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Concepts de Calcul Intégral en Biomathématiques

Le chapitre I.2 du module de biomathématiques et bio-statistique présente les concepts fondamentaux du calcul intégral, notamment la définition et les propriétés des primitives. Il explique comment trouver une primitive d'une fonction, ainsi que les intégrales et leur calcul sur un intervalle donné. Des exemples illustrent les notions abordées, soulignant l'importance des primitives et des intégrales dans le cadre des fonctions continues.

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Concepts de Calcul Intégral en Biomathématiques

Le chapitre I.2 du module de biomathématiques et bio-statistique présente les concepts fondamentaux du calcul intégral, notamment la définition et les propriétés des primitives. Il explique comment trouver une primitive d'une fonction, ainsi que les intégrales et leur calcul sur un intervalle donné. Des exemples illustrent les notions abordées, soulignant l'importance des primitives et des intégrales dans le cadre des fonctions continues.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université –Batna- 2 Faculté de médecine Département de Pharmacie
Module : I. Biomathématiques & II. Bio-statistique

CHAPITRE I.2
CALCUL INTÉGRAL
Mme N. GHECHAMI

Année universitaire 2024 / 2025

Objectif : faire acquérir à l’étudiant une connaissance de base des principaux concepts du calcul intégral.
Chapitre I.2. Calcul intégral

1. Primitives
1.1. Définition

Soit 𝑓𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼𝐼 ⊂ ℝ.


On dit que 𝐹𝐹 est une primitive de 𝑓𝑓 sur 𝐼𝐼 si 𝐹𝐹 est une fonction dérivable sur 𝐼𝐼 vérifiant
𝐹𝐹 ′ (𝑥𝑥) = 𝑓𝑓(𝑥𝑥) pour tout 𝑥𝑥 ∈ 𝐼𝐼.

Trouver une primitive est donc l’opération inverse de calculer la fonction dérivée.

1.2. Proposition
Soit 𝑓𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼𝐼 ⊂ ℝ.
• Si 𝑓𝑓 est continue sur 𝐼𝐼, alors elle possède une primitive sur 𝐼𝐼.
• Si 𝐹𝐹 est une primitive de 𝑓𝑓 sur 𝐼𝐼, alors toute primitive de 𝑓𝑓 s’écrit 𝐹𝐹 + 𝐶𝐶 où 𝐶𝐶 ∈ ℝ.
• Si 𝑓𝑓 est primitivable sur 𝐼𝐼, alors pour tout 𝑥𝑥0 ∈ 𝐼𝐼 et 𝑦𝑦0 ∈ ℝ fixés, il existe une et une seule primitive
𝐹𝐹 de 𝑓𝑓 sur 𝐼𝐼 vérifiant 𝐹𝐹(𝑥𝑥0 ) = 𝑦𝑦0 .

Exemple
1
1. Les fonctions 𝐹𝐹1 : 𝑥𝑥 ↦ cos² 𝑥𝑥 et 𝐹𝐹2 : 𝑥𝑥 ↦ 2 cos 2𝑥𝑥 sont deux primitives de la fonction 𝑓𝑓: 𝑥𝑥 ↦ − sin 2𝑥𝑥
sur ℝ (𝐹𝐹1 ′ = 𝐹𝐹2 ′ = 𝑓𝑓). D’où 𝐹𝐹1 et 𝐹𝐹2 diffèrent d’une constante 𝐶𝐶.
1+cos 2𝑥𝑥 1
En effet, sachant que cos² 𝑥𝑥 = 2
donc 𝐶𝐶 = 2.
2. Cependant, il n’existe qu’une seule primitive 𝐹𝐹 de 𝑓𝑓 vérifiant 𝐹𝐹(0) = 1, il s’agit de 𝐹𝐹1 .

1.3. Primitives des fonctions usuelles


Elles sont obtenues par lecture inverse du tableau des dérivées des fonctions usuelles.

𝒇𝒇 𝑭𝑭 𝑰𝑰
𝒂𝒂 (constante réelle) 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝐶𝐶 ℝ
𝒙𝒙𝒏𝒏 (𝒏𝒏 ∈ Ν∗ ) 𝑥𝑥 𝑛𝑛+1 ℝ
+ 𝐶𝐶
𝑛𝑛 + 1
𝟏𝟏 ln|𝑥𝑥| + 𝐶𝐶 ]−∞; 0[ ou ]0; +∞[
𝒙𝒙
𝟏𝟏
(𝒏𝒏 ≥ 𝟐𝟐) −1 ]−∞; 0[ ou ]0; +∞[
𝒙𝒙𝒏𝒏 + 𝐶𝐶
(𝑛𝑛 − 1)𝑥𝑥 𝑛𝑛−1
𝒙𝒙𝜶𝜶 (𝜶𝜶 ∈ ℝ − {−𝟏𝟏}) 𝑥𝑥 𝛼𝛼+1 ]0; +∞[
+ 𝐶𝐶
𝛼𝛼 + 1
𝛼𝛼𝛼𝛼
𝒆𝒆𝜶𝜶𝜶𝜶 (𝜶𝜶 ∈ ℝ∗ ) 𝑒𝑒 ℝ
+ 𝐶𝐶
𝛼𝛼
𝑥𝑥
𝒂𝒂𝒙𝒙 (𝒂𝒂 ∈ ℝ∗+ − {𝟏𝟏}) 𝑎𝑎 ℝ
+ 𝐶𝐶
ln 𝑎𝑎
𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜 𝒙𝒙 sin 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 ℝ
𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜(𝒂𝒂𝒂𝒂 + 𝒃𝒃) (𝒂𝒂 ≠ 𝟎𝟎, 𝒃𝒃 ∈ ℝ) 1 ℝ
sin(𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏) + 𝐶𝐶
𝑎𝑎
𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬 𝒙𝒙 − cos 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 ℝ
Chapitre I.2. Calcul intégral

𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬(𝒂𝒂𝒂𝒂 + 𝒃𝒃) (𝒂𝒂 ≠ 𝟎𝟎, 𝒃𝒃 ∈ ℝ) 1 ℝ


− cos(𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏) + 𝐶𝐶
𝑎𝑎
𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭 𝒙𝒙 − ln|cos 𝑥𝑥| + 𝐶𝐶 𝜋𝜋 𝜋𝜋
�(2𝑘𝑘 − 1) ; (2𝑘𝑘 + 1) � avec 𝑘𝑘 ∈ Ζ
2 2
𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜 𝒙𝒙 ln|sin 𝑥𝑥| + 𝐶𝐶 ]𝑘𝑘𝑘𝑘; (𝑘𝑘 + 1)𝜋𝜋[ avec 𝑘𝑘 ∈ Ζ
𝟏𝟏 tan 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 𝜋𝜋 𝜋𝜋
= 𝟏𝟏 + 𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭² 𝒙𝒙 �(2𝑘𝑘 − 1) ; (2𝑘𝑘 + 1) � avec 𝑘𝑘 ∈ Ζ
𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜² 𝒙𝒙 2 2
𝟏𝟏 − cot 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 ]𝑘𝑘𝑘𝑘; (𝑘𝑘 + 1)𝜋𝜋[/𝑘𝑘 ∈ Ζ
= 𝟏𝟏 + 𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜² 𝒙𝒙
𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬² 𝒙𝒙
𝟏𝟏 arctan 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 ℝ
𝟏𝟏 + 𝒙𝒙²
𝟏𝟏 1 1 + 𝑥𝑥 ]−∞; −1[ ; ]−1; 1[ ou ]1; +∞[
ln � � + 𝐶𝐶
𝟏𝟏 − 𝒙𝒙² 2 1 − 𝑥𝑥
𝟏𝟏 ln �𝑥𝑥 + �1 + 𝑥𝑥²� + 𝐶𝐶 ℝ
�𝟏𝟏 + 𝒙𝒙²
𝟏𝟏 arcsin 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 ]−1; 1[
�𝟏𝟏 − 𝒙𝒙²
𝟏𝟏 ln �𝑥𝑥 + �𝑥𝑥² − 1� + 𝐶𝐶 ]−∞; −1[ ou ]1; +∞[
�𝒙𝒙² − 𝟏𝟏

Remarque

Dans la suite de ce chapitre, on notera ∫ 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑, l’expression générale des primitives de la fonction 𝑓𝑓 :
� 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝐹𝐹(𝑥𝑥) + 𝐶𝐶
telle que 𝐹𝐹 est une primitive de 𝑓𝑓.

1.4. Propriétés

Soient 𝑓𝑓 et g deux fonctions continues sur 𝐼𝐼.


 ∫ 𝑓𝑓′(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑓𝑓(𝑥𝑥) + 𝐶𝐶
 (∫ 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑)′ = 𝑓𝑓(𝑥𝑥)
 ∫(𝑓𝑓 + g)(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = ∫ 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 + ∫ g(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑
 ∫(𝜆𝜆𝜆𝜆)(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝜆𝜆 ∫ 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 (𝜆𝜆 ∈ ℝ)

Attention ! Il n’y a pas de résultats analogues sur les produits et les quotients de fonctions (ce n’était déjà
pas le cas pour la dérivation).

Exemple
1
La fonction 𝑓𝑓: 𝑥𝑥 ↦ 3𝑥𝑥² + 𝑥𝑥 − 𝑥𝑥 est primitivable sur ℝ∗ et on a :
1 𝑑𝑑𝑑𝑑 3
𝑥𝑥 2
� �3𝑥𝑥² + 𝑥𝑥 − � 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 3 � 𝑥𝑥²𝑑𝑑𝑑𝑑 + � 𝑥𝑥𝑥𝑥𝑥𝑥 − � = 𝑥𝑥 + − ln|𝑥𝑥| + 𝐶𝐶 /𝐶𝐶 ∈ ℝ
𝑥𝑥 𝑥𝑥 2
Chapitre I.2. Calcul intégral

2. Intégrales
2.1. Définition

Soit 𝑓𝑓 une fonction admet une primitive 𝐹𝐹 sur un intervalle 𝐼𝐼.


𝑏𝑏
Pour tous 𝑎𝑎 et 𝑏𝑏 de 𝐼𝐼, on appelle intégrale de 𝑓𝑓 sur [𝑎𝑎, 𝑏𝑏], notée ∫𝑎𝑎 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑, le nombre réel 𝐹𝐹(𝑏𝑏) − 𝐹𝐹(𝑎𝑎) :
𝑏𝑏
� 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = [𝐹𝐹(𝑥𝑥)]𝑏𝑏𝑎𝑎 = 𝐹𝐹(𝑏𝑏) − 𝐹𝐹(𝑎𝑎)
𝑎𝑎

Exemple
2 1
Calculer ∫1 �3𝑥𝑥² + 𝑥𝑥 − 𝑥𝑥 � 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑥𝑥 2 1
La fonction 𝐹𝐹: 𝑥𝑥 ↦ 𝑥𝑥 3 + − ln 𝑥𝑥 est une primitive de 𝑥𝑥 ↦ 3𝑥𝑥² + 𝑥𝑥 − 𝑥𝑥 sur ℝ∗+ donc :
2
2
1 17
� �3𝑥𝑥² + 𝑥𝑥 − � 𝑑𝑑𝑑𝑑 = [𝐹𝐹(𝑥𝑥)]12 = 𝐹𝐹(2) − 𝐹𝐹(1) = − ln 2
1 𝑥𝑥 2
Remarque
1. L’intégrale d’une fonction 𝑓𝑓 sur [𝑎𝑎, 𝑏𝑏] est indépendante du choix de la primitive 𝐹𝐹.
2. La variable "𝑥𝑥" est une variable muette, c’est à dire qu’elle n’est plus présente lorsque le calcul est
effectué. Elle peut être remplacée par : 𝑡𝑡, 𝑢𝑢, … ce qui signifie que
𝑏𝑏 𝑏𝑏
� 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = � 𝑓𝑓(𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑 = ⋯
𝑎𝑎 𝑎𝑎
2.2. Interprétation graphique
Soit C𝑓𝑓 la courbe représentative dans un repère orthogonal (𝑂𝑂, 𝚤𝚤⃗, 𝚥𝚥⃗), d’une fonction 𝑓𝑓 continue sur [𝑎𝑎, 𝑏𝑏].
𝐷𝐷 est la région du plan délimité par C𝑓𝑓 , l’axe des abscisses et les droites d’équation 𝑥𝑥 = 𝑎𝑎 et 𝑥𝑥 = 𝑏𝑏.
L’unité d’aire est l’aire du rectangle engendré par le repère choisi.

1er cas : 𝒇𝒇 est positive sur [𝒂𝒂, 𝒃𝒃]


L’intégrale de 𝑓𝑓 sur [𝑎𝑎, 𝑏𝑏] est l’aire 𝐴𝐴 , exprimée en unité d’aire, du
domaine 𝐷𝐷 :
𝑏𝑏
� 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = +𝐴𝐴
𝑎𝑎

2me cas : 𝒇𝒇 est négative sur [𝒂𝒂, 𝒃𝒃]


L’intégrale de 𝑓𝑓 sur [𝑎𝑎, 𝑏𝑏] est l’opposé de l’aire 𝐴𝐴, exprimée en
unité d’aire, du domaine 𝐷𝐷 :
𝑏𝑏 𝑏𝑏
� 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = − � −𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = −𝐴𝐴
𝑎𝑎 𝑎𝑎

3me cas : 𝒇𝒇 de signe quelconque sur [𝒂𝒂, 𝒃𝒃]


L’intégrale de 𝑓𝑓 sur [𝑎𝑎, 𝑏𝑏] est égale à la somme des aires des
domaines situés au-dessus de (𝑂𝑂𝑂𝑂) diminué de la somme des aires
situés au-dessous de (𝑂𝑂𝑂𝑂) :
𝑏𝑏
� 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝐴𝐴1 − 𝐴𝐴2 + 𝐴𝐴3
𝑎𝑎
Chapitre I.2. Calcul intégral

Exemple
Dans un repère orthonormal d’unité graphique 2cm, on considère la partie 𝐷𝐷 du plan délimitée par l’axe
des abscisses, l’arc de la courbe d’équation 𝑦𝑦 = 𝑥𝑥(𝑥𝑥 − 1)(𝑥𝑥 − 4) avec 0 ≤ 𝑥𝑥 ≤ 4.
Calculer l’aire du domaine 𝐷𝐷.

Une unité d’aire est égale à 4 𝑐𝑐𝑐𝑐².


Sur l’intervalle [0, 4], la fonction 𝑓𝑓: 𝑥𝑥 ↦ 𝑥𝑥(𝑥𝑥 − 1)(𝑥𝑥 − 4) est continue, positive sur [0, 1] et négative
sur [1, 4]. Donc l’aire du domaine 𝐷𝐷 est égale à :
1 4 1 4
𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴(𝐷𝐷) = � 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 − � 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = � (𝑥𝑥 3 − 5𝑥𝑥 2 + 4𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 − � (𝑥𝑥 3 − 5𝑥𝑥 2 + 4𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑
0 1 0 1
Soit
1 4
1 4 5 3 1 4 5 3 71 142
𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴(𝐷𝐷) = � 𝑥𝑥 − 𝑥𝑥 + 2𝑥𝑥²� − � 𝑥𝑥 − 𝑥𝑥 + 2𝑥𝑥²� = 𝑢𝑢. 𝑎𝑎 = 𝑐𝑐𝑐𝑐²
4 3 0 4 3 1 6 3

2.3. Valeur moyenne d’une fonction

Définition
1 𝑏𝑏
Le réel 𝜇𝜇 = 𝑏𝑏−𝑎𝑎 ∫𝑎𝑎 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 est appelé valeur moyenne de 𝑓𝑓 sur [𝑎𝑎, 𝑏𝑏]
Graphiquement, la droite d’équation 𝑦𝑦 = 𝜇𝜇 est la droite horizontale telle l’aire
des partie de plan délimitées par l’axe des abscisses, les droites d’équation 𝑥𝑥 =
𝑎𝑎 et 𝑥𝑥 = 𝑏𝑏 d’une part et les courbes d’équation 𝑦𝑦 = 𝑓𝑓(𝑥𝑥) et 𝑦𝑦 = 𝜇𝜇 soient de
même valeur.

Exemple

La valeur moyenne sur [0, 1]de la fonction carré est :

1 1
𝑥𝑥 3 1
𝜇𝜇 = � 𝑥𝑥²𝑑𝑑𝑑𝑑 = � � =
0 3 0 3
Chapitre I.2. Calcul intégral

2.4. Propriétés de l’intégrale


Soient 𝑓𝑓 et g deux fonctions continues sur 𝐼𝐼, et 𝑎𝑎, 𝑏𝑏 ∈ 𝐼𝐼

• Relation de Chasles : Pour tout 𝑐𝑐 ∈ 𝐼𝐼 on a


𝑏𝑏 𝑐𝑐 𝑏𝑏
� 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = � 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 + � 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑎𝑎 𝑎𝑎 𝑐𝑐
On a aussi :
𝑎𝑎 𝑏𝑏 𝑎𝑎
� 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = 0 et � 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = − � 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑎𝑎 𝑎𝑎 𝑏𝑏

• Linéarité : Si 𝛼𝛼, 𝛽𝛽 ∈ ℝ on a
𝑏𝑏 𝑏𝑏 𝑏𝑏
� [𝛼𝛼𝛼𝛼(𝑥𝑥) + 𝛽𝛽g(𝑥𝑥)]𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛼𝛼 � 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝛽𝛽 � g(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑎𝑎 𝑎𝑎 𝑎𝑎

• Positivité :
𝑏𝑏
Si, pour tout 𝑥𝑥 ∈ [𝑎𝑎, 𝑏𝑏], on a 𝑓𝑓(𝑥𝑥) ≥ 0, alors ∫𝑎𝑎 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 ≥ 0
On a aussi
𝑏𝑏 𝑏𝑏
si, pour tout 𝑥𝑥 ∈ [𝑎𝑎, 𝑏𝑏], on a 𝑓𝑓(𝑥𝑥) ≥ g(𝑥𝑥), alors ∫𝑎𝑎 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 ≥ ∫𝑎𝑎 g(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑

• Inégalité de la moyenne : Soient 𝑚𝑚 et 𝑀𝑀 deux réels.


Si pour tout 𝑥𝑥 ∈ [𝑎𝑎, 𝑏𝑏] on a 𝑚𝑚 ≤ 𝑓𝑓(𝑥𝑥) ≤ 𝑀𝑀 alors 𝑚𝑚 ≤ 𝜇𝜇 ≤ 𝑀𝑀,
où 𝜇𝜇 est la valeur moyenne de 𝑓𝑓 sur [𝑎𝑎, 𝑏𝑏].

• Parité et périodicité :
𝑎𝑎 𝑎𝑎
 Si 𝑓𝑓 est continue et paire sur [−𝑎𝑎, 𝑎𝑎], alors ∫−𝑎𝑎 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = 2 ∫0 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑎𝑎
 Si 𝑓𝑓 est continue et impaire sur [−𝑎𝑎, 𝑎𝑎], alors ∫−𝑎𝑎 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = 0
 Si 𝑓𝑓 est continue sur ℝ et 𝜆𝜆- périodique, alors pour tous nombres réels 𝑎𝑎, on a :
𝑎𝑎+𝜆𝜆 𝜆𝜆
∫𝑎𝑎 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = ∫0 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑏𝑏+𝜆𝜆 𝑏𝑏
∫𝑎𝑎+𝜆𝜆 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = ∫𝑎𝑎 𝑓𝑓(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑
Chapitre I.2. Calcul intégral

3. Méthodes d’intégration
3.1. Intégration par parties
L’avantage d’utiliser la formule d’intégration par parties est que nous pouvons l’utiliser pour échanger une
intégrale contre une autre intégrale, éventuellement plus simple.

Formule Soient 𝑢𝑢 et 𝑣𝑣 deux fonctions de classe 𝐶𝐶 1 (c’est-à-dire dérivables et les dérivées continues)
sur un intervalle 𝐼𝐼. On a alors :
• ∫ 𝑢𝑢(𝑥𝑥)𝑣𝑣′(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑢𝑢(𝑥𝑥)𝑣𝑣(𝑥𝑥) − ∫ 𝑢𝑢′(𝑥𝑥)𝑣𝑣(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑏𝑏 𝑏𝑏
• ∫𝑎𝑎 𝑢𝑢(𝑥𝑥)𝑣𝑣′(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = [𝑢𝑢(𝑥𝑥)𝑣𝑣(𝑥𝑥)]𝑏𝑏𝑎𝑎 − ∫𝑎𝑎 𝑢𝑢′(𝑥𝑥)𝑣𝑣(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 avec 𝑎𝑎, 𝑏𝑏 ∈ 𝐼𝐼

Remarque
Cette formule est particulièrement bien adaptée pour le calcul d’intégrales de types suivants :

 ∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥)𝑒𝑒 α𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 ∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥) 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(𝛼𝛼𝛼𝛼) 𝑑𝑑𝑑𝑑 ∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥) sin(α𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑


 ∫ 𝑒𝑒 β𝑥𝑥 cos(α𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑 ∫ 𝑒𝑒 β𝑥𝑥 sin(α𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑
 ∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥) arctan 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 ∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥) ln 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑

Où 𝑃𝑃 est une fonction polynomiale.

Exemples

1. Calculer ∫ 𝑥𝑥𝑒𝑒 −𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑. On intègre par parties en posant :


𝑢𝑢(𝑥𝑥) = 𝑥𝑥 𝑢𝑢′(𝑥𝑥) = 1
� −𝑥𝑥 ⇒ �𝑣𝑣(𝑥𝑥) = −𝑒𝑒 −𝑥𝑥
𝑣𝑣′(𝑥𝑥) = 𝑒𝑒
On a donc :
� 𝑥𝑥𝑒𝑒 −𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = −𝑥𝑥𝑒𝑒 −𝑥𝑥 + � 𝑒𝑒 −𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = −(𝑥𝑥 + 1)𝑒𝑒 −𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 (𝐶𝐶 ∈ ℝ)

𝑢𝑢(𝑥𝑥) = 𝑥𝑥² 𝑢𝑢′(𝑥𝑥) = 2𝑥𝑥


2. Calculer ∫ 𝑥𝑥²𝑒𝑒 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑. On pose � 𝑥𝑥 ⇒ � 𝑣𝑣(𝑥𝑥) = 𝑒𝑒 𝑥𝑥 et on obtient :
𝑣𝑣′(𝑥𝑥) = 𝑒𝑒
� 𝑥𝑥²𝑒𝑒 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑥𝑥²𝑒𝑒 𝑥𝑥 − 2 � 𝑥𝑥𝑒𝑒 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑
On refait une deuxième intégration par parties pour calculer ∫ 𝑥𝑥𝑒𝑒 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑
� 𝑥𝑥𝑒𝑒 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑥𝑥𝑒𝑒 𝑥𝑥 − � 𝑒𝑒 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = (𝑥𝑥 − 1)𝑒𝑒 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 (𝐶𝐶 ∈ ℝ)
D’où
� 𝑥𝑥 2 𝑒𝑒 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = ( 𝑥𝑥 2 − 2𝑥𝑥 + 2)𝑒𝑒 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 (𝐶𝐶 ∈ ℝ)

𝑢𝑢(𝑥𝑥) = 𝑒𝑒 𝑥𝑥 𝑢𝑢′(𝑥𝑥) = 𝑒𝑒 𝑥𝑥
3. Calculer ∫ 𝑒𝑒 𝑥𝑥 sin 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑. On pose � ⇒� et on obtient :
𝑣𝑣′(𝑥𝑥) = sin 𝑥𝑥 𝑣𝑣(𝑥𝑥) = − cos 𝑥𝑥
� 𝑒𝑒 𝑥𝑥 sin 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = −𝑒𝑒 𝑥𝑥 cos 𝑥𝑥 + � 𝑒𝑒 𝑥𝑥 cos 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑
Chapitre I.2. Calcul intégral

On applique une deuxième intégration par parties pour ∫ 𝑒𝑒 𝑥𝑥 cos 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑, en posant
𝑢𝑢(𝑥𝑥) = 𝑒𝑒 𝑥𝑥 𝑢𝑢′(𝑥𝑥) = 𝑒𝑒 𝑥𝑥
� ⇒�
𝑣𝑣′(𝑥𝑥) = cos 𝑥𝑥 𝑣𝑣(𝑥𝑥) = sin 𝑥𝑥
D’où
� 𝑒𝑒 𝑥𝑥 sin 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = −𝑒𝑒 𝑥𝑥 cos 𝑥𝑥 + 𝑒𝑒 𝑥𝑥 sin 𝑥𝑥 − � 𝑒𝑒 𝑥𝑥 sin 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑
1
Et donc ∫ 𝑒𝑒 𝑥𝑥 sin 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 2 (sin 𝑥𝑥 − cos 𝑥𝑥) 𝑒𝑒 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 (𝐶𝐶 ∈ ℝ)

1
1 𝑢𝑢(𝑥𝑥) = arctan 𝑥𝑥 𝑢𝑢′(𝑥𝑥) = 1+𝑥𝑥²
4. Calculer ∫0 arctan 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 . On pose � ′ ⇒� et on obtient :
𝑣𝑣 (𝑥𝑥) = 1 𝑣𝑣(𝑥𝑥) = 𝑥𝑥
1 1
1
𝑥𝑥 1 𝜋𝜋
� arctan 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = [𝑥𝑥 arctan 𝑥𝑥]0 − � 2
𝑑𝑑𝑑𝑑 = [𝑥𝑥 arctan 𝑥𝑥]10 − [ln(1 + 𝑥𝑥 2 )]10 = − ln √2
0 0 1 + 𝑥𝑥 2 4

Remarque
Lorsque le degré du polynôme 𝑃𝑃 est élevé, alors on peut déterminer les primitives :

∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥) cos(α𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑 ∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥) sin(α𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑 ∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥)𝑒𝑒 α𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑


par la méthode d’identification suivante :

∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥)𝑒𝑒 α𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑄𝑄(𝑥𝑥)𝑒𝑒 α𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 / deg(𝑄𝑄) = deg(𝑃𝑃)

∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥) cos(α𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑄𝑄1 (𝑥𝑥) cos(α𝑥𝑥) + 𝑄𝑄2 (𝑥𝑥) sin(α𝑥𝑥) + 𝐶𝐶 avec deg(𝑄𝑄1 ) = deg(𝑄𝑄2 ) = deg(𝑃𝑃)

∫ 𝑃𝑃(𝑥𝑥) sin(α𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑄𝑄1 (𝑥𝑥) cos(α𝑥𝑥) + 𝑄𝑄2 (𝑥𝑥) sin(α𝑥𝑥) + 𝐶𝐶 avec deg(𝑄𝑄1 ) = deg(𝑄𝑄2 ) = deg(𝑃𝑃)

Où les polynômes 𝑄𝑄, 𝑄𝑄1 et 𝑄𝑄2 sont à déterminer par dérivation et identification des deux membres.

Exemple

Déterminer 𝐼𝐼 = ∫(𝑥𝑥 3 +2𝑥𝑥 + 1)𝑒𝑒 −𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑.

On détermine 𝐼𝐼 par la méthode d’identification qui est plus rapide que l’intégration par parties qui
nécessite plusieurs intégrations par parties successives.
𝐼𝐼 = (𝑎𝑎𝑎𝑎 3 +𝑏𝑏𝑏𝑏² + 𝑐𝑐𝑐𝑐 + 𝑑𝑑)𝑒𝑒 −𝑥𝑥 + 𝐶𝐶
En dérivant les deux membres, on trouve :
(𝑥𝑥 3 +2𝑥𝑥 + 1)𝑒𝑒 −𝑥𝑥 = [−𝑎𝑎𝑎𝑎 3 + (3𝑎𝑎 − 𝑏𝑏)𝑥𝑥 2 + (2𝑏𝑏 − 𝑐𝑐)𝑥𝑥 + 𝑐𝑐 − 𝑑𝑑]𝑒𝑒 −𝑥𝑥
Et par identification, on obtient le système suivant :
−𝑎𝑎 = 1 𝑎𝑎 = −1
3𝑎𝑎 − 𝑏𝑏 = 0 𝑏𝑏 = −3
� ⇒�
2𝑏𝑏 − 𝑐𝑐 = 2 𝑐𝑐 = −8
𝑐𝑐 − 𝑑𝑑 = 1 𝑑𝑑 = −9
D’où
𝐼𝐼 = −(𝑥𝑥 3 +3𝑥𝑥 2 + 8𝑥𝑥 + 9)𝑒𝑒 −𝑥𝑥 + 𝐶𝐶 (𝐶𝐶 ∈ ℝ)
Chapitre I.2. Calcul intégral

3.2. Intégration par changement de variable

Formule Soit 𝑓𝑓 une fonction continue sur 𝐽𝐽 et 𝜑𝜑 ∶ 𝐼𝐼 → 𝐽𝐽 une bijection de classe 𝐶𝐶 1 . On a alors :
• ∫ 𝑓𝑓(𝜑𝜑(𝑥𝑥))𝜑𝜑′(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = ∫ 𝑓𝑓(𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑏𝑏 𝜑𝜑(𝑏𝑏)
• ∫𝑎𝑎 𝑓𝑓(𝜑𝜑(𝑥𝑥))𝜑𝜑′(𝑥𝑥)𝑑𝑑𝑑𝑑 = ∫𝜑𝜑(𝑎𝑎) 𝑓𝑓(𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑 avec 𝑎𝑎, 𝑏𝑏 ∈ 𝐼𝐼

Remarque

Le choix de la variable doit être conditionné par l’obtention d’une forme à intégrer proche de celles listées
dans le tableau des primitives classiques.

Exemples
ln 𝑥𝑥
1. Déterminer ∫ 𝑥𝑥
𝑑𝑑𝑑𝑑.
𝑑𝑑𝑑𝑑
On pose 𝑡𝑡 = ln 𝑥𝑥 = 𝜑𝜑(𝑥𝑥) donc 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑥𝑥 (𝜑𝜑 définit une bijection de classe 𝐶𝐶 1 de ℝ∗+ vers ℝ)
alors :
ln 𝑥𝑥 1 1
� 𝑑𝑑𝑑𝑑 = � 𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑡𝑡² + 𝐶𝐶 = ln² 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶
𝑥𝑥 2 2
4 𝑑𝑑𝑑𝑑
2. Calculer ∫1 𝑥𝑥+√𝑥𝑥
..
𝑑𝑑𝑑𝑑
On pose 𝑡𝑡 = √𝑥𝑥 = 𝜑𝜑(𝑥𝑥) donc 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 2 (𝜑𝜑 définit une bijection de classe 𝐶𝐶 1 de ℝ∗+ vers ℝ∗+ )
√𝑥𝑥
Pour les bornes d’intégration : si 𝑥𝑥 = 1 alors 𝑡𝑡 = √1 = 1 et si 𝑥𝑥 = 4 alors 𝑡𝑡 = √4 = 2
D’où :
4 4 2
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 3
� = 2� = 2� = 2[ln(𝑡𝑡 + 1)]12 = 2 ln
𝑥𝑥 + √𝑥𝑥 2√𝑥𝑥�√𝑥𝑥 + 1� 𝑡𝑡 + 1 2
1 1 1

3. Déterminer ∫ cos 𝑥𝑥 cos(sin 𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑 sur l’intervalle [0, 𝜋𝜋 ].


Posons 𝑡𝑡 = sin 𝑥𝑥 (qui est bijective de [0, 𝜋𝜋 ] dans [−1,1 ]), donc 𝑑𝑑𝑑𝑑 = cos 𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑. Alors :
� cos 𝑥𝑥 cos(sin 𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑 = � cos 𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑 = sin 𝑡𝑡 + 𝐶𝐶
Maintenant, en remplaçant 𝑡𝑡 = sin 𝑥𝑥, nous obtenons :
� cos 𝑥𝑥 cos(sin 𝑥𝑥) 𝑑𝑑𝑑𝑑 = sin(sin 𝑥𝑥) + 𝐶𝐶

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