Dih 2
Dih 2
internationaux (CAI)
Les conflits armés peuvent être classés en deux catégories principales : les conflits
armés internationaux (CAI) et les conflits armés non internationaux (CANI). Parfois,
un conflit armé peut changer de nature ou devenir mixte, où des éléments de CAI et
de CANI coexistent dans le même théâtre de guerre. Cette évolution peut se produire
selon les circonstances de l’intervention d’États ou de groupes armés étrangers.
Un conflit armé international (CAI) implique des États belligérants, tandis qu'un
conflit armé non international (CANI) implique un ou plusieurs groupes armés non
étatiques se battant contre un ou plusieurs États. Un conflit peut passer d’un type à
un autre, ou les deux types de conflits peuvent se chevaucher dans le même
contexte, créant ce qu’on appelle des conflits armés mixtes ou fragmentés. Voici un
exemple détaillé pour mieux comprendre ce phénomène :
Lorsqu’un conflit armé évolue ou est internationalisé, les règles de droit applicables
peuvent se fragmenter en fonction des parties impliquées et de la nature de leur
relation de belligérance. L’internationalisation d’un conflit ne transforme pas
nécessairement l’ensemble du conflit en un CAI. La fragmentation se produit lorsque
des relations de belligérance au sein d’un même conflit sont régies par des régimes
juridiques différents.
Prenons un conflit armé non international (CANI) qui évolue vers une
internationalisation :
Hypothèse 1 : Un groupe armé (GA) se bat contre un État (État 1). Ici, le droit
des CANI s'applique, notamment l’article 3 commun des Conventions de
Genève, sans que le Protocole additionnel II ne soit nécessaire, sauf si l'État a
ratifié ce protocole.
Hypothèse 2 : Un autre État (État 2) intervient militairement pour soutenir
l'État 1 contre les rebelles. L’intervention de l'État 2 ne transforme pas le
conflit en CAI automatiquement, car la relation de belligérance reste entre
l'État 1 et les rebelles, et le droit applicable reste celui des CANI. Toutefois, des
relations de belligérance distinctes peuvent exister, selon les interactions
entre l'État 2 et les autres parties.
Hypothèse 3 : Si un autre État (État 3) intervient au côté du groupe armé I (les
rebelles), des relations d’hostilité peuvent surgir entre l’État 1 (le
gouvernement) et l’État 3 sur le territoire de l’État 1. Cela crée une situation
où l’on applique le droit des CAI entre l’État 1 et l’État 3, mais le droit des
CANI reste applicable pour les relations entre l’État 1 et les rebelles.
Critère personnel : Qui se bat contre qui ? Cela détermine la nature du conflit.
Conventions ratifiées : Chaque État partie au conflit peut avoir ratifié ou non
certains traités comme les Protocoles additionnels aux Conventions de
Genève, ce qui influence le droit applicable.
Nature des relations de belligérance : Chaque relation spécifique doit être
analysée pour déterminer si elle relève du droit des CAI ou des CANI.
Exemple de la Syrie
La mise en œuvre du DIH repose sur trois éléments clés : la prévention, le contrôle et la
répression. Voici un résumé des points principaux abordés dans le chapitre.
Normative : Le DIH repose sur des normes et des devoirs que les États doivent
respecter.
Subjective/volontaire : La mise en œuvre du DIH dépend de la volonté des États.
Bien que les États soient tenus de respecter et de faire respecter ces normes,
l'absence de volonté politique empêche parfois son efficacité. Des États peuvent
aussi intervenir pour assurer le respect du DIH.
Mécanismes indirects : Des organes comme les tribunaux pénaux ou le Conseil des
droits de l'homme de l'ONU jouent un rôle indirect en garantissant la mise en œuvre
du DIH, notamment par le biais d'enquêtes sur les violations des droits humains qui
peuvent aussi concerner les violations du DIH.
Prévention :
o Formation du personnel militaire : La formation des soldats selon leur niveau
de responsabilité est cruciale, mais souvent insuffisante, même dans des pays
comme la Suisse.
o Diffusion et traduction du DIH : La sensibilisation de la population aux règles
du DIH est nécessaire. La traduction des textes dans différentes langues est
essentielle pour assurer leur compréhension.
o Législation nationale : Les États doivent intégrer le DIH dans leur droit
interne, mais souvent, ce travail est insuffisant.
o Identification des biens protégés : Zones démilitarisées, biens culturels et
unités sanitaires doivent être identifiés et protégés.
Contrôle :
o Le système des puissances protectrices a été utilisé historiquement pour
contrôler le respect du DIH, mais il a cessé de fonctionner efficacement après
1949. De nos jours, le CICR joue ce rôle en l'absence de puissances
protectrices.
o Le CICR est un acteur indépendant, avec un droit d'initiative humanitaire, et
peut proposer ses services aux parties en conflit pour faciliter la mise en
œuvre du DIH.
o Le système d’enquête pour déterminer les violations du DIH n'a pas toujours
bien fonctionné, en partie à cause de la méfiance entre les parties en conflit.
Des tentatives de réformes, comme la création de commissions d’enquête,
ont eu un impact limité.
Répression :
o Le droit international pénal traite des violations graves du DIH (crimes de
guerre). Les tribunaux pénaux internationaux, comme la CPI, sont compétents
pour juger ces crimes.
o La compétence universelle permet à certains États de juger des crimes de
guerre, même s'ils ne sont pas directement impliqués dans le conflit.
o La répression via des procédures pénales internes ou internationales est utile
pour prévenir de futures violations, même si son efficacité est parfois limitée.
L’un des objectifs fondamentaux de distinguer les « conflits armés » des « autres situations de
violence » consiste en la détermination du droit applicable. Les conséquences légales de la
qualification juridique des situations de violence sont très importantes car en situations de conflits
armés le droit international humanitaire (DIH) prévoit des règles adaptées aux spécificités des
conflits armés, que toutes les parties au conflit doivent respecter. Dans les autres situations de
violence, le DIH n’est pas applicable. Les acteurs non-étatiques de la violence ne sont pas des «
parties » liées par des obligations de droit international et, d’un point de vue général, le monopole de
la violence légitime reste dans ces situations de jure à l’État. Les actions de ce dernier sont régies en
particulier par le droit international des droits de l’homme et le droit national3
En vertu du Droit international humanitaire (DIH), la détention est régie par des règles
spécifiques, notamment celles des Conventions de Genève.
Militaires : Les militaires peuvent être arrêtés et détenus en temps de guerre en tant
que prisonniers de guerre (POW). Selon la Troisième Convention de Genève (CG
III), notamment les articles 4-6 et 112, les militaires capturés pendant un conflit armé
doivent être traités conformément aux règles sur les prisonniers de guerre. Cela inclut
des protections contre la violence, les mauvais traitements et l'arbitraire. Les autorités
doivent également garantir que les conditions de détention respectent les normes de
dignité humaine.
Civils : Les civils peuvent également être arrêtés et détenus en vertu des Dispositions
de la Quatrième Convention de Genève (CG IV), en particulier les articles 41-43 et
78, mais uniquement sous des conditions strictes. Les civils ne doivent être détenus
que pour des raisons de sécurité impératives, comme la protection de l’ordre public ou
en raison de leur implication dans des activités militaires hostiles, mais ces raisons
doivent être clairement établies. De plus, les conditions de détention doivent respecter
les principes de nécessité, de proportionnalité et de non-discrimination.
Le DIH prévoit certaines conditions pour la détention de personnes pendant un conflit armé :
Pour les militaires : La détention doit être justifiée par leur statut de prisonnier de
guerre, et ils ne doivent pas être soumis à des traitements inhumains ou dégradants,
conformément à la CG III, articles 109 et 117-119.
Pour les civils : Les détentions doivent respecter les droits fondamentaux des
individus, tels que l'interdiction de détention arbitraire et l'accès à un tribunal pour
contester la légalité de la détention (cf. CG IV, article 78 et 132-133). Les civils ne
peuvent être détenus que pour des raisons de sécurité ou si leur activité constitue une
menace directe pour la sécurité de la population ou de l'ordre public, et cela doit être
strictement limité à ce qui est nécessaire.
Le fait que certaines personnes aient été détenues jusqu’à la promulgation d’un décret-loi
d’amnistie générale pourrait poser un problème au regard du DIH si cette détention a duré de
manière excessive ou arbitraire. La détention prolongée sans raison valable, ou après qu'une
mesure comme l'amnistie générale soit adoptée, pourrait être incompatible avec le DIH, qui
exige que les détentions soient réexaminées et, si elles ne sont plus justifiées, que les détenus
soient libérés.
Selon les principes du DIH, les civils doivent être protégés contre la détention
arbitraire. La Quatrième Convention de Genève (CG IV), articles 41-43 stipule que
les civils peuvent être arrêtés et détenus uniquement pour des raisons de sécurité
impérative. Les arrestations doivent être fondées sur des preuves concrètes et non sur
des présomptions ou des motivations arbitraires. De plus, les civils ne peuvent être
détenus sans possibilité de contester la légalité de leur détention (cf. article 78 de la
CG IV).
2. Conditions de détention :
Les conditions de détention des Palestiniens dans les prisons israéliennes ont été
régulièrement critiquées par des organisations internationales comme le CICR, Human
Rights Watch et Amnesty International. Les rapports font état de détentions
prolongées sans jugement, de mauvais traitements et de violations des droits humains.
Selon le DIH, toute personne détenue doit être traitée avec dignité humaine. Les
prisonniers de guerre (POW), s’il s’agit de membres d’un groupe armé reconnu,
doivent être protégés contre les mauvais traitements (cf. article 13 de la CG III). De
même, les civils détenus doivent être protégés contre la torture et les traitements
inhumains, conformément aux dispositions de la CG IV, articles 32-34. Le Droit
international des droits humains interdit également les traitements cruels, inhumains
ou dégradants.
3. La détention administrative :
Une des formes de détention contestée dans le cadre du conflit israélo-palestinien est
la détention administrative, qui permet à Israël de maintenir des Palestiniens en
détention sans accusation formelle ou jugement. Cette pratique est souvent utilisée
pour des périodes prolongées (parfois plusieurs mois voire années), sans que la
personne détenue puisse se défendre devant un tribunal.
Faits :
Outre la question de la détention, l'accès humanitaire aux populations civiles palestiniennes,
particulièrement à Gaza, a également été un sujet de préoccupation. Lors de nombreux
conflits, Israël a restreint l’accès humanitaire, en imposant des restrictions sur les zones
d'accès et en interdisant l’entrée de certains types d’aides (y compris les médicaments et les
fournitures alimentaires). Les organisations humanitaires comme le CICR et les Nations unies
ont dénoncé ces restrictions comme une violation du droit humanitaire international.
Le droit international humanitaire impose des règles strictes concernant le traitement des
prisonniers de guerre, des détenus et des personnes privées de liberté en situation de conflit
armé. La Troisième Convention de Genève (CG III) et le Protocole additionnel I
contiennent des dispositions spécifiques qui interdisent la torture et les traitements cruels,
inhumains ou dégradants. Ces conventions garantissent la protection des détenus et les droits
des personnes sous la garde des parties au conflit.
Article 3 commun :
"Les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités [...] doivent en
toutes circonstances être traitées humainement, sans distinction de race, de
religion ou d'opinions."
Responsabilité des autorités : Les autorités qui détiennent des individus sont
responsables de leur traitement. En l'occurrence, le personnel militaire américain, y
compris les soignants, avait l'obligation de garantir que les détenus ne soient ni
maltraités ni torturés.
Les actes rapportés à la prison d'Abou Ghraib, où des membres du personnel médical auraient
permis, voire facilité, la torture des détenus, constituent une violation grave de la
déontologie médicale. Le Code de déontologie des médecins, y compris celui de la World
Medical Association (WMA), et d'autres principes éthiques fondent l'obligation pour les
professionnels de la santé de respecter l'intégrité physique et mentale des individus,
notamment en interdisant de participer à la torture ou à des traitements inhumains.
Les actes commis à Abou Ghraib, notamment la torture et la négligence des professionnels
médicaux, peuvent entraîner des conséquences juridiques graves, tant au niveau national
qu'international :
a. Neutralité
La neutralité du CICR exige qu'il ne prenne pas de position dans les conflits armés. Cela
inclut le refus de favoriser ou de dénoncer publiquement une partie ou une autre. La
confidentialité permet de garantir que l’organisation ne partage pas d’informations qui
pourraient compromettre sa position de neutralité, particulièrement en ce qui concerne les
violations du droit international humanitaire (DIH). Si le CICR dévoilait des informations
sensibles ou témoignait contre une partie au conflit, cela pourrait être perçu comme un acte de
soutien ou d’opposition à une partie, mettant ainsi en danger sa neutralité et sa capacité à
dialoguer avec toutes les parties au conflit.
b. Impartialité
L’impartialité du CICR implique qu’il traite les personnes selon leurs besoins humanitaires
et non en fonction de critères tels que leur nationalité, leur appartenance politique, ou leur
statut militaire. La confidentialité est cruciale pour garantir que les informations recueillies
par l'organisation ne soient pas utilisées pour avantager une partie en particulier, ou pour
discréditer une autre, ce qui pourrait être perçu comme un manque d'impartialité.
c. Indépendance
L’indépendance du CICR signifie qu’il agit librement de toute influence extérieure, qu’elle
soit politique, économique ou militaire. Le respect de la confidentialité garantit que
l'organisation n’est pas sous pression pour divulguer des informations sensibles qui pourraient
interférer avec sa mission humanitaire. Cela lui permet de conserver une indépendance dans
son dialogue avec les parties au conflit, sans risques d'être perçue comme partiale ou sous
influence.
Si une organisation humanitaire ou une autre entité humanitaire permet à ses employés de
témoigner devant des tribunaux pénaux internationaux (comme la CPI), cela ne constitue
pas nécessairement une violation de la neutralité ou de l’impartialité, mais cela dépend du
contexte. Voici quelques points à considérer :
Le CICR joue également un rôle de suivi et de contrôle pour garantir que les règles du DIH
sont respectées durant les conflits. Cela inclut :
Les visites dans les zones de conflit : Le CICR mène des missions de surveillance
dans les zones de guerre pour observer la manière dont les parties au conflit appliquent
les règles du DIH. Cela inclut la protection des civils, la traite des prisonniers de
guerre et le respect des interdictions concernant les attaques contre des biens civils et
les armes interdites.
Les visites aux détenus : Le CICR effectue des visites régulières dans les camps de
prisonniers de guerre et les établissements de détention pour s'assurer que les détenus
sont traités conformément aux Conventions de Genève, en particulier en ce qui
concerne leurs conditions de détention et leur droit à des soins médicaux.
Le dialogue confidentiel : Si des violations sont constatées, le CICR engage des
dialogues confidentiels avec les parties au conflit pour les encourager à respecter les
règles du DIH et y remédier, sans compromettre sa position de neutralité.
Le DIH, en tant que cadre juridique, ne s'applique pas directement aux actes de
terrorisme en dehors du contexte des conflits armés. Cependant, il offre des
protections importantes pour les civils et pour les personnes capturées pendant les
hostilités, qui peuvent être affectées par le terrorisme en situation de guerre.
Le terrorisme, tel qu'il est pratiqué aujourd'hui (y compris en Europe), est avant tout
traité par des normes pénales internationales et par des instruments de droit
international des droits de l'homme qui cherchent à prévenir, punir et éradiquer ce
phénomène.
Néanmoins, les principes du DIH, comme la distinction entre civils et combattants et
l’interdiction de cibler des civils, sont pertinents dans le cadre de la lutte contre le
terrorisme, bien que le DIH lui-même ne soit pas la norme principale pour traiter des
actes terroristes en dehors des conflits armés.
Les organes internationaux et les tribunaux pénaux internationaux jouent un rôle clé dans
l'application du droit international humanitaire (DIH), qui régit les comportements en
temps de guerre et protège les civils et les personnes ne participant pas directement aux
hostilités.
Rôle : La CIJ règle les différends juridiques entre États, notamment en matière de
respect du DIH, mais elle n'est pas compétente pour juger des individus.
Application du DIH : Elle peut rendre des avis consultatifs et des arrêts sur des
questions relatives aux violations du DIH, entre États, mais pas sur les violations par
des individus.
Rôle : Ces organes surveillent la mise en œuvre des normes des droits de l'homme, y
compris pendant les conflits armés. Ils incluent le Conseil des droits de l'homme de
l'ONU et les comités de suivi des conventions internationales (comme le Comité
contre la torture).
Lien avec le DIH : Bien que le DIH régisse spécifiquement les conflits armés, ces
organes examinent aussi la protection des civils pendant la guerre, notamment en ce
qui concerne les droits des prisonniers de guerre et le traitement des civils.
Rôle : Ces tribunaux, comme le TPI (Tribunal pénal international), le TPIY (pour
l'ex-Yougoslavie), et le TPIR (pour le Rwanda), jugent les individus responsables de
crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide, tous relevant de
violations graves du DIH.
Exemples : Ces tribunaux ont traité des crimes de guerre en Yougoslavie, au Rwanda,
et dans d'autres conflits, en appliquant les principes du DIH pour garantir la
responsabilité pénale des auteurs.
1. Peines principales : La Cour peut prononcer contre une personne coupable d'un crime
visé à l'article 5 (génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre, crime
d'agression) les peines suivantes :
o Peine d'emprisonnement : Jusqu'à 30 ans maximum.
o Peine d'emprisonnement à perpétuité : Si la gravité du crime et la situation
personnelle du condamné le justifient.
2. Peines complémentaires : En plus de la peine d'emprisonnement, la Cour peut
ordonner :
o Une amende dont le montant est fixé selon les critères du Règlement de
procédure et de preuve.
o La confiscation des profits, biens et avoirs obtenus directement ou
indirectement du crime. Cela se fait sans préjudice des droits des tiers de bonne
foi (c'est-à-dire, des personnes qui n'étaient pas impliquées dans le crime).
1. Création d'un fonds pour les victimes : Un fonds est créé pour aider les victimes de
crimes relevant de la compétence de la Cour ainsi que leurs familles. Ce fonds est géré
selon des principes définis par l'Assemblée des États Parties.
2. Financement du fonds : La Cour peut ordonner que le produit des amendes et la
confiscation des biens obtenus de manière illégale soient versés à ce fonds.
Cet article stipule que rien dans le présent chapitre ne modifie ou n'affecte l'application des
peines prévues par le droit interne des États, ni les dispositions des États qui ne prévoient pas
les peines spécifiques énumérées dans le présent chapitre du Statut.
La Cour pénale internationale a compétence pour juger les crimes les plus graves qui touchent
l'ensemble de la communauté internationale. Ces crimes sont :
Les crimes contre l'humanité se réfèrent à des actes commis dans le cadre d’une attaque
généralisée ou systématique contre une population civile. Ces actes incluent :
La Cour précise que l'attaque contre une population civile doit être un comportement multiple,
systématique, et en application ou dans la poursuite de la politique d'un État ou d’une
organisation.
Les crimes de guerre incluent des violations graves des Conventions de Genève et d'autres
violations graves des lois et coutumes applicables aux conflits armés. Ces crimes peuvent être
commis lors de conflits internationaux ou non internationaux. Les actes constitutifs des crimes
de guerre sont variés et comprennent :
Les crimes de guerre peuvent concerner à la fois les conflits armés internationaux et non
internationaux (conflits internes ou de groupes armés).
L'élément d'un crime précise ce qu'il faut démontrer pour qu'un acte soit qualifié de crime au
sens du Statut de Rome. Les éléments des crimes doivent être adoptés par l'Assemblée des
États Parties à la majorité des deux tiers et peuvent être amendés par des États parties, les
juges ou le procureur.
L'examen de ce cas complexe met en lumière les défis juridiques auxquels est confrontée la
République Populaire de Laïcité (RPL) dans le cadre de son conflit avec l'Armée des Enfants
de Dieu (AED), un groupe rebelle qui lutte pour l'indépendance de Cobaltia et l'instauration
de structures théocratiques. Ce contexte militaire et politique engendre des questions cruciales
relatives au respect du droit international humanitaire, à la protection des civils et des
prisonniers de guerre, ainsi qu'à l'application des principes de légitime défense et de
proportionnalité dans les réponses militaires. De plus, la question de l'accès du Comité
International de la Croix-Rouge (CICR) aux détenus, en particulier ceux considérés comme
particulièrement dangereux, soulève des préoccupations concernant le respect des droits des
personnes privées de liberté
3. Réactions du RPL
Les réponses militaires du RPL, notamment la destruction de cibles en riposte aux attaques,
soulèvent également des préoccupations :
6. Conclusion et recommandations
Respect des principes du DIH : Le RPL doit veiller à respecter les principes de
distinction, de proportionnalité et de nécessité en ce qui concerne l’utilisation de la
force. Il est également crucial de respecter les droits des civils et de garantir des
conditions de détention humaines.
Statut des détenus : Une évaluation minutieuse du statut des détenus est nécessaire
pour déterminer s’ils sont traités en tant que prisonniers de guerre, en tant que civils
ou selon d’autres statuts. Toute revendication de statut spécial (comme les religieux)
doit être examinée en fonction du rôle militaire ou civil des individus capturés.
Visites du CICR : Le CICR doit être autorisé à visiter les détenus, même ceux
considérés comme dangereux, et la sécurité de ces visites doit être assurée tout en
respectant les obligations internationales du RPL.