Bentouati Ilham
Bentouati Ilham
Thème
Influence de l’ajout de la poudre de marbre sur
le comportement mécanique d’un mortier
Promotion: 2016/2017
Remerciements
Tout d’abord je remercie avant tous, Dieu le tout puissant, pour m’avoir accordé la
Mes vifs remerciements vont également aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils
propositions.
A tous ceux qui nous ont aidés de près ou de loin dans la réalisation de ce projet de fin
d’études.
d
Dédicaces
À…
Mes très chers et adorables parents, ma
Introduction générale................................................................................................................. 1
2-2 : Sable...........................................................................................................................................57
2-3 : L’eau de gâchage .......................................................................................................................57
1 : Introduction..............................................................................................................................................91
Figure III-31 : Superposition des courbes de la vitesse de propagation des ondes ultrasonores
dans les différents mortiers......................................................................................................................90
Figure III-41 : Histogramme des contraintes maximales de compression des différents mortiers....99
Figure III-42 : Histogramme des contraintes maximales de flexion des différents mortiers .............99
Figure III-43 : Histogramme des contraintes maximales de traction par fondage des différents
mortiers....................................................................................................................................................100
Introduction générale
L’utilisation des ajouts minéraux dans la production des ciments Portland a résolu en
grande partie le problème d’autosuffisance nationale en ciments, ainsi que celui de la baisse
du coût énergétique. En faisant varier les pourcentages d’ajouts, on pourrait obtenir en
fonction des domaines d’utilisation, différents types de ciments avec les propriétés
physicomécaniques demandées.
Les ajouts minéraux sont largement utilisés dans la production des ciments à travers le
monde. Du point de vue économique, ils présentent un facteur très important dans la
production du ciment Portland composé (CPJ-CEMII/ A ou B), du moment que la
consommation en clinker baisse en fonction du taux d’ajout utilisé. Dans cette étude, on a
utilisé l’ajout de la poudre de marbre.
Objectif de l’étude :
Organisation du mémoire :
Le premier chapitre : nous avons fait un rappel des définitions fondamentales sur les
mortiers et les composants d’un mortier (le sable, l’eau, les adjuvants et l’élément principal du
mortier qui est le ciment et les additions minérales).
Le deuxième chapitre : dans ce chapitre on a parlé sur les déchets de la construction et de
l’environnement, et l’utilisation de ces déchets dans le bâtiment (dans cette étude on a utilisé
les déchets de marbre), et nous avons fait un petit rappel sur les essais de résistances et de
durabilité (compression, flexion, traction, perméabilité, ....).
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Introduction générale
Le troisième chapitre : dans ce chapitre on a fait une étude expérimentale; en variant le
pourcentage d’ajout de la poudre de marbre de 0%, 5%, 10%, 15 %, 20% du poids du ciment.
-Dans la première partie nous avons fait une présentation détaillée sur les étapes d’élaboration
des différents mortiers, à savoir : les matériaux utilisés, la formulation, le procédé de
préparation des éprouvettes, la réalisation des éprouvettes et enfin les essais effectués sur le
mortier.
-Dans la deuxième partie nous avons présenté les résultats et l’exploitation de ces résultats.
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
I-1- Introduction :
De nos jours, le béton fait partie de notre cadre de vie, c’est l’un des matériaux de
construction les plus utilisés dans le monde. En effet, la simplicité de sa fabrication et de sa
mise en place, son aspect durable et économique en plus des performances mécaniques qu’il
assure, ont légitimé son utilisation pour réaliser les ouvrages les plus divers.
Le béton est utilisé dans tous types de construction : bâtiments, ouvrages d’art, monuments et
éventuellement dans les éléments de décoration, … . Il permet également la réalisation de
produits de préfabrication, d’élément de structures et autres ; tels que : blocs, poutrelles,
pavés, planchers, cloisons, escaliers, …
I-2-Les mortiers :
Le mortier est un mélange, durci ou non, de sable, de liant(s) et d'eau, avec ou sans
adjuvants et/ou additifs. On distingue trois types de mortiers: les mortiers pour utilisation
générale, les mortiers pour fines couches et les mortiers allégés. Le but du mortier est
d'attacher les briques les unes aux autres et de répartir les charges.
Depuis le 1er février 2005, la norme européenne EN 998-2 s'applique. En ce qui concerne
les mortiers de maçonnerie normalisés, la norme NBN-EN 998-2 précise les types suivants:
Le type de mortier selon le projet (art. 3.2 de la NBN-EN 998-2): mortier livré pour des
prestations et des exigences d'utilisation spécifiques.
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
Le type de mortier selon l'usage (art. 3.3 de la NBN-EN 998-2): mortier pour usage ordinaire
(G), mortier-colle (T) et mortier de ciment léger (L).
Le type de mortier selon la méthode de fabrication (art. 3.4 de la NBN-EN 998-2): mortier
humide industriel, mortier sec industriel et mortier partiellement préparé en usine.
L'ancienne norme belge NBN B 14-001 (retirée) distinguait les mortiers de maçonnerie
normalisés en mortiers de ciment et mortiers bâtards, selon leur résistance moyenne à la
compression après 28 jours.
Le mortier bâtard :
Grâce à un dosage précis des adjuvants en usine, la plupart des fabricants de mortier sont en
mesure de livrer des mortiers prédosés (voir plus loin) qui réunissent les avantages du mortier
bâtard (facilité de mise en œuvre) et ceux du mortier de ciment pur (prise rapide).
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
Son poids volumique sec après durcissement est inférieur à 1300 kg/m³.
A titre de comparaison:
Pour maintenir la stabilité du rapport entre les composants du mortier, ce qui est très
difficile avec une bétonnière classique et requiert beaucoup de temps, on peut avoir recours
aux mortiers préparés en usine. Ces mortiers offrent l'avantage d'une qualité certifiée
(BENOR).
I-3-Les ciments :
Le ciment est un liant hydraulique, c’est-à-dire capable de faire prise dans l’eau. Il se
présente sous l’aspect d’une poudre très fine qui, mélangée avec de l’eau, forme une pate
faisant prise et durcissant progressivement dans le temps. Ce durcissement est du à
l’hydratation de certains composés minéraux, notamment des silicates et des aluminates de
calcium, la proportion de chaux et de silice réactive devant être au moins de 50% de la masse
du ciment.[01]
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
Les ciments courants ont pour constituant le clinker, auquel il peut être ajouté suivant leur
type :
- du calcaire,
Dans le but de modifier certains de leurs propriétés et de proposer une gamme de produits
capables de résoudre les différents problèmes qui se posent lors de la réalisation de certains
ouvrages, soit en raison des conditions d’environnement, soit pour des raisons de
performances mécaniques.[01]
Le clinker, obtenu à la sortie des fours à la suite de la cuisson des matières premières
constituèes principalement de calcaire, d’argile et de matières de correction, est un matériau
hydraulique se présentent sous la forme de petits nodules très durs composés essentiellement
des quatre phases cristallines suivantes :
-silicate tricalcique également dénommé «alite »,C3S ,dont la formule est 3CaO, SiO2 ;
Les propriétés des ciments varient en fonction des pourcentages respectifs de ces différentes
phases ,c’est ainsi que :
Le C3S qui libère au cours de l’hydratation une quantité de chaleur voisine du double
de celle libérée par le C2S, donne au ciment une résistance rapide et élevée ;cette
phase est responsable des résistances aux premiers âges.
Le C2S permet au ciment d’atteindre des résistances élevées à moyen et long terme ;à
fort pourcentage, la chaleur d’hydratation dégagée par le phénomène de prise est plus
faible.
L’aluminate tricalcique C3A est la phase présentant la plus grande vitesse de réaction
initiale d’où l’obtention de résistances initiales élevées. C’est la phase dont la réaction
d’hydratation est la plus exothermique. De ce fait elle contribue essentiellement à la
prise de la pate de ciment alors qu’elle contribue assez peu à la résistance finale .Elle
est par ailleurs facilement attaquée par les sulfates.
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
L’alumino-ferrite tétracalcique C4AF, qui forme une solution solide de C2A et C2F,
réagit moins vite que C3A ; son rôle est mineur dans les réactions de durcissement du
ciment.
En dehors de ces quatre principales phases, la clinker comporte également :
De la chaux libre dont le pourcentage ne doit pas excéder 2% dans le clinker pour ne
pas risquer de provoquer une expansion en présence d’eau ;
De l’oxyde de magnésium MgO, encore appelé périclase, qui , non combiné, peut être
à l’origine d’une expansion par réaction avec l’eau.
De ce qui précède, il ressort qu’un ciment contenant par exemple 60% de C3S ainsi qu’un
pourcentage en C3A supérieur à 10% ,présentera de fortes résistances initiales et pourra
être avantageusement utilisé par temps froid, alors qu’un ciment dont le pourcentage en
C3S est supérieur à 40% et celui en C3A n’excède pas 5%, présentera une chaleur
d’hydratation réduite et sera avantageusement utilisé par temps chaud.[01]
Le laitier retient moins bien l’eau de gâchage que le portland et craint donc davantage la
dessiccation. Par contre il résiste normalement mieux à l’action destructrice des sulfates, à
la dissolution de la chaux par les eaux pures ainsi que par celles contenant du gaz
carbonique. [01]
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
- siliceuse (V), auquel cas elles présentent des propriétés pouzzolaniques c’est-à-dire
qu’elles sont capables de fixer la chaux à température ambiante, faisant prise et durcissant
par hydratation ;
- ou calciques (W), auquel cas, outre leurs propriétés pouzzolaniques, elles peuvent
présenter des propriétés hydraulique.
Les cendres volantes siliceuses (v) sont constituées de silice réactive, entre 40 et 55%,
proportion qui ne doit jamais être inférieure à 25%, et d’alumine entre 20 et 30% environ,
la proportion de chaux réactive devant être inférieur à 5%. Les cendres calciques (W),
moins souvent utilisées, doivent contenir, quant à elles, une proportion de chaux réactive
supérieure à 5%. [01]
Les pouzzolanes naturelles sont des produits généralement d’origine volcanique, ou des
roches sédimentaires, présentant des propriétés pouzzolaniques. Elles sont essentiellement
composées de silice réactive 5dans des proportions supérieures à 25%), d’alumine et d’oxyde
de fer. [01]
Ces produits, obtenus à des températures de l’ordre de 800 °C, présentent, outre leurs
propriétés pouzzolaniques, des propriétés hydrauliques lorsqu’ils sont finement broyés.
Actuellement les ciments fabriqués en France ne comportent pas de schistes calcinés. [01]
Les calcaires utilisés comme constituant du ciment et non comme constituant secondaire,
c’est-à-dire lorsqu’ils représentent plus de 5 % de la masse totales du ciment, doivent
présenter une proportion de carbonate de calcium CaCO3 supérieure à 75 % en masse, une
teneur en argile telle que l’absorption au bleu de méthylène soit au plus de 1,20 g pour 100 g
et une teneur en matières organiques (TOC) au plus égales à 0,5 %. [01]
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
Les fumées de silice, constituées de particules environ 100 fois plus petites que les grains
de ciment avec un diamètre moyen de l’ordre de 1/10 de micron, présentent des propriétés
pouzzolaniques en raison de leur forte teneur en silice amorphe. En outre , en raison de leur
finesse, elles complètent la granulométrie des ciments . Ces deux effets entrainent à la fois
une forte augmentation de la compacité et une amélioration des résistances mécaniques du fait
de la réaction pouzzolanique des fumées de silice.
Le sulfate de calcium a pour effet de réguler la prise du ciment. Le sulfate de calcium qui
peut être du gypse, de l’anhydrite ou de l’hèmihydrate, doit être ajouté en faible quantité,
c’est-à-dire de l’ordre de 3 à 5 % maximum. [01].
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
I-3-1-10 : Additifs :
Les additifs ne doivent présenter aucune action novice sur les propriétés des ciments mais
ils peuvent, suivant les cas, modifier certaines de leurs caractéristiques.
Il peut s’agir d’agents de mouture, fréquemment employés, qui sont des sels organiques
solubles utilisés à des doses extrêmement faibles. Ils agissent comme défloculant, empêchant
ainsi les phénomènes de réagglomération des grains en cours de broyage.
Il peut s’agir également de sels solubles, tels certains adjuvants pour mortiers, bétons ou
coulis qui, dans ce cas, agissent sur une caractéristique précise mais dont la présence dans le
ciment doit être obligatoirement indiquée en vue d’éviter d’éventuelles incompatibilités avec
d’autres produits.
La proportion d’additifs doit toujours rester très faible, le pourcentage admis ne devant pas
dépasser 0,5 % de la masse totales, valeur dans laquelle se trouve comprise la proportion
d’agent de mouture, et ceci pour tous les ciments à l’exception des CHF-CEM ш /A ou B et
des CLK-CEM ш/C, pour lesquels la proportion de sels chlorés (NaCl) est autorisée jusqu’à
1%. [01]
Sans vouloir entrer dans le détail de la fabrication des ciments, il est cependant nécessaire
d’en connaître les principes généraux et les différentes phases
Les matières premières entrant dans la fabrication du clinker sont le calcaire et l’argile dans
des proportions respectivement proches de 80 et 20 %.
Le calcaire apporte le calcium ; l’argile apporte la silice SiO2, l’alumine Al2O3 et l’oxyde
ferrique Fe2O3, nécessaires au processus de formation du clinker.
Ces matières premières contiennent par ailleurs d’autres éléments que ces oxydes
fondamentaux, tels de la magnésie MgO, des sulfates, des sulfures, des alcalis K2O et Na2O
…, dont les pourcentages doivent être contenus en deçà de limites précises. [01]
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
I-3-2-1 : Extraction :
L’extraction consiste en général pour le calcaire, à abattre la roche à l’explosif, dans des
carrières généralement à ciel ouvert, de façon à la fragmenter en blocs chargés ensuite dans
des dumpers pour alimenter les concasseurs, alors que l’argile, beaucoup plus meuble est
exploitée au moyen d’excavateurs ou de roues-pelles avant d’être transportée par camions.
[01]
I-3-2-2 : Concassage :
Les matériaux extraits des carrières présentant des granulométries grossières allant
jusqu’au m³, le concassage effectué le plus souvent sur les lieux mêmes de l’extraction a pour
but d’en limiter la granulométrie à 50, voire 100 mm au maximum. Les matériels utilisés à
cette fin peuvent être mobiles, ou fixes. [01]
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
65 % de CaO fourchette de 60 à 69 %,
21 % de SiO2 fourchette de 18 à24 %,
6 % de Al2O3 fourchette de 4 à 8 %,
3 % de Fe2 O3 fourchette de 1 à 8 %,
2% de MgO fourchette de 0 à 5 % maximum,
1 % d’alcalis fourchette de 0 à 2 % maximum,
1 % de SO3 fourchette de 0 à 3 % maximum,
La voie sèche, la plus généralement utilisé en F rance dont nous résumons les phases
aux paragraphes 2.3.1 à 2.3.4 ;
La voie humide, pratiquement abandonnée en France parce que grande consommatrice
d’énergie et qui consiste à préparer une pâte dans des délayeurs, pâte qui est ensuite
homogénéisée et stockée. Cette voie s’impose lorsque les matériaux extraits présentent
un taux d’humidité élevé ;
La voie semi-sèche qui consiste à humidifier la poudre obtenue après broyage et
séchage pour l’agglomérer sous forme de granules qui sont ensuite cuits sur une grille
mobile ;
La voie semi-humide qui consiste à filtrer la pâte réalisée de façon analogue à la voie
humide mais, après filtration, à en faire des boudins qui sont ensuite cuits sur une
grille.
I-3-2-4 : Préhomogénéisation :
Cette phase qui a pour but de réaliser un mélange préliminaire, consiste à déposer les
matériaux constitutifs du cru en couches successives, de faible épaisseur, formant le « tas de
préhomogénéisation ». [01]
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
I-3-2-5 : Broyage-séchage :
I-3-2-6 : Séparation :
Cette phase consiste, suivant le type de séparateur utilisé, à renvoyer au broyeur les
particules insuffisamment broyées et à récupérer les fines contenues dans les gaz. [01]
I-3-2-7 : Homogénéisation :
I-3-2-8 : Cuisson :
Réalisée dans des fours rotatifs dont les dimensions les plus courantes sont de l’ordre de 5
m de diamètre et de 80 à 100 m de longueur dans le procédé par voie sèche (de 150 m dans le
procédé par voie humide),à une température comprise entre 1400 et 1500°C, la cuisson
permet la transformation du cru en clinker, le cycle du traitement comportant les phases
suivantes :
I-3-2-9 : Refroidissement :
Cette opération a pour but d’abaisser la température du clinker qui est de l’ordre de 1200 à
1450 °C à la sortie du four à environ 50/250 °C suivant les types de refroidisseurs. Cette
opération a également une incidence sur la qualité du ciment, un refroidissement trop lent
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
pouvant amener la libération de chaux libre et la transformation du C3S en C2S qui entraîne
une baisse de résistances. [01]
I-3-2-10 : Broyage :
Il est réalisé en continu dans des broyeurs alimentés à partir des stocks de clinker et des
différents constituants et ajouts.
Le broyage a pour objectif, d’une part de réduire les granules de clinker en poudre, d’autre
part de procéder à l’ajout du gypse (dont le rôle est de réguler le phénomène de prise), ainsi
qu’à celui des éventuels autres constituants (laitier, cendres, …), ce qui permet d’obtenir les
différents types de ciments normalisés. [01]
À la sortie du broyeur, le ciment est transporté vers des silos de stockage, pour être soit
ensaché soit expédié en vrac. L’ensachage, qui dans les pays industrialisés ne représente
qu’environ 30 % de la production de ciment, s’effectue dans des sacs en parier kraft à l’aide
de machines capables de remplir de 2000 à 4000 sacs par heure.La livraison en vrac est
assurée par camions, wagons ou péniches. [01]
Selon que des constituants, autres que le gypse, sont ou non ajoutés au clinker lors des
opérations de fabrication, on obtient les différents types de ciments définis par la norme. Le
tableau ci-dessous donne la liste des différents types de ciments courants normalisés avec
indication, pour chacun d’eux, de leur désignation propre et des pourcentages respectifs de
constituants qu’ils comportent. [01]
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
Une fois la poudre de ciment mélangée à l’eau, les réactions d’hydratation se développent, il
se produit alors une cristallisation qui aboutit à un nouveau système deconstituants hydratés
stables avec formation de cristaux en aiguilles plus ou moins enchevêtrées produisant la prise.
Cette réaction chimique accompagne d’un dégagement de chaleur plus ou moins important
Prise :
D’une façon générale les temps de prise sont supérieurs à ces valeurs minimales, l’ordre de
grandeur étant de 2h 30 à 3h30 pour la grande majorité des ciments, ces valeurs s’entendant
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
Durcissement :
Chaleur d’hydratation :
La dissolution des différents constituants est exothermique et, selon leurs pourcentages
relatifs, le dégagement de chaleur est donc plus ou moins important, c’est le cas par exemple
des ciments riches en C3A que l’on intérêt à les temps chaud. Suivant les ciments, cette
chaleur est comprise à 12 heures, approximativement, entre 65 j/g par exemple pour certains
CHF-CEM ІІІ/B et 300 j/g pour certains CPA-CEM І.
Finesse de mouture :
Plus la finesse est grande, plus les résistances sont précoces et élevées, mais par contre, plus
les risques de retrait et par conséquent de fissuration ainsi que d’éventement du Ciment sont
accrus.
Retrait :
Lorsque l’élément du béton ou mortier se trouvera dans une atmosphère ayant une humidité
relative inférieure à celle d’équilibre de l’élément, les dimensions de ce dernier diminuent ;
c’est le retrait.
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
1000μm/m pour des types de ciment identique mais des classes 32,5R-42,5 et 42,5R.
Gonflement :
Si l’élément se trouve dans une atmosphère à humidité relative supérieure à celle d équilibre
de l’élément, les dimensions de ce dernier augmentent ; c’est le gonflement. Ce qui entraîne
l’apparition des tensions internes.
Ciments courants :
D'une façon générale, les ciments doivent satisfaire au respect d'un certain nombre
d'exigences, résumées dans le tableau .ci-après, quant à leur composition chimique.
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
CHF-CEM II
CLK-CEM III
Oxyde de magnésium CPA-CEM I Toutes classes ≤5
MgO
Résidu insoluble CPA-CEM I
CLK-CEM III
CPA-CEM I 32,5
et 32,5 R ≤ 3,5
CPJ-CEM II 42,5
Sulfates SO3
CPZ-CEM IV 42,5
Limite supérieure
et 52,5 ≤4
CLC-CEM V 52,5 R
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
52,5 ≥ 20 ≥ 52,5 -
52,5 R ≥ 30 ≥ 52,5 -
Classes « R », rapides, présentent aux jeunes âges des caractéristiques mécaniques plus
élevées et leur intérêt particulièrement dans certaines circonstances telles que bétonnage
trouvent par temps froid, décoffrage rapide, préfabrication.
Il y a lieu de distinguer les valeurs spécifiées pour chaque classe de ciment par la norme
(tableau précédent),la probabilité étant statistiquement de 95 % pour les résistances minimales
et de 90 % pour les résistances maximales, et les valeurs garanties que le fabricant doit
respecter à 100 % et qui sont indiquées dans le tableau (I.4) ci-dessous :
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
32,5 R 12 - 30
42,5 10 - 40
42,5 R 18 - 40
52,5 18 - 50
52,5 R 28 - 50
I-4-1 : Provenance et forme : Les sables sédimentaires extraits de gravières (couches plus ou
moins profondes et épaisses) et ceux récoltés dans les lits des rivières, fleuves et torrents
fournissent un matériau bien adapté à la fabrication des mortiers de hourdage et d’enduit.
Lérosion répétée a façonné ces agrégats qui, grâce à leur forme roulée, offrent une meilleure
régularité et une maniabilité de mise en œuvre.
Les sables concassés et broyés, puis criplés, permettent d’obtenir toutes les classes granulaires
souhaitées, à partir de gros éléments. Cependant leur forme moins homogène, anguleuse ou
plate, rend le malaxage plus difficile et plus long. La perte de rapidité dans la réalisation du
mélange favorise l’entrainement de l’air dans le mortier et peut donc initier un début de prise
du liant. Les sables de type anguleux laissent de plus grands vides entres les gains que les
sables ronds ; ils sont plus difficilement serrables. De plus, ces sables contiennent
généralement un pourcentage important de « fines » ,éléments trop fins.[03]
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
Aux alentours des années 1930, Raucourt, à travers l’étude de la composition chimique des
sables ,avait observé que « l’ordre de pééminence des sables d’après leur composition, était
des sables siliceux, basaltiques, quartzeux, granitiques, calcaires et volcaniques ».[03]
1)-sables fins ;
2)- sables à grains inégaux résultant du mélange, soit du gros sable avec le fin ,soit du fin avec
du gravier ;
Cette citation revient à expliquer que la résistance plus faible des chaux aériennes oblige à
choisir des sables de bonne granulométrie, garantissant ainsi un squelette adhérent, une
armature solide et une bonne circulation d’air dans les vides de l’agrégat .Ce n’est pas le cas
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
Fines 0,1
Sables moyens 2
Sables gros 5
Tableau I-5: Classement des sables en fonction de leur composition granulométrique. [03]
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
L’eau de gâchage est un élément essentiel pour la fabrication du béton. Elle est ajoutée lors
du mélange afin d’hydrater le ciment et permet de lier les constituants du béton entre eux.
L’eau rend également le mélange bien plus maniable, ce qui facilite l’application du béton.
Elément indispensable pour obtenir du béton, l’eau utilisée doit absolument être propre et ne
doit pas être ajoutée avec excès. Si ces deux conditions ne sont pas respectées, votre béton
risque d’être fragile et ses performances seront altérées.
I-6-Les adjuvants :
Les adjuvants sont des produits chimiques, incorporés au béton frais en faible quantités,
permettant d’améliorer certaines de ses propriétés. Leur efficacité est liée à l’homogénéité de
leur répartition dans le béton. Les principaux adjuvants sont :
Ces produits jouent un double rôle. Ils sont utilisés pour fluidifier le béton et permettre le
maintient du rapport E/C (Eau / Ciment) constant (fixé pour une résistance souhaitée). Ils
permettent aussi, dans certains cas, de réduire le rapport E/C pour avoir une meilleure
résistance tout en ayant la même fluidité du béton. Dans le premier cas, l’ajout du fluidifiant
va permettre d’avoir des bétons de même classe de résistance mais de consistance variable ;
allant d’un béton ferme, béton plastique, béton très plastique jusqu’au béton auto-plaçant.[04]
Dans le cas du bétonnage en temps chaud ou bien d’éléments massifs, il est conseillé
d’utiliser un retardateur de prise pour freiner les réactions d’hydratation et aussi réduire la
chaleur au cœur du béton, de manière à ce que les propriétés du béton soient préservées et le
béton ne fissure pas. Ils sont aussi employés pour éviter toute discontinuité lors de reprises de
bétonnage. [04]
Pour le bétonnage en temps froid, il est conseillé d’utiliser les accélérateurs de prise pour,
dans ce cas, provoquer les réactions d’hydratation et accélérer le durcissement du béton freiné
par la température ambiante. Les accélérateurs de prise permettent de réduire les délais de
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
chantier, car ils permettent d’obtenir les résistances prévues pour 28 jours à des âges avancés.
[04]
-Les fine actives à caractère pouzzolanique ;ce sont des particules de faibles diamètres qui,
ajoutées en quantités de l’ordre de 10 % du poids de ciment, améliorent notablement les
performances de résistances et de durabilité du béton grâce à leurs propriétés pouzzolaniques
(cendres volantes, fumée de silice, laitier……..)
-les fines inertes comme les fillers calcaires ; l’objectif dans leur utilisation est d’améliorer la
compacité du béton et donc sa résistance. Elles sont également utilisées pour améliorer la
consistance des bétons notamment dans le cas des bétons notamment dans le cas des bétons
autoplaçants qui nécessite une forte teneur en fines pour assurer au BAP un compromis entre
une bonne fluidité apporté par les fluidifiants et une bonne viscosité que l’on essaye d’avoir
par l’introduction des fillers.
L’utilisation des additions minérales dans les industries du ciment et du béton présente des
avantages techniques, économiques et écologiques
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
Enfin, parce qu’ils permettent une faible chaleur d’hydratation des ciments composés, les
ajouts minéraux améliorent la résistance à la fissuration. [05]
La production d’une tonne de ciment Portland libère dans l’atmosphère une quantité quasi
équivalente de gaz carbonique (CO2). En effet, la substitution d’une fraction de clinker
permet d’obtenir des ciments aux propriétés mécaniques exploitables, ce qui permet une
diminution de rejets de CO2. Le taux de substitution de clinker est du même ordre que la
diminution de rejet de CO2. [05]
Retard de prise.
Si nous ajoutons une quantité d’une fine poudre à un béton, nous diminuons le ressuage et la
ségrégation dans ce béton, en diminuant le volume des vides. L’utilisation des cendres
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Chapitre1 Généralités sur le mortier
volantes ou du laitier diminue le besoin en eau d'un béton pour obtenir une certaine
consistance.
Pour cette même consistance l’utilisation de poudres ayant une très grande surface spécifique,
comme les fumées de silice, tend à augmenter la quantité d'eau nécessaire. La demande en eau
et la maniabilité d’un béton contenant des ajouts minéraux dépend de leur forme et de la
granulométrie des particules. La norme ASTM C 618 limite la quantité des particules > 45 μm
à un maximum de 34 %. [06]
I-7-3-3 : Durabilité:
Par rapport au ciment Portland, les ciments aux ajouts pouzzolaniques ont une meilleure
résistance aux acides et aux sulfates. Cela est dû à l'effet combiné d'une meilleure
imperméabilité pour un même rapport E/L, et à une diminution de la quantité de CH.
Les sulfates peuvent détruire le béton en se combinant avec les aluminates du ciment pour
former de l’ettringite expansive.
Les conditions pour que cette réaction se passe sont. La perméabilité du béton, la quantité de
CH et la quantité d'aluminate dans le mélange à cause de leur bonne imperméabilité et surtout
d'une faible quantité de CH, des bétons faits à partir de ciment au laitier résistent très bien à
l'attaque des sulfates, malgré une quantité importante de C3A dans le ciment.
Les ajouts pouzzolaniques tels que le laitier, diminuent l’expansion des bétons qui se produit
par réactions entre les alcalis du ciment et les granulats réactifs. Les alcalis sont piégés dans le
C-S-H formé par l’ajout.
28
Chapitre1 Généralités sur le mortier
Bien que le développement des résistances soit lent, les résistances à long terme dépassent
quelques fois celles du ciment Portland sans ajouts, à condition d'optimiser la quantité d'ajout.
Cette Augmentation des résistances est due à l'affinage des pores et des grains ainsi qu'à
l'augmentation de la quantité de C-S-H.
L’utilisation des ajouts, pour des raisons d'ordre économique ainsi que pour améliorer la
durabilité des bétons, en remplacement d'une partie du ciment, tend à diminuer les résistances
initiales et à augmenter les résistances finales .Les pouzzolanes très réactives, comme les
fumées de silice, sont capables de donner des bétons à haute résistance, tant à jeune âge d'eau.
Tous les ajouts utilisés qu'à long terme, surtout si la quantité d’eau est diminuée par l'addition
d'un agent réducteur en remplacement partiel des granulats fins augmentent les résistances à
tous les âges. Les résistances à jeune âge se développent à cause de l'accélération de
l'hydratation du ciment, tandis que celles à long terme se développent grâce à la réaction
pouzzolanique qui cause l'affinage des pores et le remplacement du CH par du C-S-H. [07]
L’industrie cimentaire est d’importance primordiale pour l’Algérie comme tous pays en
voie de développement. Cependant, parmi les moyens efficaces qui existent pour augmenter
la production du ciment est celui d’utiliser des ajouts qui sont très peu coûteux et disponibles
en grandes quantités en Algérie, comme le laitier d’El- Hadjar, le calcaire et la pouzzolane
naturelle de Beni-Saf.
29
Chapitre1 Généralités sur le mortier
Le tableau I-6 (donne une idée sur les additions utilisés dans les cimenteries algériennes).
Tableau I.6 : Utilisation des ajouts dans les cimenteries algériennes [07]
Conclusion :
Notre but dans ce chapitre est de citer les différents constituants du mortier et leurs
propriétés.
30
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
II-1-Introduction :
Le but principal de cette étude est de démontrer techniquement la possibilité d’utiliser les
fines des déchets de marbre sous forme d’addition dans la formulation de béton, Il convient
d’étudier les caractéristiques physiques et mécaniques du béton composé de ces déchets.
Un déchet est, selon la loi du 15 juillet 1975 relative à l’élimination des déchets et à la
récupération des matériaux du code de l’environnement français : [09]
Déchets dangereux :
Ils sont potentiellement les plus polluant pour l’environnement et créant le plus de dangers
pour la santé humaine. Ce déchet nécessite des précautions particulières vis-à-vis de la
protection de l’environnement. [04]
31
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Ce sont les déchets industriels ordinaires qui ne contiennent pas de substances toxiques ou
dangereuses. Ils sont assimilables à un déchet de consommation ou à des ordures ménagères.
[04]
toxiques, Mélanges de ces différents déchets, y compris les mélanges contenant des déchets
inertes, DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) ne contenant pas de
substances dangereuses, Déchets alimentaires liés à la vie sur le chantier…, du Plâtre. [09]
Déchets inertes :
Exemples : Béton, briques, marbre ; parpaings, tuiles, céramiques, enrobés bitumeux sans
goudron, terre et cailloux, déchets de construction et de démolition en mélange ne contenant
pas de substance dangereuse et ne contenant que des déchets minéraux,… etc. [08]
-Valoriser les déchets par réemploi, recyclage ou toutes autre action visant à obtenir, à partir
des déchets, des matériaux réutilisables ou de l’énergie ;
-Assurer l’information du public sur les effets pour l’environnement et la santé publique.
32
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
L'industrie en pierre de marbre produit des déchets solides et de la boue de pierre. La boue
en pierre produite pendant le traitement correspond environ à 20% du produit fini de
l'industrie en pierre. Par conséquent la communauté scientifique et industrielle doit commettre
vers des pratiques plus viables. Il y a plusieurs réutilisation et réutilisant des solutions pour ce
sous-produit industriel, à une phase expérimentale et dans des applications pratiques. [10]
- La poudre de marbre peut être employée comme remplissage dans le béton et les aires de
pavage.
- la poudre de marbre peut être employée dans le béton pour augmenter la résistance.
- Nous pouvons réduire la pollution environnementale en utilisant la poudre de marbre pour
fabriquer les autres produits.
- la poudre de marbre est également employée pour faire la couche de fond pour des peintures
de toile, et comme remplisseur de peinture.
II-4-1: Compression :
Cet essai est utilisé pour caractériser le comportement d’un matériau soumis à une charge
d’écrasement. L’éprouvette est comprimée, puis la déformation sous diverses charges est
enregistrée. La contrainte et la déformation de compression sont représentées graphiquement
sous forme d’une courbe contrainte-déformation qui est ensuite utilisée pour déterminer la
limite d’élasticité, la limite de proportionnalité, le point de transition élastique-plastique, la
contrainte au seuil d’écoulement et (pour certains matériaux) la résistance à la compression.
33
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Ainsi, le béton est défini par sa résistance à la compression. Cette résistance se mesure par
des essais de compression simple, uniaxiale.
Bien que le béton soit constitué de matériaux élastiques et fragiles (granulats, pâte de
ciment), son comportement en compression, que l'on traduit principalement par
une relation contrainte-déformation, est non linéaire et présente une certaine pseudo-
ductilité reliée à la microfissuration du matériau. En effet, lorsque le béton est
soumis à des contraintes supérieures à 30% de sa résistance en compression, la
microfissuration s'initie et tend à se propager parallèlement au chargement lors de son
augmentation.
34
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Une certaine résistance subsiste après la rupture et se traduit par une branche
descendante dont l'allure dépend des conditions et procédures de l'essai, jusqu'à la
déformation ultime du matériau, généralement admise à 0.0035. Cette valeur n'est en
réalité pas constante, elle tend à diminuer avec l'augmentation de la résistance ultime.
Les essais de compression du béton sous charge cyclique ont montré la présence de
boucles
35
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Ci-dessous est représenté un nombre restreint de propositions de ces lois qui sont
classées selon deux grandes familles :
36
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Les modèles réglementaires servent de base aux calculs simplifiés aux Etats
limites, ces règlements de calcul sont applicables à tous les ouvrages et construction
en béton armé, avec un dosage en ciment au moins égal à 300 Kg/m de béton mis en
oeuvre (BAEL [15], EURCODE [16]).
Une branche de parabole de second degré d'axe parallèle à l'axe des contraintes
de compression abc, qui s'étend de l'origine jusqu'à son sommet.
Une branche d'un segment de droite parallèle à l'axe des déformations Ebc, et tangent
à la parabole en son sommet. Ce segment s'étend entre les valeurs 2%o à 3.5%o de
la déformation Ebc.
37
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Les relations entre les contraintes et les déformations sont les suivantes
Alors :
Avec :
38
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Avec :
diagramme.
n : exposant.
39
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Avec :
-Pour les bâtiments : ߙcc=1 valeur recommandée et à utiliser pour l'Annexe nationale
française.
-Pour les ponts : ߙcc =0.85 valeur recommandée. L'Annexe nationale française
préconise ߙcc =1.
Le coefficient 0.85< ߙcc <1 tient en compte l'effet défavorable de la duré de l'application
des charges, vis-à-vis de l'essai de courte durée utilisé pour définir ƒck. Pour l'analyse
non linéaire telle que pour le calcul des effets de second ordre et pour des charges de
courte durée d'application, on utilise le diagramme de calcul défini de la manière suivante :
40
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Avec :
41
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Caractéristiques de la courbe :
Tel que :
42
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Avec :
K´b=0 : Correspond à un béton ayant un comportement élastique fragile, avec une branche
qui descend brutalement.
43
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Le béton non armé possède une capacité de déformation à la rupture Ɛcu très limitée, de
l'ordre de 3,5.10-3. Cette valeur est de l'ordre de 2 fois le raccourcissement maximum
élastique Ɛb0
II-4-2 : Traction :
Trois types d'essais permettent de mesurer la résistance à la traction d'un béton : l'essai de
traction directe, l'essai de traction par flexion et l'essai de traction par fendage.
44
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Il est assez dispersé dans ces résultats, ceci en raison du sciage des extrémités qui crée un
affaiblissement dans ces zones, les ruptures se produisent assez souvent dans la zone du
collage.
En dépit du succès de l'emploi de fixations spéciales, il est difficile d'éviter des contraintes
secondaires telles que celles induites par les mâchoires ou par des ancrages noyés. La rupture
se fait toujours au niveau des extrémités de l'éprouvette cylindrique.
Dans cet essai, un prisme de béton non armé, d'un élancement 4, reposant sur deux appuis,
est soumis à un effort de flexion ; soit par
application :
45
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Le comportement réel d'un élément soumis à la traction directe est très complexe
alors plusieurs recherches ont été réalisées afin d'étudiés les différents phénomènes
(élasticité, plasticité, fragilité, endommagement,..) selon les conditions de chargement
(mono-axiale, biaxiale, triaxial, température..).
46
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
La courbe est linéaire jusqu'à environ 75% de sa résistance limite de traction, ft.
Les microfissures s'initient à se développer dans la région qui précède la résistance
au pic et qu'elles s'agrandissent plus rapidement que lors du test de compression et par
conséquent la rupture survient plus tôt.
Des tests expérimentaux de traction directe effectués sur des éprouvettes en béton ont
montré que, juste avant le pic, une décohésion des granulats les plus importants
apparaissait et que les fissures nées de cette décohésion coalescente ensuite avec les
microfissures existantes pour former une macro fissure continue. De plus, les résultats
révèlent la présence de nombreux grains reliant les surfaces de la fissure, ce qui
explique la branche d'adoucissement de la courbe contrainte-déformation. La ruine
des éprouvettes apparaît lors de la rupture de ces grains.
La résistance à la traction du béton est d'une part influencée par l'état de contraintes,
la géométrie de l'élément de structure, les conditions d'essai (vitesse de chargement,
contrôle en déformation,....).
47
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
1 ère catégorie : les fissures causées par les charges externes appliquées à la structure
telles que celles dues aux charges de flexion ou celles inclinées induites par l'effort
tranchant.
2ème catégorie : les fissures causées par le retrait et celles causées par les effets
thermiques.
Une loi théorique a été développée par MAZARS [19]. Elle présente
l'avantage d'ajuster la courbe décroissante avec deux paramètres At et Bt(Figure II.13).
48
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Avec :
Lois de Comportement uni axiales fictives du béton tendu :
Pour approcher correctement le comportement d'une structure (surtout pour les courbes
charge-flèche), les lois de comportement en traction du béton seul ne sont pas adéquates.
En effet, plusieurs facteurs rentrent en jeu quand le béton est mélangé à des aciers, à
savoir :
-la fissuration,
49
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
-l'interaction acier-béton,… .
La formulation de Grelat [20] tient compte d'une répartition linéaire des contraintes,
elle attribue au béton tendu fissuré un diagramme fictif triangulaire à partir de l'axe
neutre, dont la contribution du béton s'annule à la plastification des aciers.
Les fibres du béton tendu d'un module de déformation Ebt est défini par la contrainte et la
déformation instantanée du bord tendu :
50
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Avec :
Eb0 :Module d’élasticité longitudinale du béton
51
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
II-4-3: Perméabilité :
La perméabilité est relative au déplacement d'un fluide sous l'effet d'une pression
motrice. Elle dépend de la taille des espaces poreux dans lesquels s'écoule le fluide, ainsi
que leur interconnecte.
Les plastifiants et les additions minérales fournissent une grande variété de moyens pour
faire des bétons ayant un niveau de résistance à la compression fixée. Les additions
minérales peuvent aussi modifier la nature et la texture des hydrates formés, le cas
des cendres volantes, le laitier, la fumée de silice. Un de leurs effets les plus notables
est de réduire la proportion de portlandite dans les hydrates. Cette réduction de la
portlandite s'accompagne en général d'un affinement des pores et des capillaires, et
donc, d'une réduction de la perméabilité.
II-4-4 : Porosité :
Le béton durci courant présente une porosité de 10 à 12% du à la présence de pores inclus
dans la texture même des hydrates et de capillaires qui se développent dans la structure des
grains. Les capillaires qui sont dimensionnellement les plus importants, ne dépassent pas
un diamètre de quelques microns, les pores des hydrates sont 10 à 100 fois plus petits.
52
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
de faible porosité :
Les altérations du béton peuvent être dues à des agents extérieurs (solutions acides,
sols gypseux agressifs vis-à-vis de la pâte de ciment) ou à des appuis internes (hydratation
de CaO et de MgO) libre dans le ciment, solidification de l'eau sous l'action du gel).
Les altérations sont de deux types : Soit l'érosion, qui entraîne une partie du liant,
soit le gonflement, par formation de composés expansifs [23].
A / La dissolution et l'érosion :
De tous les constituants hydratés du ciment. La chaux est la plus soluble. Elle peut être
dissoute par attaque superficielle. La dissolution de la chaux peut s'accompagner de la
formation de composés nouveaux. S'ils sont solubles, les sels formés diminuent la
résistance du béton. S'ils sont insolubles, ils peuvent, au contraire, se substituer à la chaux
et former une couche protectrice [23].
L'action des eaux souterraines sulfatées offre le cas le plus simple d'une agression
donnant naissance à des composés nouveaux expansifs à partir des constituants du
ciment.
Les bases sont en général peu nuisibles pour le béton. Les bases fortes, telles que
l'hydroxyde de sodium ou de potassium, réagissent toutefois avec les composés d'aluminates
hydratés, en particulier avec l'aluminate tricalcique hydraté. Le ciment Portland ne
contenant que peu d'aluminates, ces réactions sont d'importance secondaire. Avec
53
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
l'hydroxyde de sodium, on a observé que des solutions à 10% avaient pour effet
d'augmenter la résistance ; ce n'est qu'à partir de concentrations à 25% que les bases
entraînent d'importantes pertes de résistance.
De très nombreux sels attaquent la pâte de ciment durcie en formant des sels solubles
dans l'eau, lesquels sont lessivés. Tous les sels de magnésium, à l'exception du sulfate de
magnésium très difficilement soluble dans l'eau sont ainsi à même de remplacer les ions
de calcium dans la pâte de ciment durcie. Il se forme à la surface du béton de l'hydroxyde
de magnésium et des silicates de magnésium, qui empêchent une autre attaque. L'hydroxyde
de magnésium se présente toute fois sous forme de masse molle, gélatineuse, qui est
emportée par l'eau coulant plus rapidement.
Lorsqu'il s'agit d'une attaque par les sulfates provenant de l'extérieur, il y a formation
de couches de gypse et d’autres couches à partir de la surface exposée aux sulfates.
L'attaque par les sulfates externes est souvent combinée avec l'attaque par le cation
correspondant, selon la provenance des sulfates, qui peuvent réagir avec certains granulats
ou fillers, ou avec les C-S-H ou la portlandite, et contribuer davantage à la dégradation du
béton. De plus, l'attaque par les sulfates externes peut être combinée à une attaque par
l’acide ce qui accélère également la destruction de la pâte hydratée.
Les sels dissous sont principalement des chlorures et des sulfates. L'attaque du béton
est le résultat de réactions séparées mais plus au moins simultanées entre les sulfates et les
chlorures et les constituants du ciment. Aucun des composants du ciment portland n'est
stable en milieu marin.
B-5/ : Action des acides :Les acides sont deux types organiques et inorganiques, ces
derniers sont plus nuisibles pour les bétons et mortiers que les acides organiques.
Les acides inorganiques forment avec le Ca(OH)2 contenus dans la pâte de ciment durcie
des composés facilement solubles dans l'eau [24].
54
Chapitre II Le recyclage dans le bâtiment
Conclusion :
L’étude présentée dans ce chapitre, nous a permis de parler sur l’utilisation des déchets de
marbre dans le bâtiment et de revoir les essais de résistance et de durabilité du béton.
55
Chapitre III Matériaux et formulation
1-Introduction :
Dans ce chapitre nous avons défini l’importance des essais appliqués sur le mortier
dans toutes les étapes, pour connaitre l’effet des additions minérales sur les propriétés
mécaniques des mortiers confectionnés à base de ciment portland composé (CPJ CEMII/B
42,5R).
2-Matériaux utilisés :
2-1: Ciment :
Le ciment utilisé pour notre étude dit MATINE est un ciment gris de haute
résistances et finales résultat de la mouture du clinker obtenu par cuisson jusqu'à la fusion
partielle (clinkérisation) d’un mélange convenablement dosé et homogénéisé de calcaire et
d’argile. Conforment à la norme NA 442, EN 197-1 et à
la norme NF P 15-301/94.
Le ciment utilisé dans ce travail, est un ciment composé de type CEM II de classe de
résistance 42,5, il provient de la cimenterie de LAFARGE.
56
Chapitre III Matériaux et formulation
2-2 : Sable :
Le sable utilisé dans cette étude c’est le sable d’OUED roulé de classe 0/3.
L'eau utilisée dans cette étude est l'eau potable du robinet du réseau publique de la ville
de TIZI OUZOU.
57
Chapitre III Matériaux et formulation
Domaines d’application
■Dans les bétons autoplaçants, SIKA VISCOCRETE TEMPO 12 améliore la stabilité, limite
la ségrégation du béton et rend les formules moins susceptibles aux variations d’eau et des
constituants.
■ Robustesse à la ségrégation,
■ Qualité de parement.
Conditionnement
■ Fûts de 230 kg
■ CP de 1000 L
■ Vrac
58
Chapitre III Matériaux et formulation
Stockage Dans un local fermé, à l’abri de l’ensoleillement direct et du gel, entre 5 et 30 °C.
SIKA VISCOCRETE TEMPO 12 peut geler, mais, une fois dégelé lentement et
réhomogénéisé, il retrouve ses qualités d’origine. En cas de gel prolongé et intense, vérifier
qu’il n’a pas été déstabilisé.
Caractéristiques
59
Chapitre III Matériaux et formulation
Délai de conservation : Une année dans son emballage d’origine, à l’abri du gel et de la
chaleur (5ᵒC˂ t ˂ 35ᵒC).
Poudre de marbre :
Ce déchet est récupéré de la carrière FILFILA de SKIKDA. Le marbre est fourni sous
forme d’une poudre mouillé. La pâte est dans un premier temps séchée à une température
105°C. Les mottes de marbre obtenues sont par la suite broyées pour disperser la poudre. La
poudre grossière est concassée pour réduire son diamètre et optimiser la quantité à récupérer.
Nous avons alors récupéré par tamisage les fines à diamètre inférieur à 80 µm . .
60
Chapitre III Matériaux et formulation
61
Chapitre III Matériaux et formulation
Cinq mélanges de mortiers sont préparés, la seule variable étant la poudre de marbre, la
substitution est faite conformément au tableau III-4.
2eme mélange 95 % 5%
3eme mélange 90 % 10 %
4eme mélange 85 % 15 %
5eme mélange 80 % 20 %
Le sable est le constituant du squelette granulaire qui a le plus d’impact sur le mortier.
Il joue un rôle primordial en réduisant les variations volumiques, les chaleurs dégagées et le
prix de revient des bétons. Il doit être propre et ne pas contenir d’éléments nocifs.
On peut définir l’analyse granulométrique par tamisage c’est un ensemble des opérations
aboutissant à la séparation selon leur grosseur des éléments constituant échantillon, en
62
Chapitre III Matériaux et formulation
employant des tamis à maille carrée afin d’obtenir une représentation de la répartition de la
masse des particules à l’état sec en fonction de leur dimension.
a-But de l’essai :
b-Principe de l’essai :
L'essai consiste à classer les différents grains constituants l'échantillon en utilisant une série
de tamis, emboîtés les un sur les autres, dont les dimensions des ouvertures sont décroissantes
du haut vers le bas. Le matériau étudié est placé en partie supérieure des tamis et les
classements des grains s’obtiennent par vibration de la colonne de tamis.
c- Matériel nécessaire :
Des tamis dont les ouvertures carrées, de dimension normalisée, sont réalisés soit à partir
d'un maillage métallique. Pour un travail d'essai aux résultats reproductibles, il est conseillé
d'utiliser une machine à tamiser électrique qui comprime un mouvement vibratoire horizontal,
ainsi que des secousses verticales, à la colonne de tamis. Figure III-4. La dimension nominale
de tamis se suit dans une progression géométrique de raison.
63
Chapitre III Matériaux et formulation
Est une caractéristique importante surtout en ce qui concerne les sables. Un bon sable à béton
doit avoir un module de finesse Mf compris entre 2,2 et 2,8 ; au-dessous, le sable a une
majorité d’éléments fins et très fins, ce qui nécessite une augmentation du dosage en eau ; au-
dessus, le sable manque de fines et le béton y perd en ouvrabilité.
64
Chapitre III Matériaux et formulation
Ce paramètre est en particulier utilisé pour caractériser la finesse des sables à bétons (NF
P 18-540). [27].
Mf= Σ RC / 100.
Celui-ci correspond à la somme des pourcentages des refus cumulés, ramenées à l’unité,pour
les tamis de modules 23, 26, 29, 32, 35, 38.
Il est défini par la norme NFP 18-598 ; cet essai d’équivalent de sable, permettant de mesurer
la propreté d’un sable, est effectué sur la fraction d’un granulat passant au tamis à mailles
carrées de 5mm. Il rend compte globalement de la quantité et de la qualité des éléments fin, en
exprimant un rapport conventionnel volumétrique entre les éléments sableux qui sédimentent
et les éléments fin qui floculent.
a-But de l’essai :
Cet essai utilisé de manière courante pour évaluer la propreté des sables entrant dans la
composition des bétons. L’essai consiste à séparer les particules fines contenues dans le sol
des éléments sableux plus grossiers .une procédure normalisé permet de détermination un
coefficient d’équivalent de sable qui quantifie la propreté de celui-ci.
b-Principe de l’essai :
L’essai est effectué sur la fraction 0/5 mm du matériau à étudier .Le tamisage se fait par voie
humide afin de ne pas perdre d’élément fins.
On lave l’échantillon, selon un processus normalisé, et on laisse reposer le tout .Au bout de
20minutes, on mesure les éléments suivants :
65
Chapitre III Matériaux et formulation
ES= (h1/h2)*100.
Selon que la hauteur h2 est mesurée à l’aide d’un piston, on détermine Esp (équivalent de
sable au piston).
Tableau III-8: les valeurs d’équivalent de sable indiquent la nature et qualité du sable.
66
Chapitre III Matériaux et formulation
La masse volumique absolue ρs est la masse par unité de volume de la matière qui
constitue le granulat, sans tenir compte des vides pouvant exister dans ou entre les grains. Il
ne faut pas confondre ρs avec la masse volumique ρ qui la masse de matériau par unité de
volume, celui-ci intégrant à la fois les grains et les vides. Les masses volumiques s’expriment
en t/m3, en kg/dm3, ou en g/cm3.
a-But de l’essai :
Cet essai a pour but de permettre de connaitre la masse d’une fraction granulaire lorsque
par exemple on élabore une compression de béton. Ce paramètre permet, en particulier, de
détermination la masse ou le volume des différentes classes granulaire malaxées pour
l’obtention d’un béton dont les caractéristiques sont imposées.
b-Conduite de l’essai :
67
Chapitre III Matériaux et formulation
La masse volumique apparente d'un matériau est la masse volumique d'un mètre cube du
matériau pris en tas, comprenant à la fois des vides perméables et imperméables de la
particule ainsi que les vides entre particules.
68
Chapitre III Matériaux et formulation
69
Chapitre III Matériaux et formulation
Les tableaux et la courbe suivants représentent les résultats des différents essais sur le sable.
70
Chapitre III Matériaux et formulation
Module de finesse :
Ce paramètre est en particulier utilisé pour caractériser la finesse des sables
des bétons. La valeur du module de finesse dépend surtout de la teneur en
grains fins du sable. Les résultats sont indiqués dans le tableau III-10 :
Module de finesse Spécification
2,8 < Mf < 3,2 sable grossier
Sable 2,798 2,2 < Mf < 2,8 sable moyen
1,8 < Mf < 2,2 sable fin
Equivalent de sable :
Valeurs
2,449
Masse volumique absolue (g/cm3)
1,781
Masse volumique apparente (g/cm3)
71
Chapitre III Matériaux et formulation
2,564
Masse volumique absolue (g/cm3)
1,073
Masse volumique apparente (g/cm3)
La consistance de la pâte caractérise sa plus au moins grande fluidité. Cet essai est
effectué avec l'appareil de Vicat conformément à la norme EN 196-3.
3-3-2:Temps de prise à 20 °C :
La présence de régulateur de prise dans la masse des liants hydrauliques offre à ces
derniers, après gâchage, une prise qui commence après quelques heures. Il est donc
nécessaire de connaitre le temps de début de prise des liants hydrauliques en vue de
déterminer le temps disponible pour la mise en oeuvre in situ des mortiers et des bétons dont
ils sont confectionnés. Les essais se font à l'aide de l'aiguille de Vicat conformément à la
norme EN 196-3 (Figure III-11), qui donne deux repères pratiques : le début de prise et la
fin de prise (Tableau III-14) :
72
Chapitre III Matériaux et formulation
Dans 1m 3 de mortier on a :
1400 Kg de sable.
400 Kg de ciment.
250 Kg d’eau.
3 Kg de superplastifiant (0,75% du poids du ciment).
Le tableau III-15 résume le calcul des proportions de chaque constituant pour trois
éprouvettes cubiques (5×5×5) cm3 de mortier (témoin).
73
Chapitre III Matériaux et formulation
M0 : mortier témoin ;
74
Chapitre III Matériaux et formulation
Après le calcul, Les compositions des mortiers utilisés sont données dans les tableaux III-
18, III-19, III-20, III-21 :
Constituants(g) M5 M5 M5
Constituants(g) M 10 M 10 M 10
Constituants(g) M 15 M 15 M 15
75
Chapitre III Matériaux et formulation
Constituants(g) M 20 M 20 M 20
Dans cette partie de chapitre nous avons présenté les étapes de confection des mortiers
depuis les pesées des matériaux jusqu'à la rupture des éprouvettes. On a décrit la
méthode d'essai utilisée, les conditions de fabrication et de conservation des
éprouvettes.
Pour la confection des bétons ou bien des mortiers, on suit le mode opératoire suivant :
Préparation des moules nécessaires pour les différents essais, vérifier leur nombre et
qu’ils sont bien graissés à l’aide d’une huile pour faciliter le décoffrage.
76
Chapitre III Matériaux et formulation
Figure III-12 :(a): Moule d’éprouvettes (b) : Moule d’éprouvettes (c) : Moule d’éprouvette
Vérifier que tout le matériel est à disposition et que les matériaux sont bien séchés.
Préparer la quantité d’eau nécessaire pour la gâchée. Le superplastifiant est ajouté à
l’eau de gâchage.
Humidifier le malaxeur. Dans notre le malaxeur utilisé pour la fabrication des mortiers
est un malaxeur à axe vertical d’une capacité de 60 litres (voir la figure III-13).
Peser les matériaux secs (ciment, sable, la poudre de marbre) et les introduire dans le
malaxeur.
77
Chapitre III Matériaux et formulation
-Les moules sont conservés dans une pièce à température ambiante, et démoulés après 24
heures.
78
Chapitre III Matériaux et formulation
-Les éprouvettes sont par la suite immergées dans l'eau de robinet (voir la figure III-18)
pendant 7, 14, 28 jours.
79
Chapitre III Matériaux et formulation
- Les éprouvettes sont alors retirées et pesés (humide) pour êtres testées à l'essai de
compression, flexion, de traction par fondage et ultrason à 7, 14, 28 jours.
-on remarque que le mortier M20 à 28 jours présente la plus grande masse après la
conservation dans l’eau, qui égale à 284 g.
80
Chapitre III Matériaux et formulation
-on remarque que le mortier M20 à 7 jours, 14 jours et 28 jours présente les plus grandes
masses après la conservation dans l’eau, la masse de morier M20 à 7 jours est la plus élevée
qui égale à 596 g.
81
Chapitre III Matériaux et formulation
-on remarque que le mortier M5 à 7 jours, 14 jours et 28 jours présente les plus grandes
masses après la conservation dans l’eau, la masse de morier M5 à 14 jours est la plus élevée
qui égale à 3504 g.
b- Matériel nécessaire :
Plateau équipé d'une plaque métallique plane de forme carrée au moins 90 cm de coté.
Moule tronconique en tôle de 10 cm de diamètre à la base, de 5cm de diamètre en
82
Chapitre III Matériaux et formulation
partie haute, de 15cm de hauteur (on a utilisé le mini cône d'Abrams) dispose d'un
empattement pour être maintenu contre le plateau avec les pieds de l'opérateur.
Tige de piquetage de 16mm de diamètre.
Mètre.
c- Mode opératoire :
83
Chapitre III Matériaux et formulation
au cône d’Abrams.
Il faut rappeler qu'est considéré comme plastique, un mortier qui a un affaissement compris
entre 6 et 9 centimètres.
L'affaissement est mesuré pour les cinq mélanges de mortier préparés, les résultats sont
illustrés sur la figure III-14.
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Chapitre III Matériaux et formulation
Les essais de compression sont effectués sur des éprouvettes cubiques (5×5×5) cm 3
en utilisant une presse de capacité maximale de 200 kN (voir figure III-24). La
résistance en compression a été évaluée suivant la norme NF P 18-406. Les essais ont
été réalisés avec une vitesse de chargement de 2,4 KN/s.
Compression.
85
Chapitre III Matériaux et formulation
e)- M15/14 jours f)-M20/7 jours g)-M20/14 jours h)- M20/28 jours
L'essai de traction par flexion trois points est effectué sur des prismes de sections
prismatique (4x4x16) cm 3 . Le prisme est placé dans une presse hydraulique de
marque Ibertest pilotée par un ordinateur. Sa capacité maximale est de 200 KN, (voir
figures III-26). L’éprouvette est soumis à une charge croissante jusqu’à sa rupture. Les
essais ont été réalisés avec une vitesse de chargement de 0,5 KN/s.
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Chapitre III Matériaux et formulation
L'essai de traction par fondage est effectué sur des éprouvettes cylindriques de sections
cylindriques (d=10, ℎ =20) . Le cylindre est placé dans une presse de marque Ibertest
pilotée par un ordinateur. Sa capacité maximale est de 200 KN. L’éprouvette est soumis à
87
Chapitre III Matériaux et formulation
une charge croissante jusqu’à sa rupture. (Voir la figure III-28). Les essais ont été réalisés
avec une vitesse de chargement de 0,5 KN/s.
88
Chapitre III Matériaux et formulation
Afin de caractériser un béton ou un mortier, on utilise un ultrason qui est un appareil non
destructif basé sur la mesure de la vitesse de propagation d’ondes ultrasoniques à travers le
béton ou le mortier. (Voir la figure III-31).
Il est nécessaire d’effectuer certaines opérations préliminaires sur les éprouvettes pour les
préparer à l’auscultation (pour cette essai on a utilisé des éprouvettes cylindriques (10*20)
cm3) ; à savoir le calibrage de l’appareil et la préparation des points de mesure. Cette dernière
opération consiste à marquer les points d’essais afin de centrer les transducteurs dessus(on
peut marquer ces points avec de la craie ou avec un crayon), en évitant d’appliquer les sondes
sur des cavités, ainsi les enduire de matière plastique pour assurer le couplage acoustique .
Les valeurs de la vitesse de propagation d’ondes ultrasoniques à travers les mortiers sont
représentées dans le tableau III-24.
89
Chapitre III Matériaux et formulation
-le pourcentage de la poudre de marbre influe sur la vitesse d’ondes, une augmentation de
vitesse est notée lorsque on a utilisé 5% et 10% de la poudre de marbre, après on observe une
chute de vitesse lorque on a utilisé 15% et 20% .
90
Chapitre III Résultats et interprétation
1-Introduction :
Les différents résultats des essais mécaniques des mortiers à base de la poudre de marbre,
seront présentés dans cette partie de chapitre, et également les interprétations de ces résultats.
Notre premier constat porte sur la résistance à des mortiers avec d'ajout de la poudre de
marbre, avec les matériaux utilisés, qui sont des matériaux locaux nous avons pu formuler un
mortier. Pour comparer les valeurs de résistance entre les différents mortiers, nous avons
présenté les valeurs des résistances moyennes sur les mêmes graphiques.
-On remarque que la pente des courbes des mortiers M0,M5, M10, M15 est presque la meme
et on remarque une diminuation de pente pour le mortier M20.
91
Chapitre III Résultats et interprétation
-Une légère chute de résistance est observée pour les mortiers avec les différents pourcentages
de la poudre de marbre par rapport au béton témoin .
-La déformation est plus importante pour les mortiers avec poudre de marbre.
-On remarque une augmentation de pente des courbes des mortiers de M5 et M20 et M10,
(M10 a la même pente avec M20) après on remarque une diminution de pente pour M15 .
-Une augmentation de résistance est observée pour le mortier M0 à M5, après on observe une
chute de résistance de M5 jusqu’à M15
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Chapitre III Résultats et interprétation
-On remarque que la pente des courbes des mortiers M0, M15et M20 est la meme . après on
remarque une diminution de pente pour M5 et M10 .
-on remarque une augmentation de résistance est observée pour le mortier M0 à M5, après on
observe une chute de résistance de M5 jusqu’à M15. ( la résistance de M10 et M20 est
presque la même).
-La déformation est moins importante pour les mortiers avec poudre de marbre.
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Chapitre III Résultats et interprétation
-Les courbes illustrées sur cette figure montrent une différence en terme de rigidité (pente), le
mortier témoin(a la même pente avec le mortier M5) présente une rigidité en flexion plus
élevé par rapport aux mortiers avec la poudre de marbre.L’augmentation du pourcentage de
cette derniére réduit la rigidité.
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Chapitre III Résultats et interprétation
-Les courbes illustrées sur cette figure montrent une différence en terme de rigidité (pente), le
mortier M5 présente une rigidité en flexion plus élevée par rapport aux mortiers avec la
poudre de marbre et mortier témoin .
-Une augmentation de résistance est observée en flexion pour le mortier M0 à M5, après on
remarque une diminution de M5 à M10 à M20 (M10 et M15 et M20 (ont presque le même
résistance en flexion).
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Chapitre III Résultats et interprétation
-Les courbes illustrées sur cette figure montrent une différence en terme de rigidité (pente), le
mortier M5 présente une rigidité en flexion plus élevée par rapport aux mortiers avec la
poudre de marbre et mortier témoin .
-Une augmentation de résistance est observée en flexion pour le mortier M0 à M5, après on
remarque une diminution de M5 à M10 à M15 à M20.(M0 et M10 ont presque la meme
resistance).
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Chapitre III Résultats et interprétation
-On remarque une faible diminution de pente des courbes des mortiers de M0 à M5 , après on
remarque queM5 et M10 et M15 ayant la meme pente , après on remarque une diminution
pour M20.
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Chapitre III Résultats et interprétation
-On remarque une faible diminution de pente des courbes pour les mortiers M0 et M5,
M10et M15, et une grande dimunition pour le mofrtiers M20
Figure
III-40:Superposition des courbes force-déplacement en traction par fondage à 28 jours
-On remarque que M0 et M5 et M10 et M15 ayant la meme pente,après on remarque une
diminution pour M20.
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Chapitre III Résultats et interprétation
-on remarque que le mortier avec 5 % de la poudre de marbre (M5) présente les meilleurss
résultats en compression , tel qu’il resiste a une contrainte limite (29 KN).
Figure III-42 :Histogramme des forces maximales de flexion des différents mortiers.
99
Chapitre III Résultats et interprétation
- D’ après l’histogramme on remarque que la force maximale en flexion pour les différents
mortiers sa augmente au cours du temps.
-on remarque que le mortier M5 présente les meilleurs résultats en flexion , tel qu’il resiste a
une force limite (2,60 KN).
Figure III-43 :Histogramme des force maximales de traction par fondage des différents
mortiers.
- D’ après l’histogramme on remarque que la force maximale en traction par fondage pour
les différents mortiers sa augmente au cours du temps.
-on remarque que le mortier M5 présente les meilleurs résultats en traction par fondage , tel
qu’il resiste a une force limite (71 KN).
Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons présenté une étude expérimentale des propriétés des
mortiers.
Cette partie expérimentale a pour objectif de caractériser la résistance des mortiers avec
ajout de la poudre de marbre. Pour cela, plusieurs formulations de mortier avec ajout de la
poudre de marbre ont été mises au point, à partir de matériaux identiques :
100
Chapitre III Résultats et interprétation
Cinq compositions différentes ont été envisagées et avec les différents pourcentages de la
poudre de marbre.
D'après les résultats obtenus précédemment on peut dire qu'effectivement les mortiers
avec un petit pourcentage d'ajout de la poudre de marbre ont de meilleures caractéristiques
mécaniques qu'avec les grands pourcentages.
Par les résultats que l'on vient de présenter on peut tirer les conclusions suivantes :
101
Conclusion générale
Dans cette étude expérimentale nous avons essayé de répondre à plusieurs objectifs :
le premier objectif était d'établir des formulations de mortier avec ajout de la poudre de
marbre en substitution du ciment qui répondent aux recommandations et aux normes
concernant les mortiers normales. Le deuxième objectif était d'évaluer l'influence de
l'ajout de la poudre de marbre sur le comportement de mortier. Le troisième objectif,
est de comparer les performances des différents mortiers utilisés, en termes de résistance
mécanique (en compression et à la flexion trois points et à la traction par fondage), par
rapport à des mortiers témoins qui sont élaboré en utilisant les mêmes matériaux.
Nous pouvons noter qu'il est possible de fabriquer des mortiers (avec ajout de la
poudre de marbre) avec des matériaux locaux présentant les mêmes composantes de base
qu'un mortier normale et permettant ainsi d'obtenir les mêmes caractéristiques que
celles connues à l'échelle international.
Perspectives et recommandations :
Substitution des fines argileuses de sable au lieu du ciment par les ajouts.
102
Conclusion générale
Et comme recommandation on peut dire que l’utilisation des additions minérales (la poudre
de marbre) présente une alternative économique et écologique dans la fabrication des mortiers
et des bétons.
103
ANNEXES
[Tapez un texte]
Notice technique
Edition janvier 2013
Numéro 2.11
Version n°136.2006 R 001
® ®
SIKA VISCOCRETE TEMPO 12
Caractères généraux SIKA VISCOCRETE TEMPO 12 est un superplastifiant puissant qui confère aux
bétons les propriétés suivantes :
longue rhéologie (>2h),
robustesse à la ségrégation,
qualité de parement.
Agréments,
essais de laboratoire PV CNERIB : DTEM : 33/2010.
Caractéristiques
Aspect Liquide brun clair
Stockage Dans un local fermé, à l’abri de l’ensoleillement direct et du gel, entre 5 et30 °C.
SIKA VISCOCRETE TEMPO 12 peut geler, mais, une fois dégelé lentement et
réhomogénéisé, il retrouve ses qualités d’origine.
En cas de gel prolongé et intense, vérifier qu’il n’a pas été déstabilisé.
Données
techniques
Densité 1,06 ± 0,01
PH 6±1
Conditions
d’application
Dosage Plage d’utilisation recommandée : 0,2 à 3 % du poids du liant ou du ciment selon la
fluidité et les performances recherchées.
Plage d’utilisation usuelle : 0,4 à 1,5 % du poids du ciment ou du liant.
Mise en œuvre SIKA VISCOCRETE TEMPO 12 est ajouté, soit en même temps que l’eau de
gâchage, soit en différé dans le béton préalablement mouillé avec une fraction de
l’eau de gâchage.
Sika El Djazair
08 route de l’Arbaa, 16111 Eucalyptus Tel.: 213 (0) 21 50 21 84
Alger/ ALGERIE 213 (0) 21 50 16 92 à 95
Web : dza.sika.com Fax: 213 (0) 21 50 22 08
[02]-G. Dreux "Nouveau guide du béton " Edition, Eyrolles- Paris- 1998.
[04]- NECHAF SAMIA, « Influence de l’ajout de la poudre de verre sur les bétons ordinaires
soumis à un chargement extérieur », mémoire magister, Université mouloud mammeri de
tizi,Année 2015.
[09]- Déchets du batiment, chateau, Layrent “Service mobilization et valorization des déchets,
direction économie circulaire”, Ademe A nger, décembre 2014.
[10]- Pooja J.Chavhan et al Int, « Journal of Engineering Research and Applications: 2248-
9622 », Vol. 4, Issue 4( Version 1), April 2014.
[17]-Sargin. M, « Stress-strain relation- ships for concrete and the analysis of the structural
concrete sections », S.M Study n°4, Solid Mechanics Division, University of Waterloo,
Canada, 1971.
[18]- Touhami Tahenni, “Fissuration en béton avec reference particulière au béton à haute
performance”, mémoire de Magister, décembre 2006.
[20]- Grelat.A, « Calcul non linéaire des ossatures en béton armé « , Thése de Docteur
ingénieur, Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), France, 1978.
[21]- M. Venuat « Adjuvant et traitement des mortiers et bétons » 1 ere Ed.
Venuat, Paris 1976.
[22]-M. Duriez Annales de l'institut technique du bâtiment et travaux public, Juin
1953
[23]- S. BOUALLEG « Effet des milieux agressifs sur les caractéristiques de
durabilité des bétons et des matrices cimentaires », Thèse de Magister ,2004.
[26]-J. Baron et J.P. Olivier " les bétons : bases et données pour leur formulations
"Edition , Eyrolles- Paris - 1999.