Complements Sup
Complements Sup
Plan
1 Compléments de cinématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1 Référentiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Repères et systèmes de coordonnées . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2 Dynamique du point et des solides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.1 Lois de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2 Théorème du moment cinétique (ou dynamique) . . . . . . . . . . 15
2.3 Théorèmes de l’énergie cinétique et de l’énergie mécanique . . . 23
3 Calcul intégral . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.1 Intégrales simples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.2 Intégrales curvilignes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.3 Intégrales de surface et de volume . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
1 Compléments de cinématique
Dans tout exercice de mécanique,
c’est une erreur grave de ne pas préci-
1.1 Référentiels ser le référentiel d’étude.
La cinématique est la branche de la mécanique qui s’intéresse aux mouvements des ob-
jets, indépendamment des efforts qui créent ces mouvements. Les grandeurs physiques
qui interviennent en cinématique sont donc notamment la position, la vitesse linéaire ou
angulaire, l’accélération et bien sûr le temps.
Pour décrire le mouvement d’un objet, il est indispensable de se fixer un référentiel d’étude.
Nous verrons plus loin que certains référentiels, dits « galiléens », jouent un rôle particulier
pour l’étude dynamique des objets – i.e. lorsque l’on s’intéresse à l’effet des actions méca-
niques sur le mouvement – mais ceci ne nous concerne pas pour le moment.
Figure 0.2 T
Coordonnées cartésiennes d’un point
M de l’espace.
ẋ(t ) = A
ẏ(t ) = B ■ (5)
ż(t ) = −g · t + C,
d’où :
ẋ(t ) = v 0 · cos (α0 )
ẏ(t ) = 0 ■ (7)
ż(t ) = −g · t + v 0 · sin (α0 ).
avec :
x(0) = D = 0
y(0) = E = 0 ■ (9)
z(0) = F = 0,
d’où :
x(t ) = v 0 · cos (α0 ) · t
y(t ) = 0 ■ (10)
z(t ) = −g · t 2 /2 + v 0 · sin (α0 ) · t .
La trajectoire est plane, située dans le plan y = 0. On obtient son équation en éliminant
t dans les lois horaires précédentes. De la première relation, on extrait t :
x
t= , ■ (11)
v 0 · cos (α0 )
d’où :
g
z(x) = − · x 2 + tan (α0 ) · x. ■ (13)
2 · v 0 2 · cos2 (α0 )
La trajectoire est parabolique, ce qui est caractéristique des mouvements de chute libre.
2. On peut réaliser l’opération à l’aide du script suivant :
1 import math
import matplotlib . pyplot as pyplot
3
5 # Calcul de la trajectoire
g = 9.81 # m/s2
7 v0 = 2.0 # m/s
alpha0 = [Link] ∗ 30.0 / 180.0 # en radians
9
13
27 # Tracé
pyplot . plot (x , z , color = (1, 0.580, 0.412) )
29 pyplot . suptitle ( ’ Trajectoire balistique ’ , fontsize = 20, fontname = " Libertinus
Sans")
pyplot . xlabel ( ’x (m)’ , fontsize = 14, fontname = " Libertinus Sans")
31 pyplot . ylabel ( ’ z (m)’ , fontsize = 14, fontname = " Libertinus Sans")
pyplot . xticks ( fontsize = 12, fontname = " Libertinus Sans")
33 pyplot . yticks ( fontsize = 12, fontname = " Libertinus Sans")
pyplot . show()
Pour rappel, x[-1] désigne le dernier élément de la liste x. On obtient la figure suivante :
1 Compléments de cinématique ■■■ 5
3. On suppose x(t n ) et ẋ(t n ) connus. On a par développement limité, lorsque dt tend vers
0:
ż n+1 1 0 ż n −g · dt
= · + . ■ (17)
z n+1 dt 1 zn 0
On connaît (ẋ 0 , x 0 ) = (v 0 · cos (α0 ), 0) et (ż 0 , z 0 ) = (v 0 · sin (α0 ), 0), donc on peut obte-
nir (ẋ n , x n ) et (ż n , z n ) numériquement par itérations successives pour tout n positif, en
veillant à choisir dt pas trop grand. C’est la méthode d’Euler ! On peut ensuite tracer z
en fonction de x pour obtenir la trajectoire.
On propose d’implémenter la méthode à l’aide de la bibliothèque numpy, en notant :
ẋ
n ż
n 1 0 −g · d t
X= , Z= , A= et B = . ■ (18)
xn zn dt 1 0
La méthode fonctionne bien, mais nécessite de prendre une valeur très faible de dt , ce
qui peut être une limitation assez forte pour tracer la trajectoire sur des temps plus longs.
Bien sûr, la méthode n’a d’intérêt que si on ne sait pas exprimer la trajectoire de façon
analytique !
Figure 0.3 T
Coordonnées cylindriques d’axe (Oz )
d’un point M de l’espace.
On définit alors les coordonnées cylindriques d’axe (Oz ) du point M comme le triplet (r, θ, z)
−−→
tel que r = kHMk, θ = (~ e x , e~r ) et z soit la distance algébrique entre O et H (comme pour les
coordonnées cartésiennes). θ s’appelle la coordonnée orthoradiale et z la cote.
Le vecteur position du point M est alors donné par :
1 Compléments de cinématique ■■■ 7
Vecteur position en coordonnées cylindriques d’axe (Oz ). Il faut bien noter que le repère cy-
lindrique est un repère local. La di-
−−→ rection des vecteurs e~r et e~θ change
OM(t ) = r (t ) · e~r (t ) + z(t ) · e~z . ■ (19)
avec la position du point M, c’est
pourquoi la coordonnée θ n’inter-
vient pas dans l’expression du vecteur
position.
On peut exprimer les coordonnées r et θ en fonction des coordonnées cartésiennes x et y
par projection dans le plan (O, e~x , e~y ) :
(
x = r · cos (θ)
■ (20)
y = r · sin (θ).
Produit scalaire. C’est le bon moment pour faire de petits rappels sur le produit scalaire et son
interprétation géométrique !
~
u ·~
v = k~
u k · k~
v k · cos (θ) = u x · v x + u y · v y + u z · v z , ■ (23)
avec θ compté positivement lorsque l’on tourne dans le sens direct par rapport au vecteur ~
n . En
particulier,
~
u ·~ u 2 = k~
u =~ u k · k~ u k2 ,
u k · cos (0) = k~ ■ (24)
et :
π
~ v = 0 si θ = ± , i.e. si ~
u ·~ u et ~
v sont orthogonaux. ■ (25)
2
L’intérêt du produit scalaire en physique est son interprétation en termes de projection ortho-
gonale. Soit H le projeté orthogonal de M sur la droite (OM0 ) dirigée par ~
v , et soit (∆) la droite
perpendiculaire à (OM0 ) passant par H.
8 ■■■
Si ~
v est un vecteur unitaire, on a directement OH = ~ v . Ainsi, si on munit l’espace d’un repère
u ·~
−−→
cartésien, OM· e~x désigne la distance du projeté orthogonal Mx de M sur l’axe (Ox ), c’est-à-dire
la coordonnée x du point M.
avec :
³π ´
e~r · e~x = cos (θ) et e~r · e~y = cos − θ = sin (θ). ■ (28)
2
On a donc :
Ceci étant fait, on peut exprimer le vecteur position dans la base cartésienne pour calculer
sa dérivée par rapport au temps :
d d dz
~
v (t ) = (r · cos (θ)) (t ) · e~x + (r · sin (θ)) (t ) · e~y + (t ) · e~z
dt dt dt
= r˙ · cos (θ) − r · θ̇ · sin (θ) · e~x + r˙ · sin (θ) + r · θ̇ · cos (θ) · e~y + ż · e~z
¡ ¢ ¡ ¢ ■ (31)
= r˙ · cos (θ) · e~x + sin (θ) · e~y + r · θ̇ · − sin (θ) · e~x + cos (θ) · e~y + ż · e~z ,
¡ ¢ ¡ ¢
soit finalement :
~
v (t ) = r˙(t ) · e~r (t ) + (r · θ̇)(t ) · e~θ (t ) + ż(t ) · e~z . ■ (32)
1. Établir l’expression des dérivées temporelles des vecteurs e~r et e~θ en projetant ceux-ci
dans le repère cartésien.
2. Établir à partir du résultat précédent l’expression du vecteur accélération en coordonnées
cylindriques d’axe (Oz ).
1. Exprimer le vecteur vitesse de l’enfant, assimilé à un point matériel, en fonction des don-
nées de l’énoncé.
2. Donner l’expression du temps mis par l’enfant pour parcourir le toboggan. Faire l’appli-
cation numérique.
~
v (t ) = r˙(t ) · e~r (t ) + (r · θ̇)(t ) · e~θ (t ) + ż(t ) · e~z . ■ (34)
Ici, la coordonnée radiale est fixée puisque l’enfant a une trajectoire hélicoïdale. On a
donc r (t ) = d /2 et r˙(t ) = 0. En outre, le pas de l’hélice impose une relation linéaire entre
z et θ. Le pas est la distance parcourue par unité d’angle, donc :
d’où :
v0
θ̇ = s . ■ (39)
d2
+ p2
4
Finalement,
v0 v0
~
v=s · e~θ + s · e~z . ■ (40)
4 · p2 d2
1+ 1+
d2 4 · p2
(pour l’application numérique, on veillera à bien écrire le pas en m · rad−1 dans la racine).
Figure 0.5 T
Coordonnées sphériques de centre O
d’un point M de l’espace.
Les deux autres vecteurs possèdent des composantes suivant les trois directions de l’es-
pace.
e~r = (~
e r · e~x ) · e~x + e~r · e~y · e~y + (~
e r · e~z ) · e~z .
¡ ¢
■ (47)
e~r · e~y = sin (θ) · sin (ϕ) et e~r · e~z = cos (θ). ■ (50)
Ainsi,
e~r = sin (θ) · cos (ϕ) · e~x + sin (θ) · sin (ϕ) · e~y + cos (θ) · e~z . ■ (51)
12 ■■■
Enfin, le vecteur orthoradial s’obtient, par définition, en tournant de π/2 suivant θ, d’où :
³ π´ ³ π´ ³ π´
e~θ = sin θ + · cos (ϕ) · e~x + sin θ + · sin (ϕ) · e~y + cos θ + · e~z , ■ (52)
2 2 2
et donc :
e~θ = cos (θ) · cos (ϕ) · e~x + cos (θ) · sin (ϕ) · e~y − sin (θ) · e~z . ■ (53)
de~r
= θ̇ · e~θ + ϕ̇ · sin (θ) · e~ϕ . ■ (55)
dt
~
v (t ) = r˙(t ) · e~r (t ) + (r · θ̇)(t ) · e~θ (t ) + (r · sin (θ) · ϕ̇)(t ) · e~ϕ (t ). ■ (57)
On retiendra que :
~, est définie
Pour rappel, la quantité de mouvement d’un système Σ, notée généralement p
par :
Ñ
~(t ) =
p ~v (M, t ) · dτ, ■ (60)
Σ
Il faut bien faire attention que
où M désigne un point qui balaie tout le volume du système, et dτ un volume infinitési- seules les actions mécaniques exté-
mal autour du point M. Nous expliciterons plus tard dans ce document la signification de rieures au système interviennent.
Il est donc essentiel lorsque l’on
l’intégrale triple. utilise cette loi de clairement iden-
Dans le cas d’un point matériel de masse m, la quantité de mouvement s’écrit simplement : tifier ce qu’est le système et ce
qu’est son environnement (son
~(t ) = m · ~
p v (t ). ■ (61) « univers »).
On voit à travers ces énoncés que les référentiels galiléens jouent un rôle majeur en méca-
nique. En particulier, la deuxième loi de Newton, plus couramment appelée principe fon-
damental de la dynamique, n’est valable sous cette forme que dans un référentiel galiléen.
Pour autant, comment savoir si un référentiel est galiléen ? C’est une question délicate ! De
manière générale, la notion de référentiel galiléen n’est qu’un modèle. Il n’existe pas de réfé-
rentiel galiléen absolu. Le référentiel terrestre est en rotation par rapport au référentiel géo-
centrique, qui lui même est en rotation dans le référentiel héliocentrique, mais les galaxies
bougent les unes par rapport aux autres... Aucun de ces référentiel n’est donc à proprement
parler galiléen.
Que nous dit la première loi de Newton ? Un référentiel galiléen est en translation rectiligne
uniforme par rapport à un autre référentiel galiléen. Si on s’intéresse au mouvement d’une
balle de ping-pong lors d’un aller-retour sur une table. Le mouvement s’étend sur quelques
secondes. Pendant ses quelques secondes, la Terre a tourné sur elle-même. La trajectoire
d’un point situé à la surface de la Terre suit donc un arc de cercle par rapport au référen-
tiel géocentrique. Cependant, compte-tenu du rayon de la Terre et de la durée du mouve-
ment, cet arc de cercle peut être en très bonne approximation modélisé par un segment
de droite, de la même manière que personne n’ira dire qu’une route en ligne droite n’est
pas plane, bien qu’elle suive la courbure de la Terre ! Dès lors, le mouvement de rotation
peut être décrit en très bonne approximation par une translation. Si on admet que, dans
les conditions de l’expérience, le référentiel géocentrique se comporte comme un référen-
tiel galiléen, alors le référentiel terrestre, sur la durée du mouvement, peut également être
considéré comme galiléen. On retiendra que :
Le caractère galiléen d’un référentiel dépend des durées et des distances mises en jeu. La plupart
du temps, le référentiel terrestre ou le référentiel du laboratoire peuvent être considérés comme
galiléens pour les expériences courantes en laboratoire. En revanche, si l’expérience s’étend sur
plusieurs heures, la rotation de la Terre sur elle-même pourra avoir des conséquences sur le
mouvement, et le référentiel terrestre ne pourra pas être considéré galiléen.
14 ■■■
Enfin, on suppose que la masse subit une force de frottement fluide de la part de l’air, de la
forme ~F(t ) = −α · Ż(t ) · e~z .
en explicitant f . On posera Z0 = H − `0 .
2. Faire de même dans le référentiel du laboratoire, en supposant qu’il est galiléen.
3. Comparer les deux expressions obtenues, et conclure quant à la validité de l’hypothèse
formulée à la Qu. 2.
m · z̈ = −m · g + k · (` − `0 ) − α · Ż, ■ (64)
Remarque. Les lois de Newton s’appliquent aussi bien aux solides qu’aux points maté-
riels. Dans le cas des solides, déformables ou non, la seconde loi de Newton s’applique au T Voir exercice 0.6.
centre de gravité du système, ce qui n’est pas toujours commode, en particulier si le solide
est déformable. Dans ce cas, il peut être intéressant de décomposer le système en plusieurs
sous-systèmes ayant un mouvement simple et leur appliquer indépendamment les lois de
la dynamique.
dσ(O, ~u )
(t ) = M(O, ~
u ) ext (t ). ■ (70)
dt
Avant d’aller plus loin et de définir le moment cinétique (vectoriel ou scalaire), quelques
rappels sur le produit vectoriel s’imposent.
~
u ∧~
v = k~
u k · k~
v k · sin (θ) ·~
n. ■ (71)
16 ■■■
C’est une grandeur vectorielle, à l’inverse du produit scalaire qui est un scalaire, d’où leurs
noms. En outre,
u ∧~
k~ v k = k~
u k · k~
v k · sin (θ), ■ (72)
et si ~
u et ~
v sont colinéaires, θ = 0 ou π et :
~ v =~0.
u ∧~ ■ (73)
Si l’on connaît les coordonnées des vecteurs, on peut aussi évaluer le produit vectoriel comme
suit :
D’un point de vue géométrique, k~ u ∧~v k désigne l’aire du parallélogramme qui s’appuie sur
u et ~
~ v . En effet, comme on peut le voir sur le schéma ci-dessous, l’aire du parallélogramme
correspond à l’aire du rectangle de côtés k~
u k et k~
v k · sin (θ), soit k~ v k · sin (θ).
u k · k~
En outre, le produit vectoriel est directement lié à la distance entre un point ou un vecteur et
une droite, ce qui est particulièrement utile en mécanique.
Soit une droite (∆) dirigée par un vecteur unitaire ~ u et soient un point B de la droite et un
−→
point A de l’espace. On note θ l’angle (non orienté) entre la droite (∆) et le vecteur AB. Alors
−→
u k = AB · sin (θ) désigne la distance entre le point A et la droite (∆).
kAB ∧ ~
Par définition,
−−→ −−→
~ = kOMk · k~
OM ∧ p p k · sin (θ) · ~
u, ■ (74)
donc :
³−−→ ´
~ ·~
OM ∧ p u = OH · k~
p k, ■ (75)
M~ O (t ) = −
−→
OM(t ) ∧~F(t ), ■ (78)
où là encore, on voit apparaître le bras de levier, cette fois-ci de la force par rapport à l’axe
(O, ~
u ). On prend un signe + si l’action tend à faire tourner le système dans le sens direct, −
sinon.
Dans le cas d’un système de points matériels, le moment cinétique s’obtient en sommant
l’ensemble des moments individuels. Pour un solide Σ, il faut intégrer le moment cinétique
de chaque petit volume élémentaire du solide sur l’ensemble de son volume :
Ñ Ñ
−−→ −−→
σ~O (t ) = p (t ) =
OM(t ) ∧ d~ OM(t ) ∧ ~
v (M, t ) · dm, ■ (80)
Σ Σ
où dm désigne la masse du volume infinitésimal qui entoure le point M qui lui-même balaie
l’ensemble du volume de Σ. À nouveau, nous reviendrons sur cette notation avec une triple
intégrale plus tard.
Pour le moment par rapport à un axe, c’est le même principe :
Ñ
σ(O, ~u ) (t ) = ± v k(M, t ) · dm.
OH(t ) · k~ ■ (81)
Σ
Pour une rotation pure, ~ v (M, t ) = ω(t ) · OM · e~θ avec ω la vitesse de rotation du solide autour
−−→
de (∆) et bien sûr OM(t ) = OM · e~r (t ), donc :
Ñ Ñ
σ∆ (t ) = ω(t ) · OM2 · (~e r (t ) ∧ e~θ (t )) · e~z · dm = ω(t ) · OM2 · dm, ■ (83)
Σ Σ
soit :
Moment cinétique d’un solide en rotation autour d’un axe fixe par rapport à cet axe.
σ∆ (t ) = J∆ · ω(t ), ■ (84)
avec J∆ le moment d’inertie du solide par rapport à son axe de rotation, donné par :
Ñ
J∆ = OM2 · dm. ■ (85)
Σ
18 ■■■
Exercice 0.6 - Mouvement d’une corde sur une poulie (d’après oral Mines-Ponts 2021)*.
On considère une corde de masse linéique ρ et de longueur ` qui glisse sans frottement sur une
poulie d’inertie négligeable de rayon R. La corde est soumise à une force de frottement fluide
linéique due à l’air de norme γ · v .
Sur le schéma ci-dessus, on a matérialisé avec différentes couleurs les différents sous-
systèmes et les forces extérieures qui s’y appliquent. Dans toute la suite, on se place
dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen.
Commençons par étudier le mouvement du morceau de corde à droite (au-delà du point
C). Sa quantité de mouvement s’écrit à l’instant t :
donc d’après le principe fondamental de la dynamique, projeté suivant e~x (en n’oubliant
pas que les frottements s’opposent au mouvement !) :
σ∆ (t ) = R · ρ · π · R · ẋ(t ), ■ (90)
| {z }
qté de mvt
dσ∆
(t ) = ρ · π · R2 · ẍ(t ) = R · (T − T 0 ) − R · (π · R · γ · ẋ(t )) . ■ (91)
dt | {z }
moment de frot
On somme membre-à-membre les trois équations obtenues en pondérant par R les deux
premières afin d’éliminer les forces inconnues T et T0 :
γ 2·g
ẍ(t ) + · ẋ(t ) − · x(t ) = 0. ■ (95)
ρ `
2·g
ẍ(t ) − · x(t ) = 0. ■ (96)
`
Les solutions s’écrivent comme une combinaison d’exponentielles réelles, ou ce qui re-
vient au même, de sinus et cosinus hyperboliques. On privilégie cette forme, tradition-
nellement plus facile à manipuler pour l’application des conditions aux limites :
Ãr ! Ãr !
2·g 2·g
x(t ) = α · ch · t + β · sh ·t , ■ (97)
` `
20 ■■■
Ãr !
2·g
x(t ) = x 0 · ch ·t ■ (98)
`
En admettant que l’équation reste valide jusqu’à la chute complète de la corde (ce qui
n’est en fait vrai que jusqu’à ce que l’extrémité atteigne le point A), le temps de chute t f
est donné par x(t f ) = `, soit :
Ãr !
2·g
x 0 · ch · t f = `, ■ (99)
`
donc :
s
` `
µ ¶
tf = · argch . ■ (100)
2·g x0
1
J= · m · `2 . ■ (102)
3
2 Dynamique du point et des solides ■■■ 21
Seul le poids a un moment non nul par rapport à l’axe de rotation, et celui-ci fait tourner
le pendule dans le sens indirect, donc le théorème du moment cinétique par rapport à
cet axe s’écrit :
dθ̇ `
J· (t ) = −m · g · · sin (θ)(t ), ■ (103)
dt 2
où (`/2) · sin (θ) désigne le bras de levier du poids par rapport à l’axe de rotation (on
rappelle que pour un solide, le poids s’applique au centre de gravité de celui-ci, donc à
une distance `/2 de l’axe de rotation). On réinjecte l’expression de J :
1 1
· m · `2 · θ̈(t ) = − · m · g · ` · sin (θ)(t ), ■ (104)
3 2
puis on simplifie par m · ` :
3·g
θ̈(t ) + · sin (θ)(t ) = 0. ■ (105)
2·`
3. Les positions d’équilibre du pendule sont données par θ̈ = 0, i.e. sin (θ) = 0, donc il y a
deux positions d’équilibre :
θ=0 et θ = π. ■ (106)
Pour déterminer leur stabilité, on peut exprimer l’énergie potentielle associée à chaque
position. Si la position d’équilibre correspond à un minimum local d’énergie potentielle,
alors l’équilibre est stable ; instable sinon. Dans le cas présent, l’énergie potentielle se
résume à l’énergie potentielle de pesanteur, qui est maximale lorsque le pendule est en
position haute (θ = π) et minimale lorsque le pendule est en position basse (θ = 0), donc
la position θ = 0 est stable, tandis que la position θ = π est instable.
4. Pour pouvoir appliquer la méthode odeint, il faut ramener le problème à un système de
deux équations du premier ordre. Posons x = θ et y = θ̇. Alors l’équation peut se réécrire :
(
ẋ = y
■ (107)
ẏ = θ̈ = −(3 · g )/(2 · `) · sin (x).
On introduit alors le vecteur X = (x, y) et sa dérivée par rapport au temps Ẋ = (ẋ, ẏ). On
propose ci-après une implémentation de la méthode.
import matplotlib . pyplot as pyplot
2 import numpy
from scipy. integrate import odeint
4
g = 9.81 # en m2/s
8 l = 0.40 # en m
nb_points = 3000
10 temps_final = 3.0 # en s
12
# Calcul de la dérivée
14 def dX(X, t ) :
dx = X[1]
16 dy = − 3 ∗ g / (2 ∗ l ) ∗ [Link](X[0])
return [Link]([dx, dy])
18
20 # Résolution
def trajectoirePhase (X0) :
22 t = [Link] (0, temps_final , nb_points)
X = odeint (dX, X0, t )
24 return X
26
36
52 portraitPhase ()
−−−→ ∂f ∂f ∂f
grad ( f )(M) = (M) · e~x + (M) · e~y + (M) · e~z . ■ (109)
∂x ∂y ∂z
Pour une force conservative, le travail de la force entre deux points A et B ne dépend pas du
chemin emprunté par le système pour aller de A à B.
~
d(m · g · z)
P = −m · g · e~z = − · e~z , ■ (110)
dz
donc le poids dérive de l’énergie potentielle :
Ep p = m · g · z. ■ (111)
24 ■■■
δW = ~F · d~
r. ■ (114)
De la même façon, si le système est animé d’une vitesse ~ v (t ) à l’instant t , on appelle puis-
sance (instantanée) de la force ~F à l’instant t la quantité :
P (t ) = ~F(t ) · ~
v (t ). ■ (116)
C’est l’énergie que reçoit le système par unité de temps par l’intermédiaire de cette force.
En particulier, ayant ~
v = d~
r /dt , puissance et travail sont reliés comme suit :
P (t ) · dt = δW. ■ (117)
P (t ) = M~(t ) · ~
Ω(t ). ■ (118)
2 Dynamique du point et des solides ■■■ 25
dEc = δW ~Fext .
¡ ¢
■ (119)
On peut étendre cet énoncé à un déplacement quelconque du système entre deux points A
et B de l’espace :
soit :
q
v(θ) = 2 · g · p · θ. ■ (126)
2·g ·p ·θ
p
ż = s , ■ (128)
d2
1+
4 · p2
d’où :
s s
d2 d2
p· 1+ 2·p · 1+
4 · p2 dθ 2 4 · p2 p
dt = ·p · = · d θ. ■ (129)
θ 2
p p
2·g ·p 2·g ·p
Exercice 0.10 - Mouvement d’une comète (adapté d’un oral Banque PT)*.
On considère une comète sphérique de rayon R = 5 km et de masse M = 1013 kg. Un satellite
est mis en orbite circulaire autour de la comète à une distance r = 2 · R de celle-ci.
On a commis une erreur dans le réglage de la vitesse du satellite, il a désormais une vitesse
v + ∆v lorsqu’il est à la distance r = 2 · R.
a = −2 · R · Ω2 ·~
~ e r + 2 · R · Ω̇ ·~
eθ. ■ (135)
G ·m
−2 · R · Ω2 ·~
e r + 2 · R · Ω̇ ·~
eθ = − er .
·~ ■ (136)
4 · R2
En projetant suivant la direction orthoradiale, on obtient que le mouvement est uniforme
(Ω = cste) et en projetant suivant la direction radiale, on trouve que :
s
G ·m
Ω= , ■ (137)
8 · R3
1 1 c2 G · M · m
Em = · m · r˙2 + · m · 2 − . ■ (143)
2 2 r r
Il est d’usage à ce stade d’introduire une énergie potentielle effective. En effet, tout ce
passe comme si Em était l’énergie mécanique d’une particule se déplaçant uniquement
suivant la coordonnée r (mouvement unidimensionnel), soumise à un champ d’énergie
potentielle :
1 c2 G · M · m
Ep eff = ·m · 2 − . ■ (144)
2 r r
On a alors :
1
Em = · m · r˙2 + Ep eff . ■ (145)
2
7. On donne ci-après l’allure de l’évolution de l’énergie potentielle effective avec la distance
à l’astre r .
2 Dynamique du point et des solides ■■■ 29
Soit Emin la valeur minimale de Ep eff . L’énergie cinétique (effective) étant, par nature, po-
sitive, l’énergie mécanique doit toujours être supérieure à l’énergie potentielle effective.
On distingue alors quatre situations :
(a) si Em < Emin , alors l’énergie cinétique serait toujours négative, ce qui est impos-
sible ;
(b) si Em = Emin , alors une seule position r est accessible ; on est ramené au cas de la
trajectoire circulaire étudié au début de l’exercice ;
(c) si Emin < Em < 0, alors le satellite est astreint à se déplacer entre deux valeurs
extrêmes de r , notées r min et r max (cf. schéma) ; la trajectoire est elliptique ;
c’est la situation qui nous intéresse ici ;
(d) si Em ≥ 0, alors la valeur de r peut augmenter de façon non bornée ; la trajectoire
est hyperbolique (le cas d’égalité correspond au cas limite d’une trajectoire pa-
rabolique).
Les cas 2 et 3 constituent ce que l’on appelle les états liés du satellite ; le quatrième cas
correspond aux états libres, ou états de diffusion (termes à connaître).
8. Pour simplifier, on revient en coordonnées cartésiennes. Le principe fondamental de la
dynamique s’écrit :
G · M · m x · e~x y · e~y
m · (ẍ · e~x + ÿ · e~y ) = − 2 2
· q +q , ■ (146)
x +y x2 + y 2 x2 + y 2
d’où en projetant :
G ·M·x G ·M· y
ẍ = − et ÿ = − . ■ (147)
(x 2 + y 2 )3/2 (x 2 + y 2 )3/2
12
# Calcul de la dérivée
14 def dX(X, t ) :
dx = X[2]
16 ddx = − G ∗ M ∗ X[0] / (X[0] ∗∗ 2 + X[1] ∗∗ 2) ∗∗ (3 / 2)
dy = X[3]
18 ddy = − G ∗ M ∗ X[1] / (X[0] ∗∗ 2 + X[1] ∗∗ 2) ∗∗ (3 / 2)
return [Link]([dx, dy, ddx, ddy])
20
22 # Résolution
def calculerTrajectoire (X0) :
24 t = [Link] (0, temps_final , nb_points)
X = odeint (dX, X0, t )
26 return X
30 ■■■
28
34
50
tracerTrajectoires ()
On obtient les tracés suivant :
Les positions r min et r max correspondent aux cas où la vitesse radiale du satellite est
nulle (r˙ = 0, mais r · θ̇ 6= 0 donc le satellite n’est pas immobile !), donc Em = Ep eff . Ces
deux positions sont donc les valeurs de r telles que :
1 c2 G · M · m
Em = ·m · 2 − , ■ (149)
2 r r
3 Calcul intégral ■■■ 31
Or, on voit sur le schéma que la somme r min + r max s’identifie au grand axe de l’ellipse,
noté traditionnellement 2 · a (a est le demi grand axe), d’où :
G ·M·m
a =− . ■ (152)
2 · Em
3 Calcul intégral
Si f est dérivable sur [a, b], et si x 0 ∈ [a, b], alors : Cette relation est très commode en
Sciences Physiques !
Z x
∀x ∈ [a, b], f (x) = f (x 0 ) + f 0 (u) · du. ■ (154)
x0
D’un point de vue géométrique, l’intégrale A désigne l’aire sous la courbe représentative de
f sur l’intervalle [a, b], i.e. l’aire coloriée sur la Fig. 0.6, comptée positivement si a > b, et
négativement sinon.
On peut exploiter cette propriété géométrique pour évaluer numériquement la valeur d’une
intégrale.
b−a b−a
a +k · ≤ x ≤ a + (k + 1) · . ■ (156)
N N
L’idée est d’approcher la fonction f à intégrer par une fonction f esc en escalier (Fig. 0.7) en
prenant sur chaque intervalle Ik la valeur de f au début de l’intervalle pour f esc , i.e. :
Figure 0.7 Q
b−a
µ ¶
Méthode des rectangles. ∀x ∈ Ik , f esc (x) = f a + k · . ■ (157)
N
D’un point de vue mathématique, Si N est suffisamment grand, l’aire sous les deux courbes est la même, à ceci près que l’aire
la méthode des rectangles consiste sous la fonction f esc est très facile à calculer, puisqu’il s’agit de la réunion de N rectangles
à approcher une intégrale par sa de dimensions connues :
somme de Riemann.
Z b N−1
X b−a
µ
b−a
¶
f esc (x) · dx = · f a +k · . ■ (158)
a k=0 N N
D’un point de vue pratique, pour savoir si on a choisi N suffisamment grand, on réalise le
calcul pour plusieurs valeurs de N et on regarde à partir de quelle valeur de N le résultat
obtenu ne varie plus.
3 Calcul intégral ■■■ 33
1
I= . ■ (161)
3
# Fonction à intégrer
5 def f ( t ) :
return t ∗∗ 2
7
17
37
testerDependanceN()
La méthode semble en effet converger vers la valeur exacte de l’intégrale pour N grand,
mais la convergence est assez lente. Pour N = 100, la valeur obtenue reste assez éloignée
de la valeur cible.
(on rappelle que l’aire d’un trapèze est donnée par (petite base + grande base) × hauteur /
2).
Figure 0.8 Q On voit sur la Fig. 0.8 que l’aire des trapèzes approche beaucoup mieux l’aire sous la courbe
Méthode des trapèzes. que dans le cas des rectangles. Ce n’est néanmoins qu’une impression à la vue d’un schéma.
Pour nous en convaincre, nous allons reprendre l’exercice précédent.
4 # Fonction à intégrer
def f ( t ) :
6 return t ∗∗ 2
38 testerDependanceN()
On obtient un bien meilleur accord avec la valeur analytique que dans le cas de la méthode des
rectangles, y compris pour des valeurs de N assez faibles.
36 ■■■
On utilise les coordonnées cylindriques d’axe (Oz ) pour paramétrer l’hélice. Un déplacement
élémentaire le long de la courbe est donné par :
−
→
d` = R · dθ · e~θ + dz · e~z , ■ (168)
avec z = p · θ, donc :
−
→
d` = R · dθ · e~θ + p · dθ · e~z . ■ (169)
Notez qu’il aurait également été possible de tout exprimer en fonction de la seule variable z .
Dans ce cas, les bornes d’intégration auraient été 0 et N·p . L’important est de se ramener à une
dépendance à une seule variable, sans quoi on ne sait pas calculer l’intégrale.
Figure 0.10 R
Découpage de la plaque en petits
rectangles.
Pour obtenir la charge totale portée par la plaque, il faut sommer la charge de chacun des
petits rectangles d’une même ligne pour x variant de 0 à a, i.e. :
Z a Z a
q ligne (y) = dq = σ(x, y) · dx · dy, ■ (172)
0 0
38 ■■■
puis il faut sommer les charges de chaque ligne pour y variant de 0 à b, i.e. :
Z b Z bZ a
Q= q ligne (y) = σ(x, y) · dx · dy. ■ (173)
0 0 0
On peut faire le calcul dans l’ordre Il y a deux intégrales imbriquées. Souvent, pour bien indiquer quelle intégrale porte sur x
que l’on souhaite : d’abord sur les et quelle intégrale porte que y, on préfère noter :
lignes, ou d’abord sur les colonnes.
On peut aussi utiliser un paramétrage Z a Z b
complètement différent, du moment Q= dx · dy · σ(x, y). ■ (174)
que l’on balaie toute la surface de la 0 0
plaque.
Plus généralement, indépendamment du paramétrage retenu, si on désigne par S la sur-
face de la plaque, on écrit :
Si on prend pour σ la fonction iden-
Ï
tité, Q= σ(M) · dS, ■ (175)
Î l’intégrale se réécrit simplement S
S dS et désigne l’aire de la surface
S.
où dS désigne la surface du petit morceau de plaque qui balaie la plaque lorsque l’on calcule
l’intégrale.
Si on suppose que σ est uniforme, on peut sortir σ des intégrales et on obtient :
Z a Z b
Q = σ· dx · dy = a · b · σ. ■ (176)
0 0
Dans les coordonnées cartésiennes, l’aire d’un petit morceau de surface infinitésimal s’écrit :
dS = dx · d y. ■ (177)
Figure 0.11 T
Découpage maladroit (mais valide !)
d’une plaque circulaire.
Figure 0.12 R
Découpage adapté d’une plaque
circulaire.
Q = π · R2 · σ. ■ (180)
À nouveau, pour une charge répartie uniformément, la charge totale est simplement le pro-
duit de la charge par unité de surface et de l’aire totale.
On retiendra que :
Dans les coordonnées cylindriques d’axe (Oz ), l’aire d’un petit morceau de surface infinitésimal
sur un disque d’axe (Oz ) s’écrit :
dS = r · dr · dθ. ■ (181)
Si on considère une plaque enroulée sur elle-même, i.e. cylindrique, de rayon R et de hau-
teur H, d’axe (Oz ), l’élément de surface est une sorte de « tuile » d’ouverture angulaire dθ et
de hauteur dz, comme schématisé Fig. 0.13. Pour balayer toute la surface, il faut faire varier
z de 0 à H et θ de 0 à 2 · π.
Figure 0.13 R
Découpage adapté de la surface laté-
rale d’un cylindre.
On retiendra que :
Dans les coordonnées cylindriques d’axe (Oz ), l’aire d’un petit morceau de surface infinitésimal
sur la surface latérale d’un cylindre de rayon R et d’axe (Oz ) s’écrit :
dS = R · dθ · dz. ■ (182)
40 ■■■
Enfin, si on considère une sphère chargée sur sa surface, on a intérêt à utiliser les coordon-
nées sphériques pour rendre compte des symétries de la surface. On va prendre un petit
morceau de surface d’ouverture angulaire dθ suivant la coordonnée orthoradiale et dϕ sui-
vant la coordonnée azimutale (Fig. 0.14).
Figure 0.14 T
Découpage adapté de la surface
d’une sphère.
Dans les coordonnées sphériques de centre O, l’aire d’un petit morceau de surface infinitésimal
sur la sphère de centre O et de rayon R s’écrit :
Exercice 0.15
Exprimer la charge portée par la surface latérale d’un cylindre de rayon R et de hauteur H, de
charge par unité de surface σ(θ, z), ainsi que celle portée par une sphère de rayon R, de charge
par unité de surface σ(θ, ϕ). Vérifier dans les deux cas que si σ est uniforme, la charge s’écrit
simplement σ · S , avec S l’aire de la surface considérée.
Les aires et volumes des formes cou-
rantes (disque, boule, cylindre...)
sont à connaître par cœur en Spé, de
même que les dérivées, primitives et
courbes représentatives des fonctions
usuelles ! 3.3.2 Intégrales de volume
Si vous avez compris le paragraphe précédent, alors celui-ci ne devrait pas poser de pro-
blème. Le principe de calcul des intégrales de volume est rigoureusement le même que ce-
lui des intégrales de surface. La différence est que, pour balayer le domaine d’intégration,
il faut faire varier trois coordonnées contre deux pour les intégrales de surface. Il n’y aura
donc plus deux intégrales imbriquées mais trois ; on parle d’intégrales triples, et on note :
Ñ
I= f (M) · dτ, ■ (184)
V
Par exemple, si on cherche à exprimer
la masse du volume V , on prendra où V désigne le volume sur lequel on intègre (i.e. le domaine d’intégration), f la fonction à
pour f la masse volumique, de sorte intégrer, M un point du volume qui balaie tout le domaine d’intégration et dτ un petit bout
que f (M) · dτ = ρ(M) · dτ désigne la de volume autour du point M.
masse portée par le petit morceau de
volume dτ. Si on considère un volume de forme parallélépipédique rectangle de dimensions a × b × c,
on a intérêt utiliser les coordonnées cartésiennes pour le paramétrer. Pour le petit volume
dτ, on va simplement prendre un petit pavé de dimensions dx × dy × dz, et on fait varier x
de 0 à a, y de 0 à b et z de 0 à c pour balayer tout le domaine d’intégration.
On retiendra que :
3 Calcul intégral ■■■ 41
Figure 0.15 R
Découpage adapté du volume d’un
parallélépipède rectangle.
Dans les coordonnées cartésiennes, le volume d’un petit morceau infinitésimal s’écrit :
dτ = dx · d y · dz. ■ (185)
Dans le cas des géométries sphériques et cylindriques, il n’y a qu’à ajouter une épaisseur
dr aux petits éléments de surface vus dans le paragraphe précédent (Fig. 0.16). Ainsi, on
retiendra que :
Dans les coordonnées cylindriques d’axe (Oz ), le volume d’un petit morceau infinitésimal du
cylindre de rayon R, de hauteur H et d’axe (Oz ) s’écrit :
dτ = r · dr · dθ · dz. ■ (186)
Figure 0.16 R
Découpage adapté du volume d’un
cylindre (a) et d’une boule (b).
d’où :
Z R
m = 4·π· dr · ρ(r ) · r 2 . ■ (192)
0
m = 63 g. ■ (195)