Gestion Prévisionnelle à l'Hôpital Public
Gestion Prévisionnelle à l'Hôpital Public
Frédéric PIGNY
AVERTISSEMENT
MEMOIRE UNIVERSITAIRE
Intitulé du diplôme :
Master 2 « Gestion des Ressources Humaines dans le secteur public »
Responsables du diplôme :
- Monsieur le Professeur AMADIEU Jean François, Professeur agrégé en
sciences de gestion
- Monsieur POCHARD Marcel, Conseiller d’Etat, Président du Conseil
Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière.
Année : 2007-2008
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont collaboré, d’une façon ou d’une autre à
l’élaboration de ce mémoire :
L’ensemble des directeurs d’hôpitaux et cadres qui m’ont accordé des entretiens et ont
accepté de contribuer à cette réflexion
Et plus particulièrement
Sans oublier
INTRODUCTION…………………………………………………………………….. Page 3
Partie 1
L’EVOLUTION DE LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES (GRH)
A L’HOPITAL : De la gestion administrative à la gestion des compétences Page 7
4/ LE TRAVAIL D’INVESTIGATION………………………………………………Page 30
4.1 Méthodologie de l’enquête…………………………………………………… Page 30
a) Le choix de l’entretien……………………………………………………………… Page 30
b) Les personnes sollicitées………………………………………………………….. Page 32
c) le déroulement des entretiens…………………………………………………….. Page 32
d) Les thèmes des entretiens………………………………………………………… Page 33
e) Les avantages et les limites………………………………………………………. Page 34
4.2 Synthèse de l’analyse et résultats…………………………………………… Page 34
a) Pour les entretiens A et par items………………………………………………. Page 34
b) Pour l’entretien B et par items..………………………………………………….. Page 36
Partie 2
LA MISE EN PLACE DE LA GPMC AU CHIELVR ………………………………Page 38
CONCLUSION……………………………………………………………………….. Page 60
Liste des sigles utilisés
Aujourd’hui le CHIELVR s’inscrit dans un bassin de vie de 200 000 habitants au sud du
territoire de santé de Rouen-Elbeuf qui comprend 900 000 habitants. Ainsi, l’hôpital
constitue un établissement de recours qui coopère avec le CHU de Rouen (centre
hospitalier de référence, notamment pour toutes les activités dites de « hautes technicités »
comme les spécialités de neurochirurgie ou encore de chirurgie cardiaque). Réparti sur sept
sites et sur deux départements : l’Eure et la Seine Maritime, L’hôpital dispose de 946 lits :
- 349 en Médecine Chirurgie Obstétrique. Ces lits se trouvent essentiellement sur
l’hôpital des Feugrais, situé à Elbeuf, qui dispose du plateau médico-technique (bloc
opératoire, laboratoire, imagerie…)
- 120 lits de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) sur le site de Martot et celui
de Louviers
- 477 places en Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes
(EHPAD)* reparties sur cinq résidences (Le bois rond, La source, Les arches, Les rives
saint taurin et Les quatre saisons)
ainsi que de deux Points Accueil Santé (Elbeuf et Louviers), d’une équipe mobile de
gériatrie et de soins palliatifs, d’un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention
en Addictologie (CSAPA), d’une Unité de Consultations et de Soins Ambulatoires
(UCSA) située au centre pénitentiaire de val de Reuil et d’un service d’Hospitalisation A
Domicile (HAD).
Pour ce faire le CHIELVR compte un effectif de 1 311,26 ETP* de personnel non médical
ainsi que plus de 146 médecins. Les effectifs sont répartis en huit pôles d’activités :
médecine et spécialités médicales, chirurgie et anesthésie, médecine d’urgence, femme-
mère-enfant, médico-technique, soins de suite et réadaptation, gériatrie et administratif.
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
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L’activité du CHIELVR a progressé depuis 2005 de plus de 2 % en moyenne par an avec
pour 2007 près de 26 000 hospitalisations, 1782 naissances et 57 643 passages aux
urgences sans hospitalisation.
Enfin le plateau technique se développe notamment par l’acquisition d’un second scanner
et le Schéma Régional de l’Organisation Sanitaire (SROS)*, qui a pour objet « de prévoir
et de susciter les évolutions nécessaires de l’offre de soins, en vue de satisfaire de manière
optimale la demande de santé »1, conforte le positionnement du chielvr comme hôpital de
recours.
1
Article L. 6121-2 du Code de la Santé Publique
Le développement de l’activité a conduit à la création de près de 200 emplois sur trois ans
avec une augmentation de création de postes très significatives sur le secteur des personnes
âgées.
Le Projet d’Etablissement 2005-2009 qui intègre les orientations du 3ème SROS a été validé
dans le cadre du Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens signé en mars 2007 avec
l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (ARH)*. La politique menée au sein du
CHIELVR se situe résolument dans une dynamique de modernisation continue de
l’établissement et d’amélioration constante de la qualité des soins. L’année 2007 a été
marquée par le renouvellement de la certification de l’établissement. Le CHIELVR a
obtenu par la Haute Autorité de Santé (HAS)* une certification de l’ensemble de ses
services sans aucune recommandation ou réserve.
Cependant le CHIELVR est en proie à des turbulences qui lui impose aujourd’hui de
repréciser son plan de vol pour rendre encore plus légitime son positionnement.
En effet le contexte du CHIELVR est particulier dans le sens où il fait partie de la tranche
des 10% plus importants Centre Hospitalier non Centre Hospitalier Universitaire et se
trouve en même temps seulement à 20 kilomètres du CHU de Rouen. Le rapport Larcher
comme le projet de loi « Patient, Santé, Territoire » de Madame la ministre de la santé qui
devrait être débattu à l’automne encouragent fortement au regroupement de structures dans
le cadre de ce qui pourrait être des communautés hospitalières de territoire.
Par ailleurs, comme le permet la réforme du régime budgétaire et comptable des
établissements de santé entrée en vigueur en 2006, le CHIELVR s’est vu refuser par
l’ARH de Haute Normandie son Etat des Prévisions de Recettes et de Dépenses (EPRD).
En quelques mots l’EPRD qui tient lieu et place de budget présente la double
caractéristique d’une part de disposer de crédits essentiellement évaluatifs et d’autre part
d’offrir une double approche à la fois budgétaire et financière. Pour le CHIELVR le refus
est lié à la sous estimation de prévisions d’activité, à l’insuffisance d’autofinancement …
Toutefois dans le même temps le CHIELVR présente un certain nombre de forces et
d’atouts, que nous développerons à travers le projet d’établissement, venant conforter le
projet architectural, encourager les restructurations et moderniser les organisations. C’est
dans ce contexte qu’a grandi cette volonté de la direction, encouragée par un appel à
projets de l’ARH de Haute Normandie, de mettre en œuvre une démarche de gestion
prévisionnelle des métiers et des compétences.
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La situation à laquelle l’hôpital public est aujourd’hui, encore plus qu’hier, confronté
s’apparente, et nous y reviendrons plus longuement, à la crise traversée par les grandes
entreprises industrielles françaises à la suite des trente glorieuses : concurrence exacerbée,
prédominance de la main d’œuvre dans le processus productif, infrastructures vieillissantes
et inadaptées, difficultés financières qui affectent profondément le fonctionnement et la
gestion.
Face à ce défi : soigner le mieux possible, tout le monde, à tout moment, presque en tous
lieux, et au meilleur coût, nécessite des établissements publics de santé un cadre de
recherche permanente d’efficience médico-économique.
Mieux prendre en compte les problématiques actuelles et anticiper les évolutions dans ce
que certains appellent, pour nommer l’hôpital, une méta organisation où la masse salariale
représente plus des deux tiers des dépenses de fonctionnement et où dans le même temps
les Hommes constituent sa principale richesse, c’est véritablement là l’objectif auquel doit
tendre la gestion des ressources humaines hospitalière actuelle.
Pour surmonter ces contraintes et assurer au mieux sa mission de service public, la gestion
des ressources humaines doit constamment s’adapter, évoluer, innover dans ses pratiques
et ses outils. La gestion prévisionnelle des métiers et des compétences apparaît ainsi
comme un axe majeur, à la fois stratégique et opérationnel, de la politique d’établissement
et ceci dans le sens où elle constitue un outil essentiel visant à l’adaptation des moyens
humains aux besoins et moyens actuels et futurs de l’hôpital.
S’il existe des écrits anciens qui s’intéressent à la gestion des Hommes au sein des
organisations, c’est véritablement autour des corporations de métiers durant la période du
moyen âge à l’Ancien Régime que la fonction personnel va émerger. Ayant un rôle mineur
au sein de ces structures, elle se contente essentiellement d’organiser les relations de
travail. Cette fonction personnel va se structurer et se développer à partir du début du
XIXème siècle avec l’avènement de l’ère industrielle. Si l’on considérait à l’époque que
« l’ouvrier est une machine et le salarié le prix de son entretien », les établissements de
santé, « entreprise de main d’œuvre par excellence », ont eu conscience de la valeur
croissante de leurs ressources humaines. Cette prise en considération est d’autant plus
importante à l’hôpital, que l’institution, œuvre de charité et de bienfaisance, a fonctionné
de manière unique jusqu’aux années 70, c'est-à-dire très récemment au regard de l’héritage
hospitalier, grâce aux religieux qui effectuaient leurs missions bénévolement et sans
horaires.
Aussi sans remonter à la genèse de ce que fût les prémices de la gestion des ressources
humaines, il semble toutefois nécessaire à travers une mise en perspective historique de
revenir sur les facteurs qui ont conduit - dans un premier temps l’industrie et le monde de
l’entreprise puis le secteur public - à faire évoluer la gestion administrative des effectifs en
gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) puis en gestion
prévisionnelle des métiers et des compétences (GPMC). Nous mesurons dès lors combien
il est nécessaire pour appréhender la thématique de la gestion prévisionnelle des ressources
humaines (GPRH)* de s’approprier ce concept.
« Il faut considérer l’avenir non plus comme une chose déjà décidée et qui petit à petit se
découvrirait à nous, mais comme une chose à faire » Gaston BERGER
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
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Traditionnellement les modes de gestion utilisés par la Direction des Ressources
Humaines de l’hôpital étaient essentiellement centrés sur la gestion administrative du
personnel. Son développement n’a pas seulement été marqué par une professionnalisation,
un élargissement des missions, une reconnaissance et un développement quantitatif des
membres des services de gestion des ressources humaines. Surtout la fonction a changé
assez fondamentalement de nature. Ainsi du traitement des dossiers administratifs, à
l’élaboration des fiches de paie et au suivi des obligations réglementaires se sont ajoutées
une gestion des recrutements, de la mobilité, de l’attractivité, de la fidélisation des
personnels, de la formation et ceci à travers une connaissance plus fine des métiers et des
compétences.
Dans les années 70, l’émergence du phénomène de mondialisation ajouté au choc pétrolier
renforce au sein des entreprises le sentiment d’incertitude.
Face à un environnement perpétuellement changeant, les entreprises doivent désormais
adapter leurs facteurs de production et donc l’activité de leur personnel. C’est
véritablement le début du passage de la culture de la certitude à la culture de l’incertitude.
La notion de compétence fait alors son apparition à travers la gestion prévisionnelle des
emplois et des compétences. Ainsi pour Xavier BABORE « la GPEC n’est pas née au
hasard au début des années 80. Les restructurations, les licenciements collectifs pour
motifs économiques, les difficultés de recrutement, les mutations des technologies, des
marchés et des produits, l’exigence totale…ont conduit les entreprises à rechercher les
moyens d’ajustement de leurs besoins et de leurs ressources humaines ».2
b) A la sphère publique
2
BABORE X., « La gestion des ressources humaines ». Cahiers français, n°263, juillet-septembre
1993
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servira de base aux textes suivants sur le sujet : la circulaire de 1995 relative à la campagne
budgétaire de 1996,le texte de 1997 sur les contrats d’objectifs et de moyens sans oublier le
protocole « Aubry » du 14 mars 2000 où une partie est consacrée à l’évolution des emplois
et des métiers.
Il s’agit d’une « formidable opportunité » pour Michel SAPPIN, alors ministre de la
fonction publique et de la réforme de l’Etat, voyant en la GPEC une manière de répondre
aux évolutions du service public3
Selon Marcel POCHARD, « la fonction publique va devoir opérer une révolution
copernicienne »4. En effet placé dans une logique concurrentielle, l’administration va
devoir faire face à un enjeu de performance passant inéluctablement par une meilleure
gestion des ressources humaines. Seulement à ce titre elle pourra s’inscrire dans une
« stratégie de renouvellement ».
Au regard de son organisation et de ses effectifs d’une part, de ses missions avec ses
professions réglementées d’autre part avec peut être ce qui la caractérisait à l’époque et ce
que certains appellent une « pointe de modernité », la fonction publique hospitalière va être
la plus en retard en matière de gestion prévisionnel des emplois et des compétences
3
SAPIN M., Préface du Guide Méthodologique « Gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois
et des compétences » Ministère de la Fonction Publique DGAFP, juin 2001
4
POCHARD M., « Perspectives pour la fonction publique en France », Futuribles, n° 291
Novembre 2003
nationale. Elle s’inscrit dans une initiative gouvernementale qui a permis des échanges
fructueux avec la fonction publique d’Etat. Dans les établissements de santé, elle devient
une nécessité impérieuse dans le cadre des projets d’établissements définis par la loi
hospitalière ».
Malgré la volonté du ministère de la santé d’engager les hôpitaux dans une démarche de
gestion prévisionnelle, seuls quelques établissements dont le centre hospitalier de Sète et
de Mulhouse - tous deux particulièrement confrontés à des difficultés de gestion de
ressources humaines notamment dans le cadre du recrutement pour Mulhouse - se
lanceront dans cette dynamique, parfois considéré comme une lourde « machine à
décrire ».
En 1999, c’est sous un angle plus incitatif que l’Agence Nationale d’Accréditation et
d’Evaluation en Santé (ANAES) édite son manuel d’accréditation des établissements de
santé en intégrant plus amplement la gestion des ressources humaines et la gestion
prévisionnelle au sein des critères d’appréciation de la qualité. Toutefois peu
d’établissements franchissent le pas.
C’est un deuxième élan qui va être permis dans le début des années 2000 à travers la
création d’un observatoire national des emplois et des métiers de la fonction publique
hospitalière en 2002 et la mise en place au sein de la DHOS d’un groupe de travail,
comprenant des professionnels reconnus dans le champ de la GRH, accompagné par
Monsieur Richard BARTHES, chargé de mission « Emploi - Formation ». Dès lors un
travail de très grande ampleur va être mené avec une volonté forte d’élaborer « un outil
d’aide pour le management et la fonction Ressources Humaines » associé à des formations
à destination des cadres sur l’ensemble du territoire. C’est ainsi que le répertoire des
métiers de la Fonction Publique Hospitalière paraît en 2004 et constitue la base du
référencement des métiers des établissements de santé et ceci encore pour quelques mois
avant la sortie du référentiel version 2 prévue à l’automne 2008.
La mise en place d’une gestion prévisionnelle des métiers et des compétences à l’hôpital
amène d’emblée à s’interroger sur la proximité lexicale avec le terme gestion
prévisionnelle des emplois et des compétences, plus couramment usité.
Entre les modèles théoriques et les définitions de la GPEC, il faut se demander vers quelle
logique va-t-on avec la mise en place d’une GPMC à l’hôpital ? En effet, selon Françoise
Kerlan, la GPEC est un vaste sujet regroupant un ensemble de gestions prévisionnelles :
une gestion prévisionnelle des effectifs qui s’intéresse aux aspects collectifs et
quantitatifs de l’évolution d’une population de salariés (démographie, âges …),
une gestion prévisionnelle des compétences qui concerne l’évolution et le
développement des capacités individuelles et l’on rejoint l’aspect qualitatif,
une gestion prévisionnelle des emplois qui identifie l’évolution ou les changements
dans les contenus et la structure des métiers, des qualifications et des emplois,
une gestion prévisionnelle des carrières qui cible l’identification du parcours de
l’individu au sein de l’entreprise.
Il n’existe pas, comme le dit Dimitri Weiss de terminologie admise pas tous et consacrée
par l’usage en matière de démarches prévisionnelles dans l’entreprise. L’expression
« gestion prévisionnelle des ressources humaines (GPRH) » désigne l’ensemble des
démarches visant à décrire les divers avenirs possibles d’une entreprise en matière de
gestion des ressources humaines. La GPRH* évoque à la fois une notion anticipatrice,
pouvant porter sur les effectifs, les emplois et les compétences, mais pouvant aussi être
considérée comme un ensemble de méthodes délimité ou de pratiques hétérogènes 5. La
GPRH est en quelque sorte l’introduction de la notion de temps dans la gestion des
entreprises par l’analyse de décisions appropriées et le pilotage de la performance RH 6. Il
s’agit de mieux cerner le futur qui pèse sur les décisions stratégiques actuelles et donc de
mieux anticiper et prévenir les difficultés.
Besoins
Analyse des écarts Prise de décision
Ressources
La GPRH a entraîné des logiques liées aux événements socio-économiques avec comme fil
conducteur la gestion prévisionnelle en général comme le montre le schéma suivant :
5 ème
WEISS D. (2005), Ressources Humaines, 3 édition, Paris, Editions d’Organisation, 492-493
6
GILBERT P. (2006), La gestion prévisionnelle des ressources humaines, Paris, La découverte,
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GPRH
Logique de gestion
G P Effectifs
Gestion prévisionnelle des effectifs
GPE
Gestion prévisionnelle des emplois
GPPEC
Gestion prévisionnelle et préventive des
emplois et des compétences
Dans le tableau ci-dessous, nous reprendrons dans le détail ces différentes modèles
théoriques 7 de la gestion prévisionnelle des ressources humaines.
7
GILBERT P, op.cit 31 à 61 et WEISS D., op.cit 493-498
diplômés) ;
- Etude de l’évaluation des besoins à
court, moyen et long termes, et
projection des départs à la retraite.
1970- Gestion Influence de l’Ecole - Pour la gestion des cadres ;
1975 Prévisionnelle des Relations - Les attentes se situent au-delà d’un
des Carrières Humaines simple emploi et portent sur un
(GPC) véritable déroulement de carrière ;
- Un contrat moral entre le cadre qui
reste fidèle à son entreprise, lui
donne sa confiance, en défend les
intérêts, et l’entreprise qui promet
sécurité, promotion et progression
de carrière à ses collaborateurs.
1980 G P Emploi Ere de l’entreprise - Conjoncture économique difficile
citoyenne suite aux deux chocs pétroliers ;
- Aggravation du chômage et
déficits de main-d’œuvre dans
certains secteurs ;
- Recherche de nouvelles approches
de l’emploi (obliger les entreprises à
anticiper les événements
économiques).
1990 GPPEC Ere de l’entreprise - Approche qualitative et
flexible avec la individuelle avec la compétence ;
gestion prévisionnelle - Apparition de la notion
des compétences d’« emploi-type » ;
- Gestion anticipée des compétences
(amélioration de l’employabilité du
salarié).
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Depuis Gestion L’âge est vu comme - Vieillissement de la population
2000 prospective des une variable qui active et baisse de la natalité ;
8
âges s’impose - Départs à la retraite de moins en
moins compensés par des jeunes ;
- Etudes de l’évolution des métiers
et des pertes de compétences ;
- Initiatives des entreprises pour
mettre en place une gestion des
âges : accompagnement des salariés
en dernière partie de carrière vers
des fonctions plus transversales
(tutorat, formation, conseil),
cohabitation jeunes-anciens,
capitalisation et valorisation des
compétences, aménagement des
postes et du temps de travail.
Il est surprenant au départ d’entendre parler de GPMC alors que le terme de GPEC est le
plus courant.
L’intégration et la prépondérance de la démarche métier au sein de la fonction publique se
fait dans un premier temps au sein de la fonction publique d’Etat (FPE), dans les années
2000, afin de rendre les emplois de l’administration plus lisibles. Cette lisibilité est
nécessaire pour :
Assurer une meilleure transparence à l’égard des citoyens sur « ce que font les
agents de l’Etat »
Mieux valoriser le travail effectué.
Rendre les besoins en compétences de l’Etat plus lisibles par le marché du
travail
Favoriser une gestion dynamique des ressources humaines
Si la clé de voûte de la démarche métier réside dans l’élaboration d’un référentiel métier,
c’est paradoxalement en dernier, autrement dit un an après celui de la FPH et deux ans de
la FPT que va être mis en place le répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME)
et ce probablement au regard de la forte diversité des métiers et des effectifs de la FPE.
Ensuite c’est la fonction publique territoriale qui met en avant cette dimension métier dans
le cadre d’études liées à la décentralisation et à l’émergence de nouvelles politiques
publiques.
Dans la fonction publique hospitalière, le terme GMPC supplante celui de GPEC au
moment de la conception du Répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière
édité en 2004.
L’autre raison qui explique cette préférence au mot « métier » est d’origine sémantique et
la confusion possible avec le « tableau des emplois » dans les établissements de santé qui
correspond au recensement des corps et grades. Par ailleurs, il est plus facile pour les
professionnels, dans le cadre des processus de gestion RH, de raisonner en termes de
métier que d’emploi ou d’emploi-type surtout en cherchant les rapprochements avec les
grades qui sont à la base des descriptions générales d’activités.
2.1 La GPEC
Une première définition nous dit que la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des
Compétences est une démarche d’ingénierie des ressources humaines qui consiste à
concevoir, à mettre en œuvre et à contrôler des politiques et des pratiques visant à réduire
de façon anticipée les écarts entre les besoins et les ressources de l’entreprise tant sur le
plan quantitatif (effectifs) que qualitatif (compétences) 9.
Une autre définition, très similaire, issue du Guide de gestion prévisionnelle des emplois et
des compétences du Ministère de la Santé (1997) nous dit que la gestion prévisionnelle de
l’emploi et des compétences consiste en la conception, la mise en œuvre et le suivi de
politiques et de plans d’actions cohérents visant à réduire de façon anticipée les écarts entre
les besoins et les ressources humaines de l’établissement, tant en termes d’effectifs que de
compétences, en fonction de son plan stratégique, ou au moins d’objectifs à moyen terme
8
GILBERT P., op.cit. 50-54
9
WEISS D., op.cit. 498
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bien identifiés, et en impliquant le salarié dans le cadre d’un projet d’évolution
personnelle 10. Ces deux définitions s’accordent sur trois points :
- réduire les écarts entre les besoins et les ressources humaines de l’entreprise ou
l’établissement ;
- agir avec anticipation ;
- tenir compte de l’aspect quantitatif (les effectifs) et de l’aspect qualitatif (les
compétences).
10
DERENNE O. LUCAS A. et alii « Le développement des ressources humaines » Rennes
éditions ENSP, 2002. 294p Collection Manuel de gestion des ressources humaines dans la
fonction publique hospitalière, tome 2.
11 ème
AUBRET J, GILBERT P. et PIGEYRE Frédérique (2005), Management des compétences, 2
édition, Paris, Dunod, 14
12
Ibid 15-16
suppressions de postes. C’est pourquoi, on parle de GPEC de deuxième génération depuis
la loi Borloo de cohésion sociale du 18 janvier 2005. Cette loi oblige les entreprises de plus
de trois cents salariés à négocier un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des
compétences en amont d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE)* 13.
Un point capital de la démarche GPMC, à l’instar de tous projets, est de s’accorder sur la
définition des notions et termes associés utilisés. Reposant sur l’étude d’autres répertoires
des métiers, sur les documents d’organismes comme l’ANPE, l’AFPA*, le CEREQ ou
encore sur les travaux d’experts, le répertoire des métiers de la FPH de 2004 tente de
définir un certain nombre de concepts :
a) La compétence
Tout comme le métier, la compétence est au cœur de la GPMC, ne serait ce que du fait
qu’elle en constitue l’acronyme, et va bien au-delà de la définition du dictionnaire Le
Robert qui la décrit comme « une connaissance approfondie, reconnue, qui confère le droit
de juger ou de décider en certaines matières ».
Etymologiquement la compétence vient du latin competens, competere, et de l’indo-
européen pete, pot (pouvoir) ce qui lui donne deux acceptions :
convenir : réunir à, être en état de, convenable pour
rivaliser, compétition (notion de pouvoir)
13
La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 consacre cette appellation en lieu et place du terme
« plan social »
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produit des résultats, satisfaisant à certains critères de performance
Dans son rapport en 2003 sur les modalités et conditions d’évaluation des compétences
professionnelles des métiers de la santé, le Professeur MATILLON précise que « la
compétence, pierre angulaire de l’organisation juridique des professions de santé, permet
de fixer les bornes du licite et de l’illicite dans l’intervention de professionnels sur le corps
d’autrui, mais ne fait que postuler la capacité réelle des professionnels à intervenir
pertinemment »14.
Ce point n’est pas sans soulever la difficulté d’évaluer réellement les compétences des
agents et la volonté d’évoluer dans la fonction publique d’une exigence réglementaire de la
notation à une culture de l’évaluation.
b) Le métier
14
MATILLON M. Modalités et conditions d’évaluation des compétences professionnelles des
métiers de la santé. Rapport de mission d’août 2003
Dans la nomenclature des emplois types de 1990, les métiers hospitaliers étaient décrits sur
la base des activités relevant de quatre axes (technicité, information, communication et
contribution économique).
Il s’agit de certains métiers exercés au sein de l’hôpital, qui sont susceptibles de connaître
les plus fortes évolutions, voire de subir des contraintes au plan démographique, social ou
organisationnel ou encore en termes de compétences ou de qualification.
Cinq critères peuvent être mis en évidence en vue de qualifier un métier dit « sensible » :
L’évolution : lorsque le contenu du métier évolue au point de modifier le profil
professionnel requis
La réduction : la tendance envisageable de réduction importante des effectifs,
au-delà du mouvement « naturel » des départs à la retraite
Le développement : les métiers qui seront amenés à occuper une place plus
importante à l’avenir pour le développement d’activités, et dont les effectifs seront
insuffisants
Le blocage : il désigne les métiers peu attractifs car pénibles et ne nécessitant
pas un niveau de qualification élevé
Le risque : les métiers comportant des fonctions, des tâches qui feront l’objet
d’une nouvelle répartition du fait de l’évolution du contenu d’autres métiers voisins
Bien qu’il ne soit pas défini au sein du répertoire DHOS des métiers - ce dernier souhaitant
en effet s’arrêter au niveau du métier afin de laisser une souplesse aux établissements dans
leur appropriation et appellations des termes - l’emploi est un « ensemble homogène de
postes de travail » ou encore « un regroupement de plusieurs activités ».
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Au sens du droit de la fonction publique, l’emploi est dissocié du grade dans le sens où le
fonctionnaire peut prétendre à la garantie de son grade mais non de son emploi. En outre
un même grade peut permettre d’accéder à différents emplois.
- Le corps et le grade
Bien que faisant l’objet de débats fournis notamment à la suite de la remise du livre Blanc
sur la Fonction publique de Monsieur Jean Ludovic SILICANI, le corps et le grade
demeure encore aujourd’hui les unités d’œuvre d’une typologie spécifique de la fonction
publique. Ainsi selon l’article 29 du statut des fonctionnaires, « les fonctionnaires
appartiennent à des corps qui comprennent un ou plusieurs grades et sont classées, selon
leur niveau de recrutements, en catégories. Ces corps regroupent les fonctionnaires
soumis au même statut particulier et ayant vocation aux mêmes grades »15.
- Le poste de travail
- L’activité
15
Article 29 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 po rtant dispositions statutaires relatives à la
fonction publique de l’Etat
- La « spécificité métier »
- La « spécificité agent »
Il s’agit ici de compétences détenues par un agent n’ayant pas de lien direct avec celles
requises dans son métier. Elles constituent pour autant de ressources pour l’agent et pour
l’institution.
Traiter des enjeux de la GPMC revient, bien avant d’identifier les facteurs d’évolution, à
replacer la stratégie d’une politique de gestion des ressources humaines avec une
préoccupation particulière, celle de dépasser le cadre temporel annuel c'est-à-dire de la
nécessaire mise en perspective de l’action humaine dans la durée. Pour ce faire il faut
pouvoir compter sur :
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Au-delà de la communication grand public, un certain nombre de dispositifs
d’accompagnement et d’aides (allocations d’études, bourse…) viennent soutenir depuis
une dizaine d’années cette démarche d’attractivité.
Ainsi décliné en matière de GPMC, les enjeux sont donc d’anticiper et d’accompagner les
évolutions pour faire face aux demandes et aux besoins en prenant en compte les aptitudes
et les aspirations individuelles.
En effet la fonction publique hospitalière est confrontée à une évolution globale et
complexe qui peut être décomposée en facteurs de nature différente qui interagissent entre
eux : démographiques, médico-économiques, socioculturels, technologiques,
réglementaires et organisationnels. Il nous importe ici de mettre en évidence cinq grands
domaines qui vont impacter les ressources humaines, l’organisation du travail, et plus
particulièrement les emplois et les compétences.
Les données disponibles sur les tendances démographiques des dix prochaines années se
recoupent. En effet, selon une étude menée par la DHOS16, les départs à la retraite dans la
FPH représentent sur la période 2003-2015, 41% des effectifs de 2002, le pic devant se
situer en 2012 avec près de 30 000 départs. Ainsi en 13 années, les départs annuels en
retraite auront progressé de 230%.
Il convient toutefois d’être vigilant sur cette projection dans le sens où elle ne prend pas
précisément en compte la réforme du système de retraite en 2003 qui va accroître la
période des départs en retraite en raison de l’allongement progressive de la durée de
cotisation.
Aussi même si les tendances par filières restent identiques, nous observons quelques
disparités à savoir le taux de départs projetés à 2015 est de 58% pour la filière technique et
ouvrière, de 56% pour la filière de soins, de 50% pour la filière médico-technique et de
47% pour la filière administrative. Si nous regardons de plus près au sein de ces mêmes
filières on remarque certaines dispersions en fonction des métiers. Ainsi les métiers
d’encadrement de soins révèlent les proportions de départs les plus massives, 85% pour les
cadres de santé, 92% pour les directeurs de soins et 95% pour les cadres supérieurs.
16
Ministère de santé, de la famille et des personnes handicapées, DHOS, « Fonction Publique
Hospitalières, Données démographiques horizon 2015 », mai 2003
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 25 -
Si d’emblée on prend acte de cette problématique caractérisant le vieillissement des agents
hospitaliers, il faut aussi l’inscrire plus largement dans un contexte national, voire
européen, du vieillissement de la population. A ce titre l’hôpital doit donc faire face à une
problématique à deux visages dans le sens où elle est certes affectée par le vieillissement
de son personnel mais également par une autre évolution, tout autant importante, du moins
dans ses effets sur la gestion des compétences, c’est la démographie des usagers.
Elle suit voire anticipe tout naturellement celle des salariés et détermine progressivement
des besoins (en terme d’organisation de la prise en charge, de types de soins à pratiquer, de
compétences à détenir, de profils de postes à rechercher, de métiers à développer…)
Par ailleurs au-delà de l’évolution quantitative et qualitative des besoins, il y a également
une transformation de la demande. En effet les seniors ont une exigence plus grande que
leurs aînés. Ils sont à cet égard en phase avec l’évolution socioculturelle qui modifie
radicalement le rapport à la maladie et aux médecins/soignants.
Cette inéluctable évolution de l’espérance de vie, et nous ne pouvons que nous en réjouir,
va probablement être au cœur du positionnement stratégique des établissements au sein de
leur territoire en fonction de leurs ressources à savoir leurs besoins en volume d’effectifs
par métier mais également sur le plan qualitatif, leurs besoins en métier et en compétences.
S’il s’agit d’un enjeu collectif pour l’hôpital, il faut aussi souligner que ce nouveau et
durable contexte démographique crée dans le même temps une situation porteuse d’enjeux
pour les individus.
En effet si l’on peut craindre des risques de déqualification voire d’obsolescence
professionnelle des individus, elle recèle potentiellement de formidables opportunités
d’évolution grâce au repositionnement de métiers hospitaliers sur des contenus plus
« chargés en compétences » et donc avec des promotions sans équivalent.
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 27 -
c) L’évolution de la prise en charge du patient et des pratiques de soins
Les grandes lignes de l’évolution des pathologies prises en charge peuvent être esquissées :
plus de pathologies liées au vieillissement, une augmentation des poly pathologies et des
pathologies chroniques, des cancers, des maladies cardio vasculaires, des maladies
mentales et comportementales, des maladies infectieuses et parasitaires.
La prise en charge par les soignants de ces patients soulève un paradoxe celui d’une hyper
technicisation et d’un besoin de polyvalence dans un contexte de certification, de
protocolisation et d’évaluation des pratiques professionnelles.
Ainsi, pour conclure cette sous partie, nous pouvons dire à travers les enjeux au cœur de la
GRH et des facteurs d’évolution impactant les ressources humaines combien la gestion des
compétences devient un enjeu tant collectif qu’individuel. « Ce n’est pas tant la nature et
l’ampleur des changements que la vitesse avec laquelle ils s’opèrent » qui impose aux
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 29 -
équipes de direction et aux cadres de « panser et de repenser » leur organisation, leur
organigramme et de se former à la démarche métiers/compétences.
Nous avons pu voir dans quelles mesures il est impossible de s’affranchir du corpus de
définitions, de concepts autour de la GPEC, GPMC dans le cadre de la fonction publique et
donc de l’hôpital public. La mobilisation de ces éléments théoriques à travers des
ouvrages, des revues spécialisées mais aussi par le biais de cours, de conférences est une
condition sine qua non pour se lancer dans une démarche de GPMC dans son
établissement. Toutefois est elle suffisante ? Probablement pas. Il semble autant précieux et
si ce n’est plus de pouvoir échanger, à partir de réseaux de professionnels aguerris ou non,
autour des expériences qui ont pu être ou qui sont menées dans d’autres structures si
possible comparables. C’est une démarche indispensable pour éviter les écueils et
identifier, comprendre les conditions de réussite d’autre part. C’est pourquoi j’ai choisi
dans le cadre de ce travail de faire constamment appel à l’expérience, au vécu mais
également aux représentations, aux inquiétudes de professionnels qui ont pu notamment
s’exprimer dans le cadre d’entretiens.
L’objet de cette sous partie est donc d’exposer la méthodologie d’investigation que j’ai pu
mener sur la problématique de la GPMC à l’hôpital et de présenter dans un second temps la
synthèse de l’analyse des entretiens ainsi réalisés.
4/ LE TRAVAIL D’INVESTIGATION
a) Le choix de l’entretien
Tout d’abord il convient de préciser que j’ai choisi la méthode par entretiens dans la
mesure où il s’agit d’une technique d’enquête qui permet le recueil d’informations
particulièrement adaptées pour explorer un sujet que l’on connaît peu mais également de
recueillir le sens que les acteurs donnent à leurs pratiques, leur système de valeurs, leurs
repères normatifs ou encore la lecture qu’ils ont de leur propres expériences.
Ensuite, il m’est apparu rapidement nécessaire de procéder à deux types d’entretiens et ceci
en vue de répondre à deux difficultés.
En effet dans le cadre de ce travail d’analyse et de recherche il m’intéresse de savoir « en
quoi la GPMC s’impose t elle aujourd’hui à l’hôpital public ? ».
Ainsi j’ai fait le choix d’élaborer deux types de guides d’entretien (entretiens A et
entretiens B) :
L’un (entretiens A) destiné aux professionnels et plus particulièrement aux
Directeurs des Ressources Humaines qui ont eu à accompagner la mise en place d’une
GPMC au sein d’un hôpital ou tout au moins qui ont été amenés à se poser un certain
nombre de questions autour de l’intérêt de se lancer dans ce type de projet.
L’autre (entretiens B) destiné à l’encadrement du CHIELVR, qui a pu être
sensibilisé à la démarche métiers/compétences et qui légitimement se pose un certain
nombre de questions tant sur l’intérêt que sur la mise en œuvre de ce dispositif.
Cette méthodologie me permet de disposer à travers les deux types d’entretiens d’échanges
riches avec des positionnements, des connaissances et des représentations différentes.
L’ensemble des personnes sollicitées sont des acteurs plus ou moins engagés dans cette
démarche ce qui permet, malgré une orientation de la population choisie pour les
entretiens, de disposer d’un échantillon hétérogène.
Enfin le type d’entretien retenu a été celui de l’entretien semi directif permettant « de
favoriser la production sur un thème donné au moyen de stratégies d’écoute et
d’intervention ». Ce type d’entretien semble également avoir été très apprécié des
personnes interviewés qui se sont vues accorder un espace d’échange tout en étant guidé à
travers des thèmes, ce qui permet une plus grande spontanéité et une liberté d’expression.
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 31 -
b) Les personnes sollicitées
Dans le cadre des entretiens A, j’ai sollicité 11 personnes, qui excepté une, ont toutes été
DRH et occupe encore pour la grande majorité (9 sur 10) cette fonction.
Sur cet échantillon ciblé, 6 personnes ont pu me proposer un entretien, une personne m’a
renvoyé vers une autre « plus compétente ».
Ces entretiens se sont fait principalement par téléphone et ceci à leur demande sur une
durée oscillant entre 40 minutes et 1H30. La moyenne se situant à une heure.
Entretiens A :
Bien que la relation de face à face n’ait pu être permise notamment en regard des distances
géographiques, tous les entretiens téléphoniques se sont déroulés en fin de journée afin que
les personnes interviewées ne soient pas dérangées par d’autres activités.
J’ai proposé systématiquement de reporter l’entretien si cela était nécessaire. C’est donc
dans un climat serein que l’entretien semi directif à pu se réaliser.
Entretiens B
Les personnes ont pu échanger librement et « rebondir » aux interventions notamment de
chacune d’entres elles. J’ai pu conduire cet entretien sur une durée de deux heures à partir
du guide d’entretien17.
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 33 -
e) Les avantages et les limites
L’interaction des personnes entre elles au sein du groupe est un avantage incontestable
dans le sens où la réflexion des uns enrichie la parole des autres.
Cependant dans ce type d’entretien, le groupe et la personnalité de certains individus
peuvent inhiber la parole d’une personne.
Par ailleurs comme toute interaction, la situation d’entretien n’est pas neutre. Aussi les
propos de l’interviewé sont toujours liés à la relation qui s’instaure entre lui et
l’interviewer. Bien que n’ayant aucun rapport hiérarchique avec les cadres, mon
positionnement de chargé de projet « GPMC » à la DRH a probablement, dans le cadre de
cet entretien de groupe, influencé certains propos. C’est une limite dont il faut tenir
compte.
17
Annexe 1
• Les enjeux
- Ils sont autant internes qu’externes
- Anticiper et accompagner les évolutions ayant un impact sur les métiers
- C’est de repérer « les vrais métiers » et les « vraies compétences », « les métiers
sensibles »
- C’est aussi de décider de la politique globale des RH
- De faire connaître l’ensemble des métiers présents à l’hôpital afin d’être attractif
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 35 -
Le Système d’Information Ressources humaines
- Sans système d’information fiable, point de GPMC
- C’est de cet outil que pourront être accentuées les actions d’anticipation et de
management
Impact organisationnel
- Mise en place de la démarche métiers/compétence dans la gestion quotidienne des
personnels
- Evolution de l’entretien annuel (de la notation à l’évaluation notamment à travers
des dossiers de progression)
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 37 -
PARTIE II : LA MISE EN PLACE DE LA GPMC AU CHIELVR
Afin d’éviter toute confusion dans la compréhension des termes, il convient de dissocier :
Le référentiel métiers qui est le répertoire des métiers de la DHOS.
Le répertoire a été élaboré, en 2004 pour sa première version, dans le cadre de
l’observatoire national des emplois et des métiers de la fonction publique hospitalière. Il
s’agit d’une démarche nationale avec la participation de plus d’une centaine de personnes
pendant près de dix-huit mois pour son élaboration, sa diffusion et sa mise en œuvre. Un
point particulier a concerné la conception d’un lexique comme langage commun. En effet,
des mots tels que « métier », « emploi » et « compétence », nous l’avons vu, sont assez
difficiles à définir car ils sont polysémiques. Le métier a donc été pris comme la maille de
description pour le document et non l’emploi. Le répertoire devait décrire des ensembles
larges d’activités et de compétences sans rentrer dans le détail des organisations, à charge
ensuite pour chaque établissement de décliner ce travail en emplois et en spécificités.
Il est également un excellent outil de gestion des ressources humaines dans la mesure où il
peut servir à :
- Repérer les besoins en formation, soit par métiers, soit transversaux à plusieurs
métiers et sur cette base, bâtir des actions de formation et/ou construire des formations par
modules de compétences ;
- Compléter des profils de recrutement, des supports pouvant servir à l’évaluation…
Ensuite le répertoire peut se révéler un outil utile de communication en interne sur les
métiers (en termes de reconversion, d’évolution et d’élaboration de projet professionnel
pour les personnels) mais également en externe (en termes de présentation des métiers, de
leur contenu et de leur accessibilité).
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 39 -
Pour la gestion individuelle des ressources humaines
La fiche métier contenue dans le répertoire peut être un repère pour tous ceux qui
souhaitent faire un point sur leur carrière et l’expérience acquise et notamment l’utiliser
pour préparer un bilan de compétences.
Par ailleurs l’identification des passerelles (courtes et longues) rend possible la définition
de parcours de mobilité vers d’autres métiers.
Ainsi il permet :
- d’évaluer et valoriser le professionnalisme mais aussi développer l’auto-
évaluation dans le cadre du bilan de compétences ;
- de recruter en fonction des profils et des pré-requis ;
- de définir des parcours de reconversion et de mobilité ;
- de développer les pratiques de validation des acquis
Bien que les établissements aient intérêt à élaborer eux même leur répertoire afin de mieux
prendre en compte leurs spécificités, il n’en demeure pas moins qu’il paraît opportun de le
construire à partir du référentiel métiers de la DHOS et désormais à partir de la Version 2.
Le Référentiel des métiers est donc avant tout un guide, il ne se substitue pas aux règles en
vigueur dans la fonction publique et notamment aux règles statutaires en matière de
recrutement. Il ne constitue pas non plus un « référentiel métier » au sens de référentiel des
activités et des compétences mais aborde simplement les savoir-faire clés et connaissances
principales pour chaque métier. Le référentiel des compétences commun aux familles
professionnelles est l’étape suivante après l’élaboration d’un répertoire des métiers. Ces
référentiels de compétences cherchent à évaluer avant tout l’activité avec des grilles à
critères classants et sont souvent complexes.
Famille
( de A à G en fonction du nombre par domaine)
Sous-famille
( de 1 à 6 en fonction des familles)
Métier
(de 1 à 9 en fonction du nombre
de métiers dans la sous-famille)
Famille
(de 10 à 90 en fonction des familles)
Sous-famille
(de A à Z en fonction des familles)
Métier
(de 10 à 90 en fonction du nombre
de métiers dans la sous-famille)
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 41 -
Les éléments de description du métier demeurent à partir :
- Des activités principales requises
- Des savoir faire requis
- Des connaissances associées aux savoir-faire et leur niveau requis
mais également
- Des conditions d’exercice du métier y compris les pré-requis spécifiques
- Des métiers d’évolution professionnelle (passerelles courtes et longues)
- Des équivalences statutaires éventuelles
- Des facteurs et tendances d’évolution à moyen et long terme et leurs impacts
possibles sur le métier
Les logiciels dédiés aux Ressources Humaines sont actuellement « P-Pub » et « Business
Object ». C’est essentiellement « P-Pub » qui est utilisé à la DPRS* pour gérer le dossier
des agents (ancienneté, mouvements, mise en stage, titularisation…) et traiter la paie. C’est
donc plutôt une logique de gestion administrative de dossiers que l’on rencontre avec
« P-Pub ».
« Business Object » est un logiciel davantage utilisé pour faire des extractions de données
et faire des statistiques, des tableaux, facilement transposables sur « Excel ». Ce logiciel
utilise les données saisies dans « P-Pub » en proposant des listes d’agents par service, par
pôle, par âge ou par ancienneté. Toutefois « Point de GPMC sans système d’information
fiable », c’est pourquoi bénéficiant d’un accompagnement pour l’acquisition d’un logiciel
GPMC, nous rédigeons actuellement le cahier des charges du module, quelque part « une
brique » qui pourra être intégré à un système d’information en ressources humaines
(SIRH), ce que souhaite acquérir l’établissement dans le cadre du plan hôpital 2012.
Le CHIELVR souhaite dans un premier temps se doter d’un outil informatisé plus
performant lui permettant :
De recenser, structurer et exploiter toutes les données relatives aux effectifs, aux
métiers et aux compétences de l’ensemble des agents du CHIELVR (pyramides des âges et
simulations prospectives en annexe 2, redéploiement de populations, analyse du
patrimoine des compétences…)
D’informatiser la cartographie des métiers et des compétences par agents et par
secteurs
De réaliser des entretiens d’évaluation et des entretiens de formation et recueillir
les souhaits de mobilité, les besoins de formation
De traiter les problématiques de gestion individuelle des compétences : aires de
mobilité, chemin de carrière, orientation…
De rendre chaque agent du CHIELVR acteur de son évolution professionnelle.
Quant au SIRH, il regroupe l’ensemble des informations relatives aux ressources humaines
et aux processus qui permettent de les gérer. Il a pour intérêt :
De distribuer, par l’intermédiaire d’un portail, à chaque type d’acteur les
services et les données auxquels il est autorisé à accéder ;
De fournir des modules correspondants aux grands domaines fonctionnels qui
déterminent les fonctions ou nécessaires à l’automatisation de la gestion et de l’aide à la
décision ;
De constituer des bases de données permettant de stocker l’information.
Si la stratégie est « l’art de coordonner des actions pour atteindre un but », il ne peut
certainement y avoir à l’hôpital de stratégie sans prise en compte de sa principale richesse
que sont les hommes et les femmes qui y travaillent.
En effet, l’hôpital a ceci de particulier qu’il est une collectivité humaine dont la mission
première est de prendre en charge d’autres êtres humains, généralement en situation de
souffrance, ce qui a pour conséquence, comme le dit André COMTE-SPONVILLE , que
l’exercice professionnel hospitalier n’est pas un exercice anodin, l’hôpital étant un lieu de
confrontation : confrontation à l’autre, confrontation à la mort et donc au pire et, in fine,
confrontation à soi même.
Ainsi la notion de sens est essentielle à l’hôpital, elle doit éclairer une stratégie à l’image
d’un phare balisant et donnant le cap au projet d’établissement.
Le projet d’établissement du CHIELVR se situe dans la lignée de plusieurs projets
d’établissements ambitieux et mobilisateurs. Toutefois deux points cruciaux sont à mettre
en évidence. Tout d’abord les contraintes budgétaires du système de santé ne permettent
plus à l’établissement de disposer de mesures d’accompagnement financier comparables.
Ensuite le contexte réglementaire a considérablement changé. En effet de nombreux textes
réglementaires ont modernisé les outils et les dispositifs d’organisation sanitaire et la
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
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responsabilité économique des établissements a été fortement renforcée par la mise en
œuvre de la tarification à l’activité depuis 2004.
Il n’est donc plus possible de constituer un PE* en juxtaposant les demandes d’autorisation
et de financement d’activités comme par le passé. Une démarche stratégique est nécessaire
pour resituer l’établissement au plus près de sa mission, de sa zone de population, de ses
partenariats plus ou moins formels, de ses forces et des faiblesses propres…
Si les tendances démographiques des patients se situent dans la moyenne nationale, il est à
noter que le bassin de population du CHIELVR comprend des zones de population
fortement défavorisés avec des difficultés d’accès aux soins.
Le positionnement, du CHIELVR est contrasté selon qu’il s’agit de la médecine, de
l’obstétrique ou de la chirurgie. En effet le CHIELVR fait face à une concurrence
particulièrement importante sur la chirurgie et dans une moindre mesure sur l’obstétrique
puisqu’il réalise près de 2/3 des accouchements sur son bassin de recrutement.
adapter et optimiser son organisation et ses ressources pour assurer une meilleure
prise en charge (qualité des soins, décloisonnement et fluidité des filières de prise en
charge, alternative à l’hospitalisation, équipe mobile de soins palliatifs, de gériatrie…)
Afin de répondre à ces deux axes majeurs du projet d’établissement, il est envisagé dans le
cadre d’un plan directeur soutenu par le plan Hôpital 2012 un regroupement, sur le site
principal des Feugrais à Elbeuf, de ressources actuellement dispersées posant nombreuses
problématiques notamment :
Le projet d’établissement intègre le projet social. Ce dernier est précisé par la loi de
modernisation sociale de janvier 2002 à savoir : « le projet social définit les objectifs
généraux de la politique sociale de l’établissement ainsi que les mesures permettant la
réalisation de ces objectifs. Il porte notamment sur la formation, l’amélioration des
conditions de travail, la gestion prévisionnelle et prospective des emplois et des
qualifications et la valorisation des acquis professionnels ». Négocié entre le directeur et
les organisations sociales, le projet social est un axe important du dialogue social à
l’hôpital parce que fruit d’une élaboration concertée avec les partenaires sociaux. Il
constitue un acte de management fort parce que mobilisateur des ressources humaines au
bénéfice desquelles il est élaboré et porteur de valeurs humaines, ferment de la culture de
l’établissement. Ainsi dans le cadre du CHIELVR le projet d’établissement doit pouvoir
concourir à moderniser l’organisation pour plus d’efficience et de qualité. Dans le champ
des ressources humaines il convient tout particulièrement d’assurer la continuité des
organisations. Cela se traduit en agissant sur :
L’absentéisme important sur certains métiers et sur les secteurs tel que la
gériatrie
L’amélioration des conditions de travail
Le retour à l’emploi
La formalisation et la mise en œuvre d’une politique de remplacement
L’attractivité professionnelle de l’établissement
La professionnalisation de certains métiers
La mise place d’outils de gestion du personnel
Le renforcement de l’encadrement
Le développement des compétences
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Si l’évolution de l’organisation hospitalière repose de plus en plus sur la capacité à rendre
accessible au plus grand nombre les plateaux médico-techniques, leur valeur ajoutée et
leurs performances reposent également de plus en plus sur la compétence et l’expertise des
professionnels qui les animent.
Ce projet contribue donc également à l’attractivité professionnelle de l’établissement et à
l’amélioration des conditions de travail par un meilleur positionnement des professionnels.
Il prévoit ainsi de mettre en œuvre une véritable gestion prévisionnelle des emplois,
carrières, métiers et compétences en intégrant complètement les objectifs stratégiques du
projet médical (cancérologie, pathologie cardiovasculaire, relation au patient, organisation,
logistique et management).
Cette étape cruciale du projet permet de rassembler toutes les informations quantitatives
nécessaires à un travail d’analyse. Nous avons décidé avec le groupe de travail d’utiliser le
Répertoire DHOS des métiers et le Guide méthodologique d’aide à l’identification des
effectifs pour effectuer ce recueil des métiers et des effectifs. Cette démarche comporte
deux avantages : le premier, est de disposer d’une trame existante (les fiches métier du
répertoire DHOS) et donc d’éviter de se disperser dans la création d’outils ou de grilles
inutiles. Le deuxième avantage est de proposer un projet proche de la circulaire DHOS et
donc utilisable par le Ministère pour effectuer un travail comparatif avec d’autres
établissements de santé. Le recueil de l’étape 1 va donc permettre de faire des projections
et des prospectives en termes de métiers. L’appui d’une pyramide des âges pour évaluer la
démographie des métiers en particulier de ceux dits « sensibles », une étude sur les
tendances d’évolution des métiers seront des pistes d’action possibles.18
18
Etude prospective sur les métiers de demain. Observatoire National des Emplois et des Métiers
de la Fonction Publique Hospitalière, mars 2007
C’est à partir de ce travail de recueil effectué que les deux étapes suivantes peuvent être
exploitées avec efficience.
Dans le cadre du CHIELVR et c’est le cas pour la majorité des EPS*, l’absence
d’évaluation des compétences lors des entretiens annuels ne permet donc pas encore le
recueil et l’analyse des données relatives aux compétences. Cette nécessaire évolution
pourrait être permise grâce à la transformation de la notation réglementaire en réelle
évaluation.
Ainsi cette deuxième étape va se focaliser sur l’analyse des métiers c'est-à-dire la
répartition par pôles, par domaine fonctionnel, l’identification de « nouveaux métiers »…
Sur la base du travail effectué au cours de la première étape, nous avons adapté les outils
de gestion RH à la philosophie de la GPMC. Cela veut dire concrètement qu’il convient
désormais de raisonner en termes de « fiche métier » plutôt qu’en « fiche de poste » et
communiquer de manière plus générale via le journal interne et le site Intranet en
présentant les métiers du CHIELVR. En conséquence, les fiches de recrutement, les avis de
mobilité internes ou encore les fiches d’affectation insisteront sur le métier des
professionnels et les compétences inhérentes recherchées. Le plan de formation 2009, lui
aussi, sera pensé dans cette logique.
L’acquisition du logiciel, bien que constituant une démarche à part entière notamment au
regard de l’élaboration du cahier des charges et des fournisseurs à prospecter, n’est pas
identifier ici comme une étape dans le sens où cette action est conduite parallèlement aux
autres sans relation chronologique forte.
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2.1 Le recensement des métiers et l’identification des effectifs sur
l’établissement
a) le plan d’actions
Cette étape a comporté plusieurs tâches importantes. Tout d’abord, une série d’entretiens
avec la DRH pour comprendre les enjeux et les résultats attendus au cours de la mission,
les questions importantes à se poser, les aspects à ne pas négliger, définir une
méthodologie. Ensuite, l’appropriation du Répertoire des métiers et du Fichier permanent
des corps et grades des établissements publics sanitaires et sociaux et enfin l’analyse des
fiches de poste de la Direction du Personnel et des Relations Sociales (DPRS) *.
L’objectif a été de comprendre la construction d’une fiche métier et de voir quelles
passerelles nous pouvions trouver entre la fiche métier et la fiche de poste, actuellement
utilisée.
2ème étape : 1er point avec le groupe de travail sur les réflexions menées.
Cette réunion de travail a permis de présenter et de valider les premières réflexions sur :
la proposition de méthodologie de recueil des informations
la proposition de calendrier pour la réalisation du projet
la synthèse du travail sur les fiches métier de la DPRS * qui serviront
d’exemples
les termes à utiliser dans le langage « GPMC » (métier, emploi, spécificité)
En effet un temps consacré au travail sur le lexique a pu être mené à partir du Répertoire
DHOS des métiers et des ouvrages cités dans la bibliographie.
Par ailleurs un travail a été réalisé sur des exemples pouvant être cités par filières lors de la
présentation afin de s’inscrire dans une réelle démarche pédagogique
Le travail effectué en sous groupe a été proposé pour avis à l’ensemble du groupe qui a
validé :
la présentation et le contenu des documents distribués
le lexique
les niveaux de recueil souhaités et la méthodologie de recueil.
Tous ces documents ont été diffusés au cours de la réunion avec l’ensemble de
l’encadrement.
La présentation a eu lieu avec remise des documents explicatifs à tous les cadres. La date
limite de retour des recensements a été fixée au 29 avril avec la proposition d’un appui
méthodologique permanent pour les services qui ont des difficultés à effectuer leur
recensement ou tout simplement à identifier certains métiers.
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Méthodologie de recueil
Nous avons souhaité un recueil en trois temps :
1er temps : Recenser les métiers par service/pôle et positionner chaque professionnel
dans son métier
Ce travail consiste à faire successivement :
une identification des métiers par pôle ou service
un positionnement de chaque professionnel du pôle ou service dans son métier et
son emploi
un recensement des spécificités métiers (prendre en compte les spécificités
propres au métier et sollicitées actuellement dans l’activité quotidienne des agents)
2ème temps : Comparer les missions et les compétences entre les « fiches métier » et les
activités réalisées au CHIELVR.
En effet, les fiches métier qui composent le Répertoire DHOS des métiers ont été établies
de manière globale et surtout datent dans leur conception de 2003-2004. Certains métiers
ont évolué et doivent être également appréhendés selon le contexte local propre à
l’établissement.
Il s’agit pour chaque métier de comparer la description fournie par le Répertoire DHOS des
métiers et la réalité au CHIELVR*.
3ème temps : Identifier les activités et les compétences pour un métier non répertorié
ou difficile à définir.
Le Répertoire DHOS 2004 des métiers ne pouvait pas anticiper les évolutions de certains
métiers, comme par exemple les cadres de pôles, et l’émergence de nouveaux liés
notamment au développement des technologies.
b) l’appui méthodologique
Chaque cadre a reçu par courriel un fichier avec l’ensemble des agents affectés dans leur
pôle et service. Sur ce fichier l’objectif est de remplir les cases « métier », « emploi » et
« spécificités », nos trois niveaux de recueil.
Un quatrième niveau de recueil concernant les spécificités agent a été laissé de côté et
s’effectuera au cours des entretiens individuels. Ce choix se justifie par le fait que ce
niveau touche plus personnellement l’agent qui choisira librement de mettre en avant ou
pas des spécificités. Celles-ci n’ont pas un lien direct avec le métier exercé mais peuvent
être utiles dans la carrière de l’agent et pour l’établissement. Nous avons veillé à apporter,
dans notre document explicatif remis aux cadres, un exemple détaillé par filière pour bien
distinguer les différents niveaux pour un même individu.
Au cours des entretiens et réunions avec les divers cadres de l’établissement, beaucoup de
questions ont concerné la colonne « spécificité », notamment dans la filière soignante. Ces
questions s’expliquent par le fait que beaucoup d’agents se voient confier des
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responsabilités au sein d’un service dans le cadre d’une organisation interne tels que les
référents de nombreux domaines (hygiène, hémovigilance, transmissions ciblées …). Or,
dans le recensement, l’objectif est de repérer les compétences complémentaires, celles qui
sont mobilisables même en cas de changement de métier ou d’emploi. Ainsi, si toute une
équipe détient la même spécificité, nous ne nous trouvons plus en face d’une spécificité à
proprement parler, mais d’une activité liée au métier ou à l’emploi. C’est la raison pour
laquelle, nous avons du élaborer un document explicatif pour clarifier ce point.
Ce cas de figure a été prévu dans notre réflexion et c’est la raison pour laquelle nous avons
joint à chaque tableau de recensement envoyé aux cadres, une fiche métier vierge pour leur
permettre de recueillir les informations sur les activités principales, les savoir-faire requis,
les relations professionnelles les plus fréquentes, les connaissances associées, les
conditions particulières d’exercice du métier, les pré requis indispensables pour l’exercer,
les passerelles et évolutions professionnelles vers d’autres métiers, la correspondance
statutaire éventuelle, la définition du métier et éventuellement le nom de métier trouvé.
C’est à partir de ces informations qu’une appellation métier a pu être trouvée avec les
problèmes de représentations et des valeurs qu’ils peuvent représenter (exemple une
assistante de direction qui devient secrétaire…)
En tout premier lieu l’élément à exploiter est le nombre de métiers présents au CHIELVR,
à savoir 115. Pour rappel le Répertoire des métiers identifie 183 métiers. Plus de la moitié
des métiers du répertoire sont représentés dans l’établissement (53 %), en ne tenant pas
compte des métiers nouvellement identifiés.
Ce chiffre est important et nous pouvons nous demander combien d’entreprises ou
d’établissements publics accueillent 115 métiers en leur sein ? Nous avons donc une
grande variété de compétences au CHIELVR, avec des attentes, des besoins et des profils
différents ce qui n’est pas sans faire écho avec la présentation en première partie de
l’hôpital comme une méta organisation. L’objectif de la direction est de faire coexister tous
ces métiers et qu’ils puissent s’articuler ensemble.
Ce travail supplémentaire20 qui a été demandé aux agents de la DPRS*, me renforce dans
la nécessité de faire preuve de pédagogie et de mettre en place systématiquement une
démarche d’accompagnement auprès des personnels. « Donner le sens à l’action » mais
aussi et surtout « de donner du sens à l’action » me semble être les premières conditions de
réussite d’un tel projet.
Ainsi il convient de prendre en compte le fait que la GPMC n’est pas uniquement l’affaire
de la DRH, elle concerne l’ensemble des professionnels et plus particulièrement
l’encadrement, dans toutes ses dimensions, qui est le plus à même de mesurer l’adéquation
des effectifs aux besoins futurs et de prévoir l’évolution des métiers et des compétences qui
y sont rattachés. Cette implication de tous ne peut se faire sans le partage par tous de
l’information. C’est certainement la deuxième condition de réussite.
Nous avons pu voir que, six mois après le début de mon stage, un certain nombre d’actions
ont pu être menées. Ainsi à ce jour le CHIELVR dispose désormais de :
• la liste de tous ses métiers y compris des métiers nouvellement identifiés
• la majorité des effectifs répartis par métier
• fiches métiers adaptées aux activités réellement réalisées au chielvr
• premiers éléments quantitatifs d’analyse
Bien sûr il faut prendre conscience que cette première étape est autant essentielle qu’elle
est fortement chronophage. Elle constitue les fondations d’un édifice qui doit être
suffisamment solide pour s’inscrire dans la durée et dans le même temps raisonnablement
façonnable pour pouvoir s’adapter aux évolutions. C’est également ici une condition de
réussite pour le projet que de laisser du temps.
19
Annexe 6
20
Annexe 7
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 57 -
Il s’agit dans la gestion des Hommes d’une variable essentielle, qu’elle soit objective à
travers des durées d’études, des délais de procédures, des contraintes réglementaires mais
aussi subjective au regard du poids des habitudes et de l’évolution lente des
comportements et des organisations.
Mais ce premier semestre a aussi été l’occasion d’inscrire l’établissement dans une
révolution culturelle autour de la dimension « métier et compétence ». Il a ainsi pu être
observé une atténuation constante des résistances aux changements. En effet comme le
formule Antonio Machado, « le chemin nous fait autant que l’on fait le chemin ».
La mise en place de la GPMC est un véritable outil de conduite du changement et même un
levier de ce changement. Il aide à la mise en cohérence au sein de l’ensemble des pratiques
de GRH et il favorise l’adéquation entre la question des ressources humaines et la stratégie
de l’établissement.
La mise en place d’une GPMC entraîne un certain nombre d’actions qui nécessitent un
ensemble de moyens humains et technologiques à prendre en compte préalablement.
Cette évaluation préliminaire des ressources dédiées permet indiscutablement d’éviter des
projets trop ambitieux et qui ne pourront pas aboutir. C’est probablement un enseignement
fort de cette démarche.
Les limites de cette démarche sont sans aucun doute au niveau de l’intégration du corps
médical dans cette démarche de GPMC. En effet bien que nous connaissons la persistance
au sein des établissements de santé d’une gestion parallèle du personnel médical, il n’en
demeure pas moins que la ressource médicale est le point d’achoppement du
positionnement stratégique de l’établissement. Il peut alors sembler très paradoxal
d’exclure d’une démarche de gestion prévisionnelle une ressource incontournable et
devenant rare. Toutefois la difficulté réside probablement dans le fait que pour les
professionnels médicaux, c’est aujourd’hui encore essentiellement une gestion des effectifs
et non des métiers et des compétences. Ainsi intégré le corps médical dans la démarche
GPMC me semble être une piste d’amélioration possible pour l’établissement.
Un autre point peut être mis en exergue, c’est le hiatus croissant qui se crée entre la gestion
prévisionnelle des métiers et celle des compétences. En effet si l’établissement met en
œuvre un certain nombre d’actions visant à identifier et projeter les métiers, les effectifs
par métier, force est de constater que le CHIELVR, à l’instar des autres hôpitaux pour ne
pas dire des établissements public, est en retard dans la prise en compte de la dimension
compétence. En effet qu’il s’agisse de textes réglementaires portant sur l’évolution de la
notation à l’évaluation d’une part et de la persistance de la culture du grade et de la logique
de carrière au sein des organisations d’autre part, le CHIELVR n’est aujourd’hui pas en
mesure d’évaluer son capital compétence et l’arrivée du logiciel, en tant qu’outil, ne
remplacera pas le nécessaire travail d’évaluation qu’il conviendra engager.
Enfin la mise en place, de manière liminaire, d’un comité de pilotage pour l’ensemble de la
démarche GPMC semble constituer une exigence pour un fonctionnement en mode projet.
En effet le comité de pilotage doit pouvoir valider le cadrage du projet que ce soit au
niveau des objectifs, de la méthode ou encore des outils. Au chielvr, bien que le DRH ait
associé des cadres en amont du lancement de la démarche, il n’en demeure pas moins que
la constitution d’un comité de pilotage du projet dans sa globalité et non seulement dans le
cadre de l’acquisition du logiciel aurait permis probablement d’améliorer encore la
communication et de renforcer la démarche GPMC comme étant un enjeu stratégique pour
l’établissement. Le DRH, légitimement chef de projet, est alors un porteur stratégique de la
démarche dans le sens où il est là pour expliquer et convaincre mais il est aussi un
coordinateur opérationnel dans la mesure où il va planifier, organiser, suivre et donner vie
aux groupes de travail.
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 59 -
CONCLUSION
« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais c’est
parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». SENEQUE
Frédéric PIGNY - Mémoire Master 2 « GRH secteur public » - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – 2008
- 61 -
Bibliographie
Ouvrages
ACCART J-Ph., PASTY N., les métiers de l’hôpital, Paris, Berger-Levrault, 1994.
AMADIEU JF., ROJOT J., Gestion des Ressources humaines et des relations
professionnelles, collection Les Essentiels de la gestion, 1996.
AUBRET Jacques, GILBERT F., PIGEYRE F., Management des compétences, 2ème
édition, Dunod, Paris, 2005
BATAL C. La gestion des ressources humaines dans le secteur public. Paris : Les éditions
d’organisation, 1998, 2 tomes
BLANCHET A., GOTMAN A., l’enquête et ses méthodes : l’entretien, Paris, 1992,128 p
CADIN L., GUERIN F., PIGEYRE F., Gestion des ressources humaines, 3ème édition
KERLAN F., Guide pour la GPEC, 3ème édition, Paris, Eyrolles Editions d’Organisation
LEVY-LEBOYER C., la gestion des compétences, Paris, Editions d’Organisation, 1996.
Articles
Mémoires
CHARDON V., l’utilisation des outils de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des
Compétences pour résoudre les difficultés d’un service : l’exemple de la cuisine relais de
Quimper, Mémoire ENSP
BARON X., VLAMYNCK.G., La GPEC pour ceux qui en font !, février 2008
DHOS, Fonction publique hospitalière, données démographiques horizon 2015, mai 2003
Editions ENSP
Val de Reuil
Répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière, Rennes, Editions ENSP, 2004
Sites internet
www.ses.ens-lsh.fr
www.anact.fr
www.sante.gouv.fr
Conférences
ANFH, journée GPMC, Yvetôt, juin 2007.
Liste des annexes
ANNEXE 2 : Pyramide des âges et simulation des départs en retraite de l’année 2008 au
CHIELVR
ANNEXE 7 : Note d’information sur la saisie des codes métiers dans les dossiers agents
ANNEXE 1 : Guide d’entretien
Gestion Prévisionnelle des Métiers et des Compétences
et
Formation
Frédéric PIGNY
QUESTIONNAIRE
3/ Quels sont, selon vous, les enjeux majeurs de la GPMC au sein des
établissements publics de santé ?
6/ Quels sont les obstacles que vous avez, ou avez pu, rencontrer dans le cadre
de la mise en place de la GPMC dans votre établissement
8/ Existe-t-il selon vous des limites à la mise en place de la GPMC au sein des
hôpitaux ?
9/ Dans un contexte actuel de recherche médico économique, la GPMC peut elle
être assimilée, selon vous, à un outil de réduction de la masse salariale ?
11/ Les reformes en cours (formation tout au long de la vie notamment) et les
projets de loi à venir vont-ils faciliter selon vous la mise en œuvre de la GPMC ?
Frédéric PIGNY
ANNEXE 2 :
+ de 55 ans -49 17
21
51 à 55 ans -136
46 à 50 ans -185 35
41 à 45 ans -177 28
36 à 40 ans -187 25
31 à 35 ans -190 37
26 à 30 ans -186 27
21 à 25 ans -106 14
- 20 ans -8 0
Attaché Cadre
Tous Tranche Admin Admin Personnel Masseur Sage
Adm de TOTAL
Sites d'âge CAT B CAT C Infirmier Kiné Femme
Hosp Santé
53-54 ans 2 1 6 8 11 1 29
55 ans 2 1 2 5
2
56 ans 1 1 2 1 7
1 1
57 ans 2 1 1 2 8
58 ans 1 1 2
59 ans 0
60 ans et + 1 2 3
Médico-
Manip
Tous Tranche Aide Soignant Tech Prép. En Techique Technique Conducteur TOTAL
Elect TOTAL
Sites d'âge soignant CAT C CAT B Pharm CAT B CAT C ambu GENERAL
Med
et C
53-54 ans 19 8 2 4 2 35 58
55 ans 4 3 2 9 14
2
56 ans 5 2 9 16
3 1
57 ans 1 2 1 8 16
1 3
58 ans 4 2 2 1 1 14 16
1
59 ans 6 1 8 10
60 ans et + 2 3 1 1 7 10
140
ANNEXE 3 :
Profession
Poste
Activités
N o m b re d e N o m b re d e N o m b re
P a r p ô le D o m a in e f o n c t io n n e l
m é t ie r s m é t ie r s d 'a g e n t s
S O IN S
22 921
A d m in is t r a t if 82 D o n t s o u s f a m ille :
- In f ir m ie r 4 349
- A s s is t a n c e a u x 6 406
M é d e c in e d 'u r g e n c e 13
s o in s
C h ir u r g ie A n e s t h é s ie 12
S O C IA L , E D U C A T IF
6 34
M é d e c in e - s p é c ia lit é s P S Y C H O L O G IE
13
m é d ic a le s
F e m m e M è re E nfa nt 13
L O G IS T IQ U E 24 190
M é d ic o t e c h n iq u e 21
G é r ia t r ie 10 IN F R A S T R U C T U R E
E T M A IN T E N A N C E 14 34
SSR 8 T E C H N IQ U E
P IL O T A G E G E S T IO N
49 190
E T A ID E A L A
TOTAL 115 115 1369
Gestionnaire de formation
Gestionnaire informatique
Gestionnaire informatique dans le domaine du soin
Gestionnaire de recrutement
Gestionnaire d’infrastructure serveurs et réseaux
Responsable sécurité et environnement
Second de cuisine
Secrétaire comptable
Technicien en exploration fonctionnelle neurologique
Pôle Médecine d’Urgence
Infirmier
96
Aide soignant
100
90
Ambulancier
80 Brancardier
70
Secrétaire médicale
60
Agent de bio-nettoyage
50 39
40
Cadre de santé d’unité de soins et
d’activités paramédicales
30
16 Agent d’accueil
20 8 7
Assistant social
10
4 4 3 3 3 2 1 1
Psychologue
0
1
Régulateur de transports
Pôle Chirurgie-Anesthésie
Infirmier
35
Aide soignant
35 33
IBODE
30
24 IADE
25 Agent de bio-nettoyage
20
20 Secrétaire médicale
Brancardier
15
10
Cadre de santé d’unité de soins et
10 8 d’activités paramédicales
Technicien de laboratoire
4 4 4 2
5 2 1 Agent de restauration
0 Secrétaire
1
Infirmier
100
97
Aide soignant
90
80 Secrétaire médicale
80
Agent de bio-nettoyage
70
Cadre de santé d’unité de soins et
d’activités paramédicales
60 Agent de restauration
50 Psychologue
40 Brancardier
Agent en endoscopie
30 20 18
20 Technicien en exploration
fonctionnelle neurologique
5 4 4 3
Cadre de santé de secteur de soins
10 2 2 1 1 1 et d’activités paramédicales
Diététicien
0
1
Pôle Médico-technique
Technicien de laboratoire
Agent de stérilisation
20
Archiviste
15 14
15 Cadre de santé d’unité de soins et d’activités paramédicales
12
Agent de bio-nettoyage
9
10 8 Brancardier
6
4 4 4 Ergothérapeute
5 33 3 2
2 1 Magasinier
1 1 1 1
Secrétaire comptable
0
1
Technicien d’information médicale
Pôle Gériatrie
Aide soignant
136
140
Infirmier
120
Agent de bio-nettoyage
Secrétaire médicale
40 25
Lingère
10 9
20 6 5 4 3 1 1 Cadre de santé de secteur de soins et
d’activités paramédicales
0 Psychologue
1
Pôle SSR
43
45
40
A id e s o ig n a n t
35
In f ir m ie r
30 25 A g e n t d e b io - n e tt o y a g e
25
S e c r é ta ir e m é d ic a le
20
A g e n t d e r e s t a u r a t io n
15 9 C a d r e d e s a n t é d ’u n ité d e s o in s e t
d ’a c tiv ité s p a r a m é d ic a le s
10
4 C a d r e d e s a n t é d e s e c te u r d e s o in s
5
2 2 1 e t d ’a c t iv it é s p a r a m é d ic a le s
0
1
Pôle Femme Mère Enfant
Sage femme
35 33
35
Aide soignant
30 Infirmier
Auxiliaire de puériculture
25
Agent de bio-nettoyage
20 18 Secrétaire médicale
16
Infirmier en puériculture
15
11 Agent de restauration
10
8 7 Cadre de santé de secteur de soins
et d’activités paramédicales
Cadre de santé d’unité de soins et
5 d’activités paramédicales
1 1 1 1 1 1 Cadre d’unité de gynéco-obstétrique
Métiers cibles
Métiers cible
Exprim é en %
Actions à venir
…
Actions à venir
METHODE:
Actions à venir
échéance : septembre
Taux d’encadrement
Correspondance Métiers/Grades
…
Actions à venir
Système d’Information en gestion des Ressources Humaines (SIRH)
échéance : septembre
CONTEXTE
METHODE
Etablir le cahier des charges répondant aux besoins et attentes pour
le chielvr
Mesdames, Messieurs,
Le Centre Hospitalier Intercommunal Elbeuf / Louviers / Val de Reuil s’est inscrit depuis quelques
mois dans un projet de Gestion Prévisionnelle des Métiers et des Compétences.
En parallèle, nous veillons à intégrer la dimension Métier dans les processus de gestion
opérationnelle à savoir notamment lors des recrutements, des affectations ou encore des avis de
mobilité.
C’est pourquoi en vue de valoriser la dimension Métier dans la pratique quotidienne des Ressources
Humaines d’une part, et d’harmoniser sur l’ensemble de l’établissement les documents de gestion
Ressources Humaines, je vous invite à prendre connaissance et à bien vouloir respecter le modèle
d’avis de mobilité suivant.
INTITULE DU POSTE :
• Grade :
• Emploi :
• Affectation :
Nous avons été obligés de créer une nouvelle codification à 4 chiffres car la zone
de saisie dans « Fonction » ne nous permet pas d’en mettre 5.
Sur chaque fiche agent apparaîtra donc au final un code métier à 4 chiffres.
2/ La saisie
3/ La procédure
Elle est détaillée sur les différentes planches que vous trouverez en annexes.