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L'Arbitrage Internationl

L'arbitrage international est un mécanisme de résolution des différends qui permet aux parties de soumettre leurs litiges à des arbitres privés, offrant une alternative plus rapide et flexible aux tribunaux étatiques. Il se divise en deux types principaux : l'arbitrage institutionnel, administré par des institutions spécialisées, et l'arbitrage ad hoc, où les parties définissent elles-mêmes les modalités de la procédure. L'arbitrage est particulièrement pertinent dans le contexte des contrats de commerce international, et son utilisation remonte à l'Antiquité.

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L'Arbitrage Internationl

L'arbitrage international est un mécanisme de résolution des différends qui permet aux parties de soumettre leurs litiges à des arbitres privés, offrant une alternative plus rapide et flexible aux tribunaux étatiques. Il se divise en deux types principaux : l'arbitrage institutionnel, administré par des institutions spécialisées, et l'arbitrage ad hoc, où les parties définissent elles-mêmes les modalités de la procédure. L'arbitrage est particulièrement pertinent dans le contexte des contrats de commerce international, et son utilisation remonte à l'Antiquité.

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Introduction

L’arbitrage internationale

Introduction :
Dans un contexte de mondialisation croissante des échanges commerciaux, et
de la nécessité d’une justice rapide moins procédurière et plus experte, les
opérateurs économiques ont développés partout dans le monde un nouveau
mode de résolution des différends à savoir l’arbitrage, qui s’affirme comme un
instrument clé pour résoudre les conflits et comme étant une méthode
altérnative de résolution des conflits, permettant aux parties en désaccord de
soumettre leur différends a un arbitre ou un tribunal arbitral, qui rend une
décision contraignante, souvent plus rapide et moins formelle que celle d’un
tribunal étatique traditionnel.
Les litiges relatifs à un contrat de commerce international, peuvent bien être
réglé par une juridiction étatique. Toutefois, les opérateurs de commerce
international, préfèrent généralement recourir a d’autres mécanismes de
résolution des différends pouvant les opposer. Certains de ces mécanismes,
comme la médiation ou la conciliation reposent sur la recherche d’un accord
amiable entre partie, grâce a l’intervention d’un tiers et c’est nécessairement
l’arbitrage international, qui est le centre d’intérêt de notre étude sur le sujet,
intitulé « l’arbitrage international ».
Le législateur tunisien a défini l’arbitrage comme étant un procédé privé de
règlement des contestations par un tribunal arbitral auquel les parties confient la
mission de les juger1. Et dans une définition très proche, C. Jarrosson affirme
que « l’arbitrage est une institution par laquelle un tiers règle les différends, qui
oppose deux ou plusieurs parties, en exerçant la mission juridictionnelle qui lui a
été conférée par celles-ci »2. Par cela, on peut définir l’arbitrage comme un
mode consensuel de règlement de différend interne, qu’internationaux. Ainsi,
Jean Robert le définie comme : « l’arbitrage est l’institution d’un justice privé
grâce à laquelle les litiges sont soustraient aux juridictions de droit commun,

1
Maitre Taoufik Chabchoub “Manuel de l’arbitrage commercial en Tunisie“ page 9.
2
C.Jarrosson, la notion d’arbitrage, LGDJ, 1987

1
Introduction
pour être résolue par des individu revêtus, pour la circonstance, de la mission de
les juger »3
Il n’y a pas une définition admise au terme international, mais en pratique la
plupart des arbitrages internationaux sont susceptible de remplir deux critères,
c’est-à-dire celui de la nationalité différente [élément d’extranéité] des parties, et
celui de la nature internationale de l’opération concernée4.
L’arbitrage international est un mécanisme de règlement des différends dans
lequel les parties, souvent des entreprises ou des États, choisissent de soumettre
leurs litiges à un ou plusieurs arbitres privés, plutôt que de recourir aux
juridictions étatiques. Contrairement au système judiciaire traditionnel,
l’arbitrage est réputé pour être une procédure plus flexible, rapide et spécialisée
pour résoudre des contentieux notamment en matière de commerce international,
d’investissement et de propriété intellectuelle5.
Notamment, l’arbitrage international connait deux types a savoir l’arbitrage
institutionnel et l’arbitrage ad hoc. L’arbitrage institutionnel est un arbitrage
administré selon son propre règlement d’arbitrage par l’une des nombreuses
institutions spécialisées dans l’arbitrage comme l’Association américaine
d’arbitrage (AAA), la commission interaméricaine d’arbitrage commercial
(CIAAC), la Chambre de commerce internationale…etc. Sa similitude avec la
procédure judiciaire est frappante tout en étant une `'justice privée'' rendue par
des personnes physiques de droit privé. Même si parfois un magistrat peut être
sollicité, il officie en dehors du tribunal étatique auquel il est attaché. Parmi les
nombreux avantages que présente l'arbitrage institutionnel, d'abord il évite les
risques de paralyser la procédure arbitrale lorsque celle-ci connaît des
difficultés, ensuite il assure aux sentences arbitrales la qualité, l'efficacité et
l'autorité. Ces institutions n'ont pas que des avantages, cependant
l'institutionnalisation de l'arbitrage entraîne une moindre personnalisation et une
moindre souplesse de la procédure.
L'essor de l'arbitrage commercial a suscité, depuis plusieurs années, la
création par les professionnels du commerce et les juristes des institutions
d'arbitrage qui ont pour objet d'offrir aux parties une structure permanente et
organisée. Les institutions sont variées : privées ou publiques, certaines sont
spécialisées dans l'arbitrage international - la plus connue et la plus importante

3
JEAN, Robert. 1983. L'arbitrage : droit interne, droit international privé. Paris : Édition Dalloz 6e édition. P7.
4
Alan Redfern “ Droit et pratique de l’arbitrage commercial international“ 2éme édition LGDJ ; page15
5
https://avocat-droit-international.fr/arbitrage-international

2
Introduction
est sans doute la Cour d'Arbitrage de la Chambre de Commerce International -
d'autres dans l'arbitrage interne ; les unes sont réservés à certains litiges
spécialisés, les autres ont une vocation générale.
L'arbitrage `'ad hoc'' est celui dont la volonté des parties reste prépondérante,
de convenir que leur différend sera réglé par un ou plusieurs arbitres non soumis
à la procédure établie par le règlement de toute institution permanente
d'arbitrage, et d'organiser par elles-mêmes dans ses moindres détails (choix des
arbitres, siège du tribunal arbitral, règles de procédure...), en se référant à tel
règlement de leur choix. Les avantages de l'arbitrage `'ad hoc'' sont évidents. Il
s'agit d'une liberté totale laissée aux parties, qui peuvent adopter des procédures
convenant aux spécifiés de leur litige. Peut donc parait plus souple que
l'arbitrage institutionnel car celui-ci est soumis à quelques contraintes, fussent-
elles légères, de la part du centre d'arbitrage qui l'administre ou le contrôle. En
revanche, le principal inconvénient de ce type d'arbitrage réside dans les risques
de blocage qu'entraîne tout désaccord entre les parties ou de leurs arbitres
respectifs, à propos de la désignation du troisième arbitre ; par conséquent la
procédure peut s'arrêter là
Et pour bien définir l’arbitrage international, il faut le distinguer des autres
techniques similaires. Commençant par l’arbitrage interne qui est l’arbitrage qui
se confie de résoudre les litiges entre deux parties de même nationalité et qui se
produit dans le même pays, tant que l’arbitrage international exige toujours un
élément d’extranéité que se soit l’un des parties ou un litige international 6.
Ainsi, l’arbitrage doit être distingué des autres méthodes alternatives de
résolution des litiges comme la conciliation qui est une clause faite par les
parties rapprochement entre elles. Mais si les volontés des parties divergent le
conciliateur se bornera alors à constater cette situation sans pouvoir imposer aux
parties la solution au conflit, en contrepartie, la sentence de l’arbitre oblige les
parties en litige7.

6
Pour qualifier le litige comme international, la CCI a adopté le critère de la nature de litige pour décider si un
arbitrage était ou non internationale selon son règlement.au départ, elle a considéré un litige commercial comme
international s’il implique des ressortissant des pays différents ensuite elle a modifié son règlement et a publié sn
guide explicatif dont elle prévoit que : « la nature internationale de l’arbitrage ne signifie pas que les parties
doivent être nécessairement de nationalité différentes. En vertu de son objet, le contrat peut néanmoins déborder
les frontières nationales, si par exemple un contrat est conclu entre deux ressortissants d’un même Etat et doit
être exécuté dans autre pays ou s’il est conclu entre un Etat et la filiale d’une société étrangère faisant des
affaires dans cette Etat ».

7
Fady Nammour “Droit et pratique de l’arbitrage interne et international“ édition Delta ; Beyrouth, Liban
page33

3
Introduction
Aussi, en différencie l’arbitrage de la médiation qui franchit un degré
supplémentaire dans l’aide a la négociation et se rapproche du seuil contentieux.
Le désaccord entre les parties s’est durci, et la médiation apparaît toujours
comme la dernière opportunité d’un règlement amiable.
L’arbitrage se diffère de l’expertise qui est l'examen par une personne connue
pour ses compétences, l'expert, d'un litige ou d'un point particulier, généralement

technique, de celui-ci, à propos duquel elle fait connaître son avis. La

principale différence réside dans l'objet de ces deux types de procédure. Alors
que l'arbitrage, tout comme la conciliation, vise la résolution du litige entre les
parties, l’expertise permet de procéder à des constatations ou analyses.
Et en fin i out faire une distinction entre l’arbitrage et la transaction qui est
une convention par laquelle les parties mettent fin à un litige né ou à naître en
effectuant des concessions réciproques. La transaction a l'autorité de la
chose jugée entre les parties pour lesquelles elle est donc obligatoire. Ici, la
distinction entre ces deux notions provient de leur nature : la transaction est un
mode conventionnel de règlement des litiges, alors que l'arbitrage en est un
mode judiciaire. Tandis que l'arbitrage est une procédure de nature contentieuse,
la transaction a un caractère amiable. Par ailleurs, ici ce sont les parties elles-
mêmes qui mettent fin à leur litige en se mettant d'accord.
Il convient de rappeler dans ce contexte que notre sujet d’arbitrage
international se limite aux contrats de commerce internationaux. En fait,
Plusieurs types de contrats internationaux sont couramment employés, au titre
desquels on compte : le contrat de vente international, le contrat de distribution
international, et le contrat de sous-traitance international.
La pratique de l’arbitrage international n’est pas récente. L‘histoire regorge
de litiges tranchés et résolus grâce à l’arbitrage. En Grèce, le recours à
l’arbitrage international était très courant. L’exemple le plus célèbre est le
“procès de Délos“ qui eu lieu vers 345 avant Jésus-Christ, au sujet de la
possession du temple d’Apollon dans cette ile entre les séliens et les athéniens ;
le jugement a été prononcé en faveur de ces derniers8.
8
Pand. Fr. op.cit. Arbitrage international, chap.1er § de 1er n 6,195.

4
Introduction
La pratique de l’arbitrage était telle que, plus tard, lorsque les romains ont
envahi la Grèce, ils usaient de ce procédé pour régler les différends survenus
entre les villes Crèques. On rapporte que, vers le milieu du premier siècle, avant
Jésus-Christ, le préteur romain de l’île de Crête chargea les habitants de Paros
d’amener la conciliation entre deux villes. L’arbitrage était volontaire et servait à
résoudre des litiges nés et ponctuels mais, aussi, il était obligatoire s’agissant
toute une série de conflits futures et éventuels.
L'arbitrage ne se limitait pas aux litiges entre les particuliers, I ‘Etat grec
pratiquait ce mode de règlement des litiges dans les traités de paix, notamment,
dans lesquels il insérait souvent une clause en vertu de laquelle, les conflits qui
en résultent seraient tranchés par un arbitre choisi en commun accord par les
parties contractantes. Ainsi en faut-il, par exemple, dans la paix de Périclès et
dans un traité d’alliance entre Athènes et Sparte 9. Un autre traité d'alliance
conclure pour cinquante ans entre Argos et Sparte contenait une clause aux
termes de laquelle : "Si un différend survient entre les deux nations
Contractantes, elles auront recours à l'arbitrage d'une ville neutre, selon la
coutume de leurs aïeux"10.
En 1172, Henri II, roi d'Angleterre, recourt au pape Alexandre III pour mettre
fin aux conflits I ‘opposant à son fils Jean Sans-Terre. En 1263, Saint Louis,
arbitre, en vertu d'un compromis, trancha le différend survenu entre le roi
d'Angleterre, Henri I, et ses barons. Après avoir entendu les deux parties à
Amiens, Il rendit sa décision : les stipulations d'Oxford devaient être abrogées ;
le roi devait être dégagé de son serment ; les forteresses qui étaient occupées par
vingt-quatre barons, maitres du royaume, devaient être restituées à Henri, mais,
les droits du peuple anglais, consignés dans les chartes restaient inviolables.
Cette dernière restriction, a permis aux barons de ne pas se soumettre à la
décision du roi de France11
En 1665, le traité de subis par les parties devaient être déterminés dans un
délai de six mois et demi, par six commissaires, trois pour chaque partie ; en cas
de désaccord, ils devraient s'adresser à la république de Hambourg, qui
nommerait de nouveaux Commissaires chargés de rendre une décision
définitive12.

9
Pand. Fr. n’11, 195
10
D.CALVO, Droit international, 3eéd. T. 2, p 546.
11
De FLASSAN, Histoire générale ot raisonnée de la diplomatie française,2°éd., 1811, t. I, 124.
12
V.de FLASSAN, op. Cit., t. 3,200

5
Introduction
En 1822, un conflit s’était érigé entre 1'Angleterre et les Etats-Unis, à propos
de l'application de l‘article 1er du traité de Gand, conclu entre elles le 24
décembre 1814. Il stipulait la restitution réciproque des territoires occupés
pendant la guerre ou après la signature du traité, ainsi que des propriétés
publiques et privées, y compris les esclaves. Mais les deux belligérants n'étaient
pas d'accord sur la portée du terme "esclave », s’agit-il de ceux qui se trouvaient,
au jour de l'échange des ratifications sur le territoire à restituer aux Etats-Unis,
mais encore occupé par les troupes anglaises et/ou ceux qui étaient soit à terre,
soit à bord des vaisseaux anglais mouillés dans les eaux des Etats-Unis ? Le
20octobre 1818, les parties ont conclu une convention dont l'article 5 déférait
ces difficultés à quelque souverain ou Etat ami qui serait nommé pour cet objet,
en s'engageant de plus à regarder la décision de cette puissance amie comme
finale et conclusive sur tous les points13.
L'empereur de Russie, Alexandre 1er, fut choisi comme arbitre et rendit sa
décision le 22 avril 1822 et pour fixer la valeur de ces esclaves, une nouvelle
commission arbitrale fut constituée en vertu de la convention signée à
Pétersbourg, le 12 juillet 1822, entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la
Russie ; mais elle n'arriva pas à un accord, les commissaires différant d'opinion
sur l'interprétation de la sentence arbitrale. Ce fut seulement quatre ans après, à
la suite de négociations directes, que la difficulté fut réglée par la convention de
Londres en date du 13novembre 1826, aux termes de laquelle l'Angleterre
s'engagea à payer aux Etats-Unis, comme indemnité pour les esclaves qu'elle
avait emmenés, la somme de 1,204,960 dollars moyennant laquelle les Etats-
Unis renoncèrent à toutes leurs réclamations14.
La réglementation de l’arbitrage en Tunisie date de plus d’un siècle. Mais le
droit tunisien de l’arbitrage remonte à des ères plus éloignées. En effet, les
historiens rapportent que les Rostomides qui ont constitué un Etat adoptant le
rite des khawarij à Téhert (au moyen Maghreb) recouraient à l’arbitrage pour
résoudre leurs conflits avec leurs ennemis15
Au milieu de 19émé siècle, le Bey de Tunis a fait recours à l’arbitrage pour
résoudre un conflit qu’il a eu avec Mahmoud ben Ayed, dignitaire du régime
beylical qui a été mandaté pour contracter des emprunts au profit du régent du
Tunis mais qui a détourné d’importantes sommes. Ce fut Napoléon 3 qui a été
désigné arbitre. Celui-ci a rendu une sentence condamnant partiellement Ben
13
V. de MARTENS, Supplément, T.8,577
14
Cité in Pand. Fr., n'49, p 199
15
Charles-André Julien : « Histoire de l’Afrique du Nord », Vol. 2

6
Introduction
Ayed et qui a fait l’objet d’exequatur en Tunisie 16. C’était une malheureuse
expérience en matière pénale et financière.
Par la suite, la consécration parfaite et réelle de l’arbitrage était au début du
20éme siècle. En fait, l'arbitrage a été formalisé avec la création d'organismes
dédiés à la résolution des différends internationaux. Un exemple clé est la Cour
permanente d'arbitrage (CPA), fondée en 1899 à La Haye à la suite de la
première Conférence de la Paix de La Haye. La CPA a joué un rôle central dans
la mise en place de mécanismes de règlement pacifique des conflits entre États
et dans le domaine des affaires internationales.
L’arbitrage international, a beaucoup de source, interne qu’international.
Quant aux sources internes, on trouve le code de l’arbitrage tunisien, promulgué
par la loi n°93-42 du 26 avril 1993. Cette loi constitue un levier crucial pour
attirer les investissements étrangers et renforcer l’intégration du pays dans
l’économie mondiale. Pour cela, le code d’arbitrage tunisien confie son 3éme
chapitre a l’arbitrage international dont ce chapitre contient 8 sections qui
réglementent la convention de l’arbitrage et son contentieux, notamment les
procédures et les tribunaux.
Aussi, n’oubliant pas le décret n°2005-1908 du 5 juillet 2005 portant
publication d’un avenant n°2 à l’accord d’entraide juridique et judiciaire en
matière civile, commercial, pénale et du statut personnel entre gouvernement de
l république tunisienne et de l’Etat du Koweït, relatif à l’arbitrage et aux
sentences arbitrales en matière commerciale.
Ainsi que le décret n°2006-620 de 6mars 2006, autorisant le « Bureau
Régional de la Cour Internationale d’Arbitrage » à installer en Tunisie
Et quant aux sources internationaux, l’arbitrage est institué par les
conventions ratifiées par plusieurs pays relative a l’arbitrage. Ces conventions se
divisent généralement en 2 types bilatérales et multilatérales. Et vue leurs
nombres important en citerons les principales conventions comme par exemple :
La convention pour le règlement des différends relatifs aux investisseme
nts entre Etat et ressortissants d'autres Etats, signée le 18 mars 1965 et entrée
en vigueur le 14 octobre 1966.Citée convention du CIRDI, elle a été ratifiée par
décret royal n° 564-65 du 31 octobre 196617.

16
Ahmed Ouerfelli : « Tunisia », in international Handbook on Commercial Arbitration, supplément 56 année
2009, pp. 1-2.
17
L'Arbitrage Commercial International | PDF | Arbitrage | Convention européenne des droits de l'homme page3

7
Introduction
La convention de New York de 1958 sur la reconnaissance et l’exécution des
sentences arbitrales étrangères est considérée comme « la plus importante des
conventions multilatérales sur l’arbitrage international ». Cette convention s’est
substituée a deux instruments plus anciens en réaménageant et actualisant leurs
dispositions en même traité18.
La convention de Genève de 1927 portant sur l'exécution des sentences
arbitrales étrangères a été adoptée par la Société des Nations Unies le 26
septembre 1927. Cette Convention est le premier instrument multilatéral à
couvrir le sujet de l'exécution des sentences arbitrales étrangères. Le Protocole
de Genève avait autorisé l'exécution des sentences arbitrales sur un plan
national. La Convention de Genève a modifié cette disposition pour autoriser
ainsi la reconnaissance et l'exécution des sentences arbitrales sur un plan
international19.
La convention de Washington du 18 mars 1965 qui a crée le centre
international pour le règlement des différends relatifs aux investissements
(CIRDI) rattaché a la banque mondiale20. Au 1er janvier 2010, la convention a
été signée et ratifiée par tous les pays de l’Afrique francophone à l’exception de
Djibouti et de la Guinée Equatoriale21.
Ajoutant a tout ces conventions qui se présentent comme sources a l’arbitrage
international, les institutions internationales réglementant l’arbitrage
international. En effet, diverses institutions internationales privée ou
parapublique participent à l’installation de l’arbitrage internationale. Comme la
Commission Internationale des Nations Unies pour le droit commercial
international (CNUDCI) qui a mis en place un règlement d’arbitrage approuvé le
28 avril 1976 et recommandé par l’assemblée générale des nations unies par sa
résolution du 15 décembre 1976 et a proposé une loi-type sur l’arbitrage
approuvé le 21 juin 1985 et recommandée par l’assemblée générale des Nations
Unies par sa résolution du 11 décembre 198522.
Du point de vue pratique en constate un intéressant développement a ce
mécanisme particulier de résolution des litiges en fait dont nous assistons a une
émergence a l’arbitrage électronique qui constitue une innovation majeure pour
18
L'Arbitrage Commercial International | PDF | Arbitrage | Convention européenne des droits de l'homme page 4
19
La Convention de Genève du 26 septembre 1927
20
Fady Nammour « droit et pratique de l’arbitrage interne et international » édition Delta ; Beyrouth, Liban page
574.
21
International - Convention du 18 mars 1965 pour le reglement des differends relatifs aux investissements entre
etats et ressortissants d'autres etats (Convention CIRDI) (www.droit-afrique.com).
22
Fady Nammour « droit et pratique de l’arbitrage interne et international » LGDJ, page 574

8
Introduction
répondre aux besoins croissants de rapidité, d’accessibilité et de coût maîtrisé
dans les litiges commerciaux internationaux. Cependant, pour réaliser son plein
potentiel, il est essentiel de surmonter les défis technologiques, juridiques et
culturels qui l’accompagnent. En s’adaptant à ces nouvelles réalités, l’arbitrage
électronique pourrait devenir un pilier incontournable de la résolution des
conflits dans l’économie mondialisée.
En addition, il est a noter que l’arbitrage international s’influence par la
tension géopolitique et économique du monde. Ces pressions modifient non
seulement la nature des litiges, mais aussi les attentes des parties vis-à-vis de ce
mode de règlement des différends. Dans un contexte où les relations
commerciales internationales sont marquées par des conflits d’intérêts, des
politiques protectionnistes et des enjeux climatiques, l’arbitrage international se
retrouve à la croisée des chemins entre modernisation et remise en question.
Les sanctions économiques imposées par certains États ou blocs régionaux en
réponse à des crises politiques sont l’un des premiers facteurs influençant
l’arbitrage. Ces mesures, souvent unilatérales, perturbent les contrats
internationaux en empêchant leur exécution ou en compliquant les paiements.
Par exemple, les sanctions contre la Russie ont conduit à des différends entre des
entreprises occidentales et russes. L’arbitrage devient alors une voie privilégiée
pour obtenir des compensations, mais il est parfois limité par la non-
reconnaissance des sentences dans les pays concernés. Ces situations soulèvent
des interrogations sur l’efficacité de l’arbitrage face à des problématiques
d’ordre public international.
En parallèle, la montée du nationalisme économique et le rejet de certains
accords bilatéraux d’investissement témoignent d’une méfiance croissante à
l’égard des mécanismes d’arbitrage. Certains États préfèrent renforcer leur
souveraineté en proposant des solutions locales ou régionales, perçues comme
plus équitables. Cependant, cette tendance fragilise la confiance des
investisseurs étrangers, qui cherchent des garanties pour leurs investissements.
Dans ce cadre, des institutions arbitrales comme le CIETAC en Chine ou le
SIAC à Singapour gagnent en popularité, reflétant un rééquilibrage multipolaire
dans le choix des forums d’arbitrage.
Les tensions économiques s’accompagnent également d’un enjeu climatique
croissant, qui génère une nouvelle catégorie de litiges. Les politiques visant à
limiter les énergies fossiles et à promouvoir les énergies renouvelables
provoquent des différends entre investisseurs et États. Ces litiges, souvent
9
Introduction
arbitrés en vertu de traités bilatéraux ou multilatéraux, interrogent sur la
compatibilité des engagements environnementaux des États avec leurs
obligations contractuelles. Par exemple, des entreprises du secteur pétrolier ont
récemment contesté des décisions gouvernementales d’interdiction de certaines
exploitations en invoquant des violations de leurs droits d’investissement.
En somme, l’arbitrage international est à la fois un témoin et un acteur des
tensions géopolitiques et économiques contemporaines. Bien qu’il soit parfois
critiqué pour son manque de neutralité ou sa lente adaptation aux nouvelles
problématiques, il demeure un outil central pour sécuriser les échanges
transfrontaliers. Son avenir dépendra de sa capacité à concilier flexibilité,
neutralité et innovation, tout en préservant la confiance des parties dans ce mode
de résolution des différends.
D’après tout ce qu’il est cité, il est convenable de demander : comment
l’arbitrage international en tant que mécanisme particulier, se fonctionne
dans la résolution des conflits issus des contrats internationaux ?

10
Introduction

11

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