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TFC DBT Type 1

Ce document présente un travail de fin de cycle sur le diabète sucré de type 1, réalisé par des étudiants de la faculté de médecine de l'Université de Kinshasa. Il aborde l'anatomie et la physiologie du pancréas, ainsi que les caractéristiques, l'épidémiologie et le traitement du diabète de type 1. Le travail est supervisé par le Professeur Docteur Bayauli Mwasa Pascal et inclut des remerciements et une dédicace aux soutiens des étudiants.

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TFC DBT Type 1

Ce document présente un travail de fin de cycle sur le diabète sucré de type 1, réalisé par des étudiants de la faculté de médecine de l'Université de Kinshasa. Il aborde l'anatomie et la physiologie du pancréas, ainsi que les caractéristiques, l'épidémiologie et le traitement du diabète de type 1. Le travail est supervisé par le Professeur Docteur Bayauli Mwasa Pascal et inclut des remerciements et une dédicace aux soutiens des étudiants.

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE


UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DE MEDECINE

DEPARTEMENT DE BIOLOGIE MEDICALE

DIABETE SUCRE DE TYPE 1

Travail de fin de cycle présenté par :


BASANGA MATELA
BAZABA MAVINGA EDEN
BELANGANAYI BISUKU Dieudonné
BENTOBWI EMINA Eric

Directeur : Prof Dr BAYAULI MWASA PASCAL

ANNEE ACADEMIQUE 2022-2023


EPIGRAPHE

« Si les règles de la diététique ne peuvent pas vous servir vous-même, en quoi êtes-vous
médecin ? »

Professeur Docteur BAYAULI Mwasa Pascal


DEDICACE

A l’Eternel Dieu pour le souffle de vie et toutes les capacités physiques et intellectuelles utilisées
pour réaliser ce travail,

A nos parents tant aimés pour leur dévouement et leurs sacrifices consenti afin que nous
puissions étudier,

A nos frères et sœurs pour leur amour, leur compréhension, leurs conseils, leurs encouragements
et leur soutien aussi bien moral que financier,

Nous dédions ce travail


REMERCIEMENTS

Au terme de nos études de premier cycle en médecine, nous tenons à remercier tous ceux qui,
d'une manière ou d'une autre, ont contribué à la réalisation du présent travail de fin de cycle.

Nos remerciements s'adressent aux Autorités Académiques (Comité de Gestion) de l'Université


de Kinshasa et Autorités Décanales de la Faculté de Médecine pour nous avoir permis de faire
des études de médecine au sein de cet établissement ; et que tous les professeurs, chefs des
travaux, et Assistant de la Faculté de Médecine trouvent à travers ces mots, l'expression de notre
gratitude pour le bagage intellectuel qu’ils nous transmettent.

Nous remercions particulièrement le Professeur Docteur BAYAULI MWASA PASCSAL qui a


conduit notre premier pas dans la recherche. La rigueur que vous avez affichée pour nous
encadrer dans l'élaboration de ce travail et votre disponibilité malgré vos multiples occupations,
nous ont positivement influencés en nous poussant à ne ménager aucun effort dans la finition de
ce travail.

Puissiez-vous trouver ici, cher Maître, l'expression de notre sincère gratitude.

Que tous ceux qui contribuent, d'une manière ou d'une autre, à notre formation et que nous ne
pouvons citer, trouvent ici l'expression de notre sympathie et de notre gratitude.
TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE……………………………………………………………………………..2
DEDICACE………………………………………………………………………………3
REMERCIEMENTS……………………………………………………………………..4
TABLE DES MATIERES………………………………………………………………..5
INTRODUCTION…………………………….................................................................6
CHAPITRE 1. A NATOMIE DU PANCREAS………………………………………….9
1. Description……………………………………………………………………….9
2. Anatomie macroscopique ……………………………………………………….9
2.1 Subdivision du pancréas………………………………………………………...9
2.2 Vascularisation du pancréas……………………………………………………12
3. Anatomie microscopique ….................................................................................13
3.1 Histologie ……………………………………………………...........................13
3.2 Acini…………………………………………………………………………....13
3.3 Ilot de langerhans ……………………………………………………………...13
3.3.1 structure……………………………………………………………………..14
CHAPITRE 2. PHYSIOLOGIE DU PANCREAS……………………………………..15
1. Fonction exocrine……………………………………………………………….15
2. Fonction endocrine……………………………………………………………...15
2.1 Etudes des hormones………………………………………...............................16
2.1.1 Glucagon……………………………………………...………………….....16
2.1.2 Insuline……………………………………………………………………...16
[Link] Structure et production……………………………………………………...17
[Link] Stimulation et sécrétion…………………………………………...………..18
[Link] Mode d’action……………………………………………………………….18
[Link] Mécanisme de signalisation de l’insuline…………………………………...20
[Link] Effets de signalisation ……………..………………………………………..20
[Link] Chemin de signalisation de la carte kinase ………………………………...23
[Link] Effets physiologiques de l’insuline …………………………………….…..23
CHAPITRE [Link] SUCRE………………………………...………………….....25
1. Diabète sucré type 2 ………..…………………………………..........................25
2. Diabète gestationnel…………………………………………………………..25
3. Diabèete sucré type 1………………………………………………………….25
CHAPITRE 4. DIABETE SUCRE TYPE 1………………………….............................26
1. Critère diagnostique …………………………………………………………....26
2. Etiopathogénie……..…………………………….……………………………...27
3. Complications…….……………………………………………………………..27
4. Signes cliniques…….………………………..………………………………….29
5. Principes de traitement………………………………………………………….29

REFERENCES……………………………………………………………………………32
INTRODUCTION

Le diabète de type 1 ou encore DT1 (terme de plus en plus employé dans le milieu médical),
est une maladie auto-immune irréversible. Il apparaît le plus souvent de manière brutale chez
l'enfant ou chez le jeune adulte (ou beaucoup plus rarement chez les personnes plus âgées) mais
peut parfois aussi être présent depuis la naissance et ne se révéler qu'à l'adolescence. Il se
manifeste par une émission d'urine excessive (polyurie), une soif intense (polydipsie) et un
appétit anormalement augmenté (polyphagie). Il a aussi pour conséquence
un amaigrissement malgré une prise de nourriture abondante, une hyperglycémie (c'est-à-dire un
excès de glucose dans le sang) supérieure à 1,26 g/l2 (7 mmol/l) de glucose dans le sang à jeun,
ou supérieure à 2 g/l (11 mmol/l) à n’importe quel moment de la journée, ainsi que parfois la
présence d'acétone dans les urines ou le sang, accompagnée d'une haleine « de pomme
reinette » caractéristique.
Les diabétiques de type 1 doivent contrôler leur glycémie plusieurs fois par jour, s'injecter de
l'insuline plusieurs fois par jour, manger de manière équilibrée et, comme tout un chacun,
pratiquer une activité physique régulière, afin de préserver au mieux leur équilibre glycémique.
Epidemiologie du diabète sucré de type 1

Le diabète sucré est une maladie chronique dont l’expansion mondiale lui confère les
caractéristiques d’une pandémie .Sa forme la plus fréquente est le diabète de type 2 qui
représente plus de 85 % des cas. Les autres formes étant : le type 1 (10 %), les diabètes
spécifiques et le gestationnel (5 %).
La prévalence mondiale de cette maladie atteint 10,5%, et que près de la moitié (soit 44,7%) des
adultes ne sont pas diagnostiqués. En 2021, 81 % des adultes diabétiques vivent dans des pays à
revenu faible ou intermédiaire (contre 79 % en 2019). De plus, 6,7 millions de personnes sont
décédées en 2021 en raison de leur diabète, soit une augmentation de 2,5 millions par rapport à
2019 (4,2 millions de décès) ! 19/10/2023
Estimée à plus de 100 millions d’habitants dont plus de 15 millions sont à Kinshasa
Sur une période de près de 50 ans : d’abord considéré comme rare puis présent avec une
prévalence oscillant entre 5 à 7 % dans les villes) . Dans le milieu rural (Gombe-Matadi) : 6.7%.
Aucune étude de prévalence nationale jusque là.
Quelques etudes realisées

Années Région ou Pays Prévalence du diabète Méthodes Auteurs


ou ville (%)

2000 Kinshasa 7 FPG Bieleli et al .

2005 Urbain et rural 25,3 FPG et HPO Kasiam

2006 Urbain 11,7 FPG Sumaili

2006 Kinshasa 15,5 FPG Longo-Mbenza


2007 Kisantu 4,7 FPG et HPO Muyer

2012 Urbain 2,8 Glycémie casuelle Katshunga

2015 Urbain 14,4 FPG Lobo

2019 Gombé-Matadi 6,7 FPG et HPO Muyer


CHAPITRE 1 : ANATOMIE DU PANCREAS

1. DESCRIPTION

On décrit au pancréas une extrémité droite ou médiale et une extrémité gauche ou latérale. Le
pancréas est orienté vers la droite, discrètement vers le haut, et présente également une courbure
à convexité antérieure. On lui décrit plusieurs parties, de son extrémité médiale vers son
extrémité latérale : la tête, le col, le corps et la queue. La tête porte également, au niveau de son
bord inférieur, le processus unciné qui délimite avec son bord libre l'incisure pancréatique.

2. ANATOMIE MACROSCOPIQUE

Le pancréas est un organe profond en situation rétropéritonéale en avant des gros vaisseaux,
allongé selon un axe oblique en haut et à gauche en direction du hile splénique. Concave vers
l’arrière, il s’enroule sur . le rachis entre la 12ème vertèbre thoracique et la 3ème vertèbre lombaire.

2.1 La subdivision du pancreas

Le pancréas est classiquement segmenté en 4 parties: la tête, l’isthme, le corps et la queue.

 La tête , partie la plus large, est située à l’intérieur du cadre duodénal. Elle est limitée en
haut par les éléments du pédicule hépatique, à droite par le duodénum et à gauche par les
vaisseaux mésentériques. Le crochet (ou processus uncinatus, ou petit pancréas de
Winslow) est un prolongement de la tête à sa partie inférieure le long du 3è duodénum. Il
passe en arrière des vaisseaux mésentériques et de la racine du mésentère.
 L’isthme, sépare la tête du corps. Il est situé en avant de l’axe veineux mésentéricoporte
et se projette légèrement à droite de la ligne médiane. Il est séparé de la tête par une
droite passant par le bord droit de la veine mésentérique supérieure (VMS) en arrière et
l’axe de l’artère gastroduodénale en avant. Une droite parallèle passant par le bord
gauche de la VMS le sépare du corps.
 Le corps , est oblique vers le haut, la gauche et l’arrière. Aplati dans le sens
antéropostérieur, il épouse la concavité rachidienne.
 La queue, continue la direction du corps après le croisement du bord supérieur de la
glande par l’artère splénique.

De la même manière que le bloc duodéno-pancréatique céphalique constitue une entité


radiologique et chirurgicale, on peut décrire un bloc spléno-pancréatique caudal.

Fig. 1. Schéma illustrant les différentes parties et rapport du pancréas


Anatomie modale des canaux pancréatiques :

Le pancréas résulte de la fusion de deux ébauches embryonnaires : une ébauche dorsale de


laquelle proviennent la partie haute de la tête, le corps et la queue, et une ébauche ventrale qui
donnera la partie basse de la tête et le crochet.

Le canal pancréatique principal (canal de Wirsung) parcourt toute la longueur de la glande et


reçoit des canaux secondaires courts qui s’abouchent perpendiculairement. Son calibre moyen
est de 3 mm. Issu embryologiquement du pancréas dorsal pour sa portion corporéocaudale et
du pancréas ventral pour sa portion céphalique, il rejoint le canal cholédoque à la partie basse
de la tête pour former un sphincter commun, le sphincter d’Oddi. Il se termine dans l’appareil
ampullaire à la partie basse du bord interne du 2 ème duodénum en regard de la papille
duodénale majeure ou principale (grande caroncule). Le canal pancréatique accessoire (canal
de Santorini) dérive du pancréas dorsal et draine la partie haute de la tête en se terminant à la
partie haute du bord interne du 2ème duodénum par la papille duodénale mineure ou papille
accessoire (petite caroncule). De nombreux auteurs ont tenté d’établir une classification
morphologique des canaux pancréatiques, en se basant à la fois sur les relations existant entre
canaux principal et accessoire et sur la jonction bilio-pancréatique. La classification la plus
fréquemment utilisée dans la littérature est celle décrite par Millbourn en 1950 d’après une
série autopsique de 200 sujets(5). Il y fait part de trois types de disposition canalaire :

les types I et II reprennent la disposition typique des canaux de Wirsung et Santorini, avec un
abouchement commun du Wirsung et du cholédoque dans l’ampoule hépato-pancréatique
(ampoule de Vater) dans le type I (85,5% des cas), et des orifices séparés de ces 2 canaux au
niveau de la papille duodénale majeure dans le type II (5,5% des cas). Le canal de Wirsung est le
conduit pancréatique principal et un canal accessoire existe dans 50% des cas , dans le type III
au contraire (9% des cas), le conduit pancréatique principal s’abouche au niveau de la papille
duodénale mineure ; un conduit accessoire ou ventral drainant la tête du pancréas peut
s’aboucher dans la papille majeure.

Fig1. Schéma illustrant différentes dispositions des canaux pancréatiques

Dawson quant à lui propose une classification en quatre types de canaux, basée sur une série de
120 autopsies(7) :
 le type I montre une disposition canalaire embryonnaire.
 le type II présente la disposition « classique ».
 le type III dénommé ansa pancréatica forme une boucle reliant le canal de Wirsung à la
papille mineure
 le type IV retrouve un canal accessoire oblitéré soit au niveau de la papille mineure, soit
à la jonction avec le canal pancréatique principal.

2.2 Vascularisation du pancréas :


 Vascularisation artérielle : du pancréas est triple, provenant de l’artère gastro-
duodénale , l’artère mésentérique supérieure (AMS) et l’artère splénique.
On la sépare classiquement en deux réseaux : la vascularisation céphalique commune au
duodénum et à la partie basse de la voie biliaire principale, et la vascularisation
corporéocaudale commune à la rate. Cette systématisation a une conséquence au niveau
chirurgical, les résections pancréatiques étant essentiellement représentées par les
duodénopancréatectomies céphaliques et par les résections corporéocaudales ou
pancréatectomies gauches, éventuellement associées à une splénectomie
 la vascularisation céphalique : est assurée par les arcades pancréatico-duodénales
antérieures et postérieures, branches des 4 artères pancréatico-duodénales (APD) issues de
l’artère gastro-duodénale (pour les APD antéro-supérieure et postéro-supérieure) et de l’artère
mésentérique supérieure (pour les APD antéro-inférieure et postéro-inférieure). Les APD antéro-
inférieures et postéro-inférieures proviennent dans la majorité des cas d’une branche commune
avec la première artère jéjunale. Ces arcades pancréatico-duodénales permettent d’assurer une
collatéralité efficace entre le tronc coeliaque (TC) et l’artère mésentérique supérieure en cas de
sténose proximale de l’un de ces 2 vaisseaux. En cas de sténose extrinsèque de l’origine du TC
par le ligament arqué du diaphragme, la TDM avec reconstructions MIP vasculaires objective en
plus de la sténose la dilatation des arcades pancréatico-duodénales (autre exemple MIP, exemple
reconstruction rendu volumique)

 la vascularisation corporéocaudale s’effectue par l’artère splénique qui donne les


artères pancréatiques dorsales et l’artère grande pancréatique, qui pénètrent dans le parenchyme
pancréatique et s’anastomosent avec l’artère pancréatique inférieure issue de l’AMS.
L’artère de la queue du pancréas naît d’une branche terminale de l’artère splénique dans le hile
de la rate et s’anastomose avec l’artère pancréatique inférieure.
Le retour veineux : céphalique est assuré par 4 veines pancréaticoduodénales équivalentes à leur
homonyme artériel. La veine pancréatico-duodénale (VPD) postéro-supérieure s’abouche
directement au bord droit de la veine porte, la VPD antéro-supérieure se jette dans le tronc
veineux gastrocolique de Henlé et les VPD inférieures se drainent dans la veine mésentérique
supérieure ou dans la 1ère veine jéjunale. La veine splénique draine l’ensemble de la région
corporéocaudale.

Drainage lymphatique : Le drainage de la région céphalique est assuré par des ganglions
périduodénopancréatiques, mésentériques supérieurs, rétrocholédociens et hépatiques communs.
Le drainage corporéocaudal s’effectue par l’intermédiaire de ganglions situés dans le hile
splénique.
Les ganglions situés près de l’origine du TC et de l’AMS ou dans la région inter-aorticocave
assurent le drainage de l’ensemble du pancréas.
Innervation : Le pancréas reçoit une innervation sympathique par les nerfs splanchniques et une
innervation parasympathique par le nerf vague. Les nerfs sympathiques véhiculent la douleur.
Les fibres cholinergiques du nerf vague participent, avec des facteurs humoraux, à la commande
de la sécrétion exocrine.

3. ANATOMIE MICROSCOPIQUE

3.1 Du point de vu histologique :


Le pancréas est la deuxième glande la plus grosse en volume après le foie. Cependant, à l'inverse
de sa grande sœur hépatique, la glande que constitue le pancréas comporte deux parties
distinctes tant au niveau anatomique que fonctionnel, réparties dans toute la glande : une
partie exocrine et une partie endocrine. La fonction exocrine est assurée par les acinis et la
fonction endocrine est permise par les îlots de Langerhans.

3.2 ACINI
Les acini pancréatiques sont des amas de cellules acinaires pancréatiques qui produisent le suc
pancréatique, un fluide contenant plusieurs enzymes digestives différentes et une substance
alcaline appelée bicarbonate de sodium. Les acini pancréatiques sont des unités sécrétantes
séreuses non accompagnées de cellules myoépithéliales et dont la lumière peut être occupée par
des cellules dites centro-acineuses.
Les cellules pancréatiques exocrines sont remplies de granules sécrétoires contenant des
enzymes digestives principalement trypsinogène, chymotrypsinogène, lipase pancréatique et
amylase qui sont sécrétées dans la lumière des acini.

3.3 îlots de langerhans

Les cellules des îlots de Langerhans (ou îlots pancréatiques, insulae pancreaticae) sont
des cellules endocrines (produisant des hormones) du pancréas regroupées en petits amas (ou
îlots) disséminés entre les acini séreux (cavités arrondies débouchant sur le canal pancréatique.)
3.3.1 structure

Les îlots de Langerhans représentent environ 1 à 2 % de la masse du pancréas, soit 1 à


1,5 gramme. Un adulte possède entre 750 000 et 1 500 000 îlots, la plupart situés à l'arrière du
pancréas. D'une taille comprise entre 50 et 900 µm, l'îlot est ainsi constitué de quelques cellules
pour les plus petits îlots, et d'environ 5 000 cellules pour les plus grands.
Les hormones produites par les îlots de Langerhans sont sécrétées directement dans la
circulation sanguine par au moins quatre types de cellules :

 l'insuline est produite par les cellules bêta (65-80 % des îlots ; situés au centre des îlots) ;
 le glucagon est produit par les cellules alpha (15-20 % ; situés en périphérie des îlots) ;
 la somatostatine est produite par les cellules delta (3-10 %) ;
 le polypeptide pancréatique par les cellules F (en) (ou PP) (1 %) ;
 la ghréline est produite par les cellules Epsilon (en).
Les cellules insulaires peuvent s'influencer par une communication autocrine et paracrine. Ainsi,
l'insuline peut-elle réguler sa propre biosynthèse, par l'intermédiaire de récepteurs à insuline sur
la cellule bêta elle-même, mais aussi sur la biosynthèse des cellules insulaires voisines au sein de
l'îlot.
CHAPITRE 2 : PHYSIOLOGIE DU PANCREAS

Le pancréas a un double rôle physiologique : Sa fonction exocrine est essentielle au processus


de digestion et d’assimilation intestinale, garant de l’absorption des nutriments d’origines
exogènes et sa fonction endocrine en fait un acteur majeur de la régulation de métabolisme à
visée énergétique, et en particulier le métabolisme de glucides.
1. Fonction exocrine
La fonction exocrine du pancréas produit d'une part, des ions bicarbonates HCO3− (fait intervenir
une anhydrase carbonique) sous l'action de la sécrétine en provenance du duodénum, et d'autre
part des enzymes pancréatiques. Les sécrétions pancréatiques ont un pH compris entre 7,5 et 8,2.
En 24 heures, le pancréas déverse environ 2 litres de bicarbonates dans le duodénum. Le
caractère amphotère du bicarbonate (pouvant être à la fois acide et base), lui fait jouer un rôle
de tampon et permet de neutraliser l'acidité du chyme stomacal fraîchement arrivé dans le
duodénum. Cette neutralisation est essentielle étant donné que la majorité des enzymes
intestinales et pancréatiques sont inactives en condition acide.
Le suc pancréatique contient des proenzymes biosynthétisées par les cellules acineuses.
Ces proenzymes sont inactives : elles seront activées dans le tube digestif par les sucs gastriques
pour détruire des molécules plus ou moins grosses, elles seront alors appelées hydrolases. Parmi
les enzymes sécrétées par les acinis, on retrouve des enzymes protéolytiques (trypsine,
chymotrypsine, carboxypeptidase…) mais aussi des ribonucléases (RNase) et
des désoxyribonucléases (DNase) qui dégradent des résidus nucléotidiques. Enfin, on trouve
également des lipases et des amylases pancréatiques.
L’insuffisance sécrétoire entraîne une pancréatite chronique avec une maldigestion ; une
malabsorption et malnutrition.
2. Fonction endocrine
Comme toutes les glandes endocrines, le pancréas synthétise des hormones, c'est-à-dire des
molécules qui sont libérées dans la circulation sanguine où elles vont circuler pour agir à
distance sur des tissus (ou cellules) cibles. La partie endocrine ne représente que 1 % du
pancréas (en nombre de cellules et en masse) mais octroie 10 % de son irrigation sanguine. Les
produits synthétisés par le pancréas endocrine sont principalement les quatre hormones
suivantes :

 l'insuline (seule hormone hypoglycémiante) ;


 le glucagon (hormone hyperglycémiante) ;
 la somatostatine (diminue la plupart des mécanismes digestifs et inhibe la sécrétion de
l'insuline et du glucagon) ;
 le polypeptide pancréatique (diminue la contraction de la vésicule biliaire, et la sécrétion
exocrine du pancréas).
 la ghréline (hormone digestive qui stimule l’appétit ,elle est considérée comme l'agoniste
inverse de la leptine).
 Amyline (Elle est co-sécrétée avec l' insuline par les cellules β pancréatiques dans un rapport
d'environ 100 insuline pour une amyline, elle joue un rôle dans la régulation glycémique en
ralentissant la vidange gastrique et en favorisant la satiété, empêchant ainsi les
pics postprandiaux de la glycémie).
2.1 Etudes des hormones
Le glucagon et l'insuline sont deux hormones nécessaires à la régulation de
la glycémie (concentration du glucose dans le sang). Ils sont produits au niveau d'îlots de
cellules appelés îlots de Langerhans ; par les cellules « alpha » (pour le glucagon) et « bêta »
(pour l'insuline). Les cellules « delta » sécrètent quant à elles la somatostatine qui a un effet
inhibiteur sur la sécrétion d'insuline et de glucagon ; les cellules « F » (aussi nommées cellules
PP) produisent le polypeptide pancréatique. Les proportions des cellules alpha, bêta, delta et F
au sein du pancréas endocrine représentent 20, 70, 5 et 5 % respectivement. La distribution de
ces cellules est particulière, chaque îlot de Langerhans étant constitué d'une masse centrale de
cellules à insuline, les cellules à glucagon, les cellules à somatostatine et les cellules à
polypeptide pancréatique se retrouvant à la périphérie. La proportion de ces cellules varie selon
qu'elles se situent dans la partie basse de la tête du pancréas ou, au contraire, dans la partie haute,
le corps ou la queue du pancréas.
2.1.1 Glucagon
Le glucagon accélère la glycogénolyse c'est-à-dire la transformation du glycogène (forme de
stockage du glucose dans le foie) en glucose, afin d'augmenter le taux de sucre dans le sang.
L'insuline, elle, fait l'effet contraire, car elle favorise la glycogénogenèse, c'est-à-dire la
transformation du glucose du sang en glycogène, stocké dans le foie pour abaisser la glycémie.
Lorsque la sécrétion de l'insuline est diminuée, cela peut entraîner un diabète sucré.
2.1.2 Insuline
L'insuline (du latin : insula « île »2) est une hormone protéique sécrétée par les cellules
β des îlots de Langerhans dans le pancréas, ainsi que dans les corps de Brockmann de
certains poissons téléostéens3. Elle a un effet important sur le métabolisme des glucides,
des lipides et des protéines en favorisant l'absorption du glucose présent dans le sang par
les cellules adipeuses, les cellules du foie et celles des muscles squelettiques. Le glucose absorbé
par ces tissus est converti en glycogène ou en triglycérides, voire en les deux à la fois dans le cas
du foie. La libération de glucose par le foie dans le sang est très fortement limitée par un taux
sanguin élevé en insuline4. Cette hormone joue de ce fait, avec le glucagon, un rôle majeur dans
la régulation des substrats énergétiques, dont les principaux sont le glucose, les acides gras et
les corps cétoniques. Dans le couple que forment l'insuline et le glucagon, l'insuline a le rôle
principal chez les mammifères : son absence est fatale dans un délai de quelques mois. Dans
d'autres espèces, en particulier chez les oiseaux, c'est l'inverse : le glucagon est l'hormone
principale.
Globalement, l'action de l'insuline est souvent résumée par son effet hypoglycémiant (baisse du
taux de glucose dans le sang). Il est probablement plus juste de dire que l'insuline est sécrétée en
fonction de l'état nutritionnel et de l'activité physique, de sorte qu'après les repas, sous l'influence
de l'élévation de la glycémie (la concentration de glucose dans le sang), mais aussi sous
l'influence directe de la présence des aliments dans le tube digestif, la sécrétion d'insuline est
stimulée, ce qui permet le stockage du glucose, produit final de la digestion des aliments
glucidiques. D'une manière générale, l'insuline sanguine a pour effet de stimuler
l'anabolisme des cellules, ce qui en fait une hormone anabolisante ; à l'inverse, une faible
concentration en insuline dans le sang favorise le catabolisme, c'est-à-dire la dégradation des
macromolécules biologiques en molécules plus petites.
Les diabètes sucrés sont des maladies de la sécrétion d'insuline. Dans sa forme la plus sévère, le
diabète insulino-dépendant (ou diabète de type 1) est mortel en quelques mois en l'absence de
traitement, dans un tableau caractérisé par l'hyperglycémie, la perte de muscle et de tissu
adipeux, et la production massive et non régulée non seulement de glucose mais aussi de corps
cétoniques : c'est l'acidocétose diabétique. En Occident, le diabète insulinodépendant est une
maladie qui n'est que très rarement fatale, grâce à l'insuline, médicament que les diabétiques
doivent s'injecter plusieurs fois par jour. Ce n'est pas le cas dans la plupart des pays de l'Afrique
subsahélienne où l'insuline médicament fait souvent défaut.
Les insulines humaines obtenues par génie génétique sont, contrairement aux anciennes insulines
prélevées chez le porc, d'une stabilité telle que depuis 2010 beaucoup de patients insulinotraités
ne sont pas des patients insulinodépendants : l'usage de l'insuline évite l'apparition de certaines
complications liées à certains médicaments tels que la metformine en cas d'insuffisance rénale.

[Link] Structure et production


L'insuline est une hormone constituée de 2 chaînes polypeptidiques reliées entre elles par 2 ponts
disulfures et 1 pont disulfure intrachaîne dans la chaine A : une chaîne A de 21 acides aminés, et
une chaîne B de 30 acides aminés. L'insuline est produite par les cellules β des îlots de
Langerhans du pancréas sous la forme d'une pré-pro-insuline constituée d'une seule chaîne
peptidique, dont deux fragments, le peptide signal (23AA N-ter) est éliminé par l'action
d'une enzyme, la signal peptidase qui va cliver le peptide signal entraînant la création des trois
ponts disulfures, on obtient la pro-insuline qui subira l'élimination du peptide C par une autre
enzyme, la PC1, ce qui va libérer un fragment central, tandis que les deux chaînes néoformées
vont rester associées grâce aux ponts disulfures : enfin l'extrémité C-Terminale d'une des chaines
va être clivée par l'action d'une carboxypeptidase E (CPE) pour devenir l'insuline sous sa forme
mature, et donc active. La proinsuline a une structure très voisine de celle des deux principaux
facteurs de croissance, IGF-1 et IGF-2, et des concentrations élevées de ces hormones
permettent des effets biologiques par signalisation après liaison aux récepteurs des
autres : hypoglycémie lors de sécrétion massive d'IGF-1 et d'IGF-2 par des tumeurs. L'insuline
circule à des concentrations de l'ordre de la nanomole par litre.

Fig.1 Structure moléculaire de l'insuline.

Dans chaque cellule β l'insuline est synthétisée dans le réticulum endoplasmique puis modifiée
par l'appareil de Golgi avant d'être libérée par exocytose et de passer dans le sang.
[Link] Stimulation et sécrétion
Le glucose sanguin filtre à travers le capillaire dans le liquide interstitiel qui baigne les cellules
β des îlots de Langerhans. La concentration de glucose autour des cellules β est donc la même
que dans le sang. La cellule importe le glucose par un transporteur non saturable GLUT2 (les
autres cellules du corps ont un récepteur rapidement saturé). La concentration de glucose
intracellulaire reflète donc celle du sang. L'entrée du glucose dans la cellule bêta est
immédiatement suivie de sa phosphorylation par une hexokinase spécifique, la glucokinase, dont
les caractéristiques cinétiques jouent un rôle important dans le couplage
glycémie/insulinosécrétion (la perte de 50 % de l'activité de la glucokinase est la cause d'une
forme particulière de diabète, le MODY-2). Le métabolisme du glucose dans la cellule β
augmente le rapport ATP/ADP. Cela induit la fermeture d'un canal potassique sensible à cette
augmentation de la quantité d'ATP. Si les ions K+ (potassium) cessent de sortir, cela dépolarise
la cellule β qui est une cellule excitable puisqu'elle a une activité électrique dès que les
concentrations en glucose extracellulaire dépassent 5 mmol·L-1. Cette dépolarisation ouvre des
canaux calciques sensibles au voltage : le calcium entre dans la cellule et déclenche
l'exocytose des vésicules contenant de l'insuline.

[Link] Mode d’action


Les lieux de stockage du glucose sont les muscles, le tissu adipeux et le foie. En cas d'abondance
alimentaire, l'insuline stimule aussi la conversion des glucides en acides gras, en vue de leur
stockage dans le tissu adipeux. Dans cette situation d'abondance alimentaire, après les repas,
l'insuline bloque la production de glucose par le foie. Par la mise en stock du glucose alimentaire
et l'arrêt de la production de glucose par le foie, la glycémie baisse. À distance des repas, la
baisse de la sécrétion de l'insuline permet la libération des stocks de glucose (glycogénolyse du
foie) et la production de novo de glucose par le foie (néoglucogenèse). Cette production de
novo de glucose par le foie ne peut se prolonger car elle utilise directement les muscles, plutôt
que les réserves énergétiques quantitativement bien plus importantes du tissu adipeux.
Lors du jeûne prolongé (au-delà de quelques jours chez l'adulte, mais seulement quelques heures
chez le nouveau-né et le nourrisson), la poursuite de la baisse de l'insuline permet la production
des corps cétoniques, ce qui permet l'épargne musculaire, car les corps cétoniques sont dérivés
des acides gras du tissu adipeux. L'insuline a par ailleurs des effets importants sur le
métabolisme des protéines : elle inhibe la dégradation des protéines et favorise la captation des
acides aminés. Enfin, elle inhibe la lipolyse et favorise la lipogenèse, c'est-à-dire la fabrication
de triglycérides à partir d'acides gras. En résumé, l'insuline est aussi l'hormone qui permet le
stockage de graisses.
Au-delà de son effet immédiat sur la régulation des flux de substrats, l'insuline a des effets à plus
long terme sur la croissance ; c'est une hormone anabolisante. Il est ici intéressant de souligner la
forte homologie entre l'insuline et le principal facteur de la croissance, l’insulin-like growth
factor (IGF-1), ou « facteur de croissance similaire à l'insuline ». L'insuline en tant que molécule
de signalisation de la présence d'aliments dans le tube digestif peut être assimilée à une hormone
de l'abondance, signalant le surplus énergétique permettant la croissance. L'insuline a des effets
anabolisants directs, par son action sur les métabolismes des glucides, protéines et lipides, mais
aussi indirects, par la régulation des protéines porteuses de l'IGF-1.
[Link] Mécanisme de signalisation de l’insuline

La signalisation de l’insuline commence par la liaison à son récepteur d’insuline (IR) à la surface
de la cellule, qui est une tyrosine kinase. Le récepteur kinase de l’insuline (IRK) est ensuite
autophosphorylé et activé pour phosphoryler la tyrosine dans les substrats cellulaires clés qui
sont essentiels pour entraîner la réponse insulinique Il existe principalement deux voies de
transduction activées par l’action de l’insuline:

– phosphatidylinositol 3-kinase (PI3K): métabolisme du glucose et des lipides.

– via des kinases activées par des mitogènes (carte kinases): règlement dans la synthèse des
protéines.

[Link] Effets de signalisation

[Link].1 Piste de signalisation de phosphatidylinositol 3-kinase (PI3K)

La voie PI3K est la principale Mécanisme par lequel l’insuline exerce ses fonctions dans le
métabolisme glucose et lipidique.

Le récepteur phosphoryé rend le phosphate à une autre molécule appelée IRS-1 (substrat 1 du
récepteur de l’insuline). L’IRS-1 phosphoryé, à son tour, relie plusieurs protéines appelées
«protéines SH2». L’une des protéines SH2 est la phosphatidyl-inositol-3 kinase (PI3K)
auxquelles des phosphorylates et le complexe sont formés.
[Link].2 Apoptose

L’activation de l’AKT contrôle la survie des cellules à travers la phosphorylation des objectifs
qui en dépendent, avec le résultat net de l’augmentation de la survie des cellules, de la
prolifération, de la croissance et du métabolisme. Les dianas pour l’activation AKT peuvent être
classés en trois groupes différents: protéines apoptotiques, facteurs de transcription et protéines
kinases. Akt phosphorylate directement deux protéines apoptotiques, mauvaise et caspase 9,
inhibant son activité apoptotique et favorisant ainsi la survie cellulaire.

[Link].3 Synthèse du glucogène

Lorsque l’insuline atteint les cellules hépatiques et rejoint son récepteur Active la voie de la
PI3K qui produira la translocation de GLUT2 et par conséquent l’entrée de glucose à l’intérieur
de la cellule. Ce glucose va pénétrer dans le chemin de la glucoquinose mais doit être catalysé
par la glucocinase le phosphoryling et produire du glucose-1-phosphate que par activation par
UTP pourra se lier à la fin d’une chaîne de glycogène grâce à l’action catalytique du glycogène.
synthétase (précédemment phosphorylée par GSK3). De cette manière, la glycogénogenèse se
produira, c’est-à-dire le stockage de glucose en excès sous la forme de glycogène à l’intérieur
des cellules hépatiques.

[Link].4 Translocation de GLUT4 sur la membrane plasmatique

Dans les tissus adipeux et musculaire, l’insuline favorise la translocation du convoyeur de


glucose de compartiments intracellulaires à la membrane plasmique, par un chemin qui dépend
de l’activation de PI3K et de l’AKT Kinase. Des preuves récentes indiquent que le trafic de
Glut4 sur la membrane plasmatique dépend de plusieurs mécanismes entre lesquels la
participation de AS160 est trouvée (qui contient une domination de RAB / GAP). AS160
(substrat AKT de 160 KDA) est une protéine qui, dans son état non phosphorylé et actif, régule
négativement l’activité de la petite protéine de rab, qui participent au trafic vésiculaire de Glut4,
inhibant l’exocytose basale du convoyeur. AS160 est un substrat AKT, et lorsqu’il est
phosphorylé par AKT, AS160 est inhibé, de sorte que la glueuse dépendante de la renonciation à
la rabifère est augmentée à la membrane plasmique.

Au cours des dernières années, il a été décrit dans les adipocytes un transport de glucose
indépendant de PI3K Pathway et implique des protéines CBL et des protéines d’adaptateur APS
et CAP. La formation d’un complexe de protéines entre APS / CAP / CBL, permet la
phosphorylation de cette dernière protéine par IR. Le complexe de capuchon phosphorylé / CBL
est dissocié de la bouchon GO et traversant les interagissants avec la flotilline dans la membrane
plasmatique microdomi connue sous le nom de radeaux lipidiques (radeaux lipides), dans lequel
CBL recrute le complexe de protéines CRKII-C3G. C3G actif à la protéine TC10, la petite
protéine G, un membre de la famille RHO, qui conduit apparemment à la translocation de Glut4.

d’autre part, activation des PKC atypiques λ et ζ induit pour l’insuline, il s’agit également de eux
en favorisant le transport du glucose induit par l’insuline. Il a été décrit que l’activation de PKC-
λ / ζ pourrait être donnée en aval de PI3K et TC10, c’est-à-dire qu’ils pourraient être des
protéines où les deux voies de signalisation impliquées dans le transport de glucose convergent.
D’une part, il a été suggéré que les deux PKC puissent être associées à PDK1 lorsqu’il est ancré
au PIP3 généré par l’action PI3K, induisant la phosphorylation dans les résidus THR402 /
THR410 dans l’activation ASA de PKC. D’autre part, lorsque TC10 est activé, il interagit avec
le complexe ATYPIC / PAR6 / PAR3 PKC, qui induit le recrutement des deux PKC dans la
membrane plasmique où elles sont activées. Par3 / Par6 Il existe deux protéines d’échafaudages
décrits récemment telles que des protéines qui interagissent avec PKC-λ / ζ et que, dans le
complexe, participer à la médiation de plusieurs fonctions cellulaires du PKC. Enfin, nous
pouvons dire que peu importe le chemin d’accès à être activé par PKC-λ / ζ, les deux contribuent
de manière significative à la translocation de Glut4 induite par l’insuline.

[Link].5 Synthèse des protéines

La cascade de la PI3K inclut la sérine kinase qui médiate la réponse à l’insuline, y compris de la
synthèse de la protéine qui régule la synthèse des protéines via les voies de P70S6K / S6 et
4EBP1 / EIF4.

Le 4E-BP1 est un inhibiteur du facteur d’initiation de la transduction de protéines appelée EIF4E


et lorsque le 4E-BP1 est phosphorylé, l’EIF4E est libéré et peut être joint à EIF4G , qui est
également sous le contrôle du mTOR et combiné à l’EIF4A, forme le complexe EIF4F; et la
fabrication de ce complexe est nécessaire pour poursuivre la phase d’initiation de la traduction
de l’ARNm dans la protéine.

Le MTOR active également le P70S6K, qui stimule l’initiation de la traduction ainsi que
l’allongement de la protéine de synthèse par différents mécanismes; Le P70SS6K lorsqu’il est
activé, phosphoryla et inactif l’enzyme kinase du facteur d’allongement 2 (EEF2K), qui permet à
l’EEF2 d’être activé en favorisant l’allongement. Par conséquent, l’hyperphosphorylation de la
P70S6K et stimule la synthèse des protéines.

[Link].6 Synthèse d’acides gras

La synthèse des acides gras se produit lorsque les besoins ont déjà été satisfaits de l’énergie du
La cellule et la concentration de substrats oxydables sont élevées. L’insuline est celle qui
intervient dans ce processus puisqu’elle est grâce à celle-ci que le glucose pénètre dans les
cellules de sorte que la glycolyse se produise et obtient ainsi de l’énergie et d’autres substrats
oxydables comme acétyl-coa.

presque toute la synthèse de graisse Les acides se déroulent dans les cellules hépatiques tandis
qu’une pièce minimale est effectuée dans les adipocytes eux-mêmes. Dans le foie, une fois
synthétisée, ils sont transportés vers des cellules de tissu adipeux.

Les grandes quantités d’acétyl-coa favoriseront que l’enzyme acétyl-coa carboxylase est activée
qui conduit à la production de malonile -coa, qui sera chargé d’inhiber l’enzyme d’acyl-carnitin-
transférase 1 et en conséquence inhibant une β-oxydation. Cela ne provoque aucun acides gras à
libérer du sang.

La synthèse se produit dans le cytosol d’acétyl-coa (2 carbones) d’origine mitochondriale. Cette


molécule provient du catabolisme des glucides, de l’oxydation β des acides gras et du
catabolisme des acides aminés. Ce premier acétyl-coa sert d’initiateur. L’autre acétyl-COA ne
peut pas être ajouté directement, mais doit être activé en transformant en une molécule de
malonyl-coa (3 carbones). Le nouveau carbone ajouté provient d’un ion de bicarbonate dissous
(HCO3-). La liaison de l’acétyl-coa malonyl-coa provoque une molécule de quatre atomes de
carbone et la libération d’un CO2. Ensuite, deux hydrogénations sont produites en dépensant
NADPH. Ainsi, un acide gras activé est obtenu à partir de quatre atomes de carbone.
Tout ce processus est catalysé par un ensemble d’enzymes unies, qui forment le complexe
d’acides gras synthétase (SAG). L’union répétée de molécules de Malonil-Coa permet d’ajouter
deux carbones à chaque occasion, formant une longue chaîne avec un numéro de paire de
carbone. L’acide gras habituellement formé est l’acide palmitique, de 16 atomes de carbone.

[Link].7 Activation de la glucolyse et de l’inhibition de la glyconèse

Insuline une fois qu’il est attaché à votre récepteur va pouvoir Pour ce faire entre le glucose de la
cellule par translocation d’un convoyeur de glucose. Dans le foie, le convoyeur est GLUT2.
Comme dans le foie, la glyconèse est principalement donnée, il y aura une petite voie
d’activation de la glycolyse et de l’inhibition de la glyconèse, car les deux processus
métaboliques ne peuvent pas se produire en même temps. Le glucose qui pénètre dans la cellule
ce qui va faire lors de l’arrivée au deuxième point de contrôle de la glycolyse déjà convertie en
fructose-6-phosphate, doit être catalysé par phosphofructo kinase phosphatase, qui est déployée
comme une kinase transformant le fructose -6 -6 -Phosphate dans le fructose-2,6-bifosphate.
Cette molécule active à l’enzyme phosphofructoquinase 1 qui produit la phosphorylation de
fructose-6-phosphate produisant du fructose-1,6-bifuphate. La présence de fructose-1,6-
bifuphate inhibe le fructose-1,6-bifosphatase. De cette manière, la gluconérogenèse est inhibée et
la glycolyse est activée.

[Link] Chemin de signalisation de la carte Kinases

Cette voie intervient dans la régulation de la synthèse de protéines et d’enzymes qui seront
principalement réglementé le métabolisme. La phosphorylation des résidus de TYR du domaine
cytoplasmique infrarouge favorise l’association de la protéine SHC, qui unit le complexe
GRB2 / SOS; SOS est un facteur de remplacement de nucléotides de guanine (FEM), capable
d’activer la chasse au rinçage. L’activation de RAS (GTP-RAS) commence l’allumage de la
cascade de la carte Kinase. GTP-RAS Joinks et RAF-1 actif qui conduit par la suite à la
phosphorylation et à l’activation de la route, qui implique le recrutement et l’activation de MEK
(également appelé carte Kinase Kinase) et ERK1 (kinase 1 extracellulaire régulée) et Erk2.
Alternativement à cette voie de signalisation qui conduit à l’activation d’Erk1 et Erk2 (connue
génériquement des kinases de carte), l’insuline est capable d’activer ces protéines par une voie
SHC indépendante, mais dépend de l’activation de l’IRS (substrat du récepteur de l’insuline). .
Une fois que l’IRS est actif, il unit le complexe GRB2 / SOS et à partir de ce point, la séquence
d’activation des protéines est la même que celle décrite pour SHC. La carte Kinases a une large
gamme de substrats potentiels, y compris des facteurs de transcription et d’autres kinases, qui
participent principalement à la réglementation de l’expression génétique dans les tissus sensibles
à l’insuline, mais pas dans la régulation du transport de glucose.

[Link] Effets physiologique de l’insuline

Les effets physiologiques de l’insuline se repartissent en deux groupes : les effets métaboliques
et les effets pléiotropes. Néanmoins les effets métaboliques restent prédominants.

[Link].1 Les effets métaboliques :

 Sur les protides : Stimulation de l'anabolisme des protéines, donc synergisme avec la G.H
et les androgènes; antagonisme avec T3, T4 et glucocorticoïdes. Stimulation de la synthèse des
acides ribonucléiques et désoxyribonucléique.
 Sur les lipides : la Stimulation de la lipogenèse à partir des H,C d'où formation des
triglycéride  Inhibition de la lipolyse, d'où antagonisme avec ACTH, GH, glucocorticoïdes,
catécholamines, et glucagon.

 Sur les glucides : Induction de l'hypoglycémie par plusieurs mécanismes :

1. accélération de l'utilisation du glucose au niveau des cellules hépatiques et musculaires .

2. Augmentation de la glycogénèse hépatique et musculaire -4 9 –

3. Stimulation du passage du glucose à travers la membrane cellulaiie

4. inhibition de la néo glycogénèse, à partir des acides aminés glucoformateurs. Par cet
effet hypoglycémiant (effet anti-diabétogène), l'insuline agit eh antagonisme avec l'ACTH,
la GH, la T3, la T4, les glucocorticoïdes, les catécholamines et le glucagon.

[Link].2 Les effets pléiotropes :

 Effet mitogène : Des données expérimentales et épidémiologiques suggèrent qu'un


hyperinsulinisme pourrait favoriser le développement de l'athérosclérose et de la macro
angiopathie diabétique.

 Effet antiagrégant plaquettaire

 Effet anti inflammatoire

 Effet vasodilatateur
CHAPITRE 3 : DIABETE SUCRE

Le diabète sucré (ou diabète par abus de langage) est une maladie liée à une défaillance des
mécanismes biologiques de régulation de la glycémie (concentration de glucose dans le sang)
menant à une hyperglycémie chronique.
Cette maladie se manifeste par des symptômes propres au diabète (syndrome
polyuropolydipsique) et par des lésions d'organes tels la rétine, les reins ou les artères
coronaires, dues à la toxicité de l'acétone produite lors d'une dégradation rapide des graisses
arrivant en cas de défaillance de l'insuline menant à une hyperglycémie majeure.
Il y a trois types principaux de diabète sucré :

 le diabète de type 1 ;
 le diabète de type 2 ;
 le diabète gestationnel.
1. Diabète sucré type 2 :
Cette forme de diabète représente 90 % des cas de diabète15. Autrefois appelé diabète non
insulinodépendant (ou diabète de l'âge mûr), ce diabète survient classiquement chez l'adulte de
plus de quarante ans présentant, dans 80 % des cas, une obésité ou du moins un excès pondéral,
et avec souvent des antécédents familiaux de diabète de type 2. Chez la femme, cela a parfois été
précédé de diabète gestationnel (diabète transitoire pendant les grossesses), ou plus souvent de
gros bébés.
Au début de la maladie, la production d'insuline par le pancréas est normale (voire excessive).
Mais, les cellules de l'organisme chargées de capter et d'utiliser le glucose deviennent insensibles
à l'insuline, d'où une augmentation de la glycémie. Le diabète de type 2 est le plus souvent non
insulinodépendant, mais un traitement par insuline peut être nécessaire pour la maîtrise de
l'équilibre glycémique.
Le diabète de type 2 s'associe souvent à d'autres facteurs de risque cardiovasculaire, comme
l'hypertension artérielle, la répartition androïde des graisses, l'hypertriglycéridémie et la baisse
du taux du cholestérol-HDL, le syndrome métabolique. Son incidence augmente, en
conséquence des modifications du mode de vie (sédentarité, alimentation hypercalorique,
hyperlipidique). Jusqu'à récemment, ce diabète touchait essentiellement des adultes, à partir de la
trentaine, mais en raison de l'augmentation du taux d'obésité juvénile, il touche maintenant de
plus en plus d'adolescents, voire d'enfants.
Le diabète de type 2, ou diabète de la maturité, s'observe le plus souvent chez des individus en
surpoids ou obèses, aussi appelé « syndrome dysmétabolique » avec risque de stéatose
hépatique (surcharge graisseuse du foie). On dit plus souvent que ce diabète est un diabète âgé.

2. Diabète gestationnel :
Le diabète gestationnel est un diabète qui apparaît pour la première fois chez certaines femmes
au cours de la grossesse. Il est caractérisé par une intolérance au glucose due à la production
d'hormones placentaires, provoquant une insulinorésistance qui entraîne une hyperglycémie. Le
diabète gestationnel peut être isolé (il ne survient que pendant les grossesses) ; celui-ci disparaît
généralement après l'accouchement, cependant il augmente les risques pour la mère de
développer durant les années qui suivent un diabète de type 216 ou peut être la première
manifestation d'un diabète de type 1.
3. Diabète sucré type 1 fait l’objet de notre travail dont nous en parlons au chapitre suivant .
CHAPITRE 4 : DIABETE SUCRE TYPE 1

1. Critères de diagnostique

Le diagnostic du diabète a évolué de la reconnaissance par le médecin des symptômes typiques à


la détection de l’hyperglycémie ambiante et, de là, à la définition d’une glycémie excessive après
une nuit de jeûne et/ou à la suite d’une provocation avec une charge en glucose (test de tolérance
au glucose oral ou OGTT), et plus récemment, par la mesure de l’hémoglobine glyquée (A1c).
Le dépistage a révélé une prévalence beaucoup plus élevée du diabète aux États-Unis et ailleurs,
ainsi qu’un impact énorme sur la santé publique. Les tests modernes ont permis de définir les
personnes à haut risque de développer un diabète et les femmes enceintes dont le fœtus présente
un risque accru de mortalité et de morbidité.

Le diabète de type 1 résulte d’une attaque auto-immune des cellules bêta des îlots pancréatiques,
qui se manifeste par des auto-anticorps et des lymphocytes T réactifs aux antigènes des îlots
pancréatiques avant et après le développement de l’hyperglycémie. Lorsqu’environ 80 % des
cellules bêta ont été endommagées ou détruites, une carence en insuline produit une
hyperglycémie et un risque de cétose. L’hyperglycémie, à son tour, provoque une diurèse
osmotique entraînant des mictions fréquentes, de la soif et une perte de poids. Le diabète de type
2 est causé par une combinaison de résistance à l’insuline et d’insuffisance relative en insuline.
La résistance à l’insuline accompagne l’obésité, un mode de vie sédentaire et un âge avancé. Les
facteurs pathogéniques du diabète de type 1 et de type 2 se chevauchent chez de nombreux
patients, l’obésité étant maintenant répandue chez les enfants et les adultes. Le diabète
gestationnel est spécifique à la grossesse et est un signe avant-coureur d’un futur diabète de type
2. Les critères glycémiques diagnostiques du diabète présymptomatique ont été établis en
utilisant la rétinopathie diabétique comme complication spécifique de la maladie : HbA1c ≥6,5
% ; glycémie à jeun (FPG) ≥126 mg/dL ; ou glycémie mesurée 2 heures après un OGTT (PG de
2 heures) ≥200 mg/dL. Pour les patients présentant des symptômes typiques, une glycémie
aléatoire ≥200 mg/dL est diagnostique. Le PG de 2 heures donne la prévalence la plus élevée et
l’HbA1c la plus faible. L’HbA1c est le test le plus pratique et le plus pratique, ne nécessitant
aucune préparation, est analytiquement supérieur et présente la plus faible variation
intraindividuelle. Il est plus cher que le FPG, mais identique ou inférieur à l’OGTT. Le PG de 2
heures est le plus lourd pour le patient et présente la variation intraindividuelle la plus élevée. La
mesure normalisée de l’HbA1c n’est pas disponible partout. Il est recommandé de confirmer un
test anormal avec le même test.
2. Etiopathogénie

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune dans 90 % des cas (10 % idiopathiques)
aboutissant à une destruction quasiment-totale des cellules bêta des îlots de Langerhans. Ainsi
90 % des enfants diabétiques n'ont pas d'antécédents familiaux. Ces cellules sont chargées du
contrôle de la glycémie (taux de glucose dans le sang) par la production d'insuline en fonction de
la glycémie : ainsi, en cas d'hyperglycémie, l'insuline est produite en plus forte quantité.
L'insuline est une hormone hypoglycémiante qui permet l'utilisation du glucose, en coordination
avec le glucagon (hormone hyperglycémiante), lui aussi sécrété par les îlots de Langerhans du
pancréas (cellules alpha), et dont l'action s'oppose à celle de l'insuline.
L'insuline est fortement sécrétée après les repas ; les fortes concentrations favorisent le stockage
du glucose dans le foie, les muscles et le tissu adipeux. La concentration d'insuline baisse à
distance des repas, permettant la libération de ces stocks, principalement le glycogène formé
dans le foie après le repas à partir du glucose des aliments. Si le jeûne se prolonge plus de 12
heures, la concentration d'insuline baisse encore, permettant la production de glucose à partir
d'autres substrats : glycérol du tissu adipeux, lactate et protéines des muscles. En même temps,
lorsque le jeûne se prolonge, le fonctionnement de l'organisme, du cerveau en particulier, est
orienté vers l'utilisation d'autres substrats énergétiques : acides gras et corps cétoniques. La
destruction des cellules qui sécrètent l'insuline, situées dans le pancréas, a donc pour
conséquence une absence d'insuline dans le sang et un taux de glucose élevé.
L'absence complète d'insuline déclenche à la fois une production massive de glucose par le foie
et une production massive de corps cétoniques qui, non utilisés, s'accumulent dans le sang : c'est
l'acidocétose.
Le diabète de type 1 suit une évolution en deux phases, la maladie étant dans un premier temps
asymptomatique. Les symptômes ne se manifestent que plusieurs mois voire plusieurs années
après le début de la maladie : l'hyperglycémie n’apparaît que lorsque plus de 80 % des cellules
bêta des îlots de Langerhans sont détruites.
3. Complications

3.1 Les complications aiguës du diabète sont :


 Acidocétose: survient quand l'organisme ne peut plus utiliser le glucose comme carburant, et
peut conduire au coma avec séquelles neurologiques irréversibles.
 Hypoglycémie: accident de loin le plus fréquent, peut n'entraîner qu'une gêne légère, mais
non traitée, elle peut aussi conduire au coma avec séquelles neurologiques irréversibles.
 Coma hyperosmolaire: peut survenir chez les patients atteints de diabète de type 1 ou de type
2, en présence d'une concentration de sucre dans le sang très élevée, et plus particulièrement
en présence d'autres facteurs tels qu'une infection. Les patients peuvent présenter une
déshydratation intense, une chute de la pression artérielle, des épisodes de confusion et
d'étourdissements, voire un coma
3.2 Les complications chroniques du diabète sont :
 Les atteintes des gros vaisseaux (macroangiopathie) sont dues à l'athérosclérose. Chez les
patients atteints de diabète, on retrouve souvent de l'angine de poitrine, voire des infarctus du
myocarde passant parfois inaperçus, des accidents vasculaires cérébraux comme des
accidents ischémiques et de l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs.
D'autres paramètres, comme la glycémie peuvent impacter les artères et ainsi affecter les
carotides, les coronaires ou les artères des jambes. Conséquences : le patient risque l'AVC,
l'infarctus ou encore l'artérite.
 Les complications micro-vasculaires(microangiopathie) , l'hyperglycémie chronique des
diabétiques endommage progressivement les petits vaisseaux sanguins des reins et des
yeux ainsi que les nerfs, provoquant par la même des troubles oculaires, nerveux et rénaux.
Les vaisseaux s'obstruent et, si certaines parties de notre corps ne sont plus assez irriguées,
elles peuvent mourir. L'excès permanent de sucre dans le sang engendre donc des
complications telles la cécité, une insuffisance rénale, une neuropathie (atteinte des nerfs)
des jambes pouvant provoquer des "maux perforants plantains" ou encore des atteintes des
nerfs commandant le sexe.
Les complications des petits vaisseaux (microangiopathie) touchent :

1. les yeux : par la rétinopathie diabétique ischémique (sans formation de


néovaisseaux) ou hémorragique (avec formation de néovaisseaux) pouvant
entraîner cécité, microanévrisme, œdème maculaire. Il est conseillé aux
diabétiques de faire un fond d'œil une fois par an ;
2. le réseau nerveux : la neuropathie diabétique est un trouble de la sensibilité
épicritique et profonde parfois accompagné de douleurs neuropathiques
principalement au niveau des membres inférieurs, ces troubles de la sensibilité
peuvent entraîner un retard de prise en charge de plaies du pied.
L'ostéoarthropathie diabétique nerveuse (OD) des chevilles et des pieds a pris le
nom de « pied de Charcot »19. Le diabétique ne se rend pas compte qu'il a une
blessure par l'absence de stimuli douloureux, il laisse évoluer une blessure
pouvant entraîner une escarre, voire un authentique mal perforant plantaire. Les
diabétiques testent annuellement leur sensibilité distale avec un monofilament20 ;
3. les reins : la néphropathie diabétique pouvant évoluer jusqu'à l'insuffisance
rénale. Différentes lésions peuvent atteindre le rein diabétique, surtout les
néphropathies glomérulaires et les néphropathies vasculaires ;
4. le plan cutanéomuqueux : des difficultés de cicatrisation des plaies sous forme
d'ulcères sont perçues, ces derniers sont courants chez les diabétiques atteints
d'artériopathie oblitérante des membres inférieurs (mal perforant plantaire).
 Mécanisme de glucotoxicité :

 Il existe plusieurs causes de glucotoxicité, qui sont liées à une glycémie élevée et
entraînent à leur tour une glucotoxicité.
 Taux de glycémie élevés – La glucotoxicité est due à un effet secondaire
immédiat de taux de glycémie élevés de longue date. C’est l’une des causes les
plus courantes de glucotoxicité. Cela provoque des conditions hyperglycémiques,
par exemple, le diabète sucré. Différentes conditions qui ne sont pas
particulièrement liées au diabète sucré démontrent une condition ou une maladie
facultative qui provoque éventuellement une glucotoxicité.
 Inflammation – Une autre cause majeure de glucotoxicité est l’infection ou
l’inflammation. Ceux-ci sont plus liés aux conditions des cellules bêta impliquant
des niveaux élevés de glucose (sucre) dans le sang conduisant à l’hyperglycémie.
 Pied diabetique : Les affections du pied diabétique peuvent être des
complications aiguës ou chroniques du diabète. [1] La présence de plusieurs pathologies
caractéristiques du pied diabétique telles que l’infection, l’ulcère du pied
diabétique et l’ostéoarthropathie neuropathique est appelée syndrome du pied
diabétique. La déformation osseuse qui en résulte est connue sous le nom de pied de
Charcot.
4. Signes cliniques
Le diabète sucré se caractérise par :

 une émission d'urine excessive (polyurie) entraînant une soif intense (polydipsie), soit
un syndrome diabète proprement dit ;
 un appétit anormalement augmenté (polyphagie). Il a aussi pour conséquence
un amaigrissement malgré une prise de nourriture abondante ;
 parfois une acidocétose diabétique avec dyspnée de Kussmaul.
 Fatigue et faiblesse
 Troubles de la vision
5. Principes de traitement
Le traitement comprend des modifications du mode de vie et la prise d'insuline pour maintenir le
taux de sucre sous contrôle
5.1 Médicament
Le médicament utilisé dans le traitement du diabète est l’insuline
Le traitement du diabète de type 1 a pour objectif de contrôler la glycémie et repose sur
l'administration d'insuline. Il est mis en place par un diabétologue, en coordination avec le
médecin traitant ou le pédiatre, qui en assurent également le suivi.

Le traitement du diabète de type 1 a pour objectif de contrôler la glycémie. Il repose sur


l’apport d’insuline, qui n’est plus fabriquée par le pancréas en quantité suffisante.

L’enfant ou l’adolescent devra suivre, toute sa vie, un traitement quotidien par insuline.
Le choix du type d’insuline (insulinothérapie) dépend de l’objectif défini avec le médecin de
l'enfant pour le contrôle de la glycémie. Cet objectif est individuel et il est fonction de chaque
situation personnelle. Il peut être modifié au cours de l'évolution du diabète.

Les insulines sont des bio médicaments et sont classées en fonction de leur durée et de leur
rapidité d’action :

 les analogues d'insuline d'action rapide ;


 les analogues d'insuline d'action prolongée.

L'insulinothérapie est faite selon le schéma basal-bolus. Elle consiste en l'injection sous-cutanée
d’insuline rapide au moment de chaque repas, associée à l'injection d'un analogue de l'insuline
d'action prolongée une fois par jour.

La dose d'insuline à injecter est ajustée et adaptée :

 au poids de l’enfant, pour le calcul de la dose initiale ;


 aux résultats de la glycémie, variables dans la journée ;
 aux repas prévus ;
 à l’activité physique réalisée ou prévisible.

L'insulinothérapie peut être personnalisée : c'est l'insulinothérapie fonctionnelle qui a pour but
de reproduire au plus près la sécrétion pancréatique normale de l'insuline et de s'adapter au mode
de vie de l'enfant et l'adolescent. Elle s’effectue en 4 ou 5 injections sous-cutanées par jour ou
grâce à la pose d'une pompe à insuline. Sa mise en place nécessite un apprentissage et une
éducation nutritionnelle.

5.1. 1 Types d’insuline

On distingue classiquement les insulines suivant leur délai et leur durée d'action : « rapide »,
« lente » et « semi-lente » ou des « mix » rapides et semi-lentes.
L'allongement du délai d'action se fait essentiellement par adjonction de zinc ou
de protamine dans la solution d'insuline, permettant la formation de cristaux ou de précipités
dont la diffusion vers le sang est beaucoup plus lente.
Les préparations modernes d'insuline font appel à des molécules analogues de l'insuline, dont
l'efficacité a été conservée mais dont la cinétique de résorption est modifiée. On dispose ainsi
d'analogues dont la vitesse de passage du tissu sous-cutané vers le sang (de résorption) est :

 accélérée : analogues «ultrarapides», dont la lispro, l'asparte et la glulisine (en))


 ralentie : par précipitation dans le tissu sous-cutané, que ce soit en présence de zinc
(analogue détémir (en)) puis par liaison avec l'albumine circulante24 (analogue dégludec), ou
par modification du point isoélectrique (analogue glargine)
Analogue de l'insuline

Nom de Laboratoires
DCI
Type spécialité Pharmaceutiques

Insuline lispro
Sanofi
Sanofi14
Insuline lispro
Humalog15,
Lilly
Lyumjev16
ultrarapide
Insuline asparte
Insuline asparte Sanofi
Sanofi17

Insuline glulisine (en


Apidra18 Sanofi
)

Insuline degludec Tresiba 19 Novo Nordisk

Insuline détémir (en) Levemir20 Novo Nordisk

Lent Abasaglar21 Lilly

Insuline glargine

Lantus 22,
Sanofi
Toujeo23
REFENCES

1. N. Mourad, J. Zhang, A. M. Rath et J. P. Chevrel, « The venous drainage of the


pancreas », Surgical and radiologic anatomy: SRA, vol. 16, no 1, 1994, p. 37–
45 (ISSN 0930-1038, PMID 8047967, DOI 10.1007/BF01627919, lire en
ligne [archive], consulté le 5 juillet 2020)
2. Pierre Fossati, « Édouard Laguesse à Lille en 1893 crée le terme “endocrine” et ouvre
l'ère de l'endocrinologie. Son modèle: l'îlot endocrine du pancréas et le
diabète. », Histoire des sciences médicales, 2004, 38 (4), pp. 433-440
3. Insulin Signalling: The Inside Story,Barry I Posner , INSULINE ET SIGNALISATION:
MÉCANISMES DE TRANSDUCTION DE SIGNAL ET EFFETS
MÉTABOLIQUES ,Posted on mars 16, 2021 by admin.
4. Cours de physiologie endocrine par le prof dr bidingija.

5. (Prof. Muyer et al : 2019)


6. ( Prof. Bieleli et all : 2000

7. « Diabète de type 1 (DID) » [archive], sur [Link] (consulté le 29 décembre 2015)


8. J. Sun et al., « Pancreatic Beta-cells limit Autoimmune Diabetes via an
Immunoregulatory Antimicrobial Peptide expressed under the Influence of the Gut
Microbiota », Immunity, 4 août 2015.

9. Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Diabète de type 1. Site


internet : Inserm. Paris ; 2019 [consulté le 29 mars 2022]

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