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Moringa Mimire

Les plantes médicinales, utilisées depuis des millénaires pour leurs propriétés thérapeutiques, contiennent divers composants actifs tels que les phénols, les huiles essentielles et les flavonoïdes, qui offrent des bienfaits variés. L'histoire de leur utilisation remonte à l'époque des chasseurs-cueilleurs et se poursuit à travers les cultures, y compris en Algérie, où la phytothérapie est couramment pratiquée. La récolte et la conservation des plantes médicinales sont cruciales pour préserver leur efficacité, nécessitant des méthodes spécifiques selon la partie de la plante et le moment de la cueillette.

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Moringa Mimire

Les plantes médicinales, utilisées depuis des millénaires pour leurs propriétés thérapeutiques, contiennent divers composants actifs tels que les phénols, les huiles essentielles et les flavonoïdes, qui offrent des bienfaits variés. L'histoire de leur utilisation remonte à l'époque des chasseurs-cueilleurs et se poursuit à travers les cultures, y compris en Algérie, où la phytothérapie est couramment pratiquée. La récolte et la conservation des plantes médicinales sont cruciales pour préserver leur efficacité, nécessitant des méthodes spécifiques selon la partie de la plante et le moment de la cueillette.

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Chapitre I :Revue bibliographique

Section I : Généralité sur les plantes médicinales

I. Définition
Une plante médicinale est une plante utilisée pour ses propriétés thérapeutiques. Cela
signifie qu'au moins une de ses parties (feuille, tige, racine etc.) peut être employée dans le
but de se soigner. Elles sont utilisées depuis au moins 7.000 ans avant notre ère par les
Hommes et sont à la base de la phytothérapie.

I.1Histoire Des Plantes Médicinales

L'utilisation des plantes en médecine remonte à l'origine de l'humanité. Les chasseurs-


cueilleurs n'étaient pas seulement des consommateurs de plantes, ils s'en servent également
pour se soigner. Bien entendu, il n'y a pas de documents écrits, mais des recherches
archéologiques ont révélé que les hommes de Cro-Magnon connaissaient certaines plantes
telles que la camomille, le chanvre, l'ortie, l'achillée millefeuille, le lin, le pavot et la valériane
il y a 35 000 ans.
Les premiers « sorciers » remontent à cette époque reculée où l'utilisation des plantes
médicinales était considérée comme sacrée par les hommes. Le quinquina, connu pour ses
vertus antipaludiques et anti-inflammatoires, était déjà utilisé chez les civilisations
précolombiennes par les Mayas, les Aztèques et les Incas, ainsi que l'ipéca, connu pour ses
vertus respiratoires et gastro-intestinales, ou encore le quinquina.

I.2Les composants des plantes médicinales

 Les phénols

Il existe une très grande variété de phénols, de composés simplescomme l'acide


salicylique,molécule donnant par synthèse l'aspirine, à des substances plus complexes
comme les composés phénohques auxquels sont rattachés les glucosides Les phénols sont
anti-inflammatoires et antiseptiques. On suppose que les plantes, en les produisant,
cherchent à se prémunir contre les infectionset les insectes phytophages Lesacides
phénohques, comme l'aciderosmanmque, sont fortementantioxydants et anti-
inflammatoireset peuvent avoir des propriétésantivirales La gaulthéne (Caulthena,
pmcumbens) et le saule blanc(Salix alba)contiennent des acides glucosides phénohques qui
donnent,par distillation, des dénvés de salicyliqueet sahcylate de méthyle.

 Les huiles essentielles

Les huiles essentielles extraites des plantes par distillation comptent parmi les plus
importants principes actifs des plantes Elles sont largement employées en parfumerie Les
huiles essentielles contenues telle quelles dans les plantes sont des composés oxygénés,
parfois d'origine terpénoide et possédant un noyau aromatique Les huiles essentielles ont de
multiples propriétés. L'arbre à thé (Melaleucaaltemifolia), par exemple, est fortement
antiseptique Les huiles
Essentielles sont à différencier des huiles fixes ou des huiles obtenues par l'hydrolyse des
gliicovdes, comme la chamazulène de la camomille allemande (Chamomillarecutita), formée
lors de la distillation mais absente de la plante à l'origine Les résines, substances huileuses
collantes qui suintent des plantes, notamment de l'écorce de pin sylvestre (Pmussylvestns),
sont souvent liées aux huile essentielles (oléorésines) et aux gommes (voir Polysacchandes).

 Lesflavonoipes

Les flavonoides, présents dans la plupart des plantes, sont des pigments polyphéno-liques
qui contribuent, entre autres, à colorer les fleurs et les fruits en jaune ou en blanc Ils ont un
important champ d'action et possèdent de nombreuses vertus médicinales Antioxydants, ils
sont particulièrement actifs dans le maintien d'une bonne circulation Certains flavonoides
ont aussi des propriétés anti-inflammatoires et antivirales, et des effets protecteurs sur le foie
des flavonoides comme l'hespéndine et la rutine, présentes dans plusieurs plantes

 Les anthocyanes

Les anthocyanes sont issus de l'hydrolyse des anthocyamdmes (flavonoides proches des
flavones), qui donnent aux fleurs et aux fruits leurs teintes bleue, rouge ou pourpre Ces
puissants antioxydants nettoient l'organisme des radicaux libres Ils maintiennent une bonne
circulation, notamment dans les régions du cœur, des mains, des pieds et des yeux.
 LesAlcaloïdes

Les alcaloïdes sont composés de carbone, d’hydrogène, d’azote, d’oxygène et parfois de


soufre. Ils exercent de puissants effets physiologiques et toxicologiques et sont administrés à
de faibles doses car ce sont de violents poisons. Parmi les plantes produisant des alcaloïdes,
on trouve le coquelicot, les pavots – dont le pavot à opium qui produit la codéine, la
morphine, la papavérine et l’héroïne –, le café, le thé, la coca, la belladone, le tabac, la passi-
flore – un sédatif naturel qu’utilise la tribu indienne des Algonquins –, la consoude, le gui, la
fumeterre, la colchique…

 Les Principes Amers


Les principes amers sont des substances qui ont pour point commun d’avoir un goût…
amer. Ils exercent une action stimulante sur les secrétions de l’appareil digestif : ils sont à la
fois cholérétiques (ils stimulent la sécrétion de la bile) et chola- gogues (ils favorisent
l’évacuation de labile), digestifs et toniques. Dans cette catégorie se trouvent l’artichaut, les
camomilles, le chardon béni, la chicorée, le pissenlit, le curcuma, la cardamome, le
gingembre, la gentiane…

 Les Antibiotiques

Utilisé pour la première fois par le chercheur Jean-Paul Vuillemin au xixe siècle, le
terme « antibiotique » signifie « contre la vie ». Il désigne un principe actif qui détruit la vie
d’un élément pour en protéger un autre. Chez les plantes, ce principe actif les protège contre
les agents pathogènes ; il est aussi antifongique, bactéricide et antiviral. La bardane, la
sarriette, l’origan, le thym, le serpolet sont des plantes qui sécrètent des antibiotiques.

 Les Coumarines

Le parfum des coumarines rappelle l’odeur d’amande, de foin coupé et de vanille qui
sert de fixateur en parfumerie. Les coumarines ont des vertus antispasmodiques, calmantes,
anxiolytiques, hypotensives ou anti-inflammatoires et veinotoniques. Elles sont présentes
dans l’angélique, la berce commune, la bergamote, le citron, la fève de Tonka, le mélilot, le
gaillet gratteron…
 Les Saponines

Les saponines ont des propriétés moussantes qu’elles donnent notamment au savon,
fabriqué à partir de la racine de la saponaire. Ces substances servent à protéger les plantes
contre les agressions fongiques. Elles ont également des vertus expectorantes. Le bouillon
blanc, le ginseng, la saponaire, le soja, la pensée sauvage la salsepareille sont sources de
saponines.

 Les Mucilages

Riches en pectines et en gommes, les mucilages gonflent au contact de l’eau pour


former des gels. Ils ont des vertus anti-inflammatoires, adoucissantes, laxatives lubrifiantes
et béchiques (qui soignent la toux). On retrouve les mucilages dans les sept plantes
pectorales : le bouillon blanc, le coquelicot, la mauve, la guimauve, le pied-de-chat, le
tussilage et la violette, mais aussi dans la camomille allemande, la matricaire, les graines de
lin…

 Les Tanins

Les tanins ont despropriétés astringentes : ils imperméabilisent et reserrent les tissus.
Leurs vertus sont également hémostatiques, bactéricides, vasoconstrictrices et vulnéraires
(ils soignent les plaies et les blessures). On en trouve dans l’alchémille vulgaire, le mûrier
sauvage, la benoîte, l’aigremoine, l’eupatoire, les fraises, l’églantier, la bruyère,
l’arbousier…

I.3. L’utilisation historique des plantes médicinales en Algérie

Chaque culture a une histoire concernant l’utilisation des plantes médicinales pour
traiter leursmaux. L’utilisation des plantes médicinales est vieille d’un millier d’anné[Link]
premières écritures sur les plantes médicinales en Algérie et dans le Maghreb remontentau 9
éme siècle où Ishâ-Ben-Amran (docteur du prince de Kairouan, de la Tunisie) a laissé de
diverstraités sur la médecine et les drogues simples (Baba aissa, 2000). Même pendant le
colonialismeFrançais de 1830 à 1962, les botanistes ont réussi à cataloguer un grand nombre
d’espèces commemédicinales et un livre sur les plantes médicinales et aromatiques
d’Algérie était publié en 1942 parFourmevnt et Roques. Ils ont mentionné 200 espèces
décrites et étudiées pour la plupart d’elles dansle Nord d’Algérie et seulement 6 espèces du
Sahara. Aujourd’hui, en Algérie, la phytothérapie esttrès répandue pour traiter plusieurs
maladies : diabète, rhumatisme, minceur et même les maladiesincurables (Belkhodja, 2016).

I.4. La fonctionnalitédes plantes médicinales

Certaines plantes sont des indicateurs biologiques. En effet, selon leur lieu de pousse,
elles acquièrent une morphologie particulière et une composition chimique spécifique, ce
qui explique la diversité de leur réservoir. Ainsi, chaque plante est composée de milliers de
substances actives, présentes en quantité variable. Ces principes actifs isolés ne sont pas
d’une grande efficacité, mais lorsqu’ils sont prélevés avec d’autres substances de la plante,
ils révèlent leur aspect pharmacologique. On parle alors de synergie, car contrairement aux
médicaments allopathiques qui ne sont composés que d’un seul principe actif, les
médicaments phytothérapeutiques utilisent l’ensemble des constituants de la plante. Ces
végétaux auraient des effets curatifs et préventifs chez leurs utilisateurs.

I.5La récolte et la conservation des plantes médicinales

La pharmacopée des plantes médicinales est principalement influencée par la région de


production, la période de récolte, les méthodes de cueillette et les conditions de
conservation. Il est essentiel de garder à l'esprit le calendrier de récolte, les méthodes de
cueillette et les conditions de conservation pour assurer la qualité des produits et préserver
leur source de production.

I.5.1 Le temps de cueillette

La cueillette de plantes s’effectue par temps sec, à partir du matin, dès que la rosée
s’est évaporée. Une plante humide peut demander jusqu’au double du temps de séchage.
L’alchémille, par exemple, ne doit pas être récoltée avant midi, car elle garde l’humidité
plus longtemps. Il est donc préférable de cueillir les fleurs entre 11 h et 15 h, par temps
ensoleillé. Les parties aériennes (sommités fleuries et feuilles) sont récoltées à la main et
triées sur place avant d’être déposées dans des paniers. On enlèvera les parties séchées, ou
malades, en portant une attention particulière aux insectes, œufs ou chenilles qui peuvent s’y
trouver.

I.5.2 Le lieu de production

La nature et la saveur d'une plante varient en grande partie en fonction de son lieu de
culture. Ainsi, les caractéristiques d’Artemisia herba-alba varient en fonction de leur région
de production.

I.5.3 La période de récolte et les techniques de cueillette

Les différentes parties d’une plante (racines, tiges, feuilles, fleurs, fruits) ont des
modalités de croissance bien déterminées et chacune d’elles renferme à des moments précis,
en proportion variable, les différents éléments qui conditionnent la qualité de son efficacité.
Il en résulte que la récolte des simples doit obéir à un calendrier dont le respect constitue un
des principes de la médecine traditionnelle.

I.5.4 Récolte de la plante entière

La cueillette de la plante entière s’effectue à maturité lorsque les feuilles sont


nombreuses et les fleurs épanouies. Certaines plantes ont la tige coupée à ras du sol, d’autres
sont récoltées avec leur racine.

I.5.5 Récolte des racines

La récolte a lieu lorsque la plante est déjà fanée ou avant l’apparition des premiers
bourgeons.

I.5.6 Récolte des tiges

Se récoltent au printemps, dès l’apparition des jeunes pousses, lorsque le végétal est
dans toute sa vigueur, certaines pouvant être cueillies en été. Les plantes qui comportent de
nombreuses tiges doivent être cueillies seulement après une ou deux années de croissance.

I.5.7 Récolte des feuilles


Les feuilles doivent être cueillies à leur pleine croissance lorsqu’elles sont épanouies,
mais jamais après la pluie. Il existe des exceptions et certaines plantes sont cueillies au
milieu de l’automne, après avoir subi les premières gelées blanches.

I.5.8 Récolte des ramifications

La récolte se déroule en même temps que celles des tiges et des feuilles.

I.5.9 Récolte des fleurs

Leur caractère aromatique leur donne un pouvoir dispersant. En général, les fleurs sont
cueillies lorsqu’elles sont encore en boutons ou dès leur éclosion pour éviter la perte de
parfum due à la chute des pétales. Les fleurs doivent être récoltées une à une en tenant
compte de leur degré d’épanouissement. Quant au pollen, il est recueilli en pleine floraison.

I.5.10 Récolte des fruits

D’une manière habituelle, la cueillette des fruits a lieu lorsqu’ils arrivent à maturité
mais cette règle souffre de nombreuses exceptions. Certains fruits sont récoltés avant
mûrissement, d’autres sont mis à mûrir dans un endroit sec et aéré. Il faut noter que certains
fruits se transforment à leur maturité, en particulier ils peuvent éclater pour laisser échapper
leurs graines Aussi est-il préférable de les cueillir dès le début de leur maturation.

I.5.11 Récolte des graines

Elles sont récoltées généralement à maturité.

I.5.12 Récolte des amandes et noyaux

Elles sont récoltées à pleine maturité.

I.5.13 Récolte de l’écorce

Les écorces d’arbre sont récoltées au printemps ou en été, lorsque la sève est abondante
et que l’écorce se détache aisément. L’écorce ne doit jamais être détachée de manière
circulaire pour ne pas abîmer l’arbre. Les écorces de racine sont préférentiellement récoltées
en automne, saison où les éléments nutritifs de la plante sont en abondance à ce niveau.

Ainsi, sont récoltées de préférence :


- les écorces se récoltent au printemps, au moment de la montée de la sève.
- les racines au moment du repos végétatif (automne, hiver);
- les parties aériennes, le plus souvent au moment de la floraison ;
- les feuilles, juste avant la floraison ;
- les fleurs à leur plein épanouissement, voir en bouton (aubépine);
- les graines, lorsqu'elles auront perdu la majeure partie de leur humidité naturelle, sont
récoltées au moment où elles commencent à sécher sur la plante, mais avant qu’elles ne
tombent sur le sol.
Section II : Morinaga oliefra

II.1 Définition
C'est une plante colonisatrice d'alluvions récentes et dans ses pays d'adoption, c'est dans
les mêmes biotopes, à proximité de cours d'eau et de mares, qu'elle se rencontre. L'arbre
pousse très facilement et très rapidement.
Moringa oleifera, est une espèce de la famille des Moringaceae, originaire de l’Inde. Il
est de nos jours présent dans toutes les zones tropicales. C’est une plante dont les feuilles
sont très appréciées pour leurs qualités nutritionnelles et recommandées aux populations de
la malnutrition, aux femmes enceintes et allaitantes.
M. Oleifera croît bien à faibles altitudes. En Afrique de l’Est, on le trouve jusqu’à 1350
m d’altitude, mais au Zimbabwe, un peuplement naturalisé à 2000 m témoigne de son
adaptabilité. Tolérant à la sécheresse, on le trouve à des endroits où la pluviométrie annuelle
ne dépasse pas 500 mm. On peut le cultiver dans toutes sortes de sols mais ce sont surtout
des terrains fertiles et bien drainés qui lui conviennent. De légères gelées sont tolérées.
(Andrianantenaina B., 2013).

II.2 Origine et distribution géographique du Moringa Le


Moringa Oleifer

Originaire des régions subhimalayennes du Nord-Ouest de l'Inde, le Moringa Oleifera


est cultivé. La fin du siècle dernier aurait été introduite en Afrique : les plus anciens
spécimens africains connus ont une centaine d'années et proviennent du Sénégal et d'Égypte.
Au plus tard lors de la colonisation britannique, le Moringa Oleifera aurait été introduit en
Afrique de l'Est par les fonctionnaires de l'administration coboniale, dont de nombreux
étaient originaires d'Inde. Selon les experts, le Moringa Oleifera est presque partout cultivé,
étant donné sa faible propagation naturelle. Il existe néanmoins des variétés naturelles dans
les régions tropiques humides, comme le long de certains cours d'eau tels que le Nil ou le
Niger. Des Moninga 0 auraient également été observés. Originaire des régions
subhimalayennes du Nord-Ouest de l'Inde, le Moringa Oleifera est cultivé. La fin du siècle
dernier aurait été introduite en Afrique : les plus anciens spécimens africains connus ont une
centaine d'années et proviennent du Sénégal et d'Égypte. Au plus tard lors de la colonisation
britannique, le Moringa Oleifera aurait été introduit en Afrique de l'Est par les
fonctionnaires de l'administration coboniale, dont de nombreux étaient originaires d'Inde.
Selon les experts, le Moringa Oleifera est presque partout cultivé, étant donné sa faible
propagation naturelle. Il existe néanmoins des variétés naturelles dans les régions tropiques
humides, comme le long de certains cours d'eau tels que le Nil ou le Niger. Des Moninga 0
auraient également été observés. Originaire des régions subhimalayennes du Nord-Ouest de
l'Inde, le Moringa Oleifera est cultivé. La fin du siècle dernier aurait été introduite en
Afrique : les plus anciens spécimens africains connus ont une centaine d'années et
proviennent du Sénégal et d'Égypte. Au plus tard lors de la colonisation britannique, le
Moringa Oleifera aurait été introduit en Afrique de l'Est par les fonctionnaires de
l'administration coboniale, dont de nombreux étaient originaires d'Inde. Selon les experts, le
Moringa Oleifera est presque partout cultivé, étant donné sa faible propagation naturelle. Il
existe néanmoins des variétés naturelles dans les régions tropiques humides, comme le long
de certains cours d'eau tels que le Nil ou le Niger. Des Moninga 0 auraient également été
observés. Originaire des régions subhimalayennes du Nord-Ouest de l'Inde, le Moringa
Oleifera est cultivé. La fin du siècle dernier aurait été introduite en Afrique : les plus anciens
spécimens africains connus ont une centaine d'années et proviennent du Sénégal et d'Égypte.
Au plus tard lors de la colonisation britannique, le Moringa Oleifera aurait été introduit en
Afrique de l'Est par les fonctionnaires de l'administration coboniale, dont de nombreux
étaient originaires d'Inde. Selon les experts, le Moringa Oleifera est presque partout cultivé,
étant donné sa faible propagation naturelle. Il existe néanmoins des variétés naturelles dans
les régions tropiques humides, comme le long de certains cours d'eau tels que le Nil ou le
Niger. Des Moninga 0 auraient également été observés.
II.3 Classification et description botanique
 Position systématique de Moringaoleifera
Moringa oleifera appartient à la famille mono générique des arbustes et arbres des
Moringaceae qui comprend environs 14 espèces, dont la plus connue et répandue est
l’espèce Moringaoliefra(chukwuebuka, 2015).

Tableau 1 :Représente la position systématique de Moringa oliefra

Règne Plante

Sous- règne Tracheobionta


Division Magnoiliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Brassicales
Famille Moringaceae
Genre Moringa
Espèce Oleifera
Source :

 Dénomination

Nom scientifique :Moringa oleiferaLamark 1795. (Agroconsult, 2016).


 Nom vernaculaire

- En anglais : connue sous « westIndiantree », ou « DrumstckTree », ou encore « Never


die tree » en référence à résistance à la sécheresse (He^dji et al ;2014).

- En arabe : « Rawag », ou « Shgara Al Ruwag » (Yongabi et al.,2012 Yusoff,2016).

 Description

Arbuste ou petit arbre caduque à semi-sempervirent atteignant 10 m de haut ; tronc


atteignant 45 cm de diamètre ; écorce blanchâtre, grise ou chamois pâle, lisse ou rarement
rugueuse, liégeuse ; jeunes pousses violacées ou blanc-verdâtre, pubérulentes. Feuilles
alternes, de 6,5–60 cm de long, 2–3- pennées, munies de 4–6 paires de pennes ; stipules
absentes, mais pétiole à glandes stipitées à la 16 base ; folioles elliptiques à obovales, de
0,5–2(–3) cm × 0,3–1,3(–2) cm, arrondies à cunéiformes à la base, apex arrondi à émarginé.
Inflorescence : panicule étalée de 8–30 cm de long, portant un grand nombre de fleurs.
Fleurs bisexuées, zygomorphes, 5 -mères ; sépales libres, de 7–14 mm de long, souvent
inégaux ; pétales libres, oblongs-spatulés, de 1–2 cm de long, inégaux, le plus grand dressé,
à pubescence veloutée, blancs ou crème ; étamines 5, filets de 7–8 mm de long, anthères
d’un jaune cireux ou orange, alternant avec 3–5 staminodes ; ovaire supère, pédonculé,
cylindrique, de 3–5 mm de long, rose à la base, densément poilu, 1-loculaire, style mince,
glabre, sans lobes stigmatiques. Fruit : capsule allongée à 3 valves, de 10–50 cm de long, à 9
côtes, brune à maturité, et contenant de nombreuses graines. Graines globuleuses, de 1–1,5
cm de diamètre, pourvues de 3 ailes minces de 0,5–2,5 cm de long.

II.4Domaines d’utilisation de moringa oleifera


II.4.1 moringa oliefra à des fins médicinales et thérapeutiques
Le M.O permettrait guérir plus 300 maladies :

II.4.1.1Peau

- Ilsoigne les infections de la peau


- Purification et revitalisante : la poudre de Moringa vous aidera également à éliminer
les petits boutons et le teint brouillé d u^ aux excès alimentaires

II.4.1.2. Riche source d'antioxydants protecteurs


- Les composés antioxydants, notamment les nutriments et les substances
phytochimiques, contribuent à protéger les cellules des dommages causés par des
molécules appelées radicaux libres, qui sont produites par l'organisme lorsqu'il est
exposé à des toxines environnementales comme les pesticides et la fumée de cigarette.
- Le moringa, et plus particulièrement ses feuilles, est riche en un certain nombre de
composés bénéfiques qui assurent une protection antioxydante.
- Il s'agit notamment de la vitamine C et du bêta-carotène, ainsi que de polyphénols, tels
que la quercétine, la rutine et l'acide chlorogénique.

II.4.1.3. Peut favoriser le contrôle de la glycémie

- Crédit photo, Getty Images


- La plupart des preuves soutenant l'utilisation du moringa pour équilibrer la glycémie
sont basées sur des études animales - celles-ci suggèrent que les composés des feuilles
peuvent stimuler les cellules du pancréas, qui sont responsables de la sécrétion de
l'hormone d'équilibre de la glycémie, l'insuline.
- Une étude intéressante portant sur les effets de la poudre de feuilles sur des femmes
ménopausées a montré que la prise de 1½ cuillère à café de poudre de feuilles de
moringa chaque jour pendant trois mois a permis de réduire la glycémie à jeun de 13,5
% en moyenne.
- Cela suggère que le moringa pourrait être utile pour faire face à certains des
changements physiologiques vécus par les femmes de la quarantaine.

II.4.1.4. Peut avoir des effets anti-inflammatoires

- L'inflammation joue un rôle central dans le développement de nombreuses maladies


chroniques, de l'obésité à l'arthrite en passant par le diabète.
- La racine, le fruit et les feuilles du moringa contiennent des substances qui inhibent ce
processus inflammatoire.
- Des études menées sur des animaux et en éprouvette confirment l'utilisation du
moringa, mais il existe encore relativement peu d'études confirmant ces effets chez
l'homme.

II.4.1.5. Peut protéger le foie


- Le foie est essentiel au maintien de notre santé et à la transformation des nutriments de
notre alimentation.
- Dans les études animales, les niveaux élevés de composés protecteurs du Moringa,
appelés polyphénols, ont contribué à protéger le foie et à favoriser la récupération des
tissus endommagés.
- Des essais très récents sur l'homme suggèrent un rôle possible pour le Moringa en tant
que médicament anticancéreux pour le cancer du foie.

II.4.1.6. Peut soutenir la fonction cognitive

- Les riches propriétés antioxydants du Moringa peuvent soutenir la fonction cognitive


et être utiles dans la lutte contre le déclin cognitif, ainsi que des conditions comme la
démence et la maladie d'Alzheimer.
- En outre, il semblerait que la plante puisse être utile pour soutenir l'humeur, la
mémoire et l'équilibre des neurotransmetteurs, des études animales suggérant que
l'extrait de feuille pourrait être utile pour la dépression.
- Les études menées à ce jour dans tous ces domaines semblent prometteuses, mais il
nous reste encore beaucoup à apprendre sur cette plante et ses nombreux bienfaits
réputés.

 Usages thérapeutiques

- Troubles de la sphère hépatobiliaire : résistance à l’insuline, stéatose hépatique non


alcoolique, diabète du type II, hyperlipidémie15, hyperglycémie, obésité16
- Troubles de la sphère vésico-rénale : goutte, rhumatisme, hydropisie, œdème,
névropathie diabétique
- Troubles de la sphère gastro-intestinale : constipation, colite ulcéreuse, MICI
- Troubles de la sphère respiratoire : bronchite, asthme, rhume
- Troubles du système nerveux : maladies neurodégénératives (Alzheimer, AVC,
Parkinson, démence…), stress, anxiété, insomnie
- Troubles locomoteurs : spasmes musculaires, convulsions, douleur articulaire,
renforcement des os fragiles, ostéoporose
- Affections cancéreuses : mélanome, lymphome, cancer du sein
- Affections cutanées et du cuir chevelu : plaie, vieillissement cutané, infection de la
peau, cheveux gras
- Troubles de la sphère cardiovasculaire et circulatoire : migraine, hypertension
artérielle
-
 Ses bienfaits confirmés par différentes études

En 2005, une étude chinoise confirme le pouvoir antifongique sur certains champignons
parasites de la peau.
En 2007, une étude japonaise affirme que les feuilles de Moringa améliorent le diabète.
Cette expérience a été effectuée sur des rats diabétiques.
En 2007, une étude thaïlandaise montre que le Moringa contient des substances
antioxydantes. De plus, elles font baisser le taux le taux de lipides sanguins.

II.3.2. Purification des eaux


Les pays en voie de développement ont absolument besoin de l’eau potable. C’est un
enjeu sanitaire essentiel pour ses populations le Moringa oliefra est un arbre miracle qui
permet de purifier l’eau et sauve la vie de ses habitants les graines broyées de l’arbre du
Moringa Oliefra peuvent être utilisées pour purifier l’eau dans les zones rurales ce sont des
zones rurales ou’ l’accès l’eaupotable est difficile. Les graines permettent d’éliminer 90_99 /
des impuretés et microbes de l’eau contaminée.
L’utilisation du Moringa est peu couteuse. Elle permet deremplacer les produits
chimiques (le sulfate d’aluminium) qui sont dangereux pour l’homme et l’environnement.
C’est une méthode simple qui permet de nettoyer l’eau des rivières sales. Elle a pour
effet aussi de diminuer la pollution de l’eau et les bactéries nocives.

II.3.3 Moringa oliefra dans la nutrition


Elle est utile dans la nutrition, il peut être consommé par hommes et les animaux plus
précisément, les feuilles, les fleurs, les racines, les graines l’huile sont très. Bénéfiques au
niveau nutritionnel pour les hommes, et les animaux par exemple, il peut être utilise comme
fourrage pour les animaux. On peut aussi utiliser ses graines pour en faire du carburant.

II.3.3.1 La valeur nutritive du Moringa oliefra


Le Moringa est
une plante très
Les feuilles
de Moringa
 4
 7
 3
 2
 4
En forme de
poudre, les feuilles
Section III :Extraction
III.1 Méthodes d’extraction
Parmi de nombreuses techniques d’extraction des huiles essentielles, la distillation est la
méthode la plus ancienne et également la plus utilisée. D’autres techniques plus récentes ont
été développées afin d’améliorer le rendement ou la qualité des huiles essentielles extraites,
diminuer le temps d’extraction, réduire la quantité du solvant utilisé et accélérer la cinétiqu
d’extraction (Besombes C., 2008).

III.2 Distillation par entraînement à la vapeur


La distillation par entraînement à la vapeur est l’une des méthodes officielles pour
l’obtention des huiles essentielles (figure 2). Dans ce système d’extraction, le matériel
végétal est placé dans l’alambic sur une plaque perforée située à une certaine distance au-
dessus du fond rempli d’eau. Le végétal est en contact avec la vapeur d’eau saturée mais pas
avec l’eau bouillante.
La vapeur provoque la rupture d’un grand nombre de glandes qui libèrent leurs
composés aromatiques. Les huiles essentielles diffusent donc à travers le végétal pour entrer
en contact avec la vapeur d’eau circulant à l’extérieur. Les vapeurs chargées en composés
volatils sont ensuite condensées avant d’être décantées. Du fait de leur différence de densité,
les HE et l’eau sont séparées en deux phases et les HE sont ensuite récupérées (Bouras M.,
2018). Cette technique permet d’éviter des réactions lors du contact des constituants des
huiles essentielles avec l’eau conduisant à des changements dans la composition finale de
l’extrait. En outre, elle agit mieux avec les huiles essentielles contenues dans les glandes
situées à la surface du végétal. La distillation à la vapeur des huiles essentielles non
superficielles est plus longue et exige plus de vapeur que celle des HE superficielles.

Figure :Schéma du montage de l’extraction par entraînement à la vapeur d’eau.

III.3 Hydro distillation


Dans un premier temps, l’extraction des huiles essentielles se fait en plongeant la
matière première dans
l’eau puis porter à
ébullition, c‘est
l’hydrodistillation (figure 3). Par la suite, la matière première et l’eau sont séparées : soit
l’eau est placée au fond de la cuve avant d’être portée à ébullition pour qu’un courant de
vapeur d‘eau traverse la matière première, c’est la vapo-hydrodistillation ; soit la vapeur
d’eau est générée dans une chaudière à l’extérieur de l’alambic, technique dite vapo-
distillation. Dans ces divers cas, la vapeur d’eau chargée d’huile essentielle est dirigée vers
un condenseur formé généralement d’un serpentin, à tubes parallèles, dans lequel circule de
l’eau froide. Une fois condensées, eau et huile essentielle sont acheminées vers un essencier
ou vase florentin. Dans ce dernier, les deux liquides, non miscibles : l’eau aromatisée et
l’huile essentielle. La séparation se fait ensuite par une simple décantation (Besombes C.,
2008).

Figure : Schéma du montage de l’extraction par hydrodistillation.

III.4
Les
types d’extraction :
III.4.1 Extraction par micro-ondes

Au début des années 1990 est apparue une toute nouvelle technique appelée
hydrodistillation par micro-ondes sous vide (Figure 4). Dans ce procédé, la matrice végétale
est chauffée par micro-ondes dans une enceinte close dans laquelle la pression est réduite de
manière séquentielle. Les composés volatils sont entraînés par la vapeur d'eau formée à
partir de l'eau propre à la plante. Ils sont ensuite récupérés à l'aide des procédés classiques
de condensation, refroidissement et décantation (Zenasni., 2014).
Figure : Schéma du montage de l’extraction par micro-onde.

III.5 Extraction par CO2 supercritique

L’originalité de cette technique repose sur le solvant utilisé : il s’agit du CO2 en phase
supercritique. L’extraction consiste à comprimer le dioxyde de carbone à des pressions et à
des températures au-delà de son point critique (P=72.8 bars et T= 31.1°C). A l’état
supercritique, le CO2 n’est ni liquide, ni gazeux, et cela lui confère un excellent pouvoir
d’extraction, modulable à volonté en jouant sur la température de mise en œuvre. Les fluides
supercritiques comme le CO2 sont de bons solvants à l'état supercritique, et de mauvais
Solvant Les avantages de ce procédé sont les suivants (figure 5) :
• Le CO2 est totalement inerte chimiquement, il est naturel, non toxique et peu coûteux.
. En fin de cycle, la séparation entre le solvant d'extraction et le soluté pour obtenir
l’extrait est facile (simple détente qui ramène le CO2 à l’état gazeux), avec une récupération
quasi totale et peu coûteuse.
L’extraction des huiles essentielles par le CO2 supercritique fournit des huiles de très
bonne qualité et en temps d’extraction relativement court par rapport aux méthodes
classiques Cependant l’installation industrielle de ce procédé reste onéreuse, et
l’appareillage est encore envahissant. (Bouras, 2018).
Figure : Schéma du montage de l’extraction par CO2 supercritique.
Chapitre II : : Matériel et les méthodes

Section I : Matériel
I.1Matériel biologique

I.1.1Matériel végétale

La plante de Moringa oliefra


L’étude a porté sur les feuilles de M. oleifera récoltés de la région de wed souf

Figure : localisation de la zone d’étude wilaya d’EL OUED

Le séchage de plante consiste à extraire l’eau contenue dans elle par l’évaporation
dans l’air libre (à la température ambiante). Le séchage a pour but de déshydrater le
produit afin que son taux d’humidité soit inférieur à la valeur autorisée pour un
stockage à température ambiante pendant 9 jours. Après ça on les mettant à 50 C°
pendant 90 min pour les bien sécher puis broyée en poudre fine avec un broyeur
électrique et tamiser avant utilisation pour la préparation de l’extrait.

Figure : Plante végétal sèche figure : Poudre Moringa


oliefra
Les graines de Moringa
Les graines de Moringa oleifera (Figure) utilisées pour ce travail sont récoltées
pendant le mois de Novembre – décembre de l’année 2023 au niveau du Sahara
algérien (Wilaya de wed souf).

I.1.2 Matériel animales

I.1.2.1Les bactéries :
 Esehuchi coli
 Psudomonas aériginosa
 Klebsiklle
 Staplylocaque
 Proteus mirabilus

[Link]ériel de laboratoire
 Evaporateur rotatif
 Etuve
 Lyophilisateur à plateau
 Pompe sous vide
 Balance analytique
 Bain marie
 Plaque chauffante
 Verreries, Entonnoir, Erlenmeyers, Béchers, Réfrigèrent, Pipettes,
 UV
 I.3. Solvants et réactifs

 Eau distillé
 Ethanol
 L’ether de pétrole
 Stiansy
 L’acétate de sodium
 Méthanol
 Chlorure ferrique.
 L’anhydride acétique
 l’acide sulfurique
 L’alcool chlorhydrique
 les copeaux de magnésium
 l’alcool isoamylique
 réactif de Dragendorff (réactif à l’iodo- bismuthate de potassium)
 Le réactif de Bornstraëgen
 la gélose
 le DPPH

Section II : les méthodes


II.1 Extraction de l’huile des graines de Moringa oliefra

[Link]éparation des échantillons :


 Décorticage
Les graines de Moringa oleifera subissent d'abord un processus de nettoyage
pour éliminer les impuretés, puis elles sont décortiquées à la main pour
récupérer les amandes (voir Figure). Ensuite, elles sont séchées dans une
étuve à 40°C, à l'abri de la lumière, jusqu'à ce que leur poids se stabilise.
 Broyage
Une fois que les graines décortiquées sont complètement séchées, elles sont
broyées à l'aide d'un broyeur électrique jusqu'à obtenir une poudre très fine,
comme illustré dans la Figure. Ensuite, cette poudre est passée à travers un
tamis manuel à porosité descendante (Resch AS200), afin de ne conserver
que les particules dont le diamètre est inférieur ou égal à 500 μm. Ces
poudres sont ensuite conservées à température ambiante, à l'abri de la
lumière et de l'humidité, dans un récipient hermétique et opaque jusqu'à leur
utilisation.

II .2 préparation de l’extrait :
L'extraction consiste à isoler les composants actifs des plantes en utilisant des
solvants spécifiques selon des procédures standardisées. Les produits obtenus sont
des mélanges complexes de métabolites, liquides, semi-solides ou sous forme de
poudre sèche après évaporation du solvant. Ils sont destinés à un usage oral ou
externe et incluent diverses préparations telles que décoctions, infusions, extraits
fluides, teintures, extraits semi-solides ou en poudre.

Extrait aqueux : Consiste à introduire 1g de poudre végétale (Moringa oliefra) dans


20 ml d’eau bouillante qu’on laisse infuser pendant 15 minutes. Ensuite, on filtre et
on rince avec un peu d’eau chaude de manière à obtenir 20 ml de filtrat.

Extrait éthanolique : Solution éthanolique : Pour obtenir cet extrait, commencez


par immerger 20g de poudre dans 200 ml de méthanol pendant 24 heures à
température ambiante. Ensuite, procédez à la filtration à travers du papier filtre, suivi
de la récupération du solvant du filtrat par évaporation dans un rotavapor de type
Buchi R200, à une température de 55°C. L'extrait ainsi obtenu peut être conservé à
4°C jusqu'à son utilisation.

Photo de filtration
II.3.L’activité antioxydante de Moringa oliefra

II.3.1.L’activité antioxydante
La capacité d'un composé à résister à l'oxydation est mesurée par son activité
antioxydante. Les antioxydants les plus couramment connus comprennent le B-
carotène (provitamine A), l'acide ascorbique (vitamine C), le tocophérol (vitamine E)
ainsi que divers composés phénoliques. En effet, la plupart des antioxydants, qu'ils
soient synthétiques ou d'origine naturelle, possèdent des groupes hydroxy
phénoliques dans leur structure. Leurs propriétés antioxydantes sont attribuées à
leur capacité à piéger les radicaux libres tels que le radical hydroxyle (OH) et les
superoxydes (O2).

[Link] d’antioxydant

[Link]éparation de la solution de DPPH :


Une solution de DPPH est préparée dans un solvant organique approprié, comme le
méthanol ou l'éthanol. Cette solution apparaît comme une solution pourpre foncé en
raison de la présence du radical libre DPPH.

Solutions de DPPH° (M =394, 3 g /mol) : solution mère à 6.10 mol /l , peser 0 ,0236
g de DPPH° dans une fiole jaugée de 10ml , compléter avec de l’éthanol et placer
dans un bain à ultrasons pendant 15 minutes à température ambiante .

Solution fille : à 6.10 mol/l, à préparer extemporanément par dilution


extemporanément par dilution au 1/100 dans l’éthanol 96° de la solution mère de
DPPH°. L’absorbance à 517 nm de cette solution est comprise entre 0 ,6 et 0,7 avec
spectrophotomètre UV _ VIS
DPPH° 1ml 0 .9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1
éthanol 2ml 2ml+0.1 2.2 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 2 .8 2.9
2.1
abs

II.3.2.2 Antioxydants de l’extrait :

Solution à préparer dans l’éthanol 96°

DPPH° 2ml 2 2 2 2 2
extrait 1ml 0.75 0.5 0.35 0.2 0.1
éthanol 0ml O.25 0.5 0.65 0.8 0.9
abs
II.3.2.3 Antioxydants de vitamine C

[Link] : faire le zéro du spectrophotomètre avec de l’éthanol 96°


1- Dans une première cuve spectrophotométrique, nous plaçons 3 ml de la
solution fille de DPPH° à 6.10 mol/l.

Nous ajoutons 77 µl d'éthanol 96° mélangé par retournement. Déclenchons le


chronomètre et mesurons régulièrement l'absorbance à 517 nm, par exemple chaque
minute pendant 15 minutes, puis toutes les 15 minutes. Ces cuves serviront de
cuves témoins et seront conservées à l'obscurité entre deux mesures.

2- Dans une seconde cuve spectrophotométrique, plaçons 3 ml de la solution


fille de DPPH° à 6.10^-5 mol/L. Ajoutons 77 µl de solution contenant
l'antioxydant, l'acide ascorbique

(vitamine C), soit 0.1 g dans 100 ml d'éthanol.

Nous Déclenchons le chronomètre et mesurons régulièrement l’absorbance à 517


nm (ex : chaque minute pendant 15 minutes puis toutes les 15 minutes jusqu’ à
atteinte d’une valeur constante)

Cette cuve sera appelée cuve échantillon et sera conservée à l’obscurité entre deux
mesures

3- Dans une autre cuve SP, nous plaçons 3ml de la solution fille de DPPH°à
6.10^-5 mol/L, nous ajoutons 77µL de solution contenant l’antioxydant
(l’extrait 1g dans 100 ml d’éthanol), déclenchons le chronomètre et mesurer
régulièrement l’absorbance à 517 nm (ex : chaque minute pendant 15
minutes puis toutes les 15 minutes jusqu’ à atteinte d’une valeur constante) .

Cette cuve sera appelée cuve échantillon et sera conservée à l’obscurité


entre deux mesures.
4- Préparer autant de cuve spectrophotométrique que d’échantillons
antioxydants à tester (différentes concentrations par la dilution de la solution
de l’extrait)

II.3.3. Screening phytochimique

Le dépistage phytochimique est une méthode utilisée pour identifier les diverses
familles de composés chimiques présentes dans une substance médicamenteuse
donnée. Nous avons identifié ces différentes familles en nous appuyant sur les
méthodes décrites par Ronchetti et Russo (1971), Hegnauer (1973), Wagner (1983),
ainsi que Békro et al. (2007).

[Link] stérols et les terpènes


Les stérols et les poly terpènes ont été détectés à l'aide de la réaction de
Liebermann. Pour ce faire, 5 ml de chacun des trois extraits ont été évaporés sur un
bain de sable. Le résidu ainsi obtenu a été dissout à chaud dans 1 ml d'anhydride
acétique, auquel nous avons ajouté 0,5 ml d'acide sulfurique concentré. La formation
d'un anneau pourpre ou violet à l'interface, qui ensuite vire au bleu puis au vert, a été
observée, confirmant ainsi une réaction positive.

II.3.2.2. Les polyphénols :


La présence de polyphénols a été mise en évidence en réagissant avec du chlorure
ferrique (FeCl3). À 2 ml de chaque extrait (éthérique, méthanolique et aqueux), une
goutte de solution alcoolique de chlorure ferrique à 2% a été ajoutée. L'observation
d'une coloration bleu-noirâtre ou verte, plus ou moins intense, indiquait la présence
de polyphénols.

II.3.2.3. Flavonoïdes :
Les flavonoïdes ont été identifiés en réagissant avec la cyanidine. Chaque
échantillon de 2 ml a été évaporé, et le résidu a été dissous dans 5 ml d'alcool
chlorhydrique dilué deux fois. L'ajout de 2 à 3 copeaux de magnésium a produit de la
chaleur suivie d'une coloration rose-orangée ou violacée. L'intensification de cette
coloration après l'addition de 3 gouttes d'alcool isoamylique a confirmé la présence
de flavonoïdes.

II.3.2.4. Tannins :

La recherche des tanins catéchiques a été effectuée en utilisant le réactif de Stiansy.


Chaque extrait (5 ml) a été évaporé à sec. Ensuite, 15 ml du réactif de Stiansy ont
été ajoutés au résidu, et le mélange a été chauffé au bain-marie à 80°C pendant 30
minutes. La formation d'un précipité en gros flocons a indiqué la présence de tanins
catéchiques.

Pour détecter les tanins galliques, la solution précédente a été filtrée. Le filtrat a été
collecté et saturé avec de l'acétate de sodium. L'ajout de 3 gouttes de FeCl3 a
entraîné l'apparition d'une coloration bleu-noir intense, confirmant la présence de
tanins galliques.

II.3.2.5. Alcaloïdes :

Les alcaloïdes ont été identifiés en utilisant les réactifs de Burchard (un réactif iodo-
ioduré) et de Dragendorff (un réactif à base d'iodo-bismuthate de potassium). Six
millilitres de chaque solution ont été évaporés jusqu'à séchage complet. Le résidu
obtenu a ensuite été dissous dans 6 ml d'alcool à 60 degrés Celsius. L'addition de 2
gouttes du réactif de Dragendorff à la solution alcoolique a produit soit un précipité
soit une coloration orangée. L'addition de 2 gouttes du réactif de Burchard à la
solution alcoolique a entraîné la formation d'un précipité de couleur brun-rougeâtre,
indiquant ainsi une réaction positive.

Pour détecter les saponosides, nous avons versé 10 ml de l'extrait total aqueux dans
un tube à essais. Après agitation pendant 15 secondes, le tube a été laissé en repos
pendant 15 minutes. Une couche de mousse persistante d'une hauteur supérieure à
1 cm indiquait la présence de saponosides.

II.3.2.6. Composés réducteurs (les sucres):


La détection implique l'ajout de 2 ml d'extrait aqueux dans un tube à essai, suivi de
l'addition de 2 ml de liqueur de Fehling. Ensuite, le mélange est chauffé au bain-
marie pendant 8 minutes. La formation d'un précipité rouge brique signale la
présence de composés réducteurs.

II .4 L’activité antimicrobienne
II.4. Analyses qualitatives
II.4.1Etude de l’activité antimicrobienne
Nous avons opté pour l'étude de diverses espèces microbiennes afin de vérifier
l'efficacité antimicrobienne des ’extrait et l’huile de Moringa. Cette recherche a été
menée au sein du laboratoire de microbiologie du département d'environnement de
la Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie.

II.4.2. La technique d’étude


II.4.2.1.Méthode de diffusion en milieu gélosé (méthode de Vincent)
Nous avons choisi d'utiliser la méthode de diffusion sur disques, également connue
sous le nom de méthode de Vincent ou technique de l'aromatogramme, développée
par Schroeder et Messing en 1949 et référencée par Rhayour (2002), pour évaluer
l'activité antibactérienne des huiles essentielles. Ce principe qualitatif permet de
déterminer la sensibilité des microorganismes à une substance réputée
antimicrobienne. L'extrait se diffuse à partir des disques déposés sur la gélose
ensemencée avec la souche étudiée. Après une incubation de 18 à 24 heures,
l'activité antimicrobienne est évaluée en mesurant, à l'aide d'une règle transparente,
le diamètre de la zone d'inhibition provoquée par les différentes concentrations
d'extrait autour des disques (Damintoti et al., 2005).
II.4.2.2Préparation de l’inoculum

Les tests antimicrobiens nécessitent l'utilisation de cultures bactériennes jeunes,


âgées de 18 à 24 heures, en phase de croissance exponentielle. Pour réactiver les
souches, on les ensemence dans un bouillon nutritif et on les incube pendant 18
heures à 37°C. Ensuite, on dilue les cultures dans de l'eau physiologique jusqu'à
obtenir une suspension présentant une opacité équivalente à celle de Mac Farland
0.5 (106 UFC/ml) (Joffin et Leyral, 2001). Il est essentiel de respecter les conditions
de stérilisation, notamment en maintenant une distance de moins de 20 cm par
rapport au bec bunsen et en utilisant du matériel stérile (Duraffourd et al., 1990).

II.4.2.3Dépôt des disques

Les disques sont délicatement placés à l'aide d'une pince stérile dans des boîtes de
Petri contenant le milieu Muller-Hinton, dans des conditions d'asepsie totale, puis
ensemencés avec les souches à étudier.

phot

II.4.2.4 Ensemencement

L’ensemencement à été réalisé par la technique d’inondation à partir d’une


culture jeune de 24h en bouillon nutritif préalablement préparé (106 UFC/ ml).

II.4.2.5Incubation
Après l’ensemencement en procède à l’incubation dans l’étuve à 37°C
pendant 24h, 48h jusqu’a 72h.

Pho

II.4.2.6 Lecture de résultats


Les résultats des aromatogrammes sont exprimés exclusivement à partir de la
mesure du diamètre des halos d’inhibition en millimètre

Figure : principe de la méthode de diffusion par disque (Guinoiseau, 2010).


Chapitre III : Résultats et discussion

III.1Résulta des analyses microbiennes

L’hu Ex Ex
ile aq 20
MV eth
80e
au
KLBS / / 9mm

Les composants La méthode /


Les résultats / 11m
Les polyphénols - Le chlorure ferrique m
(FeCl3
- L'observation d'une
coloration bleu-
noirâtre ou verte, plus
ou moins intense,
+
indiquait la présence
de polyphénols.
-
Les Alcaloïdes : - Les tests sont
réalisés par des
réactions de
précipitation avec le
réactif de
Dragendorff. -
- L’apparition d’un
précipité orange,
révèle la présence
d´alcaloïdes
Les sucres - Réaction de
Fehling
- L’obtention d’un
précipité rouge +
brique indique la
présence des
sucres
Les. Flavonoïdes Les flavonoïdes ont été
recherchés par la réaction
à la cyanidine. Deux (2) ml +
de chaque extrait
ont été évaporés et le
résidu a été repris dans 5
ml d’alcool chlorhydrique
dilué 2 fois. En ajoutant 2
à 3 copeaux de
magnésium, il y a un
dégagement de chaleur
puis une coloration
roseorangé ou violacée.
L’addition de 3 gouttes
d’alcool isoamylique a
intensifié cette coloration
qui a confirmé la présence
de flavonoïdes
Les Stérols et tri - la réaction de
terpènes Liebermann
- L’apparition, à
l’interphase, +
d’un anneau pourpre ou
violet, virant au bleu puis
au vert, a indiqué
une réaction positive
Les tanins - le réactif de Stiansy
- l'apparition d'une
coloration bleu-noir
intense, confirmant la -
présence de tanins
galliques.

PM

ECOLI / 12m 1mm


m
STP / / /

PSA / 14m 13m


m m
jaun
e

III.2. Screening phytochimique

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