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Comprendre les Normes et Certifications

Le document traite des normes et certifications, définissant les normes comme des documents de référence établis par consensus pour assurer la qualité et la sécurité des produits et services. Il décrit également le processus de certification, qui évalue la conformité d'un produit ou service à des exigences spécifiques, et souligne l'importance des organismes de normalisation à différents niveaux (national, européen, mondial). Enfin, il présente les différents types de normes et les preuves de conformité, en insistant sur le rôle crucial de la certification dans l'établissement de la confiance entre fournisseurs et clients.

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Comprendre les Normes et Certifications

Le document traite des normes et certifications, définissant les normes comme des documents de référence établis par consensus pour assurer la qualité et la sécurité des produits et services. Il décrit également le processus de certification, qui évalue la conformité d'un produit ou service à des exigences spécifiques, et souligne l'importance des organismes de normalisation à différents niveaux (national, européen, mondial). Enfin, il présente les différents types de normes et les preuves de conformité, en insistant sur le rôle crucial de la certification dans l'établissement de la confiance entre fournisseurs et clients.

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Dr.

KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

Une norme est un document de référence et le résultat d’un consensus entre les
experts représentatifs d’un domaine particulier et d’un ensemble de parties
intéressées (entreprises, organisations professionnelles, organisations de
consommateurs, pouvoirs publics…).

I. La normalisation
C’est l’établissement de documents qui définissent des exigences, des
spécifications, des lignes directrices ou des caractéristiques à utiliser pour
assurer l’aptitude à l’emploi des matériaux, produits, processus et services.
Une norme c’est un document approuvé par un organisme de normalisation, elle
permet de :
- Définir un langage commun entre les acteurs économiques
- Définir le niveau de qualité, sécurité et de moindre impact
environnemental de produits, services et pratiques
- Elle facilite les échanges commerciaux au niveau national et
international
- Elle est de caractère volontaire

1. Les normes
A. Utilités
Les normes sont très utiles pour les entreprises. Un client qui sait conformément
avec quelles normes un produit a été réalisé par un fournisseur peut se faire une
idée précise des caractéristiques de la qualité de ce produit. De plus,
le client peut être rassuré également de la qualité de son fournisseur si ce
dernier
répond à une norme d’organisation comme la norme ISO 9001 relative au
management de la qualité. De manière générale, la normalisation permet de
simplifier et clarifier les relations entre entreprises : d’une part, de développer les
marchés en harmonisant les pratiques et en réduisant les obstacles techniques
aux échanges et, d’autre part, de clarifier les transactions, notamment par une
meilleure définition des besoins.
B. Caractéristiques
Un document de référence – Dans le langage courant, une norme se définit
comme une règle qui n’est pas forcément écrite et à laquelle il est d’usage de se
référer. Du point de vue des organismes de normalisation, la norme est un «
document établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui
fournit,
pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des
caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats garantissant un niveau
d’ordre optimal dans un contexte donné ».
En privilégiant une approche par types de normes5 nous définirons la norme
comme un document de référence permettant de définir de la terminologie, de
décrire des produits et des services, des méthodes de mesure de ces produits et
services ainsi que des règles d’organisation des entreprises. Une norme se définit
également à travers des résultats que doivent atteindre des produits/services ou
des moyens que doivent mettre en place les entreprises.
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

Au moment de sa rédaction, la norme reflète sur un sujet donné un certain état


de
la science, et des savoir-faire techniques et organisationnels.
Le résultat d’un consensus – Une norme se distingue d’un standard6 dans
la mesure où, d’une part, son contenu doit faire l’objet d’une reconnaissance par
tous et, d’autre part, les méthodes qu’elle décrit et les moyens qu’elle préconise
sont reproductibles. Une norme est le fruit d’un consensus7 entre les experts
représentatifs d’un domaine particulier et d’un ensemble de parties intéressées
(entreprises, organisations professionnelles, organisations de consommateurs,
pouvoirs publics…).
Un standard est un modèle unique de référence pour chaque produit (mesure,
étalon).
Exemple : Standards de qualité : portent sur les caractéristiques des produits
(assurer les propriétés de reproductibilité, d’équivalence et de stabilité,
adéquates aux conditions de production et d’un système industriel d’échange)
Les normes sont, en majorité, d’application volontaire – Les normes sont
facultatives. Ce ne sont ni des règlements, ni des lois. Elles comportent des
exigences qui vont au-delà du seul respect de la réglementation. Elles sont
exceptionnellement, pour des raisons d’ordre public8, rendues obligatoires dans
certains domaines comme la santé, la sécurité et l’environnement.
Exemples
Les normes portant sur les installations électriques, les jouets pour enfants, les
appareils à pression (bouteilles de gaz, compresseurs, etc.)… sont obligatoires.
De manière générale, une entreprise n’est pas obligée de suivre une norme.
Néanmoins, une norme peut devenir une exigence du marché et être imposée
par
un donneur d’ordre pour la réalisation d’un contrat.
Exemples
La norme ISO 9001 relative aux systèmes de management de la qualité, les
normes relatives aux dimensions des conteneurs pour le transport des
marchandises, celles relatives aux cartes bancaires pour des raisons de sécurité
sont des
normes «quasi obligatoires» sur les marchés internationaux.

2. Les types de normes


On peut distinguer les normes par leur contenu ou leur structure.
A. Selon le contenu
a. Les normes fondamentales
Ce sont les normes de base à partir desquelles on débute, en général, des
travaux de normalisation dans un nouveau domaine. Elles représentent 27 % des
normes en vigueur. Ces normes concernent la terminologie, la métrologie, les
conventions, les symboles, etc. Elles donnent des définitions, précises et
univoques, très utiles.
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

Exemples
La norme ISO 9000 définit le vocabulaire en matière de qualité. Elle est citée
en tant que référence dans beaucoup d’autres normes. La norme ISO 2575
définit les mêmes symboles pour les commandes présents dans toutes les
automobiles fabriquées dans le monde. Le Système international d’unités (SI) fait
l’objet d’une série de 14 normes internationales.
b. Les normes de spécification
Ces normes fixent les caractéristiques des produits (services) ainsi que des
seuils de performance à atteindre. Elles constituent 40 % des normes.
Exemples
Les normes relatives aux spécifications des produits traitent essentiellement de
caractéristiques ayant trait à l’aptitude à l’emploi, au niveau de sécurité des
produits et au respect de l’environnement. Les normes de service décrivent des
caractéristiques comme l’accueil, la régularité, la sécurité, etc. Les normes les
plus connues pour les produits et services sont les normes NF.
c. Les normes de méthodes d’essais et d’analyses
Elles indiquent comment mesurer les caractéristiques des produits (services)
définies par les normes de spécifications. Ce sont 30 % de l’ensemble des
normes.
Exemple
La norme ISO 21572 décrit les méthodes d’essai qui permettent de détecter la
présence d’Organismes génétiquement modifiés dans les aliments.
d. Les normes d’organisation
Elles décrivent des règles d’organisation et de fonctionnement des entreprises.
Elles ne concernent que 3 % des normes mais sont largement reconnues.
Elles définissent des exigences concernant la conception et la réalisation des
produits (services) et, plus largement, portent sur l’organisation et le
management
de l’entreprise. De ce point de vue, elles s’attachent moins au résultat final
(produit/service) qu’à la maîtrise des moyens pour le réaliser. Néanmoins,
l’évolution récente de ces normes tend vers une plus grande prise en compte des
résultats.
Exemple
La norme ISO 9001 (2015) « Systèmes de management de la qualité –
Exigences» est une norme de qualité relative à l’organisation de l’entreprise.
B. Selon leur structure
a. Les normes de moyen
Elles apportent des garanties sur des manières de faire en décrivant les moyens
à mettre en œuvre pour que le produit réponde à des caractéristiques définies.
Exemples
Les normes ISO 9001 et ISO 14001 sont des normes de moyens car elles
concernent des dispositifs d’organisation et de management que doivent
mettent en œuvre les entreprises dans des domaines particuliers (la qualité dans
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

le cas d’ISO 9001, l’environnement pour ISO 14 001). Ces normes sont des
normes de management et ne doivent pas être confondues avec des normes de
produits et services.
b. Les normes de résultats
Elles décrivent de façon précise les caractéristiques exigées du produit
(service) et non les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre.
Exemple
Les normes de produits et services sont des normes de résultats.

3. Les organismes de normalisation


La production des normes résulte d’un partage des rôles et d’une nécessaire
harmonisation entre organismes à trois niveaux : national, européen et mondial.
a. En France
L’AFNOR – L’Association française de normalisation est une association,
loi 1901, fondée en 1926, et dont le siège est à Paris. Elle compte environ 3 000
entreprises adhérentes et est placée sous tutelle du ministère chargée de
l’industrie. Elle est reconnue d’utilité publique. Sa mission principale17est de
coordonner
et d’animer le système français de normalisation, d’homologuer les normes, de
promouvoir et faciliter leur utilisation, et de développer la certification des
produits et services avec la marque NF. Elle représente également les intérêts
français auprès des organismes européens et internationaux18. Par son activité
d’homologation, l’AFNOR exerce une prérogative de puissance publique assurant
une mission d’intérêt général, même si les normes ne sont que d’application
volontaires et donc non obligatoires. On est en présence d’une application du
principe de subsidiarité : « la régulation par l’État est sans objet si les acteurs
sont
capables de s’autoréguler d’eux-mêmes dans des conditions conformes à
l’intérêt public. Pour s’en assurer, l’État encadre fortement cette délégation
b. En Europe
Le CEN – Dans le cadre du marché européen, l’organisation en charge de
l’élaboration ainsi que de l’harmonisation normative est le Comité européen de
normalisation (CEN) (en anglais : the European Committee for Standardization).
Le CEN a été créé en 1961, son siège est à Bruxelles. Il est composé des
organismes de normalisation des pays membres de l’Union Européenne et de
ceux de
l’Association européenne de libre-échange.
Les Normes européennes (EN) sont mis en application dans chaque état membre,
soit par entérinement, soit par publication d’un texte identique dans l’état
membre. Elles se substituent aux normes nationales qui portent sur le même
sujet.
c. Au Togo
L’Agence Togolaise de Normalisation (ATN), chargée en relation avec
NORMCERQ, des activités de normalisation ;
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

d. Dans le monde
L’ISO – L’ISO est l’organisation internationale de normalisation. Le terme
ISO est polysémique puisqu’il désigne à la fois cette organisation et les normes
qu’elle produit. Le mot ISO est dérivé du grec isos, signifiant « égal ». Il est utilisé
comme racine du préfixe « iso-» dans de nombreuses expressions comme
isométrique, isocèle, isomorphe… Parce que le nom «Organisation internationale
de
normalisation» aurait donné lieu à des abréviations différentes selon les langues
(«OIN» en français «IOS» en anglais), ses fondateurs ont opté pour un nom
court, universel : «ISO».

II. La certification
La certification est une opération par laquelle une entité va être comparée à un
modèle, afin d’évaluer si la conformité est atteinte
Définition ISO : la certification est un instrument utile qui en démontrant que
votre produit ou service répond aux attentes de vos clients, renforce votre
crédibilité. Dans certains secteurs, elle est même une obligation légale ou
contractuelle.
La certification est une assurance écrite (sous la forme d’un certificat) donné par
une tierce partie qu’un produit, service ou système est conforme à des exigences
spécifiques.
Selon AFNOR : la certification est une activité par laquelle un organisme reconnu,
indépendant des parties en cause donne une assurance écrite qu’une
organisation, un processus, un service, un produit ou des compétences
professionnelles sont conformes à des exigences spécifiées dans un référentiel.
La certification est un acte volontaire qui peut procurer aux entreprises un
avantage concurrentiel. C’est un outil de compétitivité qui établit la confiance
dans leur relation avec leurs clients. Elle est délivrée par des organismes
certificateurs indépendants des entreprises certifiées ainsi que des pouvoirs
publics.
Certification et qualité sont deux termes complémentaires où la certification
permet à une entreprise de valoriser les efforts qu’elle a accomplis dans le sens
de qualité.

1. Les preuves de conformité


L’objet essentiel de la certification pour une entreprise est de fournir une
garantie à ses clients au travers d’une preuve de conformité à un référentiel.
Cette
preuve se traduit, à l’image d’un diplôme, par l’obtention d’un certificat.
La certification n’est pas perçue comme le critère le plus important pour juger de
la qualité des produits et n’est même reconnue qu’approximativement.
Cependant, elle est au cœur d’un problème central : celui de la confiance que
peut avoir un client dans le produit (service) qu’il achète (certification de
produit/service) voire dans l’entreprise qui le réalise (certification de système).
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

a. La déclaration de conformité du fournisseur


Une auto-certification – La déclaration de conformité est appelée aussi par
abus de langage «auto-certification» ou «auto-déclaration». C’est une procédure
par laquelle un fournisseur (fabricant) déclare que son produit (service,
processus)
est conforme à des exigences et s’engage à apporter la preuve de cette
conformité
si demande lui est faite. Cette déclaration est souvent le fait d’entreprises qui
estiment avoir une réputation suffisante sur le marché ou qui veulent éviter le
coût
d’une évaluation de conformité par une tierce partie. Elle est aussi utilisée dans
le
cas où le produit ne présente pas de risques pour la santé, la sécurité ou
l’environnement.
La déclaration de conformité peut faire référence à des contrôles internes
effectués par le fournisseur de la qualité de sa production et/ou à des résultats
d’essais
et d’inspections réalisés par des organismes habilités. Elle relève de l’entière
responsabilité du fournisseur. Néanmoins, le problème de cette déclaration est
qu’elle repose uniquement sur l’«honneur» et la «bonne foi » du fournisseur.
b. La rapport d’analyse ou d’essais d’un laboratoire
Il constitue un second type de preuve de conformité, sans doute le plus
courant, et qui peut servir de base à d’autres évaluations comme l’inspection ou
la certification de produit. Dans le cas des essais, le produit est essayé en
fonction d’un ensemble de critères spécifiés. « Un essai consiste à déterminer
une ou
plusieurs caractéristiques du produit (service, processus) selon une procédure »
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

(ISO 9000). Les essais sont réalisés par des organismes indépendants qui
peuvent choisir d’être accrédités selon le risque associé au produit.
c. Le rapport d’un organisme de contrôle
C’est une autre forme de preuve. Le fournisseur doit s’engager ici, non
seulement sur une analyse du produit, mais aussi sur le passage d’un organisme
de
contrôle. Les organismes de contrôle ou d’inspection ont pour mission de rendre
compte d’un ensemble de risques potentiels (techniques, environnementaux…)
liés aux produits, matériaux, installations… processus de travail… dans différents
secteurs.
À travers cette procédure de contrôle, le fournisseur gagne à nouveau en
crédibilité, sur le plan de la confiance que peuvent lui accorder ses clients.
Néanmoins,
l’intervention d’un organisme de contrôle ne garantit pas un suivi de l’ensemble
de la réalisation du produit (service).
d. La certification
Elle constitue enfin la preuve la plus crédible de conformité à un référentiel
dans la mesure où intervient un organisme tiers (« certificateur») apportant,
d’une
part, l’assurance de son impartialité et, d’autre part, la garantie d’une
surveillance
dans le temps du maintien de la conformité.
Une impartialité – L’impartialité est liée au fait que l’organisme certificateur n’a
pas d’intérêt direct dans la relation économique entre le client et le fournisseur.
Certes, cette impartialité n’est pas automatique dans la mesure où
l’élaboration des normes peut être faite par toute partie. Néanmoins, elle est
attestée par le Cofrac qui s’intéresse de plus à la compétence des organismes.
Une surveillance – La surveillance par un organisme certificateur apporte un
plus. Dans le cas de la certification de produit, la surveillance consiste en
différentes opérations : prélèvements de produits pour des essais et/ou des
contrôles
(selon le type de risque encouru) sur les lieux de vente, les lignes de production,
dans les stocks ; visites pour apprécier les moyens mis en œuvre ; audits des
modes de contrôle de la production, audits des systèmes qualité, etc.
Dans le cas de la certification de service, la surveillance repose essentiellement
sur des visites et des analyses des enquêtes de satisfaction des clients servant
d’indicateurs.

2. Comment obtient-on la certification ?


- Toute entreprise pour l’activité de laquelle existe un référentiel, peut
demander à faire certifier ses produits ou services.
- L’organisme certificateur assure l’instruction du dossier
- Il examine la demande de certification et procède à l’évaluation des produits
et
services (par surtout des audits) par rapport aux caractéristiques énoncées
dans le référentiel.
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

- En se fondant sur les informations recueillies, il décide d’octroyer ou non la


certification
- La certification est accordée pour une durée limitée pendant laquelle une
surveillance périodique est assurée par l’organisme certificateur.

3. Les étapes à suivre pour être certifié

Collecte des données


- Fourniture d’informations détaillées sur les dispositions internes de
l’entreprise et sur ses activités
- Préparation du plan d’audit

Audit : se déroule en 3 phases :


- Visite d’évaluation (facultative) c’est un pré diagnostic pour comprendre
les
enjeux de l’audit et maximiser les chances de l’organisme d’être certifié
- Audit initial : les auditeurs interviewent les équipes de l’entreprise,
analysent les
pratiques et données au regard des exigences de la norme
- Restitution de l’audit : présentation synthétique des conclusions de l’audit,
remise du rapport d’audit et du plan d’actions correctives

Prise de décision : en cas de décision favorable, remise de certificat


pour 3 ans
Surveillance: chaque année
En cas de décision non-favorable, l’organisme certificateur va définir la prochaine
date de visite pour vérifier si les actions correctives sont mises en place.
L’obtention d’une certification requière un cout correspondant
- Aux frais de gestion du dossier
- Aux frais d’essais et d’audit
- Aux droits d’usage de la marque (ISO, AFNOR, …)

Dans l’étiquetage, il ne faut pas écrire certifié ISO mais certifié ISO 9001 :2015
par
exemple.
En cas de non-conformité mineure, le certificat est délivré avec un plan
d’action qui sera vérifié à la prochaine visite.

Audit de renouvellement : avant expiration de la certification en cours (de 2 à


4 mois), un nouvel audit va réévaluer la conformité.

Les cas de suspension de la certification


- La certification est retirée ou suspendue en cas de non-conformité
majeure, l’audit recommande des actions correctives et planifier une visite
de suivi.
- En cas où l’entreprise ne veut pas renouveler son certificat
- Non-paiement des frais à l’organisme certificateur
- En cas de fraude (falsification des documents, non-respect de la loi,
utilisation
frauduleuse des logos).
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

4. Les organismes certificateurs


Il existe en France un certain nombre d’organismes certificateurs indépendants,
dont les plus connus sont l’Association française de normalisation
(AFNOR) et le Laboratoire national d’essais (LNE).
La certification des produits industriels et des services est surtout réalisée par
l’AFNOR qui appose la marque NF, mais, en réalité, il existe au total plus d’une
vingtaine d’organismes certificateurs. Certains organismes interviennent
uniquement dans la certification de produits, d’autres dans la certification de
services,
d’autres encore au niveau de la certification des systèmes. Enfin, certains
organismes certifient à la fois des produits et des services, interviennent dans
plusieurs
secteurs d’activité tandis que d’autres sont spécialisés dans un seul secteur .
Exemples
Organismes de certification :
- De produits industriels et de services : CSTB (Centre scientifique et
technique
du bâtiment), CTBA (Centre technique du bois et de l’ameublement), BVQI
(Bureau véritas quality international), etc. ;
- Le Comité Togolais d’Agrément (COTAG), chargé de gérer la politique
nationale en matière d’agrément ou d’habilitation dans le respect des
normes et exigences internationales en concertation avec les services
concernés, le SOAC et les opérateurs privés ;
- L’Agence Togolaise de Métrologie (ATOMET) chargée de coordonner en
relation avec le SOAMET les activités nationales de métrologie ainsi que la
mise en place d’infrastructures nationales de métrologie ;
- La Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement, chargée de
coordonner les activités des structures de promotion de la qualité.
- Le laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP - Togo)
- NORMCERQ : le secrétariat régional de la normalisation, de la certification
et de la promotion de la qualité, un organisme de la CEDEAO
- SOAC : Système Ouest – Africain d’Accréditation qui est l’organisme au
sein de l’UEMOA
- SOAMET : Système Ouest-Africain de Métrologie, organisme au sein de
l’UEMOA.
- De produits industriels : ADF (Association dentaire française), LNE
(Laboratoire national d’essais), PROMOTELEC (Association pour la
promotion de la sécurité et du confort électriques dans le bâtiment), UTAC
(Union technique de l’automobile et du cycle), etc. ;
- De services : AFAQ (Association française pour le management et
l’amélioration de la Qualité), OCMS (Organisme certificateur des métiers et
des
services), SGS ICS SAS (Certification de services QUALICERT), etc. ;
- De personnels (soudeurs par exemple) : cette certification est effectuée
par le
COFREND (Confédération française pour les essais non destructifs) ;
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

- De systèmes de management : elle est organisée par des organismes


certificateurs comme l’AFAQ (Association Française pour le management
et l’Amélioration de la Qualité), le BVQI (Bureau Veritas Quality
International), le LRQA (Lloyds Register Quality Assurance), etc.

5. Les certifications de produits industriels


Caractéristiques certifiées – La certification d’un produit industriel
concerne directement ses caractéristiques, essentiellement sa sécurité
d’utilisation
et son aptitude à l’emploi auxquelles se sont ajoutées récemment des
caractéristiques comme son impact sur l’environnement. Il s’agit d’une
certification de résultat13 qui s’adresse avant tout au client/utilisateur final. Elle
a pour objet de permettre aux entreprises de valoriser leurs produits industriels
en se différenciant par rapport à leurs concurrents. Elle constitue pour le client
final une garantie, un critère de choix parmi différentes offres.
La certification des produits industriels peut être délivrée par les organismes
certificateurs à des fins commerciales ou non. Elle est encadrée par le Code de la
consommation. Elle se traduit en général par la mention d’une marque, par
exemple la marque NF très répandue pour la certification de produits industriels
et qu’il convient de distinguer du marquage CE.
a. La marque NF
La norme NF définit les caractéristiques et critères de performances d’un
produit. La marque NF apporte la preuve de la conformité du produit à la norme
NF. Un produit dit « conforme à la norme NF XXX… » constitue une déclaration
qui est faite sous la seule responsabilité du fabricant. En revanche, la marque NF
répond à une certification.
La marque NF est délivrée par AFNOR Certification (filiale du groupe AFNOR).
Il s’agit de la première marque de certification de produits et services en France
avec un taux de notoriété élevé. Elle se décline dans plusieurs domaines :
- Marque NF pour les produits industriels et de consommation ;
- Marque NF Environnement pour les produits écologiques ;
- Marque NF Service pour les services.
b. Le marquage CE
Un droit de libre circulation – Le marquage CE ne constitue pas une certification
comme la marque NF. Créé dans le cadre de la législation européenne, le
marquage CE confère aux produits un droit de libre circulation dans tous les pays
de l’espace économique européen (UE et AELE), c’est-à-dire que les produits
peuvent être vendus en France et sur l’ensemble du marché européen.
Marquage CE et qualité – Le marquage CE n’est pas un signe de qualité en
tant que tel. Il n’est pas le garant de la qualité du produit car éventuellement
aucun
tiers n’intervient dans la délivrance du marquage qui est apposé sous l’entière
responsabilité du fabricant, que ce dernier conçoive et/ou réalise le produit.
Cependant, les autorités de contrôle du marché des différents États membres
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

(comme par exemple en France : les Douanes, la Répression des Fraudes,


l’Inspection du travail,…) ont la possibilité de contrôler les produits mis sur le
marché. La loi sanctionne l’absence comme l’usage abusif ou anormal du
marquage CE (c’est-à-dire l’absence ou l’insuffisance des contrôles internes et
externes requis, l’absence de déclaration CE de conformité ou de dossier
technique). Des procès-verbaux peuvent être dressés et, dans certains cas, le
produit
peut être consigné voire retiré du marché.

6. La certification des produits alimentaires


Les certifications de produits alimentaires traduisent des stratégies différentes de
signalement de la qualité aux consommateurs. On peut distinguer les
signes de qualité officiels des signes de qualité indépendants. Les premiers ont
été
créés par les pouvoirs publics dans un but de lisibilité de l’offre et de crédibilité
des contrôles. Les seconds sont issus d’organismes privés.
Au Togo la certification des produits agroalimentaires est faite par l’ITRA après
des analyses microbiologiques des laboratoires de l’INH et des analyses physico –
chimiques de l’ITRA.

7. La certification des services


Des caractéristiques certifiées – La certification de service suit la même
logique que la certification de produit dans la mesure où elle est établie sur la
base
d’une norme de résultat. Elle pose toutefois le problème de l’évaluation de la
qualité du service en tant que résultat à atteindre. Pour un service, les
caractéristiques concernent le plus souvent, l’accueil, l’information, la sécurité, la
réponse aux attentes de la clientèle, le règlement des litiges, etc.
Des engagements à respecter – Les référentiels de service retracent
généralement les différentes étapes du parcours du client. Il s’agit de considérer
l’entreprise du point de vue du client, «d’entendre sa voix», «de voir avec ses
yeux», «de se mettre à sa place» étape après étape afin de voir ce qui le rend
satisfait. Ces référentiels se traduisent concrètement par une liste
d’engagements
à respecter et dont le contrôle, sur la base de clients-mystères, d’enquêtes… est
réalisé par des organismes de certification.

8. La certification des systèmes de management


Une relation d’entreprise à entreprise – Les certifications de produits et
services, d’une part, et les certifications de systèmes de management, d’autre
part,
sont souvent présentées comme complémentaires. En effet, les premières
constituent des certifications de résultat alors que les secondes constituent des
certifications de moyens. Autrement dit, un client, pour avoir confiance dans le
produit qu’il achète, peut vérifier que le produit est certifié (il porte la marque NF
par exemple…) mais aussi que le système de management de la qualité de
l’entreprise qui réalise ce produit est certifié (l’entreprise est certifiée ISO 9001).
La certification de produits/services s’adresse avant tout au client final. Elle
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

concerne surtout la relation entre une entreprise et le grand public alors que la
certification de systèmes de management est davantage le support d’une
relation d’entreprise à entreprise, un moyen pour un fournisseur d’obtenir la
confiance de ses clients.
A. La certification multisectorielle
Leur caractère générique – Contrairement à la plupart des normes ISO qui
sont spécifiques à des produits, les normes ISO qui touchent au management
sont
génériques, c’est-à-dire qu’elles s’appliquent dans tous les secteurs d’activité,
aux
grandes comme aux petites entreprises, aux entreprises de production comme
aux entreprises de services et aux administrations publiques. Une usine, un
hôtel, une
banque, un cabinet d’avocats… peuvent être certifiés ISO 9001.
a. La qualité : ISO 9001
Une norme reconnue mondialement – Fin 2013, avec près de 1 200 000
certificats délivrés dans 170 pays, la norme ISO 9001 de système de
management
de la qualité représente l’une des pratiques de management la plus diffusée dans
le monde33.
b. L’environnement : ISO 14001
La norme ISO 14001 (2015) s’intitule « systèmes de management
environnemental – Exigences et lignes directrices pour son utilisation ».
Elle définit des exigences de gestion et d’organisation dans le domaine de
l’environnement : mise en place d’un système visant à minimiser les impacts des
activités sur l’environnement, à prévenir les incidents et à améliorer les
performances dans ce domaine. Concrètement, il s’agit de montrer une aptitude
à contrôler différentes formes de pollution (émissions dans l’air, rejets dans l’eau,
contamination des sols), à mieux gérer les déchets et l’utilisation des matières
premières et des ressources naturelles.
c. La santé et la sécurité au travail : ISO 45001
Elle fournit des règles pour la gestion de la santé et la sécurité dans le monde du
travail. Il s’agit précisément de créer une structure de gestion qui permette aux
entreprises d’identifier et de gérer systématiquement les risques en matière de
santé et de sécurité professionnelle, de réduire le nombre d’accidents, de se
conformer à la législation et d’améliorer en permanence leurs performances dans
ces domaines.
B. Les certifications sectorielles
Dans certains secteurs, les exigences génériques de la norme ISO 9001 sont
considérées comme insuffisantes et font donc l’objet de compléments. C’est le
cas notamment de l’automobile, de l’agroalimentaire, de la santé… pour lesquels
d’autres référentiels sont utilisés.
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

Néanmoins, quel que soit le référentiel utilisé, la finalité de la certification reste


globalement la même car il s’agit d’attester par un organisme indépendant de la
mise en place d’un système de management de la qualité le plus souvent fondé
sur
la norme ISO 9001.
a. L’agriculture/l’agroalimentaire : HACCP et ISO 22000
i. La méthode HACCP
C’est une méthode de travail très reconnue qui peut
être utilisée seule ou comme préalable à une démarche qualité. Elle vise à
identifier et analyser les dangers associés aux différents stades du processus de
production d’une denrée alimentaire ainsi qu’à définir les moyens nécessaires à
leur
maîtrise. Elle s’intéresse à trois types de dangers relatifs à l’hygiène des aliments
:
les dangers biologiques (virus, bactéries…), chimiques (pesticides, additifs…),
physiques (bois, verre…).
ii. La norme ISO 22000
C’est une norme plus récente. Elle a été publiée le 2 septembre 2005. Il s’agit de
la seule norme internationale dont le but est de créer et maintenir un Système de
management de la sécurité des denrées alimentaires (SMDA) harmonisant les
pratiques de management de la sécurité des denrées alimentaires. Elle
comprend trois exigences : la mise en place de bonnes pratiques de fabrication
(good manufacturing practices), de la méthode HACCP selon les principes établis
dans le Codex Alimentarius ainsi que d’un système de management de la qualité.
Le format de cette norme est sensiblement le même que celui de la norme ISO
9001, ce qui peut permettre l’intégration du système d’analyse des risques agro-
alimentaires au système de management de la qualité.
b. La santé : la norme ISO 13485.
La certification ISO 13485 est spécifique aux fabricants de matériels médicaux .
Le texte de l’ISO 13485 s’appuie sur la norme ISO 9001 : Systèmes de
management de la qualité – Exigences version 2008 surtout pour la structure et
ajoute des exigences spécifiques comme propreté du produit, maîtrise de la
contamination, activités d’installation, de stérilisation, de traçabilité et le
traitement des réclamations.
c. Les laboratoires d’analyse : ISI 17025
La présente Norme internationale établit les exigences générales de compétence
pour effectuer des essais et/ou des étalonnages, y compris l'échantillonnage. Elle
couvre les essais et les étalonnages effectués au moyen de méthodes
normalisées, de méthodes non normalisées et de méthodes élaborées par les
laboratoires.

III. L’accréditation
La norme ISO/CEI 17000 définit l’accréditation comme une attestation délivrée
par une tierce partie, ayant rapport à un organisme d’évaluation de la
Dr. KELEWOU Hodabalo Normes et certifications

conformité, constituant une reconnaissance formelle de la compétence de ce


dernier à réaliser des activités spécifiques d’évaluation de la conformité.
C’est l’attestation des compétences des laboratoires, organismes certificateurs et
organismes d’inspection à effectuer les activités d’étalonnage, d’essai,
d’inspection et de certification.
L’accréditation permet de donner confiance aux prestations réalisées par ces
organismes.
Les organismes accréditeurs doivent satisfaire certaines exigences telles que
l’impartialité, l’indépendance, la transparence et la compétence.

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