0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
91 vues43 pages

Cours

Le commerce électronique, défini comme toute opération de vente de biens et services via des canaux électroniques, a connu un essor significatif depuis les années 80 et 90, entraînant des développements juridiques pour encadrer cette activité. La CEDEAO et le Sénégal ont mis en place des cadres juridiques pour sécuriser les transactions électroniques, tandis que le e-commerce offre des avantages tels qu'une portée mondiale et une gestion simplifiée des stocks. Cependant, des défis subsistent, notamment la concurrence accrue et les préoccupations en matière de sécurité des informations.

Transféré par

Alima Thiaw
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
91 vues43 pages

Cours

Le commerce électronique, défini comme toute opération de vente de biens et services via des canaux électroniques, a connu un essor significatif depuis les années 80 et 90, entraînant des développements juridiques pour encadrer cette activité. La CEDEAO et le Sénégal ont mis en place des cadres juridiques pour sécuriser les transactions électroniques, tandis que le e-commerce offre des avantages tels qu'une portée mondiale et une gestion simplifiée des stocks. Cependant, des défis subsistent, notamment la concurrence accrue et les préoccupations en matière de sécurité des informations.

Transféré par

Alima Thiaw
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cours de Droit du Commerce électronique

Dr. Binta awa TOURE

Introduction
Le commerce électronique peut être défini comme toute opération de vente de biens et de
services fait à travers un canal électronique. L’internet n’est donc qu’un support parmi d’autres
du e-commerce avec, entre autres, l’EDI (échanges des données informatisées), le Minitel (en
France) voire même le téléphone (Audio tel) ou la télévision (PayPer-View).
Ainsi le E-commerce s’analyse par le fait de faire des transactions commerciales impliquant
l’échange de valeur entre les parties concernées sur les réseaux sociaux.
C’est dans les années 80 et 90 que le commerce électronique a commencé à se développer avec
l’essor des technologies de l’information et de la communication. Certaines organisations et
entreprises l’ont pratiqué à travers l’échange de données informatisé (EDI) Les grands groupes
industriels ont adopté cette technologie et l’ont imposée à leur multitude de fournisseurs de
produits semi-finis et de services, rationalisant ainsi leur système d’approvisionnement et
réalisant du même coup des gains de productivité grâce aux techniques du « juste à temps ». Ce
type de technologie était basé sur des systèmes propriétaires fermés qui en limitaient
considérablement la portée et mettait en exergue dans un premier temps : le commerce entre
entreprises (B to B) ou le commerce entre professionnels et consommateurs (B to C),
C’est en 19961 que Commission des Nations Unies pour le droit commercial international
(CNUDCI) sur le commerce électronique a élaboré un dispositif juridique sur le commerce
électronique au regard des risques que cette activité peut engendrer. En effet, la Commission
des nations unies a adopté deux lois types notamment la loi sur le commerce électronique de
1996 et celle de 20052 sur les signatures électroniques.
La loi type de 1996 sert de modèle pour toute législation avec l’objectif de faciliter l’échange
international de messages électroniques à des fins contractuelles. Cette loi de 1996 avait un
champ d’application assez précis en ce qu’elle visait les contrats électroniques et s’est étendue
petit à petit à tout le commerce électronique. Elle concerne essentiellement le formalisme et la
preuve des contrats. La loi type considère que les contrats passés sous forme électroniques
doivent être considérés comme remplissant les exigences de preuve et de formalisme posées

1
Adoptée le 16 décembre 1996 www.uncitral.org/french/ texts/ electcom/ml-ecomm6htm
2
Adoptée le 05juillet 2001 www.unicitral .org/french/texts/electcom/ml-elecsign.pdf
par les droits nationaux. Cet encadrement juridique est devenu nécessaire avec le
développement du web et explosion des transactions électroniques.
A l’image des pays développés, la CEDEAO a défini un cadre juridique efficace pour réguler
les transactions électronique que la plupart des états membre ont transposé : l’acte additionnel
A/SA/.2/01/10 portant transaction électroniques dans l’espace de la CEDEAO. Au dela de
l’harmonisation des législations sur les transactions électroniques dans l’espace de la
CEDEAO, l’acte permet de sécuriser le commerce électronique. Le préambule de l’acte stipule
qu’il vise à « assurer la sécurité et le cadre juridique nécessaire à l’émergence des transactions
électroniques dans l’espace de la CEDEAO ».

Au plan socio-économique et technico-infrastructurel, l’internet a permis l’avènement de


nouveaux acteurs économiques tels que les startups qui ont favorisé le développement des
transactions électroniques au sein de l’espace communautaire. Toutefois, force est de
reconnaitre le fait que certains facteurs tels que le faible niveau d’alphabétisation, le faible
niveau d’instruction de la population, le faible taux de bancarisation enregistré et le déficit des
infrastructures de télécommunications ralentissent le développement des transactions
électroniques au niveau de la CEDEAO. Par ailleurs, les difficultés socio-économiques
pourraient être comblées par la présence, dans l’espace de la CEDEAO, de startups qui
développent le mobile money, le transfert d’argent et la monnaie électronique.

L’acte additionnel réaffirme le principe de l’autonomie de la volonté permettant ainsi aux


parties de choisir librement la loi applicable à leur relation contractuelle mais aussi, à travers
une clause attributive de compétence insérée dans le contrat conclu via internet, à recourir à un
tiers neutre, indépendant et impartial afin d’arbitrer tous les litiges pouvant naitre dans le cadre
de l’exécution de leurs obligations contractuelles. Ce cadre normatif fixe également des critères,
des indices qui permettent au juge de déterminer la loi applicable au contrat conclu via internet
mais aussi de déterminer le tribunal compétent pour connaitre les litiges en cas de silence des
parties. La reconnaissance juridique de l’écrit électronique et la signature électronique par le
cadre normatif communautaire a permis de prendre en charge les problématiques liées à la
preuve électronique et à la sécurisation du contrat conclu via internet. Le Sénégal a pris en
compte dans sa législation les transactions électroniques.
Ce pays a compris très tôt les enjeux des technologies de l’information et du rôle stratégique
que joue le secteur des télécommunications dans tous les autres secteurs économiques et
sociaux. C’est ainsi que dès 1995, le gouvernement entama une réforme des
télécommunications qui modifia le cadre juridique par l’adoption d’une loi instituant le Code
des télécommunications. Ce Code classifia les activités du secteur en trois catégories : les
télécommunications de base qui font encore l’objet de monopole, celles qui sont soumises à
autorisation préalable (certains services à valeur ajoutée tel que la radiomessagerie, la
téléphonie cellulaire) et celles qui sont libres d’accès (tous les autres services à valeur ajoutée
y compris les services Internet).
Ce Code prévoyait la mise en place d’un organe de régulation des télécommunications qui
devait jouer le rôle d’arbitre entre les différents opérateurs (y compris l’opérateur national) en
veillant au respect strict de la réglementation.
Le Sénégal a encore exprimé sa volonté politique à donner une place de choix aux TIC dans
son neuvième (IX) plan de développement économique et social intitulé « Compétitivité et
développement durable 1996-2015 » dont l’objectif stratégique vise à « renforcer et faciliter
l’accès à l’information et promouvoir la communication sociale ». Une réglementation plus
spécifique a été adoptée pour encadrer cette activité en 2008 avec la loi sur les transactions
électroniques et ses décrets d’application.
Le commerce électronique, ou e-commerce, est une solution de vente à distance de services
et/ou de produits, via des réseaux informatiques, notamment internet.I l présente des avantages
pour les PME qui veulent étendre leurs opérations en ligne. En effet, il permet d’accéder aux
marchés mondiaux, géographiquement dispersés, avec des frais réduits. C’est dans ce cadre que
le Sénégal a élaboré une stratégie pour promouvoir le commerce électronique.
Le E-commerce est un moyen de distribution simple et rapide à utiliser permettant au
consommateur de faire ses achats sans se déplacer. Parmi les avantages. Il procure des
avantages aux usagers commerçants et acheteur.

Une ouverture dans le monde Le commerce électronique peut étendre la commercialisation


de ses produits bien au-delà des frontières de notre pays, et avoir par conséquent une clientèle
pour les commerçants contrairement au magasin physique qui ne touche que des clients de
proximité.

Un magasin toujours ouvert Les boutiques en lignes peuvent fonctionner 24/24, alors que les
magasins physiques ont des horaires limités ce qui est une opportunité pour les usagers ;

Un investissement financier moins lourd et un logistique simple Le E-commerce se fait en


ligne donc on n’a pas besoin de personnel ni de local. Le coût de la gestion d’un commerce
physique peut s’avérer plus onéreux que celui en ligne. Il est également beaucoup plus simple
de gérer ses stocks depuis un commerce en ligne que dans une entreprise physique. La gestion
des stocks y est beaucoup moins fastidieuse, ce qui réduit, là encore, les coûts d'exploitation et
les frais d'inventaire des e-commerçants.

Une connaissance de sa clientèle Le commerce électronique permet de connaitre sa clientèle.


Les usagers sont disposés à fournir leur adresse, leur numéro de téléphone et leurs coordonnées
en général que lorsqu'ils achètent en ligne. Ce qui n’est pas le cas dans un commerce physique.
Ces informations permettent ensuite de mettre en place des actions marketing beaucoup plus
ciblées et donc plus efficaces.

La possibilité de travailler partout Un des éléments importants du E -commerce est la


connexion internet, le gérant d'un commerce électronique peut travailler de n'importe quel
endroit dans le monde, pourvu qu'il dispose d'une connexion Internet. « Cette liberté de lieu »
est une opportunité et facilité dans cette activité.

Inconvénients du commerce électronique A l’image de toute activité lucrative le E-commerce


a des inconvénients.

Une Concurrence rude implique une obligation de compétitive, En effet pour un méme
produit, le consommateur peut comparer les prix entre différentes enseignes. Les
consommateurs sont très bien informés et n'hésitent pas à faire jouer la concurrence.

La sécurité des informations est en jeu dans le cadre du commerce électronique, les pirates
informatiques sont nuisibles à l’activité et c’est l’un des inconvénients majeurs du E-commerce.
Les adresses Internet des sites sécurisés sont facilement identifiables, la carte bancaire est la
méthode la plus répandue pour payer ses achats en ligne. Les adresses Internet des sites
sécurisés sont facilement identifiables. Donc les hébergeurs doivent sécuriser leur site. Un petit
cadenas doit aussi être affiché en position fermée, à côté de l'adresse de la page de paiement.

En outre, avec l’avènement du commerce électronique, il est devenu nécessaire que cette
activité soit encadrée juridique, en effet, le droit a été ressenti comme une possible entrave à la
liberté des échanges telle que le permettait internet. Certains ont craint un vide juridique,
d’autres ont plaidé pour une sécurité accrue en recommandant l’usage de techniques
particulières. Toutes les branches du droit ont ainsi été interpellées et concernées.
Ce cours va porter respectivement sur la Notion du E-commerce (Chapitre 1) les types de
contrats qu’on rencontre dans le cadre de cette activité (Chapitre II) et le règlement des litiges
dans le E-commerce (Chapitre III).
Chapitre 1 Notion du commerce électronique et évolution
Au sens générique du terme le commerce électronique encore appelé le E-Commerce signifie
l’achat ou la vente d’un bien ou service à travers l’internet grâce à un ordinateur ou un
smartphone avec un paiement qui s’effectue en ligne par transaction électronique. Des
organisations ont défini le commerce électronique en ces termes :
L’OMC voit en cette notion « comme étant l’ensemble des activités de production, de publicité,
de vente et de distribution de produits effectuées par l’intermédiaire de réseaux de
télécommunication » (OMC, 1998). Tandis que pour l’OCDE « le commerce électronique
désigne en général toutes les formes de transactions Commerciales, associant les particuliers et
les organisations, qui reposent sur le traitement et la transmission de données numérisés,
notamment texte, son et image » (OCDE, 1997).
Pour la Commission européenne, 1997 : « Le commerce électronique permet de faire des
affaires électroniquement. Il est fondé sur le traitement électronique et la transmission des
données, y compris textuelles, sonores et vidéos. Il couvre des activités multiples et diverses,
et notamment le commerce des biens et services, la livraison en ligne d’informations
numériques, les transferts électroniques de fonds, les activités boursières électroniques, le
connaissement électronique, les enchères commerciales, la conception en collaboration et
l’ingénierie, le sourçage en ligne, les marchés publics, la vente directe aux consommateurs et
les services après-vente. Il concerne tant les produits (biens de consommation, équipement
médical spécialisé, par exemple) que les services (services d’information, services financiers et
juridiques, par exemple), les activités traditionnelles (soins de santé, éducation, par exemple)
et des activités nouvelles (centres commerciaux virtuels, par exemple). »
Cette définition de la commission européenne couvre en général les transactions électroniques
elle détaille les types d’activités et les produits échangés dans ce cadre.
La loi n°2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques, en son article 8, donne
une définition en délimitant le champ d’application du commerce électronique en ces termes
«le commerce électronique est l’activité économique par laquelle une personne propose ou
assure, à distance et par voie électronique, la fourniture de biens et la prestation de services.
Entrent également dans le champ du commerce électronique les services tels que ceux
consistant à fournir des informations en ligne, des communications commerciales, des outils de
recherche, d’accès et de récupération de données, d’accès à un réseau de communication ou
d’hébergement d’informations, même s’ils ne sont pas rémunérés par ceux qui les reçoivent»
Ce champ d’application est complété par L’article 4 du décret -n° 2008-718 du 30 juin 2008
relatif au commerce électronique pris pour l’application de la loi n° 2008 -08 du 25 janvier 2008
sur les transactions électroniques qui precise que «la fourniture d’un produit ou d’un service
non demandé par un consommateur n’est pas une activité commerciale au sens de l’article 8 de
la loi sur les transactions électroniques.
Toute fourniture non sollicitée est purement simplement interdite lorsqu’elle est assortie d’une
demande de paiement, sous quelque forme que soit».

Ces dispositions précisent les activités du commerce et excluent du champ tout acte qui n’en
fait pas partie application du E- commerce.

Section 1 - Les typologies de commerce électronique


Le commerce électronique encore appelé par E-commerce correspond à la vente en ligne de
produits ou de services. Avec le développement du web le e-commerce est ainsi devenu une
activité qui chemine à côté du commerce physique est devenu un levier de croissance. On peut
voir ces typologies de commerce électronique:

 Echange électronique entre les entreprises privées et le gouvernement : B to G (Business


to Government)
 Le commerce électronique inter-entreprises : B to B (Business to Business) : vente de
matériel BTP (mètres, lasers…), véhicules utilitaires, mobilier bureaux…
 L’échange électronique entre une entreprise et ses employés : B to E (Business to
Employee)
 Le commerce électronique à destination des particuliers : B to C (Business to Customer).
Vente de biens culturels (CD, DVD, livres…), d’appareils technologiques (PC,
électronique, HI-FI…), tourisme et voyage (Billets de train/d’avion, location…),
produits de grande consommation (supermarché et magasins en ligne…), produits
d’imprimerie (cartes de visite, supports commerciaux…), produits d’habitat, vêtements,
puériculture, téléchargement de musique, développement photo, service en ligne
(banque, assurance, presse…)
 Le commerce électronique entre particuliers : C to C (Customer to Customer
Section II- L’existence d’un cadre juridique sur le commerce électronique
Dans cette partie il sera étudié les sources du Commerce électronique au niveau international
communautaire et national.
Paragraphe 1- Sources internationales
La Commission des Nations Unies pour le droit commercial international CNUDI a adopté
un ensemble de textes législatifs visant à permettre et faciliter la conduite d’activités commerciales
par des moyens électroniques, qui ont été adoptés par plus de 100 États.
Recommandation aux gouvernements et organisations internationales concernant la
valeur juridique des enregistrements informatiques (1985)
Cette recommandation, pour les gouvernements et organisations internationales chargées d'élaborer
des textes sur le commerce, leur suggérant de réexaminer les règles relevant de leur compétence qui
touchent le traitement automatique de l'information afin d'éliminer les obstacles superflus à
l'utilisation du traitement automatique de l'information dans le commerce international.

La Loi type de la CNUDCI sur le commerce électronique (1996), elle établit des règles portant
sur la formation et la validité des contrats conclus par voie électronique, l'attribution des messages
de données, l'accusé de réception et la détermination du moment et du lieu d'expédition et de
réception des messages de données. Cet instrument juridique établit des règles permettant de traiter
de la même manière toutes les informations, qu’elles soient sous forme électronique ou sur support
papier, et d’assurer la reconnaissance juridique des opérations et processus électroniques, sur la base
des principes fondamentaux de non-discrimination à l’égard des moyens électroniques,
d’équivalence fonctionnelle et de neutralité technologique.

La Loi type de la CNUDCI sur les documents transférables électroniques (2017) applique les
mêmes principes pour permettre et faciliter l’utilisation, sous forme électronique, des documents et
instruments transférables, comme les connaissements, les lettres de change, les chèques, les billets à
ordre et les récépissés d’entrepôt.

La Loi type de la CNUDCI sur les signatures électroniques (2001) énonce des règles
supplémentaires sur l’utilisation des signatures électroniques.

La Convention des Nations Unies sur l’utilisation de communications électroniques dans les
contrats internationaux (New York, 2005), qui se fonde sur les précédents textes de la CNUDCI,
est le premier traité qui apporte une sécurité juridique pour la conclusion de contrats commerciaux
internationaux par des moyens électroniques.
En 2019, la CNUDCI a approuvé la publication de l’Aide-mémoire sur les principales questions liées
aux contrats d’informatique en nuage, tout en poursuivant l’élaboration d’un nouvel instrument sur
l’utilisation et la reconnaissance internationale des services de gestion de l’identité et des services
d’authentification de nature électronique

Avec les progrès survenus dernièrement dans le domaine des technologies de l’information et des
communications et de l’apparition de nouvelles technologies dans le secteur du commerce
numérique, la CNUDCI poursuit ses efforts en faveur de la reconnaissance juridique des
technologies émergentes, comme l’intelligence artificielle, les transactions de données, les
plateformes numériques et les avoirs numériques, en tenant compte de leurs liens avec ses autres
domaines de travail, comme le règlement des différends, les sûretés, l’insolvabilité et le transport
international de marchandises, et continuera de s’attacher, d’une manière plus générale, à
promouvoir le commerce numérique.

Paragraphe 2- Sources communautaires


1 Actes additionnels de la CEDEAO
Acte additionnel A/SA 1/01/07 du 19 janvier 2007 relatif à l’harmonisation des politiques et
du cadre réglementaire des secteurs des TIC
Acte additionnel A/SA 2/01/07 du 19 janvier 2007 relatif à l’accès et à l’interconnexion des
réseaux et services du secteur des TIC
Acte additionnel A/SA 3/01/07 du 19 janvier 2007 relatif au régime juridique applicable aux
opérateurs et fournisseurs de services
Acte additionnel A/SA 4/01/07 du 19 janvier 2007 relatif à la gestion du plan de numérotation
Acte additionnel A/SA 5/01/07 du 19 janvier 2007 relatif à la gestion du spectre de fréquences
radioélectriques
Acte additionnel A/SA 6/01/07 du 19 janvier 2007 relatif à l’accès universel/service universel
2 Directives de l’UEMOA
Directive n°01/2006/CM/UEMOA relative à l’harmonisation des politiques de contrôle et de
régularisation du secteur des télécommunications ;
Directive n°02/2006/CM/UEMOA relative à l’harmonisation des régimes applicables aux
opérateurs de réseaux et fournisseurs de services ;
Directive n°03/2006/CM/UEMOA relative à l’interconnexion des réseaux et services de
télécommunications ;
Directive n°04/2006/CM/UEMOA relative au service universel et aux obligations de
performance du réseau ;
Directive n°05/2006/CM/UEMOA relative à l’harmonisation de la tarification des services de
télécommunications ;
Directive n°06/2006/CM/UEMOA organisant le cadre général de la coopération entre les
autorités nationales de régulation en matière de télécommunications ;
Règlement n°15/2002/CM/UEMOA relatif aux systèmes de paiement dans les états membres
de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ;
Règlement n°2/CM/UEMOA du 23 mai 2002 sur les pratiques anticoncurrentielles ;
Règlement n°3/CM/UEMOA du 23 mai 2002 relatifs aux procédures applicables aux ententes
et abus de position dominante à l’intérieur de l’Union économique et monétaire ouest africaine
3- Législation Nationale
La loi n° 2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques
L’objectif de cette loi est d’assurer la sécurité des transactions électroniques au Sénégal,
notamment les opérations liées au commerce électronique. Elle définit les règles relatives à la
conclusion d’un contrat électronique, à l’acceptation de la signature et la preuve électronique.
La loi n°2008-11 du 25 janvier 2008 sur la cybercriminalité
L’adoption d’une telle loi permet de lutter contre les nouvelles formes d’infractions nées avec
l’avènement des tic. C’est dans cette perspective que l’article premier de la loi a inséré, dans le
code pénal, un titre iii intitulé « des infractions liées aux technologies de l’information et de la
communication » comprenant les articles 431-7 à 431-65.
L’objectif de la loi sur la cybercriminalité est de permettre :
- l’adoption d’incriminations spécifiques aux tics (protection pénale des systèmes, des
données et des infractions informatiques) et la création de nouvelles sanctions pénales
adaptées à la cybercriminalité ;
- l’adaptation des incriminations traditionnelles à l’utilisation des tics (la consécration
de la théorie du vol de l’information, de l’admission de l’escroquerie en ligne et du
recel d’information, la reconnaissance des infractions de presse sur les tic) ;
- l’aménagement de la procédure classique par rapport aux tics et l’adoption d’une
procédure spécifique aux infractions liées aux données à caractère personnel. exemple :
consécration de la perquisition et de la saisie informatique, de la preuve électronique…
;
- la protection contre les infractions liées au commerce électronique.

La loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 sur la protection des données à caractère


personnel
L’adoption de cette loi permet à l’etat de lutter contre les atteintes à la vie privée susceptible
d’être engendrée par tout traitement des données à caractère personnel permettant d’identifier
directement ou indirectement une personne.
la loi a comme objectifs de:
 définir des principes fondamentaux de nature à prévenir les abus en matière de collecte
et de traitement des données à caractère personnel ;
 fixer des droits reconnus aux personnes fichées et des obligations du responsable du
traitement ;
 mettre en place une autorité de protection dénommée commission de protection des
données personnelles (CDP). La CDP est une autorité administrative indépendante
chargé de veiller à ce que les traitements des données à caractère personnel soient mis
en œuvre conformément aux dispositions réglementaires.
La loi n° 2008-41 du 20 août 2008 sur la cryptologie
la cryptologie constitue de nos jours un moyen efficace que les internautes utilisent pour
assurer la sécurité des systèmes de communication électronique et l’intégrité des données
échangées. L’adoption de la loi sur la cryptologie permet de :
- sécuriser l’accès aux sites confidentiels ;
- sécuriser le transfert des documents confidentiels ;
- sécuriser les transactions électroniques ;
- instituer une commission nationale de cryptologie.
Pour faciliter l’application de ces textes législatifs, des décrets d’applications ont été adoptés.
il s’agit du : - décret n° 2008-721 du 30 juin 2008 portant application de la loi n° 2008-12 du
25 janvier 2008 sur la protection des données à caractère personnel ;
- Textes règlementaires relatifs aux Tics
Décret n° 2002-1141 relatif à l’organisation administrative du secteur des télécommunications ;
Décret n° 2003-215 du 17 avril 2003 nommant les membres du Conseil de régulation de
l’Agence de Régulation des Télécommunications ;
Décret n° 2003-63 du 17 février 2003 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de
l’ART ;
Décret n° 2003-64 du 17 février 2003 relatif aux fréquences et bandes de fréquences
radioléectriques et aux opérateurs de ces équipements ;
Décret n° 2004-1038 du 23 Juillet 2004 portant création et fixant les règles d’organisation et de
fonctionnement de l’Agence De l’Informatique de l’Etat (ADIE) ;
Décret n° 2004-837 du 2 juillet 2004 fixant les redevances pour assignation de fréquences
radioélectriques ;
Décret n° 2004-839 du 02 juillet 2004 fixant les modalités de gestion du plan national de
numérotation, les conditions d’utilisations des ressources en numérotation ainsi que les
redevances s’y rapportant ;
Décret n° 2005-1182 du 6 décembre 2005 relatif aux prérogatives et servitudes des exploitants
de réseaux de télécommunications ouverts au public ;
Décret n° 2005-1183 du 6 décembre 2005 relatif à l’interconnexion des services et réseaux de
télécommunications ouverts au public ;
Décret n° 2005-1184 du 6 décembre 2005 fixant les conditions de fourniture au public de
services de télécommunications
Décret n° 2005-1185 du 6 décembre 2005 fixant les conditions générales d’installation et
d’exploitation des réseaux de télécommunications ouverts au public
Décret n° 2007-1333 du 7 novembre 2007 portant approbation de la Convention de concession
et du cahier des charges « Sudan Telecom Company Ltd ».
Décret n° 2007-1445 du 7 novembre 2007 modifiant et complétant le décret n° 2004-839 du
juillet 2004 fixant les modalités de gestion du plan national de numérotation, les conditions
d’utilisations des ressources en numérotation ainsi que les redevances s’y rapportant
Décret n° 2007-593 du 10 mai 2007 fixant les modalités de développement du service universel
des télécommunications ainsi que les règles d’organisation et de fonctionnement du fonds de
développement du service universel des télécommunications.
Décret n° 2007-937 du 7 août 2007 portant identification des acheteurs et utilisateurs de
services de téléphonie mobile offerts au public
Décret n° 97-714 du 19 juillet 1997 autorisant la cession à titre exceptionnel d’actions de la
SONATEL détenues par l’Etat.
Décret portant application de la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 sur la protection des données
à caractère personnel
Décret relatif à la certification électronique pris pour l’application de la loi n° 2008-08 du 25
janvier 2008 sur les transactions électroniques
Décret relatif au commerce électronique
Décret relatif aux communications électroniques
Arrêté ministériel n° 1108 MICOM-DERPT en date du 18 février 1999 portant autorisation
d’exploitation d’un réseau indépendant de télécommunication par satellite
Arrêté ministériel n° 1109 MICOM-DERPT en date du 18 février 1999 portant autorisation
d’exploitation d’un réseau indépendant de télécommunications par satellite Arrêté n° 007421
Chapitre II Le contrat de commerce électronique

Le contrat électronique est devenu un élément indispensable pour toute entreprise qui cherche à assurer
sa pérennité et à se développer dans un environnement tourné davantage vers le digital. Il est important
pour ces dernières de maitriser les règles de déploiement des activités sur le net et d’avoir une stratégie
bien élaborée afin de maintenir leur compétitivité croissance à moyen et long terme pour survivre dans
cet atmosphère très concurrentiel.
Le contrat électronique est un accord de volonté signé ou conclu par voie électronique. Il garde
toutes les caractéristiques de base d’un contrat classique avec des spécificités. Il se caractérise
par l’utilisation des technologies de communication pour développement le commerce3.Le contrat
électronique est conclu dans ces des circonstances suivantes :
 l’accord est conclu à distance car les parties ne sont pas présentes dans le méme lieu
physiquement lors de la signature
 le contenu de la convention ne se fait pas sur papier mais par voie électronique.
 le consentement est exprimé par voie électronique par la signature

Au Sénégal la loi n° 2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques et son décret
n° 2008- 08 du 25 janvier 2008 relatif commerce électronique réglementent l’activité du
commerce électronique.
Dans cette partie, il sera exposé les différents types de contrats électroniques (Secton1) Section
I avant de traiter l’exécution du contrat section II).

Section I : Les différents contrats du commerce électronique.


Assimilée à la vente par correspondance électronique4, l’exercice du E- commerce nécessite
des conditions préalables au contrat du commerce électronique de la part du cyber acheteur et
du cyber marchand (Paragraphe I) qui obéit à certaines règles pour sa formation paragraphe II
et exige des conditions pour son exécution paragraphe III

Paragraphe I- Les préalables au contrat du commerce électronique


Il y a des exigences préalables à accomplir pour conclure le contrat de prestation ou de vente
de service par internet. Le cyber acheteur doit être connecté à cet effet, des contrats d’accès à
l’internet et d’hébergement sont conclus avec les prestataires. Ces exigences préalables sont les
contrats techniques qui se situent en amont contrat de commerce électronique. Ils ont des objets
divers et certains sont destinés à la mise en place du commerce électronique.

3
Ferré P . « Cours de Droit du Commerce électronique » Paul Sabatier IUP TARBES année 2004 2005 54p, p3
4
Ferré P . « Cours de Droit du Commerce électronique » Paul Sabatier IUP TARBES année 2004 2005 54p 6
En effet ; le fournisseur d’accès va relier l’entreprise à l’internet, en passant par la société de
prestation de services de l’internet qui va développer, héberger et assurer le fonctionnement
quotidien d’un site web. Ainsi il est constaté que plusieurs acteurs de l’internet peuvent
intervenir notamment les prestataires classiques tels que des éditeurs de logiciels ou des
agences de communication ou de design, mais aussi des sociétés spécialisées, tels que les
prestataires d’hébergement, les fournisseurs d’accès, les régies de publicité en ligne conception
et réalisation du site.
A- Les intervenants dans ces contrats

Le fournisseur d’accès à l’internet (FAI) :


Il est lié par des accords à des opérateurs de télécommunications, ou opérateur lui-même, le
fournisseur d’accès à l’internet vend les moyens (lignes spécialisés notamment) et les services
(abonnement, transfert de données, etc.) permettant à l’entreprise de se connecter au réseau.
Le prestataire de services de l’internet
Différents corps de métiers spécialisés sont mis à la disposition des entreprises par les
prestataires de services de l’internet. Développements informatiques, hébergement de site sur
des serveurs dédiés ou mutualisés, design de pages web, gestion de serveurs de messagerie ou
de noms de domaine font partie des services généralement proposés. Mais l’intervention peut
se limiter à l’hébergement, c’est-à-dire la fourniture d’espace mémoire et de bande passante
nécessaire à l’exploitation du site.
L’agence conseil en communication
La stratégie à adopter sur l’internet est définie à l’amorce du projet, souvent en coopération
avec une agence conseil spécialisée. Celle-ci va aider à la définition du positionnement du site,
parfois à trouver un nom ou une stratégie de communication, ou encore à proposer, si elle
dispose des ressources en interne, des prestations de design de pages web.
L’agence de Design web ou web Agency
Nouveaux intervenants sur le marché, les agences de Design web réunissent compétences
techniques (développements informatiques, choix des outils), et artistiques (design des pages,
rédaction de textes, choix d’illustrations). Une web Agency peut également proposer des
prestations en amont (conseil en stratégie, aide à la sélection de prestataires techniques) ou en
aval (référencement, réactualisation du site).
La régie publicitaire en ligne :
L’intermédiaire entre supports publicitaires et annonceurs, la régie met en relation les premiers
et les seconds. Elle vend les espaces de différents sites qu’elle présente souvent comme des
“chaînes” de contenus.
B- Les contrats techniques (les contrats préalables à l’activité du E-commerce)

Le contrat d’accès à l’internet


L’accès à l’internet consiste en la fourniture d’une liaison au réseau. Généralement, le
fournisseur d’accès va devoir relier physiquement l’entreprise à son propre réseau. Un
prestataire spécialisé pourra intervenir pour effectuer le câblage. Le fournisseur d’accès alloue
un certain débit par ligne spécialisée, mais celui-ci doit être en mesure d’évoluer dans le temps.
Le contrat de fourniture d’accès comprend souvent la maintenance des matériels et des logiciels
(serveurs, coupe-feu) installés pour assurer l’accès et une certaine garantie de qualité de débit
peuvent être exigée.
Le contrat de réalisation de site web
La réalisation d’un site ne se limite pas aux seuls développements informatiques de pages web.
Cette prestation va généralement de l’audit des besoins du client, en passant par la proposition
de maquettes et le contrôle de qualité de l’ensemble des pages et de l’arborescence. Toutes les
étapes de la réalisation du site doivent être contractualisées afin de garantir le respect d’un
calendrier établi en collaboration par les deux parties. Ce contrat comprend souvent des
prestations annexes, telles que le référencement (voir infra) ou la maintenance du site une fois
la mise en ligne effectuée.
Le contrat d’hébergement de site web
L’hébergeur alloue à son client un espace mémoire sur un serveur pouvant répondre aux besoins
du site en matière de trafic attendu, mais aussi d’applications logicielles et de gestion de bases
de données. Il assure également la connexion du contenu du site à l’internet, et donc la
fourniture d’une bande passante suffisamment importante. La réunion de ces deux critères
permet d’évaluer le nombre d’accès simultanés que le site web sera en mesure d’accueillir. Le
site est hébergé soit sur un serveur dédié, soit sur un serveur mutualisé qui accueille d’autres
applications de différents clients. Dans les deux cas, la sécurité du site doit être assurée tant au
niveau physique (contrôle des accès au centre d’hébergement), que logique (virus, intrusions).
Les contrats à finalité publicitaires
- Le contrat de référencement

Le référencement consiste, de façon manuelle ou automatique, à faire inscrire et reconnaître un


site par un moteur ou annuaire de recherche. Pour que le site soit automatiquement reconnu par
les moteurs de recherche, le développeur des pages doit y inscrire des mots-clés qui
n’apparaissent pas à la consultation mais que savent reconnaître les agents intelligents chargés
du recensement des nouveaux sites. Qu’il soit manuel ou automatique, le référencement
commence donc toujours par la définition de mots-clés décrivant le contenu du site. Si une
entreprise fait appel à un prestataire spécialisé, ce dernier devra garantir que, sur la base des
mots-clés définis, le site web apparaîtra dans les dix ou vingt premières réponses et ce, pour un
nombre d’outils de recherche défini à l’avance. Cette opération doit être actualisée de façon très
régulière afin que le site se maintienne dans les premiers résultats des moteurs de recherche.
- L’achat d’espaces publicitaires

La commercialisation d’espaces publicitaires (bandeau ou bannière) sur l’internet met en


relation un acheteur (l’annonceur), un vendeur (le support ou site), mais aussi, des
intermédiaires (centrales d’achat et agences) qui achètent l’espace pour le compte de
l’annonceur, et les régies qui vendent ce même espace pour le compte du support. Sur le web,
se développe par ailleurs la vente d’espaces publicitaires sur des annuaires de recherche, en
association avec des mots-clés définis à l’avance, sur lesquels l’annonceur peut bénéficier d’une
exclusivité.

Paragraphe II - Le contrat de commerce électronique


Les règles qui les régissent les contrats électroniques sont d’abord les règles générales du droit
commun des contrats fondées sur la volonté des parties contractantes ; s’y ajoutent des règles
spécifiques, parce que ces contrats électroniques, sont des contrats conclus à distance par la
voie des réseaux. Ainsi, la vente de produits ou de services par voie électronique nécessite un
environnement particulièrement sécurisé tant au niveau technique que juridique.
Tout d’abord, les informations sur les produits doivent être complètes et facilement accessibles,
les conditions générales d’achat doivent être rappelées à chaque produit sélectionné en
prévision d’un achat. Par ailleurs, divers moyens de paiement doivent être mis à la disposition
du public, auquel doit être rappelé les modalités d’échange ou de remboursement.
Le vendeur (cybermarchand ou e-marchand) et l’acheteur (cyberacheteur ou
cyberconsommateur) sont les parties au contrat électronique.
Par ailleurs, il nécessaire de rappeler les différents contrats de vente et de prestation de services
en ligne sont selon qu’ils sont passés entre entreprise ou entre entreprises et consommateur
- Le Business to Business (B 2B)

La vente de professionnel à professionnel sur l’internet permet de réduire les délais et les coûts
de recherche d’informations. Généralement, les sites destinés aux professionnels délivrent un
nom d’utilisateur et un mot de passe sous environnement sécurisé afin d’établir une relation
contractuelle entre l’acheteur et le vendeur. Le site ne garantit souvent ni les délais de livraison,
ni la logistique permettant d’acheminer les biens jusqu’à l’acheteur. Les moyens de paiement
généralement utilisés consistent en traites ou virements de compte à compte.
- Le Business to Consumer (B 2C)

La vente de produits ou de services aux particuliers nécessite un environnement


particulièrement sécurisé tant au niveau technique que juridique. Tout d’abord, les informations
sur les produits doivent être complètes et facilement accessibles, les conditions générales
d’achat doivent être rappelées à chaque produit sélectionné en prévision d’un achat. Par ailleurs,
divers moyens de paiement doivent être mis à la disposition du public, auquel doit être rappelé
les modalités d’échange ou de remboursement.
Le contrat sous forme électronique exige des conditions de validité (A) des principes et
obligation (B) bons à savoir pour sa formation (C).

A- Les conditions de validité

Comme tout contrat, le contrat électronique doit respecter les quatre conditions de validité : le
consentement, la capacité, l’objet et la cause.
1- Le consentement des parties au contrat doit exister et être exempt de
vices (erreur, dol, violence). Lors d’une transaction électronique, le cyberacheteur
exprime son consentement en cliquant sur un bouton qui l’invite à valider une
décision d’achat. Le cybermarchand doit mettre en œuvre une procédure de
validation obligatoire du « oui » par double clic. L’affichage d’un prix erroné
entraîne un vice du consentement et donc la nullité du contrat. Le consentement se
traduit par l’acceptation de l’offre commerciale.
2- La capacité : en principe, toute personne majeure peut contracter car elle dispose
d’une pleine capacité. Toutefois, le mineur non émancipé et le majeur incapable
(sous tutelle ou curatelle), doivent être représentés lors de la conclusion du contrat.
Il est cependant difficile pour le cybermarchand de s’assurer que les personnes
connectées satisfont bien aux critères requis pour pouvoir avoir accès à tel ou tel
produit ou service.
3- L’objet c’est-à-dire la prestation promise doit être licite et conforme à l’ordre
public. Le cybermarchand est obligé de s’assurer que les produits proposés sont
autorisés par les lois nationales
4- La cause c’est-à-dire les raisons qui ont conduit les parties à contracter doit être
licite et conforme à l’ordre public et aux bonnes mœurs.
B- Obligations et principes
1- Obligations des parties

Les obligations du vendeur en ligne


 Le cybermarchand doit offrir un moyen de paiement sécurisé. En cas de fraude la
responsabilité du prestataire est engagée et le remboursement du cyberconsommateur est
assuré
 Il doit s’engager sur la date ou le délai de livraison
 Il doit réparer, remplacer ou rembourser le produit en cas de défaut
 Il doit informer l’acheteur en cas d’indisponibilité du produit, le rembourser ou le
remplacer
 Il doit exécuter le contrat dans un délai de 30 jours
 Les garanties : le professionnel doit garantir un produit conforme à la description initiale
et sans défaut. En cas de problème, l’acheteur a le choix entre la réparation ou le
remplacement du bien. L’acheteur non professionnel peut bénéficier de quatre garanties
différentes : la garantie légale de conformité du bien, la garantie légale des vices
cachés, la garantie d’éviction (le cybermarchand doit indemniser l’acheteur au cas où
la propriété de la chose serait reconnue appartenir à un tiers) et la garantie
contractuelle (garantie supplémentaire, gratuite ou payante, accordée par le
cybervendeur).
La responsabilité du vendeur s’exerce de plein droit à l’égard du consommateur via internet.
Elle porte sur la bonne exécution des obligations résultant du contrat même si ces obligations
sont à exécuter par d’autres que le cybermarchand. Celui-ci ne peut pas prévoir de clause
limitant sa responsabilité ou l’exonérant de toute responsabilité.
Le vendeur peut s’exonérer de sa responsabilité en apportant la preuve que l’inexécution du
contrat est imputable soit à l’acheteur, soit au fait insurmontable et imprévisible d’un tiers, soit
à un cas de force majeure.

Les obligations de l’acheteur en ligne :


 L’obligation de retirement : le cyberacheteur doit prendre livraison de la chose. S’il ne
le fait pas, le cybermarchand peut refuser d’exécuter ses propres obligations, demander
l’exécution forcée de la vente ou demander la résolution (annulation) de la vente.
 L’obligation de payer : le cyberacheteur doit payer le prix au jour et lieu prévus dans le
contrat de vente. Le règlement s’effectue soit immédiatement, soit de manière différée à
la livraison du bien. Le moyen de paiement le plus utilisé est la carte bancaire, couplée à
une solution de cryptage des données. L’internaute donne son numéro de carte, sa date
de validité et un code inscrit au dos de la carte. La transaction est ensuite réalisée si la
carte existe et si elle n’a pas été déclarée comme volée. Le paiement par carte bancaire,
sauf utilisation frauduleuse, est irrévocable.
 L’acheteur en ligne exprime son consentement en cliquant sur un bouton qui l’invite
à valider une décision d’achat. Or des erreurs de manipulation sont possibles. Aussi, le
cybermarchand doit mettre en œuvre une procédure de validation obligatoire au moyen
de la règle du « double clic ». Le client internaute doit pouvoir vérifier sa commande,
notamment le détail et le prix (premier clic). Il doit ensuite confirmer sa commande
(deuxième clic). Le cybermarchand doit alors accuser réception sans délai et par voie
électronique de la commande qui lui a été ainsi adressée.
2- les principes à respecter par le cybermarchand sont :

 Le respect de l’ordre public et les bonnes mœurs


 Le respect de la vie privée
 La règle de l’opt-in, c’est-à-dire le consentement préalable du consommateur
 L’obligation de loyauté : le cybermarchand doit s’abstenir de toute pratique déloyale ou
trompeuse. Il doit également s’abstenir d’inclure des clauses abusives dans son offre
commerciale.
 L’obligation de transparence : le cybermarchand doit mettre à la disposition du
cyberconsommateur toutes les informations nécessaires.
 La protection des données recueillies par l’offrant : les entreprises sont amenées à
collecter et à utiliser des données nominatives sur les consommateurs et les prospects via
Internet. Le législateur a instauré les règles qui assurent la protection des données à
caractère personnel collectées par l’offrant.
 Les techniques de collecte (questionnaires, cookies…) ne doivent pas être mises en œuvre
à l’insu et sans l’accord de l’internaute

- C- La formation du contrat
Le processus de formation du contrat passe la mise à disposition du consommateur des
conditions contractuelle des informations par le professionnel cyber vendeur ; Ainsi le
consommateur pourra contracter en en toute connaissance du produit ou services demandés.
Le professionnel met à disposition du consommateur des informations de manière à le mettre
en mesure de contracter en toute connaissance de cause. Etape 2: le premier clic, ou la
vérification de la commande.
1- L’offre commerciale

Le contrat suppose la rencontre des volontés des parties. Pour que le contrat soit valablement
formé, il faut une offre suivie d’une acceptation. Des conditions ont été fixées pour la validité
de l’offre et de l’acceptation .Pour que l’offre soit valable, elle doit respecter certaines
conditions. En effet, elle doit revêtir certaines caractéristiques : l’offre doit être ferme, précise
et non équivoque. En ce sens l’article 8 du décret n° 2008-718 du 30 juin 2008 relatif au
commerce électronique pris pour l’application de la loi n° 2008 -08 du 25 janvier 2008 sur les
transactions électroniques prévoit que les informations insérées dans l’offre « doivent être non
équivoques, lisibles, d’un accès facile et permanent à partir de la page d’accueil du site web du
fournisseur électronique des biens ou du service ». La précision de l’offre signifie que l’offre
doit revêtir les éléments essentiels nécessaires à la formation du contrat. Conformément l’alinéa
2 de l’article 24 de la loi sur les transactions électroniques du Sénégal, le fournisseur
électronique des biens et du service est tenu de préciser dans son offre les éléments suivants :
 les différentes étapes à suivre pour conclure le contrat par voie électronique ;
 les moyens techniques permettant à l'utilisateur, avant la conclusion du contrat,
d'identifier les erreurs commises dans la saisie des données et de les corriger ;
 les langues proposées pour la conclusion du contrat;
 en cas d'archivage du contrat, les modalités de cet archivage par l'auteur de l'offre
 les conditions d'accès au contrat archivé ;
 les moyens de consulter par voie électronique les règles professionnelles et
commerciales auxquelles l'auteur de l'offre entend, le cas échéant, se soumettre.

En plus de ces éléments, l’article 8 du décret n° 2008-718 du 30 juin 2008 relatif au commerce
électronique pris pour l’application de la loi n° 2008 -08 du 25 janvier 2008 sur les transactions
électroniques ajoute l’obligation pour le fournisseur électronique de préciser notamment : les
caractéristiques essentielles du produit ou du service proposé, le prix avec toutes les taxes
comprises, la durée de validité de l’offre, les modalités de paiement, de livraison ou
d’exécution.
L’offre sur internet est généralement adressée à un public via le web ou les forums de
discussion. Mais, il peut aussi arriver qu’elle concerne des personnes déterminées. C’est le cas
de l’offre adressée par les courriers électroniques, les IRC (Internet Relay Chat) ou les ICQ.
L’IRC est un protocole permettant à plusieurs internautes de communiquer en direct dans des
forums privés. Par contre, l’ICQ qui est admise depuis 2008, est un logiciel de messagerie
instantanée, VoIP, et de visioconférence où les utilisateurs sont identifiés par des numéros UIN
(Universal internet Number).
Cependant, il est difficile de distinguer parfois ce qui relève du public ou du privé. Tel est le
cas, par exemple d’une offre envoyée via un courrier électronique à un nombre important de
personnes. L’offre sera ainsi considérée comme publique dès lors que l’offrant ne s’adresse
pas nominativement à chacun des bénéficiaires. Alors il est recommandé au pollicitant, lorsque
son offre n’est pas destinée au public, de s’adresser nominativement à chacun des bénéficiaires
afin de lever toute équivoque. Toutefois, l’offre formulée via internet peut être exprimée de
différentes manières.
2- Les moyens d’expression de l’offre : la publicité

Dans le contrat conclu via internet, la soumission de l’offre se fait le plus souvent par la voie
de la publicité (a) ou de la prospection (b).
a- La publicité sur internet

La publicité sur internet revêt une importance plus grande que celle traditionnelle. Ceci qui
s’explique par le fait qu’elle est moins coûteuse et peut parvenir à un grand nombre de
demandeurs rapidement. Selon une étude réalisée aux environs de l’année 1999, il avait été
souligné que les investissements publicitaires aux Etats-Unis s’étaient élevés à plus de 12
milliards de francs sur le réseau, et que ce marché doublait chaque année5. Selon eMarketer.com
- via ZDNet.fr/chiffres-clés, 104,22 milliards de dollars ont été dépensés dans le monde en
publicité sur Internet au cours de l’année 2013. Il estime que le marché mondial devrait atteindre
un peu plus de 163 milliards de dollars en 2016. En France, le chiffre d’affaires net de la
publicité sur Internet est évalué à 1,440 milliard d’euros pour les six premiers mois de l’année
2014.Quoiqu’il en soit, la publicité sur Internet doit faire l’objet d’une réglementation stricte
pour que celle-ci soit saine et loyale.

5
Verbiest M.T publicité Marketing sur internet oc 199 www.juriscom/Net/thémes/index.htm
En droit Sénégalais, des restrictions ont été même posées à l’article 27 de la loi sur les
transactions électroniques, afin d’éviter que la publicité ne nuise le cocontractant lors de la
conclusion du contrat sur internet. Ces restrictions sont fixées comme suit :
- le fournisseur électronique doit veiller à ce que la publicité n’altère pas le consentement
du cocontractant. « elle ne doit pas ainsi être de nature à induire le consommateur en
erreur sur l’offre réellement proposée et en particulier sur l’entreprise à l’origine de
l’offre conformément à l’article 13 de la loi sur les transactions électroniques » ;
- « la publicité ne doit, sous quelque forme que ce soit, inciter le consommateur à cliquer
obligatoirement sur un message publicitaire » ;
- elle ne doit pas également porter atteinte à la vie privée ou professionnelle des
personnes, à la morale et à l’ordre public. «la publicité doit être conforme aux exigences
de décence et de respect de la dignité de la personne humaine ».
En plus de la publicité, la prospection directe constitue aussi un moyen d’expression de l’offre
sur internet.
b- La prospection directe

Au plan national la prospection directe est définie à l’article 2 de la loi n° 2008-08 du 25 janvier
2008 sur les transactions électroniques au Sénégal comme « toute sollicitation effectuée au
moyen de l’envoi de message, quel qu’en soit le support ou la nature notamment commerciale,
politique ou caritative, destinée à promouvoir, directement ou indirectement, des biens, des
services ou l’image d’une personne vendant des biens ou fournissant des services ».
Pour une meilleure protection des utilisateurs des réseaux de télécommunications contre les
messages non sollicités, la prospection directe est réglementée dans la plupart des Etats
membres de la CEDEAO. En effet, elle n’est autorisée que lorsque la personne qui la reçoit a
préalablement donné son consentement pour l’utilisation de ses données.
La prospection directe se fait parfois par le recours au « spamming » qui apparait comme
« l’envoi massif et non sollicité de messages à vocation commerciale ». Il consiste à envoyer
un même message à un nombre important d’internautes par des techniques diverses, sans que
leur volonté de le recevoir ne soit préalablement requise. Du fait qu’il est devenu un moyen
courant pour réaliser des programmes publicitaires à grande échelle, le spamming est source de
difficulté sur internet et cause des préjudices aux utilisateurs des réseaux de télécommunications
en provoquant l’encombrement des boites mails et la lenteur des connexions. La réglementation
du « spamming » est généralement envisagée à travers « l’opt-in » (opter pour) et « l’opt-out »
(opter contre).
l’opt-in: les prospecteurs sont tenus d’obtenir, préalablement à l’envoi de courrier
électroniques, le consentement des internautes à recevoir des sollicitations.
l’opt-out : à la différence de l’opt-in, c’est à l’internaute de choisir de ne pas recevoir de mails.
3- L’acceptation de l’offre sur internet

Dans le contrat conclu via Internet, l’acceptation de l’offre doit présenter certaines
caractéristiques (a) et faire l’objet de confirmation par son destinataire(b) pour être valable.
Dans certaines situations, l’acceptant a la possibilité de se rétracter (c).
a. Les caractéristiques de l’acceptation via internet
L’acceptation peut être définie comme « l’expression de l’intention définitive du destinataire
de l’offre, de conclure le contrat aux conditions prévues par l’offrant ». C’est donc, une
manifestation de volonté par laquelle une personne donne son accord aux éléments essentiels
de l’offre qui lui est faite. Par conséquent, l’acceptation doit être une réponse identique à
l’offre au risque de devenir une contre-proposition. C’est dire qu’ « une réponse qui tend à
être l’acceptation d’une offre, mais qui contient des additions, des limitations ou autres
modifications doit être considérée comme un rejet de l’offre, et constitue une contre-offre ».
En d’autres termes, l’acceptation ne peut être considérée comme valable lorsqu’elle a été
émise par erreur, ou lorsque l’acceptant a subi des manœuvres frauduleuses ou une violence
l’obligeant à contracter.
Ainsi, il est interdit l’usage de la contrainte dans le contrat électronique en disposant « nul ne
peut être contraint de poser un acte juridique par voie électronique ». Cette interdiction est prévu
par le Sénégal (article 18 de la loi n° 2008 -08 du 25 janvier 2008 sur les transactions
électroniques), la loi n° 2008 - 08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques au
Sénégal va même plus loin en consacrant à son article 42 « nul ne peut être contraint de signer
électroniquement». Toutes ces dispositions tendent à dire que l’acceptation doit être libre,
éclairée, non viciée et émise sans réserve. Si les conditions de l’offre sont réunies, l’acceptation
peut être exprimée de diverses manières pour sa confirmation. En d’autres termes, l’acceptation
ne peut être considérée comme valable lorsqu’elle a été émise par erreur, ou lorsque l’acceptant
a subi des manœuvres frauduleuses ou une violence l’obligeant à contracter .C’est ainsi qu’il
est interdit l’usage de la contrainte dans le contrat électronique en disposant « nul ne peut être
contraint de poser un acte juridique par voie électronique ».
La loi n° 2008 - 08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques au Sénégal va même
plus loin en consacrant à son article 42 « nul ne peut être contraint de signer électroniquement».
Toutes ces dispositions tendent à dire que l’acceptation doit être libre, éclairée, non viciée et
émise sans réserve. Si les conditions de l’offre sont réunies, l’acceptation peut être exprimée de
diverses manières pour sa confirmation.
b. Les moyens d’expression de l’acceptation sur internet
L’acceptation peut être exprimée par l’envoi d’un courrier électronique au destinataire comme
le précise ainsi l’article 28 de la loi sénégalaise susmentionnée sur les transactions électroniques
précise qu’« une lettre simple relative à la conclusion ou à l’exécution d’un contrat peut être
envoyée par courrier électronique ». Ou bien par le procédé du « simple clic » ou du « double
clic ».
S’agissant du simple clic, il a été considéré comme une atteinte au libre consentement de
l’acceptant dans la mesure où ce clic peut être effectué par erreur. Ce geste contractuel est vu
comme étant une pratique dangereuse pour l’acceptant du fait qu’elle ne lui garantit aucune
sécurité juridique. Pourtant une partie de la doctrine estime que le simple clic est suffisant pour
former le contrat sur internet en affirmant que « les tribunaux pourraient prendre en compte
l’usage qui s’est développé sur Internet pour convenir du fait que le cliquage sur le bouton
approuvé constitue effectivement une acceptation ». Accepter le simple clic comme suffisant
pour former le contrat sur internet pourrait porter préjudice à l’acceptant dans la mesure où
celui-ci peut cliquer par mégarde sur le bouton « valider » ou sur l’icône « envoyer ».
Dans ce cas, il commet une erreur difficile à réparer du fait que le contrat se forme et par la
même, reste producteur d’obligation que les parties, en vertu de la force obligatoire, seront
tenues d’exécuter sous peine de sanction. Pour éviter cette situation mais aussi pour sécuriser
la relation contractuelle sur internet, le Tribunal de grande instance de Paris considère que le
simple « cliquage » du client est insuffisant pour sceller l’accord des parties au contrat.
Le Sénégal s’inscrivant dans la même logique que le juge Français considère que l’acceptation
doit être concordante, pure et simple, complète, suffisamment explicite, consciente et doit avoir
lieu sur les éléments essentiels de l’offre pour aboutir à la formation du contrat sur internet.
Le double clic est considéré comme plus avantageux pour l’acheteur sur internet. Ainsi, le
premier clic lui permet de vérifier les détails de la commande afin que d’éventuelles erreurs
soient corrigées. Lorsque des corrections sont apportées par l’offrant et que toutes les conditions
relatives à l’offre sont respectées, il pourra procéder au second clic pour manifester son ultime
consentement. Cependant la confirmation de la commande va nécessiter un accusé de réception
de la part de l’auteur de l’offre. L’accusé de réception va permettre à l’acceptant d’avoir la
certitude de la réception de sa commande par le fournisseur électronique. L’article 30 de la loi
du Sénégal précitée ajoute que « la remise d’un écrit sous forme électronique est effective
lorsque le destinataire, après en avoir pris connaissance, en a accusé réception ». En revanche,
il est reconnu à l’internaute le droit de se rétracter même après la conclusion du contrat lorsque
celui-ci ne le satisfait pas.
c. L’exercice du droit de rétractation par l’acceptant.
L’acceptation de l’offre permet de conclure le contrat sur internet. Cependant, il existe des cas
où le destinataire de l’offre a la possibilité de se rétracter dudit contrat. L’exercice de ce droit
de rétraction n’est admis que lorsque certaines conditions sont réunies dans les cas Concernés
(1). En d’autres termes, il peut exister des situations ou l’acceptant ne pourrait pas se prévaloir
du droit de rétractation dans le contrat sur internet (2).
1. Les modalités d’exercice du droit de rétractation dans le contrat conclu sur internet
Le droit de rétraction est un moyen de protection des consommateurs dans le contrat sur
internet. Il se définit comme étant la faculté de se retirer, unilatéralement d’un engagement, au
mépris du principe de l’irrévocabilité de la promesse.
Le Sénégal à travers le décret n° 2008-718 du 30 juin 2008 relatif au commerce électronique
pris pour l’application de la loi n° 2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques.
L’alinéa 3 de l’article 12 dudit décret précise, à cet effet,que « le consommateur exerce son
droit de rétractation sur tout support durable». Il faut noter que la mise en œuvre du droit de
rétractation obéit à des conditions notamment en termes de délai. Concernant le Sénégal ont
harmonisé leur législation en fixant un délai de 7 jours pour se rétracter. En effet, l’article 12
du décret précité, dispose « pour tout contrat conclu par voie électronique, le consommateur
dispose d’un délai de 7 jours ouvrables pour se rétracter, sans indication de motifs et sans
pénalités ». Toutefois, à la différence de la loi du Sénégal, l’alinéa 2 de l’article 63 précité,
prévoit un délai de quatorze (14) jours quand il s’agit d’un service financier. Quoiqu’il en soit,
le délai accordé à l’acheteur pour se rétracter commence à courir à partir de la conclusion du
contrat pour les services ou de la livraison pour les biens.
Cependant, lorsque le fournisseur électronique de biens et services n’a pas satisfait aux
obligations d’information prévues à l’article 10 de la loi sur les transactions électroniques, le
délai de 7 jours est porté à 3 mois. Dans le cas où le fournisseur électronique fait parvenir les
informations nécessaires dans l’intervalle des 3 mois, le délai de 7 jours reste appliqué et
commence à courir à partir de la réception des informations par le consommateur.
Pour exercer le droit de rétractation, l’acheteur doit pouvoir disposer du produit afin de vérifier
la conformité. Cette vérification pourrait, également, lui permettre de détecter les vices cachés
du produit livré. C’est en ce sens qu’il faut comprendre le décret précité lorsqu’il précise que «
l’exercice du droit de rétractation suppose que le consommateur ait la possibilité d’essayer
l’objet commandé ou d’en faire usage ». La livraison de certains types de marchandises doit
respecter des conditions relatives par exemple à l’emballage pour éviter la détérioration du
produit lors du transport. En ce sens, s’il arrivait que le produit commandé soit détérioré lors
du transport, le consommateur a la possibilité d’exercer son droit de rétractation. Toutefois,
l’exercice du droit de rétractation n’est pas absolu et reste encadré.
II- Limite du droit de rétraction
L’article 16 du décret n° 2008-718 du 30 juin 2008 relatif au commerce électronique pris pour
l’application de la loi n°2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électronique exclut
l’exercice du droit de rétractation dans:
- les contrats de fournitures de services dont l’exécution a commencé avec le
- consentement du consommateur avant la fin du délai de rétractation ;
- les contrats de fournitures de produits confectionnés selon ses spécifications ou qui,
- du fait de leur nature, ne peuvent pas être réexpédiés parce que susceptibles de se
- détériorer ou de se périmer rapidement ;
- les contrats de fournitures d’enregistrements audio, de vidéo ou de logiciels
- informatiques descellés ou téléchargés directement par le consommateur ;
- les contrats de fournitures de journaux, périodiques et de magazines ;
- les contrats de ventes conclues lors des enchères ;
- les contrats de polices d’assurance de moins d’un mois ;
- les contrats de services financiers dont le prix dépend des fluctuations du marché
- financier pouvant survenir durant la période de rétractation.
- Lorsque l’offre est acceptée par le destinataire, le contrat peut être considéré comme
conclu.
- Mais, il faut noter le fait que le contrat conclu sur Internet implique des parties qui ne
sont pas
- présentes au même endroit. Dès lors sa localisation spatio-temporelle est nécessaire
pour
- connaître le moment et le lieu de conclusion de celui-ci.

Section II- L’exécution du contrat

Lorsque le contrat est valablement formé, les parties sont tenues de procéder à son exécution.
Elle va pouvoir se faire de deux manières, s’agissant de la prestation due par le professionnel.
Dans un grand nombre de cas, elle va s’exécuter physiquement en dehors du réseau soit par la
livraison, soit par la consommation. Il est possible toutefois que l’exécution se fasse sous une
forme dématérialisée, notamment pour la consultation d’une base de données, pour le
téléchargement d’une œuvre (regret que Communauté présente comme service et non produit).
Ainsi, le cybervendeur est tenu de livrer le bien ou le service à la date et à l’adresse indiquée
dans le contrat et cyberacheteur est tenu au paiement du prix convenu. La mise en œuvre de ces
obligations contractuelles ne pose pas souvent de difficultés dans les contrats classiques.
Cependant, dans le contrat sur internet, le paiement (paragraphe 1) et la livraison (Paragraphe
II)
Paragraphe 1- Le paiement devant être effectué par le cocontractant
Dans le contrat conclu via internet, la contrepartie de la livraison du bien ou du service par le
fournisseur électronique est le paiement par le destinataire du produit. Le paiement peut être
effectué en espace ou par chèque avant la livraison du bien ou du service ou sur internet grâce
à la monnaie électronique. Le paiement par chèque pourrait être source même de difficultés
car il n'est valable que si les deux parties sont dans un pays qui accepte les chèques libellés
dans la devise de l'échange. Le chèque est rarement valable en dehors d'un pays. L'attente de
la réception du chèque et la vérification de sa provision ralentit les échanges. C’est pourquoi
le recours à la monnaie électronique s’avère nécessaire voire obligatoire. Elle peut être définie
elle a été définie par l’UEMOA comme « une valeur monétaire représentant une créance sur
l’émetteur qui est stockée sur un support électronique ou sur un support de même nature, émise
contre la remise de fonds d’un montant dont la valeur n’est pas inférieure à la valeur monétaire
émise et acceptée comme moyen de paiement par des entreprises autres que 48 Article L315-1
du Code monétaire et financier.
Avec la monnaie électronique, les parties peuvent faire recours à la carte de crédit ou du
virement bancaire pour effectuer le paiement via l’internet. Toutefois ces instruments de
paiement électronique présentent des inconvénients car, s’agissant de :
- la carte de crédit qui a été pendant longtemps le vecteur obligé du contrat sur
internet, l’utiliser via internet est véritablement risqué. Les données bancaires
confidentielles peuvent être lues et décryptées, même si l'échange est crypté
- le virement bancaire quant à lui est un dispositif trop lourd pour payer sur le web en
ce sens que les parties à la transaction notamment le fournisseur électronique et son
cocontractant, seront obligées de déclarer leurs coordonnées bancaires afin de
réaliser la transaction.
Le mobile money et le système de transfert d’argent sont utilisés par certains internautes comme
moyens de paiement dans le contrat sur internet. En effet, la présence des sociétés de transfert
d’argent et de mobile money dans la plus part des Etats membres de la CEDEAO facilitent les
relations contractuelles sur internet. A titre d’exemple on peut citer la CSI WARI qui est
présente au Sénégal
Ces sociétés ont favorisé le développement du porte-monnaie électronique (cartes – prépayées)
et la monnaie électronique au niveau de l’espace de la CEDEAO. Ce qui a favorisé le paiement
par cartes mais aussi via le mobile au niveau des Etats membres. Il s’y ajoute le fait que les
consommateurs qui utilisent l’internet pour passer des contrats, paient en espèce à la livraison
du bien ou du service. En vertu de la force obligatoire du contrat conclu via internet, l’acceptant
procède à la livraison des produits et services dès réception du paiement.
Paragraphe II - La livraison du bien ou du service par le fournisseur électronique
Le fournisseur qui exerce une activité de commerce électronique est responsable de plein droit
à l’égard de son cocontractant de la bonne exécution des obligations résultant du contrat, que
ses obligations soient à exécuter par lui-même ou par des tiers intervenant à la demande du
fournisseur. Cela signifie que le fournisseur est tenu de livrer le bien ou service au cocontractant
à l’adresse indiquée dans le contrat sur internet. En fonction de la nature du bien ou du service,
le fournisseur électronique peut faire recours à la livraison directe (1) qui pose moins de
difficultés ou la livraison différée (2) qui repose sur un bon système d’adressage unique (C) des
Etats membres de la CEDEAO.
1- La livraison directe du bien ou du service
La livraison directe signifie que la prestation est effectuée directement sur internet, juste après
que l’acheteur ait effectué sa commande. Cette forme de livraison intervient généralement dans
le cas des prestations intellectuelles. Ces dernières s’analysent comme un service de
consultance sur internet moyennant un prix. Ainsi, un internaute confronté à des difficultés peut
recourir aux services des conseillers, des experts. La prestation ne concernant pas un produit
physique, le prestataire apporte sa solution directement en ligne. Pour les services juridiques, il
peut s’agir d’un conseil sur un litige, sur l’acquisition d’immeubles. Parmi ces sites, certains
fournissent la réponse aux questions posées après le paiement du prix. Par contre, d’autres
exigent le paiement avant que le problème ne soit posé. Normalement, la livraison dans ces
genres de prestation ne doit pas poser de difficultés.
Cependant, dans certains cas, la réponse donnée par le consultant n’est pas automatique. C’est
en ce sens qu’un site propose des délais en fonction de la simplicité ou de la complexité de
la question. Il est ainsi précisé que la réponse à une question simple nécessite 24h alors que
pour les questions complexes, le délai de 24 heures est prorogé afin d’apporter des réponses
précises.
La livraison directe concerne aussi l’achat des produits téléchargeables sur des sites. Dans
cette situation, lorsque le paiement est effectué, le vendeur transfère souvent un lien à
l’acheteur. Par ce lien, il suit les instructions pour pouvoir télécharger le fichier. Dans d’autres
cas, le téléchargement du fichier devient automatique sans passer par un quelconque lien. Ces
types de livraison concernent souvent des logiciels ou des documents électroniques. La
difficulté peut se poser lorsque le cocontractant paie le prix et que le fournisseur électronique
ne livre pas le bien ou le service. En effet, au niveau de l’espace de la CEDEAO, il n’existe
pas encore un cadre normatif harmonisé sur la livraison de manière générale. L’Acte additionnel
sur les transactions électroniques évoque la responsabilité du fournisseur électronique sans pour
autant définir les moyens dont dispose le cocontractant pour engager la responsabilité de ce
dernier. Contrairement à la livraison directe qui présente moins de difficultés, la livraison de
certains biens ou services s’effectue de manière indirecte.
2- La livraison indirecte du bien ou du service par le fournisseur électronique

A la différence de la livraison directe, il existe des situations où la livraison est différée. Dans
cette perspective, celle-ci est effectuée hors-ligne, d’où la notion de livraison indirecte. Ce type
de livraison intervient lorsque la prestation porte sur des produits physiques comme des
marchandises. Dans cette perspective, le fournisseur des biens envoie le produit (colis postal)
via les services postaux qui se chargeront de son acheminement à l’adresse exacte de l’acheteur
avant l’échéance du délai de livraison prévu dans le contrat conclu sur internet. Ce délai pouvant
être long, le fournisseur reste tenu à la bonne conservation du produit. Le point de départ du
délai de conservation est réglementé dans certains Etats membres. C’est effectivement le cas
du Sénégal qui à travers l’article 39 du décret relatif au commerce électronique prévoit que « le
délai de conservation court pour la livraison du bien ou l’exécution de la prestation immédiate
à compter du moment de la conclusion du contrat. En cas de livraison ou de prestation différée,
le délai court à compter de la date de livraison ou d’exécution de la prestation ».
Dans tous les cas, le consommateur peut exercer son droit de rétractation conformément à
l’article 17 du décret sus rappelé en cas de détérioration du colis postal durant le transport.
Lorsque la livraison est différée, l’acheteur en plus de payer le prix du produit supporte aussi
les frais d’envoi du produit. Donc, conformément à l’article 8 du décret sénégalais relatif au
commerce électronique le fournisseur électronique est tenu de préciser au consommateur les
frais de livraison du colis postal. Généralement, la livraison se fait via les services postaux
intervenant dans le secteur de la distribution. En principe, le fournisseur électronique a la
possibilité de choisir le service qu’il juge fiable et rapide pour l’envoi de ses produits. La
concurrence dans le secteur de la poste est réglementée par l’ARTP.
L’importance du système d’adressage dans la livraison des biens et des services par le
fournisseur électronique
L’adresse recouvre plusieurs définitions. On distingue :
- L’adresse légale qui est l’indication précise du domicile d’une personne physique ou
morale, le domicile étant le lieu où elle réside principalement ;
- L’adresse fiscale qui est communiquée aux services fiscaux et qui correspond, en
principe, à l’adresse de résidence puisque le domicile fiscale dépend généralement de
- la résidence habituelle ;
- L’adresse postale qui est l’ensemble des informations fournies par le client émetteur et
nécessaires à la remise du courrier au client sans recherche ni équivoque dans le cadre
- des prestations offertes par l’opérateur postal.
-
Elle associe des informations nominatives (privées) qui permettent d’atteindre la personne et
des informations géographiques qui permettent d’identifier le point de contact et de distribution.
L’Adresse est spécifiée dans la directive comme suit : « l’identification d’une propriété par sa
localisation, c'est-à-dire un détail d’un lieu, d’un immeuble, d’une partie d’immeuble, d’un
accès ou d’un autre type de construction, par des noms topographiques et des identifiants ».
C’est cette dernière qui nous intéresse car pour livrer le colis à bon port, il faut nécessairement
avoir les bonnes informations géographiques de l’acheteur. La plupart des opérateurs postaux
exploitent leur propre système d’adressage qui n’obéit à aucune norme préétablie. Cet état de
fait a eu comme conséquence un nombre important de colis non distribué, des pertes de recette,
l’allongement des délais de distribution mais aussi des pertes de colis.
L’objectif de cette initiative était de créer des synergies entre les acteurs internationaux,
d’appuyer les secteurs public et privé, et de tenter de résoudre les nombreux problèmes qui se
posent dans le domaine de l’adressage. A cet effet, l’UPU, en collaboration avec plusieurs
organisations non gouvernementales, a rédigé un livre blanc afin de sensibiliser les dirigeants
politiques à comprendre l’importance de l’adressage qui est considéré comme une infrastructure
essentielle pour le développement social et économique d’un pays. Il s’agit d’un outil de
croissance qui facilite le transfert des biens et des services des producteurs aux consommateurs
aux niveaux national et international. L’infrastructure d’adresses permet également de
promouvoir les Tics en servant de base pour le développement du commerce électronique et
des autres services électroniques.
Chapitre III : Le règlement du contentieux dans le contrat e-commerce
Si un litige est né dans un contrat conclu sur internet, le juge saisi devra chercher le droit
applicable lorsque les parties au contrat ne l’ont pas précisé et la juridiction compétente
(Section I) afin de résoudre le différend. Contrairement au contrat classique, le contrat conclu
sur internet à son spécificité compte tenu de la dématérialisation et transfrontalière raison de la
suppression du support papier dans les échanges électroniques En effet, on assiste à une
nouvelle forme de preuve appelée preuve électronique (Section II).

Section I: détermination de la loi applicable et de la juridiction compétente


Dans le contrat sur internet comme tout autre contrat, des litiges peuvent naître entre les
parties. Pour résoudre ces litiges, il faut obligatoirement déterminer la loi applicable au contrat
(paragraphe 1) et le tribunal compétent (paragraphe II).
Paragraphe 1 La détermination de la loi applicable au contrat conclu sur internet
En vertu du principe de l’autonomie de la volonté, les parties peuvent librement choisir la loi
qui s’applique à leur contrat (A). S’il en est ainsi, le problème de la détermination de la loi
applicable ne se pose pas. En revanche, il en est autrement lorsque les parties n’ont pas précisé
la loi applicable (B).

A. La loi des parties en cas de choix clairement exprimé

Le contrat est la loi des parties. Ainsi, conformément au principe de l’autonomie de la volonté,
la loi applicable aux relations contractuelles est en principe la loi que les parties ont choisie
librement. Ce principe a été repris par les textes nationaux du Sénégal. En effet, pour renforcer
le principe de la liberté contractuelle, l’article 6 du décret sur le commerce électronique précise
que « les personnes exerçant l’activité définie à l’article 8 de la loi susmentionnée et établies
dans un pays tiers doivent préciser le droit applicable et obtenir l'accord du destinataire du
service proposé ».
Il ressort de cette disposition que le fournisseur électronique des biens et services doit, en
accord avec le destinataire de l’offre, définir les règles applicables à leur contrat. Autrement dit,
la loi applicable au contrat conclu sur internet est celle émanant « de la commune volonté de
cette personne (le fournisseur) et de celle à qui sont destinés les biens ou services », article 12
de la loi n°2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques. Les textes susvisés
n’ont pas statué sur la manière dont les parties au contrat doivent exprimer leur choix sur la loi
applicable. Mais il est évident que celui-ci soit exprimé de manière claire, non ambiguë et sans
équivoque dans l’une des clauses du contrat car c’est seulement de cette manière qu’il confère
au contrat un avantage certain en ce sens que la recherche de l’intention des parties par le juge
ne pose pas de difficultés
Il n’est pas exclu que le choix des parties puisse être exprimé implicitement. Dans ce cas le
pouvoir de recherche de la volonté des parties appartient aux juges du fait qui peuvent l’exercer
souverainement. La Cour de cassation dispose à cet effet que la « recherche de la volonté
implicite rentre dans le pouvoir souverain d’interprétation des juges du fait ». Cependant dans
ce cas de figure, le choix décelé par les juges du fond, après interprétation des termes du contrat,
peut ne pas correspondre à la volonté implicite des parties. C’est pourquoi, il est nécessaire
d’accorder aux parties la possibilité de préciser expressément la loi applicable à leur contrat
sans en abusé, même si elles ne l’avaient pas prévu antérieurement.

B- La détermination de la loi applicable en cas de silence des parties

Il peut arriver que les parties ne désignent pas la loi applicable au contrat. Dans ce cas la
convention de Rome stipule qu’à défaut de choix des parties de la loi applicable, « le contrat
est régi par la loi du pays avec lequel il entretient les liens plus étroits ». Cette disposition
s’explique, sans doute, par le fait que la doctrine tout comme la jurisprudence réfutent l’idée
d’un contrat sans loi. Ainsi en cas de silence, le juge devra s’appuyer sur des critères pouvant
être cumulés notamment des indices objectifs tels que la langue de rédaction, la référence à des
droits surabondant à un ordre juridique déterminé, la monnaie utilisée ou encore l’indication
d’un usage reconnu sur une place identifiée, ou la théorie de la prestation caractéristique qui
signifie que chaque contrat se caractérise par une prestation identifiable et rattachable à un ordre
juridique, ou encore la pratique comme la « lex electronica » ou la « lex mercatoria numerica »
afin de déterminer « l’ordre juridique avec lequel le contrat entretient les liens les plus actifs ».
Dans l’espace de la CEDEAO la détermination de la loi applicable en cas de silence des parties
est réglée par Acte additionnel A/SA.2/01/10 du 16 février 2010 portant transactions
électroniques. En effet l’article 7 dudit acte dispose « en l’absence de choix des parties, la loi
applicable sera la loi du lieu de résidence habituelle du consommateur tant qu’il y va de son
intérêt ».
Cette disposition est claire et sans équivoque. Le critère retenu, en cas d’absence de choix de la
part des parties au contrat, est la résidence habituelle du consommateur. Toutefois il faut
remarquer que l’alinéa premier de l’article 7 susvisé retient en même tant que la résidence
habituelle du consommateur, le critère d’établissement du vendeur. Il dispose « l’exercice des
activités entrant dans le champ d’application du présent Acte additionnel est soumis à la loi du
pays membre de l’espace CEDEAO sur le territoire duquel la personne qui l’exerce est établie
». Cela signifie que, la loi applicable au contrat sur internet serait celle « du pays où la partie
qui doit fournir la prestation caractéristique a, au moment de la conclusion du contrat, sa
résidence habituelle ou, son administration centrale ou, son principal établissement ».
Ces dispositions sont sources d’interprétation du texte notamment sur la détermination de la loi
applicable en cas de silence des parties dans la mesure où le législateur communautaire a retenu
deux critères à savoir la résidence habituelle du consommateur et le lieu où le vendeur a son
principal établissement. Cependant, il faut savoir en matière de commerce il ya la protection du
commerce qui atténuer cette source de flou.
En outre, selon la législation sénégalaise c’est l’article 12 de la loi n°2008-08 du 25 janvier
2008 portant transactions électroniques au Sénégal qui règle la détermination de la loi
applicable en cas de silence des parties. Il dispose que l’activité du commerce électronique «
est soumise à la loi de l’Etat sur le territoire duquel la personne qui l’exerce est établie, sous
réserve de la commune volonté de cette personne et de celle à qui sont destinés les biens ou
services ».
L’application de l’alinéa précédent du présent article ne peut avoir pour effet de :
- priver un consommateur ayant sa résidence habituelle sur le territoire national de la
protection que lui assurent les dispositions impératives de la loi sénégalaise relative
aux obligations contractuelles, conformément aux engagements internationaux
souscrits par le Sénégal. Au sens du présent article, les dispositions relatives aux
obligations contractuelles comprennent les dispositions applicables aux éléments du
contrat, y compris celles qui définissent les droits du consommateur, qui ont une
influence déterminante sur la décision de contracter ;
- déroger aux règles de forme impératives prévues par la loi sénégalaise pour les
contrats créant ou transférant des droits sur un bien immobilier situé sur le territoire
national ;
- déroger aux règles déterminant la loi applicable aux contrats d’assurance pour les
risques situés sur le territoire d’un ou plusieurs Etats membres de la Zone Franc, parties
au Traité instituant une organisation intégrée de l’industrie des assurances dans les Etats
africains et pour les engagements qui y sont pris.

Ces garanties sont afférentes à la protection que lui assurent les dispositions impératives des
textes nationaux relatives aux obligations contractuelles, mais aussi l’interdiction de déroger
aux règles de forme impératives pour les contrats créant ou transférant des droits sur un bien
immobilier situé sur le territoire national de l’un des Etats membres et enfin l’interdiction de
déroger aux règles déterminant la loi applicable aux contrats d’assurances pour les risques situés
sur le territoire d’un ou plusieurs Etat membre de la zone Franc, parties au Traité instituant une
organisation intégrée de l’industrie des assurances dans les Etats africains. La détermination du
droit applicable constitue une phase essentielle dans le processus de désignation du tribunal
compétent en cas de litiges entre les parties au contrat. C’est pourquoi, elle doit être menée
concomitamment avec la détermination de la juridiction compétente pour que le traitement du
contentieux du contrat conclu via internet soit efficace.
Paragraphe 2 : La détermination du tribunal Étatique compétent en cas de silence des parties
Il est un principe reconnu unanime que le tribunal du lieu du domicile, de résidence,
d’établissement ou du siège social du défendeur est compétent pour connaître le litige né du
contrat conclu sur Internet. C’est ce qui ressort des dispositions des conventions qui consacrent
la compétence du tribunal du défendeur quelle que soit la nationalité de celui-ci en cas de silence
des parties (la convention de Bruxelles du 27 septembre 1968 concernant la compétence
judiciaire et l’exécution des décisions en matière civile et commerciale, en son article 4 et celle
de Lugano du 16 septembre 1988 concernant la compétence judiciaire et l’exécution des
décisions en matière civile et commerciale.
Ainsi, au Sénégal même si la loi n°2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques
est muette sur la question, il est reconnu que les tribunaux compétents chaque fois que le
défendeur a son domicile, sa résidence, son siège social s’il s’agit d’une entreprise ou son
principal établissement au niveau du territoire sénégalais. Il s’agit d’un critère qui a été consacré
par le code de procédure civile même si à l’époque les transactions électroniques n’étaient pas
expressément visées. Il faut préciser qu’en matière civile et commerciale, du fait de l’absence
d’une juridiction commerciale autonome, c’est le tribunal départemental ou celui régional qui
est compétent selon la nature du droit sur lequel porte l’action et selon que le montant du litige
dépasse ou non un million de francs CFA. En dehors de cette distinction fondée sur le montant
du litige, le principe reste le même : la compétence du tribunal du domicile du défendeur est
affirmée. Cependant il existe des exceptions dans la mesure où c’est le tribunal du lieu de
situation de l’immeuble qui est compétent en matière immobilière.
Il est clair que les parties dans un contrat conclu via les réseaux peuvent soumettre leur différend
à la voie juridictionnelle ou non juridictionnelle notamment en faisant recours aux modes
alternatifs de règlement des litiges. Faudrait-il dans ce cas que la partie demanderesse soit en
mesure de prouver l’existence d’un manquement de la part de l’autre partie.
Section II : L’administration de la preuve dans le contrat conclu sur internet
La preuve est une démonstration de la réalité d’un fait, d’un état, d’une circonstance ou d’une
obligation. Dans le contrat classique, la preuve des actes juridiques se fait le plus souvent par
l’écrit. Cependant, avec la naissance des transactions électroniques, une nouvelle forme
d’écrit a vu le jour. Il s’agit de l’écrit électronique (paragraphe I) qui a la même valeur juridique
que l’écrit classique lorsque certaines conditions sont réunies. Mais l’action de prouver
électroniquement les actes juridiques serait plus aisée pour les parties si leur relation
contractuelle est assez sécurisée par la signature électronique des parties au contrat (paragraphe
II).
Paragraphe I : L’admission de l’écrit électronique comme mode de preuve dans le contrat
conclu sur internet
Dans la plupart des relations d’affaire, l’écrit est exigé comme une condition de validité du
contrat. Il est également perçu comme moyen de preuve des actes juridiques. Concernant la
preuve, il peut arriver que les parties déterminent dans le contrat les moyens de preuve à
l’adoption de textes juridiques communautaires et nationaux sur les transactions électroniques
ont eu comme conséquence la reconnaissance de l’écrit électronique comme moyens de preuve
au même titre que l’écrit sur support papier. Cette reconnaissance découle des dispositions de
la loi de 2008 sur les transactions électroniques en son article 37 qui dispose que « l’’écrit sous
forme électronique est admis en preuve au même titre que l’écrit sur support papier et a la même
force probante que celui-ci, sous réserve que puisse être dûment identifiée dont il émane et qu’il
soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l’intégrité ». La remarque est
que la validité de l’écrit électronique découle de la réunion de deux conditions : l’identité de la
personne dont cet écrit émane et la conservation qui garantit l’intégrité.
L’identité est définie comme « la somme des éléments dont le droit tient compte pour
individualiser les personnes physiques et qui permet donc de situer l’individu concerné»
(Dictionnaire du vocabulaire juridique 2012, édition revue et augmentée sous la diu rection de
Rémy Cabrillac, Professeur à la faculté de droit de l’Université de Montpellier, Lexis Nexis .
Ainsi sur internet, l’identité de la personne renvoie à l’identité électronique qui est la base de la
signature électronique
La conservation électronique consiste à archiver des documents électroniques en vue de
pérenniser l'information avec la possibilité de la restituer de manière intègre et fidèle, c’est à
dire identique en tout point à celle de son origine. Cette opération visant à conserver des
informations ayant une valeur probatoire ou des effets juridiques concerne toutes les parties au
contrat conclu via internet. Elle obéit à certaines conditions définies par le dispositif juridique
du Sénégal qui a retenu les mêmes conditions. En effet pour que la conservation de l’écrit
électronique soit valable, l’information que contient le message de données doit respecter les
conditions d’accessibilité, de lisibilité, d’intelligibilité afin de pouvoir être consultée
ultérieurement. Ensuite, le message de données doit être conservé dans la même forme que celle
sous laquelle il a été créé, envoyé, ou reçu. De plus, il ne doit être susceptible ni de modification
ni d’altération dans son contenu. Dans cette perspective, le document transmis et celui conservé
doivent être strictement identiques. Enfin, les informations permettant de déterminer l’origine
et la destination du message de données, ainsi que les indications de date et d’heure de l’envoi
ou de la réception, doivent être conservées si elles existent.
En outre, dans la législation sénégalaise, plus précisément au niveau de l’article 37 de la loi
n°2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques, « la conservation de ces
documents sous forme électronique doit se faire pendant une période de dix (10) ans ». Aussi,
la période de 10 ans prévue par le cadre normatif national sur les transactions électronique peut
être source de difficultés quand on sait que les supports de stockage et les formats de fichiers
deviennent rapidement obsolètes. Ainsi, afin de pallier ces difficultés, il est souhaitable que le
service d'archivage proposé offre une conservation active des documents électroniques
permettant de changer de support pendant la période de temps de conservation en vue de
garantir l’intégrité des documents électroniques. C’est seulement de cette manière que les
parties pourront apporter la preuve de leurs allégations. La question qui se pose est alors celle
de savoir sur qui pèse la charge de la preuve ?
Il appartient au demandeur d’apporter la preuve conformément à l’adage « actori incumbit
probatio » s’il estime avoir été lésé par le défendeur. Il s’agit du principe selon lequel la charge
de la preuve incombe au demandeur. Pour régler la question de la charge de la preuve, l’article
38 de la loi du Sénégal n°2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques prévoit
que « le fournisseur de biens ou prestataire de services par voie électronique qui réclame
l’exécution d’une obligation doit en prouver l’existence, et lorsqu’il se prétend libérer, doit
prouver que l’obligation est inexistante ou éteinte ». Afin de réclamer et de prouver l’exécution
d’une obligation par l’une des parties ou son inexécution par l’autre partie, il est nécessaire que
la relation contractuelle soit suffisamment sécurisée par le biais de la signature électronique.
Paragraphe II : La sécurisation du contrat conclu via internet par le recours à la signature
électronique
Pour parfaire et sécuriser un acte juridique passé via internet, il faut nécessairement procéder
à sa signature électronique par son auteur afin de lui conférer une certaine authenticité, une
fiabilité et une intégrité intacte. C’est pourquoi la consécration légale de l’équivalence entre
l’écrit sur support papier et l’écrit électronique est inhérente à sa signature électronique qui
détermine son origine, son auteur et garantit son intégrité.
La signature électronique permet, ainsi, d’authentifier par des procédés d’authentification
fiables l’écrit électronique. C’est pourquoi il est nécessaire voire même obligatoire que le
contrat conclu sur internet soit signé électroniquement par le vendeur et l’acheteur car en plus
d’authentifier le contrat, la signature électronique permet d’identifier ces deux parties. En
d’autres termes la signature électronique est de nature à renseigner sur la capacité juridique des
parties à contracter.
La signature électronique est définie par selon l’article premier alinéa 13 de l’Acte additionnel
A/SA.2/01/10 du 16 février 2010 relatif aux transactions électroniques dans l’espace de la
CEDEAO, comme « Toute donnée qui résulte de l’usage d’un procédé fiable d’identification
garantissant son lien avec l’acte auquel elle s’attache ».
Selon les dispositions de l’article 41 alinéa 1 et 2 de la loi sénégalaise 2008-08 du 25 janvier 25
relatives aux transactions électroniques, «la signature nécessaire à la perfection d’un acte
juridique identifie celui qui l’appose. Elle manifeste le consentement des parties aux obligations
qui découlent de cet acte. Quand elle est apposée par un officier public, elle confère
l’authenticité à l’acte. Lorsqu’elle est électronique, elle consiste en l’usage d’un procédé fiable
d’identification garantissant son lien avec l’acte auquel elle s’attache ».
Ces derniéres mettent en évidence la nature de la signature électronique consistant en une
donnée, mais aussi sa fonction d’identification de l’auteur ou l’origine de l’écrit. Toutefois, il
faut que l’authenticité de l’acte juridique nécessite l’intervention d’un officier public qui
appose sa signature sur ce dernier.
Par ailleurs, la législation sénégalaise ne fait pas la distinction entre la signature électronique
simple et la signature électronique qualifiée. La distinction entre ces deux a été l’œuvre de l’acte
uniforme révisé relatif au droit commercial général de l’Organisation pour l’Harmonisation en
Afrique du Droit des Affaires (OHADA) à laquelle ces différents pays sont membres et qui
considère que la signature électronique qualifiée garantit l’intégrité, l’origine de l’acte
électronique, ainsi que sa transmission. Selon les dispositions de l’article 83 de l’acte uniforme
précité, « la signature électronique est appliquée à un document et permet d’identifier le
signataire et de manifester son consentement aux obligations qui découlent de l’acte. Elle
présente les caractéristiques
suivantes :
- elle est liée uniquement au signataire ;
- elle permet d’identifier dûment le signataire ;
- elle est créée par des moyens que le signataire peut garder sous son contrôle
- exclusif ;
- elle est liée au document auquel elle se rapporte de telle sorte que toute modification
- ultérieure du document soit détectable ».

La signature électronique est recevable lorsque sa fiabilité est établie. Toutefois, cette exigence
de fiabilité est simplement présumée. La fiabilité se réalise lorsque la signature est établie grâce
à un dispositif sécurisé de création de signature électronique et que la vérification de cette
signature repose sur l’utilisation d’un certificat qualifié. C’est seulement à partir de ce moment
que la signature électronique est admise au même titre que la signature manuscrite.
Le droit sénégalais notamment le décret n°2008-720 du 30 juin 2008 relatif à la certification
électronique pris pour l’application de la loi n°2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions
électroniques définit le dispositif sécurisé de création de signature comme un dispositif logiciel
ou matériel de création de signature qui satisfait à certaines exigences. Le dispositif doit
garantir, par des moyens techniques et des procédures appropriés, la confidentialité des données
utilisées pour la création de la signature, l’assurance suffisante que lesdites données ne puissent
être trouvées par déduction ; la protection de la signature contre toute falsification par les
moyens techniques appropriés et évolutifs ; la protection fiable des données utilisées par le
signataire légitime contre leur utilisation par des tiers.
L’article 36 du décret n° 2008-720 du 30 juin 2008 relatif à la certification électronique pris
pour l’application de la loi n ° 2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques
prévoit le dispositif sécurisé de création de signature ne doit pas « modifier les données à signer
ni empêcher que ces données soient soumises au signataire avant le processus de signature ».
S’agissant du certificat électronique qualifié, l’article 2.1 du décret n°2008-720 du 30 juin
2008 relatif à la certification électronique, définit ce dernier comme une « attestation
électronique qui lie des données afférentes à la vérification d’une signature ou de tout autre
document numérique, à une personne. Le certificat confirmant l’identité d’une personne ou la
conformité d’un document, est un lien entre l’entité physique et l’entité électronique ». Il ne
peut être regardé comme qualifié que s’il est délivré par un prestataire de services, un tiers de
« confiance », une autorité de certification (agréé par l’ADIE au Sénégal ; et s’il comporte un
certain nombre de mentions obligatoires définies à l’article 33 du décret n°2008-720 précité. Il
s’agit des informations relatives à l’identification de l’organisme de certification ; au nom du
demandeur ou de son pseudonyme ; aux données afférentes à la vérification de la signature ; à
la période de validité du certificat, au code d’identification du certificat ; à la qualité du
demandeur du certificat ; à l’accréditation de l’organisme de certification ; aux limites à
l’utilisation du certificat. Il est clair que le processus de certification électronique est très
complexe mais reste fiable puisqu’il « comprend une confrontation physique du porteur du
certificat avec un des agents de l’autorité de certification disposant du pouvoir d’attester son
identité ». Finalement, la signature électronique remplissant les critères décrits ci-dessus ne peut
« être déclarée irrecevable au seul motif qu’elle se présente sous forme électronique (…)».

En définitive, le règlement du contentieux du contrat conclu via internet montre l’existence


d’un cadre juridique régissant sécurisant les relations entre les parties ( article 37 du décret n°
2008-720 du 30 juin 2008 relatif à la certification électronique pris pour l’application de la loi
n ° 2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques aux contrats). En outre, en cas
de différend, elles peuvent également faire recours à la voie juridictionnelle ou non
juridictionnelle pour vider le litige en s’appuyant sur les moyens de preuve électronique existant
grâce à l’écrit électronique et la signature électronique qui ont la même force probante que
l’écrit sur support papier et la signature manuscrite.

Conclusion
Conscient de l’évolution et de l’importance des transactions électroniques le législateur a
adapté sa législation à la mouvance du numérique. A cet effet, un ce cadre un dispositif juridique
a été pris afin d’encadrer les transactions électroniques et particulièrement le contrat conclu
via internet. Ce qui va permettre aux cybers commerçants et consommateurs qui le désirent de
pouvoir profiter pleinement des opportunités qu’offre l’internet avec gage de sécurité.
Bibliographie
Agnés Lagany lagao « Droit du commerce électronique » , 140p Mise au point, février 2011
ALAIN BENSOUSSAN – « Informatique, télécoms, Internet » - Editions Francis Lefèvre,
2001 ;
Dictionnaire du vocabulaire juridique 2012, édition revue et augmentée sous la direction de
Rémy Cabrillac, Professeur à la faculté de droit de l’Université de Montpellier, LexisNexis
FLOUR ET AUBERT – « Les obligations – l’acte juridique » - 8ème édition, collection
Armand Colin, août 1998 ;
GAUTRAIS V., JACQUOT F., LEMYRE P. et Alii, « le guide juridique du commerçant
Electronique », Paris, LITEC, 2001, p.93 ;
GRYNBAUM L., « les contrats entre absents : les charmes évanescents de la théorie de
l’émission de l’acceptation », in le Dalloz, 2003 n 26, p.1706-1710 ;
JADEUD B. et PLAISANT R., droit du commerce international, 4eme éd., Paris, Dalloz,
1990, p 92 ;
Olivier D’auzon Le droit du commerce électronique le conseiller juridique pour tous 2008
320p
Paul Sabatier IUP TARBES Cours de Droit du Commerce électronique » année 2004 2005
54p, p3

Textes
Convention portant loi uniforme sur la vente internationale de 1964 ;M
Convention de la Haye du 15 juin 1955 relative á la loi applicable aux ventes á caractère
international d’objets mobiliers corporels ;
Convention de Rome du 19 juin 1980 relative á la loi applicable aux obligations
contractuelles ;
TGI Paris, 3ème ch., 7 mai 2014, Actuate corporation/AXA REIM ;
Amiens, 9 avril. 1968, Rev. Cr. Dr. Int. Pr., 1970. 448, note BATIFFOL ; Rev. Trim.
Dr. Com., 1977. 209. note LOUSSOUARN ; Aix, 16 avr. 1969, droit maritime
français, 1969. 677, note SALLA-BOURDILLON ;
Cass. Civ, 29 juin 1971, Bull. Civ. I, n° 218, p. 183 Clunet, 1972. 51, note KAHN;
Rev. Cr. Dr. int. Pr, 1972. 694 ;
Cass. Crim., 12 nov. 1986: Bull. Crim., n°861;
Cass. Crim., 14 oct. 1998: D., 1999, I. R, p.7; JCP, ed. E, 1998, Panor, p.104;
Cass. Civ. 05 déc. 1910 American trading c/Quebec steamship cie, S- 1991, I, 129,
note Lyon Caen;
Articles, Rapports et Etudes :
- CNUCED, la pratique du commerce électronique dans la zone CEDEAO : les
fondamentaux du commerce électronique, Manuel du participant, 2008, pages 32-
33 ;
- Etude 2013 n° dynamique d’internet prospective 2030, réalisée sous la direction de
Laurent GILLE, Télécom ParisTech et Jacques-François MARCHANDISE, mai
2013 ;
- Etude de Richard WALTHER, consultant ITG, avec le concours du Département de
la Recherche de l’Agence Française de Développement, sur la formation
professionnelle en secteur informel, 2007 ;
- Lucile ARCHAMBAULT, la formation du contrat de vente en ligne et la protection
du consommateur, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, année 2003-2004 ;
- Ph. Stoffel-Munck, « LCEN. La réforme des contrats du commerce électronique »,
p. 50 ;
-
SITES INTERNETS
Cairn.info
http://kevin.sebban.biz/action/fdownload/module/comArticle/id/24669/file/chapitre+2+le+con
trat+%E9l%E9ctronique.pdf
https://veroniqueamblard.files.wordpress.com/2008/12/c212.pdf
http://sabbar.fr/droit/le-contrat-electronique/
http://www.caprioli-avocats.com/publications/76-commerce-electronique-et
internet/44-arbitrage-mediation;
http://eur-lex.europa.eu/legal
content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A41968A0927%2801%29;
-www.droit-ntic.com ;
http://aaron.sb.s.umass.edu/center/ombuds/default.htm;
- http://www.legalbiznext.com/droit/IMG/doc/Plaidoyer_pour_un_reglement_en_lign
e_des_litiges_internationaux_bis.doc;
- http://www.iris.sgdg.org/;
transactions électroniques au niveau de la CEDEAO : l’exemple du contrat conclu via Internet
Table des matières
Cours de Droit du Commerce électronique ........................................................................... 1
Introduction ................................................................................................................................ 1
Chapitre 1 Notion du commerce électronique et évolution........................................................ 6
................................................................................................................................................ 6
Section 1 - Les typologies de commerce électronique ............................................................... 7
Section II- L’existence d’un cadre juridique sur le commerce électronique .......................... 8
Paragraphe 1- Sources internationales .............................................................................. 8
Paragraphe 2- Sources communautaires ................................................................................ 9
Chapitre II Le contrat de commerce électronique .................................................................. 14
Section I : Les différents contrats du commerce électronique. ................................................ 14
Paragraphe I- Les préalables au contrat du commerce électronique .................................... 14
Paragraphe II - Le contrat de commerce électronique ....................................................... 17
Section II- L’exécution du contrat ........................................................................................... 27
Paragraphe 1- Le paiement devant être effectué par le cocontractant .................................. 28
Paragraphe II - La livraison du bien ou du service par le fournisseur électronique ............. 29
Chapitre III : Le règlement du contentieux dans le contrat e-commerce ................................. 32
Section I: détermination de la loi applicable et de la juridiction compétente .......................... 32
Paragraphe 1 La détermination de la loi applicable au contrat conclu sur internet ............. 32
Paragraphe 2 : La détermination du tribunal Étatique compétent en cas de silence des
parties ................................................................................................................................... 35
Section II : L’administration de la preuve dans le contrat conclu sur internet ......................... 36
Paragraphe I : L’admission de l’écrit électronique comme mode de preuve dans le contrat
conclu sur internet ................................................................................................................ 36
Paragraphe II : La sécurisation du contrat conclu via internet par le recours à la signature
électronique .......................................................................................................................... 37
Conclusion ................................................................................................................................ 40
Bibliographie ............................................................................................................................ 41

Vous aimerez peut-être aussi