Séquence 2, 3eme : Les planètes
Problématique : Le ciel, source d’inspiration pour les artistes ?
Œuvre pour orchestre composée entre 1914 et 1918, en 7 mouvements (= parties) Gustav Holst a choisi de décrire le caractère
et l'humeur de chacune des planètes.
I - MARS – Celui qui apporte la guerre
Ce premier mouvement commence avec un ostinato des timbales et des violons frappant les cordes col legno. L'intensité et
le volume de la pièce augmentent au fur et à mesure (crescendo). Après un retour en force du premier motif, la pièce
s'achève sur un accord grave (quadruple forté). Ce premier mouvement est très chaotique et inhumain, tel une
marche guerrière céleste, les dissonances, la violence rythmique, renvoient très nettement à la guerre.
II -VENUS - Celle qui apporte la paix
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IIl - MERCURE - Le messager ailé
Le tempo est beaucoup plus rapide. Il représente la planète Mercure, celle qui est la plus proche du soleil. Dans la
mythologie romaine, Mercure est le dieu du commerce, des voyages et c'est surtout lui qui apporte les messages des autres
Dieux. Des passages instrumentaux en chromatisme donnent une impression d’envol, de départ.
IV - JUPITER - Celui qui apporte la gaîté
Jupiter le dieu du ciel. Pour lui, Gustav Holst écrit un hymne, l’Hymne de Jupiter, un des passages les plus célèbres de
ces planètes. La première partie fait penser aux préparatifs, l'attente de la visite du roi, avec une certaine agitation, des
accents joués comme pour donner de l’importance, puis le tumulte stoppe et laisse place au thème de Jupiter présenté dans
toute sa splendeur, Andante Maestoso.
V - SATURNE - Celui qui apporte la vieillesse
Saturne, celle qui est entourée par un grand disque, un anneau de glace et de poussière. Saturne dans la Mythologie
romaine est le dieu du temps. Les instruments imitent le mouvement d'un balancier, symbolisant ainsi le temps qui passe.
VI - URANUS - Le Magicien
Le mouvement commence sur une sorte d'incantation de quatre notes jouées par des cuivres, qui annoncent le
magicien. Le mouvement qui suit est une danse qui va en s’intensifiant jusqu’à ce que la harpe rappelle doucement le thème
du début et finit sur une véritable explosion de tout l’orchestre qui résonne en écho dans l’immensité, avec des accents sur
les notes.
VII - NEPTUNE- Le mystique
Neptune la planète la plus éloignée du Soleil dans notre système solaire et qui porte le nom du Dieu des eaux, des
mers, des océans. Ce dernier mouvement qui vient clore ces Planètes dans une atmosphère céleste et qui donne
l'impression d’être suspendu dans le temps et dans l’espace. Notamment parce que Gustav Holst a choisi d’utiliser un
chœur de femmes. Des voix, chantant des vocalises semblant venir du fin fond de la galaxie.
Le système solaire et la musique au cinéma.….
OC 1 : Star wars : saga cinématographique de George LUCAS
(premier film : 1977) ,musique de John WILLIAMS
OC2 : 2001, l’odysséede l'espace : film de Stanley KUBRICK (1968), musique empruntée à Richard Strauss (Ainsi parlait
Zarathoustra)
Des sons dans l’espace ?...
Les astronomes n’écoutent pas le ciel. Aucun son ne vient de l'espace car ,contrairement à la lumière, les ondes sonores ont
besoin d’un milieu matériel pour se propager : air, liquide, solide. Elles ne se diffusent pas dans le vide et l’espace
interstellaire est vide. Si les astronomes n’écoutent pas le ciel, ils observent par contre les ondes électromagnétiques qui
arrivent des étoiles ou autres objets célestes. C’est ainsi qu’ils ont découvert, dans l’atmosphère du soleil, des mouvements
réguliers, des sortes d'oscillations qui se sont avérées être des ondes acoustiques. Le son produit par le soleil, et d'autres étoiles
étudiées, est un signal sonore« organisé ».« Chaque étoile présente une fréquence principale et un ensemble d'harmoniques
qui lui confèrent un timbre particulier. Chacune a une signature sonore qui lui est propre, qui dépend de sa taille, de sa
composition, de sa température et de l’ensemble de ses paramètres physiques. »(Sylvie Vauclair)
Les étoiles vibrent comme la caisse de résonance de certains instruments de musique. La différence est que le son venu du ciel
doit être reconstitué à partir de vibrations lumineuses. Il doit, ensuite, être transposé de 18 octaves pour que notre oreille
puisse le capter, la fréquence de résonance des étoiles étant trop grave nous.
/col arco