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ANGIOGRAPHIE

Le document présente un plan de cours sur la radiologie interventionnelle vasculaire, incluant des définitions, techniques d'imagerie, indications, contre-indications, déroulement d'examen et matériel utilisé. L'angiographie est décrite comme une méthode d'exploration des vaisseaux sanguins, essentielle pour diagnostiquer diverses pathologies. Le cours aborde également les complications possibles et les exigences de sécurité liées à l'utilisation de matériel radiologique.

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ANGIOGRAPHIE

Le document présente un plan de cours sur la radiologie interventionnelle vasculaire, incluant des définitions, techniques d'imagerie, indications, contre-indications, déroulement d'examen et matériel utilisé. L'angiographie est décrite comme une méthode d'exploration des vaisseaux sanguins, essentielle pour diagnostiquer diverses pathologies. Le cours aborde également les complications possibles et les exigences de sécurité liées à l'utilisation de matériel radiologique.

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PLAN DE COURS

 INTRODUCTION ET DEFINITION,

 LES MOYENS D’IMAGERIE VASCULAIRE,

 RAPPEL ANATOMIQUE DE L’APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE,

 LES INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS,

 DEROULEMENT D’EXAMEN,

 LE MATERIEL RADIOLOGIQUE ; CATHETIRISME ; ET REANIMATION.

 LES TECHNIQUES D ANIOGRAPHIE ;

 LES VOIES D’ABORD ;

 LES APPLICATIONS THERAPEUTIQUES ;

 ANNEXE (RADIOPROTECTION ET HYGIENE).


I. Introduction

La radiologie interventionnelle (vasculaire ), dans sa définition la plus générale, associe simultanément une technique
d’imagerie et un geste invasif à visée diagnostique et/ou thérapeutique.

L’intervention percutanée, effectuée sous anesthésie locale ou générale est en effet préparée, guidée et contrôlée par
l’image. La radiologie interventionnelle (vasculaire) a fait son apparition au milieu des années soixante pour le
traitement transluminal des athéroscléroses des artères iliaques. Cette technique s’est depuis développée constamment,
non seulement dans le domaine des pathologies cardiovasculaires mais également dans d’autres domaines, pour de très
nombreuse indications: (Ponctions, drainages, embolisations…).

Depuis quelques années, l’imagerie par échographie, IRM ou Scanner peut servir de support à certaines interventions,
mais dans la grande majorité des cas les images sont produites par rayons X (essentiellement scopie et partiellement
scanographie).

II. Définition

L'angiographie est un examen radiologique qui permet d'étudier les vaisseaux sanguins non visible sur les
radiographies classiques. Elle a pour but de détecter des troubles de la vascularisation. Elle permet donc de mettre en
évidence:
·un saignement;
·une obstruction;
·sténose .
Elle peut aussi être prescrite avant une intervention pour repérer de façon précise le trajet des vaisseaux sanguins.
L'angiographie est une technique d'imagerie médicale qui utilise les rayons X et impose l'injection d'un produit de
contraste à base d’iode. Son principe consiste à rendre visible/opaque le réseau artérielle ou veineux.
L’artériographie pour l'exploration des artères et de phlébographie pour celle des veines.

III. Les différents moyens d’imagerie vasculaires:

L’exploration des différentes structures vasculaires du corps humain est actuellement possible par différentes
techniques :

 Échographie-échodoppler,

 Angioscanner,

 Angio-IRM,

 Angiographie.

a) Échographie, échodoppler :

Elle permet une étude morphologique globale des différents vaisseaux grâce à des sondes appropriées. Elle permet
ainsi une bonne étude de la paroi vasculaire et de la lumière des vaisseaux (thrombose).

L’échodoppler permet en plus de l’étude morphologique, une étude de l’hémodynamique circulaire, elle détecte mieux
les sténoses artérielles qu’elle va quantifier en pourcentage. Elle détecte aussi les anomalies des affections
parenchymateuses.
b) Angioscanner:

Les nouvelles génération du scanner permettent une étude vasculaire de bonne qualité grâce à des acquisitions rapide
et à des reconstructions multi planaires (MPR, MIP, VRT..).

c) Angio-IRM

Le développement de séquence rapide en IRM permet une exploration satisfaisante vasculaire et complémentaire aux
autre techniques d’exploration vasculaire.

Elle nécessite un appareil de haut magnétique et l’injection intraveineuse d’un produit de contraste paramagnétique
avec un injecteur automatique.

Les limites de l’examen sont : appareils peu disponibles, examen coûteux, nécessité d’une parfaite collaboration du
patient, apnée, immobilité, ..

IV. Rappel anatomique du systeme cardiovasculaire

Il s'agit du système qui comprend le cœur et les vaisseaux (les artères et les veines) sanguins et qui fait circuler le sang
à travers le corps. Ce système apporte aux tissus de l'oxygène et des substances nutritives en suffisance et les aide à se
débarrasser de déchets.

V. Les principaux indications de l’angiographie :

• Angiographie diagnostique :
✓ Invasive : par cathéter (utilisation de RX)
✓ Non -invasive (angio-CT ou angio-IRM avec reconstruction 3D)
• Angioplastie / stenting artériel et veineux
• Réparation endovasculaire :
✓ De l’anévrismes aortiques abdominaux, thoraciques (incluant des endoprothèses )
✓ De la dissections ou ruptures aortiques
• Thrombolyse / thrombectomie mécanique (artérielle, veineuse)
• Embolisation trans-cathéter pour:
✓ Hémorragies intestinales ou post traumatiques
✓ Hémoptysies ou épistaxis …
• Neuro-interventions (embolisation d’anévrismes cérébraux, thrombolyse pour AVC,…)
• Chimio - embolisation de tumeurs cérébrales
VI. Contre indication

• Tous les examens avec rayonnement ionisants et avec injection sont à éviter :

• Grossesse.

• L’insuffisance rénal avec ou sans diabète.

• Allergie au PDC ou antécédents d'accidents graves aux produits de contraste (par mesure de prudence).

• Certains patients sont considérés comme à risque vis-à-vis de l'injection du PC :

• le nouveau-né et l'enfant (sensibilité aux grands mouvements hydriques,

• les sujets âgés (déshydratation),

• L’insuffisance viscéral sévère,

• L’insuffisance cardiaque (antécédents d'accidents cardio-vasculaires ou coronariens),

• VIH

VII. Déroulement d'examen

Quelques jours auparavant:

 Une consultation pré interventionnel est programmée ; Il est important de communiquer à l’équipe les
traitements éventuellement pris.

 Il est nécessaire la prescription d’un bilan biologique : fonction rénale, bilan coagulation (TP, TCA,
plaquettes) plus un bilan radiologique RX thorax + ASP si nécessaire.

 Si le patient est allergique au PDC des comprimés seront prescrits la veille et le jour de l'examen.

Le jour d’examen

 L’accueil du patient et le rassurer .


 Le patient est à jeune au moins 6 heures avant l'examen(ni boire ni manger ni fumer)
 L'examen se déroule dans des conditions stériles et sous anesthésie locale .
 Le patient est allongé sur une table à rayon X, Des électrodes sont placées sur le thorax pour surveiller le
cœur ; La tension artérielle et le taux d’oxygène dans le sang sont aussi enregistrés .
 Le radiologue commence par désinfecter le point de ponction puis réalise l'anesthésie locale. Quand la zone
est endormie, il introduit à l'intérieur du vaisseau un petit cathéter qui est dirigé par le radiologue dans les
artères nécessitant une exploration. Un produit de contraste iodé est injecté, pour donner une coloration et
ainsi visualiser les artères et leurs ramifications. Les images sont prises aux rayons X.
 Le médecin peut procéder à des traitements spécifiques si c’est le but de l’intervention.
 Le cathéter est finalement retiré à la fin de l’intervention et le médecin comprime le point de ponction qui a
été piquée pour arrêter le saignement et éviter un hématome.
 Une surveillance est nécessaire à la fin d’examen.
Les complications:

Les complications peuvent être classées en complications locales et systémiques :

Complications locales (site de ponction) :

 Formation de thrombus ;
 Dommages tissulaires locaux ;
 Pseudo-anévrisme ;
 Fistule artérioveineuse.

Complications systémiques :

 Thromboembolie ;
 Embolie aérienne ;
 Dissection de vaisseaux ;
 Néphrotoxicité liée au contraste.

VIII. Le matériel utilisés en angiographie

a) Matériels radiologiques:

Générateur à RX:

IL doit avant tout être rigoureusement adapté aux fonctions qu’il aura à remplir .la puissance, supérieur ou égale à
60KW , permet avec des temps de pose très courts d’avoir une cadence élevée et une tension constante . Les
générateur les plus récents permettent d’avoir une grande précision des paramètres.

tubes à Rayons X

Les tubes à Rayons X doivent permettre de supporter les charges importantes délivrées lors des examens vasculaires et
être compatibles avec les puissances fournies par le générateur Par conséquent l’utilisation de tube à rayons X à anode
tournante 9000tours /minute et gros foyer s’avère indispensable.

Afin d’éviter un vieillissement prématuré il est souvent utilisé un système de refroidissement par circulation d’eau
froide Le nombre de tube est variable 1ou 2 tubes pour la réalisation des clichés orthogonaux. (Clichés réalisés en
même temps).

Table d’examen :

Des tables à plateaux flottants à grand débattement sont habituellement proposées .elles doivent répondre à plusieurs
critère qualitatifs :

• Facilité et souplesse d’utilisation ,

• Décontamination aisé.

Le récepteur d’image

Le récepteur d’image peut être pour l’imagerie dynamique :

Un amplificateur de luminance (associé au tube analyseur ou à une caméra CCD) dont les caractéristiques sont
adaptés aux examens agiographiques ; ou bien capteur plan (numérisation directe).

Et enfin écran de visualisation d’image : (tube cathodique ou LCD ou LED).


La suspension tube -Récepteur :

Il existe 3 types de suspension plafonnière utilisés en radiologie vasculaire dont les plus utilisé sont:

• Angiographie numérisée avec amplificateur de luminance


• Angiographie numérisée avec capteur plan
• Angiographie numérisée avec amplificateur de luminance, associé à un scanner pour les interventions
complexes

L'injecteur automatique

l'injection manuelle et injection mécanique sont abandonnées pour utiliser uniquement les injecteurs électriques. Ces
derniers fonctionnent à débit constant en faisant varier automatiquement la pression d’injection pour obtenir un débit
désiré affiché. Ils sont composés d’un boîtier de commande, d’une onde de têtes d’injection qui supportent la seringue.

NB : avant l'injection du produit de contraste, il est indispensable de s'assurer que la seringue contient suffisamment
de produit et que le système dans son ensemble (seringue, tubulures, raccords, cathéter) est parfaitement purgé et ne
contient aucune bulle d'air.

Produits de contraste

La nature, la quantité et la concentration du produit de contraste seront adaptées au type d'examen et à l'équipement
utilisé (AC ou AN), sachant qu'on peut réduire en moyenne la dose d’1/3 et la concentration de la moitié en AN.

La dose totale de produit de contraste ne doit pas être supérieure à 4 à 5 ml/kg de poids en injections itératives chez
l'adulte.

b) Matériels de cathétérisme :

Aiguilles trocart :

Les aiguilles et trocart sont indispensable dans la quasi-totalité des explorations vasculaire .ils serviront d’abord
initialement dans l’introduction des guides et des sondes dans le système veineux et artériel .ils peuvent également être
utilisé dans la réalisation de prélèvement , actuellement on utilise deux grandes catégories :

• L’aiguille métallique à extrémité mousse type Seldinger.

• Le trocart cathéter présentant un mandrin métallique entouré d’une gaine souple permettant le cathétérisme du vaisseau
ponctionné. les trocarts sont à usage unique en téflon.

Cathéters :

Doit être le plus fort pourtant admettant des débits forts. Doit être maniable, solide, atraumatique et non thrombogène.
On distingue le cathéter ordinaire en matière plastique et les cathéter en dacron.

Ils sont caractérisés par :

La longueur : dépend du type d’exploration, son diamètre antérieur exprimé en French (F = 0,33mm).

La pression maximale d’injection qu’il peut supporter elle ne doit pas être dépassée sous peine de rupture du cathéter.

à la conformation de l’extrémité du cathéter soit orifice distal soit orifice latéraux.

Guides :

Les guides utilisés en radiologie vasculaire seront différents : par leur diamètre , longueur et structure :

a) Le diamètre : les guides les plus couramment utilisés auront un diamètre de 0.035 mm, on peut toutefois disposer de
guides de taille plus petite jusqu'à 0.014 mm de calibre (coronaire ).
b) La longueur : la longueur des guides dépendra de la longueur du cathéter utilisé .en règle générale pour les
explorations habituelles on ne dépassera pas 145 cm ,

c) Structure :Les guides à âme fixe sont composé d’une fine âme d’acier et d’une spire externe souple ; l’ame d’acier
n’atteint pas l’extrémité du guide ceci permet d’avoir une portion proximale souple. Les guides à ame mobile dans ce
type de guide l’ame d’acier est mobile permettant de moduler la souplesse de l'extrémité distale.

c) Matériels de réanimation :

• Cardioscope avec système complet de prise de pression intra-artérielle ou veineuse


• Défibrillateur ; Respirateur ;
• Pousse seringue électrique ;
• Tensiomètre et stéthoscope ou moniteur de pression artérielle intégré ;
• Nécessaire d’aspiration ;
• Chariot d’anesthésie et de ranimation

Les fluides :

 Oxygène ;
 Protoxyde d’azote ;
 Prise de vide ;
 Air comprimé

d) Matériel de La salle de réveil :

Un patient confié à une équipe de radiologie vasculaire qu’il soit de l’établissement hospitalier, d’un établissement autre
ou à titre externe devra faire l’objet d’une surveillance particulière. Cette surveillance sera différente et plus ou moins
longue :

L’équipement de cette unité doit être complet :

• Oxygène ;
• Prise de vide ;
• Cardioscope,
• Tensiomètre,
• Seringue électrique.

Entretien du petit matériel :

✓ Le matériel à usage unique :

Bon nombre de fabricant recommande le matériel à usage unique, toute fois les techniques vasculaires sont coûteuse et posent des
problèmes économiques importantes, incitants à réutilisé certains matériaux. Lorsque la réutilisation est justifiée et que le matériel
n’est plus à usage unique mais devient un outil réutilisable il est évident que la connaissance des risques toxiques ou infectieux est
nécessair pour exercer la responsabilité de contrôle. La réutilisation peut conduire à l’accumulation d’effets indésirable dont les
principaux sont :

1 ) Accumulation de composés toxiques liés à l’agent stérilisant


2) Modifications des propriétés mécaniques des objets :

La réutilisation des matériels à usage unique peut modifier certains paramètres :

• Augmentation de la dureté
• Diminution de l’élasticité ou de la flexibilité
• Possibilité de dégradation par le nettoyage fréquent pouvant rendre le produit potentiellement thrombogène
✓ Décontamination –Stérilisation :

Dans la mesure ou l’on accepte le principe de réutilisation ponctuelle du matériel à usage unique et pour le petit matériel à usages
multiples ( trocarts , cathéter …), le nettoyage , la décontamination et la stérilisation doivent être rigoureuses.

Apres avoir été plongé dans une solution désinfectante, bactéricide, fongicide, virucide ,le matériel est nettoyé ,rincé ,soufflé et
enfin conditionné avant la stérilisation (tout matériel douteux ,défectueux doit être rendu inutilisable et jeté) La mise en sachet
plastique soudé, plus la stérilisation à l’oxyde d’éthylène, parait la méthode la plus utilisée.

✓ Stockage :

Le stockage des cathéters doit se faire dans un endroit frais et sombre, il faut éviter l’exposition à des solvants organiques ou à des
radiations ionisantes. La bonne rotation du stock doit être vérifiée afin d’utiliser les cathéters avant la date de péremption indiquée
sur l’emballage. Le vieillissement peut avoir un effet néfaste sur les polymères utilisés dans certains de ces produits .il faut en tenir
compte dans la gestion des stocks.

IX. Classification d’angiographie


a) Selon la technique utilisée :
:

Angiographie conventionnelle (AC)

Le matériel comprend :
• une table d'artério-phlébographie avec 6 cassettes de 30 cm x 120 cm permettant de couvrir l'ensemble des membres inférieurs et
le pelvis.

• un changeur de film de 35 cm x 35 cm permettant des cadences de 3 à 4 clichés par seconde.

Angiographie numérisée:

L'angiographie numérisée tend à remplacer progressivement le matériel conventionnel avec le développement récent des systèmes
d'angiographie numérisée à déplacement séquentiel permettant le suivi du bolus de produit de contraste dans les explorations
vasculaires périphériques.

On utilise le principe d’angiographie par soustraction digitale ( DSA ) .

Principe de l’angiographie digitalisé de soustraction ( DSA )

L’ angiographie numérique soustraite consiste a acquérir deux radiographies du réseau vasculaire l’une avant (A = masque) et
l’autre après injection intra-arterielle d’un produit de contraste opaque aux rayons X (B =masque + produit de contraste) et a
effectuer la soustraction de ces images Cette soustraction avant et après l’opacification permet d’éliminer sur la radiographie les
structures osseuses et les tissus mous et ainsi de rehausser le contraste des vaisseaux , l’image de référence est remplacée par
l’image avant opacification ce qui permet d’obtenir une image de projection de la distribution spatiale du produit opacifiant dans
le réseau vasculaire(figure 1) .
L’effet du mouvement du malade entraîne des artefacts sur l’image des vaisseaux (figure 2)

Figure 1 : Exemple d’image DSA du réseau vasculaire cérébrale


Figure 2. Exemple d’une angiographie digitalisée soustraite montrant un genou. Effet de mouvement du patient

(a) Image masque. (b) Une image de contraste.

(c) Image de différence entre l’image contraste et l’image masque en l’absence de mouvements du patient.

(d) Image de différence entre l’image contraste et l’image masque en présence de mouvements du Patient. Noter les artefacts de mouvement
perceptibles.

Au cours d’une injection artérielle on peut distinguer différentes phases correspondant a la propagation du produit de contraste dans les
différentes parties constituant l’arbre vasculaire(Figure 3) :
• Une phase artérielle durant laquelle seul le réseau artériel est opacifie
• Une phase parenchymateuse correspondant a l’opacification des capillaires, Notons que les capillaires de l’arborescence cérébrale se
distinguent de ceux des autres organes par une barrière hémato-encéphalique interdisant la diffusion du produit de contraste dans le parenchyme
• une phase de retour veineux.

Figure 3 : Propagation du produit opacifiant, images de soustraction cérébrale par rapport à une image masque identique pour toute la séquence
:(1 : temps artériel ; 2 : parenchymateux , 3 : veineux)

La différence entre AN et AC

b) selon le site d’injection

 Opacification par injection in situ

Angiographie globale :

On parle d’angio globale lorsque le produit de contraste est injecté dans le grand tronc artériel qui donne naissance aux vaisseaux
analysés. (Aorte, veine pulmonaire, veine cave).
Angiographie sélective :

On parle d’angio sélective lorsque l’injection se fait dans la branche de l’un de ses vaisseaux (artériographie mésentérique
supérieure, artériographie pulmonaire droite ou gauche, artériographie rénale).

Angiographie hyper sélective :

Lorsque l’injection se fait dans une branche de division encore plus distale (coronaire).

 Opacification par injection à distance :

Par injection veineuse périphérique, l’angio numérisée peut être réalisée grâce au rehaussement de contraste. Le traitement
informatique de l’image (soustraction et fenêtrage) permet d’obtenir des meilleurs images. Cette technique très utilisé dans les
angio pulmonaires et dans l’artériographie globale.

X. Les voies d'abords :

les voies fémorales et humérales qui sont les plus utilisées ; sans oublier qu’il y’a d’autre voie moins fréquente comme voie
axillaire.

a) Voie fémorale

La ponction de l'artère fémorale. Après rasage et désinfection soigneuse (bétadine) de la région inguinale, l'artère fémorale est
repérée à la palpation. On réalise une anesthésie locale (8 à 10 ml de xylocaïne) au pli de l'aine, en dessous de l'arcade crurale.

L'artère est ponctionnée de façon rétrograde avec une aiguille de Seldinger ou une aiguille-cathéter en veillant à se situer dans
l'axe de l'artère, avec une obliquité de 45° par rapport au plan cutané. L'artère est habituellement transfixiée (étape1). On enlève le
mandrin de l'aiguille tandis que celle-ci est prudemment retirée jusqu'au reflux de sang rouge.

b) Voie humérale

Ponction de l'artère humérale

L'artère humérale est ponctionnée au-dessus du pli du coude, bras en extension et supination, après anesthésie locale. L'aiguille est
prudemment retirée jusqu'à obtention du reflux sanguin artériel et cathétérisée après introduction d'un guide court (40 cm).Cette
technique peut être utilisée dans l'artériographie du membre supérieur et de la main.

Technique de Seldinger :

1er temps : ponction de l'artère fémorale, précédée d'une petite incision cutanée et sous-cutanée de 2 ou 3 mm.

2e temps : après obtention d'un reflux artériel franc, le guide en J est introduit dans l'aiguille par son extrémité souple et sa
progression suivie sous scopie télévisée jusque dans l'aorte abdominale.

3e temps : on retire alors l'aiguille en prenant bien soin d'appliquer une compression manuelle au-dessus du point de ponction et
on fait glisser le cathéter sur le guide pour le faire pénétrer dans l'artère. Le cathéter est alors positionné dans l'aorte abdominale et
le guide retiré, tandis que l'on ferme le robinet fixé à l'extrémité du cathéter.

4e temps : injection test de produit de contraste. Raccordement du cathéter à la tubulure de l'injecteur et injection du produit de
contraste.
5e temps, à la fin de l'examen :

Retrait du cathéter et compression manuelle modérée et dosée au-dessus du point de ponction, suffisante pour empêcher la
formation d'un hématome sans réaliser toutefois une ischémie distale (de 10 à 20 min). Vérification des pouls distaux. Mise en
place d'un pansement stérile.

XI. .Les applications thérapeutiques:


1. L’angioplastie

C’est un traitement qui consiste à dilater une artère sténosée (rétrécie) à l’aide d’un cathéter muni d’un petit ballon. Le début de
l’examen se déroule comme une angiographie. Par la suite, on localise la sténose, on introduit le ballon à l’endroit approprié et on
le gonfle. avec + ou – mise en place d’une endoprothèse (stent) pour éviter la resténose.

2. L’embolisation

C’est un traitement qui a pour but de réduire l’apport sanguin à un endroit très précis. Il se réalise à l’aide d’un cathéter par lequel
on injecte des agents embolisants de natures diverses (Spongel ou bille de plastique. Particules, coils, etc)… qui ont la propriété
de ralentir ou d’arrêter le flot sanguin de façon temporaire ou permanente.

C’est un traitement qui a pour but de réduire l’apport sanguin à un endroit très précis. Il se réalise à l’aide d’un cathéter par lequel
on injecte des agents embolisants de natures diverses (Spongel ou bille de plastique. particules, coils, etc.)… qui ont la propriété
de ralentir ou d’arrêter le flot sanguin de façon temporaire ou permanente.

3. Chimio-Embolisation

La chimio embolisation associe un traitement médicamenteux injecté dans l'organe généralement le fois dans le but de bloquer le
sang qui alimente la tumeur (une embolisation).

Cette technique ne nécessite pas d'ouvrir l'abdomen puisque le produit est amené jusqu'au foie par un vaisseau sanguin.

4. Biopsie hépatique par voie trans-jugulaire:

Obtenir des prélèvements histologiques chez des patients atteints d’hépatopathie aigue ou chronique, avec ascite ou trouble sévère
de coagulation. L’opérateur introduit un dilatateur puis un cathéter depuis la veine jugulaire interne sous contrôle radiologique
jusqu’à la veine sus hépatique droite.
Parcours: VJI-VCS- oreillette D-VCI-VSH d-parenchyme hépatique.

5. Traitement d’anévrismes

Le traitement endovasculaire des anévrismes de l’aorte abdominal ou thoracique est pratiqué avec d’excellents résultats.
L’endoprothèse recouverte d’une membrane imperméable est acheminée jusqu’à l’anévrisme où elle est déployée, l’excluant ainsi
de la circulation sanguine et éliminant le risque de rupture.

6. la ponction

Ce traitement est effectué par une ou deux petites incisions inguinales et évite une chirurgie ouverte majeure abdominale ou
[Link] ponction consiste l’introduction d’un petit tube, appelé cathéter, afin de prélever du liquide pour en faire l’analyse
et aider votre médecin à en déterminer la cause. De plus, l’évacuation du liquide a pour but de soulager le patient des symptômes
reliés à sa présence. Le liquide sera aspiré par ce drain et analysé au besoin. Après l’examen La technologue retire le drain et fait
un pansement au site de ponction qui sera gardé pendant 48 heures.

XII. Les principales Angiographies:


1. Artériographie globale par voie fémorale :

- Matériels : cathéter poly-éthylène droit en queue de cochon à trous latéraux (4 ou 5F).

- guide compatible au cathéter.

- débit et quantité : 15 à 20 ml/s, quantité 1ml/kg.

- Centrage : DD, coupoles diaphragmatiques doivent être visibles.

- Programme des clichés : avant injection 2 clichés/s pendant 2s, après

- injection 2 clichés/s pendant 5s , 1 cliché/s pendant 5s.

- complément d’examen : artériographie de profil est toujours associée.

2. Artériographie rénale sélective :

- Matériel : le guide et le cathéter sont introduit dans l’artère rénale par voie fémorale, c’est un cathéter SF à trous latéraux
distaux.
- Produit de contraste : tri-iodé, on utilise 12 à 20 ml : débit de 4 ml/s.
- Centrage est position : DD, centrage se fait un centrage scopique.
- Programme des clichés : avant injection : 2 clichés/s pendant 2s. après injection : 3 clichés/s pendant 6s puis 2 clichés/s
pendant 6 s.

3. Artériographie du tronc coeliaque :

- Matériel : cathéter 5F à trous latéraux distaux.


- Produit de contraste : 1ml/kg, débit 7 à 10ml/s.
- Position et centrage : DD, centrage à l’ombilic, les coupoles diaphragmatiques sont visibles.
- Programme de clichés : avant injection : 2 clichés/s pendant 2s. Après injection : 3 clichés/s pendant 8s puis 2 clichés/s
pendant 7s (veineux).
- Complément d’examen : on peut compléter l’examen par une artériographie sélective : artériographie hépatique sélective
ou artériographie splénique ou compléter par une artériographie sélective mésentérique supérieure, artériographie
sélective coronale stomachique.

4. Artériographie mésentérique supérieure :

- Matériel : identique à celui utilisé dans l’artériographie du tronc coeliaque.

- Centrage : sous l’ombilic.

- Programme des clichés : avant inj : 2 clichés/s pendant 2s. Après inj : 1 cliché /s pendant 6s puis 2 clichés/s pendant
14s.

5. Artériographie mésentérique inférieure :

- Matériel : cathéter 5F à trous latéraux.

- Produit de contraste : 20 ml, débit de 2 ml/s.

- Centrage : DD en léger oblique postérieur gauche, centré à l’ombilic.

- Programme des clichés : avant inj : 2 clichés/s pendant 2s. Après inj : 2 clichés/s pendant 6s puis 1 cliché /s pendant 7s.

6. Artériographie de la crosse de l’aorte et des TSA :

- Matériel : cathéter 5F à trous latéraux.

- Produit de contraste : 1 ml/kg, débit 20 à 25 ml/s.


- Programme des clichés : 3 clichés/s pendant 6s puis 2 clichés/s pendant 5s.

7. Artériographie des membres inférieur :

- Matériel : cathéter 5F à trous latéraux.

- Produit de contraste :100 ml, débit 10 ml/s.

- Position et centrage : DD, pied en rotation externe. Centrage doit prendre en haut la bifurcation fémorale, en bas la
cheville.

8. Artériographie pulmonaire :

- Matériel : cathéter en coup de cochon 5F, ECG, matériel de prise de pression artérielle.

- Produit de contraste : 1ml/kg, avec un débit de 25 à 28 ml/s.

- Position et centrage : DD, centrage à 2 cm au dessous de la jonction manibrio-sternale. Cliché de face pour l’étude du
tronc de l’artère pulmonaire. Clichés de face et oblique AG pour l’artère pulmonaire droite. Cliché en OAD pour l’artère
pulmonaire gauche.

- Programme des clichés : avant inj : 2 clichés pendant 4s. Après inj : 4 clichés pendant 6s.

9. Artériographie vertébrale et carotidienne :

- Matériel : cathéter 5F.

- Produit de contraste :

 carotide primitive : 15 à 20 ml avec un débit de 6 à 8ml/s.

 Carotide interne : 6 à 10 ml avec un débit 5 à 6 ml/s.

 Carotide externe : 7 à 10 ml avec un débit de 3 à 4 ml/s.

 Artère vertébrale : 9 à 12 ml avec un débit de 2 à 3 ml/s.

- Position et centrage : clichés centrés sur le cou face + profil + oblique.

- Programme des clichés : avant inj : 1 cliché/s pendant 2s. Après inj : 3 clichés/s pendant 5s puis 2 clichés/s pendant 5s.

10-Phlébographie :

La préparation du patient : aucune préparation n’est nécessaire; en effet, il s’agit de l’injection dans une veine d’un
produit iodé hydrosoluble identique à celui utilisé lors d’une UIV; les mêmes précautions seront donc à appliquer.

Technique : le calibre de la veine ponctionnée conditionne le débit du PC. Pour la VCS ou la VCI, la ponction d’une
veine de bon calibre de préférence des deux cotés, est nécessaire. Étant donné la basse pression qui règne dans les veines
une compression manuelle courte en fin d’examen, permettra d’éviter tout hématome et un simple repos de quelques
heures sera suffisant après ce type d’exploration.

11-Cavographie inférieure:

Technique : le plus souvent ponction bilatérale des veines fémorales au scarpa (la veine étant ponctionnée juste en dedans
des battements artériels). L’incidence de face est la plus habituelle, il est parfois nécessaire de la compléter par un profil;
dans certains cas, la montée d’un cathéter par la méthode de seldinger sera utile, en particulier pour prendre des pressions
à différents niveaux ou pour réaliser des prélèvements veineux en vue des dosages hormonaux

Indications de la Cavographie inférieure :


• Recherche d’un envahissement par un bourgeon tumoral d’origine rénale.

• Mise en évidence d’une compression par des adénopathies rétro-péritonéales importantes ou en cas de fibrose rétro-
péritonéales (signe précoce).

• Bilan d’une thrombose extensive issue des veines des membres inférieures.

• Vérification de la perméabilité de la VCI en cas d’embolie pulmonaire à répétition permettant d’envisager la pose (par
voie jugulaire) d’un éventuel parapluie dans la VCI.

12-Cavographie supérieure:

Technique : ponction des deux veines basiliques au pli du coude (situées les plus en dedans) à l’aide d’une aiguille d’un
calibre suffisant. Injection bilatérale simultanée. L’incidence de face est habituelle.

Anatomie : la VCS est formée de l’union des deux troncs veineux brachio-céphaliques droit et gauche et va constituer
l’arc moyen droit de la silhouette cardiaque de face. Lors de la cavographie supérieure, la crosse de l’azygos s’opacifie
parfois par reflux et apparaît à la face postérieure de la VCS à la hauteur de D4.

Indications de la Cavographie supérieure :

Devant un syndrome clinique cave supérieure (œdème en pèlerine, circulation veineuse collatérale
thoracique supérieure) faisant évoquer une thrombose complète ou pour rechercher une éventuelle thrombose en cas de
masse médiastinale (en particulier un cancer bronchique) ou enfin pour vérifier sa perméabilité après la pose d’un
cathéter sous-clavier.

13-Phlébographies des membres supérieurs et inférieures

• Technique : ponction d’une veine distale.


• Anatomie : deux réseau profond et superficiel.
• Indications : thrombose veineuse.

Avantage et inconvénients de l’angiographie:


XIII. Annexe :(radioprotection et hygiène)
1. Principes de base pour la réduction des doses en radiologie vasculaire:

•Le premier de ces principes est la justification de l’intervention, c’est dire la confirmation argumentée de son indication.
On supposera ce principe respecté. Notons cependant qu’en radiologie Interventionnelle la question de la justification se pose en
termes différents du diagnostic classique, car le rapport Bénéfice/Risque lié à l’irradiation ne concerne pas les mêmes enjeux.
De même, l’indication de niveau de référence n’a pas la même pertinence dans les deux cas.
En diagnostic c’est un véritable outil pour l’optimisation des doses, alors qu’en radiologie Interventionnelle thérapeutique, la
nécessité première de réussir l’intervention, avec ce que cela comporte d’aléas, rend la notion de niveau de référence moins
opérationnelle pour la radioprotection.
• Le deuxième principe de la radioprotection, l’optimisation des pratiques. Une pratique conséquente de réduction des doses en
radiologie vasculaire et Interventionnelle repose sur les recommandations suivantes :

a) Equipements

• Utiliser un matériel spécialement dédié, conforme aux normes, performant, faisant l’objet de maintenance préventive et de
contrôles de qualité réguliers.
• Disposer de l’affichage au pupitre de tous les paramètres caractérisant l’examen et d’un système de mesure (ou de calcul) du
Produit Dose-Surface (PDS) en sortie du tube.
• Choisir les récepteurs d’image les plus sensibles associés à des amplificateurs performants, équipés de dispositifs automatiques
de contrôle de l’exposition et du débit de dose.
• Utiliser des matériaux radio transparents (fibre de carbone) pour la fabrication de tous les éléments interposés entre le patient et
le récepteur d’images.
b) Procédures

• Limiter l’émission du faisceau de rayons X au temps minimum nécessaire à l’intervention, en choisissant le mode pulsé de
préférence au mode continu.
• Diminuer le volume irradié par une collimation optimale du faisceau.
• Augmenter l’énergie du rayonnement en utilisant des hautes tensions et des filtrations additionnelles. Pour une même dose au
récepteur, plus le faisceau est pénétrant moins la dose au patient est élevée.
• Maintenir l’intensité du courant dans le tube (mA) aussi basse que possible.
• Eviter, lorsque c’est possible, les hauts débits de dose.
• Diminuer la cadence d’acquisition des images.
• Augmenter la distance foyer patient
• Diminuer la distance patient récepteur. Travailler le plus souvent possible avec le tube sous la table et le détecteur au-dessus.
Cette disposition ne modifie pas l’irradiation du patient mais diminue la part du rayonnement diffusé du côté de l’opérateur.
• Eviter si possible l’usage des grilles anti-diffusantes.
• Modifier l’incidence du faisceau au cours d’intervention prolongée, pour éviter le cumul des doses à la peau en un même point.
Remarque : l’ensemble de ces mesures contribuent également à la réduction de l’irradiation des opérateurs.

Protections individuelles

Au cours d’une angiographie le port de protections individuelles est nécessaire,

• Tablier de plomb : certains tabliers arrêtent jusqu’à 70% des rayonnements. (Tous les tabliers de plomb ne sont pas de la
même qualité.)
• Port des gants en latex et permettent au ,médecin de s’intervenir .
• Lunettes plombées, ou visières
• Cache thyroïde

Protection collective

• Jupe plombée
• Paravent plafonnier
• Dispositifs mobiles
• Rideau plombé

2. L’hygiène des mains

• Avoir des ongles courts et non vernis.


• Aucun bijou aux mains et aux poignets
• Pas de montre au poignet
• Les manches de la tenue de travail sont courtes ou relevées.
o Pour obtenir une hygiène des mains en imagerie médicale, il existe 3 possibilités :
• Le traitement hygiénique des mains par friction,
• Le lavage simple des mains,
• Le lavage hygiénique des mains.

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