Géographie 12ème SS-1
Géographie 12ème SS-1
Géographie 12ème SS
Chapitre I : La population mondiale
1-La population mondiale : composition, évolution, répartition
2-Les mouvements de la population mondiale
3-Structure de la population mondiale
4-Les problèmes démographiques
5-Notion de développement et de sous-développement
Chapitre II : Les activités agricoles en pays sous-développés
1-Agriculture extensive traditionnelle
2-L’agriculture intensive traditionnelle (agriculture sérère)
3-L’agriculture intensive traditionnelle (agriculture baga)
4-L’agriculture spéculative
Chapitre III : Les activités agricoles en pays développés
1-L’agriculture intensive traditionnelle européenne
2-L’agriculture intensive moderne au Pays-Bas
3-L’agriculture extensive moderne en Australie
Chapitre IV : élevage – pêche
1-Elevage extensif traditionnel
2-Elevage intensif moderne
3-La pêche
Chapitre V : Industrie- Echanges –Villes
I-Industrie
1-L’industrie
2-Les types d’industries et les formes d’organisation
II-Les échanges internationaux
3-Transport et télécommunications
4-Techniques d’échanges
5-Les problèmes des échanges internationaux et leurs solutions
III-Les villes
6-Les villes
7-Problèmes actuels de l’urbanisme dans le monde et en particulier dans les pays
sous-développés.
Croissance :la croissance d’une population résulte de la différence entre les décès
et les naissances. Elle est généralement liée aux progrès enregistrés par les peuples
et varie d’une région à une autre.
La physionomie de la population mondiale
Périodes Populations en hbts
Début de l’ère chrétienne 200.000.000
1650 5.450.000.000
1850 1.175.000.000
1950 2.500.000.000
1981 4.500.000.000
2000 6.000.000.000
2005 6.500.000.000
2011 7.000.000.000
Cette croissance est due de nos jours aux progrès scientifique et technique, la non
limitation de la naissance approchée et le précoce.
Leçon : les mouvements naturels de la population mondiale
Résumé : le mouvement naturel se constitue des phénomènes démographiques
dépendants ou indépendants de la volonté humaine.
La natalité : c’est le nombre de naissance enregistré au cours d’une année. Elle
s’explique par un taux de natalité.
Le taux de natalité : est le nombre de naissance annuelle pour un effectif de 1000
habitants.
𝒏𝑵/𝒂𝒏
Tn = × 𝟏𝟎𝟎𝟎𝒉𝒃𝒕𝒔
𝒑𝒕
La mortalité : est le nombre de décès survenu au cours d’une année. Elle est
exprimée par un taux de mortalité.
Le taux de mortalité : est le nombre de décès annuel sur un effectif de 1000hbts.
𝒏𝑫/𝒂𝒏
𝑻𝑴 = × 𝟏𝟎𝟎𝟎𝒉𝒃𝒕𝒔
𝒑𝒕
La fécondité : est le rapport entre le nombre des naissances et le nombre des
femmes en âge de procréation 14 à 49 ans. Elle est exprimée par un taux de
fécondité.
Le taux de fécondité : c’est le nombre de naissance vivante d’une année pour un
effectif de 1000hbts.
𝒏𝑵𝒗/𝒂𝒏
𝑻𝒇 = × 𝟏𝟎𝟎𝟎
𝒇(𝟏𝟒 à 𝟒𝟗 𝒂𝒏𝒔)
de 15ans. Par contre dans les pays sous-développés les gens commencent et
arrêtent leurs activités professionnelles après et avant 65ans.
Construction de la pyramide des âges : pour étudier la composition par âge
d’une population le plus simple est de construire une pyramide des âges. On trace
un graphique sur lequel on porte successivement les effectifs de chaque classe
d’âge en abscisse et les âges en ordonnée en représentant d’un côté de
l’axe(gauche) la population masculine et de l’autre (droite) la population féminine
on obtient également la composition par sexe. L’ensemble a une allure
grossièrement pyramidale ou plus exactement triangulaire. D’après l’allure de la
pyramide des âges, on distingue les types suivants :
1-Le type en parasol : il a une base largement étalée avec un amenuisement
rapide vers le sommet. Il caractérise les pays ne limitant pas les naissances, en
voie d’accroissement rapide mais à mortalité élevée. C’est le type de certaines
parties d’Asie, le continent africain et l’Amérique latine.
2-Le type en ogive : il a une base moins large que celui en parasol avec une
diminution lente vers le sommet. Il est le type des pays de grande longévité et
fécondité décroissante. Ex : la canada.
3-Le type en urne : sa base est rétrécie. Il traduit le vieillissement démographique
comme la France où le nombre de naissance diminue d’année en année.
4-Le type en as de pique : ressemble au précédent par sa partie centrale étranglée,
mais sa base large traduit une reprise de la mortalité.
La représentation pyramidale permet de suivre de façon très exacte l’évolution
d’une population. Mais les comparaisons entre divers groupes se font plus
facilement par comparaison des pourcentages qui indique respectivement les
éléments jeunes, adultes et vieux.
Structure socio-professionnelle : elle dépend de l’organisation de niveau de vie.
On peut distinguer la population traditionnelle, moderne, active et inactive.
Population active : on appelle population active, l’ensemble des personnes qui
exercent une activité professionnelle rémunératrice même après un retranchement
momentané. Ou encore toute personne de deux sexes qui fournit la main d’œuvre
disponible pour la production.
Le taux de la population active : est le rapport entre la population active et la
population totale.
𝒑𝒂×𝟏𝟎𝟎
La formule est la suivante : 𝑻𝒑𝒂 =
𝑷𝑻
La population inactive : est l’ensemble des personnes qui ne pratiquent pas un
travail productif ou c’est l’ensemble des personnes en charge : enfants,
adolescents, infirmes, vieillards, femmes ménagères…
La population active se trouve repartie dans trois secteurs : primaire, secondaire
et tertiaire.
Représentons le tableau ci-dessous sur une pyramide d’âge :
11 50-54 4 3
12 55-59 3 4
13 60 et plus 2 3
Leçon : les problèmes démographiques
Résumé : la lutte contre la mortalité et la natalité constitue de nos jours une
préoccupation majeur de presque tous les Etats du monde. En général dans les
pays développés le croit naturel de 0,7% ne permet pas de renouveler la population
en dépit de l’élévation de l’espérance de vie plus de 70 ans. Par contre dans les
pays sous-développés le taux de natalité, bien qu’en diminution, reste élevé 20 à
40%. Le taux de mortalité a également baisé aux environs de 15% avec une
croissance élevée de l’ordre de 3%. Les principaux problèmes liés à la baisse de
la mortalité et à l’élévation de la natalité.
En pays développés : difficultés de renouvellement des générations, la forte
immigration des étrangers, le manque de main d’œuvre, la réduction de la
production des entreprises, les problèmes de sécurité d’emploi pour les étrangers
surtout les femmes.
En pays sous-développés : les problèmes d’éducation (insuffisance d’écoles, la
pléthore d’effectif dans les classes, insuffisance de l’encadrement pédagogique et
familial, les problèmes sanitaires (manque d’hôpitaux et de soin médicaux), les
manioc et de coton. Au-delà de cette zone centrale, le finage sérère est divisé en
trois grandes soles bien séparées par une haie. Chaque année, en saison humide
une sole porte de l’arachide, une du mil précoce et la troisième sole reste en
jachère où le bétail est gardé pendant la période humide. On pratique alors entre
les trois soles une rotation triennale. Malgré son ingéniosité, l’agriculture Sérère
reste fragile. Si la densité de la population baisse, les cultures itinérantes
apparaissent, et si la densité augmente fortement la jachère est cultivée et le bétail
perd ainsi sa place dans le finage.
Années Sole I Sole II Sole III
1ère Année Jachère Mil Arachide
2ème Année Arachide Jachère Mil
3ème Année Mil Arachide Jachère
Leçon : l’agriculture Baga
Résumé : les Baga constituent une population de la Guinée maritime vivant sur
le littoral, repartie entre les préfectures de Boké, Boffa, de Dubréka. Vivant le
long de la côte Guinéenne qui jouit d’excellente condition pédologique et
climatique, les Baga ont mis des techniques rizicultures inondées que l’on peut
résumer en deux phases :
1-La préparation des rizières qui comporte la destruction de la mangrove,
l’édification des digues, le creusement des canaux et le lavage (dessalement)
systématique des sols.
2-Le repiquage du riz préalablement ensemencé en pépinière. L’éloignement des
champs et le dur labeur nécessitent l’effort conjugué de toute la collectivité. Les
rendements sont élevés plus de deux tonnes par hectare. Leurs densités sont
élevées, comprises entre 21 et 40 hbts/km² et parfois supérieures à 61 hbts/km² en
des endroits. L’activité principale reste l’agriculture, la pêche, ils sont aussi
exploitants du sel.
Caractéristique de l’agriculture Baga :
-La création d’une pépinière 20 à 40 jours avant le repiquage ;
-L’aménagement des cassiers et la mise en culture qui comprend huit phases ;
-Le défrichement (mois de mars) ;
-La confection des cassiers (digues et canaux d’irrigation) ;
-Le défoncement du sol (mai-juin) ;
-le dessalement : soit par l’eau de pluie piégée dans les cassiers, soit par un cours
d’eau ;
-Le second labour ou mise en eau ou encore le planage ;
-Le repiquage ;
-L’entretien et la protection des digues ;
-La récolte vers le mois de décembre.
Leçon : l’agriculture spéculative
Résumé : l’agriculture spéculative est une agriculture de marché. Elle se défini
comme une agriculture centrée sur une production commercialisée sur le marché
international dont les cous sont établis en fonction des rapports quantitatifs entre
l’offre et la demande.
Aspect : selon l’importance et la forme d’exploitation, l’agriculture spéculative
revêt deux formes :
1-les petites exploitations paysannes : à l’époque coloniale, avec l’introduction
de l’argent comme seule forme d’échange, les paysans furent obligés pour
s’acquitter d’impôts et taxes de développer côté des cultures vivrières, les cultures
commerciales de petites superficies.
2-les grandes plantations : les grandes plantations sont le fruit de grandes
entreprises ou des Etats malgré la mécanisation de certains travaux, les grandes
plantations emploient une main d’œuvre abondante.
Conséquences de l’agriculture spéculative : si l’agriculture spéculative a permis
de réaliser un grand profit pour l’économie de certains pays d’accueil, elle affiche
cependant certaines conséquences négatives dans les anciennes colonies.
Les conséquences socio-culturelles :
-l’esclavage ;
-la migration forcée et ses conséquences ;
-la dépossession des autochtones de leurs meilleures terres.
Les conséquences économiques :
-la dégradation des sols par la monoculture ;
-le bouleversement du titre foncier dans les colonies ;
-la baisse de la production des cultures vivrières au profit des cultures
d’exportation ;
-les crises de surproduction et les dépendances économiques dans le monde.
Conclusion générale sur l’agriculture dans les pays sous-développés : quel
que soit le type (intensif ou extensif), l’agriculture dans les pays sous-développés
rencontre d’énormes difficultés. Pour arriver à une autosuffisance alimentaire et
promouvoir de développement socio-économique de nos Etats, il faut : un
encadrement technique des paysans, l’utilisation des instruments performants et
modernes, la pratique des techniques d’irrigation et de drainage (la maitrise de
l’eau), l’utilisation des engrais, des produits phytosanitaires et des semences
améliorées, l’assistance financière aux paysans (les crédits agricoles à bas intérêts.
Leçon : l’agriculture traditionnelle intensive Européenne
Résumé : l’agriculture dans les pays développés se caractérise par l’utilisation
des machines, des engrais, des méthodes scientifiques et modernes, de sélection
des semences, par la maitrise de l’eau et surtout la liaison entre l’élevage et
Résumé : l’Australie est la plus grande île de l’Océanie avec une superficie de
7.704.000 km² et une population de 18.000.000nhbts. L’Australie s’étend entre le
9ème et le 12ème degrés de latitude sud. C’est un pays à relief uniforme et un climat
aride. Traversée au milieu par le tropique du capricorne, l’Australie est une vaste
région désertique avec des franges tropicales au nord-Est et méditerranée au sud-
Est et au Sud-ouest.
Les potentialités souvent médiocres liées à l’irrigation des précipitations ainsi que
la pauvreté des sols expliquent le caractère extensif de l’agriculture Australienne.
Mais la diversité du climat rend possible toutes les cultures. Le nord et le nord est
le domaine des cultures, des plantations (canne à sucre, banane, ananas, coton…),
le sud-Est est le domaine des cultures des vignes, des fruits, des agrumes…
Les activités sont mécanisées dans l’ensemble. Il existe deux types de cultures :
1-La culture mixte : Méthode pratiquée dans les régions arrosées et elle permet
surtout la culture irriguée. Dans cette région, l’élevage est aussi pratiqué par ce
qu’elle offre la pâture naturelle.
2-La culture sèche : est pratiquée dans les régions peu arrosées et très favorables
à la culture du blé, grâce à un assolement biennal. L’agriculture joue un rôle
important dans l’exportation. En Australie, les céréales restent les principales
productions (40%) des valeurs. Au cours des dernières années, l’industrialisation
a fait un grand progrès dans l’agriculture. La totalité de la production est destinée
à l’exportation.
Leçon : l’élevage extensif traditionnel
Résumé : l’élevage comme l’agriculture est une activité économique du secteur
primaire.
I-L ’élevage extensif traditionnel : l’élevage extensif est pratiqué partout où le
climat et la végétation le permettent notamment dans les régions arides et semi-
arides. En effet, les espaces géographiques de l’élevage sont plus vastes que celles
des cultures. En Afrique, l’élevage n’a pas un but essentiellement économique. Ils
ne vendent qu’une petite partie de leur production. En Inde, les interdictions
rituelles pèsent sur la production animale.
L’élevage extensif traditionnel a plusieurs types :
a-Le nomadisme : c’est le déplacement des troupeaux accompagnés de leur
berger sur des grandes distances avec le déplacement du village. Les animaux
élevés sont eux-mêmes adaptés à la chaleur et à la sécheresse : les dromadaires,
les chameaux, les moutons les chèvres…le nomade est à tout le temps à la
recherche de pâtures.
b-La transhumance : déplacement périodique des éleveurs et de leur troupeau.
Elle s’effectue sur des petites distances des lieux bien connus (entre la montagne
et la plaine).
Bref, l’élevage extensif traditionnel est caractérisé par l’abandon des troupeaux.
On rencontre une forme curieuse en milieu peulh où la passion de l’élevage
domine sur les motivations économiques.
Ex : l’élevage peulh : les peulhs sont des peuples pasteurs qui vivent dans les
régions sahéliennes de l’Afrique (du Sénégal à la somalie). En Guinée, les peulhs
habitent le Fouta Djallon avec ses hauts massifs qui offrent des conditions
naturelles favorables à l’élevage (climat doux, régions de montagnes, présence de
pâturages partout). La présence des zones complémentaires (plateaux et bas-
fonds) permette une transhumance. Quand les pâturages sont secs sur les plateaux,
la troupe est conduite dans le bas-fonds jusqu’au début des pluies. Le sel constitue
le complément alimentaire des troupeaux qui se donne par bloc et par le mélange
avec des aliments et des médicaments (Touppal).
Touppal est un mode d’alimentation des troupeaux que les peulhs de Guinée
organisent deux fois par an à base de terre de termitière mélangé d’écorce, de
racines ou des feuilles, pour lesquels les croyances attribuent des vertus
inestimables. En réalité, au Fouta, l’élevage n’est pas économiquement favorable
à l’éleveur. Posséder un troupeau est symbole d’aisance de prestige. Il produit
néanmoins des produits alimentaires à la population rurale : le lait, le beurre.
Bref, l’élevage peulh est plus effectif que productif. De nos jours la
sédentarisation amène les populations vers d’autres activités : l’agriculture, le
commerce. Comme toute activité, les conséquences de l’élevage extensif peulh
sont : la destruction du couvert végétal, l’érosion.
Les rendements sont faibles en viande comme en lait. Pour pallier à ces
conséquences graves, la construction de ferme moderne serait nécessaire.
Leçon : l’élevage intensif moderne
Résumé : l’élevage intensif moderne est un élevage à haut rendement dont les
produits sont destinés à la commercialisation. Il tient une place importante dans
l’économie des pays qui la pratique. Il produit non seulement des produits
alimentaires mais aussi des matières pour bon nombre d’industries textiles.
Aujourd’hui, à l’échelle mondiale les USA et la Russie occupent la première
place.
Ex : l’élevage moderne du Danemark : pays de l’Europe du nord-ouest, le
Danemark couvre une superficie de 43000km². Son relief est favorable à l’élevage
(climat doux et pluvieux, le plaines vastes…) grâce à la haute qualification des
paysans. Le Danemark possède l’un des élevages les plus intensifs en Europe.
Organisés en coopératives, les fermiers exploitent de petits domaines et opèrent
en commun leurs achats.
Caractéristique : l’élevage Danois est caractérisé par deux aspects (Lait, viande).
L’opération de traite est faite électriquement pour éviter les souillures et la
contamination, mais aussi gagner en temps. 5000 litres de lait par an et par vache,
220000 tonnes de fromages et 120000 de tonnes de beurre par an. Pour la viande,
le Danemark produit 260000 tonnes par an, le bétail est battu s’il n’est plus
produit. Les espèces élevées sont : les bovins, les porcins (1000000 de têtes), les
volailles.
Au caractères spéculatif : l’élevage Danois est tourné vers la satisfaction du
marché. Pour beaucoup produire, les coopératives emploient des ingénieurs, des
médecins vétérinaires, des spécialistes dans tous les domaines pour contrôler,
orienter et conseiller les fermiers.
Leçon : la pêche
Résumé : la pêche est une activité pratiquée par les populations riveraines,
côtières avec pour but d’apporter un complément alimentaire aux populations
pratiquantes.
Condition : le développement de la pêche est fonction des conditions naturelles,
techniques, des habitudes alimentaires mais aussi des ressources humaines.
Conditions naturelles : elles définissent les lieux de pêche (les océans et les mers
sont les meilleurs les lieux). Les milieux répondant à ces conditions sont les
plateformes continentales riches en sels minéraux, les zones de contact entre les
courants marins chauds et froids.
Les conditions humaines : reposent sur la main d’œuvre et la profession.
Les conditions techniques : elles sont définies par les moyens et les méthodes
mis en œuvre pour capturer les poisons. Ces conditions varient suivant les types :
traditionnels et modernes. Le degrés d’évolution technique détermine l’essor de
la pêche dans les différentes régions.
Formes : elles dépendent des moyens et des techniques employés.
On distingue : la pêche côtière ou artisanale : archaïque, elle se caractérise par
une durée plus ou moins courte (3h à 5h) et généralement le long des rivages. Ces
pêcheurs évoluent dans des espaces restreints à cause des instruments et méthodes
utilisés.
La pêche moderne ou industrielle : moyens modernes avec des capitaux
importants. Elle utilise des navires importants, des thoniers, des chalutiers.
La pêche hauturière ou lointaine : elle se fait loin du rivage pendant plusieurs
jours ou semaines et avec des navires montés d’une trentaine d’homme. Cette
pêche utilise des bateaux équipés des chambres froides, de conserveries.
Problèmes : beaucoup des problèmes sont liés à la pêche : le développement et
l’expansion de la pêche doivent être contrôlés pour éviter la destruction des eaux,
la disparition de certaines espèces. Face à la surexploitation des eaux et surtout la
protection des fonds marins des accords internationaux sont signés. Ce sont : la
convention de l’atlantique Nord-ouest en 1949 et celle de Londres en 1964. Elles
précisent les espèces protégées, les tonnages à pêcher mais aussi elles indiquent
les espèces à ne pas pêcher.
Les grandes zones de pêche dans le monde :
-Les mers du Nord ;
-Le pacifique ;
-Les mers tempérées de l’hémisphère sud ;
-Les mers tropicales sous exploitées à cause des moyens archaïques.
Les grands pays de pêche dans le monde : le Japon, les Philippines, l’Afrique du
sud, le Pérou, la Norvège, les USA…
Leçon : l’industrie
Résumé : l’industrie est une activité qui consiste à travailler une matière première
la façonner pour lui donner une utilisation pratique.
Les étapes de son développement : l’artisanat représente le premier stade du
développement industriel. Peu à peu, de véritable structures industrielles se sont
développées. Ainsi en Europe et dans quelques pays d’Asie, on assiste à la
naissance d’ateliers de grandes dimensions. Dès le XIXème siècle, la machine à
vapeur fut utilisée. La locomotive est mise sur pied par Stephenson et Siguin en
1825. Ainsi, le XIXème siècle et le XXème siècle furent les siècles des
révolutions.
1-Première révolution : née en Angleterre pour se propager en France puis en
Europe du Nord-ouest. C’est une révolution technique. La machine remplace
l’outil mais aussi une évolution énergétique (utilisation de machine à vapeur).
L’artisanat rural décline car il ne peut concurrencer l’industrie.
2-Deuxième révolution : fin du XIXème siècle elle provoque l’expansion de
l’industrie hors de l’Europe.
3-Troisième révolution : début du XXème siècle, l’utilisation de l’énergie gagne
l’espace, l’industrie connait une transformation profonde (automation,
robotisation, nouveaux produits).
Les types d’industries :
Industrie de base ou industrie lourde : celle qui fournissent des produits
nécessaires aux autres industries qui font la puissance des Etats.
Industrie de transformation : livre au public des produits élaborés.
Les industries extractives, sidérurgie, métallurgique, chimique, lourde : la
construction mécanique, industrie alimentaire, les biens d’équipement (tracteurs,
ordinateurs), automobiles, aéronautique, construction navale, armement,
pharmacie, électricité, électronique.
Les facteurs de localisation : la production a toujours été le problème essentiel
de l’industrie, l’implantation quant à elle dépend des impératifs techniques.
De nos jours, ce sont des données commerciales, humaines qui orientent la
localisation. Le choix d’une implantation ne se fait pas au hasard mais en
comparant les avantages du lieu pour définir une localisation optimale,
l’entreprise veut d’abord réduire ces frais de production.
Leçon : transport et télécommunication
Résumé : le transport joue de nos jours un rôle important dans l’économie
mondiale.
La route : est un axe commercial suivi par les hommes, les idées et les
marchandises. Les routes se matérialisent par une chaussée. Son développement
doit s’adapter aux conditions géographiques (relief, fleuve, forêts), cependant, les
techniques permettent de nos jours de franchir des difficultés. C’est le
développement de l’automobile et du camion qui a redonné à la route toute son
importance. En fin le besoin de liaison rapide et sans obstacles a conduit à la
construction des autoroutes après la seconde guerre mondiale (USA et Canada).
Les chemins de fer : ils se sont développés avec la grande industrie au XIXème
siècle.
Les avantages : 5000 tonnes par convoi, 1000 à 1500 voyageurs.
-La rapidité 300km/h ;
-leur faible prix comparé aux transports routiers ;
-Ils sont nécessaires ;
-A l’exploitation des gisements miniers (charbon, fer, bauxite…) ;
-A l’exploitation des produits agricoles, des bétails et bois… ;
-Aux transports rapides (vitesse commerciale de 200km/h.
Le transport maritime : les fleuves et les mers ont tout le temps été utilisés s’ils
requièrent les conditions favorables. La voie d’eau permet de transporter les
marchandises lourdes (minerais, bois…) en grande quantité, un convoi de quatre
grands chalands transporte l’équivalent de 12 trains.
Le transport aérien : aujourd’hui l’avion est partout. L’ouverture spéciale est
très inégale. Toutes les grandes villes des pays développés sont reliées entre elles.
Les réseaux mes plus denses sont en Amérique du nord, en Europe… (3/4 de la
circulation aérienne mondiale). Aux USA prendre un avion c’est comme prendre
un taxi. Dans les pays à relief très difficile, l’avion joue un rôle important (Brésil,
Australie). Dans le développement du tourisme et des affaires, l’avion gagne de
plus en plus une importance capitale. Les grands aéroports ont entrainé la création
des activités industrielles et tertiaires qui s’intensifient chaque jour.
Les télécommunications : pilier de l’activité économique, la télécommunication
fait partir des moyens de communication. On transmet aussi les sons, les images
électriques. Ces transports se développent vite et bouleversent la vie économique
et humaine. A l’échelle mondiale ils jouent un rôle fondamental. Ils tendent même
à créer une civilisation mondiale. C’est le début de l’ère télématique (rencontre
de l’information et de la transmission immédiate).
Leçon : les échanges
Résumé : De nos jours la réalisation d’un produit se conçoit pour l’ensemble de
la planète. Les moyens de transport qui vont permettre de le distribuer
s’organisent à l’échelle du globe. L’économie se mondialise. Echange : c’est
donner et recevoir ce qui suppose de communiquer grâce à des moyens terrestres,
maritimes aériens propre à acheminer un messager ou un bien.
Les techniques des échanges :
Le troc : le troc est un système d’échange n’utilisant pas la monnaie. C’est
l’échange d’un bien contre un autre bien. La nécessité de l’équivalent unique
s’impose et se réalise à travers la monnaie.
La monnaie : marchandise particulière. La monnaie joue un rôle d’équivalent
pour les autres marchandises et facilite l’échange des biens et des services.
Les formes de la monnaie : la monnaie comprend aujourd’hui trois formes :
La monnaie métallique : l’or détenu par la banque, monnaie convertible.
La monnaie papier : billet de banque, monnaie convertible.
Les fonctions des villes : une ville dirige, produit, consomme et organise les
échanges. Elle satisfait les besoins sociaux et culturels de ses habitants. Parmi les
fonctions urbaines, on distingue :la fonction de résidence, la fonction industrielle,
la fonction religieuse, la fonction administrative, la fonction commerciale, la
fonction politique…
Problèmes actuels de l’urbanisation : la rapidité du développement des villes à
l’inadaptation des structures d’accueil besoin des citadins. Les agglomérations des
pays sous-développés se trouvent confronter à la menace de paralysie de l’activité
urbaine par des difficultés de circulation.
Fin du programme
RÉPUBLIQUE DE GUINÉE
Travail – Justice – Solidarité
BROCHURE DE GEOGRAPHIE
Niveau : 12ème ANNEE sciences sociales
Conception et réalisation : Alhassane Diallo
Professeur d’Histoire-Géographie- Education Civique et Morale.
Ancien étudiant de l’institut supérieur des sciences de l’éducation de guinée
(ISSEG) /conakry /lambanyi
E-mail : [email protected]
Tel :622811531/669180713 /657591322