La solidarité :
Rapproche les membres de la communauté :
Illustrations :
<< le peuple a ratifié d’une voix unanime la proposition de
nous traiter comme les habitants de ce pays ---et ils
devront nous prêter main-forte >> (les suppliantes p119)
<< S’ils ne s’entraident pas, les hommes vivent
misérablement >> (Spinoza p70)
Consolide les liens sociaux :
Illustrations :
<< Si nous ne tenons pas entre nous, c’est
l’effondrement de la société >> (Wharton)
<< Nous irons, nous, l’ensevelir (Polynice) avec elle
(Antigone) et nous suivrons son convoi. C’est un malheur
qui touche la race entière >> (les sept contre Thèbes)
Une relation complémentaire...
Eschyle :
« Que le conseil qui gouverne la cité, pouvoir prévoyant
qui veille au bien commun, garde constamment ses
honneurs. » (Le chœur des Suppliantes)
« L’État y possède de nombreuses maisons. Moi-même je
suis pourvu d’un palais d’une ampleur suffisante. Vous
pouvez disposer ici de demeures confortables à partager
avec beaucoup d’autres. » (Le roi d’Argos dans Les
Suppliantes)
« D’un accord unanime, ils viennent de nous sauver. »
(Danaos dans Les Suppliantes)
« Mais il nous punissait tous de la faute d’un seul. » (Le
Héraut dans Les Sept contre Thèbes)
Spinoza :
« S’ils ne s’entraident pas, les hommes vivent très
misérablement » (début du ch. XVI)
L’individu devenu membre de la communauté n’est pas
un esclave, mais un sujet, « qui fait par le
commandement du souverain ce qui est utile au bien
commun et par conséquence aussi a lui-même »
« Que la ville d’Amsterdam nous soit en exemple, cette
ville qui, avec un si grand profit pour elle-même et à
l’admiration de toutes les nations, a goûté les fruits de
cette liberté ; dans cette république très florissante,
dans cette ville très éminente, des hommes de toutes
nations et de toutes sectes vivent dans la plus parfaite
concorde » (ch. XX)
Edith Wharton
« Ne me parlez pas, disait Mrs Archer à ses enfants, de
ce que disent les journalistes sur l’aristocratie de New
York. [...] Ce sont là des distinctions dont on peut être
fier, mais qui n’ont rien à voir avec le rang et la classe.
New York a toujours été une communauté commerciale,
où trois familles
Des accroches :
Communauté ou société ? :
C’est au philosophe allemand Ferdinand Tönnies que l’on doit
une distinction claire entre ces deux notions. La communauté
est un regroupement presque naturel des individus, reposant
sur des proximités très fortes (spatiales, biologiques) au point
que l’individu est indissociable de sa communauté. La société
au contraire est un regroupement plus lent à se dessiner et
qui repose sur une nécessité de vivre avec d’autres pour
maximiser ses chances. On peut résumer cette idée par le fait
que la communauté est affective et la société est
instrumentale. Cependant, au cours de l’histoire, la société
s’est imposée comme la bonne échelle pour organiser la vie
collective et est alors apparue une critique de la communauté
comme un entre-soi, favorisant les siens au sein de la société,
et non plus le groupe tout entier.
Condition humaine :
Est-il dans la nature humaine d’être seul ou de vivre au sein
d’une communauté ? Il y a des courants philosophiques
opposés sur cette question. D’une part, ma conscience, qui
m’essentialise et m’individualise, prouve une part irréductible
en moi qui est « moi », d’autant que mon expérience
individuelle peut me singulariser par rapport aux autres.
D’autre part, je nais au sein d’une communauté qui va
m’élever avec ses valeurs, véhiculées par sa langue et sa
culture et même ma manière de me soustraire au groupe va
nécessairement adopter les formes qui m’ont été inculquées.
Peut- être est-ce le véritable propre de l’homme que d’avoir,
à la fois, une vie intérieure et une vie sociale.
Échelle
Je ne vis pas seul, mais même cette évidence ne suffit pas à
m’éclairer sur ce qui fait les limites de ma communauté. À
quelle échelle est-ce que je devrais me situer ? Pourquoi ?
Selon quels critères ? Si le terme de « communauté
internationale » semble à première vue un oxymore, il
demeure pertinent de considérer parfois l’humanité tout
entière, tant, paradoxalement, la solitude peut être un
sentiment universel. Du cercle restreint et intime du couple
ou de la famille, on passe à la classe sociale, à la ville
(Amsterdam, New York, Thèbes, Argos) ou au peuple.
METHODOLOGIE DE LA DISSERT
METHODOLOGIE INTRODUCTION :
1. Amener le sujet par une accroche
2. Citer le sujet
3. Analyser le sujet
4. Formuler une problématique
5. Annoncer les œuvres de références
6. Annoncer le plan (juste les axe I, II, III)
COMMENT PASSER DE L’AMORCE A L’ANNONCE DE
SUJET :
1. Dans la même perspective d’idées, X admet que + sujet de la
dissertation.
2. Or dans son livre … X considère cette problématique sous un autre
angle de vue. Il pense en effet que +sujet.
3. Cette thèse ne fait pas l’unanimité vu que le penseur X juge que +
sujet
COMMENT PASSER DE L’ANALYSE DE SUJET A
L’ANNONCE DE LA PROBLEMATIQUE :
1. Suite a ce qui précède, on est en droit de se demander +
problématique (comment/à quel point /dans quelle
mesure/pourquoi)
2. La question qui s’impose alors est de savoir + problématique
COMMENT INTRODUIRE LES ŒUVRES AU PROGRAMME
ET ANNONCER LE PLAN :
1. En se référant a/En s’appuyant sur (on cite les œuvres), nous
aborderons d’abord + AXE I. nous verrons ensuite + AXE II. Nous
conviendrons enfin que + AXE III.
2. On focalisera premièrement sur + AXE I. Dans un deuxième temps,
on traitera + AXE II. En dernier lieu, on débattra + AXE III.