*** CHAPITRE 01 ***
ALIMENTATION ENERGETIQUE
1-Notion de bioénergétique
2-Les dépenses énergétiques des animaux
3-La mesure des dépenses énergétiques
4-Expression de l’apport énergétiques
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1-Notion de bioénergétique
1-1-Généralité et Définitions :
*La bioénergétique : est l’étude des manifestations énergétiques qui se passent dans la
Matière vivante (MV = est l’organisme tout entier) ()المظاهرات الطاقوية
*les matières vivantes sont des transformateurs thermiques qui échangent de la matière,
de l’énergie …avec l’extérieur
*la consommation d’énergie est utilisée pour 3 types de travail cellulaire :
1-travail de synthèse chimique
2-travail osmotique
3-travail mécanique (interne et externe)
*selon Lavoisier, les nutriments sont la source d’Energie :
Nutriments + O2 CO2 + H2O + Energie
*L’homme et les animaux sont des transformateurs d’Energie potentielle en d’autre forme
d’Energie
1-2-Grands principes de La bioénergétique :
Les animaux et l’homme ------------sont des organismes hétérotrophes ; c’est-à-dire qu’ils
utilisent énergie chimique élaborée par les autotrophes (végétaux chlorophylliens) qui
élaborent, par photosynthèse au niveau des feuilles,
Des composés carbo-hydrogène -principalement glucose ,amidon -possédant une énergie
libre de formation élevé
Leur genèse (Manière dont une chose se forme, se développe.) correspond à la réduction
du gaz carbonique par l’eau, selon une réaction globale telle que :
Gaz carbonique + eau + énergie lumineuse glucose +oxygène
Au niveau des tiges et des feuilles, il y a élaboration de protéines et de lipides et les
protides et est apportée َج َلب, pour les hétérotrophes, par l’alimentation.
Dans l’organisme animal, l’énergie chimique peut être stockée sous forme de composée
Phosphorylés riches en énergie tels que
L’adénosine triphosphate (ATP),
L’adénosine diphosphate (ADP) et
La créatine phosphate (CP)
Ou servir à réaliser un travail mécanique أو تستخدم لتنفيذ األعمال الميكانيكية
(Contraction musculaire, ventilation pulmonaire, péristaltisme intestinal ; Ensemble des
contractions musculaires d'un organe creux, provoquant la progression de son contenu d'amont en aval , activité
cardiaque, …)
Ou d’un travail chimique (élaboration de nouvelles molécules)
***Toutefois la transformation de l’énergie chimique en travail n’a pas un rendement
parfais car elle produit de la chaleur
1-3- La production d’énergie par l’organisme :
Les aliments ingérés peuvent être décomposés en de nombreux substrats.
Si l’on excepte les vitamines, minéraux et autre oligo-élément qui n’interviennent pas
directement dans l’apport المساهمةénergétique,
Les aliments sont dégradés en trois grandes catégories :
***les lipides ou graisse ;
***les glucides ou sucres ;
***les protéines ;
Ces substrats se distinguent notamment par leurs propriétés énergétiques.
Glucides et Lipides sont les deux sources énergétiques privilégiées متميزpour l’exercice
La principale source d’énergie est stockée dans l’organisme sous forme de lipides
***les sucres :
Que nous utilisions les termes de glucose, sucre, glucide, hydrate de carbone ou
glycogène nous parlons de la même chose à savoir des éléments chimiques qui ont la
structure de base Cn(H2O)n ; à savoir un élément carbone, deux hydrogènes et un oxygène
Transformation chimique :
Les glucides sont présents dans la sève des plantes comme dans le sang des animaux
Ils jouent un rôle fondamental dans le métabolisme de tout le vivant
Après leur ingestion, ils sont transformés en glucose
Ce dernier est transporté par le sang vers toutes les cellules
Au repos, il est notamment capté par le fois et les muscles ou il est transformé en une
molécule plus complexe ; le glycogène
Le glycogène est en fait une suite de glucoses mis bout à bout
Un train composé de wagons-glucose
C’est principalement sous cette forme que le glucose est stocké par l’organisme
Dès que le besoin s’en fait sentir, بمجرد ظهور الحاجةle glycogène est retransformé en
glucose
La suite de réactions qu’il subit constitue la colonne vertébrale sur la quelle viennent se
greffer les autres transformations énergétiques
Cette suite de réactions est appelée glycolyse qui est la dégradation anaérobie du glucose
jusqu’au stade du pyruvate, appelée aussi voie d’[Link]
Cette voie se retrouve identique a elle-même dans la plupart des organismes
L’ensemble des réactions enzymatiques de la glycolyse se déroule dans le cytoplasme
(11) Onze enzymes participent à la dégradation du glucose et sont toutes présentes dans le
cytoplasme (figure 1)
La glycolyse peut être divisée en 3 étapes :
Etape 01 : phase d’investissement énergétique
Etape 02 : phase de scission du glucose
Etape 03 : phase de production d’Energie
Etape 01 : phase d’investissement énergétique :
Glucose circulant
Que le glucose provienne ()يأتي هذا الجلوكوز من ou du
Glycogène
La cellule ne l’utilise que sous forme de glucose-6-phosphate
A-Phosphorylation du glucose :
Cette réaction rend le glucose chimiquement plus réactif et surtout l’empêche de ressortir
de la cellule
Deux enzymes catalysent cette réaction هناك إنزيمان يحفزان هذا التفاعل
--L’hexokinase : enzyme peu spécifique, qui peut agir sur le fructose, le galactose. Elle se
trouve dans toutes les cellules
--La glucokinase : enzyme spécifique du glucose ; elle n’est présente que dans le fois
B-Isomérisation du glucose-6-p en fructose-6-p :
C-Phosphorylation du fructose-6-p en fructose-1-6-di-p
L’ATP est un inhibiteur مثبطde la phosphofructokinase (PFK), qui catalyse cette
réaction.
Etape 02 : phase de scission du glucose
A. Scission du fructose-1-6-di phosphate
B. Isomérisation de la dihydroxyacétone-p en glyceraldehyde-3-p
A l’équilibre il y a 95% de DHAP et seulement 5% de glycéraldéhyde-3-P formé. Or,
seul celui-ci est dégradé par la suite de la réaction, la réaction est donc déplacé vers la
formation du glycéraldéhyde-3-P.
Ces deux étapes forment une phase préparatoire au cours de laquelle le glucose est
transformé en deux trioses, mais aussi vers laquelle converge un certain nombre
d’hexoses pour finalement être dégradés en un produit commun
Etape 03 : phase de production d’Energie
A. Oxydation du glyceraldehyde-3-p en 1-3 di ph glycérate
B. Phosphorylation de l’ADP
C. Réarrangement intramoléculaire du 3-phospho glycérate
D. Formation du phospho-enol-pyruvate
Le départ de la molécule d’eau entraine un remaniement moléculaire qui se traduit
par l’apparition d’une liaison riche en énergie
E. Formation du pyruvate
Phosphorylation de l’ADP en ATP et oxydation du glucose en pyruvate
NB : Cette troisième étape se caractérise par la récupération de l’énergie sous forme
d’ATP et par la réduction du NAD+ en NADH, H+ qui pourra éventuellement rentrer
dans la chaine respiratoire (si la cellule dispose لديه يملكd’oxygène)
BILAN MOLECULAIRE DE LA GLYCOLYSE
Glucose + 2ADP + 2 Pi + NAD + 2pyruvates + 2ATP + 2NADH, H++2H2O
Pi : phosphate inorganique.
Devenir du pyruvate en anaérobiose
A- La fermentation lactique
Bilan chimique de la fermentation lactique :
Glucose + 2ADP + 2 Pi 2 lactates + 2ATP +2H2O
B- La fermentation alcoolique
Bilan chimique de la fermentation alcoolique :
Glucose + 2ADP + 2 Pi 2 éthanols + 2CO2 + 2ATP +2 H2O
Devenir du pyruvate en aérobiose
Lorsque la cellule dispose d’oxygène, le pyruvate est totalement dégradé en CO2 et
H2O dans une succession de réactions qui forme le cycle de Krebs
BILAN ENERGETIQUE
A-En aérobiose
Une mole de glucose en se transformant en 2 moles de pyruvate
Consomme 2 moles d’ATP (Etape 01)
Produit 2*2 moles d’ATP (Etape 03)
Produit 2*1 mole de NADH, qui ré oxydé par la chaine respiratoire fournit 2*3
ATP
La transformation d’une molécule de glucose en 2 molécules d’acide pyruvique
s’accompagne donc d’un gain de 8 molécules d’ATP.
B- En anaérobiose
1-fermentation lactique
1 mole de glucose transformée en 2 moles d’acide lactique :
Consomme 2 moles d’ATP (Etape 01)
Produit 2*2 moles d’ATP (Etape 03)
La transformation d’une molécule de glucose en 2 molécules d’acide lactique
s’accompagne donc d’un gain de 2 molécules d’ATP.
2-fermentation alcoolique
1 mole de glucose transformée en 2 moles d’éthanol :
• Consomme 2 moles d’ATP (Etape 01)
• Produit 2*2 moles d’ATP (Etape 03)
La transformation d’une molécule de glucose en 2 molécules d’éthanol
s’accompagne donc d’un gain de 2 molécules d’ATP.
Voies de remplissage de la glycolyse à partir d’autre composé.
A.A partir d’autres hexoses
1- le fructose :
Il est transformé en F6P, donc rattrape la glycolyse à ce niveau, ou en F1P puis
est scindé en triose qui rentrent dans la glycolyse.
2- le mannose :
Le mannose est transformé en mannose-6-P, puis isomérisé en F6P
3- le galactose :
Le galactose est transformé en Gal-1-P, puis isomérisé en glucose par un système
faisant intervenir des protéines (UTP) et plusieurs enzymes
B.A partir de glycogène : glycogénolyse
Le glycogène est hydrolysé avec libération du Gal-1-P (ouverture de la liaison
osidique 1-4 du glucose situé à l’extrémité de la chaine)
B.A partir du glycérol : néoglucogenèse
La dégradation des lipides peut dans une faible mesure conduire à une
gluconéogenèse à partir du glycérol des triglycéride.
Le glycérol est transformé en glycérol-3-P, puis hydrolysé en triose-P.
Une autre voie de dégradation du glucose
Le glucose peut être dégradé par une autre voie oxydative appelée :
Voie des pentoses ou des pentoses phosphates ou de Dickens-Horecker.
Le rôle principal de cette voie est de générer du NADPH, coenzyme spécifique de
certaines réactions, comme la synthèse des acides gras, des stérols…
Le NADPH n’est jamais réoxydé par la chaine respiratoire, cette voie n’a donc pas
un but énergétique (formation d’ATP).
Cette voie est donc empruntée par le glucose 6 Ph dans les tissus dont l’activité est
Occasionnellement excitée, comme les glandes fabriquant des hormones stéroïdes,
Les glandes mammaires en lactation, le foie lors de processus de désintoxication ...
Cette voie permet aussi la production de pentose : comme le ribose pour la
synthèse des acide nucléiques.
*Régulation du glucose :
Certains organes comme le cerveau ne peuvent pas utiliser d’autre combustibles (
)المواد القابلة لالحتراقque le glucose. Pour survivre ()من أجل البقاء, ils doivent
constamment puiser اسحب الماءce dernier dans le sang. D’où la nécessité pour
l’organisme de toujours maintenir constant le taux de glucose sanguin.
Tel est le but des processus de régulation de ce substrat.
A chaque instant, l’organisme compare le taux de glucose du sang a un idéal.
Si ce taux est supérieur à la valeur de référence, i met du glucose en réserve sous
forme de glycogène
Si le taux est inférieur, il prélève يأخذdu glycogène et le transforme en glucose.
En dépit de la finesse de la régulation mise en œuvre, une chute de glucose
sanguin peut survenir ; c’est l'hypoglycémie
يمكن أن يحدث انخفاض في نسبة الجلوكوز،على الرغم من دقة التنظيم المطبق
.في الدم؛ وهذا ما يسمى نقص السكر في الدم
L’hypoglycémie résulte d’une baisse du taux de glucose sanguin. Elle se traduit
par une intense fatigue qui peut aller jusqu’à la perte de connaissance.
De part la dépense d’énergie qu’il provoque, l’exercice musculaire est propice à ce
genre de réaction.
Cycle de Krebs
L’acétyl-Co enzyme A entre dans le cycle de Krebs (2 atomes de carbone), il
s’associe à l’acide oxalo acétique (4 atomes de carbone) pour former un citrate
(molécule en C6)
Les réactions se poursuivre permettant la transformation du citrate (C6) en
oxaloacétate (C3), il y a formation de composé intermédiaires, cétoglutarate (C5)
puis succinate (C4), libération de dioxyde de carbone suite a la perte d’un atome
de carbone entre les différents intermédiaire et production d’hydrogène qui, après
association avec des transporteurs, vont former des composés réduits notés RH2
(Deux type NADH2 ET FADH2)
Enfin par phosphorylation au niveau du substrat, une molécule d’ATP est
directement produite au cours de cycle
***Les Lipides
Outre leur rôle de combustibles, باإلضافة إلى دورها كوقود
Les lipides occupent une place de choix comme matériau de base des membranes
cellulaire.
Par ailleurs, ils sont d'excellents isolants électrique, mécanique et thermique.
Parmi Les variétés des lipides, seuls les triglycérides servent véritablement l'énergie
musculaire. فإن الدهون الثالثية فقط هي التي تخدم طاقة العضالت،من بين أنواع الدهون.
Ils forment, en termes quantitatifs, la réserve d'énergie la plus importante de l'organisme.
Ils sont stockés à l'intérieur des cellules sous forme de gouttelettes.
* Transformation chimique
La première partie de la transformation d'un triglycéride est effectuée par une suite
de réactions appelée lipolyse. Elle aboutit à la formation d'une molécule de glycérol et
de trois molécules d'acides gras libres (AGL). Les acides gras devenus libres sont
diffusés dans le sang et transportés à tous les sites du corps ; en particulier dans les
fibres musculaires.
A l'intérieur du muscle, les AGL pénètrent dans les centrales énergétiques des
cellules : les mitochondries.
Ils y sont détruits par une suite de réactions appelées bêta-oxydation.
Ce procédé nécessite de nombreuses étapes. Il ne peut se faire qu'en présence
d'oxygène et, paradoxalement, ( ومن المفارقة- )بشكل متناقضil réclame de
l'énergie.
Pour utiliser l'énergie des acides gras, l'organisme doit donc fournir de l'énergie et
utiliser de l'oxygène.
Les conséquences sont doubles :
*La vitesse de formation d’énergie à partir des graisses est très lente. Voilà pourquoi
la réserve d'énergie la plus importante de l'organisme est aussi la plus difficile à
utiliser.
*L'utilisation des graisses impose une consommation d'oxygène supérieure à celle
requise pour les glucides. Pour indication, la différence de rendement est de l'ordre de
10%.
Toutefois, si nous raisonnons en valeur absolue, les lipides sont beaucoup plus
énergétiques que les hydrates de carbone. La dégradation d'une molécule de
triglycéride libère 13 fois plus d'énergie que celle d'une molécule de glucose !
Rapporté à un gramme de substrat, les lipides apportent 9 kcals contre 4-5 aux
glucides et aux protides.
En dépit de leur spécificité, ( )على الرغم من خصوصيتهاles dégradations respectives
des glucides et des lipides ne sont pas indépendantes. A un certain niveau de leur
dégradation, le glycérol et les triglycérides rejoignent la glycolyse .la transformation
complète des lipides utilise donc partiellement la voie des glucides.
La conséquence directe est que l’utilisation des lipides nécessite la dégradation
concomitante مصاحبdes glucides. Si par manque de glucides, la glycolyse se
ralentissait, la lipolyse devrait suivre la cadence imposée.
***Les protéines
Si les protéines sont réservées avant tout à fa construction et la restauration de
l'organisme, les acides aminés qui les composent peuvent entrer pour près de 10% dans
la couverture énergétique de l'exercice. Pour cela, ils doivent subir quelques
modifications.
Transformations
Certains acides aminés peuvent être convertis en glucose ou transformés en
métabolites - comme le pyruvate ou l’Acétyl-CoA - s'intégrant à la voie des glucides.
Nous retrouvons une nouvelle fois le rôle central joué par la filière des glucides.
Au cours de ces réactions, de l'azote est libéré. Une partie est employée pour
former de nouveaux acides aminés. L'autre partie est convertie en urée.
Cette transformation demande de l'énergie. Le résultat est que l'utilisation des acides
aminés pour l'exercice n'est pas très rentable.
خالصة القول هي أن استخدام األحماض األمينية للتمرين ليس فعاًال من حيث التكلفة.
Les animaux d’élevages sont groupés en 3 catégories :
1- Les ruminants (polygastrique) : (ovin – bovin – caprin) : capable de fermenter
les constituants pariétaux (cellulose – hémicellulose- pectine – lignine) dans le
rumen.
2- Monogastrique herbivore (cheval et lapin) : capable de fermenter les
constituants des parois dans le gros intestin.
3- Monogastrique non herbivore (volailles) : dont la ration contient de faible
quantité de cellulose
Les dépenses énergétiques correspondent à une production de matière (fœtus,
œuf, ...) يتوافق إنفاق الطاقة مع إنتاج الموادcontenant de l'énergie chimique et une
production de chaleur provenant du fonctionnement de l'organisme (Drogoul et al,
2004).
On a trois types de dépenses :
• Les dépenses énergétiques d’entretien : inhérentes متأصلau maintien de la vie et
au fonctionnement normal de l'organisme, sans tenir compte des productions.
• Les dépenses énergétiques de Production : correspondent à l'énergie contenue dans
les produits.
• Les dépenses énergétiques consécutives à l'utilisation des aliments permettant de
satisfaire les dépenses d'entretien et de production : Elles se manifestent par une
production de chaleur et sont appelées extra-chaleur*.
*** Dépense physiologique ou besoin :
C’est la quantité totale d’un nutriment (Energie) perdu, fixé ou secrétée par
l’animal on bonne santé, placé dans les conditions de milieu optimale recevant une
ration bien équilibrée.
(L’animal on entretient : pas de gain, sécrétion c’est l’exemple de l’œuf)
*** Apport alimentaire recommandé (recommandation alimentaire) :
Quantité d’énergie ou d’un nutriment que l’animale doit agirez (consommé) pour
réaliser les performances souhaitées dans les limites de ces capacités de production.
***Croissance : c’est l’augmentation avec l’âge de la masse corporelle de
l’animale comportent une masse importent de muscle, viscère, d’ossue ; une faible
proportion de tissue adipeux (graisse).
***L’engraissement ou finition :
Accroissement (augmentation) avec le temps de la masse corporal comporte une
part importante de dépôt adipeux (plus de 30 %), qui est permet par un gain journalier
Elever ou par un âge avancé de l’animal.
. 2. Les dépenses énergétiques des animaux
2.1. Les dépenses énergétiques d'entretien (DEE) :
Dans les conditions habituelles d'élevage, un animal n'est jamais placé dans les
conditions définies pour la mesure du MB.
La DEE correspond à la production de chaleur d'un animal non productif
Entretien = MB + Thermorégulation + activité physique
La dépense énergétique d’entretien : effets de l'activité physique :
-L'animal debout dépense environ 10% plus que l'animal couché ;
-L'animal en stabulation libre dépense environ 10% plus que L'animal attaché ;
-La collecte de nourriture accentue la dépense de 20-70% (Drogoul et al, 2004).
La dépense énergétique d’entretien : effets des conditions climatiques :
-La température corporelle d'un animal homéotherme (Un organisme est homéotherme
si son milieu interne conserve une température constante (dans certaines limites),
indépendamment du milieu extérieur (homéostasie thermique). Il s'agit essentiellement
d'animaux. Les organismes dont la température interne varie avec celle du milieu sont dits
hétérothermes ou poïkilothermes. Par abus de langage, les homéothermes sont dits à sang
chaud, par opposition aux animaux à sang froid ou poïkilothermes, alors que ce dernier
terme désigne plus précisément des animaux dont la température interne n'est pas régulée,
et donc pas nécessairement basse.) est régulée par des variations de production de chaleur
et par des variations des pertes calorifiques.
Pour chaque espèce, il existe une zone de température, dite de neutralité thermique,
dans laquelle la production de chaleur est faible et la quantité d'énergie fixée est
maximale.
Les ruminants bénéficient de la chaleur dégagée par les fermentations ruminales et
supportent bien les basses températures.
تستفيد المجترات من الحرارة المنبعثة من تخمير الكرش وتتحمل درجات الحرارة
المنخفضة بشكل جيد
2.1.1-déponse de position et de mouvement
Chez l’homme la position debout entraine des pertes d’énergie de
L’ordre de 4.4 kcal/kg /24h
Chez le ruminant, celle-ci sont d’environ 2,1-2,8 kcal/kg /24h
Les dépenses énergétiques de déplacement dépendent d’inclinaison des terrains
2.1.2- Convection cutanée : (l’air avec l’objet)
Ce sont des pertes d’énergie posé par des mouvement de l’aire a la surface
De la peau de l’animal
2.1.3-Conduction (l’animale avec le sol) :
Ce sont des pertes dues essentiellement ou échange par contact avec le sol,
Leur importance dépond des matériaux sur lequel ont placé l’animale.
(Ciment, bois, métal)
2.1.4-Transpiration cutané (la sudation) :
C’est le mode de thermolyse le plus efficace ; évaporé 1 g d’eau, il faut 0.6 kcal
(Milieu plus chaude forme de régulation de la chaleur corporal)
Chez le bovin la transpiration maximale est d’environ 400 g d’eau /m2/h
(960 kcal pour une vache) (1800 glandes sudoripares/1cm2), chez les ovins
Elle est 50g d’eau/m2/h
Les porcs et les volailles sont dépourvus de glandes sudoripares et luttent
difficilement Contre une élévation de température.
2.1.5-évaporation respiratoire :
Thermolyse respiratoire maximale par unité de surface est de l’ordre 60w/m2
chez le mouton
2.1.6-perte par les Fèces :
Elles sont d’autant plus élevées que la digestibilité d’aliment faible.
2.1.7-Pertes urinaires :
Elle représente les déché rejeter principalement sous forme d’urée chez les
mammifère et acide urique chez les oiseaux.
Les pertes urinaires de l'énergie varient avec l'État physiologique de l’animal ;
Elles sont plus faibles pour les animaux en croissance et Les femelles gravide
Et en lactation.
(Jeune bœuf ; les pertes urineuses Plus bas car Utilise l'azote pour la fabrication
de son tissue).
Elle augmente avec le taux d'azote de la ration.
Qt azote retenue
VB= ∗100
Qt azote absorbé
(Valeur biologique les pertes urineux )
Elle diminué Avec l'augmentation de la valeur biologique des protéines
Alimentaire consommée VB.
Dont l’azote absorber c’est l’azote digestible (n’est pas sortez à l’Ext de l’organisme)
Azote Retenue : c’est la différence entre l’azote absorbé et l’azote se forme d’urine
La VB est doutée plus grande que la proportion des acides aminés indispensable
Correspond à l’exigence de la synthèse des protéines de l'organisme.
Chez les volailles, ces perte (énergie urinaire) varie de 5,5 pour le Maïs a 44% Pour la
farine du poisson (riche en azote)
2.1.8-perte sous forme de Gaz :
Elles sont négligeables chez les monogastrique 1-1,5 de l’énergie brute ingéré
Chez les ruminants elles peuvent représenter 10% de l’énergie brute
Essentiellement sous forme de méthane CH4
2.1.9-L’extrachaleur (EC) :
C’est dépense d’énergie qui en globe :
- Les Dépense en fonctionnement (respiration et circulation sanguine)
- Les Dépense du au métabolisme cellulaire par production de chaleur lors
l’utilisation des nutriments, les pertes représente l’action dynamique spécifique
des aliments (ADS)
- Les Dépense au cours de l’acte alimentaire
L’EC est plus élevé pour l’utilisation des protéines
(20% à 50% d’énergie perdu sous forme d’EC) que
Pour les glucides (05% à 25%),
Ou pour les lipides (05% à 15%)
L’EC est plus élevé chez les ruminants que chez les monogastrique (volailles)
A cause de : rendement plus faible des acides gras volatiles (AGV) surtout C2
(C2 : acide acétique – C3 :acide propionique et acide butyrique )
Et à cause des pertes en CH4 et de la perte énergétique l'heure de la
fermentation
2.2. Le métabolisme de base (MB) :
A- condition de mesure :
On considère que le métabolisme de base est la dépense énergétique minimum et
irréductible qui permet pendent un temps plus ou moins long, de maintenir la vie.
Il correspond à la perte énergétique lorsque le sujet est : en état de relaxation
physique et mentale, couché, éveillé et en condition de neutralité thermique.
--- la zone de neutralité thermique (Pour chaque espèce, il existe une zone de
température, dite de neutralité thermique, dans laquelle la production de chaleur est
faible et la quantité d'énergie fixée est maximale) ---
Or on ne peut obtenir ces conditions que chez l’homme .il apparait ainsi que le MB n’est
pas directement mesurable ; c’est une notion abstraite
On considère toutefois que l’absorption alimentaire est négligeable lorsque le quotient
respiratoire est proche de 0,7 ou lorsque la production de CH4 descend a moins de 1 l/j
Chez les petits ruminants et a moins de 2 litres chez les bovins.
Ces conditions sont obtenues habituellement à partir du 3eme jour de jeune.
B- Facteurs de variation :
Classiquement, on considère que Le MB est à peu près constant
Quand il est exprimé par rapport au poids métabolique* (P0.75).
MB (kcal) = Q P0.75
Q :70 kcal chez tous les mammifères homéothermies (t corporel constante)
Q :02 kcal chez les poïkilothermes (les animaux ayant une température corporelle
qui varie avec celle de leur milieu)
Q :83 kcal chez les oiseaux.
Le MB serait également constant par m2 de surface de peau (S/P)
MB = 3,4 P0.75 = watts /m2
Les dépenses du MB proviennent :
-pour 50-60% des dépenses liées aux grandes fonctions ;
-pour 40-50% du renouvellement constant des constituants cellulaires et du maintien
de la constance chimique intracellulaire.
Ramené au kg de poids vif, le MB est d’autant plus faible que le poids vif est
élevé MB PV
Le MB par animal est plus élevé pour les gros animaux que les petites
Le MB varie également avec :
-La durée du jeune () الصيام
-Age : Le MB unitaire (par Kg de P0.75 ) est plus élevé chez les jeunes que chez les
Adultes.
-L’espèce : 75 kcals/kg P (bovins), 55 kcals/kg P0.75(ovins);
0.75
-La race : elle est supérieure de 13% chez le bovin laitier par rapport aux bovins
viande (Drogoul et al, 2004) ;
- Individu, saison, lumière, température ;
- Sexe : Les mâles entiers ont des dépenses plus élevées de 15 à 20% que les mâles
castrés ou les femelles et chez les femelles en lactation plus que chez les femelles
Taries.
C-Loi des tailles et des surfaces : Notion de poids métabolique P0.75
La production de chaleur est d’autant plus faible que le poids de l’animal est plus
élevé part, la déperdition ( )خسارةde chaleur est liée à la surface de l’organisme.
Un petit animal a une surface corporelle relativement plus grande qu’un grand
animal, ce qui lui permet de perdre plus de chaleur. Il n’est donc pas suffisant de
connaitre le poids de l’animal pour avoir une idée précise sur ses dépenses énergétique
d’entretien car il faut tenir compte aussi de la surface de son corps, d’où le recours à la
notion de poids métabolique (P0.75 ) qui correspond au poids vif élevé a la puissance
0,75 et qui traduit le fait que les dépenses énergétique d’entretien varient plus avec la
surface corporelle qu’avec le poids vif .
La notion de poids métabolique permet de mieux comparer les besoins et la capacité
d’ingestion des animaux ou des espèces de poids vifs très différents
3-Dépenses d’Entretien
C'est en fait le MB augmenté des dépenses de position et de mouvement ainsi que
celles des agressions de l'environnement.
Les dépenses d'entretien correspondent à l'énergie dépensée pour maintenir
l’intégrité des tissus, le fonctionnement de l'organisme, l’utilisation des aliments,
l’activité physique spontanée et la lutte contre les conditions climatiques
défavorables.
En règle générale, le besoin d'entretien chez le ruminant varie de 110 à 130 % de la
valeur du MB pour un animal au pâturage ; chez la chèvre, il peut aussi atteindre 60 %
chez la laitière , le besoin d'entretien augmente avec la production
100 P0.75 Pour une vache tarie
120 P0.75 Pour une vache en lactation
Pour la production de viande, le besoin d’entretien représente 50 à 60% des besoins
totaux.
Chez les oiseaux :
BE = 137 % du MB pour les animaux en cage
BE = 137 % du MB pour les animaux au sol
[Link]
[Link]
4- Les dépenses de production :
Les produits réalisés peuvent être exportés ou stockés dans la masse corporelle. La
quantité d'énergie contenue dans le produit se calcule à partir des quantités de lipides,
protéines et glucides fixées ou exportées :
Les dépenses de production sont d'autant plus importantes que le niveau de production *
((NP) :rapport du besoin total d’énergie nette en besoin d’entretien –
NP = (EN entretien + EN production) / EN entretien) est élevé.
On distingue la production de lait, la production de viande, la gestation, les autres
productions (œufs, laine, travail, production de semence...), on les mesure en
Évaluant les quantités de protides, lipides et glucides exportés.
Dépenses de Production (kcal) = 5,5 x protides (g) + 9,4 x lipides (g) + 4, 1 x glucides (g)
1 g de protides = 5,5 kcal (1 kilocalories = 1 000 calories) ;
1 g de lipides = 9,4 kcal et
1 g de glucides = 4,1 kcal.
*La dépense de lactation
Elle est très importante et est fonction de la quantité de lait, de la composition de ce lait,
donc de la race, son aptitude et son degré de sélection et de l'individualité.
De plus, pour un même individu, elle dépend également de l'âge, du numéro de vêlage et
du stade de lactation, ainsi que des conditions d'entretien, de l'alimentation et de l'état
sanitaire de l'animal.
Prenons un exemple :
1 Kg de lait de vache contient 40 g de MG (Matière Grasse) soit
Lipides= 40 g ; 31 g de protéines et 48 g de lactose.
Donc, 1 kg de lait représente une dépense énergétique de :
5,5 x 31 + 9,4 x 40 + 4,1 x 48 = 743,3 Kcals (ont arrondi à 740 Kcals).
*La dépense de croissance
La croissance consiste en une augmentation du volume, de la taille et du poids des animaux par
la formation de nouveaux tissus. Donc les animaux ont des besoins d'entretien qui sont fonction de
leur poids, auxquels s'ajoutent des besoins de production correspondant à l'énergie des tissus
néoformés.
Ces besoins supplémentaires dépendent à la fois de la vitesse de croissance, c'est-à-dire du gain
moyen quotidien de poids vif, de la composition des tissus dont est constitué le gain, de la race, de sa
précocité, de son aptitude à la production de viande qui est conditionnée par des facteurs héréditaires
ainsi que l'individualité de l'animal.
Tableau 4. Quantité d'énergie fixée dans le croît de bovins de race, sexe et poids vif différents
Mérinos (kcal/kg de croît de masse corporelle *) (Jarrige, 1989)
Race Charolais Frisonne
Sexe Taurillons Génisses Taurillons Génisses
200 Kg 1700 2000 2100 2600
400 Kg 2400 3000 3200 4100
PV
La masse corporelle ou poids vif vide * : est égale à la différence entre
La masse de l'animal (poids vif) et celle du contenu digestif
*La dépense de gestation :
La dépense de gestation correspond à la fixation énergétique par le ou les fœtus, le
placenta, les enveloppes, la paroi utérine et la glande mammaire. Elle devient importante
au cours du dernier tiers de gestation (Drogoul et al, 2004).
Pour pallier à ce nouveau besoin on conseille d’augmenter la valeur énergétique de
la ration des vaches de : يوصى بزيادة قيمة الطاقة في،للتعويض عن هذه الحاجة الجديدة
حصة األبقار.
* 0,1 UF/100 Kg de poids vif pendant le 7eme mois de gestation;
* 0,2 UF/ 100 Kg de poids vif pendant le 8eme mois de gestation ;
* 0,3 UF/100 Kg de poids vif pendant le dernier mois de gestation.
Tableau 5. Croissance et fixation énergétique dues à la gestation pour une brebis portant
un agneau pesant 5 kg à la naissance (Jarrige, 1989)
Semaines Avant agnelage -8 et -7 -6 et -5 -4 et -3 -2 et -1
GMQ, {g/j) 85 120 140 175
Dépôt de protéines, {g/j) 7 11 21 29
Dépôt de lipides, {g/j) - 2 2,5 6,5
Energie fixée, {Kcal/j) 50 85 150 220
*La dépense des reconstitutions des réserves :
Un kilo de masse corporelle correspond à une fixation énergétique de 7500 kcals
Chez la vache laitière (on utilise la note d 'état corporel* pour estimer le niveau
Des réserves corporelles* et non le poids vif) (Drogoul et al, 2004).
Etat corporel : niveau des réserves, essentiellement adipeuses, présentes dans
L’organisme d’un animal, apprécié par des maniements spécifiques et évalué
Le plus souvent par une note d’état corporel.
*La dépense de production d'œufs
La constitution moyenne d'un œuf de poule est de :
Coquille (9%), albumen (61%), vitellus (30%) (Drogoul et al, 2004).
Tandis que la partie comestible d'un œuf de 60 g est de :
40 g d'eau ; 6,7 g de protéines ; 6,5 g de lipides ; 0,2 g de glucide et 0,5 g de minéraux.
Un œuf de 60 g contient donc 100 kcals, (1,6 kcal/g).
*La dépense de production de laine et de poils
Cette dépense est faible, elle est de 17 kcals/j pour une production annuelle d'un kilo de
laine mohair par une chèvre angora, ou 55 kcals/j pour une toison de 4 kg par un mouton
Mérinos (Drogoul et al, 2004).
*La dépense d'extra chaleur
Ces dépenses correspondent à des pertes liées à l'utilisation des aliments :
Ingestion, digestion (mastication, brassage, progression du bol alimentaire dans le tube
digestif, chaleur des fermentations, activité glandulaire et métabolique des différentes
parties du tube digestif, plus une perte calorifique due à l'agitation des animaux avant les
repas) et transformations chimiques des nutriments (ex : une mole de glucose fournit à la
cellule 473 kcal).
Extra-chaleur totale= extra-chaleur d'entretien + extra-chaleur de production.
3. La mesure des dépenses énergétiques
La dépense d'énergie de l'organisme au repos ou au cours de l'exercice musculaire peut
être mesurée par des méthodes de calorimétrie directe ou indirecte.
3.1-La calorimétrie directe :
Tout processus organique de dépense d'énergie aboutit finalement à une production de
chaleur. كل عملية عضوية الستهالك الطاقة تؤدي في النهاية إلى إنتاج الحرارة
La calorimétrie directe permet l'évaluation globale de l'énergie utilisée par l'organisme
en mesurant la quantité de chaleur produite et cédée à l'environnement par conduction,
convection, évaporation et radiation (Ader et al, 2006).
Historiquement, l'appréciation de la quantité de chaleur produite était effectuée par la
mesure de la quantité de glace que faisait fondre la présence d'un animal (Lavoisier et
Laplace) ou l'élévation de température induite par l'immersion d'un individu (Lefèvre).
Par la suite d 'autres techniques plus sophistiquées ont été développées :
تم تقييم كمية الحرارة المنتجة عن طريق قياس كمية الجليد الذائب بوجود حيوان،تاريخًيا
وفي وقت الحق تم.)(الفوازييه والبالس) أو ارتفاع درجة الحرارة الناتج عن غمر فرد (لوفيفر
تطوير تقنيات أخرى أكثر تعقيدا
• Atwater et Benedict ont ainsi conçu le calorimètre compensateur dont le principe
consistait à mesurer la quantité d'énergie nécessaire pour maintenir constante la
température d'une enceinte calorifugée dans laquelle se trouvait un individu. Ils
والذي كان مبدأه هو قياس كمية،وهكذا صمم أتواتر وبنديكت المسعر التعويضي
الطاقة الالزمة للحفاظ على درجة حرارة ثابتة للمكان المعزول بالحرارة الذي يوجد
فيه الفرد
Ils mesuraient aussi les entrées et les sorties : oxygène, gaz carbonique, aliments
et déchets.
• Noyons avait imaginé le calorimètre différentiel qui était constitué de deux
enceintes identiques : à l'intérieur de l'une se trouvait un individu alors que l'autre était
vide et pouvait être chauffée à l'aide d'une résistance électrique. La quantité de chaleur
produite par l'individu était évaluée en mesurant la quantité d'énergie électrique
nécessaire pour maintenir la température de l'enceinte vide égale à celle dans laquelle se
trouvait l'individu.
بداخل أحدهما فرد بينما:تخيل نويونز المسعر التفاضلي الذي يتكون من غالفين متطابقين
تم تقييم كمية الحرارة التي.اآلخر كان فارًغا ويمكن تسخينه باستخدام مقاومة كهربائية
ينتجها الفرد عن طريق قياس كمية الطاقة الكهربائية الالزمة للحفاظ على درجة حرارة
العلبة الفارغة مساوية لدرجة حرارة الفرد.
Actuellement seules deux méthodes sont utilisées :
•La calorimétrie globale : le principe consiste à maintenir constante la température d'une
enceinte adiabatique dans laquelle se trouve un sujet à l'aide d'un échangeur thermique.
La quantité d'énergie soustraite permet d'évaluer la quantité d'énergie fournie par le sujet.
يتكون المبدأ من الحفاظ على درجة حرارة ثابتة:قياس السعرات الحرارية العالمية
كمية الطاقة.في حاوية ثابتة الحرارة حيث يوجد الجسم باستخدام مبادل حراري
المطروحة تجعل من الممكن تقييم كمية الطاقة التي يوفرها الفرد.
• La calorimétrie fractionnelle : cette méthode permet d'estimer l'énergie thermique
échangée séparément par radiation, convection, conduction et évaporation. Elle permet
des mesures prolongées à condition de vérifier la stabilité de la température centrale.
تتيح هذه الطريقة تقدير الطاقة الحرارية المتبادلة:قياس السعرات الحرارية الجزئية
فهو يسمح.بشكل منفصل عن طريق اإلشعاع والحمل الحراري والتوصيل والتبخر
بإجراء قياسات مطولة بشرط التحقق من استقرار درجة الحرارة المركزية.
La calorimétrie directe est peu utilisée car elle nécessite des installations imposantes pour
l'accueil des animaux de grand format.
3.2-La calorimétrie indirecte :
Moins complexe de la calorimétrie directe, elle comprend deux méthodes utilisables en
pratique clinique : la thermochimie alimentaire et la thermochimie respiratoire.
On estime indirectement la production de chaleur des animaux soit à partir de leur
consommation d'oxygène et de leur production de gaz carbonique (méthode des échanges
gazeux), soit par différence entre la quantité d'énergie métabolisable ingérée et l'énergie
fixée ou énergie des productions. Cette dernière quantité est estimée soit à partir des
quantités de carbone et d'azotes fixées (par différence entre les quantités ingérées et les
quantités perdues dans les fèces *, les urines et les gaz ;
C’est la méthode du bilan carbone- gaz), soit à partir de la mesure des quantités
d'énergie fixée (par différence entre le contenu en énergie de l'animal à la fin de la mesure
et celui du début de la mesure ; c'est la méthode dite des abattages).
La quantité d'énergie est mesurée par combustion des produits à l'intérieur d'une enceinte
close appelée bombe calorimétrique ou à partir de la composition chimique des
produits.
3.2.1. La méthode de thermochimie respiratoire
Cette méthode repose sur le calcul de l'énergie utilisée par l'organisme à partir de la
Mesure de la consommation d'oxygène (V02). Elle nécessite de connaitre l'équivalent
calorique qui est la quantité d'énergie produite rapporté à la masse d'aliment dégradée ou
coefficient thermique de l'oxygène (Ader et al, 2006).
Coefficient thermique de l'oxygène
Il correspond à la quantité de chaleur que dégage un litre ou un gramme d'oxygène pour
bruler un aliment. La combustion d'un mélange de glucides, de lipides, de protides, dans
une bombe calorimétrique, libère environ 20,2 kJ (4,82 kcals) pour un litre d'oxygène.
La production d'énergie varie légèrement avec le type de substrat utilisé.
[Link]:
C6 H10O5 + 6 O2 6 CO2 + 5 H2O +2867 kJ (684, 9 kcals)
Le volume de 6 molécules d' O2 consommées est de 134,4 L., le coefficient thermique du
litre d'oxygène au cours de l'oxydation des glucides est donc de 20,9 kJ/L (5,0 kcal/L).
[Link] :
Si l'on prend pour exemple l’alanine :
2 CH3 CH(NH2) COOH + 6 O2 CO (NH2)2 + 5 CO2 + 5 H2O + 2635 kJ (629, 4
kcal). Cependant l'urée produite peut être oxydée dans la bombe calorimétrique et libérer
une énergie de 627,9 kJ (150 kcals). Cette production d'énergie doit être déduite. خصم
6 molécules d’O2 sont consommées (134,4 L.), le coefficient thermique du litre d'oxygène
au cours de l'oxydation des protides est donc de 19,6 kJ/L (4,68 kcal/L).
[Link] :
Si l'on prend pour exemple la trioléine : pour 1 molécule de trioléine, 80 molécules
d'oxygène sont consommées (1792 L.). Le coefficient thermique est de 19,7 kJ/L (4,7
kcal/L).
Choix du coefficient thermique de l'oxygène en fonction de l'aliment brûlé
La mesure du quotient respiratoire et de la production d'azote urinaire permet de
déterminer la composition du mélange d'aliments oxydés.
Le quotient respiratoire :
L'oxydation des glucides, lipides et protides ne nécessite pas la même quantité d'oxygène
en raison de leur composition différente. Le rapport du volume de CO2 produit et du
volume d'O2 consommé est appelé le Quotient Respiratoire (QR)= VCO2/ VO2
Glucides : QR = 1
Protides : QR = 0,82
Lipides : QR = 0,7
Le QR varie donc de 0,7 à 1 en fonction de l'aliment oxydé.
Le quotient respiratoire non protéique :
La contribution des glucides, lipides et protides au métabolisme énergétique peut
être déterminée selon la méthode suivante :
• Chaque gramme d'azote urinaire excrété résulte de l'oxydation de 6,25 g de protéines
• l'oxydation de 1 g de protéine nécessite 6 L d'O2 et produit 4,8 L de CO2
Prenons l 'exemple d'un sujet dont l'excrétion d'azote dans les urines est de 12 g par 24
Heures, soit 0,5 g par heure. Il consomme pendant une heure, 16 L d'oxygène et produit
13,6 litres de dioxyde de carbone (Fouillot, 2006).
• quantité d’O2 consommée par le métabolisme protéique pendant 1 heure : 6,0 L
O2/g x (12 g / 24h) = 3,0 L O2
• quantité de CO2 produite par le métabolisme protéique pendant 1 heure : 4,8 L
CO2/g x (12 g / 24h) = 2,4 L C02
• quantité d’O2 non protéique consommée 1heure :
= 16,0 L d’O2 - 3,0 L d’O2 = 13,0 L d’O2
• quantité de CO2 non protéique produite pendant 1 heure :
= 13,6 L CO2 - 2,4 L CO2 = 11,2 L O2
• quotient respiratoire non protéique = 11,2 /13,0 = 0,861.
Il est ainsi possible de déterminer le pourcentage d’énergie tiré des glucides et des
lipides :
- connaissant le quotient respiratoire non protéique ;
- sachant que 100% de l'énergie consommée est tirée des lipides lorsque QR = 0,7 ;
- sachant que 100% de l'énergie consommée est tirée des glucides lorsque QR = 1.
Méthodes de mesure de la consommation d'oxygène
1. Spirométrie en circuit fermé
Cette méthode est employée couramment en exploration fonctionnelle respiratoire pour
mesurer la dépense d'énergie au repos. Elle est dite en circuit fermé car le sujet inspire le
gaz contenu dans la cloche du spiromètre. Les voies aériennes du sujet sont reliées au
spiromètre par deux tubes souples, l'un pour l'inspiration, l'autre pour l'expiration. Les
deux circuits inspiratoire et expiratoire sont séparés par la présence de deux valves,
inspiratoire et expiratoire, placés le plus près de la bouche du sujet de façon à limiter le
plus possible l'augmentation de l'espace mort.
Le dioxyde de carbone expiré est absorbé au moyen d'un bac rempli de chaux sodée,
placé sur le circuit expiratoire (Pouillot, 2006).
Le volume de gaz contenu dans la cloche diminue à chaque cycle ventilatoire d'un volume
égal au volume d'oxygène consommé. Cette diminution de volume de la cloche peul être
transmise au stylet inscripteur d'un système d'enregistrement graphique à tambour
tournant à vitesse constante.
Dans le cas d'un spiromètre à une cloche contenant de l'air, la mesure est rapidement
limitée par la chute de la pression partielle d'oxygène et l'augmentation de la pression
partielle d'azote.
Les spiromètres à deux cloches permettent une mesure dans des conditions de pression
partielle d'oxygène normale. Le volume moyen et la pression partielle d'oxygène dans la
cloche dans laquelle le sujet respire mnt maintenus constants par l'admission asservie
d'oxygène pur contenu dans une deuxième cloche. La mesure de la consommation
d'oxygène est mesurée par la diminution du volume d'oxygène dans cette deuxième
cloche.
Les résistances à l'écoulement de l'air dans les circuits ne permettent pas de mesurer avec
une bonne fiabilité la consommation d’oxygène pour des exercices supérieurs à 50%
VO2 max. Les spiromètres en circuit fermé ne permettent pas de mesurer la quantité de
dioxyde de carbone produite ni le quotient respiratoire.
2. Spirométrie en circuit ouvert
Le sujet inspire l'air ambiant dont la composition est constante :
Azote : 79,04%
Oxygène : 20,93%
Dioxyde de carbone : 0,03%
Gaz rares en proportions infimes
Les voies aériennes du sujet sont reliées à une pièce buccale comprenant deux valves
inspiratoire et expiratoire. Ce système permet de séparer les circuits inspiratoire et
expiratoire. L'air expiré par le sujet peut être recueilli dans une enceinte close pendant un
temps t. Cette enceinte close العلبة المغلقةpeut-être un spiromètre de Tissot, un sac de
caoutchouc (sac de Douglas). Une fois l'air expiré pendant un temps t, on en mesure le
volume et les pressions partielles ou concentrations en oxygène et en dioxyde de carbone.
La mesure du volume d'air expiré peut être réalisée en continu en plaçant un débitmètre
(turbine, pneumotachographe) sur le circuit expiratoire ou devant les voies aériennes du
sujet. Dans ce cas la mesure des pressions partielles ou concentrations en oxygène et en
dioxyde de carbone est effectuée sur des microéchantillons d'air expiré, prélevés à la
bouche du sujet ou après passage dans le débitmètre (Fouillot, 2006).
Les résistances à l'écoulement de l'air dans les circuits sont minimes.
Ces systèmes permettent de mesurer le débit d’oxygène maximal. Il est également
Possible de mesurer la quantité de dioxyde de carbone produite et le quotient respiratoire.
Ils permettent la mesure de la consommation d'oxygène aussi bien en laboratoire que sur
le terrain.
Calcul de la consommation d’oxygène :
Le volume d'oxygène consommé est égal au volume d'oxygène inspiré moins le volume
d'oxygène expiré.
[Link] de l'apport énergétique
4.1. Les différentes formes d'énergie
L'utilisation des aliments s'accompagne de plusieurs transformations dans le tube
Digestif puis dans les tissus. Les composants organiques sont dégradés progressivement.
Chaque étape entraîne des pertes organiques et calorifiques (figure 4). Ces pertes sont
variables selon les aliments et les animaux.
•L 'énergie brute* (EB) :
Contenue dans les matières organiques des aliments (obtenue par combustion complète :
oxydation par une bombe calorimétrique).
L'énergie brute ne sera pas fournie intégralement aux cellules et à leurs productions :
Une série de perte rend nécessaire les autres expressions de l'énergie.
•L'énergie digestible* (ED) :
Celle des nutriments, partie digestible des aliments. Entièrement mise à la disposition des
cellules, mais pas entièrement utilisée puisque des déchets tels que l'urine en éliminent
· une partie.
ED = EB - EF (énergie fécale), elle dépend de la digestibilité.
La digestibilité de l'énergie (dE) est :
ED
dE = ED = EB X dE
EB
La teneur de 1'aliment en parois est le principal facteur de variation de la digestibilité de
la matière organique (MO) et donc de là dE (Drogoul et al, 2004).
• L'énergie métabolisable* (EM) :
Est donc la partie de l'énergie qui, après élimination de l'urée, demeure disponible pour
Les réactions du métabolisme cellulaire.
EM=ED- EG-EU ; (EG : ENERGIE SF GAZ , EU : ENERGIE SF D’URINE)
EM=EB-(EF+EU+EG), elle dépend des pertes sous forme de gaz et urines. On peut
l'écrire comme suit : EM = ED x (EM/ED)
L'énergie métabolisable est sensiblement constante pour un aliment quel que soit la
fonction (croissance, lactation, engraissement*). Elle sert à faire face aux dépenses
énergétiques liées à l'entretien et à la production (Drogoul et al, 2004).
EM totale = EM entretien + EM production
Facteurs de variation de l'EM
• La production de gaz : liée à l'activité de la flore digestive. L'énergie contenue
dans le méthane rejeté peut atteindre :
- 8% de l'EB des fourrages* distribués à des ruminants ;
- 3-4 % de l'EB des foins ingérés par un cheval.
• L'énergie urinaire (énergie rejetée dans les urines) varie de 3-5% de l'EB. Elle
varie selon :
- l’animal : les animaux fixant une grande quantité de protéines (animaux en
croissance) excrètent peu de matières azotées urinaires, et perdent donc peu d'énergie,
- l’aliment : les pertes urinaires sont accrues si les apports azotés sont supérieurs aux
besoins ou excessifs par rapport au contenu énergétique de la ration.
• L'énergie nette (EN):
Une partie seulement de l'EM contribue à couvrir les dépenses d'entretien et de
production, c'est l'EN. L'autre partie est dissipée تتبددsous forme de chaleur :
C’est l'extra-chaleur (EC) (Drogoul et al, 2004).
EN=EM-EC, ou EN = k x EM
K* est le rendement global de la transformation de l'EM en EN, k=EN/EM
4.2. Transformation de l'énergie métabolisable en énergie nette
EN = EM - extra chaleur. Une partie de l'EM est dissipée sous forme de chaleur (perte).
L'EN peut se calculer en associant un coefficient à l'EM.
EN = k x EM
K est le rendement global de la transformation de l'EM en EN. K est variable selon
l'utilisation de l'énergie. En clair, il est différent suivant que l'animal utilise de l'énergie
pour s'entretenir, engraisser ou produire du lait. On définit donc :
Km (maintenance) pour l’entretien ;
Kl pour la lactation ;
Kf (fattening) pour l’engraissement ;
D'autres facteurs vont faire varier k. On les classe en deux grandes catégories :
***La demande en nutriments = besoins de l'animal.
• L'entretien. Les valeurs de km sont comprises entre 0,7 et 0,8. Les
Différents nutriments sont tous bien utilisés pour fournir l’énergie
Nécessaire au fonctionnement de l'organisme (Drogoul et al, 2004).
• Le rendement k1 est peu variable :
0,6 pour la vache ; 0,72 pour la truie ; 0,65 pour la jument.
Lorsque la fonte des réserves corporelles* (elles désignent essentiellement les lipides contenus
dans l’organisme des animaux qu’ils peuvent mobiliser lorsque les apports alimentaires sont insuffisants ou, au
contraire, accumuler lorsque ceux-ci sont supérieurs aux besoins) الجسم
عند ذوبان احتياطيات
participe à la fourniture de l'énergie pour la production de lait, le rendement
kf1 d'utilisation de ces réserves > k1• kr1 0,8 (vache, brebis); 0,88 (truie).
• La croissance et l’engraissement : le rendement kf dépend de la
composition chimique du croît : est-ce que l'animal dépose du gras ou du muscle ?
La fixation protéique (muscle, os) est réalisée avec un rendement faible (0,35 chez
les bovins à 0,6 chez le jeune monogastrique). Le rendement pour la fixation
lipidique (gras) est plus élevé (0,6 chez les bovins à 0,8 chez les porcs).
Tableau 6. Efficacité de différents nutriments et différentes matières organiques pour
l'entretien et l'engraissement (Drogoul et al, 2004)
Entretien Engraissement
Ruminants Porcs Volailles Ruminants Porcs Volailles
Glucose 0.94 0,95 0,89 0,54 0,74
Amidon 0,88 0,97 0,64 0,76 0,78
Huile végétale 0,97 0,58 0,86 0,78
Caséine 0,76 0,84 0,50 0,60
Ac. Acétiq ue (C2) 0.59 0,33 0,60
Ac. Propionique (C3) 0,86 0,56
Ac. Butyrique (C4) 0,76 0,62
25%C2+45%C3+30%C4 0,87 0,58
75%C2+ 15%C3+ 10%C4 0,86 0,32
Autres fonctions:
Les rendements k sont variables :
- 0,6-0,7 (Ponte)
- 0,1-0,28 (travail)
- 0,18 (Laine)
- 0,1-0,3 (gestation)
*** Les caractéristiques des rations. L’équilibre des différents nutriments de la
Ration issue de sa digestion va faire varier les différents k (figures 5 et 6). Chez le porc,
K augmente avec l'augmentation des matières grasses et de l'amidon dans la ration et
diminue avec l'accroissement de la teneur en matières azotées et en parois végétales.
Le figure 7 illustre la variabilité des rendements k observés chez les ruminants et les
porcs : chez ces derniers, ils sont plus élevés et moins variables.
Les valeurs de k varient entre aliments dans le même sens que la digestibilité de la MO
Et de l'énergie.
• La valeur de k peut ainsi être évaluée à partir des résultats de l'analyse chimique de
L’aliment.
• Chez les ruminants, k peut être obtenu à partir du rapport q=EM/EB
[Link] systèmes d'expression de la valeur énergétique des aliments
5.1. Choix d'un système d'expression
La valeur énergétique des aliments et les besoins des animaux doivent être exprimés
dans le même système d'unité. L'EN, correspondant au niveau cellulaire, est
préférable, c a d : elle tient compte de toutes les pertes entre ingestion et utilisation
par la cellule, cependant, la principale difficulté d'un système basé sur l'EN est
l'estimation du rendement k, en raison des :
- Variations de k en fonction de la ration et de la fonction physiologique ;
- ET il y a toujours au moins deux fonctions physiologiques qui coexistent chez
un animal : En effet, il faut toujours que l'animal se maintienne en vie : besoins d'entretien
toujours présents km et qu'il produise : besoins de lactation ou d'engraissement kl ou Kf.
Don k dépend de l'importance de l'entretien et de la production (figure 8).
En pratique, on a deux sortes d'animaux :
---Ceux qui reçoivent des aliments de nature et de composition très variables
Et qui ont donc des pertes énergétiques très variables. Pour ceux-là, il faudra
utiliser un système basé sur l'EN. C'est le cas des ruminants et des chevaux.
--- Ceux qui reçoivent des rations moins hétérogènes et ont des pertes organiques
(EF, EG, EU) et d'EC moins variables. Pour ceux-là, on peut utiliser un système
basé sur l'EM ou même sur l'ED. C'est le cas des veaux de boucherie et des
volailles (EM) et des lapins (ED) (Drogoul et al, 2004).
5.2. Système utilisant l'ED ou l'EM
5.2.1. Système utilisant l'ED
Les mesures de digestibilité sont simples chez les animaux soumis à ce système
(lapins et porcs).
Calcul de la valeur énergétique d'un aliment et des besoins des animaux en
système ED :
• Valeur énergétique d'un aliment (ED) = EB x dE
• Besoins (en kcal d'ED) sont exprimés à partir de :
- la dépense (kcal d'EN)
- le rendement k (on utilise une valeur moyenne)
- le rapport EM/ED (on utilise une valeur moyenne)
• Besoin en ED=dépense x (1/k) x (1/ (EM/ED))
• Exemple (Drogoul et al, 2004) :
- l kg de lait de truie (1140 kcal),
- kl : 0,72
- EM/ED : 0,96 chez le porc
=> La valeur énergétique de ce kilo de lait engendre un besoin de :
1140/ (0,72 x 0,96) = 1649 kcals/ kg de lait
5.2.2. Système utilisant l'EM
Utilisé pour les volailles, car les urines et les matières fécales sont mélangés
dans les fientes. On ne peut raisonner en ED.
Il est aussi appliqué aux veaux de boucherie, chez qui le rendement global k est à
peu près Constant (k=0,69).
• Besoin en EM = dépense/k
• Exemple : besoin journalier de croissance du veau :
Besoin= contenu énergétique du croît/0,69
• Énergie métabolisable de Hill et Anderson :
s'applique surtout dans l'alimentation des volailles, nécessite l'analyse de
l'animal après utilisation d'une quantité donnée de l'aliment à mesurer:
Énergie métabolisable en calories =
Énergie brute des aliments - Énergie de excréments -Azote retenu dans
l'animal x 8,22
• La formule EM=EB x dE x (EMIED) peut être appliquée pour la valeur
énergétique des aliments; mais on dispose pour les volailles de relations
particulières à chaque aliment.
• Énergie métabolisable de Leroy: s'obtient à partir de l'analyse de l'aliment, ma
dépend de l'espèce animale.
Énergie métabolisable = [MAD6 + CBD7 + ENAD8 + (MGD9x2,25)] x K
Ou en Calories métabolisables : [MOD10 +(MGD*l,25)] x K
Où K = 4,1 chez les monogastriques et
3,65 pour les ruminants
Ces coefficients expriment la valeur en calories métabolisables des grammes
substances digestibles :
• lg de glucide donne 4,1 Kcal
• lg de protide donne 5,5 Kcal
• lg de lipide donne 9,4 Kcal
(Chez les ruminants K= 3,65 au lieu de 4,1 chez les monogastriques et ceci à cause
pertes gazeuses).
En ce qui concerne le porc, on utilisait des systèmes basés sur l'ED ou l'EM. De
plus en plus, on utilise des systèmes basés sur l'EN. Utiliser un tel système
permet de mieux compte des pertes et donc une meilleure utilisation des
aliments. Les systèmes ED ou conduisant à surestimer la valeur énergétique des
produits riches en protéines car on apporter de l’énergie et on apporte des
protéines. On risque donc d’avoir des rats الفئرانexcédentaires فائضen azote
(ou déficitaire en énergie). L’azote en excès n’a pas fixé l'organisme. Il va donc
être rejeté.
(6 Matière azotée digestible ; 7 Cellulose brute digestible ;8 Extractif non azoté
digestible ; 9 Matière grasse digestible ;10 Matière organique digestible.)
5.3. Système utilisant l'EN
Les rendements km, k1 et Kf augmentent en fonction du rapport q=EM/EB
caractérisant la qualité de l'aliment.
Figure 9. Variation des rendements k m , kl et Kf chez les ruminants en
fonction de la concentration en EM de la ration, q = EM/EB (Drogoul et al,
2004)
D'après ce graphique, on constate que :
*** Quel que soit l'aliment, km > k1 > kf ;
***Il existe un rapport constant entre km et k1 (les deux droites sont parallèles)
=> km/k1 - est - 1,2 ;
***Le rendement Kf varie selon l'aliment, et il n'y a pas de
rapport constant entre Kf d'une part, km et k1 d'autre part ;
***Compte tenu des différences de rendements d'EM selon les
fonctions physiologiques, on peut définir au moins trois valeurs
énergétiques nettes pour chaque aliment :
• EN d'entretien = EM x km ;
• EN de lactation = EM x kl ;
• EN d'engraissement = EM x Kf.
5.4. Système UFL*-UFV*. Principe général
Système UF français (Leroy)
On parle en UF (unité fourragère) pour définir les besoins énergétiques des
animaux
L'unité fourragère est la valeur en énergie nette d'un kilo d'orge de référence. Les
valeurs énergétiques des aliments vont donc être comparées à la valeur énergétique
de l'aliment d référence.
Valeur Fourragère de l'aliment= EN apportée par 1kg de l'aliment / EN
apportée par 1 kg d’orge
UFL*
L'UFL est la valeur énergétique nette d'un kilo d'orge de référence distribué à
un femelle laitière dont on a couvert la dépense d'entretien. Cette énergie est exportée
dans le lait, elle correspond à 1708 kcals d'ENL, ont arrondi à 1700 kcals d'ENL
(Drogoul et al, 2004), ou sous forme de réserves corporelles. Les aliments ont la
même valeur relative calculée en énergie nette pour l'entretien ou la lactation (voir les
variations de k). Ça veut dire que, quel que soit l'animal considéré, quand on calcule
les dépenses d'entretien, on parle toujours en UFL.
UFV*
Chez les animaux à l'engrais, on va parler en UFV (Viande). L'UFV est
utilisée pour des animaux à croissance intensive. Elle correspond à la valeur
énergétique nette d'un kilo d'orge de référence distribué à un animal en croissance
ayant un niveau de production de 1,5 (Drogoul et al, 2004) (GMQ supérieur à 1000
g chez les bovins ou animaux dont les 2/3 de L'EN sont utilisés pour l'entretien et
1/3 pour l'engraissement). Un kilo d 'orge fournit 1820 kcals d'ENEV.
Le cas des chevaux
Les besoins d'entretien occupent une grande part des dépenses totales des
animaux en production. Les rendements d'utilisation de l'EM pour les
différentes fonctions ne sont pas aussi bien connus que chez les ruminants. On
a donc définit un unique système UF chez les chevaux (quel que soit la
production): I' UFC* (Unité Fourragère Cheval: 1 UFC= 2250 Kcals) (Drogoul
et al, 2004).
UFC = quantité d’EN apporter par un kilo d’orge de référence,
d i s t r i b u é à un cheval à l'entretien.
Elles varient de 1,10 UFL (ou 1,11 UFV) pour le maïs grain à 0,45 UFL
(ou 0,34 UFV) pour la paille de bonne qualité.
Au sein d'un système donné (UFL ou UFV), les apports énergétiques des
aliments s'additionnent pour les calculs de rationnement.
Apports é n e r g é t i q u e s recommandés
Les apports recommandés pour les différentes fonctions sont exprimés en UFL (ou
UFV). Ils s'additionnent.
UFL pour toutes les femelles et les males au voisinage de l'entretien.
UFV pour les ruminants en croissance rapide ou engraissement. (Voir tables de
valeur nutritive).
FAQ sur l'Alimentation des Animaux d'Elevage
1. Quel est le rôle de l'alimentation dans la production animale ?
L'alimentation des animaux d'élevage est un point clé de la production animale, car elle influence directement la
croissance, la santé et la production des animaux. Une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins spécifiques de
chaque espèce et de chaque stade physiologique, est essentielle pour optimiser les performances des animaux et la
rentabilité de l'élevage.
2. Comment l'animal utilise-t-il l'énergie contenue dans les aliments ?
L'animal utilise l'énergie provenant des aliments pour couvrir ses dépenses d'entretien (fonctions vitales, maintien de la
température corporelle) et de production (croissance, lactation, production d'œufs, etc.). L'énergie est fournie par les
glucides, les lipides et les protéines contenues dans les aliments. Ces nutriments subissent une série de transformations
biochimiques pour libérer l'énergie chimique utilisable par l'organisme.
3. Quels sont les principaux types de nutriments énergétiques ?
Les principaux nutriments énergétiques sont les glucides, les lipides et les protéines.
Glucides: Source d'énergie rapidement utilisable, stockée sous forme de glycogène dans le foie et les muscles.
Lipides: Source d'énergie concentrée, stockée sous forme de graisses corporelles.
Protéines: Rôle principalement plastique (construction des tissus), mais peuvent également fournir de l'énergie
en cas de besoin.
4. Comment les besoins énergétiques des animaux sont-ils exprimés ?
Les besoins énergétiques des animaux sont exprimés en unités d'énergie. Plusieurs systèmes d'expression existent :
Unités d'encombrement (UE) : Basées sur la quantité d'herbe ingérée par un mouton type.
Unités fourragères (UF) : Basées sur la valeur énergétique nette d'un kilo d'orge de référence.
Calories : Unité de mesure de l'énergie.
Le choix du système d'expression dépend de l'espèce animale et du contexte de l'élevage.
5. Quelle est l'importance des protéines dans l'alimentation animale ?
Les protéines sont des nutriments essentiels pour les animaux, car elles constituent la base de la construction et du
renouvellement des tissus (muscles, organes, peau, poils, etc.). Elles jouent également un rôle important dans de
nombreuses fonctions biologiques (enzymes, hormones, anticorps).
6. Comment distinguer les acides aminés essentiels des acides aminés non
essentiels ?
Les acides aminés essentiels sont ceux que l'organisme de l'animal est incapable de synthétiser en quantité
suffisante. Ils doivent donc être obligatoirement apportés par l'alimentation. Les acides aminés non essentiels peuvent
être synthétisés par l'organisme à partir d'autres nutriments.
La liste des acides aminés essentiels varie selon l'espèce animale.
7. Comment évaluer la valeur azotée des aliments pour les ruminants ?
L'évaluation de la valeur azotée des aliments pour les ruminants est plus complexe que pour les monogastriques, car la
digestion des protéines se déroule en deux étapes : une dégradation par les microorganismes du rumen, puis une
digestion dans l'intestin grêle.
Le système PDI (Protéines Digestibles dans l'Intestin) permet d'estimer la quantité de protéines réellement utilisables
par l'animal.
8. Comment optimiser l'utilisation des protéines dans l'alimentation ?
Pour optimiser l'utilisation des protéines dans l'alimentation, il est important de :
Connaître les besoins spécifiques de l'animal en acides aminés.
Choisir des sources de protéines de bonne qualité, riches en acides aminés essentiels.
Équilibrer les apports azotés en fonction des apports énergétiques.
Adapter la ration aux conditions physiologiques de l'animal (âge, stade de production, etc.).
Une alimentation azotée optimale permet de limiter les pertes d'azote dans l'environnement et de réduire le coût de
l'alimentation.