Devoir Final Rev
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REMERCIEMENTS
L’on ne saurait toutefois parachever notre œuvre sans rendre grâce au tout puissant pour nous
avoir donné la force et le courage d’endurer cette nouvelle étape de la vie en milieu
professionnel.
INTRODUCTION..........................................................................................................................6
I – But de PK............................................................................................................................7
II-HISTORIQUEDE SNPPK...................................................................................................7
I- ORGANISATION.............................................................................................................9
II- FONCTIONNEMENT...............................................................................................11
B. APPAREILLAGE..........................................................................................................15
1) Caractéristiques.....................................................................................................................19
2) Structure cristalline..............................................................................................................20
3) Morphologie cristalline.........................................................................................................20
Indice de réfraction...............................................................................................................21
Biréfringence.........................................................................................................................22
Pléochroïsme..........................................................................................................................22
Dispersion...............................................................................................................................22
Gemmes amorphes................................................................................................................22
Gemmes cristallisées.............................................................................................................23
A- DIAMANTS BRUTS...................................................................................................24
b- TRI...................................................................................................................................24
b- Clarity/Pureté.................................................................................................................28
L'observation d'inclusions....................................................................................................28
Correctifs...............................................................................................................................30
c- La forme..........................................................................................................................31
d- Couleur...........................................................................................................................33
1- POINTS POSITIFS...........................................................................................................44
2- POINTS NÉGATIFS.........................................................................................................44
3- SUGGESTIONS................................................................................................................45
CONCLUSION.............................................................................................................................47
BIBLIOGRAPHIE.......................................................................................................................47
WEBOGRAPHIE.....................................................................................................................47
Annexe 1.........................................................................................................................................48
PK : Processus de Kimberley
INTRODUCTION
Dans l’optique d’acquérir une expérience professionnelle pour associer les connaissances
théoriques à la pratique, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage académique au Secrétariat
National Permanent Processus de Kimberley pendant deux mois. La thématique de mon stage
que j’ai effectué au sein de SNPPK est « EVALUATION DES DIAMANTS BRUTS » qui
s’inscrit dans le cadre de la détermination de la valeur monétaire du diamant. Au SNPPK, évaluer
le diamant brut permet de maitriser, de connaître sa valeur et de fixer sa base de taxation. Notre
travail consistera à présenter la structure de façon générale, ensuite le déroulement du stage, puis
l’analyse thématique et enfin des faits marquants et suggestions.
I – But de PK
Le but est de moraliser le commerce, et en même temps de tarir une source de revenus
pour les mouvements rebelles et sécessionnistes, voire de décourager des tentatives de guerre
civile ou de sécession qui seraient inspirées par la volonté de contrôler des régions de productions
et d’accaparer les revenus de la production des diamants.
Conclu en 2000 et entré en vigueur en 2003, le processus de Kimberley représente une réaction
remarquablement rapide à une campagne lancée par les ONG (Global Witness et Partenariat
Afrique Canada principalement) dès 1998, après les guerres civiles qui ont affecté certains pays
producteurs de diamants, comme l’Angola, la Sierra Leone ou le Liberia.
La stratégie qui a finalement été adoptée est la mise en place d’un système de certification des
diamants bruts sur le plan international et national. Ce système, appelé « SCPK : Système de
Certification du Processus de Kimberley, a été adopté à la Conférence Ministérielle d’Interlaken
(SUISSE) le 05 novembre 2002. Il comprend aujourd’hui 54 participants représentants 81 pays.
II-HISTORIQUEDE SNPPK
Dans l’objectif d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035, le Cameroun afin de booster son
économie sur l’exploitation minière crée un organe appelé le Secrétariat National Permanent de
Processus de Kimberley le 02 novembre 2011 par décret (décret N°2011/3666/PM) portant
création, organisation et fonctionnement du système de certification du processus Kimberley en
République du Cameroun. Le 14 août 2012, une Notification officielle de l’admission du
Cameroun comme membre du Système de Certification du Processus de Kimberley a été signé
par l’Ambassadeur Guillian A MILOVANOVIC, Président du SCPK aux Etats-Unis.
PRESENTATION DE SNPPK
Le SNPPK a son siège à Yaoundé (au quartier OMNISPORT TEXACO à l’entrée entre la
BICEC et le supermarché SONECO à 100m de la route non bitumée, situé en face de l’HOTEL
KEALLY, immeuble de couleur bleu-blanc R3. La figure 1 ci-après représente l’immeuble
SNPPK et sa carte de localisation. Le SNPPK a à sa tête le SECRETAIRE NATIONAL
PERMANENT M. ELOUNG NNA DANIEL MACKAIRE actuellement en poste et secondé
par Mr. BAP DOM GASPARD EUGENE.
- 25 au siège ;
- 08 à l’aéroport de Yaoundé ;
- 09 à l’aéroport de Douala ;
- 44 sur le terrain.
(a)
(b)
A l’état actuel, le SNPPK dispose de cent trois (103) postes de travail. Son
fonctionnement est encadré par les dispositifs législatifs et réglementaires que sont : le Code des
Douanes de la CEMAC ; le Code Minier du Cameroun ; le Décret portant organisation du
L’organigramme ci-après montre les services que contient le SNPPK et comment ils sont
structurés.
II- FONCTIONNEMENT
Le SNPPK fonctionne en services et organes qui ont chacun une tâche précise :
Le Secrétaire National Permanent
En plus de ces fonctions citées plus haut, il délivre les certificats attestant la conformité des
diamants à exporter (il le fait par sa signature qui atteste de la validité du certificat et qui est
accompagné de celle du ministre en charge des mines). Il rédige un rapport mensuel sur tous les
certificats du Processus de Kimberley aux fins de vérification (certificats exportés) pour ne citer
que ceux-là (voir décret N°2011/3666 cité plus haut).
Le Secrétaire National Permanent adjoint
Il assiste le Secrétaire National Permanent dans ses tâches et assure l’intérim en son
absence. Il s’occupe prioritairement du volet administratif tandis que le Secrétaire National
Permanent s’occupe du volet général et technique.
Le 04/07/2019 vers 10h le chef BEED nous a reçu dans son bureau en nous décrivant
brièvement le rôle du BEED qui en revanche est d’assurer l’évaluation des lots des diamants
proposés par l’exportateur sous la coordination du SNP et que le département où on est affecté,
constitue deux entités d’une part le BEED et d’autre part le CBT-CI ainsi ces deux entités sont
accompagnées naturellement du LABORATOIRE et du BUREAU de la STATISTIQUE. Après
la présentation du département on est passé à une phase question réponse, au sortie de cette
entretien, nous avons eu une idée générale de la structure sur leurs opérations effectuées au siège
et également dans leurs différents points focaux.
B. APPAREILLAGE
A la fin de la journée du 04/07/2019 on s’est rendu au laboratoire où la responsable nous a
présenté les outils appropriés que le SNPPK utilise lors de l’évaluation, de l’expertise et de la
certification des diamants bruts, suite à cela, elle a eu à exposer sur :
La loupe frontale : C'est l'instrument le plus simple, le plus utilisé et le plus facilement
transportable. Formée d'une lentille d'un grossissement faible (8 x, 10 x ou 12 x)16,
la loupe permet une observation rapide de :
La balance en carat (500ct) : On pèse la gemme dans l'air, puis on la pèse immergée dans de
l'eau distillée. La différence entre le poids dans l'air et le poids dans l'eau s'appelle "la
poussée” et cette poussée est égale au poids de l'eau contenue dans un volume égal à celui de
la gemme. Comme le poids spécifique de l'eau est égale à 1, cette poussée sera donc
simplement égale au volume de l'objet.
La lampe ultraviolette florescence ;
Gauge : c’est pour avoir le diamètre du diamant;
Le testeur du diamant à rayer
Plan de travail appelé PAD c’est pour organiser le travail et faire le tri simple ;
La balance de poche ou 100 carats (20g) ;
Pince à aiguille de boraison : permet de porter le diamant et rend la manipulation facile ;
Les tamis : les tamis de diamant sont des plaques en acier inoxydable, rangées dans un
cylindre et numérotées de 1 à 23. Plus le chiffre est élevé, plus le diamètre des trous de la
plaque est grand. En tapotant délicatement le tamis, il est possible de trier rapidement les
correspondant à un certain diamètre ;
Colered : qui assure la comparaison des couleurs pour les pierres ;
Le but étant de donner la valeur au diamant exporté, cependant il faut avoir une grande
capacité de la taillerie d’où l’importance de procéder à :
En effet lorsque le SNPPK ouvre une unité de taille, le diamant à l’exportation coutera plus
cher et va favoriser l’attraction des investisseurs au Cameroun, par conséquent le diamant
camerounais sera compétitif sur le marché mondial.
Lors de son arrivée vers 11h30mn tout le personnel et stagiaires de SNPPK étaient
positionnés de part et d’autre du couloir qui mène vers les escaliers du bâtiment pour accueillir le
MINMIDT et bénéficier de ses salutations. Je dirais que c’était une opportunité pour nous
stagiaires de participer à cette visite de travail du MINMIDT, après ce moment de rencontre, le
ministre avec sa suite et le personnel de SNPPK se sont mis au travail à la salle de conférence.
Cependant le SNPPK présente une doléance de besoin de financements au ministre en charge
de l’industrie, des mines et du développement technologique. Au sortie de cette visite le
MINMIDT a exprimé sa satisfaction quant au travail effectué aux différentes portes d’entrée et de
sortie du pays, ensuite il a insisté sur les attentes, notamment l’accroissement de la collaboration,
la nécessité d’informations pour les acteurs de la sécurité, les producteurs et même de la
population.
Concernant le SNPPK, M. ELOUNG NNA DANIEL MACKAIRE, secrétaire national permanent
a indiqué quelques réalisations effectuées par la structure. Il y a la canalisation dans le circuit
entre 2013 et 2018, de 13240.12 carats de diamants. Sur la même période, 103 certificats ont été
émis pour l’exploitation de 12658.79 carats d’une valeur d’un peu plus d’un milliard et demi de
FCFA vers diverses destinations des pays membres du PK.
Par ailleurs il a révélé que la structure avait un problème d’ordre financier. Le budget n’étant pas
disponible ou n’arrivant pas toujours à temps, il lui est difficile de remplir efficacement ses
missions (source : Cameroon tribune : économie, 02/08/2019).
La fin de cette visite a été sanctionnée par un repas en famille offert par le SNPPK.
La figure 2 montre naturellement la séance de travail du MINMIDT et le secrétaire national
permanent et ses collaborateurs a la salle des conférences de SNPPK le 31/07/2019
Le mot « diamant » vient du latin adamas, adamantis qui signifie substances très dur. Il est
composé de carbone pur cristallisé, très dur (indice 10 dans l’échelle de dureté mohs, qui vas de 1
à 10).
Le mot « diamant » signifie étymologiquement « invincible », ce qui n’est guère surprenant étant
donné sa dureté très élevée. Ses propriétés physiques sont parmi les plus élevées de toutes les
pierres utilisées en joaillerie1.
1) Caractéristiques
Famille : diamant ;
Dureté : 10 ;
Clivage : parfait ;
Biréfringence : aucun ;
Pléochroïsme : absent ;
Couleurs : incolore, bleu, vert, jaune, rose, rouge, orange, brun et noir.
2) Structure cristalline
²Le diamant est un minéral composé de carbone, c’est la pierre précieuse dont la composition est
la plus simple, les autres pierres précieuses sont toutes des composés. Le diamant a parfois des
traces d’azote qui peuvent aller jusqu’à 0.20% et une très petite proportion d’éléments étrangers.
Le cristal de diamant se serait formé par l’assemblage dans les 03 directions de l’espace d’atomes
de carbone. Les liaisons atomiques du diamant sont très courtes, cela explique en partie sa très
grande dureté.
Le graphite, qui lui aussi est composé de carbone, est un minéral tendre, à l’inverse du diamant
ces atomes sont relativement distants les uns des autres et ils sont donc très peu liés. Si l’on
compare ces deux minéraux (diamant et graphite) qi sont composés tous les deux de carbone, le
résultat est saisissant : l’un est très dur (diamant) et l’autre est très tendre (graphite).
3) Morphologie cristalline
Les atomes sont disposés régulièrement dans un minéral cristallisé ainsi le diamant cristallisé
dans le système cubique et ses formes cristallines sont donc nombreuses, les principales sont :
- L’octaèdre ;
- Le dodécaèdre ;
- Le cube.
Il existe aussi des formes cristallines particulières que l’on appelle « les formes maclées ». Deux
ou plusieurs cristaux de diamants se sont collés et s’interpénètrent. Ce type de pierres présente
très souvent des angles rentrants.
Certaines formes cristallines du diamant brut ne sont pas employées en joaillerie mais
uniquement dans l’industrie, par exemple : le bort (ou boart), le short bort, le carbonado, la
frame site, la stewartite, etc…
Indice de réfraction
Le réfractomètre permet de lire l’indice de réfraction d’une pierre par le simple principe de la
réflexion totale. Les rayons lumineux sont réfléchis par la pierre posée sur la lame du
réfractomètre. Ils vont passer au travers d’une échelle dont la partie claire correspond aux rayons
réfléchis à l’extérieure du cône et la partie sombre au demi cône de réflexion limite. Les deux
zones sont délimitées par une ligne verte. L’indice de réfraction se lit à cet endroit.
Pléochroïsme
On utilise un Dichroscope pour l’observation du Pléochroïsme des gemmes biréfringentes.
- Les gemmes isotropes : ils présentent la même couleur dans toutes les directions, on dit
qu’elles sont Monochroïques
- Les gemmes anisotropes : ils dédoublent les rayons lumineux qui les traversent. Les
deux rayons sortent de la pierre ayant deux directions propres, et étant polarisés à angle
droit.
Dispersion
Lorsqu’un rayon de lumière blanche traverse une pierre mono réfringente, il est décomposé en
couleurs spectrales et donne un éventail allant du rouge au violet : c’est le phénomène de la
dispersion. La mesure du coefficient de dispersion est effectuée avec un spectroscope.
Gemmes amorphes ;
Gemmes cristallisées ;
Gemmes micro cristallisées.
Gemmes amorphes
Pas de structure cristalline propre.
Exemples : Opale – Ambre – Jais – Obsidienne.
Ces gemmes sont dites isotropes.
SYSTÈMES
GROUPES CRISTALLINS MINERAUX CARACTERISTIQUES
Diamant, Spinelle,
Système cubique
grenats
Ces gemmes sont dites
1er groupe chrysobéryl, topaze,
Système orthorhombique isotropes
péridot
Système rhomboédrique : Grenat, Diamant
Système quadratique Zircon, rutile Cristaux allongés dont les
Système hexagonal Béryl, Apatite arrêtes de la section sont
2ème groupe
Tourmaline, égales ; Ces gemmes sont
Système rhomboédrique :
Corindon dites uniaxes
Topaze, péridot, Cristaux allongés dont les
Système orthorhombique
chrysobéryl arêtes de la section ne
3ème groupe Système monoclinique : Spodumène, orthose sont pas égales ; Ces
Axinite, labradorite gemmes sont dites
Système triclinique :
(feldspath) anisotropes biaxes
- Diamants bruts
- Evaluation du diamant brut ;
- Calcul du prix du diamant.
A- DIAMANTS BRUTS
a- PRESENTATION DES 4C (4 CRITERES)
Sur le marché, les diamants bruts sont très répandus. Leurs critères d’évaluation sont les « 4C »
en anglais : Cut, Carat, Clarity et Color. La qualité du diamant sera donc appréciée selon
l’ensemble de ces paramètres.
1- Taille ou carat
Le poids est exprimé en carats ou en nombre de pierres par carat
2- Qualité ou pureté
La pureté : présence d’inclusion et/ou d’autres défauts
3- Couleur
Quantité et type de couleur dans un diamant
4- Forme
b- TRI
Le tri des diamants est le processus qui consiste à regrouper des pierres similaires.
L’objectif vise à subdiviser un lot de diamants en groupes de qualité, de couleur, de taille et
forme similaire en fonction de la demande.
Lorsque le diamant arrive au BEED, il passe d’abord aux tests d’observation s’ils sont réellement
les diamants naturels puis par le test à l’aiguille de boraison qui stipule qu’on raie la pierre
supposée être un diamant avec l’aiguille de Boraison (aiguille de dureté=10), si la pierre se raie,
alors elle n’est pas un diamant ; si elle ne se raie pas, alors elle peut avec confirmation d’autres
tests être un diamant.
Dans chaque mine de diamants, les diamants naturels présentent une variété de formes, de
tailles et de couleurs. La taille varie de la poussière de diamant à 3016 carats, les qualités de pur à
opaque et les couleurs d’incolore au noir, en passant par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Un
lot de diamants fraichement extraits contient donc toujours un large éventail de qualités, que les
diamants proviennent d’une mine particulière ou d’un dépôt alluvionnaire. Un tel lot est appelé
« tout-venant », « Run of Mine » (ROM), ou « original » et constitue le matériel de départ du
processus de tri. Dans un lot de tout-venant (ROM), certaines caractéristiques naturelles peuvent
donner des indications quant à l’origine probable des diamants (si le lot n’a pas été mélangé ou
brouillé d’une manière quelconque)
Un lot sera subdivisé en plusieurs groupes ou « break-ups » et les critères de tri sont dans
tous les cas comparables aux 4C des diamants polis cités plus haut, les break-ups sont des tris en
vrac plutôt que des tris détaillés. Plus les frontières entre chaque division sont identifiées avec
précision, plus faciles et plus précis seront les tris suivants :
Le poids d’un diamant est exprimé en carats (1 carat =0.2 g) le mot « carat » vient dugrec
« keration » ou de l’arabe « kharoub ». Les deux termes sont en réalité les noms locaux pour les
gousses du caroubier.
Pour les diamants bruts, le terme « grain » est souvent utilisé. Un grain équivaut à 0.25 ct ce qui
signifie qu’un diamant de 1 carat correspond à un « diamant 4 grains » et un diamant d’un demi
En effet le BEED pèse les plus grandes pierres séparément sur une balance. Les plus petites
pierres sont regroupées en lot de taille similaire à l’aide de tamis. Le poids de chaque lot est
déterminé sur la balance indiquée sur la figure 4 suivante :
(a) (b)
La balance utilisée pour la mesure de poids doit être bien installée à l'abri: des courants d’air
(pas de passage) ; des sources de chaleur ; des vibrations (table antivibratoire).
La pierre doit être propre. Attention à la précision de la balance :Mettre à zéro ; Peser à vide
(vérification de la fidélité) ; Peser.
Résultats :
Déontologiquement, il n'y a pas d'arrondissage :le centième de carat non atteint n'est pas annoncé
(par dérogation à cette règle, le troisième 9 après la virgule est arrondi au centième supérieur.
Cependant les tamis de diamant sont des plaques en acier inoxydable, rangée dans un cylindre et
numérotées de 1 à 23. Le tableau se trouvant à l’annexe indique la corrélation entre le numéro du
tamis et la taille moyenne ou le nombre de pierres par carat. Pour les tailles supérieures à 0.66 ct,
les pierres sont habituellement pesées individuellement, car la précision du poids devient
essentielle pour le processus d’évaluation.
Par exemple, en utilisant le tamis 11, le lot sera subdivisé en deux groupes :
Les diamants qui sont plus petits que les trous du tamis et qui tomberont par conséquent
au travail. Ils seront appelés les « -11 »
Les diamants qui sont trop grands et qui ne passeront pas au travers du tamis. Ils seront
appelés les « +11 ». En utilisant plusieurs tamis, les lots seront subdivisés en d’autres
groupes de tailles similaires. En pesant l’ensemble du lot, il est ensuite facile de
déterminer le nombre de pierres, étant donné que pour chaque tamis le nombre de pierres
par carat est connu.
L'observation d'inclusions
Il existe différentes sortes d'inclusions : solides, liquides, gazeuses, etc... Cela étant dit, le
concept de pureté pour un diamant doit être relativisé car tout dépend du grossissement utilisé
lors de l'observation. En effet, un diamant 100% pur n'existe pas car avec un très fort
grossissement on trouvera toujours de très petites impuretés dans un diamant. Un diamant sera
donc dit « pur » lorsque l'œil d'un expert n'y décèlera aucun défaut avec un grossissement de 10
fois.
Les inclusions dans un diamant sont observées à l'aide d'une loupe de grossissement 10 fois (10
X), elle doit être achromatique et aplanétique.
Mode opératoire : on appuie les coudes ou les avant-bras sur la table ou on les repose sur
son rebord, on approche la loupe le plus près possible d'un œil, on garde les 2 yeux ouverts
afin d'éviter de trop fatiguer un seul œil et l'on fait tourner doucement le diamant afin de
l'observer de tous les côtés.
On emploi aussi assez couramment un microscope (ou loupe binoculaire) pour faciliter la
recherche d'inclusions dans un diamant car il permet de forts grossissements (de 10 à 80 fois)
sans avoir à changer d'objectif, et donc sans perdre de vue l'inclusion que l'on observait. Certains
microscopes ont même un micromètre oculaire incorporé afin de mesurer précisément les
inclusions observées. Ce microscope devra posséder une source de lumière inférieure avec
champ noir ainsi que d'un éclairage supérieur.
Il est préférable d'utiliser un fond blanc ainsi qu'un éclairage adéquat, par exemple une lampe à
lumière froide. Cet éclairage sera placé le plus près possible de la loupe, afin d'apporter le
maximum de lumière, elle devra être placé au-dessus de l'observateur afin que la lumière ne le
gêne pas.
On utilise une pince pour tenir le diamant, dans le cas de grosses pierres ou de diamants bruts, les
doigts pourront remplacer les pinces. La pierre doit être propre.
Échelle de pureté
Absence de défauts
internes et externes
FLAWLESS (FL) avec un grossissement de 10fois.
Ce flash est très rapide et assez difficile à voir, si vous le voyez, vous êtes en présence d'un
diamant appelé «Clarity Enhanced » (en français « pureté modifiée »).
Ces diamants ne doivent pas être chauffés à trop forte température, car la résine qui a été
introduite pourrez boucher le trou du laser fondrait, nous vous laissons imaginer la suite.
Le prix de ces diamants a une décote très importante (de -60 à -80%), due à la modification
artificielle de leur pureté.
Correctifs
- Dégrader d'une catégorie une inclusion particulièrement contrastée.
- Améliorer d'une catégorie une inclusion proche du bord de la pierre.
c- La forme
Un diamant bien taillé crée des spectaculaires jeux de lumières et met en valeur les trois
principales caractéristiques :
Les feux : la dispersion de la lumière à travers toutes les couleurs du spectre lumineux
La brillance : la lumière totale reflétée par le diamant
Le scintillement : les éclats de lumière produits lorsque l’on fait bouger le diamant
Sawables-sciables (Z) : les sciables « sawables » sont le groupe de pierres les plus
précieuses, car elles peuvent être sciées en 2 pour obtenir un rendement optimal qui
avoisine les 45%, il est souvent fait référence à cette catégorie par la lettre « Z » du
terme néerlandais « zaagbaar » ;
Sawable 1 (Z1) : sont de diamants bruts dont la forme est presque parfaite avec un
rendement d’environ 45% ;
Sawable 2 (Z2) : sont des pierres présentant un léger écart général par rapport à la
pierre parfaite Z1. Leur forme est moins parfaite ou elles contiennent des inclusions
mineures (VVS-qualité VS) avec un rendement
Sawable 3 (Z3) ;
Sawable 4 (Z4) ;
Sawable clivage (Z CLIV) ;
Makeable-façonnable (MB) : qui sont des pierres ne nécessitent aucune activité de
pré polissage, telles que le clivage ou le sciage ;
Makeable 1 (MB1) : ce sont des bonnes pierres rondes, avec une profondeur
suffisante pour un polissage en brillant rond avec un rendement plus ou moins
45% ;
Makeable 2 (MB2) : ce sont des pierres bien arrondies, mais un peu trop plates par
rapport aux pierres MB1 avec un rendement qui avoisine les 33% ;
Makeable 3 et Makeable 4 (MB3 et MB4) : lorsque de plus en plus d’inclusion
blanches ou noires sont présentes et que la pureté diminue alors les diamants sont
classés en MB3 et MB4 ;
d- Couleur
La pierre doit être propre (un rondiste sale assombrit le diamant et change son aspect). Attention
aux pierres portant des traces de crayon bleu, dont la culasse est enduite (nettoyer ces traces avant
d'estimer la couleur). La pierre doit être non sertie.
Le mode opératoire : Comparer la pierre à tester avec les pierres témoins (pierres de
comparaison) dont la couleur correspond aux limites conventionnelles adoptées.
Observer le diamant posé dans un carton blanc plié à 90°, sous une incidence d'environ 30° par
rapport au pavillon, pour ne pas être gêné par les feux et la brillance. Il est nécessaire de bien
Si l'on dispose des témoins « a » et « b » situés comme ci-dessous par rapport aux limites
conventionnelles :
LES RESULTATS :
a- Échelle de couleur
EXEMPLE d’échelle conventionnelle utilisée par le BEED lors de l’évaluation de couleur des
diamants bruts :
b- La fluorescence
c- Diamants de couleur
Un diamant de teinte franche est un « diamant de couleur particulière » (un diamant de couleur),
un diamant Fancy Color. La limite entre une pierre teintée « Z » et une pierre de couleur
particulière peut s'évaluer à l'aide de témoins en carton colorés, tels les étalons de couleur
Munsell.
Attention aux diamants de teinte artificiellement modifiée par irradiation et traitement thermique
(preuve apportée par les spectres d'absorption et la fluorescence).
Les diamants Fancy Color ont 6 degrés de teinte pour les couleurs jaunes et brunes :
Fancy Light
Fancy
Fancy Intense
Fancy Vivid
Fancy Deep
Fancy Dark
Et 9 degrés de teinte pour les autres couleurs :
Faint
Very Light
Light
Fancy Light
Fancy
Fancy Intense
Fancy Vivid
Fancy Deep
Fancy Dark
Martin Rapaport est fils de diamantaire, il a fait son apprentissage à Anvers, il est
diplômé du GIA. Il a commencé sa carrière dans l'industrie du diamant comme courtier en
diamant brut et taillé à New York en 1975. En 1978, il a établi les premières listes de prix des
diamants (le Rapaport, appelé par les professionnels le Rap ou la Liste), qui sont devenues
aujourd'hui incontournables dans le commerce du diamant. Au cours des années, ces listes de prix
sont devenues le Rapaport Diamond Report et c'est en 1982 qu'il a établi le Rap Net, un marché
du diamant interactif sur Internet disponible via son site le rapnet.com. Martin Rapaport est
membre de la World Diamond Council et il a joué un rôle important dans le Kimberley Process
(système de certification pour le commerce international des diamants bruts). Certains disent que
Martin Rapaport est bien plus puissant que la De Beers, le géant du diamant, en effet c'est lui
qui détermine le cours du diamant, il a donc, en théorie, le pouvoir de faire monter ou de faire
baisser le cours du diamant. Il est réputé très intègre, donc inutile d'essayer de le soudoyer pour
qu'il monte tel ou tel prix de diamants sur sa liste parce que vous avez en stock ce type de
marchandise
Estimer la valeur correcte des diamants bruts est évidemment très important pour le commerce du
diamant brut, mais également pour les évaluations des explorations et les calculs des redevances,
le prix d’un diamant peut considérablement varier en fonction de l’objectif de l’estimation.
Cependant les prix peuvent même changer en fonction de l’acheteur ; une personne peut estimer
un lot de diamant sur la base de ce qu’il est prêt à payer. Ainsi ce qui complique davantage
l’évaluation d’un diamant, c’est l’ensemble unique de conditions et de considérations qui
déterminent le prix.
En effet, le BEED utilise deux méthodes pour évaluer le prix du diamant, nous avons l’évaluation
par le rapaport diamond report et l’évaluation par la mercuriale qui est aussi utilisée par la
République Centrafricaine qui impose son droit de véto, l’on a pu constater que le BEED préfère
utiliser la mercuriale. Cependant la mercuriale ne valorise pas la couleur des diamants alors que
le rapaport valorise la couleur et la taille des diamants.
Le Rapaport Diamond Report se compose de feuilles de tableaux de prix qui sont utilisés par
les diamantaires et négociants du monde entier afin de calculer le prix d'un diamant. Ces listes de
prix sont accessibles uniquement par abonnement, pour les professionnels. Il existe une liste de
prix pour les diamants ronds-brillants et une autre pour les autres formes de taille ( princesses,
poires, ovales, etc.)
La couleur de ces tableaux est toujours rouge afin de limiter les photocopies ou fax qui ressortent
noires. Il existe différents tableaux en fonction du poids (de 0,01 à 5,99 carats) et de la forme de
la taille des diamants.
Lors des mises à jour régulières, les prix qui ont augmenté sont marqués en gras (exemple ci-
dessous : de G-VVS2 à G- VS2), à l'inverse ceux qui ont baissé sont marqués en italique
(exemple ci-dessous : de E-SI2 à E-P1).
Les professionnels se basent donc sur ces prix pour déterminer leurs prix de vente en fonction du
type de client : tailleur, négociant ou détaillant.
(a)
(b)
Par contre celui de « b » est un vrai rapaport que le BEED utilise pour appliquer leurs calculs lors
de l’evaluation des diamants bruts.
Les prix indiqués sur ces tableaux sont exprimés par carat, en centaine de dollar américain. Sur
la première ligne du tableau on trouve le poids du diamant, la date (format américain) et la forme
de la taille : pour notre exemple il s'agit des prix pour des diamants de 1,00 à 1,49 carat du 05
Mars 2004 et pour la taille brillant (rond). Sur la deuxième ligne on trouve l'échelle de pureté
des diamants de IF à P3 .
Exemple :
Le prix d'un diamant brillant de 1,00 carat de couleur G et de pureté
VVS2 est de 190 dans notre tableau.
Son prix serait donc de 1,00 carat x 190 x 100 = 19 000 $.
Le prix d'un diamant brillant de 1,36 carat de couleur E et de pureté
VS2 est de 215 dans notre tableau.
Son prix serait donc de 1,36 carat x 215 x 100 = 29 240 $.
Nous répétons qu'il ne s'agit pas du prix réel de ces diamants mais simplement d'un exemple, les
prix dans ce tableau sont tous faux. Le but était de montrer comment on calcul le prix du diamant
lorsqu’on possède un rapaport diamond report
Nous pouvons donc dire que pour mieux calculer le prix du diamant brut, la meilleure approche
consiste à commencer par une liste de prix récente pour les diamants telle que le rapaport Price
Lorsque l’exportateur apporte ses pierres pour évaluer, on procède à la première pesée par la
suite, le tri proprement dit est fait selon la catégorie de poids, de forme, de couleur et de pureté.
Ces critères, nous permettront de faire une bonne évaluation suivant la grille utilisée au BEED. A
titre d’exemple nous avons un lot de 15.20ct à l’issue du tri, nous avons en exemple :
Nous pouvons illustrer cette évaluation par une photo mais ces pierres que nous avons eu à
travailler ne sont pas des diamants ou vrais juste une séance de travail :
Notre passage au sein de SNPPK a été marqué par beaucoup d’aspects intuitifs et instructifs entre
autre le climat convivial qui y règne, la réalité des acteurs sur le terrain. Nous avons ainsi pu nous
frotter au milieu professionnel qui inspire et aspire la nouvelle génération à y être elle aussi après
le cursus scolaire et d’y contribuer ainsi à notre tour à la relève de notre très cher et beau pays le
Cameroun. On ne pourra sans doute ne pas souligner et y mettre un accent sur ce dont nous avons
pu observer in situ.
1- POINTS POSITIFS
L’arrivée du MINMIDT nous a beaucoup galvanisés dans la mesure où le SNP nous a inclus dans
la cérémonie sans distinction de statut,
Le personnel du SNPPK est très remarquable sur la ponctualité qui est un aspect très important
dans le monde professionnel ;
Nous pouvons noter également que le service d’hygiène durant nos 2 mois passés au sein du
SNPPK a été remarquable, et sur l’aspect du travail, nos dirigeants étaient également disponibles
à toutes nos préoccupations, de ce fait, nous étions satisfaits par rapport aux informations mises à
notre égard et enfin l’eau potable offerte par la structure nous a aidés en faisant des petites
économies sur notre budget journalier.
2- POINTS NÉGATIFS
Ceci nous prouve que l’homme est mis au centre des préoccupations avant toutes
choses et pour ce, le SNPPK dispose d’un plan de sécurité de plus en plus précaire
dû au manque d’équipements d’incendie tels que les extincteurs qui manquent à
chaque niveau de l’immeuble et l’alarme à incendie ;
Nous pouvons noter l’absence des caméras de surveillance tout autour de
l’immeuble, car vue l’insécurité actuelle que traverse le Cameroun, il faut donc
être vigilant en contrôlant les entrées dans le bâtiment ;
Durant notre passage au sein de SNPPK, nous avons observé certaines défaillances dont nous
suggérons quelques points en vue de l’amélioration de la structure :
BIBLIOGRAPHIE
1- Loi N° 2016 / 017 du 14 Décembre 2016 portant CODE MINIER ;
2- Décret N° 2011 / 3666/ PM du 02 Novembre 2011, portant création, organisation et
fonctionnement du système de certification du Processus de Kimberley en république du
Cameroun.
3- HRD Antwerp « Institute of Gemmology »;
4- Note de service N°00013/N/2018/BEED/CBTCI/SNPPK portant procédure de
certification et d’exportation de diamants bruts
WEBOGRAPHIE
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Wikipédia
DIAMANTS/COURS%20D'INITIATION%20A%20LA%20%20GEMMOLOGIE.pdf ;
KIMBERLEY/Nouveau%20dossier%20(2)/definition%20et%20caracteristiq%20dun%20
diament.pdf ;
KIMBERLEY/Nouveau%20dossier%20(2)/les%204C%20pour%20bien%20evaluer%20un%20
diamant.pdf ;
KIMBERLEY/Nouveau%20dossier%20(2)/calcul%20du%20prix%20du%20diamant.pdf