 + 2,21 x 0,49 = 1,26 mm/ jour.
1 + 0,49
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TABLEAUX
Tableau N° 1
Valeur mensuelle de N.
L.N Janv. Fév. Mars Av. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
0° 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1
10° 11.6 11.8 12.1 12.4 12.6 12.7 12.6 12.4 12.9 11.9 11.7 11.5
20° 11.1 11.5 12 12.6 13.1 13.3 13.2 12.8 12.3 11.7 11.2 10.9
30° 10.4 11.1 12 12.9 13.7 14.1 14.1 13.2 12.4 11.5 10.6 10.7
40° 9.6 10.7 11.9 13.2 14.4 15 14.7 13.8 12.5 11.2 10 9.0
50° 8.6 10.1 11.8 13.8 15.4 16.4 16.0 14.5 12.7 10.8 9.1 8.1
A 28° Latitude Nord.
INTERPOLATION : N
X= 28°C
Y= ? (Valeur à interpoler)
X1= 20°C
X2= 30°C
Y1= 11,2
Y2= 10,6
FORMULE ET RESOLUTION.
Y=Y2 + (X-X2/X2-X1) (Y2-Y1)
= 10,6 + (28-30) /30-20) (10,6-11,2)
=10,6 + (-2/10) x (-0,6)
= 10,6 + (-0,2) x (-0,6)
= 10,6+0,12
= 10,72
Tableau N° 2.
Incidence totale de radiation solaire en dehors de l’atmosphère sur une surface horizontale
exprimée en mm d’eau évaporée par jour. Ha.
L.N Janv. Fév. Mars Av. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
0° 14.5 15 15.2 14.7 13.9 13.4 13.5 14.2 14.9 15 14.6 14.3
10° 12.8 13.9 14.8 15.2 15 14.8 14.8 15 14.9 14.1 13.1 12.4
20° 10.8 12.3 13.9 15.2 15.7 15.8 15.7 15.3 14.4 12.9 11.2 10.3
30° 8.5 10.5 12.7 14.8 16 16.5 16.2 15.3 13.5 11.3 9.1 7.9
40° 6 8.3 11 13.9 15.9 16.7 16.3 14.8 12.2 9.3 6.4 5.4
50° 3.6 5.9 9.1 12.7 15.4 16.7 16.1 13.9 7.1 7.1 4.3 3.0
A 28° Latitude Nord.
12
INTERPOLATION : Ha
X= 28°C
Y= ? (Valeur à interpoler)
X1= 20°C
X2= 30°C
Y1= 11,2
Y2= 9,1
FORMULE ET RESOLUTION.
Y=Y2 + (X-X2/X2-X1) (Y2-Y1)
= 9,1 + (28-30) /30-20) (9,1-11,2)
=9,1 + (-2/10) x (-2,1)
= 9,1 + (-0,2) x (-2,1)
= 9,52.
EQUATION N°2.
Estimez l’ETP d’un champ pour le mois de Novembre à Février favorable pour la croissance
de blé. Ce champ est dans le nord de l’Inde à une latitude de 30° avec une moyenne de
température enregistrée en dessous de :
Mois Novembre Décembre Janvier Février.
Temp.(
°C) 16,5 13,2 11,2 14,7
La résolution avec la formule de Blaney criddle.
2.54K Tf Ph
ET = _________ F= (Phj x Tfj) + (Phm x Tfm) + …
100 100 100
K= Ce coefficient dépend de type de cultures.
Tf= Température mensuelle en F
Ph= Temps mensuel de radiation solaire.
Ph= Exemple : 30/500x100= 6%. Lumière annuelle(éclairage) : 500 heures l’année et le mois
de juin 30 heures.
13
Tableau III. Temps mensuel de radiation solaire(Ph).
L.N Janv. Fév. Mars Av. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
0° 8.50 7.66 8.49 8.21 8.50 8.22 8.50 8.49 8.21 8.50 8.22 8.50
10° 8.13 7.47 8.45 8.37 8.81 8.60 8.86 8.71 8.25 8.34 7.91 8.10
15° 7.94 7.36 8.43 8.44 8.98 8.80 9.05 8.83 8.28 8.26 7.75 8.10
20° 7.74 7.25 8.41 8.52 9.15 9.0 9.25 8.96 8.30 8.18 7.58 7.88
25° 7.33 7.14 8.39 8.61 9.33 9.23 9.45 9.09 8.32 8.09 7.40 7.66
30° 7.30 7.03 8.38 8.72 9.53 9.49 9.67 9.22 8.33 7.99 7.19 7.15
35° 7.05 6.88 8.35 8.83 9.76 9.77 9.93 9.37 8.36 7.87 6.97 7.46
40° 6.76 6.72 8.33 8.95 10.02 10.08 10.22 9.54 8.39 7.75 6.72 6.52
Tableau IV. Résolution équation II.
Mois Tf(T° fahrenheit) Ph(radiation solaire (TfxPh)
mensuelle) 100
Novembre (16,5x1,8)+32=61.7 7.19 4.43623
Décembre 55,4 7.15 3.9611
Janvier 51,8 7.30 3.7814
Février 58,1 7.03 4.08443
F=Ʃ PhTf 16.26316
100
ETP= 2.54 x 0,65 x 16.26316 = 26.85 cm
Autant des mois, la moyenne est aux environs de 6.71 cm.
Conversion :
°F= 1,8°C + 32 °F=1,8(°C) +32
°C= O,56°F-17,8 °C= 0,56x50-17,8=10,2° ou °C=(°F-32) /1,8
= 0,56x61,7-17,8=16,7
14
Tableau V. Valeur de K pour la culture choisie.
CULTURE K Coefficient cultural
Riz 1.10 0.85-1.30
Blé 0.65 0.50-0.75
Canne à sucre 0.90 0.50-0.85
Coton 0.65 0.75-1.00
Pomme de terre 0.70 0.50-0.90
Maïs 0.65 0.65-0.75
Tableau VI.
Evapotranspiration saisonnière en mm .
N° Haricot 250-400
1 Légumes feuilles 250-500
2 Tabac 300-500
3 Graines oléagineuses 250-500
4 Tomate 300-600
5 Oignon 350-600
6 Sorgho 300-625
7 Pomme de terre 350-625
8 Patate douce 400-625
9 Maïs 400-700
10 Soja 450-825
11 Sisal 550-800
12 Coton 550-950
13 Oranger 600-950
14 Pamplemoussier 650-1000
15 Avocatier 650-1000
16 Cacao 800-1200
17 Café 800-1200
18 Dattier 900-1300
19 Bananier 700-1700
20 Canne à sucre 1000-1500
15
Tableau VII.
Coefficients culturaux de quelques espèces cultivées.
ESPECES Mi- saison Arrière-saison
Radis 0.80 0.75
Melon 0.95 0.70
Concombre 0.95 0.75
Courge 0.95 0.75
Cultures potagères 0.95 0.75
Oignon 0.95 0.77
Arachide 1.00 0.55
Aubergine 1.00 0.85
Choux 1.00 0.85
Poivron 1.00 0.85
Haricot vert 1.00 0.87
Laitue 1.00 0.90
Riz 1.00 0.95
Carotte 1.05 0.77
Haricot 1.10 0.30
Légumeuse 1.10 0.30
Mil 1.10 0.30
Soja 1.10 0.45
Ricin 1.10 0.50
Sorgho 1.10 0.52
Maïs grain 1.10 0.55
Pomme de terre 1.10 0.70
Maïs doux 1.10 1.00
Pois 1.10 1.00
Bananier 1.10 1.00
Tournesol 1.12 0.40
Coton 1.15 0.65
Tomate 1.15 0.65
16
Tableau VIII.
Profondeur d’enracinement de quelques plantes.
N° ESPECES Profondeur d’enracinement en cm
1 Chou 40-50
2 Laitue 30-50
3 Oignon 30-50
4 P. de terre 40-50
5 Haricot 50-70
6 Riz 50-70
7 Carotte 60-100
8 Pois 50-100
9 Piment 60-100
10 Tomate 50-150
11 Patate d. 100-150
12 Melon 100-170
13 Coton 100-200
14 Maïs 100-200
15 Sorgho 100-200
16 C. à sucre 100-200
Végétation naturelle.
a) Très dense 1.30
b) Dense 1.20
c) Moyen 1.0
d) Clair 0.80
Evolution de l’évapotranspiration d’une parcelle de coton.
- Du semis au démariage 0,5
- Du démariage à la floraison 0.8
- De la floraison à la première récolte 1.0
- Achèvement du cycle 0.3
17
3.5. LE CAS DE L’EAU DANS LE SOL.
L’eau de la planète est utilisée 70% pour l’irrigation.
Eau sur terre 97,4% eau salée Eau douce 99%renfermée
des mers et des océans de la terre (sea water). dans les glaciers, des ruis-
seaux et le sous-sol.
1% accessible à près de 10 milliards d’humains et d’innombrables milliards d’autres formes de
vie.
Océans : 97,4%, atmosphère : 0,009%, glaciers :1,96%, nappes souterraines 0,96%, lacs
0,015%, eau du sol : 0,005% et eaux de rivières 0,0002%.
Les eaux qui intéressent la production agricole représentent une très faible part des eaux de la
planète, elles sont pourtant déterminantes dans la régularisation du climat et de ses effets
induits.
L’eau existe dans l’atmosphère (40km) au-dessus du sol, sous forme gazeuse (vapeur d’eau
dans l’atmosphère), liquide (eaux souterraines, rivières, lacs), solide (glaciers, calotte glacière)
et le tout dépend de la température. Les molécules elles-mêmes ont une vitesse d’environ
500m/s qui tentent d’aller vers l’espace. Les poids des molécules tentent à les faire tomber sur
notre globe (conséquence de l’attraction terrestre). Les résultats de ces deux forces font en sorte
que la moitié de la masse de l’atmosphère se trouve dans les 5 premiers km d’altitude. Il faut
s’élever jusqu’à 20km pour atteindre 90% de la masse totale de l’atmosphère. L’atmosphère est
plus épaisse à l’équateur(13-16km) qu’aux pôles(7-8km). Le cycle de l’eau est qu’elle
s’évapore depuis les surfaces libres de la terre et des océans, les végétaux, les glaciers…dans
l’atmosphère, cette eau (ces eaux) se condensent dans les nuages, puis précipite à la surface
de la terre. Elle est interceptée par la surface, à partir de laquelle elle s’infiltre (elle peut alors
soit être stockée dans les horizons de surface, soit rejoindre les couches géologiques profondes,
ou elles ruissellent pour s’infiltrer plus loin ou rejoindre ruisseaux, cours d’eau, lacs ou océans.
Ce cycle est fermé (il n’y a pas néoformation d’eau sur terre ni transferts d’eau vers l’espace),
mais à la faveur des actions de l’homme ou des phénomènes naturels, les différents
compartiments du cycle de l’eau peuvent être modifiés.
La bonne répartition de l’eau. Car elle est la même qui est tombée des années ? cette
déperdition(évapotranspiration) est nécessaire pour créer le vide sanitaire dans les
vaisseaux(dépression) qui enclenche le pompage de l’eau au niveau des racines de végétaux. 1-
2% de matière organique peuvent retenir jusqu’à 20 kg d’eau, et 4-5%.
18
3.6. ESSAI SUR LA DETERMINATION DE CLIMAGRAMME
D’EMBERGER, DE L’INDICE D’ARIDITE D’EMMANUEL de
MARTONNE ET LA COURBE OMBRO-THERMIQUE DE GAUSSEN A
LUBUMBASHI (HAUT-KATANGA).
Tableau N° IX. Données climatiques de la région de Lubumbashi pour l’année 1991-2021.
Longitude : 21°15’-27°40’
Latitude : 11°26’-11°55’
Altitude : 1230 m.
N° Mois T° moy °C T°min. T° max. Précipitation H% Jours de Heures de
moy °C moy °C en (mm) pluies soleil(h)
01 Janvier 21 17.6 25.7 264 84 20 8.0
02 Février 21.2 17.6 26 219 83 18 7.9
03 Mars 21.1 17.4 25.9 174 82 17 7.2
04 Avril 20.8 16.2 26 41 70 6 7.8
05 Mai 20.5 14.6 26.8 3 52 1 9.9
06 Juin 18.8 12.3 25.6 0 47 0 10.1
07 Juillet 18.5 11.7 25.5 0 43 0 10.2
08 Août 21.2 14.3 28.3 0 36 0 10.5
09 Septembre 24.2 17.3 31.2 3 31 1 10.8
10 Octobre 25.5 19.2 31.9 26 38 4 10.8
11 Novembre 22.9 18.3 28.6 134 67 14 9.6
12 Décembre 21.3 17.6 26 234 81 20 8.0
Σ 257 194.1 327 1098 714 101 110.8
X 21.41 16.17 27.29 91.5 59.4 8.41 9.2
3.5.1. Climagramme d’Emberger.
Le climagramme d’Emberger permet de déterminer l’étage bioclimatique d’une station
donnée. L’indice égal au quotient pluviométrique d’Emberger qui peut s’écrire selon Stewart
(1968).
Q2= 3.43P/(M-m)
Soit :
Q2 : quotient pluviométrique d’Emberger(1955) modifié par Steward(1968).
P : La somme des précipitations annuelles exprimées en mm.
M : moyenne des températures maximales du mois le plus chaud en °C.
m : la moyenne des températures minimales du mois le plus froid en °C.
Le calcul de l’indice d’après les données de la région :
Q2= 3.43x1098/31,9-11,7= 186,44 mm/°C.
Lubumbashi connait un climat subhumide situé entre le type aride et humide. Le Haut-
Katanga jouit d’un climat du type tempéré au Sud, et chaud au Nord. La température moyenne
varie de 10-40°C. il est marqué par deux saisons : une sèche (d’Avril à Septembre) et une
saison sèche (d’Octobre à Avril). Le quotient est le résultat de la division d’un nombre (le
dividende) par un autre (le diviseur). Le facteur M-m est l’expression de l’évapotranspiration,
en général elle est d’autant plus forte que (M-m) est le plus grand ( Emberger in Letreuch-
Belarouci,1991).
19
3.5.2. Indice d’aridité d’Emmanuel de Martonne, 1923).
Est défini comme le rapport entre la hauteur moyenne des précipitations annuelles en mm et la
moyenne des températures annuelles en °C, en appliquant la formule suivante :
I=P/(T+10)
Avec :
I : L’indice d’aridité.
P : Précipitation moyenne annuelle en mm.
Température moyenne annuelle en °C.
Dans notre étude les valeurs sont : 1098/21,41+10= 34,95 ou 35.
Tableau X. Classification du climat de la région.
Indice d’aridité. Classification.
0<I<5 Climat hyperaride.
5<I<7,5 Climat désertique.
7,5<I<10 Climat steppique.
10<I<20 Climat semi-aride.
20<I<30 Climat tempéré.
30<I<40 Tempéré- chaud.
40<I<50 …
20
3.5.3. Diagramme OmbroThermique de GAUSSEN.
Ce diagramme OmbroThermique est une méthode graphique qui permet de définir les
périodes sèches et humides de l’année où sont portés en abscisses les mois, et en ordonnées
les précipitations moyennes mensuelles(P) et les températures moyennes mensuelles(T), qui
sont portées sur des axes où l’échelle de la température est double de la pluviosité, P=2T. dans
le sahel la période sèche dure presque toute l’année, ce qui nécessite la pratique de l’irrigation
annuellement.
21
PROBLEMES RENCONTRES EN CLIMATOLOGIE.
Parmi les problèmes :
- Des travaux doivent être menés à partir des données imparfaites (séries très courte ou
non homogènes, valeurs manquantes)
- Les paramètres relevés en station et le temps passé pour prélever les mesures ne sont
pas toujours pertinents pour l’ensemble des utilisations potentielles et pour les études à
différentes échelles spatio-temporelles.
22
ANNEXES.
Tableau XI.
YAMMOUSSOUKRO
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Octobre Novembre Déc.
SAISON Période sèche 25/02-25/04 Période humide du 25/04-12/10 12/10-12/11 Période
12/11-25/02 Période pré-humide Période post- sèche
humide 12/11-25/02
T°max 33,9 35,3 34,2 33,6 32,3 30,8 28,1 29,3 30,2 31,1 31,7 31,9
T°min 17,2 20,2 21,5 21,6 21,3 21,0 21,0 20,5 21,0 20,9 19,9 18,1
Pluies en 15 39 113 137 149 166 116 101 139 114 50 13
mm/cumul 78 117 230 367 516 682 798 899 1038 1152 50 63
ETP mm 121 134 143 143 133 117 105 108 112 120 114 105
Diff(écart) -106 -95 -30 -6 +6 +49 +9 -9 +27 -6 -64 -92
ɠ=grade
σ=sigma
∆=delta (parfois intervient dans la différence) δ.
α =alpha
λ=lambda(tel ou telle, altitude géographique).
γ=gamma
ø=phi( présentation d’une valeur quelconque).
ɦ=hauteur
β=beta
φ=war phi
θ=theta
κ=kappa
ωʊ=omega
Ƿρ=rho
ƐE=epsilon (quantité minime de chose négligeable. Homme dont l’opinion compte peu ou pas).
Ψ=psi
Κχ=chi
0,001= 1joule.
1kj=1000 joules.
4,184 joules= petite calorie.
1wattheure=3600 joules.
23
Bibliothèque.
- Baba SY et al.,2006. Limite de l’aquifère du continent intercalaire avec les niveaux
piézométriques et le sens d’écoulement.
- Hugues dupriez, Philippe de leener, 1990. Les chemins de l’eau (ruissellement,
irrigation, drainage).
- E. de Martonne, 1923. Détermination de l’indice d’aridité.
24