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Psychologie Clinique et Psychopathologie

La psychologie clinique est une discipline qui se situe à l'intersection de la psychiatrie, de la neurologie et de la psychopathologie, avec un accent sur l'observation et l'expérimentation pour favoriser le changement. La psychopathologie, quant à elle, est une sous-discipline de la psychologie clinique, axée sur l'étude et le traitement de la souffrance psychique. L'histoire des troubles mentaux montre une évolution des perceptions et des traitements, depuis les pratiques préhistoriques jusqu'à la naissance de la psychiatrie moderne au XVIIIe siècle.

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Psychologie Clinique et Psychopathologie

La psychologie clinique est une discipline qui se situe à l'intersection de la psychiatrie, de la neurologie et de la psychopathologie, avec un accent sur l'observation et l'expérimentation pour favoriser le changement. La psychopathologie, quant à elle, est une sous-discipline de la psychologie clinique, axée sur l'étude et le traitement de la souffrance psychique. L'histoire des troubles mentaux montre une évolution des perceptions et des traitements, depuis les pratiques préhistoriques jusqu'à la naissance de la psychiatrie moderne au XVIIIe siècle.

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COUR N° 01

La psychologie clinique :
La psychologie clinique est une discipline au carrefour de plusieurs domaines : la psychiatrie, la
neurologie et la psychopathologie, les psychothérapies, le counseling et la guidance. Le psychologue
américain Lightner Witmer a ouvert la première clinique psychologique, en 1896 avec un accent particulier
sur l'aide aux enfants qui avaient des troubles d'apprentissage, il a introduit pour la première fois le terme «
psychologie clinique » dans un article de 1907.
Witmer, un ancien élève de Wilhelm Wundt, a défini la psychologie clinique comme " l’étude
d'individus, par observation ou expérimentation, dans le but de promouvoir le changement."
Selon Henri Piéron, Daniel Lagache a donné une définition en 1949 comme « une science de la
conduite humaine, fondée principalement sur l'observation et l'analyse approfondie des cas individuels, aussi
bien normaux que pathologiques, et pouvant s'étendre à celle des groupes.

Questions :
1. Comment peut- on définir la psychologie clinique ?
2. Donnez les synonymes des mots suivants : discipline, trouble, conduite.
3. Donnez les antonymes des mots suivants : normaux, individuels, changement.
4. Traduisez les mots suivants : psychiatrie, neurologie, psychopathologie, counseling, troubles
d'apprentissage, observation, expérimentation, conduite, cas, revue.

COUR N° 02
La psychopathologie :
Le terme de « psychopathologie » est composé de différentes racines grecques et se décompose de la
manière suivante : psyché = âme, pathos = maladie, souffrance, logos = mot, parole, discours, doctrine.
Le terme de psychopathologie est d’abord employé en allemand en 1878 par Emminghaus, selon P.
Pichot, mais équivaut alors à la psychiatrie clinique.
Pour Pedinielli (2009), la psychopathologie fait partie de la psychologie clinique qu’il définit comme
« la sous-discipine de la psychologie qui a pour objet l’étude, l’évaluation, le diagnostic, l’aide et le
traitement de la souffrance psychique, quelle que soit son origine ».
Elle fait appel à l’ensemble des cadres de référence et des disciplines (psychiatrie, psychologie,
psychanalyse, sociologie, anthropologie, linguistique, psychopharmacologie, neurobiologie…) susceptibles
d’apporter des éléments de connaissance sur la maladie mentale et les dysfonctionnements psychiques sous
tous leurs aspects.
Ce n’est que plus tard que la psychopathologie naît en tant que méthode et discipline propres. En
France, au début du xxe siècle, Théodule Ribot crée avec la psychologie scientifique « la méthode
pathologique », qui permet en étudiant le fait pathologique de comprendre la psychologie normale. Il s’agit
alors d’une psychologie pathologique, branche de la psychologie scientifique, opposée à la psychologie
expérimentale ou à la psychologie génétique.

Questions :
1. Comment peut-on définir la psychopathologie ?
2. Quel est le lien entre la psychopathologie et la psychologie clinque ?
3. Quelle est la différence entre la psychopathologie et la psychiatrie ?
4. Traduisez les mots suivants : évaluation, diagnostic, linguistique, neurobiologie, génétique,
dysfonctionnements.
COUR N° 03
Histoire des troubles mentaux :
L'histoire des troubles mentaux remonte à de nombreux siècles, de l'ère préhistorique jusqu'à
l'époque actuelle et moderne. De nombreux peuples, de diverses cultures, ont donné leurs opinions et leur
perception sur ce qu'étaient les troubles mentaux. De grands penseurs tels que Platon ou Socrate se sont
penchés sur ces anomalies mentales.
Il existe quelques sources indiquant que les troubles mentaux remontent depuis l'ère préhistorique.
La psychologie évolutionniste suggère que certaines dispositions génétiques, mécanismes psychologiques et
demandes sociales étaient présentes, mais que certains troubles se seraient développés à la suite de divers
facteurs environnementaux. Certaines anomalies comportementales ont été détectées chez les grands singes
non-humains.
Durant l'ère néolithique, la pratique de la trépanation (prouvée par de grands trous dans les squelettes
déterrés après des siècles) était courante, sans doute dans le but de guérir les maux, ou plus précisément les
troubles mentaux.

Question :
1. Traduisez le texte en arabe.
2. Citez deux exemples cliniques de troubles psychotiques et névrotiques.

COUR N° 04
La maladie mentale dans la médecine arabe :
Les savants perses et arabes étaient grandement impliqués dans la traduction ainsi que l'analyse des
textes et concepts grecques. Alors que la civilisation islamique s'étend, plusieurs croyances religieuses se
mettent en place. De nouveaux concepts et idées sont développés. Les textes arabes contenaient énormément
de descriptions sur la mélancolie. La manie et autres troubles tels que les hallucinations et illusions ont
également été décrits. Les troubles mentaux étaient associés à l'égarement, à une perte de raison, à certaines
lésions cérébrales et à des nombreuses anomalies spirituelles/mystiques. Al-Balkhi rédige son avis sur la
peur, l'anxiété, la colère, la fureur, la tristesse, la déprime ainsi que les obsessions (manies). Il a également
donné son opinion sur l'intelligence et le gain de confiance. Al-Razi (Rhazès) met en avant l'avantage des
chocs émotionnels et des problèmes religieux associés à l'esprit. Al-Farabi rédige son opinion concernant les
effets thérapeutiques positives de la musique pour apaiser l'âme. Al-Ghazâlî explique que les maladies
spirituelles sont dangereuses et qu'elles dérivent depuis l'ignorance envers Dieu. Ibn-Sina (Avicenne) fait
une approche psychologique et physiologique, expliquant les conditions telles que les hallucinations,
l'insomnie, le vertige, la mélancolie et la manie. Il spécule sur les influences physiologiques cérébrales, les
troubles mentaux et également sur les interventions psychologiques. Al-Majusi décrit les maladies en
rapport avec le cerveau, ce qui implique perte de mémoire, hypocondrie et amour.
Dans le culte islamique, les individus souffrant de troubles mentaux étaient ne méritaient ni
protection, ni traitement médical. Certains pensaient que les troubles mentaux pouvaient être causés par un
djin (génie) Les perceptions islamiques dépendaient des traditions locales. Au Maroc, les berbères étaient
animistes et le concept de la sorcellerie était associé aux troubles mentaux.
Le premier hôpital psychiatrique est fondé à Bagdad en l'an 705, et les asiles psychiatriques ont été
bâtis à Fès au début du viiie siècle, au Caire en l'an 800 ainsi qu'à Damas et Alep en l'an 1270. Les patients
étaient bénévolement traités à l'aide de bains, médicaments, musiques et autres activités thérapeutiques.
COUR N° 05
La folie au siècle des Lumières :
À la fin du XVIIe siècle et durant le siècle des Lumières, la folie est désormais considérée comme un
phénomène physique organique, ce qui n'implique plus aucune cause morale, ni spirituelle. Les fous étaient
considérés, d'une manière négative, comme des animaux sauvages sans pitié. L'emprisonnement de ces
individus devait aider à supprimer leurs pulsions animales. De nombreux traitements somatiques étaient
utilisés comme à l'ère du Moyen Âge. Les propriétaires d'asile se vantaient quant à l'utilisation du fouet en
guise de remède contre la folie. Le traitement qui leur était infligé dans les asiles publics était barbare,
presque similaire aux châtiments corporels faits en prison.
Des concepts basés sur la théorie des humeurs donnent petit-à-petit naissance à des métaphores et
terminologies mécaniques et aux autres sciences physiques. De nouveaux schèmes complexes ont été
développés dans la classification des troubles mentaux, influencé par le système de classification biologique
des organismes et de classification médicale des maladies.
Avec la construction des asiles psychiatriques et la spécialisation dans le domaine médical, il existait
une possibilité d'y inclure également l'aide-soignant militaire. Les asiles pouvaient être un moyen lucratif, et
un bon nombre de propriétaires se sont enrichis grâce à ceux-ci.
Durant la fin du XVIIIe siècle, un mouvement de sensibilisation et de protestation s'est développé
pour inclure des approches humaines, psychosociales et personnalisées des patients. Ces militants notables
et historiques impliquent Vincenzo Chiarugi ; l'ancien surveillant Jean-Baptiste Pussin ainsi que Philippe
Pinel durant la Révolution française ; la Société religieuse des Amis en Angleterre, menée par William Tuke
; et, plus tard aux États-Unis, la militante américaine Dorothea Dix.

COUR N° 06
La naissance de la psychiatrie :
Après la Révolution de 1789 les fous sortent des prisons pour les asiles d'aliénés. Le rôle du
personnel se réduit cependant trop souvent à celui des gardiens. Le souhait des aliénistes de l'époque est de
faire de ces maisons d'aliénés un lieu de guérison. Philippe Pinel rencontre à son tour le surveillant Jean-
Baptiste Pussin à l'asile de Bicêtre lorsqu'il y est nommé en 1793 ; puis, nommé médecin-chef de la
Salpêtrière en 1795, avec Pussin qui y fut muté quelques années plus tard, à la demande de Pinel, ils
décident de retirer leurs chaînes aux fous après avoir constaté que certains le sont par période et d'autres
continuellement. Ils entreprennent de classer les maladies mentales en catégories selon leurs signes
cliniques, leur continuité ou discontinuité, les crises de folie, etc.
La psychiatrie est née. Cependant, le concept de lésion synonyme de maladie perdure, on ne parle
pas encore de maladies à causes psychiques.
En 1820 Jean-Etienne Esquirol succède à Pinel à la Salpêtrière. Esquirol reprend les idées de son
prédécesseur pour donner naissance à la réglementation psychiatrique de 1838, restée en vigueur jusqu’en
1990. Un hôpital psychiatrique par département et deux mesures d'internement : le placement d'office (PO)
et le placement volontaire (PV de par la volonté du peuple). Il s'agit là d'une loi de protection de la société
avant tout. Un malade peut être hospitalisé avec son consentement. Il est alors en service libre.

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