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Exposé

Le document traite des droits civiques et politiques de l'homme en mettant en lumière la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH) et la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP). Il souligne l'importance de ces textes pour garantir la dignité, l'égalité et la participation citoyenne, tout en abordant les spécificités africaines qui intègrent à la fois des droits individuels et collectifs. La conclusion appelle à l'engagement des États et des citoyens pour assurer la protection et la promotion de ces droits dans un contexte culturel et social adapté.

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Le document traite des droits civiques et politiques de l'homme en mettant en lumière la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH) et la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP). Il souligne l'importance de ces textes pour garantir la dignité, l'égalité et la participation citoyenne, tout en abordant les spécificités africaines qui intègrent à la fois des droits individuels et collectifs. La conclusion appelle à l'engagement des États et des citoyens pour assurer la protection et la promotion de ces droits dans un contexte culturel et social adapté.

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REPUBLIQUE DU BENIN

°°°°°°°°
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, TECHNIQUE ET
DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
°°°°°°°°
ECOLE PRIMAIRE ET SECONDAIRE CŒUR SACRE DE JESUS DE
BOHICON
°°°°°°°°
EXPOSE

Les droits civiques et politiques de l'homme : un regard croisé


entre la DUDH et la Charte Africaine des Droits de l'Homme et
des Peuples

HISTOIRE GEOGRAPHIE
4EME

ELEVE : PROFESSEUR :
HAWENON Eunice GANYE Marc

Année scolaire : 2024-2025


Introduction
Les droits civiques et politiques sont droits liés à la liberté, à l'égalité et à la
participation citoyenne de l’homme. Ils sont universelles, inaliénables et contribuent à
la protection de la vie humaine.
Ainsi, nous avons des cadres juridiques mis en place pour que tout homme puisse
vivre en toute dignité et surtout en sécurité : la Déclaration universelle des droits de
l’homme (DUDH) et la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples
(CADHP).
Ces textes sont importants pour la garantie des droits humains au niveau mondial et
régional notamment en Afrique dans la mesure où ils constituent une barrière contre
leurs violations et l’exploitation de l’humain.
La DUDH adoptée en 1948 par l’assemblée générale des nations unies, établit des
droits fondamentaux que tout individu possède sans distinctions.
Aussi la CADHP de l’Union Africaine et adoptée en 1981 met le point sur les droits des
peuples africains en plus des droits individuels reconnaissant l’importance culture, de
l’identité des peuples africains. Elle intègre aussi les droits des groupes : minorités et
autochtones.
Les articles de ces documents portant sur les droits civiques et politiques sont repartis sur
quatre grands axes à savoir :

I. Les principes fondamentaux communs : droits à la vie, à la dignité et


à l'égalité

Les principes fondamentaux communs se réfèrent aux valeurs ou aux idées partagées qui
unissent l’homme à un groupe ou une société.

1. Droit à la vie et à la dignité

o La DUDH, les articles 3 à 6 nous parle du : droit à la vie, liberté, sécurité ;


interdiction de la torture et des traitements inhumains.
o La CADHP, les articles 4 et 5 de : la protection de la vie, du respect de
l'intégrité physique et mentale.

C’est un principe pour lequel tout individu a droit fondamental de vivre et que cette vie doit
être protégé par la loi.
On entend par là que tout Homme est libre et ne mérite aucun traitement visant le blesser
physiquement ou morale. Tel n’est pas le cas pour les violences faites sur les femmes et les
enfants en particulier le phénomène VIDOMEGON et les travaux forcés.

2. Égalité et non-discrimination

On retrouve ces mots dans :

o Les articles 7 et 21 de la DUDH : égalité devant la loi ; participation politique.


o Les articles 2 et 3 de la CADHP : égalité devant la loi et protection contre toute
discrimination.

Les deux textes abordent l’égalité devant la loi : toute personne de quelconque niveau social
sans distinction d’origine, de sexe est égalitaire devant la loi et peut en toute démocratie
participer aux affaires publiques comme politiques sans discrimination envers lui.

II. Libertés fondamentales garanties

Ce sont des droits essentiels qui protègent les individus contre les abus et garantissent leur
dignité, importants pour le fonctionnement d’une société démocratique.
1. Liberté d'opinion, d'expression et d'information

o DUDH (article 19) : liberté d'expression et d'opinion.

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas
être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans
considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que
ce soit ».

o CADHP (article 9) : droit à l'information et liberté d'expression.

« Toute personne a droit à l'information. Toute personne a le droit d'exprimer et de


diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements ».

Cela inclut le droit de rechercher, de recevoir et de diffuser des informations et des idées par
tous les moyens, que ce soit par la parole, l’écrit ou d’autres formes de communication.

2. Liberté de pensée, de conscience et de religion

o DUDH (article 18) : liberté de conscience et de religion.

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce


droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la
liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en
public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et
l'accomplissement des rites ».

o CADHP (article 8) : liberté de religion sous réserve de l'ordre public.

« La liberté de conscience, la profession et la pratique libre de la religion, sont


garanties. Sous réserve de l'ordre public, nul ne peut être l'objet de mesures de
contrainte visant à restreindre la manifestation de ces libertés ».

Ce droit fondamental qui permet à chaque individu de choisir ses croyances, de les changer
sans crainte de persécutions. Egalement le droit de pratiquer ou de ne pas pratiquer une
religion ainsi que le droit de partager ses croyances avec autrui.

3. Droit à la liberté et à la sûreté

o DUDH (articles 9 et 10) : interdiction de détention arbitraire ; droit à un procès


équitable.
o CADHP (articles 6 et 7) : droit à la liberté personnelle et à la protection
judiciaire.

Ce droit protège tout homme contre les abus de pouvoir et l’arbitraire et implique aussi le
droit de vivre sans soumission à des détentions arbitraire ou à des traitements inhumains. Il
protège contre les menaces à la sécurité d’origine criminelle, politique ou sociale.
III. Droits politiques et participation citoyenne

Les droits politiques et la participation citoyenne permettent aux citoyens de participer


activement à la vie politique de leur pays et de s’impliquer dans les processus décisionnels qui
affectent leur vie.

1. Droit à la participation politique

o DUDH (article 21) : droit de participer au gouvernement de son pays.


o CADHP (article 13) : participation libre et égale au gouvernement.

Cet droit permet au citoyen de s’engager activement dans les décisions qui affecte leur vie et
garanti par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui affirme que tout
individu a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques, directement ou par
l’intermédiaire de représentants librement choisis.

Cela peut se passer de diverses manières comme les votes par élections, la candidature a des
fonctions publiques, la participation à des referendums ou l’engagement dans les mouvements
sociaux.

2. Droit de réunion et d'association

o DUDH (article 20) : liberté de réunion pacifique et d'association.

« Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.


Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association ».

o CADHP (article 10 et 11) : liberté d'association et de réunion sous conditions


légales.

ARTICLE 10

« Toute personne a le droit de constituer librement des associations avec


d'autres, sous réserve de se conformer aux règles édictées par la loi.

Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association sous réserve de
l'obligation de solidarité prévue à l'article 29 ».

ARTICLE 11

« Toute personne a le droit de se réunir librement avec d'autres. Ce droit


s'exerce sous la seule réserve des restrictions nécessaires édictées par les lois et
règlements, notamment dans l'intérêt de la sécurité nationale, de la sûreté
d'autrui, de la santé, de la morale ou des droits et libertés des personnes ».

Ce droit permet aux citoyens de s’organiser, de se rassembler en des groupes, des partis pour
défendre leurs intérêts ou débattre sur des questions d’intérêts public.
IV. La spécificité africaine : droits individuels et collectifs

Cette spécificité tient compte de la culture et du social africain. L’accent est mis sur le
collectivisme où les droits et les intérêts de la communauté priment souvent sur l’individu
contrastant avec ce qui en est sur d’autres continents ou les droits individuels prédominent.
Ainsi la charte africaine des droits de l’homme et des peuples reconnaissant les droits et
individuels et collectifs soulignent l’importance d’une approche équilibre entre les deux.

1. Reconnaissance des droits collectifs

o CADHP (articles 19 à 24) : droits des peuples à l'autodétermination, au


développement, et à un environnement sain.

ARTICLE 19

Tous les peuples sont égaux ; ils jouissent de la même dignité et ont les mêmes
droits. Rien ne peut justifier la domination d'un peuple par un autre.

ARTICLE 20

Tout peuple a droit à l'existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et


inaliénable à l'autodétermination. Il détermine librement son statut politique et
assure son développement économique et social selon la voie qu'il a librement
choisie.

Les peuples colonisés ou opprimés ont le droit de se libérer de leur état de


domination en recourant à tous moyens reconnus par la Communauté
internationale.

Tous les peuples ont droit à l'assistance des Etats parties à la présente Charte,
dans leur lutte de libération contre la domination étrangère, qu'elle soit d'ordre
politique, économique ou culturel.

ARTICLE 21

Les peuples ont la libre disposition de leurs richesses et de leurs ressources


naturelles. Ce droit s'exerce dans l'intérêt exclusif des populations. En aucun
cas, un peuple ne peut en être privé.

En cas de spoliation, le peuple spolié a droit à la légitime récupération de ses


biens ainsi qu'à une indemnisation adéquate.

La libre disposition des richesses et des ressources naturelles s'exerce sans


préjudice de l'obligation de promouvoir une coopération économique
internationale fondée sur le respect mutuel, l'échange équitable, et les principes
du droit international. Les Etats parties à la présente Charte s'engagent, tant
individuellement que collectivement, à exercer le droit de libre disposition de
leurs richesses et de leurs ressources naturelles, en vue de renforcer l'unité et la
solidarité africaines.
Les Etats, parties à la présente Charte, s'engagent à éliminer toutes les formes
d'exploitation économique étrangère, notamment celle qui est pratiquée par des
monopoles internationaux, afin de permettre à la population de chaque pays de
bénéficier pleinement des avantages provenant de ses ressources nationales.

ARTICLE 22

Tous les peuples ont droit à leur développement économique, social et culturel,
dans le respect strict de leur liberté et de leur identité, et à la jouissance égale
du patrimoine commun de l'humanité.

Les Etats ont le devoir, séparément ou en coopération, d'assurer l'exercice du


droit au développement.

ARTICLE 23

Les peuples ont droit à la paix et à la sécurité tant sur le plan national que sur
le plan international. Le principe de solidarité et de relations amicales affirmé
implicitement par la Charte de Organisation des Nations Unies et réaffirmé par
celle de l'Organisation de l'Unité Africaine est applicable aux rapports entre les
Etats.

Dans le but de renforcer la paix, la solidarité et les relations amicales, les Etats,
parties à la présente Charte, s'engagent à interdire:

qu'une personne jouissant du droit d'asile aux termes de l'article 12 de la


présente Charte entreprenne une activité subversive dirigée contre son pays
d'origine ou contre tout autre pays, parties à la présente Charte; que leurs
territoires soient utilisés comme base de départ d'activités subversives ou
terroristes dirigées contre le peuple de tout autre Etat, partie à la présente
Charte.

ARTICLE 24

Tous les peuples ont droit à un environnement satisfaisant et global, propice à


leur développement.

2. Respect des devoirs individuels

o CADHP (articles 27 à 29) : devoirs envers la communauté, la famille et la


société.

ARTICLE 27

Chaque individu a des devoirs envers la famille et la société envers l'Etat et les
autres collectivités légalement reconnues et envers la Communauté
Internationale.

Les droits et les libertés de chaque personne s'exercent dans le respect du droit
d'autrui, de la sécurité collective, de la morale et de l'intérêt commun.
ARTICLE 28

Chaque individu à le devoir de respecter et de considérer ses semblables sans


discrimination aucune, et d'entretenir avec eux des relations qui permettent de
promouvoir, de sauvegarder et de renforcer le respect et la tolérance
réciproques.

ARTICLE 29

L'individu a en outre le devoir:

De préserver le développement harmonieux de la famille et d'œuvrer en faveur


de la cohésion et du respect de cette famille ; de respecter à tout moment ses
parents, de les nourrir, et de les assister en cas de nécessité; De servir sa
communauté nationale en mettant ses capacités physiques et intellectuelles à
son service;

De ne pas compromettre la sécurité de l'Etat dont il est national ou résident; De


ne pas compromettre la sécurité de l'Etat dont il est national ou résident;

De préserver et de renforcer l'indépendance nationale et l'intégrité territoriale


de la patrie et, d'une façon générale, de contribuer à la défense de son pays,
dans les conditions fixées par la loi;

De travailler, dans la mesure de ses capacités et de ses possibilités, et de


s'acquitter des contributions fixées par la loi pour la sauvegarde des intérêts
fondamentaux de la société;

De veiller, dans ses relations avec la société, à la préservation et au


renforcement des valeurs culturelles africaines positives, dans un esprit de
tolérance, de dialogue et de concertation et d'une façon générale de contribuer
à la promotion de la santé morale de la société; De contribuer au mieux de ses
capacités, à tout moment et à tous les niveaux, à la promotion et à la réalisation
de l'unité africaine.

o la DUDH met davantage l'accent sur le droit individuel tout au long.

En dehors de ces axes, d’autres articles viennent parler du droit de recourir au soin de
santé en cas de maladie , du droit à la protection familial ,du droit à l’éducation, du droit
d’avoir une propriété en son nom sans en être priver, du droit de circuler librement dans un
pays de naissance, d’accueil et de trouver asile dans un pays, du droit de travailler dans de
bonnes conditions pour un salaire équitable, du droit au mariage et de fonder une famille ,
d’avoir recours à la justice en cas de violation de ses droits, d’avoir droit à une nationalité, et
de recourir à la présomption d’innocence en cas de délit. Et les parties concernées : l’état et
les citoyens ont le devoir de veiller à la promotion des droits contenus dans ces documents et
œuvrer pour l’indépendances des tribunaux juridiques charges de leur protection.
Conclusion
En somme, l'universalité et de l'adaptabilité des droits civiques garantissent a tout
homme l’accès aux droits fondamentaux dans les mêmes normes et implique la flexibilité des
droits face aux contextes culturels et sociaux. La CADHP offre alors un cadre régional tenant
compte des réalités africaines face une norme globale à la norme qu’a établie la DUDH.
L’engagement des États et des citoyens est nécessaire pour créer un environnement où les
droits civiques et politique sont reconnus et respectés en veillant à leur application et à leur
défense.

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