38 Histoire de Mme de I'a Pommerave Histoire de A,Ime tle L
moment, après lequel elle ajouta : o Marquis, je il n'y en a point. Votre fuanc
me suis attendue à tout votre étonnement, à toutes me confond et devrait me fr
les choses amères que vous m'allez dire. Marquis I Ah ! quelle supériorité ce mc
épargnez-moi... Non, ne m'épargnez pas, dites- moi ! Que je vous vois grani
les-moi; je les écouterai avec résignation, parce petit ! c'est vous qui avez pat
que je les mérite. Oui, mon cher marquis, il est moi qui fus coupabie le prer
vrai... Oui, je suis... Mais, n'est-ce pas un assez sincérité m'entraîne; je serz
grand malheur que la chose soit arrivée, sans y ne m'entraînait pas, et je vo
ajouter encore la honte, le mépris d'être fausse, toire de votre cceur est mo
en vous le dissimulant ? Vous êtes le même, mais mien. Tout ce que vous vous
votre amie est changée; votre amie vous révère, dit : mais je me taisais, je s
vous estime autant et plus que jamais; mais... quand j'aurais eu le courage
mais une femme accoutumée comme elle à exa- Vrai, mon ami ?
miner de près ce qui se passe dans les replis les - Rien de plus vrai; et
plus secrets de son âme et à ne s'en imposer sur - féliciter réciproquem'
nous
rien, ne peut se cacher que l'amour en est sorti. même temps le sentiment [r
La découverte est affreuse, mais elle n'en est pas nous unissait.
moins réelle. La marquise de La Pommeraye, moi, En effet, quel malheur
moi, inconstante ! légère !... Marquis, entrez en - lorsque le vôLre aurait
duré
fureur, cherchez les noms les plus odieux, je me Ou que ce ftrt en moi
les suis donnés d'avance; donnezJes-moi, je suis
-
mier.
prête à les accepter tous..., tous, excepté celui de Vous avez raison, je 1e
femme fausse, que vous m'épargnerez, je l'espère,
- Jamais vous ne m'ave:
car en vérité je ne le suis pas... " (Ma femme? -
aussi belle que dans ce mom
Qu'est-ce ? Rien. On n'a pas w ntoment de du passé ne m'avait rendu c
-repos - -
dans cette ntaison, même les iours qLL'on ft'a vous aimer plus que jamais.
presque point de monde et que l'on croit n'avoir ien parlant ainsi lui prenait Ies
à faire. Qu'une femme de nton état est à plaindre, sait... (Ma femme ?
surtout avec une bête de mari !) Cela dit, Mme de de paille.
- Qu'es
Vois str le regisr
La Pommeraye se renversa sur son fauteuil et -
reste, reste, je l'ai...) Mme dt
se mit à pleurer. Le marquis se précipita à ses fermant en eile-même Ie d
genoux, et lui dit : o Vous êtes une femme char- était déchirée, reprit la parc
mante, une femme adorable, une femme comme n Mais, marquis, qu'allons-r