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Géographie 12ème SS-1

Le document présente un cours de géographie sur la population mondiale, abordant sa composition, évolution, répartition, ainsi que les mouvements migratoires et les structures démographiques. Il décrit les caractéristiques des différentes races, langues et religions, ainsi que les taux de natalité, mortalité et fécondité. Enfin, il analyse les activités agricoles et industrielles dans les pays développés et sous-développés, ainsi que les problèmes d'urbanisme et d'échanges internationaux.

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Géographie 12ème SS-1

Le document présente un cours de géographie sur la population mondiale, abordant sa composition, évolution, répartition, ainsi que les mouvements migratoires et les structures démographiques. Il décrit les caractéristiques des différentes races, langues et religions, ainsi que les taux de natalité, mortalité et fécondité. Enfin, il analyse les activités agricoles et industrielles dans les pays développés et sous-développés, ainsi que les problèmes d'urbanisme et d'échanges internationaux.

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Conception et réalisation : Alhassane Diallo. Contacts : 622811531/669180713/657591322.e-mail : [email protected].

Géographie 12ème SS
Chapitre I : La population mondiale
1-La population mondiale : composition, évolution, répartition
2-Les mouvements de la population mondiale
3-Structure de la population mondiale
4-Les problèmes démographiques
5-Notion de développement et de sous-développement
Chapitre II : Les activités agricoles en pays sous-développés
1-Agriculture extensive traditionnelle
2-L’agriculture intensive traditionnelle (agriculture sérère)
3-L’agriculture intensive traditionnelle (agriculture baga)
4-L’agriculture spéculative
Chapitre III : Les activités agricoles en pays développés
1-L’agriculture intensive traditionnelle européenne
2-L’agriculture intensive moderne au Pays-Bas
3-L’agriculture extensive moderne en Australie
Chapitre IV : élevage – pêche
1-Elevage extensif traditionnel
2-Elevage intensif moderne
3-La pêche
Chapitre V : Industrie- Echanges –Villes
I-Industrie
1-L’industrie
2-Les types d’industries et les formes d’organisation
II-Les échanges internationaux
3-Transport et télécommunications
4-Techniques d’échanges
5-Les problèmes des échanges internationaux et leurs solutions
III-Les villes
6-Les villes
7-Problèmes actuels de l’urbanisme dans le monde et en particulier dans les pays
sous-développés.

Alhassane Diallo enseignant-chercheur en Histoire-Géographie-Education civique et morale


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Leçon : La population mondiale


Résumé : la population mondiale est l’ensemble des hommes qui vivent sur la
terre. Aujourd’hui, la population mondiale est connue grâce à une science de la
géographie dite ’’Démographie’’ qui nous donne des renseignements avec une
grande précision. Selon l’ONU chaque année la population mondiale augmente
de 80.000 .000 d’individus. A ce rythme, la population compte 7 milliards
d’habitants.
1-Composition : selon la couleur de la peau, la nature des cheveux, des yeux et
de nez en classe la population mondiale en trois groupes de races :
La race : est une catégorie d’individus ou un groupe d’hommes présentant un
ensemble de caractère physique et héréditaire communs.
La race noire : les cheveux noirs, et crépus, le nez épaté, compte de 10% de la
population mondiale. Vivant surtout en Afrique au sud du Sahara, le sud de l’Inde,
en Mélanésie. La traite des noirs l’a répandu en Amérique.
La race blanche : avec la peau claire ou faiblement colorée, les cheveux
abondants et souples, représente 53% de la population mondiale essentiellement
en Europe, en Asie de l’ouest et du sud, en Afrique du nord et en Australie.
La race jaune : constitue le reste de l’humanité, son domaine est l’extrême orient.
Les principales langues parlées dans le monde :
Chinois 20%, Anglais 8%, Espagnol 5,5%, Hindi 4,5%, Russe 3,5%, Arabe 3,5%,
Bengali 3%, Portugais 3%, Japonais 2,7%, Allemand 2,7%, Français 2%, Italien
1,7%, Swahili 1,2%, Néerlandais 0,4%, autres langues 8,3%.
La religion : est un ensemble de pratique et de croyances affirmant l’existence
d’un être surnaturel (Dieu) et un monde surnaturel (l’au-delà) avec lesquels les
hommes peuvent être en relation.
Les principales religions pratiquées dans le monde sont : le christianisme 33%,
l’islam 17,50%, l’animisme 15%, l’hindouisme 13,50%, le Bouddhisme 7,51%,
Judaïsme 0,6%, athée 16%.
Les religions sont classées en deux catégories : monothéiste et polythéiste.
La densité : c’est le nombre d’habitant par km ou encore le rapport d’habitants
avec la superficie du territoire concerné. Actuellement la densité de la population
est estimée à 34hbts/km². Cette densité varie selon les continents ou les pays.
120hbt/km² pour l’Asie, 35hbt/km pour l’Europe, 30 pour l’Afrique, 06 pour
l’Océanie, 20 pour l’Amérique. Il y a des zones de fortes densités et de faible
densités.
Forte densité : la chine 130hbts/km², l’Inde 110 hbts/km².
Faible densité : les déserts, les zones froides et chaudes -2hbt/km².
La formule est la suivante
𝒑(𝒉𝒃𝒕𝒔)
d= 𝟐 𝒔(𝒌𝒎 )

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Croissance :la croissance d’une population résulte de la différence entre les décès
et les naissances. Elle est généralement liée aux progrès enregistrés par les peuples
et varie d’une région à une autre.
La physionomie de la population mondiale
Périodes Populations en hbts
Début de l’ère chrétienne 200.000.000
1650 5.450.000.000
1850 1.175.000.000
1950 2.500.000.000
1981 4.500.000.000
2000 6.000.000.000
2005 6.500.000.000
2011 7.000.000.000
Cette croissance est due de nos jours aux progrès scientifique et technique, la non
limitation de la naissance approchée et le précoce.
Leçon : les mouvements naturels de la population mondiale
Résumé : le mouvement naturel se constitue des phénomènes démographiques
dépendants ou indépendants de la volonté humaine.
La natalité : c’est le nombre de naissance enregistré au cours d’une année. Elle
s’explique par un taux de natalité.
Le taux de natalité : est le nombre de naissance annuelle pour un effectif de 1000
habitants.
𝒏𝑵/𝒂𝒏
Tn = × 𝟏𝟎𝟎𝟎𝒉𝒃𝒕𝒔
𝒑𝒕
La mortalité : est le nombre de décès survenu au cours d’une année. Elle est
exprimée par un taux de mortalité.
Le taux de mortalité : est le nombre de décès annuel sur un effectif de 1000hbts.
𝒏𝑫/𝒂𝒏
𝑻𝑴 = × 𝟏𝟎𝟎𝟎𝒉𝒃𝒕𝒔
𝒑𝒕
La fécondité : est le rapport entre le nombre des naissances et le nombre des
femmes en âge de procréation 14 à 49 ans. Elle est exprimée par un taux de
fécondité.
Le taux de fécondité : c’est le nombre de naissance vivante d’une année pour un
effectif de 1000hbts.
𝒏𝑵𝒗/𝒂𝒏
𝑻𝒇 = × 𝟏𝟎𝟎𝟎
𝒇(𝟏𝟒 à 𝟒𝟗 𝒂𝒏𝒔)

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La population totale, la densité, la superficie :


𝑷𝒐+𝒑𝟏 𝒑(𝒉𝒃𝒕𝒔) 𝒑𝒕(𝒉𝒃𝒕𝒔)
𝒑𝒕 = ; 𝒅= ; 𝒔= ; p = d× 𝒔.
𝟐 𝒔(𝒌𝒎𝟐 ) 𝒅(𝒌𝒎𝟐 )

Accroissement naturel : c’est la différence entre la natalité et la mortalité. Il est


exprimé par un taux appelé taux d’accroissement naturel.
Tan = Tn - Tm.
Leçon : les mouvements migratoires de la population mondiale
Résumé : les mouvements migrations sont l’ensemble des déplacements ayant
pour effet de transférer la résidence des intéressés d’un certain lieu d’origine ou
lieu de départ à un lieu de destination ou d’arrivé.
On distingue deux groupes de migration : selon la forme et selon le temps.
1-selon la forme :il existe les mouvements migratoires internes et externes.
Les mouvements migratoires internes : sont des déplacements qui se font à
l’intérieur d’un même pays. Ex :la migration des campagnes vers les villes.
Les mouvements externes : sont des migrations qui se forment avec
franchissement des frontières. Ex : les Guinéens en France. Dans les migrations
internationales, on distingue la notion d’immigration et d’émigration.
L’émigration : est un déplacement d’un individu ou d’une population qui quitte
sa région ou son pays natal pour s’installer dans un autre pays.
L’immigration : est un déplacement d’un individu qui s’installe dans une région
ou dans un pays différent de son pays d’origine. L’enregistrement régulier des
migrations permet d’établir la balance migratoire ou solde migratoire.
BM=I-E
2-selon le temps : il existe deux temps de migration : temporaire et définitive.
Les migrations temporaires : sont des déplacements qui se font à des périodes
bien définies dans l’intention de ne pas s’établir de façon définitive.
Les migrations définitives : sont des migrations qui se font dans l’intention de
se fixer de façon définitive hors du pays natal.
Les causes des migrations : elles sont nombreuses, on distingue :
Les causes économiques : recherche du travail, d’une vie meilleure.
Les causes politiques : persécution politique, trouble interne.
Les causes sociales : aggravation des inégalités, des castes, problèmes familiaux,
moquerie d’une communauté….

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Les causes des calamités naturelles : le climat, la végétation, le sol infertile,


l’inondation, les éruptions volcaniques, les tremblements de terre, les maladies…
Les conséquences des migrations : elles se résument de la manière suivante :
L’occupation des terres ; la répartition inégale de la population mondiale ;
l’augmentation de la population urbaine au détriment des campagnes ;
surpeuplement des pays riches au détriment des pauvres ; le vieillissement de la
population campagnarde occasionné vers les centres urbains ; problème de
logement, de nourriture, d’emploi, de santé et de l’insécurité dans les centres
urbains.
Leçon : structure de la population mondiale
Résumé : c’est une étude quantitative qui s’intéresse aux caractéristiques
numériques obtenus à partir de la statistique. Pour connaitre la structure de la
population, la démographie distingue l’âge, le sexe et l’activité professionnelle.
La connaissance de la structure présente une grande importance dans les analyses
démographiques, les études de main d’œuvre, la création d’emploi, la
détermination des besoins scolaires, en matière de santé.
a-Structure par sexe : elle s’apprécie par le calcul des taux de masculinité et de
féminité. En général il naît plus des garçons que des filles (105 garçons pour 100
filles) mais ce phénomène se renverse au fil du temps par suite de la mortalité
masculine liée au tabagisme, à l’alcoolisme, aux accidents du travail, aux guerres,
aux travaux durs mais aussi à la longévité naturelle des femmes.
Pour exprimer les quantités de façon significative on utilise le taux de masculinité
et féminité qui est le rapport de l’effectif du sexe considéré à l’effectif de la
population totale fois 100 ou 1000.
𝒏𝒈𝒂𝒓ç𝒐𝒏𝒔×𝟏𝟎𝟎𝟎 𝒏𝒇𝒊𝒍𝒍𝒆𝒔×𝟏𝟎𝟎𝟎
𝑻𝒎𝒂𝒔𝒄𝒖𝒍𝒊𝒏𝒊𝒕é = ; 𝑻𝒇é𝒎𝒊𝒏𝒊𝒕é =
𝒑𝒕 𝒑𝒕

b-Structure par âge :la population est groupée en trois catégories.


Les jeunes : population à scolarisé, moins de 15 ans ;
Les adultes : population qui contribue à l’augmentation de la production et de la
population.
Les vieux : plus de 65 ans, population en charge. Ces limites varient suivant les
pays ; dans les pays développés, les jeunes entrent dans la vie active avant l’âge

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de 15ans. Par contre dans les pays sous-développés les gens commencent et
arrêtent leurs activités professionnelles après et avant 65ans.
Construction de la pyramide des âges : pour étudier la composition par âge
d’une population le plus simple est de construire une pyramide des âges. On trace
un graphique sur lequel on porte successivement les effectifs de chaque classe
d’âge en abscisse et les âges en ordonnée en représentant d’un côté de
l’axe(gauche) la population masculine et de l’autre (droite) la population féminine
on obtient également la composition par sexe. L’ensemble a une allure
grossièrement pyramidale ou plus exactement triangulaire. D’après l’allure de la
pyramide des âges, on distingue les types suivants :
1-Le type en parasol : il a une base largement étalée avec un amenuisement
rapide vers le sommet. Il caractérise les pays ne limitant pas les naissances, en
voie d’accroissement rapide mais à mortalité élevée. C’est le type de certaines
parties d’Asie, le continent africain et l’Amérique latine.
2-Le type en ogive : il a une base moins large que celui en parasol avec une
diminution lente vers le sommet. Il est le type des pays de grande longévité et
fécondité décroissante. Ex : la canada.
3-Le type en urne : sa base est rétrécie. Il traduit le vieillissement démographique
comme la France où le nombre de naissance diminue d’année en année.
4-Le type en as de pique : ressemble au précédent par sa partie centrale étranglée,
mais sa base large traduit une reprise de la mortalité.
La représentation pyramidale permet de suivre de façon très exacte l’évolution
d’une population. Mais les comparaisons entre divers groupes se font plus
facilement par comparaison des pourcentages qui indique respectivement les
éléments jeunes, adultes et vieux.
Structure socio-professionnelle : elle dépend de l’organisation de niveau de vie.
On peut distinguer la population traditionnelle, moderne, active et inactive.
Population active : on appelle population active, l’ensemble des personnes qui
exercent une activité professionnelle rémunératrice même après un retranchement
momentané. Ou encore toute personne de deux sexes qui fournit la main d’œuvre
disponible pour la production.
Le taux de la population active : est le rapport entre la population active et la
population totale.
𝒑𝒂×𝟏𝟎𝟎
La formule est la suivante : 𝑻𝒑𝒂 =
𝑷𝑻
La population inactive : est l’ensemble des personnes qui ne pratiquent pas un
travail productif ou c’est l’ensemble des personnes en charge : enfants,
adolescents, infirmes, vieillards, femmes ménagères…
La population active se trouve repartie dans trois secteurs : primaire, secondaire
et tertiaire.
Représentons le tableau ci-dessous sur une pyramide d’âge :

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N° Tranche d’âge Population (en milliers


d’hbts
Sexe masculin Sexe
féminin
1 0-4 15 13
2 5-9 12 11
3 10-14 9 8
4 15-19 8 8
5 20-24 9 7
6 25-29 8 7
7 30-34 7 6
8 35-39 6 5
9 40-44 5 5
10 45-49 4 4

11 50-54 4 3
12 55-59 3 4
13 60 et plus 2 3
Leçon : les problèmes démographiques
Résumé : la lutte contre la mortalité et la natalité constitue de nos jours une
préoccupation majeur de presque tous les Etats du monde. En général dans les
pays développés le croit naturel de 0,7% ne permet pas de renouveler la population
en dépit de l’élévation de l’espérance de vie plus de 70 ans. Par contre dans les
pays sous-développés le taux de natalité, bien qu’en diminution, reste élevé 20 à
40%. Le taux de mortalité a également baisé aux environs de 15% avec une
croissance élevée de l’ordre de 3%. Les principaux problèmes liés à la baisse de
la mortalité et à l’élévation de la natalité.
En pays développés : difficultés de renouvellement des générations, la forte
immigration des étrangers, le manque de main d’œuvre, la réduction de la
production des entreprises, les problèmes de sécurité d’emploi pour les étrangers
surtout les femmes.
En pays sous-développés : les problèmes d’éducation (insuffisance d’écoles, la
pléthore d’effectif dans les classes, insuffisance de l’encadrement pédagogique et
familial, les problèmes sanitaires (manque d’hôpitaux et de soin médicaux), les

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problèmes alimentaires (malnutrition, sous-alimentation), les problèmes sociaux


(délinquance juvénile, criminalité, viol, vole…
En conclusion, la mise en place de politiques efficaces permettrait de résoudre les
problèmes avec l’amélioration progressive des conditions de vie.
Leçon : notion de développement et de sous –développement
Résumé : le monde d’aujourd’hui est celui de l’inégalité entre continents, Etats
nations, régions, catégories sociales, branches professionnelles, hommes,
femmes, entre nationaux et étrangers.
1-Notion de développement : le développement est l’ensemble de l’amélioration
qualitative et durable d’une économie et de son fonctionnement. C’est aussi
l’augmentation de la production agricole et industrielle qui permet de mieux
nourrir, loger et instruire la population d’un pays. Si l’on veut trouver une
signification précise à la notion de développement, il convient de la confondre au
terme de croissance. Alors que la croissance caractérise l’augmentation des
dimensions économiques, le développement désigne lui des processus tendant à
la fois la diffusion harmonieuse des effets de la croissance dans la société entière
et l’acquisition d’une autonomie de croissance.
Caractéristiques du développement : un niveau de vie élevé, un revenu
supérieur par habitant, une capacité de production accrue, la maîtrise de la nature,
l’élimination de la pauvreté, l’autosuffisance, la possibilité d’épanouissement
personnel offerte à tous, primauté des secteurs secondaire et tertiaire.
2-Notion de sous – développement : en 1949, le président Truman (USA) évoque
à l’ONU les « pays sous-développés » pour désigner les pays en marche vers la
décolonisation. Pour désigner le concept de sous – développement, plusieurs
expressions ont été utilisés : pays arriérés, tiers monde, pays en voie de
développement, le mal développement, les pays les moins avancés, pays du sud,
pays tropicaux… ces expressions servent à mettre ces pays à part. le sous-
développement est donc une antithèse du développement dont la signification
précise est le non-développement.
Selon IVES LACOSTE « l’état de sous-développement peut se définir comme
une situation caractérisée par une distorsion durable entre une croissance
démographique relativement forte et une augmentation relativement faible des
ressources dont dispose effectivement la population.
Les causes du sous-développement.
1-Les causes lointaines : le pillage des nations à l’époque de l’accumulation
primitive des capitaux, colonisation…
2-Les causes actuelles : faibles taux d’échanges entre les nations développées,
dépendance économique et monétaire, instabilité politique, mauvaise gestion,
corruption.
Caractéristiques du sous-développement : prédominance des activités du
secteur primaire, faible revenu par habitant, sous –exploitation des ressources et

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sous-emploi, hypertrophie du secteur tertiaire, faiblesse de l’industrie,


autoritarisme politique, forte fécondité, taux de mortalité infantile très élevé,
analphabétisme dominant, prépondérances des paysans, polygamie, mariage
précoce, mal nutrition.
Solutions : pour sortir du sous – développement, les pays du tiers monde doivent
avoir : un gouvernement avisé et stable, des populations entreprenantes, la
coopération des pays industrialisés.
Leçon : l’agriculture extensive traditionnelle
Résumé : Dans les pays sous – développés, l’agriculture occupe la majorité de la
population près de 2/3. Les activités agricoles portent soit sur la culture vivrière,
soit sur les cultures d’exportation. Elles sont dominées par des techniques
archaïques ne permettant guère l’accroissement du volume de la production.
Agriculture vivrière traditionnelle : elle est entièrement consacrée à la culture
vivrière qui sont : le riz, le maïs, l’igname, le manioc, la patate etc…
L’intensification de cette production vivrière est le seul garant de l’autosuffisance
alimentaire dans les pays sous –développés.
Cette intensification exige :
-L’encadrement technique des paysans ;
-L’apport de semences de bonne qualité ;
-L’apport d’engrais, la maitrise de l’eau ; l’utilisation des instruments
performants ;
-le conditionnement des récoltes.
Suivant les rendements par unité de surface et de densité de la population,
l’agriculture en pays sous-développés se présente sous deux aspects (l’agriculture
extensive traditionnelle et intensive traditionnelle).
A – L’agriculture extensive traditionnelle : elle s’effectue sur une vaste
superficie avec un faible rendement par unité de surface et dont les techniques
archaïques se transmettent de génération en génération. Elle se manifeste par des
déplacements champs (culture itinérante) faute de moyen de fertilisation
(engrais).
A – 1- L’agriculture sur brûlis : la zone tropicale est le siège du système de
culture extensive sur brûlis. Mais selon les contrés son nom varie : Lougan en
Afrique de l’ouest, Tavy au Madagascar, Ray en Indonésie, Raça au Brésil… Quel
que soit l’appellation qu’on lui donne à la culture sur brûlis, la réalité reste la
même : défrichement, abattage des arbres, épandage des branches et la mise à feu
puis les opérations de labour, de sarclage, de surveillance et enfin la récolte.
L’utilisation du feu joue un double rôle : non seulement il dégage la surface
défrichée, mais aussi permet de fertiliser le sol à l’aide des cendres riches en
potasse.
Caractéristiques :
-Le défrichement par le feu ;
-Le déplacement des champs,
-L’utilisation des instruments archaïques ;

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-L’exploitation des vastes superficies ;


-Des rendements faibles ;
-Pratique de la jachère
Conséquences :
a-Avantage : la cendre fertilise temporairement le sol, le système exige peu de
travail.
b-Inconvénients :
-La destruction de la flore (déforestation) ;
-La dégradation du sol (l’érosion) ;
-Le tarissement des cours d’eaux ;
-La soumission aux caprices climatiques.
Leçon : l’agriculture intensive traditionnelle
Résumé : l’agriculture intensive traditionnelle utilise des superficies réduites
avec des rendements relativement élevés. Dans ce système, le paysan est maître
soit de l’eau, soit de l’engrais et de leur usage. Elle est un assez perfectionné mais
limité dans son application liée à de fortes densités humaines et permet la fixation
de l’habitat et/ou des champs. C’est le cas des Baga, des Sérères en Afrique de
l’ouest et des Indonésiens en Asie de mousson.
a/l’agriculture sérère : les Sérères vivent dans le sud de Dakar précisément dans
le Joal. Ils pratiquent l’agriculture associée à l’élevage. Le finage comprend deux
partis : les abords du village se couvrent du mil hâtif ou de manioc. Si l’agriculture
itinérante est trop répandue dans le monde tropical, il existe d’autres sociétés qui
pratiquent une agriculture sèche (non irrigué) ; solidairement encrée sur un finage
définitivement fixé dont les champs ne se déplacent pas. Cette agriculture
sédentaire possède des techniques extrêmement ingénieuses qui lui permettent
d’être intensive et nourri une forte densité de population. En effet, les Sérères sont
de paysans éleveurs du Sénégal, implantés entre la côte atlantique et la voie ferré
Thiès-Kaolack et la rivière Saloum. Les sérères peuplent en de très fortes densités
30-50habitants par km². La brousse parsemée de baobabs, d’acacias. Le paysage
sérère très original, s’ordonne concentriquement autour des villages. Celui-ci est
composé de plusieurs quartiers d’enclos familiaux renfermant une dizaine de
cases. Autour du village s’étend une auréole de champs nus fermés, pendant les
périodes humides, du mil précoce et du haricot mais aussi çà et là des plans de

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manioc et de coton. Au-delà de cette zone centrale, le finage sérère est divisé en
trois grandes soles bien séparées par une haie. Chaque année, en saison humide
une sole porte de l’arachide, une du mil précoce et la troisième sole reste en
jachère où le bétail est gardé pendant la période humide. On pratique alors entre
les trois soles une rotation triennale. Malgré son ingéniosité, l’agriculture Sérère
reste fragile. Si la densité de la population baisse, les cultures itinérantes
apparaissent, et si la densité augmente fortement la jachère est cultivée et le bétail
perd ainsi sa place dans le finage.
Années Sole I Sole II Sole III
1ère Année Jachère Mil Arachide
2ème Année Arachide Jachère Mil
3ème Année Mil Arachide Jachère
Leçon : l’agriculture Baga
Résumé : les Baga constituent une population de la Guinée maritime vivant sur
le littoral, repartie entre les préfectures de Boké, Boffa, de Dubréka. Vivant le
long de la côte Guinéenne qui jouit d’excellente condition pédologique et
climatique, les Baga ont mis des techniques rizicultures inondées que l’on peut
résumer en deux phases :
1-La préparation des rizières qui comporte la destruction de la mangrove,
l’édification des digues, le creusement des canaux et le lavage (dessalement)
systématique des sols.
2-Le repiquage du riz préalablement ensemencé en pépinière. L’éloignement des
champs et le dur labeur nécessitent l’effort conjugué de toute la collectivité. Les
rendements sont élevés plus de deux tonnes par hectare. Leurs densités sont
élevées, comprises entre 21 et 40 hbts/km² et parfois supérieures à 61 hbts/km² en
des endroits. L’activité principale reste l’agriculture, la pêche, ils sont aussi
exploitants du sel.
Caractéristique de l’agriculture Baga :
-La création d’une pépinière 20 à 40 jours avant le repiquage ;
-L’aménagement des cassiers et la mise en culture qui comprend huit phases ;
-Le défrichement (mois de mars) ;
-La confection des cassiers (digues et canaux d’irrigation) ;
-Le défoncement du sol (mai-juin) ;
-le dessalement : soit par l’eau de pluie piégée dans les cassiers, soit par un cours
d’eau ;
-Le second labour ou mise en eau ou encore le planage ;

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-Le repiquage ;
-L’entretien et la protection des digues ;
-La récolte vers le mois de décembre.
Leçon : l’agriculture spéculative
Résumé : l’agriculture spéculative est une agriculture de marché. Elle se défini
comme une agriculture centrée sur une production commercialisée sur le marché
international dont les cous sont établis en fonction des rapports quantitatifs entre
l’offre et la demande.
Aspect : selon l’importance et la forme d’exploitation, l’agriculture spéculative
revêt deux formes :
1-les petites exploitations paysannes : à l’époque coloniale, avec l’introduction
de l’argent comme seule forme d’échange, les paysans furent obligés pour
s’acquitter d’impôts et taxes de développer côté des cultures vivrières, les cultures
commerciales de petites superficies.
2-les grandes plantations : les grandes plantations sont le fruit de grandes
entreprises ou des Etats malgré la mécanisation de certains travaux, les grandes
plantations emploient une main d’œuvre abondante.
Conséquences de l’agriculture spéculative : si l’agriculture spéculative a permis
de réaliser un grand profit pour l’économie de certains pays d’accueil, elle affiche
cependant certaines conséquences négatives dans les anciennes colonies.
Les conséquences socio-culturelles :
-l’esclavage ;
-la migration forcée et ses conséquences ;
-la dépossession des autochtones de leurs meilleures terres.
Les conséquences économiques :
-la dégradation des sols par la monoculture ;
-le bouleversement du titre foncier dans les colonies ;
-la baisse de la production des cultures vivrières au profit des cultures
d’exportation ;
-les crises de surproduction et les dépendances économiques dans le monde.
Conclusion générale sur l’agriculture dans les pays sous-développés : quel
que soit le type (intensif ou extensif), l’agriculture dans les pays sous-développés
rencontre d’énormes difficultés. Pour arriver à une autosuffisance alimentaire et
promouvoir de développement socio-économique de nos Etats, il faut : un
encadrement technique des paysans, l’utilisation des instruments performants et
modernes, la pratique des techniques d’irrigation et de drainage (la maitrise de
l’eau), l’utilisation des engrais, des produits phytosanitaires et des semences
améliorées, l’assistance financière aux paysans (les crédits agricoles à bas intérêts.
Leçon : l’agriculture traditionnelle intensive Européenne
Résumé : l’agriculture dans les pays développés se caractérise par l’utilisation
des machines, des engrais, des méthodes scientifiques et modernes, de sélection
des semences, par la maitrise de l’eau et surtout la liaison entre l’élevage et

Alhassane Diallo enseignant-chercheur en Histoire-Géographie-Education civique et morale


Conception et réalisation : Alhassane Diallo. Contacts : 622811531/669180713/657591322.e-mail : [email protected].

l’agriculture. Le caractère intensif se vérifie surtout par la mécanisation et la


spécialisation des régions.
1-les campagnes : caractérisés par l’ouverture des champs par le regroupement
de l’habitat en village.
Les champs divisés en soles subissent un assolement triennal depuis le moyen âge
jusqu’au XIXème siècle, l’élevage est étroitement associé à la culture. (France,
Belgique, Pologne).
2-les bocages : ce système est différent de celui des campagnes, ici les paysans
sont indépendants. Les champs sont enclos de haies donnant un aspect boisé au
paysage. La polyculture est le système dominant. Campagne et bocage sont
formes d’exploitation qui traduisent les techniques anciennes des paysages
européens avec la révolution industrielle du XIX siècle qui a bouleversé les
habitudes culturales.
Leçon ; l’agriculture intensive moderne au Pays-Bas
Résumé : les Pays-Bas constituent un plat par excellence situé au cœur de
l’Europe du Nord-ouest, en bordure de la mer du nord environ 52° de 41526km²
pour une population de 15.700.000hbts en 1997. L’agriculture s’occupe que 6%
des actifs 2/3 de revenus des paysans provient de l’élevage.
2-les processus :
La poldérisation : c’est la conquête des terres agricoles (polder) par la
construction des digues.
La bonification des terres par : la construction des canaux pour le drainage et
l’irrigation, le labour mécanisé ; l’usage des semences sélectionnées ; les travaux
d’entretiens ; la récolte.
Les grandes régions agricoles :
1-les provinces orientales : sols pauvres, portent les cultures de pomme de terre,
des seigles, d’orge et de betteraves.
2-les provinces occidentales : sols riches, portent les cultures d’exportation.
L’agriculture artificielle et permanente est très développée. Elle consiste à cultiver
sur des terres pour produire. Le pays s’est spécialisé dans la multiplication des
semences, de jeunes arbres et des fleurs.
La culture du maïs fourrager est devenue la première culture du pays.
Caractéristiques de l’agriculture Hollandaise : la petite taille des exportations,
l’utilisation des matériels performants ; la forte consommation d’engrais, les
rendements élevés ; la formation de haut niveau des agriculteurs ; le dynamisme
commercial des coopératives.
Problèmes :
-la dégradation de l’environnement ;
-la pollution des sols, des eaux ;
-Baisse du revenu des paysans ; pression fiscale ;
-la forte concurrence à l'exploitation.
Leçon : l’agriculture extensive Moderne en Australie

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Résumé : l’Australie est la plus grande île de l’Océanie avec une superficie de
7.704.000 km² et une population de 18.000.000nhbts. L’Australie s’étend entre le
9ème et le 12ème degrés de latitude sud. C’est un pays à relief uniforme et un climat
aride. Traversée au milieu par le tropique du capricorne, l’Australie est une vaste
région désertique avec des franges tropicales au nord-Est et méditerranée au sud-
Est et au Sud-ouest.
Les potentialités souvent médiocres liées à l’irrigation des précipitations ainsi que
la pauvreté des sols expliquent le caractère extensif de l’agriculture Australienne.
Mais la diversité du climat rend possible toutes les cultures. Le nord et le nord est
le domaine des cultures, des plantations (canne à sucre, banane, ananas, coton…),
le sud-Est est le domaine des cultures des vignes, des fruits, des agrumes…
Les activités sont mécanisées dans l’ensemble. Il existe deux types de cultures :
1-La culture mixte : Méthode pratiquée dans les régions arrosées et elle permet
surtout la culture irriguée. Dans cette région, l’élevage est aussi pratiqué par ce
qu’elle offre la pâture naturelle.
2-La culture sèche : est pratiquée dans les régions peu arrosées et très favorables
à la culture du blé, grâce à un assolement biennal. L’agriculture joue un rôle
important dans l’exportation. En Australie, les céréales restent les principales
productions (40%) des valeurs. Au cours des dernières années, l’industrialisation
a fait un grand progrès dans l’agriculture. La totalité de la production est destinée
à l’exportation.
Leçon : l’élevage extensif traditionnel
Résumé : l’élevage comme l’agriculture est une activité économique du secteur
primaire.
I-L ’élevage extensif traditionnel : l’élevage extensif est pratiqué partout où le
climat et la végétation le permettent notamment dans les régions arides et semi-
arides. En effet, les espaces géographiques de l’élevage sont plus vastes que celles
des cultures. En Afrique, l’élevage n’a pas un but essentiellement économique. Ils
ne vendent qu’une petite partie de leur production. En Inde, les interdictions
rituelles pèsent sur la production animale.
L’élevage extensif traditionnel a plusieurs types :
a-Le nomadisme : c’est le déplacement des troupeaux accompagnés de leur
berger sur des grandes distances avec le déplacement du village. Les animaux
élevés sont eux-mêmes adaptés à la chaleur et à la sécheresse : les dromadaires,
les chameaux, les moutons les chèvres…le nomade est à tout le temps à la
recherche de pâtures.
b-La transhumance : déplacement périodique des éleveurs et de leur troupeau.
Elle s’effectue sur des petites distances des lieux bien connus (entre la montagne
et la plaine).
Bref, l’élevage extensif traditionnel est caractérisé par l’abandon des troupeaux.
On rencontre une forme curieuse en milieu peulh où la passion de l’élevage
domine sur les motivations économiques.

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Ex : l’élevage peulh : les peulhs sont des peuples pasteurs qui vivent dans les
régions sahéliennes de l’Afrique (du Sénégal à la somalie). En Guinée, les peulhs
habitent le Fouta Djallon avec ses hauts massifs qui offrent des conditions
naturelles favorables à l’élevage (climat doux, régions de montagnes, présence de
pâturages partout). La présence des zones complémentaires (plateaux et bas-
fonds) permette une transhumance. Quand les pâturages sont secs sur les plateaux,
la troupe est conduite dans le bas-fonds jusqu’au début des pluies. Le sel constitue
le complément alimentaire des troupeaux qui se donne par bloc et par le mélange
avec des aliments et des médicaments (Touppal).
Touppal est un mode d’alimentation des troupeaux que les peulhs de Guinée
organisent deux fois par an à base de terre de termitière mélangé d’écorce, de
racines ou des feuilles, pour lesquels les croyances attribuent des vertus
inestimables. En réalité, au Fouta, l’élevage n’est pas économiquement favorable
à l’éleveur. Posséder un troupeau est symbole d’aisance de prestige. Il produit
néanmoins des produits alimentaires à la population rurale : le lait, le beurre.
Bref, l’élevage peulh est plus effectif que productif. De nos jours la
sédentarisation amène les populations vers d’autres activités : l’agriculture, le
commerce. Comme toute activité, les conséquences de l’élevage extensif peulh
sont : la destruction du couvert végétal, l’érosion.
Les rendements sont faibles en viande comme en lait. Pour pallier à ces
conséquences graves, la construction de ferme moderne serait nécessaire.
Leçon : l’élevage intensif moderne
Résumé : l’élevage intensif moderne est un élevage à haut rendement dont les
produits sont destinés à la commercialisation. Il tient une place importante dans
l’économie des pays qui la pratique. Il produit non seulement des produits
alimentaires mais aussi des matières pour bon nombre d’industries textiles.
Aujourd’hui, à l’échelle mondiale les USA et la Russie occupent la première
place.
Ex : l’élevage moderne du Danemark : pays de l’Europe du nord-ouest, le
Danemark couvre une superficie de 43000km². Son relief est favorable à l’élevage
(climat doux et pluvieux, le plaines vastes…) grâce à la haute qualification des
paysans. Le Danemark possède l’un des élevages les plus intensifs en Europe.
Organisés en coopératives, les fermiers exploitent de petits domaines et opèrent
en commun leurs achats.
Caractéristique : l’élevage Danois est caractérisé par deux aspects (Lait, viande).
L’opération de traite est faite électriquement pour éviter les souillures et la
contamination, mais aussi gagner en temps. 5000 litres de lait par an et par vache,
220000 tonnes de fromages et 120000 de tonnes de beurre par an. Pour la viande,
le Danemark produit 260000 tonnes par an, le bétail est battu s’il n’est plus
produit. Les espèces élevées sont : les bovins, les porcins (1000000 de têtes), les
volailles.
Au caractères spéculatif : l’élevage Danois est tourné vers la satisfaction du
marché. Pour beaucoup produire, les coopératives emploient des ingénieurs, des

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médecins vétérinaires, des spécialistes dans tous les domaines pour contrôler,
orienter et conseiller les fermiers.
Leçon : la pêche
Résumé : la pêche est une activité pratiquée par les populations riveraines,
côtières avec pour but d’apporter un complément alimentaire aux populations
pratiquantes.
Condition : le développement de la pêche est fonction des conditions naturelles,
techniques, des habitudes alimentaires mais aussi des ressources humaines.
Conditions naturelles : elles définissent les lieux de pêche (les océans et les mers
sont les meilleurs les lieux). Les milieux répondant à ces conditions sont les
plateformes continentales riches en sels minéraux, les zones de contact entre les
courants marins chauds et froids.
Les conditions humaines : reposent sur la main d’œuvre et la profession.
Les conditions techniques : elles sont définies par les moyens et les méthodes
mis en œuvre pour capturer les poisons. Ces conditions varient suivant les types :
traditionnels et modernes. Le degrés d’évolution technique détermine l’essor de
la pêche dans les différentes régions.
Formes : elles dépendent des moyens et des techniques employés.
On distingue : la pêche côtière ou artisanale : archaïque, elle se caractérise par
une durée plus ou moins courte (3h à 5h) et généralement le long des rivages. Ces
pêcheurs évoluent dans des espaces restreints à cause des instruments et méthodes
utilisés.
La pêche moderne ou industrielle : moyens modernes avec des capitaux
importants. Elle utilise des navires importants, des thoniers, des chalutiers.
La pêche hauturière ou lointaine : elle se fait loin du rivage pendant plusieurs
jours ou semaines et avec des navires montés d’une trentaine d’homme. Cette
pêche utilise des bateaux équipés des chambres froides, de conserveries.
Problèmes : beaucoup des problèmes sont liés à la pêche : le développement et
l’expansion de la pêche doivent être contrôlés pour éviter la destruction des eaux,
la disparition de certaines espèces. Face à la surexploitation des eaux et surtout la
protection des fonds marins des accords internationaux sont signés. Ce sont : la
convention de l’atlantique Nord-ouest en 1949 et celle de Londres en 1964. Elles
précisent les espèces protégées, les tonnages à pêcher mais aussi elles indiquent
les espèces à ne pas pêcher.
Les grandes zones de pêche dans le monde :
-Les mers du Nord ;
-Le pacifique ;
-Les mers tempérées de l’hémisphère sud ;
-Les mers tropicales sous exploitées à cause des moyens archaïques.
Les grands pays de pêche dans le monde : le Japon, les Philippines, l’Afrique du
sud, le Pérou, la Norvège, les USA…
Leçon : l’industrie

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Résumé : l’industrie est une activité qui consiste à travailler une matière première
la façonner pour lui donner une utilisation pratique.
Les étapes de son développement : l’artisanat représente le premier stade du
développement industriel. Peu à peu, de véritable structures industrielles se sont
développées. Ainsi en Europe et dans quelques pays d’Asie, on assiste à la
naissance d’ateliers de grandes dimensions. Dès le XIXème siècle, la machine à
vapeur fut utilisée. La locomotive est mise sur pied par Stephenson et Siguin en
1825. Ainsi, le XIXème siècle et le XXème siècle furent les siècles des
révolutions.
1-Première révolution : née en Angleterre pour se propager en France puis en
Europe du Nord-ouest. C’est une révolution technique. La machine remplace
l’outil mais aussi une évolution énergétique (utilisation de machine à vapeur).
L’artisanat rural décline car il ne peut concurrencer l’industrie.
2-Deuxième révolution : fin du XIXème siècle elle provoque l’expansion de
l’industrie hors de l’Europe.
3-Troisième révolution : début du XXème siècle, l’utilisation de l’énergie gagne
l’espace, l’industrie connait une transformation profonde (automation,
robotisation, nouveaux produits).
Les types d’industries :
Industrie de base ou industrie lourde : celle qui fournissent des produits
nécessaires aux autres industries qui font la puissance des Etats.
Industrie de transformation : livre au public des produits élaborés.
Les industries extractives, sidérurgie, métallurgique, chimique, lourde : la
construction mécanique, industrie alimentaire, les biens d’équipement (tracteurs,
ordinateurs), automobiles, aéronautique, construction navale, armement,
pharmacie, électricité, électronique.
Les facteurs de localisation : la production a toujours été le problème essentiel
de l’industrie, l’implantation quant à elle dépend des impératifs techniques.
De nos jours, ce sont des données commerciales, humaines qui orientent la
localisation. Le choix d’une implantation ne se fait pas au hasard mais en
comparant les avantages du lieu pour définir une localisation optimale,
l’entreprise veut d’abord réduire ces frais de production.
Leçon : transport et télécommunication
Résumé : le transport joue de nos jours un rôle important dans l’économie
mondiale.
La route : est un axe commercial suivi par les hommes, les idées et les
marchandises. Les routes se matérialisent par une chaussée. Son développement
doit s’adapter aux conditions géographiques (relief, fleuve, forêts), cependant, les
techniques permettent de nos jours de franchir des difficultés. C’est le
développement de l’automobile et du camion qui a redonné à la route toute son
importance. En fin le besoin de liaison rapide et sans obstacles a conduit à la
construction des autoroutes après la seconde guerre mondiale (USA et Canada).

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Les chemins de fer : ils se sont développés avec la grande industrie au XIXème
siècle.
Les avantages : 5000 tonnes par convoi, 1000 à 1500 voyageurs.
-La rapidité 300km/h ;
-leur faible prix comparé aux transports routiers ;
-Ils sont nécessaires ;
-A l’exploitation des gisements miniers (charbon, fer, bauxite…) ;
-A l’exploitation des produits agricoles, des bétails et bois… ;
-Aux transports rapides (vitesse commerciale de 200km/h.
Le transport maritime : les fleuves et les mers ont tout le temps été utilisés s’ils
requièrent les conditions favorables. La voie d’eau permet de transporter les
marchandises lourdes (minerais, bois…) en grande quantité, un convoi de quatre
grands chalands transporte l’équivalent de 12 trains.
Le transport aérien : aujourd’hui l’avion est partout. L’ouverture spéciale est
très inégale. Toutes les grandes villes des pays développés sont reliées entre elles.
Les réseaux mes plus denses sont en Amérique du nord, en Europe… (3/4 de la
circulation aérienne mondiale). Aux USA prendre un avion c’est comme prendre
un taxi. Dans les pays à relief très difficile, l’avion joue un rôle important (Brésil,
Australie). Dans le développement du tourisme et des affaires, l’avion gagne de
plus en plus une importance capitale. Les grands aéroports ont entrainé la création
des activités industrielles et tertiaires qui s’intensifient chaque jour.
Les télécommunications : pilier de l’activité économique, la télécommunication
fait partir des moyens de communication. On transmet aussi les sons, les images
électriques. Ces transports se développent vite et bouleversent la vie économique
et humaine. A l’échelle mondiale ils jouent un rôle fondamental. Ils tendent même
à créer une civilisation mondiale. C’est le début de l’ère télématique (rencontre
de l’information et de la transmission immédiate).
Leçon : les échanges
Résumé : De nos jours la réalisation d’un produit se conçoit pour l’ensemble de
la planète. Les moyens de transport qui vont permettre de le distribuer
s’organisent à l’échelle du globe. L’économie se mondialise. Echange : c’est
donner et recevoir ce qui suppose de communiquer grâce à des moyens terrestres,
maritimes aériens propre à acheminer un messager ou un bien.
Les techniques des échanges :
Le troc : le troc est un système d’échange n’utilisant pas la monnaie. C’est
l’échange d’un bien contre un autre bien. La nécessité de l’équivalent unique
s’impose et se réalise à travers la monnaie.
La monnaie : marchandise particulière. La monnaie joue un rôle d’équivalent
pour les autres marchandises et facilite l’échange des biens et des services.
Les formes de la monnaie : la monnaie comprend aujourd’hui trois formes :
La monnaie métallique : l’or détenu par la banque, monnaie convertible.
La monnaie papier : billet de banque, monnaie convertible.

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La monnaie scripturale : monnaie de service, de chèques postaux.


Fonction de la monnaie : la monnaie rempli quatre fonctions :
-La mesure de valeur,
-Le moyen de circulation,
-Le moyen de payement,
-Le moyen de thésaurisation.
Les banques : elles jouent un rôle fondamental dans les finances internationales,
administratives.
Le F.M.I : créé en 1944 à Breton Wood exerce trois fonctions essentielles gérer
un code de conduite en matière d’échange, de convertibilité des monnaies ; fournir
à ses membres des ressources financières qui leur permettent de respecter le code
de conduite, constituer un forum de concertation et de coopération.
La banque mondiale : créée par les mêmes accords de Breton Wood en Juillet
1914, elle-même, l’A.I. D (association Internationale pour le développement), la
S.F.I (société de France internationale), l’A.M.G. I (Agence multiraciale de
garantie des investissements).
Problèmes d’échanges internationaux : l’adoption d’une déclaration des droits
et des devoirs économiques des Etats impulse l’idée d’un nouvel ordre
économique internationale en 1974 à l’O.N.U.
La détérioration des termes d’échanges : en 1960 il fallait 12 tonnes de bananes
pour acheter un tracteur. Il fallait en 1970 plus du double.
Leçon : les villes
Définition : la ville se définie d’une manière simple par son paysage, sa densité
et l’importance de sa population sans qu’on ne puisse préciser le chiffre véritable
selon les pays et par un ensemble de fonctions liées aux activités des secteurs
secondaires et tertiaires. En d’autre terme on peut définir la ville comme une
agglomération continue et durable caractérisée par des activités non durables.
Les types des villes : les grandes villes appartiennent à des types divers. C’est
l’histoire sociale et les inégalités de développement économique qui rendent
compte de la variété de leurs aspects.
Les villes-d ’Europe : elles sont des cités patinées par des siècles et énormes
mouvements d’un passé remontant par fois à l’antiquité : paris garde encore les
‘’Arènes’’ de Lutèce.
Les villes Anglo-Saxonnes : elles sont grandies très vite et furent tracées sur un
plan de damier dans elles se sont développées : Chicago et Melbourne ne différent
guère à ce sujet.
Les villes de l’ex-URSS : elles ont énormément grandi depuis 1917 et certaines
d’entre elles (Leningrad, Kiev) ont subi de destruction pendant la guerre qu’elles
ont dit être presqu’entièrement construite.
Dans les villes du tiers monde : voisinant le grand luxe et misère. En Amérique
du sud, les Espagnoles y avaient des belles îles remarquables par leurs places
contrastes de pierres : Lima, Mexico.

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Les fonctions des villes : une ville dirige, produit, consomme et organise les
échanges. Elle satisfait les besoins sociaux et culturels de ses habitants. Parmi les
fonctions urbaines, on distingue :la fonction de résidence, la fonction industrielle,
la fonction religieuse, la fonction administrative, la fonction commerciale, la
fonction politique…
Problèmes actuels de l’urbanisation : la rapidité du développement des villes à
l’inadaptation des structures d’accueil besoin des citadins. Les agglomérations des
pays sous-développés se trouvent confronter à la menace de paralysie de l’activité
urbaine par des difficultés de circulation.

Fin du programme

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RÉPUBLIQUE DE GUINÉE
Travail – Justice – Solidarité

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT INSTITUT SUPÉRIEUR DES


SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENCES DE L’ÉDUCATION DE
SCIENTIFIQUE GUINÉE

BROCHURE DE GEOGRAPHIE
Niveau : 12ème ANNEE sciences sociales
Conception et réalisation : Alhassane Diallo
Professeur d’Histoire-Géographie- Education Civique et Morale.
Ancien étudiant de l’institut supérieur des sciences de l’éducation de guinée
(ISSEG) /conakry /lambanyi
E-mail : [email protected]
Tel :622811531/669180713 /657591322

« SOUVIENS-TOI QUE TOUT LE MONDE NE PENSE PAS COMME TOI »

Première édition : Janvier 2021

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