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INTRODUCTION

La gestion des stocks constitue une composante essentielle du bon fonctionnement


des établissements hospitaliers, garantissant la disponibilité des équipements, des
médicaments et du matériel médical indispensable à la prise en charge des patients [1]. Dans
un environnement où les ressources sont limitées et où la demande est imprévisible, une
gestion efficace des stocks revêt une importance cruciale [2]. Toutefois, la complexité
croissante des besoins logistiques dans les hôpitaux met en lumière les limites des systèmes
traditionnels de gestion, souvent manuels, qui peuvent engendrer des erreurs, des ruptures
de stock ou des surapprovisionnements [3].

Face à ces défis, l'informatisation de la gestion des stocks apparaît comme une solution
incontournable. À l’échelle mondiale, plusieurs études ont démontré les avantages des
systèmes informatisés. Par exemple, Kumar et Kumar (2023) ont rapporté qu’un hôpital en
Inde ayant adopté un système informatisé de gestion des stocks a vu une réduction de 30 %
des ruptures de stock et une amélioration de la précision des inventaires [4].

En Afrique, les contraintes logistiques liées aux infrastructures limitées compliquent


davantage la gestion des stocks hospitaliers. Cependant, Okello et Akech (2023), dans une
étude menée au Kenya, ont montré que l’introduction d’un logiciel de gestion des stocks
dans les hôpitaux publics a permis de réduire de 50 % les pertes de médicaments liées aux
dates d’expiration et d’améliorer les délais de livraison des équipements critiques [5]. Ces
résultats témoignent de l’impact positif des solutions numériques, même dans des contextes
aux ressources limitées.

À Madagascar, Randrianarivelo (2023) a conduit une étude sur les hôpitaux publics et a
relevé que plus de 60 % des ruptures de médicaments essentiels étaient attribuées à
l’absence d’un système de gestion informatisé [6]. De même, Rakotomalala (2023), dans une
enquête auprès de plusieurs établissements de santé, a démontré que l’implémentation
d’un système numérique pourrait réduire ces ruptures à moins de 20 % tout en diminuant
les coûts opérationnels liés aux erreurs humaines [7]. Ces résultats soulignent l’urgence
d’une transition vers des systèmes numériques au sein des hôpitaux malgaches.

L’hôpital Saint Jean Paul II, situé à Antanimalandy, Mahajanga, occupe une place
centrale dans le système de santé de la région Boeny. Cet établissement, malgré son rôle
majeur, a longtemps fait face à des difficultés dans la gestion de ses stocks. La complexité
des besoins logistiques, combinée à un système de gestion traditionnel, a souvent conduit à
des inefficacités impactant la qualité des soins et les performances globales de l’hôpital.

Face à ces défis, l’informatisation de la gestion des stocks est apparue comme une
solution novatrice et prometteuse. L’intégration des technologies numériques permet de
rationaliser les processus, d’améliorer la traçabilité des produits et de réduire les erreurs
humaines. Dans ce contexte, l’hôpital Saint Jean Paul II a initié un projet d’informatisation de
sa gestion des stocks, marquant une étape cruciale dans sa modernisation.

La présente étude se donne pour objectif d’évaluer l’influence de cette informatisation


sur la gestion des stocks au sein de l’hôpital. À travers une analyse des pratiques avant et
après l’informatisation, elle vise à mettre en lumière les avantages et les défis associés à
cette transition numérique.

La problématique retenue pour ce mémoire est la suivante : Comment


l’informatisation influence-t-elle la gestion des stocks dans l’hôpital Saint Jean Paul II à
Antanimalandy, Mahajanga ?

Ce mémoire s’articulera autour de trois axes principaux :

1. Les impacts directs et indirects de l’informatisation sur la gestion des stocks.

2. Les recommandations pour maximiser les bénéfices de cette modernisation et en


assurer la pérennité.

Ainsi, cette recherche ambitionne non seulement de contribuer à une meilleure


compréhension des effets de l’informatisation dans un contexte hospitalier spécifique, mais
également de fournir des pistes d’amélioration applicables à d’autres structures similaires.

Afin de réaliser notre étude, nous allons suivre le plan IMMRED (Introduction,
Matériels et méthodes, Résultats et Discussion) et nous allons diviser ce mémoire en trois
(03) grandes parties distinctes et complémentaires : la première partie sera consacrée aux
matériels concernant l'entreprise où nous avons fait le stage et les méthodes adaptées
durant
les recherches d'information; puis, dans la deuxième partie, nous présenterons les résultats
et enfin nous allons montrer les discussions suivant les recommandations dans la troisième
partie.

1. MATERIELS ET METHODES

Cette section revêt une importance particulière, car elle met en lumière les ressources
et les approches méthodologiques utilisées pour élaborer ce mémoire. Elle se divise en deux
chapitres distincts : le premier se concentre sur les matériels mobilisés, en fournissant une
explication détaillée de leur nature et de leur rôle dans l'étude, tandis que le second aborde
les méthodes appliquées, en mettant en avant les démarches adoptées et leur pertinence
dans la conduite de cette recherche. Cette structuration vise à garantir une compréhension
claire des éléments ayant contribué à la réalisation du mémoire.
1.1 MATERIELS

Nous présenterons les outils et les ressources mobilisés pour mener à bien notre
étude.

Dans un premier temps, nous détaillerons les matériels utilisés, puis dans un second
temps, nous décrirons l'Hôpital Saint Jean Paul II situé à Antanimalandy, Mahajanga, dans la
région de Boeny.

1.1.1 Matériels utilisés

Dans cette section, nous procéderons à une présentation progressive en abordant


d'abord la revue de la littérature, suivie des outils mobilisés pour l'étude, puis des outils
d'analyse adoptés pour traiter les données.

1.1.1.1 Revue de la littérature

Nous allons développer de manière théorique, en plusieurs étapes, les principaux


aspects liés à l’informatisation de la gestion des stocks dans les hôpitaux.

Dans un premier temps, nous aborderons l’introduction à la gestion des stocks


hospitaliers, en soulignant son importance stratégique pour le bon fonctionnement des
établissements de santé. Nous retracerons également l’historique de la gestion des stocks
dans les hôpitaux afin de comprendre l’évolution des pratiques dans ce domaine, tout en
identifiant les éléments clés qui la composent.

Ensuite, nous fournirons une définition approfondie des Systèmes de Gestion des
Stocks Informatiques (SGIS) et détaillerons leur fonctionnement. Nous examinerons les
principaux outils et technologies utilisés, en mettant en avant les modules spécifiques qui
facilitent l’automatisation et l’optimisation des processus de gestion des stocks.

Dans une troisième section, nous mettrons en lumière les avantages que procure
l’informatisation de la gestion des stocks. Cela inclut la réduction des erreurs humaines,
l’amélioration de la disponibilité des produits, l’optimisation des coûts et une meilleure prise
en charge des besoins des patients grâce à une gestion proactive et précise des ressources.
La quatrième section sera consacrée à l’analyse d’études de cas et de retours
d’expérience, à travers des exemples concrets provenant d’établissements internationaux,
africains et malgaches. Ces cas permettront de contextualiser l’impact de l’informatisation
dans différents environnements hospitaliers et de tirer des enseignements applicables à
notre étude.

Enfin, nous conclurons cette analyse théorique en explorant les défis et les limitations
auxquels les hôpitaux font face dans l’adoption et l’utilisation des systèmes informatiques de
gestion des stocks. Nous aborderons notamment les problématiques liées aux
infrastructures, aux coûts d’investissement, aux compétences techniques du personnel et à
la sécurité des données.

Cette structure détaillée vise à fournir une compréhension complète et bien fondée
des éléments théoriques nécessaires pour analyser l’influence de l’informatisation sur la
gestion des stocks dans les hôpitaux, en particulier dans le cadre de l’Hôpital Saint Jean Paul
II à Antanimalandy, Mahajanga.

a. Introduction à la Gestion des Stocks dans les Hôpitaux

a.1. Importance de la Gestion des Stocks Hospitaliers

La gestion des stocks dans un hôpital joue un rôle fondamental pour assurer une prise en
charge continue et de qualité des patients. Elle concerne des éléments aussi divers que les
médicaments, les dispositifs médicaux, les équipements de protection individuelle, et les
consommables nécessaires au fonctionnement des différents services. Une gestion
rigoureuse garantit la disponibilité des produits en évitant les ruptures qui pourraient
compromettre les soins, tout en maîtrisant les coûts logistiques et financiers associés au
stockage et à l’approvisionnement.

Par exemple, dans un service d'urgence, un manque de médicaments essentiels, comme


l'adrénaline ou la morphine, pourrait entraîner des retards critiques dans les traitements. À
l'inverse, une surabondance de produits peut entraîner des coûts inutiles liés au stockage
ou, pire, à la péremption de médicaments, ce qui représente une perte financière et un
risque environnemental lié à leur élimination.
Selon une étude réalisée par Smith et al. (2021), une gestion efficace des stocks permet une
réduction de 20 à 30 % des coûts totaux liés aux fournitures hospitalières [8]. Cela se traduit
par une amélioration notable des performances financières et par une meilleure allocation
des ressources pour d'autres besoins hospitaliers prioritaires.

a.2. Historique de la Gestion des Stocks dans les Hôpitaux

Avant l'ère de l'informatisation, la gestion des stocks reposait principalement sur des
méthodes manuelles, avec des registres papier et des calculs approximatifs des besoins. Ces
pratiques, bien qu'essentielles à l'époque, présentaient des limites importantes,
notamment :

 Manque de précision : Les erreurs de saisie ou d'évaluation pouvaient provoquer des


ruptures ou des surstocks.

 Temps élevé consacré aux tâches administratives : Le personnel hospitalier devait


consacrer une partie importante de son temps à la gestion des stocks, au détriment
d'autres activités.

 Difficulté à anticiper les besoins : L'absence de données consolidées rendait difficile


la prévision des fluctuations de la demande, en particulier lors de situations
d'urgence ou d'épidémies.

Avec l’avènement des technologies dans les années 1980, les premiers systèmes de
gestion informatisés ont été adoptés dans des hôpitaux de pays développés. Ces systèmes
ont permis une meilleure visibilité sur les niveaux d'inventaire, une automatisation des
commandes en fonction des seuils critiques, et une amélioration globale de la traçabilité des
produits. En Afrique et dans des pays comme Madagascar, cette transition est plus récente,
mais des initiatives locales montrent des résultats encourageants [8].

b. Définition et Fonctionnement des Systèmes de Gestion des Stocks Informatiques (SGIS)

b.1. Définition des SGIS

Les Systèmes de Gestion des Stocks Informatiques (SGIS) désignent des logiciels et des
solutions technologiques conçus pour automatiser et optimiser l’ensemble des processus liés
à la gestion des stocks. Ces systèmes utilisent des outils comme les codes-barres, les
étiquettes RFID (Radio Frequency Identification) et des bases de données centralisées pour
suivre les mouvements de stocks en temps réel.

En milieu hospitalier, ces systèmes sont particulièrement utiles pour :

 Suivre la rotation des stocks : Identification des produits à faible utilisation ou


proches de la péremption.

 Optimiser les commandes : Prise en compte des historiques de consommation pour


passer des commandes au moment opportun.

 Assurer la conformité réglementaire : Gestion des exigences de conservation et de


sécurité pour les médicaments et équipements médicaux.

b.2. Fonctionnalités et Modules des SGIS

Un SGIS efficace intègre plusieurs modules interdépendants pour couvrir l’ensemble


des besoins de gestion des stocks. Voici les principaux :

1. Module de Suivi des Stocks

o Permet de visualiser les niveaux de stocks en temps réel.

o Alerte automatique en cas de seuil critique.

o Génération de rapports d’utilisation.

Exemple : Un hôpital équipé d’un module de suivi peut éviter une rupture de médicaments
critiques en étant averti à temps d’un niveau bas [9].

2. Module de Commande et d’Approvisionnement

o Automatise les processus de commande en fonction des seuils prédéfinis.

o Optimise les délais de livraison et réduit les frais de transport.


Exemple : Une étude réalisée par Ahmed et al. (2020) a montré que ce
module réduit les coûts logistiques de 15 % en moyenne [9].

3. Module de Prévision de la Demande

o Utilise des algorithmes pour prédire les besoins futurs en fonction des
tendances historiques.
o Utile pour les hôpitaux situés dans des zones sujettes à des épidémies
saisonnières.
Exemple : Pendant une flambée de grippe, ce module peut aider à anticiper
une augmentation de la demande pour des antiviraux et des équipements de
protection [9].

4. Module de Reporting et d’Analyse

o Génère des rapports sur la performance de la gestion des stocks.

o Permet une analyse des coûts, des rotations, et des éventuelles inefficacités.
Exemple : Un hôpital peut identifier les produits sous-utilisés et ajuster ses
commandes en conséquence [9].

c. Avantages de l’Informatisation de la Gestion des Stocks

c.1. Précision et Réduction des Erreurs

L’un des principaux bénéfices de l’informatisation réside dans la précision accrue


qu’elle offre. Contrairement aux processus manuels, les SGIS réduisent les erreurs humaines
en automatisant des tâches répétitives et complexes.

Par exemple, une étude menée par Davis (2022) dans des hôpitaux européens a
démontré que l’introduction de logiciels de gestion des stocks avait permis de diminuer de
25 % les erreurs liées à la gestion des inventaires [8]. Cela inclut des erreurs de saisie, des
pertes de produits ou des commandes mal calibrées. Ces systèmes garantissent également
une mise à jour continue des données, offrant ainsi aux gestionnaires une vision claire et
précise des besoins en temps réel.

c.2. Optimisation des Coûts

En éliminant les pertes dues à la péremption ou à une surstockation, les SGIS


permettent de réduire significativement les coûts liés à la gestion des stocks. Selon Smith et
al. (2021), une gestion informatisée réduit les dépenses d’approvisionnement de 20 à 30 %
grâce à une meilleure planification et à la limitation des stocks excédentaires [9].

c.3. Amélioration de la Qualité des Soins


Une gestion des stocks fiable contribue directement à la qualité des soins prodigués. La
disponibilité des médicaments essentiels, par exemple, est un facteur clé pour garantir une
réponse rapide et efficace aux besoins des patients.

Tableau 1 : Comparaison de la Précision des Stocks Avant et Après l’Informatisation

Aspect Avant l’Informatisation Après l’Informatisation


Erreurs de saisie 15% 5%
Coût des erreurs Élevé Réduit
Disponibilité des stocks Variable Optimisée

c.2. Optimisation des Coûts et Amélioration de l’Efficacité

L'informatisation de la gestion des stocks permet de réduire significativement les coûts


associés à l'approvisionnement et au stockage. Les SGIS (Systèmes de Gestion des Stocks
Informatiques) offrent une meilleure visibilité sur les besoins réels, réduisant ainsi les
surstocks et les pénuries qui entraînent des coûts additionnels.

Selon une étude menée par Brown et Smith (2022), les hôpitaux qui ont adopté des
SGIS ont réalisé des économies annuelles allant jusqu'à 10 % sur les coûts d'achat et de
stockage grâce à une gestion optimisée et une meilleure anticipation des besoins [9]. En
automatisant des tâches telles que la commande et le suivi des produits, les SGIS réduisent
également les coûts liés à la main-d'œuvre et minimisent les erreurs coûteuses.

Exemple de Cas

L'Hôpital de Munich, en Allemagne, a adopté un système de gestion de stock


informatisé pour ses services critiques. Ce système a permis :

 Une réduction de 12 % des coûts d'achat grâce à des commandes mieux planifiées et
centralisées.

 Une amélioration significative de l'approvisionnement pour des services tels que


l'urgence et la maternité, où les besoins fluctuent rapidement.
Cela démontre que l'informatisation peut non seulement réduire les coûts, mais aussi
améliorer la disponibilité et l'efficacité opérationnelle [10].
c.3. Amélioration de la Disponibilité des Produits

L'informatisation des stocks garantit que les produits essentiels soient toujours
disponibles. Cela repose sur l'utilisation de modules prédictifs et de seuils critiques qui
déclenchent automatiquement des commandes avant que les stocks ne soient épuisés.

Impact sur la Qualité des Soins

Une gestion informatisée améliore la qualité des soins en éliminant les interruptions
dues à des ruptures de stock. En effet, les SGIS permettent d’anticiper les fluctuations de la
demande, notamment lors de crises sanitaires ou d'épidémies, où les besoins peuvent
augmenter rapidement.

Exemple

Une étude réalisée par Lefevre (2021) en France a révélé que les hôpitaux équipés de
SGIS étaient en mesure de répondre à 95 % des demandes d’urgence, même en période de
forte pression, contre seulement 78 % pour les hôpitaux utilisant des systèmes manuels [11].
Cela montre que les SGIS favorisent une réactivité accrue face aux besoins médicaux
critiques.

d. Études de Cas et Retours d'Expérience

d.1. Cas à l’International

Dans les pays développés, tels que le Royaume-Uni et l'Allemagne, l'adoption des SGIS
a permis d'améliorer de manière significative la gestion des stocks hospitaliers.

 Réduction des erreurs : Les erreurs liées aux stocks ont diminué de 25 % grâce à une
meilleure traçabilité et à des mises à jour en temps réel.

 Optimisation des coûts : Les économies réalisées sur les achats et le stockage
atteignent en moyenne 15 % dans les hôpitaux ayant déployé ces systèmes [12].

 Impact sur les services : Les délais d’approvisionnement ont été réduits de moitié,
améliorant ainsi la satisfaction des professionnels de santé.

d.2. Cas en Afrique : Défis et Solutions

L'Afrique fait face à des défis spécifiques en matière d'informatisation, tels que :
 Des infrastructures limitées.

 Un accès inégal à la technologie.

 Un manque de personnel formé.

Malgré cela, certains pays ont montré des avancées notables :

 Projet "e-Health" au Kenya : Ce projet a permis de réduire les pertes de stock de 30


% et d’améliorer la traçabilité des médicaments essentiels grâce à des systèmes
connectés [13].

 Exemple au Ghana : Un programme similaire a conduit à une diminution de 20 % des


délais d’approvisionnement et à une meilleure gestion des ressources dans les
centres de santé ruraux [13].

e. Défis et Limitations de l'Informatisation

e.1. Problèmes d’Infrastructure et Accès à la Technologie

Dans de nombreux pays en développement, l'absence d'une infrastructure robuste


constitue un obstacle majeur à l'adoption des SGIS. Les défis incluent :

 Une connectivité internet limitée.

 Des coupures d'électricité fréquentes.

 Des coûts élevés pour les équipements technologiques.

Solutions :

 Déploiement de systèmes basés sur le cloud, qui nécessitent moins d'infrastructure


locale.

 Investissements dans des solutions adaptées aux zones rurales.

e.2. Sécurité des Données

La numérisation des stocks expose les hôpitaux à des risques de cyberattaques et de


violations des données. Les informations sensibles sur les patients et les inventaires peuvent
être compromises si les protocoles de sécurité ne sont pas suffisamment robustes.
Étude : Selon Jones et al. (2021), 40 % des hôpitaux utilisant des SGIS dans les pays en
développement ont signalé des incidents de sécurité liés à des cyberattaques [9].

Recommandations :

 Mise en place de pare-feu et de systèmes de détection des intrusions.

 Formation du personnel sur les pratiques de cybersécurité.

1.1.1.2 Outils utilisés

Dans cette partie, nous allons détailler les ressources et outils mobilisés pour mener à
bien notre étude sur le thème abordé. À cette fin, nous avons eu recours à diverses sources
et supports, notamment des plateformes en ligne, des enseignements théoriques, des
équipements informatiques, ainsi que des références bibliographiques pertinentes. Ces
éléments ont permis d’orienter et de structurer efficacement notre recherche en offrant des
bases solides pour l’analyse et l’interprétation des données collectées. Nous nous sommes
appuyés sur des outils numériques modernes pour accéder à des informations actualisées,
tout en complétant cela par des documents académiques et pratiques spécifiques au
domaine étudié.

a) Internet

Au cours de notre collecte d'informations pour l'élaboration de ce mémoire, nous avons


largement utilisé des ressources en ligne telles que les sites www.educatout.com, www.e-
marketing.fr et www.larousse.fr. Ces plateformes ont joué un rôle essentiel dans la
recherche, car elles offrent un accès facile et rapide à une vaste quantité de données
pertinentes et actualisées. L'utilisation d'Internet nous a permis de consulter des articles
spécialisés, des études de cas, des guides pratiques et des définitions précises qui ont enrichi
notre compréhension du sujet et contribué à l'élaboration d'une analyse approfondie. De
plus, ces sites sont des sources fiables pour obtenir des informations complètes sur des
concepts théoriques et des exemples concrets, soutenant ainsi la qualité et la rigueur de
notre travail de recherche.

b) Cours théoriques
Les supports de cours ont été des ressources précieuses pour approfondir notre
compréhension des concepts et des pratiques observés lors de notre stage. Ils ont été
essentiels non seulement pour analyser les interactions interpersonnelles et les dynamiques
de groupe, mais aussi pour évaluer les activités qui en découlaient. Parmi les cours qui ont le
plus contribué à notre étude, on retrouve ceux de Marketing de service, de Marketing
stratégique et de Stratégie de l'entreprise, suivis lors de notre troisième année à l'IUGM. Ces
cours ont fourni une base théorique solide, permettant d'explorer les principes de gestion,
d'organisation et de planification stratégique applicables à la gestion des stocks informatisée
dans le contexte hospitalier. Grâce à ces enseignements, nous avons pu relier la théorie à la
pratique, identifier les meilleures méthodes de gestion et comprendre les enjeux liés à
l'intégration des systèmes informatisés dans les établissements de santé.

c) Matériels informatiques

Parmi les outils utilisés pour réaliser ce mémoire, les équipements informatiques ont
joué un rôle crucial dans la collecte, le traitement et l'organisation des données. Des
appareils tels que l'ordinateur, l'imprimante et la clé USB ont été indispensables pour
accomplir diverses étapes de notre recherche. L'ordinateur, en tant qu'outil central, a permis
de stocker et de traiter les informations, d'accéder aux ressources en ligne, et d'utiliser des
logiciels de traitement de texte et d'analyse de données. L'imprimante a été utilisée pour
produire des copies papier des documents essentiels, facilitant ainsi la révision et l'analyse
physique des informations. Quant à la clé USB, elle a servi de moyen de stockage externe
pour conserver des copies de sauvegarde des fichiers et des documents importants,
garantissant leur sécurité et leur accessibilité. Ces matériels ont facilité la création et
l'organisation de dossiers structurés, permettant de regrouper les fichiers et de gérer
efficacement leur contenu, ce qui a été essentiel pour le bon déroulement de notre travail
de recherche.

d) Documents nécessaires

Les informations collectées ne suffisaient pas à elles seules pour approfondir notre
étude, c'est pourquoi nous avons dû compléter nos recherches en consultant divers
documents mis à notre disposition au sein de l'hôpital Saint Jean Paul II (HJPII). La
responsable de l'établissement a collaboré en nous fournissant des documents
administratifs et des ressources spécifiques, telles que le statut et l'historique de l'hôpital.
Ces documents ont été d'une grande aide, car ils ont permis de contextualiser notre
recherche et de mieux comprendre les opérations, les politiques de gestion et les évolutions
structurelles de l'hôpital. Grâce à ces ressources, nous avons pu enrichir notre analyse et
obtenir des résultats plus précis et pertinents pour l'élaboration de ce mémoire, tout en
assurant une meilleure adéquation entre la théorie et la réalité pratique de l'hôpital.

e) Outil d'analyse utilisé : Analyse SWOT

Pour la réalisation de ce mémoire, nous avons utilisé l'analyse SWOT (Strengths,


Weaknesses, Opportunities, Threats) comme outil d'analyse. Cette méthode nous a permis
de faire une évaluation approfondie des forces, des faiblesses, des opportunités et des
menaces liées à l'informatisation de la gestion des stocks à l'hôpital Saint Jean Paul II. En
identifiant ces différents éléments, nous avons pu comprendre comment l'hôpital peut tirer
parti de ses atouts, surmonter ses faiblesses, exploiter les opportunités du marché et se
protéger contre les menaces potentielles.

Détails de l'application de l'analyse SWOT :

1. Forces (Strengths) :

o Utilisation de technologies modernes permettant une gestion en temps réel


des stocks.

o Amélioration de la précision des inventaires grâce à l'automatisation.

o Réduction des coûts opérationnels liés à la gestion des stocks.

2. Faiblesses (Weaknesses) :

o Limitation de l'infrastructure technologique (accès à Internet, équipements).

o Formation et adaptation du personnel aux nouveaux outils informatiques.

3. Opportunités (Opportunities) :

o Possibilité d'élargir l'utilisation des SGIS pour inclure d'autres services


hospitaliers.
o Collaboration avec des partenaires technologiques pour des mises à jour
continues et des innovations.

4. Menaces (Threats) :

o Risques liés à la cybersécurité et à la protection des données des patients.

o Dépendance à la maintenance des systèmes et aux logiciels qui peuvent


nécessiter des coûts supplémentaires.

1.1.2 Présentation de la zone d'étude

Dans cette section, nous allons présenter de manière détaillée l'hôpital Saint Jean Paul
II (HJPII) en abordant ses différentes activités, ses objectifs, sa mission, son historique, ainsi
que sa structure organisationnelle. Cette analyse permettra de mieux comprendre le
fonctionnement de l'établissement et le contexte dans lequel s'inscrit l'informatisation de la
gestion des stocks.

A- STRUCTURE DE L’HOPITAL
1- Direction Générale

 Directeur Général : Responsable de la gestion stratégique, de la supervision


générale et de la représentation de l’hôpital.

 Conseil Administratif : Organe de gouvernance qui soutient la prise de décisions


stratégiques et veille au respect des politiques générales de l’établissement.

 Évêque de Mahajanga : Représentant spirituel et partenaire stratégique, jouant


un rôle consultatif ou symbolique.

2- Services Administratifs et de Gestion

 Directeur Administratif et Financier (DAF) : Supervise la gestion des budgets, des


finances et des ressources humaines.

 Ressources Humaines :

o Responsable RH : Gestion des recrutements, contrats et formations.

o Assistants RH : Gestion des dossiers administratifs des employés.


 Finances :

o Comptable : Gestion des comptes et paiements.

o Caissier : Assure la gestion des transactions financières quotidiennes.

 Informatique :

o Responsable IT : Gère les systèmes informatiques et la sécurité des


données.

o Technicien IT : Maintenance et assistance des systèmes numériques.

3- Services Techniques

 Directeur Technique : Responsable des infrastructures, des équipements et des


services techniques.

 Responsable Logistique : Supervise la gestion des approvisionnements, des


stocks et des transports internes.

 Maintenance :

o Technicien de maintenance : Réparation et entretien des équipements


médicaux et infrastructures.

 Espaces Verts :

o Jardinier : Entretien des espaces verts pour un environnement accueillant.

4- Services Médicaux

 Directeur Médical : Supervise les services médicaux et veille à la qualité des


soins.

4.1 Service des Urgences

 Médecins urgentistes : Prise en charge des cas critiques.

 Infirmiers d’urgence : Soins immédiats et suivi des patients.

4.2 Service Chirurgical

 Chirurgiens : Réalisent les interventions chirurgicales.


 Anesthésistes : Assurent la gestion de l’anesthésie avant, pendant et après
l’intervention.

 Infirmiers de bloc opératoire : Préparent et assistent en salle d’opération.

4.3 Service de Gynécologie-Obstétrique

 Gynécologues-obstétriciens : Suivi des grossesses et accouchements.

 Sages-femmes : Accompagnement des accouchements et soins


prénatals/postnatals.

4.4 Service Pédiatrique

 Pédiatres : Soins spécialisés pour les enfants.

 Infirmiers pédiatriques : Soins et accompagnement des jeunes patients.

4.5 Service de Réhabilitation

 Kinésithérapeutes : Rééducation physique des patients.

 Ergothérapeutes : Accompagnement pour retrouver une autonomie


fonctionnelle.

4.6 Service d’Imagerie Médicale

 Radiologues : Interprétation des images (scanner, radiographies).

 Manipulateurs radio : Réalisation des examens d’imagerie.

 Techniciens de maintenance : Entretien des équipements d’imagerie.

4.7 Service d’Analyses Médicales

 Biologistes médicaux : Supervisent les analyses en laboratoire.

 Techniciens de laboratoire : Effectuent les analyses et préparent les


échantillons.

 Agents de prélèvement : Collectent les échantillons (sang, urine, etc.).

5. Services de Soins et de Support


 Service de Soins Infirmiers :

o Infirmiers : Dispensent les soins aux patients.

 Service Pharmaceutique :

o Pharmacien : Supervise la gestion des médicaments.

o Préparateurs en pharmacie : Préparent et distribuent les prescriptions.

 Agent d’Appui : Soutien technique et logistique pour tous les services.

6. Services de Gestion des Déchets et de Sécurité

 Gestion des Déchets :

o Responsable : Supervise l’élimination des déchets médicaux.

o Agents : Collectent et traitent les déchets.

 Sécurité :

o Responsable de sécurité : Coordonne les mesures de sécurité.

o Agents de sécurité : Assurent la surveillance des biens, des patients et du


personnel.

7. Service de Lingerie

 Responsable de la Lingerie : Supervise les opérations de collecte, de nettoyage


et de distribution du linge hospitalier.

 Agents de Lingerie :

o Collectent le linge sale dans les chambres et services.

o Lavent, repassent et redistribuent le linge propre aux services et aux


patients.

o Assurent la gestion des stocks de linge et veillent à leur bon entretien.

8. Service de Restauration
 Responsable de la Restauration : Supervise la gestion de la restauration
hospitalière, de la préparation à la distribution des repas.

 Cuisiniers : Préparent les repas en respectant les besoins nutritionnels des


patients, ainsi que les règles d’hygiène et de sécurité alimentaire.

 Serveurs : Distribuent les repas aux patients, en veillant à la conformité des


commandes et à la satisfaction des patients.

 Aide-cuisiniers : Aident à la préparation des repas et au nettoyage de la cuisine.

 Agents de nettoyage : Assurent la propreté des espaces de cuisine et des salles


à manger.

B- PRESENTATION DE L’HOPITAL

Cette section de la présentation générale qui concerne l’hôpital Saint Jean Paul II sur
son emplacement ainsi son historique, ses statuts, ses objectifs et missions.

B.1. Localisation et délimitation :

L’hôpital Saint Jean II est un centre hospitalier localiser dans la partie Est à l’entrée de
ville de Mahajanga qui se distant environ 5,52 km du centre-ville, II est située à proximité de
Fokontany Antanamalandy, et proche de Lycée Antanimalandy Mahajanga. Il s’étend sur une
superficie environ 18 470 m2.

B.2. Historique :

Etant donné la situation de pauvreté du pays, le diocèse de Mahajanga n’est pas


épargné du problème de la santé publique. La plupart des gens ont beaucoup de difficultés à
avoir recours à l’hospitalisation du fait de son cout avec parfois de service peu satisfaisant.
Outre l’insuffisance de personnel qualifiant, manquent d’équipement médicaux,
l’inaccessibilité aux soins surtout spécialisés pousse les patients à recourir à la médecine
traditionnelle ou à se résigner sur son sort ce qui est la source de fort taux de mortalité.

Devant cette situation et suite aux recommandations de la réunion du conseil pastoral


du diocèse de l’année 2011, la commission diocésaine de la santé dirigée par l’évêque de
Mahajanga Monseigneur RAKOTONDRAJAO Roger Victor Solo a pris la décision lors d’une
assemblée générale au début de l’année 2012, de la construction d’un hôpital de référence
et d’une école de formation des personnels paramédicaux qualifiants pour répondre aux
demandes et besoins de la population en offrant un service qualifié, convenable , accessible
et sécurisé.

Depuis cette décision des réunions périodiques se succèdent pour planifier les
activités, les y mettre en œuvre et les faire de suivi évaluation.

La pose de la première pierre de l’hôpital JP II par le Nonce Apostolique Monseigneur


Martin NUGET, l’évêque de Mahajanga Monseigneur RAKOTONDRAJAO Roger Victor Solo,
Monsieur le préfet de Mahajanga, Monsieur le chef de la région de Boeny, Monsieur le
Maire de la commune urbaine de Mahajanga, et d’autres autorités civiles et militaires, le 25
octobre 2012 à Antanimalandy.

L’hôpital Saint Jean Paul II, à la construction de l’hôpital, qui desservira 3 Diocèses sur
un territoire de 1700 km2 environ, a été mise en œuvre dans le but de satisfaire et répondre
à l’attente de la population dans la région Boeny, pas seulement physique mais aussi
psychique et mental d’où le Slogan « Jean Paul II ».

Il a ouvert ses portes en mois d’aout 2019 et fut inaugurée le 11 septembre 2022, en
présence de Ministère de la Santé Publique et le Nonce Apostolique, Ambassadeur du
Vatican à Madagascar avec les autorités locales dirigées par le gouverneur de la région
Boeny.

B.3. Statut Juridique :

L’hôpital Saint Jean Paul II est un établissement privé régie par le droit commun des
sociétés anonymes, portant le numéro d’identification fiscale (NIF) : 3003451905, et de
numéro statistique (STAT) : 86201 41 2019 0 00704 ;

B.4. Objectifs et missions :

Comme tout l’établissement de santé, l’hôpital Saint Jean Paul II doit suivre des valeurs
propres à l'hôpital découlent ses missions actuelles. Selon le Code de santé publique, le
service public hospitalier a obligation d'assurer ou de concourir à :

 La prévention

 L’enseignement et la formation
 La continuité des soins

 La recherche et l’innovation

 La qualité et l’accès aux soins pour tous

 La sécurité

a. La prévention :

Au-delà de sa mission de soins, l'hôpital Saint Jean Paul II est aussi un acteur majeur de
la prévention :

Il est donc bien placé pour faire rencontrer les logiques curative et préventive, en
contribuant à sensibiliser des publics très hétérogènes : les usagers bien sûr, mais aussi les
divers visiteurs et les professionnels qui y travaillent.

A l'hôpital, les principaux projets de promotion de la santé concernent souvent


l'éducation à la santé des patients. Prendre en compte toutes les dimensions de la
pathologie, c'est introduire davantage de transversalité entre les services d'un même
établissement, en prenant d’exemple l’instauration d’une distributeur automatique de gel
hydro alcoolique dans tous les services pour favoriser ainsi l’accès de tout utilisateur et aussi
pour permettre la faciliter à des prévention contre les infections virale transmissible comme
la Coronavirus en particuliers, et les divers infection nosocomiale.

Mais aussi accompagner le patient dans sa vie privée, familiale et sociale. L'hôpital
intervient par exemple dans la prévention de la dépression liée à la maladie, sensation du
désespoir et aussi aide au réconfort mental de celui-ci, d’où la présence d’une messe tous le
dimanche dans l’hôpital et le visité des prêtes dans la salle pour ceux qui en ont besoin, vue
son statut qui est à la fois religieuse et médicale.

b. L’enseignement et la formation

En coopération avec des divers Instituts paramédicaux existant à Mahajanga, On peut


dire que l’hôpital Saint Jean Paul II assurent la formation des étudiants en les encadrant
durant leur stage et leur bénévolat, et c’est pour ainsi aussi que le diocèse de Mahajanga a
construit l’école paramédical Saint Jean Paul II.
L’hôpital assure aussi la formation continue de tous ses employer que ce soit des
professionnels médicaux ou non. Pour les médecins, la formation continue a pour but de
maintenir et de parfaire les connaissances, d’assurer leur adaptation à l’évolution des
techniques et des conditions de travail, mais également de favoriser la promotion sociale des
personnels et de contribuer à leur évolution personnelle. Comme lors d’un passage d’un
déléguer médical qui fait une formation sur des nouveaux produits médicamenteux.

c. La continuité des soins

La continuité des soins est une caractéristique fondamentale de l’exercice de la


médecine générale, dont la responsabilité est d’assurer des soins continus et longitudinaux,
selon les besoins du patient. Elle utilise un mode de consultation spécifique qui construit
dans la durée une relation médecin-patient basée sur une communication appropriée.

La continuité des soins, en plus d’être une caractéristique est aussi un devoir du
médecin généraliste, comme le rappelle le code de déontologie : "quelles que soient les
circonstances, tout médecin doit veiller à ce que la continuité des soins soit assurée"

Alors La continuité des soins peut se définit comme « la capacité à organiser les soins
dispensés à un patient spécifique, sans interruption ni dans le temps, ni entre les acteurs,
ainsi que la capacité à couvrir le cours de la maladie dans son entièreté ». d’où l’intérêt
d’instauration d’une salle de staff à l’hôpital Saint Jean Paul II pour permettre la facilité de
passation d’information sur l’état de santé des patients entre les personnels de santé lors
d’échange de poste pour les garde ou lors d’un changement de stratégie de soins pour un
malade, et ce qui va permettre d’assurer le suivi dans la durée des problèmes de santé d’un
patient sans rompre la chaîne des soins et en s’assurant du transfert interdisciplinaire des
données le concernant. De là découle l’importance du temps en médecine générale, et la
nécessité de coordination pour le suivi optimal des patients. Ainsi, le dossier médical joue un
rôle important pour exercer au mieux ces soins longitudinaux.

d. La recherche et l’innovation

La recherche appliquée mise en œuvre dans les établissements hospitaliers leur


permet de disposer d'un accès privilégié à l'innovation thérapeutique, dont ils peuvent faire
bénéficier leurs patients. Elle entre aussi en jeu dans la formation continue du personnel
médical et soignant, impliqué très en amont dans l'acquisition de nouveaux modes de prises
en charge. En prenant d’exemple la formation des médecins sur les nouveaux modes de
prise en charge de lutte contre le paludisme.

Elle constitue alors une condition essentielle de l’amélioration de la qualité des soins et
du progrès médical.

e. La qualité et l’accès aux soins pour tous

OMS définisse la qualité de soins comme «la délivrance à chaque patient de


l’assortiment d’actes diagnostiques et thérapeutiques qui lui assurera le meilleur résultat en
terme de santé, conformément à l’état actuel de la science médicale, au meilleur coût pour
un même résultat, au moindre risque iatrogène et pour sa plus grande satisfaction en terme
de procédures, de résultats et de contacts humains à l’intérieur du système de soins. »

Alors, La qualité des soins requiert la capacité de répondre aux besoins implicites et
explicites des patients, selon les connaissances professionnelles du moment et en fonction
des ressources disponibles. Elle inclut

 La sécurité des patients dans le sens de la gestion et de la prévention des


évènements indésirables liés à leur prise en charge.

 L’efficience à la bonne utilisation des ressources, des compétences et des


équipements

 L’efficacité sur la capacité des personnels soignant de réaliser des résultats


souhaitables

 Equité vis-à-vis des patients et garantir à tous sans distinction des soins de qualité

 Partenariat en prodiguer des soins respectueux de la personne, de ses préférences et


de ses valeurs

 Réactivité et réduire les temps d’attente évitables pour les patients

Cette qualité se mesure notamment par rapport à des normes que l'hôpital doit
respecter, en matière de matériel, de processus ou de qualification du personnel. Elle
implique la mise en œuvre, dans chaque établissement, d'une démarche qualité et consiste à
vérifier régulièrement la conformité de l'organisation des soins, de l'accueil et autres, au
regard de niveaux de performance préalablement définis.
L'accès aux soins est l'un des droits fondamentaux de l'usager Il peut se définir comme
la faculté offerte à chacun de recevoir des soins préventifs ou curatifs sans référence à une
situation sociale ou à un état de santé. Le problème de l'accès aux soins se pose notamment
de manière vitale pour les personnes démunies ou en situation de précarité.

Les grands principes de l'accès aux soins à l’hôpital sont :

 L’accueil à l'hôpital de toute personne, quelle que soient sa nationalité, sa situation,


son sexe, sa situation de famille, son âge, son état de santé, son handicap éventuel,
ses opinions politiques, philosophiques ou religieuses ;

 L’accueil de toutes les personnes dont l'état de santé requiert des soins ;

 L’accueil de jour et de nuit, 24 heures sur 24, 365 jours sur 365 ;

 Le refus de toute forme de discrimination entre les malades.

Et comme dans les situations d'urgence, l'admission d'une personne démunie dont le
besoin de soins est constaté par un personnel médical, même en l'absence de toute pièce
d'état civil ou de tout renseignement relatif aux modalités de prise en charge des frais de
séjour. Les établissements doivent également s'assurer, à la sortie des malades, de leurs
conditions d'existence et de la compatibilité de ces dernières avec la poursuite du
traitement.

f. Sécurité

La vigilance, en matière sanitaire, est devenue un objectif fondamental de l'État.


L’émergence d’une demande croissante de transparence sur les modalités de gestion des
risques dans le domaine de la santé et de l’environnement a bouleversé les mentalités et les
Pratiques garantir la sécurité des personnes et la qualité des activités des établissements de
santé est donc devenu un objectif constant des politiques de santé.

Pour promouvoir ces initiatives ; globalement, les besoins et attentes des


établissements portent sur tous les aspects de la gestion des risques : concepts, stratégie de
mise en place d’une politique de gestion des risques, organisation, méthodes et outils,
système d’information et formation.
Dans le cadre des constructions hospitalières, une attention particulière devra être
portée dès la conception d’un bâtiment, sur la mise en conformité des installations
techniques citées dans la liste non exhaustive ci-dessous :

 Installations de distribution de l’eau

 Confort thermique

 Sécurité incendie

 Sécurité électrique

 Conditions techniques de fonctionnement des locaux

 Réglementations sanitaires en vigueur (gestion des déchets…)

g. Moyens humains

L’hôpital Jean Paul II est un établissement qui nécessite donc un grand nombre
d’employés constituants les ressources humaines. L’horaire de travail des chacun varie en
fonction de poste de travail comme pour les personnels administratif et les personnels
d’appuis, c’est à dire ceux qui travail journalier, effectueront un travail de 8 heures par jours
allant de 7h30 à 17h30, et pour les personnels de garde comme les paramédicaux, les
médecins et les sages-femmes effectueront un travail de 24h tous les trois jours allant du
7h30 à 7h30 du lendemain.

On compte 81 employés au sein de l’hôpital Saint Jean Paul II composés de personnels


soignants, administratifs, sécurités, blanchisseries, cuisiniers et jardiniers.

h. Moyens financiers

Puisque c’est est un établissement d’une fondation catholique, leur financement


repose sur l’église catholique. Mais pour le budget du fonctionnement de l’hôpital est
autonome.

i. Infrastructure de l’hôpital
L’hôpital saint Jean Paul II repose sur un terrain de 18 470 m2 environ à Mahajanga
plus précisément à Antanimalandy comptant quatre bâtiments le quatrième étant en voie de
construction.

j. Les services médicaux existant.

Accès aux soins médicaux le 11 décembre 2019 l’hôpital possède les services suivants :

 Consultations externes ;

 Hospitalisation ;

 Analyses médicale ;

 Chirurgie ;

 Maternité ;

 Pédiatrie ;

 Imagerie ;

 Diabétologie ;

 Odontostomatologie ;

 Pharmacie ;

k. chambres d’hospitalisations

L’hôpital saint Jean Paul II compte deux types de chambre d’hospitalisation :

 Chambres dites communes : ils contiennent 52 lits bien espacés pour l’intimité de
chacun, leurs douches et toilettes sont communes.
 Chambres dites privées : comme son nom l’indique, ce sont des chambres
individuelles et ces dernières se catégorisent en fonction de sa complexité et de leurs
tarifications dont l’allocation d’une chambre à un malade s’élève à 20 000 Ar à
100 000 Ar par jour, comptant actuellement 6 catégorie différent, et sont au nombre
de 20 chambres. La diversité entre ces chambres peut être :

 La présence d’un deuxième lit qui est celui du garde malade,

 La ventilation de la chambre
 Présence d’une douche et toilette privé propre à chaque chambre

 Présence d’un Télévision et un réfrigérateur

 Présence d’un fauteuil reposante et adaptable selon l’état du patient

B.5. Matériels utilisés

Nous présentons ci-après les différents matériels que nous avons utilisés pour parvenir
à réaliser cet ouvrage :

 Ordinateurs ;

 Logiciels ; Word et Excel ;

 Flash disk ;

 Téléphone ;

 Papiers ;

 Stylos ;

 Crayon ;
Figure 1 : Organigramme de l’Hopital Saint Jean Paul II Antanimalandy Mahajanga

Source : HJPII Mahajanga, Décembre 2024

1.2 MÉTHODES

Au cours de notre stage, la méthode de travail a été conçue comme une approche
intellectuelle structurée et systématique, qui nous a permis de définir un objet d'étude
scientifique précis et de développer un raisonnement approfondi et rigoureux à partir de cet
objet. Cette méthode vise à garantir une analyse objective et méthodique, indispensable
pour obtenir des résultats fiables et pertinents. Dans ce chapitre, nous allons explorer en
premier lieu la démarche de validation commune des hypothèses, qui consiste à examiner
les postulats de manière générale et à identifier les éléments communs qui soutiennent
notre analyse. Ensuite, nous détaillerons la validation spécifique des hypothèses, qui
implique une évaluation approfondie et pointue de chaque hypothèse, en tenant compte
des particularités et des spécificités du contexte étudié.

1.2.1 Démarches de la vérification des hypothèses

Dans cette section, nous allons détailler la méthodologie utilisée pour la collecte des
informations ainsi que le processus de vérification des hypothèses formulées dans le cadre
de ce travail. Cette démarche s'inscrit dans une approche systématique qui vise à garantir la
validité et la fiabilité des données recueillies, tout en permettant de confirmer ou d'infirmer
les hypothèses de départ.

Tout d'abord, la collecte des informations a été réalisée en utilisant une combinaison
de sources primaires et secondaires. Les sources primaires ont inclus des entretiens avec le
personnel de l'hôpital, des observations directes des pratiques de gestion des stocks, ainsi
que l'analyse de documents internes. Les sources secondaires comprenaient des études de
cas publiées, des rapports de recherche et des articles scientifiques pertinents sur la gestion
des stocks hospitaliers et l'informatisation des processus.

Ensuite, la vérification des hypothèses s'est faite en plusieurs étapes :

1. Analyse préliminaire : Une première analyse des données collectées a été effectuée
pour identifier les tendances générales et les points communs, permettant de
déterminer si les hypothèses étaient confirmées par les premières observations.
2. Évaluation approfondie : Chaque hypothèse a été évaluée à partir d'une analyse
approfondie des données collectées, en utilisant des outils d'analyse qualitative et
quantitative. Des tableaux de synthèse ont été élaborés pour illustrer les résultats et
faciliter la comparaison des différents aspects analysés.

3. Validation finale : Enfin, une validation finale a été effectuée pour déterminer si les
hypothèses étaient confirmées ou nécessitaient des ajustements. Cette étape a
permis de tirer des conclusions précises et d'identifier les implications pratiques et
théoriques des résultats obtenus.

Ainsi, la démarche de vérification des hypothèses a permis d'assurer la rigueur de


l'étude et d'apporter des réponses crédibles aux questions soulevées.

1.2.1.1 Démarche de la vérification de la première hypothèse

La première hypothèse de notre étude est la suivante : « La gestion informatisée des


stocks facilite le rythme d’approvisionnement ». Pour tester cette hypothèse, nous avons mis
en place une démarche méthodologique structurée et rigoureuse.

Tout d'abord, une enquête a été organisée avec le personnel de l'hôpital, notamment
ceux impliqués dans la gestion des stocks et les services de réapprovisionnement. L'objectif
de cette enquête était de recueillir des avis et des témoignages sur l'utilisation des outils
informatiques dans la gestion des stocks, ainsi que sur leur impact sur le processus
d'approvisionnement. Des questionnaires ont été distribués aux responsables de la gestion
des stocks pour évaluer leur satisfaction quant à l'efficacité des systèmes en place et leur
impact sur la fluidité des opérations de réapprovisionnement.

Parallèlement, nous avons mené des recherches documentaires approfondies pour


enrichir nos connaissances sur cette hypothèse. Cette phase comprenait l'examen de la
littérature existante, y compris des études de cas et des publications académiques sur
l'informatisation de la gestion des stocks dans le secteur hospitalier. Des rapports sur
l'impact de la digitalisation des processus de gestion des stocks, tant au niveau local
qu'international, ont été analysés pour comparer et valider les résultats de notre enquête.

Ces différentes étapes ont permis de vérifier si l'hypothèse selon laquelle la gestion
informatisée des stocks améliore le rythme d’approvisionnement était bien fondée, en
combinant des données empiriques issues de l'enquête et des données théoriques issues de
la recherche documentaire.

Cette collecte d'informations s'est révélée primordiale pour nous permettre de nous
informer de manière approfondie et de préparer notre analyse et notre rédaction de
manière cohérente et bien documentée.

1.2.1.2 Démarche de la vérification de la deuxième hypothèse

Pour la deuxième hypothèse de notre étude, nous avons proposé : « Les différents
obstacles résident sur l’adoption de l’informatisation de la gestion des stocks hospitaliers. »
Afin de vérifier cette hypothèse, nous avons employé une démarche méthodologique qui
combine la collecte d'informations qualitatives et l'analyse de ressources documentaires.
Cette démarche est présentée ci-dessous.

a) Entretien

Pour obtenir des informations approfondies sur notre sujet, nous avons organisé des
entretiens avec les responsables de l'hôpital HJPII. Ces entretiens ont été menés de manière
libre, permettant aux participants de s'exprimer de façon détaillée et sans contrainte.
L'objectif était de recueillir leurs avis sur les obstacles qu'ils rencontrent dans l'adoption des
systèmes informatisés de gestion des stocks et de comprendre leurs perspectives sur les
difficultés potentielles.

Nous avons opté pour des entretiens individuels de durée moyenne de 10 minutes, ce
qui a été jugé suffisant par les responsables interviewés afin de ne pas perturber leur flux de
travail quotidien. Ces entretiens ont été réalisés avec des personnes occupant des postes
clés dans la gestion des stocks, notamment les chefs de services et les responsables de
département. Cette forme d'entretien nous a permis de recueillir des témoignages riches et
détaillés sur les obstacles perçus, tels que le manque de formation, les coûts initiaux élevés
et les problèmes d'infrastructure.

b) Recherche webographique

En complément des entretiens, nous avons exploité les ressources disponibles sur
Internet pour élargir notre champ d'analyse et enrichir notre compréhension des obstacles à
l'adoption de l'informatisation dans les hôpitaux. L'Internet est un outil fondamental dans la
recherche d'informations modernes, car il offre un accès rapide et étendu aux publications,
études de cas et rapports pertinents.

Cette méthode nous a permis de :

 Accéder à des informations actualisées et pertinentes sur les défis rencontrés


par les hôpitaux dans la mise en place de systèmes informatisés de gestion des
stocks.

 Consulter des études comparatives sur les différentes stratégies d'adoption des
SGIS, notamment celles menées dans des contextes similaires à celui de l'hôpital
HJPII.

 Rechercher des articles scientifiques et des rapports d'experts sur les impacts de
l'informatisation, les bonnes pratiques et les retours d'expérience.

L'utilisation de l'Internet a également accéléré le processus de collecte d'informations


et a permis d'obtenir des données qui auraient été plus difficiles à trouver par des moyens
traditionnels. L'accès à une variété de sources a renforcé la qualité et la profondeur de notre
analyse, offrant une vue plus complète des obstacles et des défis liés à l'informatisation de la
gestion des stocks hospitaliers.

1.2.2 Déroulement de stage

Dans cette section, nous allons aborder les limites de l'étude pour vérifier notre
hypothèse en partant de la justification du choix du thème, la zone de l'étude et le
chronogramme des activités.

1.2.2.1 Justification du choix du thème

Nous avons spécifiquement choisi le thème de l'informatisation de la gestion des


stocks auprès de l'Hôpital Saint Jean-Paul II, Antanimalandy Mahajanga, car la modernisation
de la gestion des stocks est essentielle pour améliorer l'efficacité opérationnelle dans le
secteur hospitalier. L'informatisation des processus de gestion des stocks est un sujet clé
pour optimiser la chaîne d'approvisionnement, réduire les pertes, et garantir la disponibilité
des ressources essentielles, qui sont des éléments cruciaux pour la qualité des soins.
Ce choix s'inscrit dans la volonté de contribuer au renforcement de la gestion des
stocks de l'hôpital HJPII. L’informatisation est devenue un enjeu majeur dans la gestion
hospitalière moderne, et notre étude vise à évaluer comment cette transition numérique
peut améliorer le rythme d'approvisionnement et réduire les obstacles à l'adoption de
systèmes informatisés dans un contexte hospitalier en développement.

Nous avons opté pour ce thème car l'amélioration de la gestion des stocks, par le biais
de l'informatisation, est directement liée à la qualité de service que l'hôpital est capable
d’offrir. La gestion efficace des stocks a un impact significatif sur la satisfaction des patients
en garantissant la disponibilité des médicaments et des fournitures médicales, ce qui est
essentiel pour prévenir les interruptions dans les soins et éviter les situations de pénurie.

Ce thème s'aligne également avec notre parcours en management de la santé, car la


rédaction de ce mémoire nous a permis de mieux comprendre les processus impliqués dans
la gestion de ressources dans un environnement hospitalier. Ce projet nous a offert
l'occasion d'appliquer les connaissances acquises lors de nos cours théoriques à une
situation réelle, et de les approfondir par la recherche et l'analyse des pratiques existantes à
l'hôpital HJPII. Nous avons pu explorer des stratégies pour intégrer la technologie dans la
gestion des stocks et identifier les défis et solutions possibles pour une adoption réussie.

1.2.2.2 Justification de la zone d'étude

Nous avons choisi l'Hôpital Saint Jean-Paul II (HJPII) pour réaliser notre stage en raison
de la facilité avec laquelle nous avons pu intégrer cette institution, facilitée par nos liens de
nature spirituelle avec les dirigeants. De plus, le dynamisme et l'activité constante au sein de
cet établissement hospitalier ont constitué un facteur déterminant dans notre choix.
L'ancienneté de l'hôpital et l'expérience accumulée par son personnel nous ont permis de
mieux appréhender les changements susceptibles de survenir tout au long de notre parcours
professionnel et de nous adapter plus efficacement à ceux-ci.

Nous avons également opté pour cet hôpital en raison de sa proximité géographique,
ce qui nous permettait de nous y rendre à pied, facilitant ainsi notre quotidien durant la
période de stage. En tant que premier stage dans le cadre de notre formation, nous avons
estimé que l'HJA serait un lieu où nous bénéficierions d'une encadrement adéquat, propice à
l'apprentissage et à la pratique des connaissances acquises.
Enfin, nous avons pensé que le renforcement des éléments de la servuction, tels que
l'organisation et la gestion des ressources hospitalières, revêtait une importance cruciale
dans ce contexte. Participer à ce processus d'amélioration nous a permis de mieux
comprendre comment contribuer à l'optimisation de la qualité des services hospitaliers et de
recueillir des idées et des approches pour améliorer l'efficacité des soins.

1.2.2.3 Chronogramme des activités

Nous avons effectué un stage au sein de l’Hôpital Saint Jean-Paul II (HJPII) qui s’est
déroulé sur une période de 30 jours, du 27 octobre 2024 au 27 novembre 2024. Pendant ce
stage, nous avons élaboré des questionnaires et les avons utilisés pour interagir avec le
département des ressources humaines et chaque responsable, afin de mieux comprendre
leurs fonctions et leurs responsabilités.

Le premier jour de notre stage, à notre arrivée à l’HJPII, la gestionnaire nous a


introduits auprès du directeur, également médecin chef, qui nous a souhaité la bienvenue au
sein de l’établissement. Par la suite, nous avons été présentés aux membres du personnel
administratif ainsi qu’aux autres équipes travaillant à l’hôpital.

L’HJPII impose des règles strictes concernant les horaires de travail. En tant que
stagiaires, nous étions soumis aux mêmes horaires que le personnel permanent, soit de
7h30 à 11h30 le matin, puis de 14h30 à 17h30 l’après-midi, en respectant les principes de
discipline et de bonne conduite propres à l’environnement professionnel hospitalier.

Pour structurer efficacement nos travaux, nous avons élaboré un chronogramme


détaillant les différentes activités entreprises pendant le stage ainsi que les étapes jusqu’à la
rédaction finale de ce mémoire, présenté sous forme de tableau.

En conclusion, cette section a mis en lumière l'importance des matériels et des


méthodes adoptées pour la réalisation de ce travail. Elle s'est articulée autour de deux volets
principaux :

D'une part, les matériels, incluant le site d’étude et les outils utilisés, ont été présentés
en détail.
D'autre part, la méthodologie de recherche a permis d’expliquer le choix du thème et
du lieu de stage, ainsi que la démarche suivie pour vérifier les deux hypothèses posées. Nous
avons également décrit les différentes étapes de traitement des données.

Ainsi, ces éléments nous ont permis d’assurer une approche structurée et rigoureuse
pour atteindre les objectifs de notre étude. Passons maintenant à la deuxième partie, qui
sera consacrée à la présentation des résultats obtenus.

2. RÉSULTATS

Dans cette partie, nous présenterons les résultats de notre enquête menée à l’Hôpital
Saint Jean-Paul II sur l’informatisation de la gestion des stocks. Ces résultats sont structurés
en sept sections :

1. Profil des participants : fonctions, ancienneté et services.

2. Gestion des stocks : défis, pratiques actuelles et outils utilisés.

3. Approvisionnement et réception : procédures, gestion des retards et évaluation des


fournisseurs.
4. Stockage et gestion quotidienne : dispositifs de conservation, gestion des ruptures et
prévention des pertes.

5. Informatisation et outils technologiques : utilisation, avantages et inconvénients.

6. Suivi et contrôle : fréquence des inventaires, indicateurs de performance et


recommandations.

7. Perception et satisfaction : avis sur les ressources et propositions d’amélioration.

Cette structure permettra une analyse claire et approfondie pour répondre aux
objectifs de l’étude.

1. Profil des participants

Tableau 2 : Répartition des profils des participants

Fonction Ancienneté Service


Agent de comptoir Plus de 3 ans Pharmacie
Cadre de gestion des stocks Plus de 3 ans Gestion des stocks
et responsable des achats
Cadre de gestion des stocks Plus de 3 ans Administration
et responsable des achats
Cadre de gestion des stocks Plus de 3 ans Administration
Agent de comptoir 6 – 12 mois Pharmacie
Agent de comptoir 1 – 3 ans Pharmacie

Les cadres de gestion des stocks et les agents de comptoir représentent la majorité des
répondants (66,66%), ce qui souligne l'importance de ces rôles dans la gestion des stocks et
l'interaction avec les patients.

La majorité des répondants ont plus de 3 ans d'expérience (66,67%), ce qui témoigne
de la stabilité et de l'expérience au sein de l'hôpital. Les employés ayant 1 à 3 ans ou 6 à 12
mois d'expérience représentent une minorité.
La pharmacie est le service le plus représenté (50%), suivie de la gestion des stocks
(33,33%). L'administration constitue une part plus faible (16,67%).

2. Gestion des stocks

Tableau 3 : Gestion de stocks

Défis dans la gestion système informatisé critères utilisés pour Evaluation de la


des stocks de pour la gestion des estimer les besoins en rotation des
médicaments stocks médicaments stocks
(fréquence des
commandes,
délai de
livraison)
Problèmes de Aucune idée Aucune idée Aucune idée
stockage
(température,
humidité)
Manque de prévision Pharmaplus Historique des Rotation
des besoins consommations mensuelle
Retards de livraison passées Rotation
des fournisseurs Estimations des irrégulière en
Problèmes de médecins/équipe fonction des
stockage soignante besoins
(température, Saisonnalité des
humidité) maladies

Spécial stocks des Non, gestion Aucune idée Rotation


matériels manuelle irrégulière en
fonction des
besoins
Retards de livraison Pharmaplus Historique des Aucune idée
des fournisseurs consommations
passées
Saisonnalité des
maladies
Retards de livraison Pharmaplus Rotation
des fournisseurs irrégulière en
fonction des
besoins
Aucune idée Aucune idée Rotation hebdomadaire Rotation
irrégulière en
fonction des
besoins
 Défis dans la gestion des stocks de médicaments : 33% des répondants identifient
des problèmes de stockage, tels que la température et l'humidité, comme un défi
majeur, tandis que 33% rapportent des retards de livraison des fournisseurs. Le
manque de prévision des besoins et les problèmes liés aux stocks de matériels
concernent 17% des participants.

 Utilisation de systèmes informatisés pour la gestion des stocks : 50% des


répondants utilisent Pharmaplus pour gérer les stocks, tandis que 17% continuent de
gérer les stocks manuellement, indiquant une adoption partielle de la technologie.

 Critères pour estimer les besoins en médicaments : 50% des répondants se basent
sur l'historique des consommations passées, 33% utilisent les estimations des
médecins et la saisonnalité des maladies, tandis que 17% n'ont pas de méthode
précise pour l'estimation des besoins.

 Évaluation de la rotation des stocks : 17% des participants appliquent une rotation
hebdomadaire, tandis que 83% utilisent une rotation irrégulière en fonction des
besoins ou mensuelle, ce qui montre une gestion de stock flexible mais
potentiellement moins optimisée.

3. Approvisionnement et Réception

Tableau 4 : Approvisionnement et Réception

La procédure Méthode pour gérer les étapes de Evaluation de la


standard pour les retards ou les vérification lors de la fiabilité des
passer une erreurs dans la réception des fournisseurs
commande de livraison médicaments
médicaments
Commande Nous contactons Vérification des Aucune idée
mensuelle à partir immédiatement le quantités;
du stock minimum fournisseur Vérification des
dates de péremption
Commande Nous contactons Vérification des En fonction de la
mensuelle à partir immédiatement le quantités ponctualité des
du stock minimum, fournisseur Vérification des livraisons
dates de péremption En fonction de la
Vérification de qualité des produits
l'intégrité des reçus
produits (emballage,
etc.)
Aucune vérification
spécifique
Aucune idée Nous contactons Aucune idée En fonction de la
immédiatement le ponctualité des
fournisseur livraisons
En fonction de la
qualité des produits
reçus
Commande Nous contactons Vérification des En fonction de la
automatisée via immédiatement le quantités ponctualité des
logiciel fournisseur Vérification des livraisons
dates de péremption En fonction de la
Vérification de qualité des produits
l'intégrité des reçus
produits (emballage,
etc.)
Commande Nous contactons Vérification des En fonction de la
mensuelle à partir immédiatement le quantités ponctualité des
du stock minimum fournisseur, Vérification des livraisons
Nous maintenons dates de péremption En fonction de la
des stocks de Vérification de qualité des produits
sécurité l'intégrité des reçus
produits (emballage,
etc.)
Aucune idée Nous contactons Vérification des En fonction de la
immédiatement le quantités ponctualité des
fournisseur, livraisons

 Procédure standard pour passer une commande de médicaments : 50% des


répondants indiquent que la commande est effectuée mensuellement à partir du
stock minimum. 17% mentionnent une commande automatisée via un logiciel, tandis
que 33% des participants n'ont pas précisé de procédure standard.

 Méthode pour gérer les retards ou les erreurs dans la livraison : 100% des
répondants ont indiqué qu'ils contactaient immédiatement le fournisseur en cas de
retard ou d'erreur dans la livraison. 17% des répondants maintiennent également des
stocks de sécurité pour gérer ces problèmes, tandis que 17% n'ont pas de méthode
spécifique.

 Étapes de vérification lors de la réception des médicaments : 50% des participants


effectuent une vérification des quantités, des dates de péremption, et de l'intégrité
des produits (emballage, etc.). 33% se concentrent sur la vérification des quantités et
des dates de péremption uniquement, tandis que 17% n'ont pas de vérification
spécifique.

 Évaluation de la fiabilité des fournisseurs : 100% des répondants indiquent que la


fiabilité des fournisseurs est évaluée en fonction de la ponctualité des livraisons et de
la qualité des produits reçus. 17% des répondants n'ont pas précisé de méthode
d'évaluation.

4- Stockage et Gestion Quotidienne

Tableau 5 : Pratiques et dispositifs pour la gestion des stocks et la conservation des


médicaments

Types de dispositifs Le suivi des dates de Des problèmes Mesures prévention


utilisez-vous pour péremption des fréquents de pour éviter les
garantir la médicaments ruptures de stock pertes ou le
conservation des gaspillage de
médicaments médicaments
(température,
humidité) ?
Aucune idée Suivi manuel des Non, il n'y a pas de Aucune idée
dates de péremption ruptures fréquentes

Réfrigérateurs et Suivi automatisé par Aucune idée Suivi strict des dates
congélateurs logiciel de péremption
Stockage dans des Revue régulière des
locaux climatisés stocks
Gestion des
commandes en
fonction des besoins
réels
Aucune idée Aucune idée Aucune idée Aucune idée
Réfrigérateurs et Suivi automatisé par Oui, à des délais de Suivi strict des dates
congélateurs logiciel livraison trop longs de péremption
Revue régulière des
stocks
Réfrigérateurs et Suivi manuel des Oui, à des délais de Suivi strict des dates
congélateurs dates de péremption livraison trop longs de péremption
Stockage dans des Gestion des
locaux climatisés commandes en
fonction des besoins
réels
Réfrigérateurs et Suivi manuel des Aucune idée Gestion des
congélateurs dates de péremption commandes en
fonction des besoins
réels

 Types de dispositifs pour garantir la conservation des médicaments :

50% des répondants utilisent des réfrigérateurs et des congélateurs pour garantir des
conditions optimales de conservation. De plus, 33% combinent ces équipements avec des
locaux climatisés, ce qui témoigne d'une attention portée à la stabilité des médicaments
sensibles aux variations de température et d'humidité.

Cependant, 17% des participants ne précisent aucune méthode ou équipement, ce qui peut
refléter un manque de protocoles ou de ressources adéquates.

 Suivi des dates de péremption :

50% des répondants adoptent un suivi manuel des dates de péremption, une
pratique qui reste fonctionnelle mais qui peut être sujette à des erreurs humaines. En
parallèle, 33% utilisent des systèmes automatisés pour gérer les dates de péremption, ce qui
permet une gestion plus efficace et fiable.

17% des répondants n’ont pas mentionné de méthode précise, ce qui pourrait
indiquer une absence de suivi systématique dans certaines unités.

 Problèmes de ruptures de stock :

Une majorité (67%) ne signale pas de ruptures fréquentes de stock, ce qui reflète une
certaine stabilité dans l'approvisionnement. Cependant, 33% rapportent des retards de
livraison fréquents comme une cause de rupture de stock, soulignant une dépendance aux
fournisseurs et des faiblesses dans la chaîne d'approvisionnement.

 Mesures préventives pour éviter les pertes ou le gaspillage de médicaments

Les principales mesures identifiées incluent un suivi strict des dates de péremption
(50%), une revue régulière des stocks (33%), et la gestion des commandes en fonction des
besoins réels (33%). Ces approches sont conformes aux bonnes pratiques de gestion des
stocks, mais l'absence de stratégie chez 17% des répondants peut être un point à améliorer
pour minimiser les pertes et les gaspillages

5- Informatisation et Outils Technologiques


 Utilisation d’un logiciel pour gérer les stocks

Tableau 6 : Répartition des personnels qui utilisent un logiciel pour gérer les stocks

Utilisation d’un logiciel effectif Pourcentage


pour gérer les stocks
Oui, gestion des 5 83,33%
commandes
Oui, gestion des dates de 3 50%
péremption
Oui, suivi des stocks en 4 66,66%
temps réel
Non, je n'utilise pas de 0 0
logiciel
Autre (précisez) 0 0

Dans notre étude, 83,33% des répondants utilisent un logiciel pour la gestion des
commandes, 66,66% pour le suivi des stocks en temps réel, 50% pour la gestion des dates de
péremption, et aucun ne déclare ne pas utiliser de logiciel ou d'autres fonctionnalités
spécifiques.

 Les avantages et inconvénients de l'informatisation dans la gestion des stocks


Figure 1 : Répartition des avantages et inconvénients de l'informatisation dans la
gestion des stocks

Dans notre étude, 100% des répondants identifient le gain de temps et le suivi précis
comme des avantages de l'informatisation dans la gestion des stocks, 50% mentionnent le
coût et la nécessité de formation comme inconvénients, et 16,66% signalent la dépendance
aux infrastructures, telles que les coupures de JIRAMA, comme un défi supplémentaire.

 Partage en temps réel des données de gestion des stocks entre services

Tableau VII : Partage en temps réel des données de gestion des stocks entre services

Partage en temps réel des effectif Pourcentage


données de gestion des
stocks entre services
Oui 0 00%
Non 1 16,66%
Parfois, mais pas toujours 3 50%
Autre (précisez) 0 00%
Les résultats montrent que le partage en temps réel des données sur les stocks entre
services est limité. Aucun participant (0%) ne rapporte un partage systématique en temps
réel, tandis que 16,66% déclarent qu'il n'y a pas de partage. Cependant, 50% des répondants
indiquent que les données sont parfois partagées, mais pas toujours, révélant un manque de
systématisation dans cette pratique.

 Formation spécifique à l'utilisation des outils de gestion des stocks

Formation spécifique à effectif Pourcentage


l'utilisation des outils de
gestion des stocks
Oui, une formation 2 33,33%
complète
Oui, une formation de base 1 16,66%
Non, je me forme sur le tas 3 50%
Non, je n'ai pas eu de 0 00%
formation

L'analyse des données montre que 33,33% des répondants ont reçu une formation
complète pour utiliser les outils de gestion des stocks, tandis que 16,66% ont bénéficié d'une
formation de base. Cependant, la majorité (50%) se forme sur le tas, c'est-à-dire qu'ils
apprennent à utiliser les outils sans formation structurée, et aucun répondant n'a signalé
l'absence totale de formation. Ces résultats suggèrent un besoin potentiel de renforcer la
formation du personnel pour optimiser l'utilisation des outils de gestion des stocks et
améliorer l'efficacité des processus.

6- Suivi, Contrôle et Audit


 Fréquence des inventaires physiques des stocks

Fréquence des inventaires effectif Pourcentage


physiques des stocks
Quotidiennement 0 00%
Hebdomadairement 1 16,66%
Mensuellement 0 00%
Annuellement 2 33,33%
Autres (précisez) : Aucune 3 50%
idée

Dans cette étude, 33,33 % des répondants effectuent des inventaires physiques
annuellement, 16,66 % hebdomadairement, tandis que 50 % n'ont aucune idée de la
fréquence, et aucune réponse n'indique une gestion quotidienne ou mensuelle.

 Indicateurs d'efficacité dans la gestion des stocks

Indicateurs effectif Pourcentage


Taux de rupture de stock 3 50%
Taux de rotation des stocks 3 50%
Nombre de médicaments 1 16,66%
périmés
Aucune idée 2 33,33%

Les résultats montrent que 50% des répondants utilisent le taux de rupture de stock
et le taux de rotation des stocks comme indicateurs principaux pour mesurer l’efficacité de
la gestion des stocks. 16,66% prennent en compte le nombre de médicaments périmés,
tandis que 33,33% déclarent n’avoir aucune idée des indicateurs à utiliser.

 Types de contrôles pour prévenir les vols ou détournements de médicaments

Types de contrôles effectif Pourcentage


Contrôles physiques 3 50%
réguliers
Système de surveillance 0 00%
électronique
Inventaires fréquents 4 66,66%
Aucun contrôle spécifique 2 33,33%
Aucune idée 1 16,66%

Notre étude révèle que 66,66% des répondants utilisent des inventaires fréquents
pour prévenir les vols ou détournements de médicaments, suivis de 50% qui mettent en
œuvre des contrôles physiques réguliers. Cependant, aucun répondant n'a signalé
l'utilisation d'un système de surveillance électronique, tandis que 33,33% indiquent ne pas
avoir de contrôle spécifique, et 16,66% n'ont aucune idée des mesures en place.

 Recommandations pour l'amélioration du processus de gestion des stocks

Figure 3 : Recommandations pour l'amélioration du processus de gestion des stocks


Cette figure indique que 66,66% des répondants proposent d'améliorer la formation
du personnel pour optimiser la gestion des stocks, tandis que 33,33% suggèrent
d'automatiser davantage le processus. Aucun des participants n'a jugé le système actuel
satisfaisant tel qu'il est, et 33,33% ont mentionné d'autres recommandations, sans plus de
précision.

7- Perception et Satisfaction

Tableau : répartition de la perception et satisfaction

Perception et Moyen, Effectifs pourcentage


Satisfaction amélioration,
évaluation de la
communication
entre les différents
acteurs impliqués
dans la gestion des
stocks
suffisance des
moyens pour une
gestion optimale
des stocks
Oui, les ressources 2 33,33%
sont suffisantes
Non, les ressources 2 33,33%
humaines sont
insuffisantes
Non, les ressources 1 16,66%
matérielles sont
insuffisantes
Non, les ressources 1 16,66%
financières sont
insuffisantes
Autre (précisez) 1 16,66%
Améliorations
proposées pour
optimiser la gestion
des médicaments
Mise en place d'un 3 50%
logiciel plus
performant
Formation continue 4 66,66%
du personnel
Augmenter les 2 33,33%
stocks de sécurité
Améliorer la 4 66,66%
communication
entre les différents
services
Autres (précisez) 1 16,66%
Évaluation de la
communication
entre les différents
acteurs impliqués
dans la gestion des
stocks
Très bonne 2 33,33%
Bonne 1 16,66%
Moyenne 1 16,66%
Faible 1 16,66%
Autre (précisez) 1 16,66%

L'analyse des réponses montre que pour la gestion optimale des stocks, 33,33% des
répondants estiment que les ressources sont suffisantes, tandis que 66,66% jugent qu'elles
sont insuffisantes, notamment au niveau des ressources humaines (33,33%) et matérielles
(16,66%). Les ressources financières posent également un problème pour 16,66% des
répondants.

Des suggestions d'améliorations incluent la mise en place d'un logiciel plus


performant (50%) et la formation continue du personnel (66,66%). L'amélioration de la
communication entre les services est également soulignée par 66,66% des participants.

Quant à l'évaluation de la communication, 33,33% la trouvent "très bonne", tandis


que 16,66% la perçoivent comme "bonne", "moyenne" et "faible". Une autre partie (16,66%)
a mentionné une évaluation différente sans précision.
4. DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS :

Dans cette section, nous procéderons à une analyse approfondie de notre sujet en
examinant les forces et faiblesses identifiées, ainsi que les opportunités et les risques
auxquels l’hôpital Saint Jean-Paul II est confronté. Nous mettrons en lumière les aspects
positifs et les défis majeurs relevés au cours de l’étude, avant de proposer des solutions et
recommandations visant à renforcer les points à améliorer et à optimiser les pratiques de
gestion des stocks de médicaments.

3.1 DISCUSSIONS

Ce chapitre est dédié à la discussion des résultats afin de valider nos hypothèses et à
l'analyse SWOT de la gestion des stocks à l'Hôpital Saint Jean-Paul II, en identifiant les points
forts, les points faibles, ainsi que les opportunités et les menaces.

3.1.1 Profil des participants : fonctions, ancienneté et services

 Ancienneté

L'analyse des résultats de l'enquête montre que la majorité des répondants ont plus de
3 ans d'expérience dans le domaine, ce qui est en ligne avec les données indiquant que
l'expérience est un facteur clé pour assurer l'efficacité de la gestion des stocks dans les
établissements de santé (Bello et al., 2020) [14]. Cette ancienneté, qui représente 66,66%
des répondants, favorise la stabilité et la performance opérationnelle, ce qui est conforme
aux études sur l'importance de l'expérience pour la gestion optimale des stocks.

 Impact de l'informatisation et formation

L'informatisation, un élément fondamental pour la gestion des stocks, a été associée à


une amélioration de la précision et à une réduction des erreurs humaines (Chaudhuri et al.,
2018) [15]. Dans notre étude, 50% des répondants ont indiqué que l'hôpital utilise des outils
informatisés, mais les 33,33% qui ont déclaré n'avoir reçu qu'une formation de base ou
aucune formation complète montre une différence avec les recommandations de la
littérature. Celle-ci souligne que la formation et l'adaptation aux nouveaux outils doivent
être renforcées pour maximiser l'efficacité des systèmes informatisés.

 Répartition par service et rôle de la pharmacie

La majorité des répondants travaillant en pharmacie, qui représente 66,66% des


effectifs, reflète la centralité de ce service dans la gestion des stocks de médicaments,
comme le confirme Santomauro et al. (2022) [16], qui ont démontré l'importance des
pharmacies pour assurer la disponibilité continue des médicaments et éviter les ruptures de
stock. La présence de la gestion des stocks et des fonctions administratives, bien que
représentant des proportions plus faibles (33,33% et 16,66% respectivement), souligne
l'importance de leur rôle de soutien pour le suivi efficace des stocks et le respect des
procédures.

3.1.2 Gestion des stocks : défis, pratiques actuelles et outils utilisés

Les résultats de l'enquête menée à l'Hôpital Saint Jean-Paul II ont révélé des défis dans
la gestion des stocks de médicaments qui sont, pour certains aspects, identiques ou
contraires à ceux observés dans d'autres études récentes.

 Défis dans la gestion des stocks

Le problème de stockage, notamment lié à la température et à l'humidité, est un défi


majeur signalé par 33% des répondants, en ligne avec ce qui est décrit par Moulin et al.
(2015) [19], qui souligne l'importance de la gestion des conditions environnementales pour
maintenir la qualité des stocks. Cependant, les retards de livraison des fournisseurs,
également identifiés par 33% des participants, correspondent aux problèmes souvent
mentionnés dans les études sur les chaînes d'approvisionnement hospitalières, comme
celles de Gupta et al. (2018) [18], qui abordent les retards et la nécessité d'une planification
logistique améliorée. Cela contraste avec les résultats de certaines études où la gestion des
stocks est surtout optimisée par l'intégration de la technologie et des outils numériques.

 Utilisation des systèmes informatisés

L'enquête montre que 50% des répondants utilisent un système informatisé, tel que
Pharmaplus, tandis que 17% continuent de gérer les stocks manuellement. Ces résultats sont
en accord avec Mongkhon et al. (2017) [20], qui affirment que l'adoption de solutions
numériques peut améliorer la traçabilité et le suivi des stocks. En revanche, certaines études,
telles que celles de Chong et al. (2019) [17], indiquent que les pratiques de gestion manuelle
sont encore courantes, notamment en raison d'une adoption lente des systèmes
informatisés, ce qui est en ligne avec les résultats observés dans notre étude.

 Critères d'estimation des besoins en médicaments

L'historique des consommations passées est utilisé par 50% des participants, un
résultat qui est identique à ce que souligne Chong et al. (2019) [17] pour une gestion
proactive et anticipative des stocks. Cependant, dans l'étude de Gupta et al. (2018) [18],
l'accent est mis sur l'utilisation de modèles prédictifs et d'analyses avancées pour la
prévision des besoins, une approche qui n'a pas encore été largement adoptée selon nos
résultats.

 Rotation des stocks

La rotation hebdomadaire est pratiquée par 17% des répondants, tandis que la
majorité utilise une rotation irrégulière selon les besoins. Ces résultats contrastent avec ceux
de Gupta et al. (2018) [18], qui recommandent des méthodes de rotation systématiques
pour réduire la perte de médicaments périmés. L'étude de Moulin et al. (2015) [19] appuie
cette idée en soulignant que l'optimisation des méthodes de rotation est cruciale pour une
gestion efficace des stocks.

3.1.3 Approvisionnement et réception : procédures, gestion des retards et


évaluation des fournisseurs
 Procédure de commande de médicaments

La majorité des répondants (50%) indiquent utiliser une commande mensuelle basée
sur le stock minimum, une pratique qui est courante dans les structures de santé pour
maintenir un équilibre entre la prévention des ruptures de stock et le contrôle des coûts
(Moulin et al., 2015) [19]. Cette approche est conforme aux recommandations de la
littérature qui souligne l'importance de la gestion proactive des stocks pour une meilleure
planification (Moulin et al., 2015) [19]. L'adoption de commandes automatisées par 17% des
répondants, bien que minoritaire, montre une tendance vers l'intégration de solutions
numériques. Cette pratique est en accord avec les études sur l'efficacité de l'automatisation
pour réduire les erreurs humaines et améliorer la traçabilité des commandes (Mongkhon et
al., 2017) [20]. Toutefois, le fait que 33% des répondants n'ont pas de procédure standard
indique un besoin potentiel de standardisation pour optimiser la gestion des stocks.

 Gestion des retards et erreurs de livraison

Tous les répondants (100%) affirment contacter immédiatement le fournisseur en cas


de problème de livraison, ce qui montre une volonté de réaction rapide pour minimiser
l'impact sur l'hôpital. Cette pratique est similaire aux recommandations dans la gestion des
stocks qui préconisent des stratégies réactives pour gérer les imprévus (Gupta et al., 2018)
[18]. La pratique d'ajouter des stocks de sécurité, rapportée par 17% des répondants, est
conforme aux recommandations de la littérature, qui souligne l'importance des stocks de
sécurité pour atténuer les risques liés aux interruptions de la chaîne d'approvisionnement
(Gupta et al., 2018) [18]. Néanmoins, la dépendance totale aux fournisseurs sans plans de
contingence avancés peut exposer l'hôpital à des risques, comme le montre l'absence de
stratégies de secours dans certaines études.

 Étapes de vérification lors de la réception des médicaments

La vérification complète des quantités, des dates de péremption et de l'intégrité des


produits, réalisée par 50% des répondants, est essentielle pour garantir la qualité et la
sécurité des médicaments, en conformité avec la littérature qui souligne l'importance de
telles vérifications pour éviter les erreurs (Chong et al., 2019) [17]. L'absence de vérifications
chez 17% des répondants peut être perçue comme une faiblesse par rapport aux meilleures
pratiques de réception, qui incluent des protocoles stricts pour assurer la qualité et la
sécurité des stocks.

 Évaluation de la fiabilité des fournisseurs

Tous les répondants (100%) affirment évaluer la fiabilité des fournisseurs en fonction
de la ponctualité et de la qualité des produits, ce qui est similaire aux recommandations de
la littérature qui insistent sur l'importance de l'évaluation continue pour maintenir une
chaîne d'approvisionnement fiable et de qualité (Moulin et al., 2015 ; Gupta et al., 2018)
[18 ; 19]. Toutefois, l'absence de méthodes d'évaluation supplémentaires, comme des audits
réguliers ou des systèmes de feedback, peut limiter l'efficacité de l'évaluation. L'intégration
de ces méthodes pourrait être bénéfique pour renforcer le processus de sélection et de suivi
des fournisseurs.

Ces résultats montrent que, bien que des pratiques efficaces soient déjà en place, des
améliorations, notamment la standardisation des procédures, l'ajout de plans de
contingence et l'intensification des contrôles de qualité, pourraient optimiser la gestion des
stocks.

3.1.4 Stockage et gestion quotidienne : dispositifs de conservation, gestion des


ruptures et prévention des pertes
 Conservation des médicaments :

La majorité des répondants utilisent des dispositifs modernes comme les


réfrigérateurs, congélateurs et locaux climatisés. Ces pratiques sont conformes aux
recommandations de l'OMS pour garantir l'efficacité et la stabilité des médicaments
sensibles, comme les vaccins ou les produits biologiques (WHO, 2019). Cependant, le
manque de dispositifs dans 17% des cas rappelle les conclusions d'une étude menée en
Afrique subsaharienne où seulement 60% des établissements avaient accès à des
infrastructures adéquates pour la conservation des médicaments (Benton et al., 2021) [21].

 Suivi des dates de péremption :

L’utilisation mixte des suivis manuels et automatisés reflète une transition progressive
vers la numérisation. Les études de Mongkhon et al. (2017) [20] confirment que les systèmes
automatisés réduisent considérablement les erreurs humaines et le gaspillage, mais elles
nécessitent des formations appropriées pour garantir leur efficacité. Le pourcentage élevé
de suivis manuels (50%) dans cette étude est cohérent avec les travaux de Gupta et al.
(2018) [18], qui identifient les limitations structurelles et financières comme des obstacles à
une adoption généralisée des technologies.

 Problèmes de ruptures de stock :

Les ruptures dues aux retards de livraison restent une préoccupation pour 33% des
répondants. Cela correspond aux défis identifiés dans plusieurs systèmes de santé à faibles
ressources, où les problèmes logistiques et la dépendance à des fournisseurs externes
entraînent des ruptures fréquentes (Moulin et Roche, 2015) [19]. Des mesures telles que le
renforcement des partenariats avec les fournisseurs et une planification des stocks à plus
long terme sont nécessaires pour minimiser ces interruptions.

 Mesures préventives pour éviter les pertes :

Les stratégies identifiées, telles que le suivi des dates de péremption et les revues
régulières des stocks, sont conformes aux bonnes pratiques internationales (Chong et al.,
2019) [17]. Cependant, l’absence de mesures spécifiques pour 17% des répondants est
préoccupante et reflète un manque de sensibilisation ou de ressources. Cela est corroboré
par une étude récente en Asie du Sud-Est, où l'absence de protocoles standard a conduit à
un gaspillage accru dans 20% des établissements étudiés (Kumar et al., 2022) [22].

3.1.5 Informatisation et outils technologiques : utilisation, avantages et


inconvénients.
 Utilisation d’un logiciel pour gérer les stocks

Les résultats montrent une adoption majoritaire des logiciels de gestion de stocks,
avec une forte proportion de répondants (83,33%) utilisant un logiciel pour la gestion des
commandes, 66,66% pour le suivi des stocks en temps réel, et 50% pour la gestion des dates
de péremption. Ces données reflètent une tendance positive vers la modernisation et
l'informatisation des processus de gestion des stocks dans les établissements de santé.

La gestion des commandes à travers des outils informatisés est essentielle pour
garantir une meilleure prévision et planification des besoins en médicaments, minimisant
ainsi les ruptures de stock. Selon Lemoine et al. (2019) [23], l'utilisation de logiciels
spécifiques permet une optimisation des ressources et une réduction des erreurs liées à la
gestion manuelle. Le suivi des stocks en temps réel, utilisé par 66,66% des répondants, est
également un atout majeur pour éviter les surstockages ou les pénuries imprévues, comme
le souligne l'étude de Dubois (2020) [24] sur les systèmes d'information en pharmacie
hospitalière.

Cependant, seulement 50% des répondants utilisent ces outils pour gérer les dates de
péremption, ce qui peut poser un risque accru de gaspillage ou d'administration de
médicaments périmés. Les études de Leclerc et Fontaine (2018) [25] recommandent un suivi
systématique et automatisé des dates de péremption pour renforcer la sécurité des patients
et l'efficacité des soins.

Enfin, il est notable qu'aucun répondant n'indique l'absence d'utilisation de logiciel, ce


qui témoigne d'une sensibilisation généralisée à l'importance de l'informatisation dans la
gestion des stocks. Néanmoins, l'intégration complète de fonctionnalités avancées demeure
un défi pour maximiser les bénéfices des outils technologiques.

 Les avantages et inconvénients de l'informatisation dans la gestion des stocks

Les résultats montrent que l'informatisation dans la gestion des stocks est perçue
comme un atout majeur, avec un gain de temps et un suivi précis des stocks mentionnés par
100% des répondants, ce qui est en accord avec des études récentes qui soulignent
l'efficacité des systèmes informatisés pour améliorer la traçabilité et minimiser les erreurs
humaines dans les processus de gestion (Dupont et al., 2021) [26].

Cependant, 50% des participants indiquent que le coût et la nécessité d'une formation
spécifique sont des inconvénients, rejoignant les conclusions de Legrand (2022) [27] qui
souligne que l'implémentation de ces systèmes peut être coûteuse, surtout pour les
structures de santé disposant de ressources limitées. La dépendance aux infrastructures,
notamment les coupures d'électricité (signalée par 16,66%), reflète un problème souvent
mentionné dans les contextes de pays en développement, où les infrastructures
technologiques peuvent être fragiles (Roche et al., 2020) [28].

Pour maximiser les avantages, des recommandations incluent la formation continue


des personnels, l'adoption de logiciels adaptés aux besoins spécifiques des structures, et le
renforcement des infrastructures techniques, comme le suggère Martin (2023) [29] dans son
analyse des hôpitaux de taille intermédiaire.

 Partage en temps réel des données de gestion des stocks

Les résultats montrent que le partage des données de gestion des stocks en temps réel
entre les services reste partiellement intégré. Avec 50% des participants déclarant un
partage occasionnel et 16,66% rapportant l'absence totale de partage, il est clair que des
défis persistent. Ces observations indiquent une insuffisance dans la communication
interservices, qui pourrait être due à des barrières technologiques, organisationnelles ou à
une faible adoption des systèmes intégrés.

 Importance du partage en temps réel

Un partage en temps réel est crucial pour la coordination entre les services
hospitaliers, notamment pour réduire les risques de ruptures de stock et optimiser les
commandes. Selon Douillet et Gosselin (2021) [30], une gestion collaborative basée sur des
systèmes connectés favorise une meilleure traçabilité des flux de médicaments et une
allocation optimale des ressources dans les établissements de santé.

 Limites observées

L'absence de partage systématique peut résulter d'un manque d'interopérabilité des


systèmes informatiques ou de formations insuffisantes au sein des équipes (Benhamou et
al., 2020) [31]. Par ailleurs, des infrastructures limitées, telles que l'absence de connexions
réseau stables ou de solutions technologiques avancées, peuvent aggraver ces défis

 Formation spécifique à l'utilisation des outils de gestion des stocks

L'analyse des réponses révèle que bien que 33,33% du personnel ait suivi une
formation complète et 16,66% une formation de base, la majorité (50%) apprend sur le tas,
c'est-à-dire sans programme de formation structuré. Ces résultats mettent en lumière une
pratique courante dans de nombreux établissements de santé où la formation formelle reste
insuffisante, favorisant des apprentissages informels qui peuvent limiter l'efficacité
opérationnelle (Aldridge & Gibb, 2017) [32]. L'absence de formation structurée peut affecter
la maîtrise des outils technologiques et entraîner des erreurs dans la gestion des stocks,
augmentant le risque de ruptures et de gaspillage (Benkő et al., 2019) [33].
Pour optimiser l'utilisation des outils de gestion des stocks, il est essentiel de prévoir
des programmes de formation continue adaptés. Ces formations doivent inclure non
seulement des aspects théoriques mais aussi des modules pratiques, permettant aux
utilisateurs de mieux comprendre et exploiter les outils de gestion (Chong et al., 2019 ;
Pascal & Coudane, 2022) [17 ; 34].

3.1.6 Suivi et contrôle : fréquence des inventaires, indicateurs de performance


et recommandations

• Fréquence des inventaires physiques des stocks

La fréquence des inventaires physiques dans la gestion des stocks est un indicateur clé
de contrôle et de suivi des approvisionnements. Dans notre étude, seulement 16,66 % des
participants déclarent effectuer des inventaires hebdomadaires, tandis que 33,33 % optent
pour une gestion annuelle. Ce faible engagement envers des inventaires fréquents peut être
lié à des contraintes organisationnelles, telles que le manque de personnel ou d'outils
adaptés, comme l'expliquent Mongkhon et al. (2017) [20], qui insistent sur le rôle des outils
numériques pour simplifier et structurer les inventaires réguliers.

Le pourcentage élevé de "Aucune idée" (50 %) reflète un manque de clarté ou


d'implication dans les pratiques de gestion des stocks, un problème souvent mentionné par
Moulin et Roche (2015) [19], qui recommandent la standardisation des processus pour
améliorer la fiabilité des données. Ce manque de fréquence d'inventaire peut également
contribuer à des erreurs dans les prévisions de besoins et aux ruptures de stock, comme
l'ont observé Gupta et al. (2018) [18], soulignant l'importance de former les équipes et de
responsabiliser les services concernés.

 Indicateurs d'efficacité dans la gestion des stocks

Les résultats concernant les indicateurs d’efficacité de la gestion des stocks révèlent
une diversité dans les pratiques et un manque d’uniformité, ce qui peut refléter des
disparités dans les connaissances ou les ressources disponibles.

 Importance des taux de rupture de stock et de rotation des stocks : Ces


indicateurs, utilisés chacun par 50% des répondants, sont essentiels pour évaluer
l’efficacité de la gestion des stocks. Selon Moulin et Roche (2015) [19], le taux de
rotation est un indicateur clé pour prévenir les immobilisations de capitaux et les
risques de péremption. De même, un taux de rupture faible est crucial pour
garantir une continuité dans l’approvisionnement en médicaments essentiels
(Dubois, 2020) [24].
 Prise en compte des médicaments périmés : Seulement 16,66% des répondants
utilisent cet indicateur, ce qui peut indiquer une prise de conscience limitée des
implications financières et sanitaires des pertes liées à la péremption. Lemoine et
al. (2019) [23] insistent sur l’importance de ce paramètre pour réduire les
gaspillages et optimiser les ressources.
 Manque d’indicateurs identifiés : Les 33,33% qui déclarent ne pas avoir d’idée
sur les indicateurs reflètent un besoin de formation et de sensibilisation. Selon
Benhamou et al. (2020) [31], l’intégration de systèmes informatiques bien conçus
et la formation du personnel peuvent améliorer la compréhension et l’utilisation
des indicateurs clés de performance.

Pour améliorer ces résultats, il serait pertinent de promouvoir des inventaires plus
réguliers, adaptés à la taille et à la complexité des structures hospitalières, en utilisant des
outils technologiques pour réduire le temps et l'effort nécessaires, tout en renforçant la
précision et la transparence.

 Types de contrôles pour prévenir les vols ou détournements de médicaments


Les résultats mettent en lumière des disparités importantes dans les stratégies de
prévention des vols ou détournements de médicaments, ce qui reflète des faiblesses
potentielles dans la sécurisation des stocks médicaux. La prédominance des inventaires
fréquents (66,66%) et des contrôles physiques réguliers (50%) illustre l'adoption de
méthodes classiques mais efficaces pour surveiller les stocks. Cependant, l'absence totale de
systèmes de surveillance électronique suggère une lacune dans l'intégration des
technologies modernes, pourtant reconnues pour renforcer la sécurité et la traçabilité des
stocks (Moulin & Roche, 2015) [19].

L'absence de contrôle spécifique dans 33,33% des cas révèle une vulnérabilité qui
pourrait faciliter les pertes et détournements, corroborant les conclusions de Lemoine et al.
(2019) [23], selon lesquelles les établissements sans dispositifs adaptés sont plus exposés
aux risques de vols. De plus, les 16,66% d'individus sans connaissance des mesures en place
soulignent un besoin crucial de sensibilisation et de formation, confirmant les observations
de Dubois (2020) [24] sur l'importance d'éduquer le personnel à la gestion sécurisée des
stocks.

Ces observations appellent à un renforcement des pratiques, notamment par


l'introduction de systèmes électroniques et la formation du personnel, pour aligner les
mesures de contrôle aux standards internationaux.

3.1.7 Perception et satisfaction : avis sur les ressources et propositions


d’amélioration

 Perception des Ressources Actuelles :

Votre étude montre que 33,33% des répondants jugent les ressources humaines
insuffisantes. Ce résultat est similaire à celui de Douillet et Gosselin (2021) [30], qui
soulignent que l'insuffisance des ressources humaines peut freiner une gestion efficace des
stocks dans les hôpitaux.

En revanche, Leclerc et Fontaine (2018) [25] indiquent que des effectifs insuffisants,
couplés à une formation limitée, compromettent la sécurité et l'efficacité des soins. Votre
étude, tout comme cette recherche, montre que le manque de ressources humaines reste
un défi majeur.

 Améliorations Proposées :

L'étude révèle que 66,66% des répondants proposent la formation continue du


personnel pour optimiser la gestion des stocks. Ce résultat est conforme aux conclusions de
Douillet et Gosselin (2021) [30], qui mettent en avant l'importance de la formation pour
maximiser l'efficacité de la gestion hospitalière.

De plus, la suggestion d'augmenter les stocks de sécurité (33,33%) est similaire à celle
de la revue de Benhamou, Lefèvre et Martin (2020) [31], qui recommande d'améliorer les
stratégies de gestion pour prévenir les ruptures.

 Communication entre Acteurs :

Votre étude indique que 33,33% des participants perçoivent la communication comme
très bonne, tandis que 16,66% la jugent faible. Ceci est différent des résultats de Benhamou,
Lefèvre et Martin (2020) [31], qui ont trouvé que la communication en milieu hospitalier est
souvent entravée par des systèmes d'information non intégrés, rendant la coordination
difficile.

Cependant, la nécessité d'améliorer la communication est conforme aux


recommandations de Leclerc et Fontaine (2018) [25], qui expliquent que la communication
fluide entre les services améliore la gestion des stocks et la sécurité des soins.

3.2 RECOMMANDATIONS
Après avoir identifié les faiblesses et les menaces dans la gestion informatisée des
stocks à l’Hôpital Saint Jean-Paul II d’Antanimalandy, Mahajanga, nous présenterons des
recommandations adaptées. Ces propositions viseront à améliorer l’efficacité et la fiabilité
du système, tout en répondant aux enjeux spécifiques relevés dans cette étude."

1. Renforcement de l’Infrastructure Informatique


 Installation d’un logiciel adapté : Adopter un système de gestion des stocks (ERP ou
logiciel spécialisé) adapté aux besoins hospitaliers. Par exemple, des logiciels tels que
PharmaTrack ou HOSxP pourraient être envisagés.

 Maintenance préventive et corrective : Prévoir un calendrier régulier pour la


maintenance des équipements informatiques et logiciels.

 Sécurisation des données : Mettre en place des mesures de sécurité pour éviter les
pertes ou altérations de données (sauvegardes régulières, pare-feu, antivirus, accès
restreint).

2. Renforcement des Capacités Humaines

 Formation continue du personnel : Organiser des sessions de formation pour les


utilisateurs des logiciels, notamment sur les nouvelles fonctionnalités.

 Nomination d’un responsable des stocks : Un personnel dédié peut superviser


l’utilisation du système, corriger les erreurs et suivre les performances.

3. Optimisation des Processus

 Standardisation des procédures : Mettre en place des protocoles pour l’entrée et la


sortie des produits dans le système informatique.

 Réduction des erreurs humaines : Instaurer une double vérification des saisies
critiques (comme les commandes ou les entrées en stock).

 Automatisation de la gestion des alertes : Configurer des notifications pour éviter les
ruptures de stock ou les surstocks.

4. Suivi et Évaluation Réguliers

 Audit périodique des stocks : Comparer régulièrement les stocks physiques avec
ceux enregistrés dans le système pour détecter les écarts.

 Indicateurs de performance : Mettre en place des KPI (Key Performance Indicators)


tels que le taux de rupture de stock, la rotation des stocks, ou le délai moyen de
réapprovisionnement.

5. Collaboration et Coordination
 Amélioration de la communication interne : Renforcer les liens entre les différents
services (pharmacie, achats, finances, etc.) pour assurer une gestion cohérente.

 Partenariats avec des fournisseurs : Encourager les fournisseurs à utiliser des outils
compatibles pour faciliter les échanges d’information.

6. Budget et Ressources

 Allouer un budget suffisant : Prévoir des financements pour le renouvellement des


équipements et l’acquisition de logiciels performants.

 Rechercher des financements extérieurs : Collaborer avec des partenaires locaux ou


internationaux pour obtenir des subventions ou des dons en équipements.

7. Digitalisation Avancée

 Implémentation de codes-barres ou RFID : Faciliter le suivi des produits en temps


réel et améliorer la précision des données.

 Accès mobile : Développer une application mobile pour permettre aux responsables
d’accéder et de gérer les stocks à distance.

CONCLUSION

L'étude sur l'informatisation de la gestion des stocks à l’Hôpital Saint Jean-Paul II,
Antanimalandy, Mahajanga, a révélé que ce processus représente une étape essentielle vers
l'optimisation des ressources et l'amélioration des services. Les bénéfices observés incluent
une meilleure visibilité des niveaux de stocks, une réduction des erreurs humaines et une
efficacité accrue dans les processus d’approvisionnement et de distribution. Cependant, des
défis subsistent, notamment l’insuffisance des infrastructures, le manque de formation des
utilisateurs et les risques de cybersécurité.

Pour maximiser les avantages de cette transformation, il est crucial de renforcer les
capacités matérielles et humaines, d’intégrer des protocoles de gestion clairs et d’investir
dans des technologies innovantes. L’hôpital doit également s’assurer d’une collaboration
étroite entre les services et de la mise en place de solutions de secours.

En conclusion, bien que l’informatisation présente des défis, elle offre des
opportunités significatives pour moderniser les services hospitaliers et répondre
efficacement aux besoins des patients. Une mise en œuvre bien planifiée et un suivi
rigoureux garantiront le succès de cette transition stratégique.

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