ED1 ISS – Stabilité de pentes
Exercice 1
On veut vérifier la stabilité d’un remblai. Les caractéristiques géométriques du problème sont données à la figure
1 et les caractéristiques mécaniques des sols dans le tableau 1.
(32,5 ; 25)
(0 ; 25)
sol 1
(52,5 ; 12)
(0 ; 12)
sol 2
(0 ; 8,5)
sol 3
(0 ; 5)
sol 4
(0 ; 0)
x
Figure 1. Caractéristiques géométriques
Sol γ (kN/m3) c (kPa) φ (°)
1 17 50 10
2 17,1 30 0
3 13,2 20 0
4 18 50 0
Tableau 1. Caractéristiques mécaniques des sols
On considère la surface de rupture présentée à la figure 2. On décompose le massif en 8 tranches. On veut
déterminer par de la méthode de Fellenius, le coefficient de sécurité. Pour chaque tranche i, on donne (Tableau 2)
l’angle θi du centre de chaque tranche i ainsi que son poids Wi.
Tranche θ (°) W (kN)
1 49 1105
2 30,5 1255
3 19,8 1436
4 9,75 1288
5 0 -
6 -9,75 736
7 -19,8 399
8 -30,5 150
Tableau 2
y
C (42,5 ; 35)
θ2
R = 29,5 m
(15 ; 25)
1
sol 1 2
3
4 5 (60 ; 12)
sol 2 6 7 8
sol 3
sol 4
25 30 35 40 45 50 55 x
Figure 2. Surface de rupture considérée
1. Déterminer le coefficient de sécurité par la méthode de Fellenius.
2. Déterminer le coefficient de sécurité par la même méthode mais en considérant cette fois ci un angle de
frottement de 15 ° dans le sol 2 et de 10° dans le sol 3.
3. Dans le cas où le coefficient de sécurité est inférieur à 1, quelles méthodes de confortement simples
proposeriez-vous pour assurer la stabilité (on illustrera ces méthodes de confortement par des schémas).
Exercice 2
Soit un talus à forte pente β = 60° et de hauteur H = 10 m, on suppose qu’on peut travailler en déformation plane
(longueur du talus très grande par rapport à la hauteur) et donc par mètre (perpendiculairement au plan de la
figure 3).
Les caractéristiques du massif de sol sont :
γ = 20 kN/m3
c′ = 30 kPa
ϕ′ = 30°.
Figure 3. Schéma du coin
Question n° 1
Établir les équations correspondant à l’équilibre limite et en déduire la formule permettant d’obtenir le
coefficient de sécurité Fθ pour une ligne de glissement inclinée à θ sur l’horizontale et passant par le pied de
talus.
Question n° 2
Déterminer la ligne de glissement AC la plus défavorable et le coefficient de sécurité correspondant. Pour cela
on recherchera l’angle θ correspondant au minimum du coefficient de sécurité Fθ (figure 4).
Figure 4. Recherche du coin en équilibre limite critique
Question n° 3
Déterminer le coefficient de sécurité à l’aide de l’abaque de Biarez
F = OP/OM
P (φ', c'/γh)
∈ et à une courbe β
Figure 5. Abaque de Biarez
Question n° 4
L’équilibre de ce talus a été étudié par la méthode des tranches et par le calcul à la rupture. Les calculs ont été
effectués sous Talren 4.
Après un balayage en x, y, R, on obtient directement la surface potentielle la plus défavorable avec les méthodes
de Fellenius et Bishop simplifiée et les coefficients de sécurité F correspondants.
En revanche, pour le calcul à la rupture, il faut rechercher a priori le coefficient de sécurité qui pondère tan ϕ′ et
c′ pour obtenir F = 1,00.
Les surfaces potentielles de rupture sont reportées sur les figures 6, 7 et 8.
Figure 6. Surface de rupture potentielle obtenue par la méthode de Fellenius
Figure 7. Surface de rupture potentielle obtenue par la méthode de Bishop simplifiée
Figure 8. Surface de rupture potentielle obtenue par la méthode du calcul à la rupture
La surface de rupture obtenue par la méthode de Fellenius est un cercle. La surface de rupture obtenue par la
méthode de Bishop simplifiée est une surface de rupture mixte, le cercle étant raccordé au-dessus de son centre
par une ligne verticale (centre du cercle en dessous du terre-plein). La surface de rupture pour la méthode à la
rupture est une spirale logarithmique.
Les résultats des calculs sont résumés dans le tableau 3.
Tableau 3
Commentez ces résultats par rapport aux questions précédentes et donnez une conclusion vis-à-vis des
différentes méthodes de calcul.
ED 2 ISS – Poussée-butée
Exercice 1
On étudie la poussée sur un écran vertical de 10 m de haut avec des sols de nature
différente et éventuellement des surcharges. Le sol à l’arrière de l’écran est horizontal.
20kN/m2
10m
B Couche imperméable
1.
γ = 19 kN/m3, φ’= 20°, C’= 0 kPa , δa = 0°, Pas d’eau, Pas de surcharge
2.
γ = 19 kN/m3, φ’= 20°, C’= 0 kPa, δa = 13,2°, Pas d’eau, Pas de surcharge
3.
γ = 19 kN/m3, φ’= 20°, C’= 0 kPa, δa = 0, Pas d’eau, Surcharge q = 20kN/m²
4.
γ = 20 kN/m3, φ’= 20°, C’= 0 kPa, δa = 0, Nappe statique sur 10 m de haut, Pas de surcharge
5.
γ = 19 kN/m3, φ’= 20°, C’= 15 kPa, δa = 0, Pas d’eau, Pas de surcharge
Pour chaque cas, tracer le diagramme des contraintes de poussée, y compris de l’eau pour le
cas 4. Calculer la résultante de poussée et son point d’application.
On utilisera les tables (page 20 du support de cours) pour déterminer les coefficients de
poussée.
Exercice 2
1
Un mur en béton soutient un remblai de 5m dont les caractéristiques sont données à la
figure 1. Le remblai est surchargé par une charge q = 18 kPa. La nappe se situe à 2,5m de
haut.
1. Déterminez, à l’aide du tableau 1, le coefficient de poussée à considérer (on prendra
kaq = ka et on considérera les coefficients projetés sur l’horizontale)
2. Déterminez les distributions de contraintes appliquées sur le mur.
3. Déterminez, pour chaque distribution de contrainte, la résultante et son point
d’application.
q = 18 kPa
REMBLAI
γ = 19 kN/m3
5m γsat = 20,5 kN/m3
c’ = 0 kPa
φ’ = 35 °
δa = 2/3 φ’
Figure 1
Tableau 1 :
2
ED 3 ISS– Mur
On souhaite justifier un mur poids dont les caractéristiques sont données à la figure 1
Figure 1
Les caractéristiques du sol support, du remblai et du béton sont données dans le tableau 1. Le
frottement sol/ mur est pris égal à 20°.
Tableau 1
1. Déterminer les actions à prendre en compte (on négligera la butée pour se mettre du côté
de la sécurité).
2. Quelles sont les combinaisons d’actions à vérifier et avec quels coefficients de sécurité ?
3. Déterminer les valeurs caractéristiques de chaque action.
4. Pour chaque combinaison d’action, déterminer la résultante verticale, la résultante
horizontale et le moment par rapport à 0.
5. Justifier le mur vis-à-vis de la limitation par rapport à l’excentrement.
6. Justifier la portance du mur.
7. Justifier le mur vis-à-vis du non glissement.
ED 4 ISS - Ecrans
On considère l’écran en console présenté à la figure 1. On considère que les nappes sont
statiques ; à l’amont la nappe est à 1 m de profondeur. Une charge variable s’applique à 2 m de
la tête de l’écran et sur une largeur de 2m. On vous demande de calculer la fiche nécessaire
pour assurer la stabilité de l’écran aux ELU.
q = 15 kPa
2m 2m
H = 3,5 m
γ = 18 kN/m3
γsat = 19 kN/m3
c’ = 0 kPa
φ’ = 30°
δa = 20°
δp = -10°
Figure 1
1. Déterminer les coefficients de poussée/butée. On prendra les valeurs projetées sur
l’horizontale pour la suite de l’exercice et on considérera que ka = kaq.
On appliquera les coefficients pondérateurs de l’approche 2* sur les coefficients de
poussée/butée
2. Calculer les efforts de poussée et de butée et déterminer la fiche requise pour assurer la
stabilité de l’écran.
Annexe
ED 5 ISS - Ecrans
On reprend l’exercice 4 mais on considère que l’écran est en butée simple et butoné en tête à
50 cm de profondeur.
q = 15 kPa
2m 2m
H = 3,5 m
γ = 18 kN/m3
γsat = 19 kN/m3
c’ = 0 kPa
φ’ = 30°
δa = 20°
δp = -10°
Figure 1
1. Toujours avec l’approche 2*, déterminer la fiche de l’écran et l’effort dans le buton pour
assurer la stabilité dans le cas où il n’y a pas d’écoulement de l’amont vers l’aval
2. Faire à nouveau ce calcul en considérant cette fois-ci un écoulement et en utilisant la
formule de Mandel pour déterminer le rapport entre la perte de charge avale et la perte de
charge totale.
Annexe
ED7 ISS - Fondations superficielles.
Exercice 1 :
On considère une semelle de longueur de 15m et de largeur de 3m posée sur un sol
limoneux puis un sol sableux en l’absence de nappe. Le schéma 1 présente une coupe
géologique du projet. La semelle présente un chargement centré appliqué au centre de la
semelle et incliné.
Figure 1 : coupe géologique.
Quatre sondages préssiométriques ont été réalisés jusqu’à une profondeur de 10m. Les
résultats sont résumés dans le tableau 1.
Tableau 1 : résultats des sondages préssiométriques.
Le tableau 2 présente le chargement à la base de la semelle pour différentes situations.
Tableau 2 : Chargements à la base de la semelle.
Vérifier pour ces différents chargements la capacité portante de la semelle, le non-
glissement et calculer les tassements sous la semelle.
Exercice 2 :
La fondation superficielle est une semelle filante d’une longueur de 30m et d’une largeur
de 3m, reposant sur un limon sableux, surplombant des sables peu denses et des graves
(figure 2). Les paramètres géotechniques des couches ont été déterminés par essais
pénétrométriques (tableau 4). La semelle se trouve à une distance de 3,5m d’un talus de
pente 35°.
Figure 1 : coupe géologique.
Tableau 3 : résultats des sondages pénétrométriques
Le tableau 4 présente le chargement à la base de la semelle pour différentes situations.
Tableau 4 : Chargements à la base de la semelle.
Vérifier pour ces différents chargements la capacité portante de la semelle, et calculer les
tassements sous la semelle.
Exercice 3
La fondation superficielle est une semelle d’une longueur de 14 m et d’une largeur de 2.8
m, reposant sur un sol argileux. En fin de réalisation, un remblaiement est réalisé aussi
avec un sol argileux (figure 3). Les paramètres géotechniques des couches ont été
déterminés par essais présiométrique (tableau 5).
Figure 3 : coupe géologique.
Tableau 5 : résultats des sondages préssiométriques.
Le tableau 6 présente le chargement à la base de la semelle pour différentes situations.
Tableau 6 : Chargements à la base de la semelle
Vérifier pour ces différents chargements la capacité portante de la semelle,
l’excentrement et calculer les tassements sous la semelle.
ED8 ISS - Fondations profondes
Exercice 1 :
Des fondations profondes sont prévues pour la construction d’un bâtiment. Ces
fondations doivent être dimensionnées pour plusieurs catégories de charges :
permanentes (poids propres), exploitations (surcharges d’occupation humaines,
surcharges d’entretien) ainsi que des surcharges climatiques (neiges et vent).
La campagne de reconnaissance fournie la coupe suivante :
- 0 à 0,8 m : limon marron
- 0,8 à 3 m : limon crayeux
- à partir de 3 m : craie.
Un sondage au pénétromètre statique (cône sans jupe) est réalisé, les résultats sont
présentés dans la figure 1.
Figure 1 : profil pénétrométrique
A partie des résultats du sondage pénétrométrique, l’utilisation des abaques de Robertson
a permis d’identifier les différentes couches de sols suivantes :
• de 0 à 2,5 m : argiles et limons fermes,
• de 2,5 m à 3,5 m : argiles et limons très raides,
• de 3,5 m à 4,5 m : craies saines,
• de 4,5 m à 8 m : craies altérées,
• de 8,0 m à 8,5 m : craies molles,
• de 8,5 m à 15 m : craies altérées.
Les pieux sont forés à la tarière creuse, ils ont un diamètre de 420 mm et une longueur
fixée à 13 m.
On suppose que le niveau du terrain est le même avant et après travaux et que la nappe
phréatique se situe au niveau de la surface du terrain.
Les charges à reprendre sont les suivantes :
Fc;d = 800 kN aux ELU situation durables et 1000 kN aux ELU accidentels ;
Fc;d = 600 kN aux ELS quasi-permanents et 750 kN aux ELS caractéristiques.
1. Calculer la portance d’un pieu isolé avec la procédure du pieu modèle.
On calculera une valeur moyenne de qc et de fs sur chaque tranche de sol de 1 m
d’épaisseur.
NB : un seul essai pénétrométrique ayant été réalisé, la valeur caractéristique de
résistance du sol se détermine à partir de la relation suivante :
Rck = (Rb + Rs) / (γRdh.ξ)
Avec Rb la résistance en pointe, Rf la résistance en frottement, γRdh =1,45 et le coefficient
ξ = 1,15 donné par l’article E2 de la norme NFP 94-262 (fonction de la profondeur
d’investigation et de la surface traitée).