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Équicontinuité et théorèmes associés

Le document présente des exercices et corrections sur les théorèmes de Stone-Weierstrass et d'Ascoli, abordant des concepts de continuité, d'équicontinuité et de convergence de suites de fonctions. Chaque exercice est accompagné d'indications et de corrections détaillées, illustrant des applications pratiques de ces théorèmes dans des espaces métriques et fonctionnels. Les résultats démontrent des propriétés fondamentales des fonctions continues et des espaces compacts.

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Équicontinuité et théorèmes associés

Le document présente des exercices et corrections sur les théorèmes de Stone-Weierstrass et d'Ascoli, abordant des concepts de continuité, d'équicontinuité et de convergence de suites de fonctions. Chaque exercice est accompagné d'indications et de corrections détaillées, illustrant des applications pratiques de ces théorèmes dans des espaces métriques et fonctionnels. Les résultats démontrent des propriétés fondamentales des fonctions continues et des espaces compacts.

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Enoncés : A. Bodin, V. Mayer Corrections : A.

Bodin
Exo7

Théorème de Stone-Weierstrass – Théorème d’Ascoli

Théorème de Stone-Weierstrass
Exercice 1
Soit f ∈ C ([a, b], R) telle que
Z b
∀n ∈ N f (t)t n dt = 0.
a
Montrer que f est la fonction nulle.
Indication ▼ Correction ▼ [002408]

Exercice 2
Montrer qu’une fonction de C (R, R) admettant une limite finie en +∞ n’est pas limite uniforme de polynômes
de R[x].
Indication ▼ [002409]

Exercice 3
Soit E un espace compact. Soit fi , i = 1, . . . , n une famille de n élements de C (E, R) qui sépare les points de
E. Montrer que E est homéomorphe à une partie de Rn .
Indication ▼ Correction ▼ [002410]

Exercice 4
Soient X et Y deux espaces métriques compacts. Soit A l’ensembles des combinaisons linéaires finies f ∈
C (X ×Y, R) de la forme :

f (x, y) = ∑ λi ui (x) · vi (y), avec ui ∈ C (X, R), vi ∈ C (Y, R), λi ∈ R, I fini.


i∈I

Montrer que toute fonction de C (X ×Y, R) est limite uniforme de suites d’éléments de A .
Indication ▼ Correction ▼ [002411]

Théorème d’Ascoli
Exercice 5

1. Soit k > 0 et F l’ensemble des fonctions différentiables f : [a, b] → R telles que | f ′ (t)| ⩽ k pour tout
t ∈]a, b[. Montrer que F est une famille équicontinue.

2. Si L > 0 et fn : Rn → Rn est une suite d’applications L-lipschitziennes avec ∥ fn (0)∥ = 2, alors montrer
que l’on peut extraire une sous-suite convergente de ( fn ).

Indication ▼ Correction ▼ [002412]

Exercice 6

1
Soient E, F des espaces normés et ( fn ) une suite d’applications de E dans F équicontinue en a ∈ E. Montrer
que, si la suite ( fn (a)) converge vers b, alors ( fn (xn )) converge également vers b, si (xn ) est une suite de E telle
que limn→∞ xn = a.
L’équicontinuité est-elle nécessaire ici?
Indication ▼ Correction ▼ [002413]

Exercice 7
Soient E, F des espaces normés et ( fn ) une suite d’applications équicontinues de E dans F. Montrer que
l’ensemble des x ∈ E, pour lesquels ( fn (x)) est une suite de Cauchy dans F, est un fermé.
Correction ▼ [002414]

Exercice 8
Soient (E, d) un espace métrique et H une famille équicontinue d’applications de E dans R. Établir:

1. L’ensemble A des x ∈ E pour lesquels H (x) est borné est ouvert et fermé.

2. Si E est compact et connexe et si H (x0 ) est borné pour un point quelconque x0 ∈ E, alors H est
relativement compact dans C (E, R).

Indication ▼ Correction ▼ [002415]

Exercice 9
p
On considère la suite de fonctions fn (t) = sin( t + 4(nπ)2 ), t ∈ [0, ∞[.

1. Montrer qu’il s’agit d’une suite de fonctions équicontinues convergent simplement vers f ≡ 0.

2. La suite ( fn ) est elle relativement compacte dans (Cb ([0, ∞[), ∥.∥∞ ), l’ensemble des fonctions continues
et bornées ? Que dit le théorème d’Ascoli?

Indication ▼ Correction ▼ [002416]

Exercice 10
Rb
Soit K : C ([a, b]) → C ([a, b]) donné par (K f )(s) = a k(s,t) f (t) dt, k ∈ C ([a, b] × [a, b]), et soit ( fn ) une suite
bornée de X = (C ([a, b]), ∥.∥∞ ).

1. Rappeler pourquoi k est uniformément continue.

2. En déduire l’équicontinuité de (K fn ).

3. Montrer que (K fn ) contient une sous-suite convergente dans X.

Correction ▼ [002417]

2
Indication pour l’exercice 1 ▲
Approcher f par une suite de polynômes, et se rappeler que si l’intégrale d’une fonction positive et continue
est nulle alors...

Indication pour l’exercice 2 ▲


Raisonner par l’absurde.

Indication pour l’exercice 3 ▲


Considérer l’application Φ : E → Rn définie par Φ = ( f1 , . . . , fn ).

Indication pour l’exercice 4 ▲


Appliquer le théorème de Stone-Weierstrass.

Indication pour l’exercice 5 ▲


Pour la deuxième question :

1. Montrer que { fn | n ∈ N} est équicontinue.

2. Montrer que { fn (x) | n ∈ N} est borné.

3. Applique le théorème d’Acoli sur le compact B̄(0, R).

4. Utiliser le procédé diagonal de Cantor (R = 1, 2, 3, . . .).

Indication pour l’exercice 6 ▲


Démarrer avec l’inégalité :
| fn (xn ) − b| ⩽ | fn (xn ) − fn (a)| + | fn (a) − b|.
Si ( fn ) n’est pas équicontinue le résultat peut être faux. Prendre fn (x) = (1 + x)n et xn = 1n .

Indication pour l’exercice 8 ▲

1. Pour ouvert et fermé, écrire l’équicontinuité pour ε = 1 en un point x (à fixer).

2. Ascoli...

Indication pour l’exercice 9 ▲

1. Pour l’équicontinuité utiliser le théorème des accroissement finis. Pour la convergence simple montrer
t
que pour t fixé : fn (t) = sin( 4nπ ) + o( n1 ).

2. Montrer que ( fn ) ne converge par vers la fonction nulle pour la norme ∥.∥∞ (c’est-à-dire il y a convergence
simple mais pas convergence uniforme). Le théorème d’Acoli serait-il faux ?

3
Correction de l’exercice 1 ▲
Soit P(x) = ad xd + · · · + a1 x + a0 ∈ R[x] alors par linéarité de l’intégrale et grâce à la relation de l’énoncé :
Z b
f (t) · P(t) dt = 0.
a

La fonction f est continue sur le compact [a, b] donc par le théorème de Weierstrass il existe une suite de
polynômes qui converge uniformément vers f . Fixons ε > 0. Soit P tel que ∥ f − P∥∞ ⩽ ε. Alors
Z b Z b Z b
2 2
| f (t) dt| = f (t) dt − f (t) · P(t)dt
a a a
Z b
= f (t) · ( f (t) − P(t))dt
a
Z b
⩽ | f (t)| · ∥ f − P∥∞ dt
a
Z b
⩽ε |f|
a
.

Mais C = ab | f | est une constante (indépendante de ε et P). Donc on vient de montrer que | ab f (t)2 dt| ⩽ εC
R R

avec pour tout ε > 0 donc ab f 2 = 0, or f 2 est une fonction continue et positive, son intégrale est nulle donc f
R

est la fonction nulle.

Correction de l’exercice 3 ▲
Soit Φ : E → Rn définie par Φ = ( f1 , . . . , fn ) alors Φ est continue car les fi sont continues. Φ est injective : en
effet si x ̸= y alors comme { fi } sépare les points on a Φ(x) ̸= Φ(y), par contraposition Φ est injective. Notons
F = Φ(E) l’image directe de E. Alors Φ : E → F est continue et bijective. Comme E est compact alors Φ est
un homéomorphisme. Donc E est homéomorphe à F qui est une partie de Rn .

Rappel : Si Φ : E → F est continue et bijective et E est un espace compact alors Φ est un homéomorphisme.
La preuve est simple : soit K un ensemble fermé de E, comme E est compact alors K l’est aussi. Comme Φ est
continue alors Φ(K) est un compact de F donc un fermé. Mais en écrivant ceci à l’aide de l’application Φ−1
nous venons de montrer que pour tout fermé K de E, l’image réciproque de K par Φ−1 (qui est (Φ−1 )−1 (K) =
Φ(K)) est un fermé. Donc Φ−1 est continue. Donc Φ est un homéomorphisme.

Correction de l’exercice 4 ▲
On cherche à vérifier les hypothèses du théorème de Stone-Weierstrass.
• Tout d’abord X ×Y est compact, car c’est un produit d’espaces compacts.

• Ensuite A est une sous-algèbre de C (X ×Y, R) : en effet pour f , g ∈ A et λ ∈ R on a :

f +g ∈ A , λ· f ∈A et f × g ∈ A .

• A sépare les points : soient (x1 , y1 ) ̸= (x2 , y2 ) ∈ X ×Y . Supposons que x1 ̸= x2 , soit u ∈ C (X, R) tel que
u(x1 ) ̸= u(x2 ) (clairement une telle fonction existe !), soit v la fonction sur Y constante égale à 1. Alors
f définie par f (x, y) = u(x) · v(y) est dans A et f (x1 , y1 ) = u(x1 ) ̸= u(x2 ) = f (x2 , y2 ). Si x1 = x2 alors
nécessairement y1 ̸= y2 et on fait un raisonnement similaire.

• Pour tout (x, y) ∈ X ×Y il existe une fonction f ∈ A telle que f (x) ̸= 0 : prendre la fonction f constante
égale à 1 qui est bien dans A .
Par le théorème de Stone-Weierstrass A est dense dans C (X ×Y, R) pour la norme uniforme.

Correction de l’exercice 5 ▲

4
1. Pour f ∈ F , par le théorème des accroissements finis, pour tout t0 ,t ∈ [a, b] il existe c ∈]t0 ,t[ tel que
| f (t) − f (t0 )| = | f ′ (c)||t − t0 |. Donc | f (t) − f (t0 )| ⩽ k|t − t0 |. Fixons t0 ∈ [a, b]. Soit ε > 0, soit η = εk
alors
∀t ∈ [a, b] |t − t0 | ⩽ η ⇒ | f (t) − f (t0 )| ⩽ k|t − t0 | ⩽ ε.
Ce qui est exactement l’équicontinuité de F en t0 . Comme nous pouvons prendre pour t0 n’importe quel
point de [a, b] alors F est équicontinue.

2. (a) Notons H = { fn | n ∈ N}. Pour x0 , x ∈ Rn , ∥ fn (x) − fn (x0 )∥ ⩽ L∥x − x0 ∥. Donc en posant η = Lε


comme ci-dessus on prouve l’équicontinuité de H en x0 , puis partout.

(b) Notons H (x) √= { fn (x) | n ∈ N}. Alors par hypothèse, H (0) ⊂ B̄(0, 2). Donc H¯ (0) est un
fermé de B̄(0, 2) qui est compact (nous somme dans Rn ), donc H¯ (0) est aussi compact, d’où
H (0) relativement
√ compact. Maintenant nous avons √ ∥ fn (x) − fn (0)∥ ⩽ L∥x − 0∥. Donc ∥ fn (x)∥ ⩽
L∥x∥ + 2. Donc pour x fixé, fn (x) ∈ B̄(0, L∥x∥ + 2) ce qui implique que H (x) est relativement
compact.
(c) Comme Rn n’est pas compact on ne peut pas appliquer directement le théorème d’Ascoli. Soit
BR = B̄(0, R) qui est un compact de Rn . Notons HR = { fn |BR | n ∈ N} la restriction de H à BR .
Alors par le théorème d’Ascoli, HR est relativement compact. Donc de la suite ( fn |BR )n on peut
extraire une sous-suite convergente (sur BR ).
(d) Pour R = 1 nous extrayons de ( fn )n une sous-suite ( fφ1 (n) )n qui converge sur B1 . Pour R = 2, nous
extrayons de ( fφ1 (n) )n une sous-suite ( fφ2 (n) )n qui converge sur B2 . Puis par récurrence pour R = N,
nous extrayons de ( fφN−1 (n) )n une sous-suite ( fφN (n) )n qui converge sur BN . Alors la suite ( fφn (n) )n
converge sur Rn . C’est le procédé diagonal de Cantor. En effet soit x ∈ Rn et soit N ⩾ ∥x∥. Alors x ∈
BN donc ( fφN (n) (x))n converge vers f (x), mais ( fφn (n) )n⩾N est extraite de ( fφN (n) )n donc ( fφn (n) (x))n
converge également vers f (x). Nous venons de montrer que ( fφn (n) )n converge simplement vers f
sur tout Rn .

Correction de l’exercice 6 ▲

1. (a) Soit (xn ) une suite convergeant vers a, alors

| fn (xn ) − b| ⩽ | fn (xn ) − fn (a)| + | fn (a) − b|.

(b) Soit ε > 0, il existe N1 tel que pour n ⩾ N1 on ait | fn (a) − b| < ε2 .
(c) ( fn ) est équicontinue en a, donc il existe η > 0 tel que pour tout n ∈ N et tout x ∈ E, (|x − a| < η ⇒
| fn (x) − fn (a)| < ε2 ).
(d) Comme xn → a alors il existe N2 tel que pour n ⩾ N2 on ait |xn − a| < η.
ε
(e) Donc pour n ⩾ max(N1 , N2 ) on a | fn (xn ) − b| ⩽ | fn (xn ) − fn (a)| + | fn (a) − b| < 2 + ε2 = ε. Donc
( fn (xn )) converge vers b.

2. Soit des fonctions réelles définies par fn (x) = (1 + x)n . Prenons xn = 1n , alors xn → a = 0. Par contre
fn (a) = fn (0) = 1 pour tout n. Mais fn (xn ) = fn ( n1 ) = (1 + 1n )n converge vers e. L’équicontinuité est donc
bien nécessaire.

Correction de l’exercice 7 ▲
Notons G l’ensemble des x ∈ E, pour lesquels ( fn (x)) est une suite de Cauchy dans F. Soit (xn ) une suite
d’éléments de G qui converge vers x ∈ E. Il faut montrer x ∈ G, c’est-à-dire que ( fn (x)) est une suite de Cauchy
de F. Écrivons pour p, q, n ∈ N,

∥ f p (x) − fq (x)∥ ⩽ ∥ f p (x) − f p (xn )∥ + ∥ f p (xn ) − fq (xn )∥ + ∥ fq (xn ) − fq (x)∥.

5
Soit ε > 0, comme ( fn ) est équicontinue en x, il existe η > 0 tel que
ε
∀n ∈ N ∀y ∈ E ∥x − y∥ < η ⇒ ∥ fn (x) − fn (y)∥ < .
3
Comme xn → x il existe N ⩾ 0 tel que ∥xN − x∥ < η. Donc
ε ε
∀p, q ⩾ 0 ∥ f p (xN ) − f p (x)∥ < et ∥ fq (xN ) − fq (x)∥ < .
3 3
Enfin N étant fixé, xN ∈ G, la suite ( fn (xN ))n est une suite de Cauchy, donc il existe N ′ ⩾ N tel que pour
p, q ⩾ N ′ on a,
ε
∥ f p (xN ) − fq (xN )∥ < .
3
Le bilan de toute ces inégalités est donc

∀p, q ⩾ N ′ ∥ f p (x) − fq (x)∥ < ε.

Donc ( fn (x))n est une suite de Cauchy, donc x ∈ G et G est fermé.

Correction de l’exercice 8 ▲

1. (a) Montrons que A est ouvert. Soit x ∈ A, alors H (x) = { f (x) | f ∈ H } est bornée, notons M une
borne. Écrivons l’équicontinuité pour ε = 1, il existe η > 0 tel que

∀f ∈ H ∀y ∈ E (∥x − y∥ < η ⇒ | f (x) − f (y)| < 1).

Or si | f (x) − f (y)| < 1 alors | f (y)| < | f (x)| + 1 ⩽ M + 1. On a donc montré

∀f ∈ H ∀y ∈ E (y ∈ B(x, η) ⇒ | f (y)| < M + 1).

Donc B(x, η) ⊂ A. Donc A est ouvert.


(b) Montrons que A est fermé. Soit (xn ) une suite d’éléments de A qui converge vers x ∈ E. On reprend
ε = 1 et on obtient un η par équicontinuité. Comme xn → x alors il existe N tel que ∥xN − x∥ < η.
Donc pour tout f dans H , | f (x) − f (xN )| < 1 ; donc | f (x)| < | f (xN )| + 1. Or xN ∈ A, il existe M
tel | f (xN )| soit bornée par M pour tout f dans H . Donc pour tout f ∈ H , | f (x)| < M + 1. Donc
x ∈ A. Donc A est fermé.
2. x0 ∈ A donc A est non vide, comme A est ouvert et fermé et E est connexe alors A = E. donc pour tout
x ∈ E, H (x) est borné dans R, donc H (x) est un compact de R. Par le théorème d’Ascoli, H étant
équicontinue et E étant compact alors H¯ est compact.

Correction de l’exercice 9 ▲

1. (a) Pour t ⩾ 0 fixé, alors


q
fn (t) = sin t + 4(nπ)2
r
t
= sin 2nπ 1+
4n2 π 2
1 t 1
= sin 2nπ(1 + 2 2
+ o( 2 ))
2 4n π n
t 1
= sin(2nπ + + o( ))
4nπ n
t 1
= sin( ) + o( )
4nπ n

Donc quand n → +∞ alors fn (t) → 0. Donc ( fn ) converge simplement vers 0.

6
(b) Pour n ⩾ 1,
1 1 p 1 1 1
| fn′ (t)| =
√ cos t + 4n2 π 2 ⩽ √ ⩽ .
2 t + 4n π2 2 2 t + 4π 2 4π
Pour t ⩾ 0 fixé et ε > 0 donné, on pose η = 4πε, alors par l’inégalité des accroissement finis
1
∀n ⩾ 1 |t − t ′ | < η ⇒ | fn (t) − fn (t ′ )| ⩽ |t − t ′ | < ε.

Donc ( fn ) est une famille équicontinue.
2. Notons H = { fn | n ∈ N∗ }, H (t) = { fn (t) | n ∈ N∗ }, alors d’après la convergence simple, H (t) =
H (t) ∪ {0}. Mais ( fn ) ne converge pas uniformément√(i.e. pour la norme ∥.∥∞ ) vers f = 0. En effet
pour n impair, posons tn = 5n2 π 2 , alors fn (tn ) = sin 9n2 π 2 = sin(3nπ) = 0. Pour n pair, on pose
2
tn = π4 + 2nπ 2 alors
r r
π2 π π
fn (tn ) = sin + 2nπ + 4n π = sin ( + 2nπ)2 = sin( + 2nπ) = 1.
2 2 2
4 2 2
Donc pour tout n, ∥ fn − f ∥∞ = 1. Supposons que H soit relativement compact alors de la suite ( fn ) on
peut extraire une sous-suite qui converge, nécessairement la limite est f = 0, mais comme pour tout n,
∥ fn − f ∥∞ = 1, nous obtenons une contradiction.
Bien sûr le théorème d’Ascoli n’est pas mis en défaut, car toutes les hypothèses sont vérifiées sauf
E = [0, +∞[ qui n’est pas compact.

Correction de l’exercice 10 ▲

1. k est continue sur le compact [a, b] × [a, b] donc est uniformément continue. Écrivons cette continuité
uniforme dans le cas particulier où les secondes coordonnées sont égales :
∀ε ′ > 0 ∃η > 0 ∀x, y,t ∈ [a, b] |x − y| < η ⇒ |k(x,t) − k(y,t)| < ε ′ .

2. Comme ( fn ) est bornée il existe M > 0 tel que pour tout n ∈ N, ∥ fn ∥∞ ⩽ M. Fixons x ∈ [a, b]. Soit
ε > 0, posons ε ′ = M(b−a)
ε
, par l’uniforme continuité de k, on obtient un η > 0 avec pour |x − y| < η,
′ ε
|k(x,t) − k(y,t)| < ε = M(b−a) .
Donc pour |x − y| < η,
Z b
|K fn (x) − K fn (y)| ⩽ |k(x,t) − k(y,t)|∥ fn ∥∞ dt
a
Z b
⩽M |k(x,t) − k(y,t)|dt
a
Z b
ε
⩽M dt
a M(b − a)
⩽ε

Ce qui est l’équicontinuité de (K fn ) en x. Comme ceci est valable quelque soit x ∈ [a, b] alors (K fn ) est
équicontinue.
3. Notons H = (K fn )n . Alors pour x donné H (x) est borné car | ab k(x,t) fn (t)dt| ⩽ M ab |k(x,t)|dt est
R R

bornée indépendamment de n ∈ N. Donc H (x) est un fermé borné de R donc un compact.


Nous avons toutes les hypothèses pour appliquer le théorème d’Ascoli, donc H = (K fn )n est relativement
compact. Donc de la suite (K fn ) on peut extraire une sous-suite convergente. (Attention la limite de cette
sous-suite est dans H ⊂ X et pas nécessairement dans H .)

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