Garde-Corps de Bâtiments
Garde-Corps de Bâtiments
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procédé que ce soit, des pages publiées dans Batipédia, est illicite et constitue une contrefaçon.
CSTB Editions pour INGENIERIE ET CONSTRUCTIONS METALLI le 09/01/2018 09:00
Mickaël CLICHE - [email protected]
GUIDE PRATIQUE
Garde-corps de bâtiments
Garde-corps de bâtiments
Fonction, conception et dimensionnement
Avec la collection Guide Pratique, le CSTB offre aux professionnels du bâtiment une lecture plus facile
des règles techniques de construction. Recueils de détails d’exécution présentant un large éventail
de situations possibles de mise en œuvre, ces guides ne remplacent pas les textes de référence,
qu’ils soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés…), normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou
codificatifs (Avis Techniques, CPT…) mais en constituent un complément indispensable.
Le Guide Pratique « Garde-corps de bâtiments » expose les précautions à prendre lors de la concep-
tion et de la réalisation des garde-corps en explicitant les dispositions de la norme NF P01-012 :
l’auteur a choisi d’aller plus loin que la norme en signalant les difficultés d’interprétation connues.
Il apporte même certaines simplifications en veillant dans ce cas à renforcer la sécurité. Certaines
contradictions entre les règles de sécurité et d’autres règles sont aussi mises en lumière.
Après avoir levé les ambiguïtés sur la définition et les fonctions d’un garde-corps, ce guide précise
quelles sont les règles de dimensionnement : hauteur minimale, définition des Z.S.N. et des Z.S.P.,
remplissages, caractéristiques mécaniques.
Les allèges formant garde-corps et les garde-corps associés aux escaliers sont traités dans un cha-
pitre à part. La question des garde-corps est aussi bien abordée sous l’angle des travaux neufs que
des travaux sur existant.
Le Guide Pratique « Garde-corps de bâtiments » constitue une synthèse indispensable sur un sujet
mettant en cause la sécurité de tous et en particulier celle des enfants. Il s’adresse aux maîtres
d’ouvrages, architectes, BET, bureaux de contrôle, entreprises (maçonnerie, métallerie, menuiserie).
SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r
2E ÉDITION
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Garde-corps de bâtiments
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Ce guide a été réalisé d’après les documents de référence déjà publiés à la date du 15 novembre 2012.
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage,
faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris), est illicite et
constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées
à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de
l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - article L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal article 425).
© CSTB février 2012 ISBN 978-2-86891-544-3
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GUIDE PRATIQUE
Garde-corps
de bâtiments
Fonction, conception et dimensionnement
En application de l’article R. 111-15 du Code de la construction et de
l’habitation (CCH) et des normes NF P01-012 et P01-013
Michel BAZIN
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Remerciements
Nous remercions Aurélie Bareille, Michel Cossavella et Jean-Louis Galéa,
ingénieurs au CSTB, pour leur collaboration.
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S OM M AI R E
7 Domaine d’application du guide
9 Types de garde-corps et principes
9 1. Divers types de garde-corps
10 2. Les différentes parties des garde-corps
11 3. La réglementation et les usages
15 Conception, dimensionnement et constitution des garde-corps
15 1. Hauteur minimale des garde-corps
23 2. Règles relatives aux remplissages
29 3. Caractéristiques mécaniques des garde-corps
33 Cas particuliers
33 1. Allèges formant garde-corps
36 2. Spécificités des garde-corps associés aux volées et paliers d’escaliers
39 Les garde-corps et la responsabilité des professionnels du bâtiment
39 1. Travaux neufs 5
39 2. Travaux sur bâtiments existants
41 3. Conflit entre règles de sécurité et autres règles d’intérêt général
43 Annexe 1 – Épaisseur des garde-corps
45 Annexe 2 – Exemples de zones de stationnement selon NF P01-012
47 Annexe 3 – Interventions sur garde-corps existants
47 1. Nécessité d’une protection
48 2. Éléments à vérifier
57 Glossaire
59 Réglementation, normes et autres documents de référence
59 1. Réglementation
60 2. Normes
60 3. Autres documents de référence
61 Liste des abréviations
63 Index
65 CD-Rom – Calcul de la hauteur des garde-corps
65 1. Présentation
66 2. Installation et démarrage
66 3. Désinstallation de l’application
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CHAPITRE 1
Domaine d’application
du guide
Le présent guide traite des garde-corps de bâtiment et de leur environnement
immédiat, installés à titre définitif pour assurer la sécurité des usagers de ces
bâtiments. Il ne traite pas des installations pour spectateurs dans les lieux de
divertissements permanents ou temporaires, y compris les stades sportifs, les salles
de sports, les installations intérieures et les installations extérieures qui relèvent de la
norme NF EN 13200-3 de février 2006.
Il ne traite pas des garde-corps installés sur les ouvrages d’art ou dans les espaces
extérieurs, et destinés à assurer la sécurité des véhicules ou des piétons (se référer aux
normes XP P98-405 et FD P98-406-1).
Il ne traite pas non plus des garde-corps installés à demeure dans les zones inaccessibles
des bâtiments pour la protection des travailleurs ou autour des machines et dans les
lieux de travail spécialisés, ni des garde-corps provisoires installés à titre d’équipements
de sécurité sur les chantiers, qui répondent à d’autres règles que celles exposées ici
(réglementation du travail et NF E85-015, NF EN ISO 14122-3, NF P93-340).
Ce guide reprend pour les expliciter les dispositions de la norme NF P01-012. Il 7
apporte certaines simplifications en veillant dans ce cas à renforcer la sécurité. Dans
certains cas, des difficultés connues d’interprétation de la norme sont signalées. Le
présent guide ne prétend pas leur apporter une solution unique admise par tous. Il
fournit aussi les éléments utiles pour conserver ou rétablir la sécurité des personnes
en cas d’intervention sur existant (annexe 3).
Par ailleurs, il convient de lever certaines ambiguïtés ou confusions courantes avec les
autres ouvrages ayant d’autres fonctions (empêcher le passage : barrière, ou fournir
un appui : main courante) que celles assignées à un garde-corps.
Un garde-corps est placé en bordure d’une zone présentant un risque de chute de
hauteur et vise à :
■■ empêcher le basculement par-dessus ;
■■ empêcher le passage au dessous ou au travers.
Un garde-corps est un ouvrage (ou une partie d’ouvrage) destiné à prévenir la
chute de personnes qui séjournent ou circulent sur un élément plus élevé que son
environnement immédiat, dès lors que la hauteur de chute potentielle dépasse une
valeur estimée dangereuse.
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ATTENTION
Un garde-corps ne peut garantir contre les risques de chute lorsque
le comportement des personnes au voisinage des zones dangereuses
témoigne, soit d’une conscience insuffisante du risque, soit d’une prise de
risque inconsidérée.
(B) (D)
(A)
8
(C)
(A)
(A)
(C)
CHAPITRE 2
Types de garde-corps
et principes
1. Divers types de garde-corps
Les garde-corps peuvent être monolithes ou composés, intégrés au gros œuvre
(allège faisant office de garde-corps) ou rapportés.
Les figures ci-après donnent quelques exemples de garde-corps très communs.
Par ailleurs, la norme NF P01-012 distingue les garde-corps minces, d’épaisseur
inférieure ou égale à 0,20 m et les garde-corps épais au-delà de 0,20 m d’épaisseur.
Pour les logements, le Code de la construction et de l’habitation ne qualifie les garde-
corps d’épais qu’à partir de 0,50 m d’épaisseur.
L’annexe 1 du présent guide donne les informations et des exemples relatifs à
l’épaisseur des garde-corps.
Ancrages Platine
Lisse haute
Barreaudage
Muret
Structure
Élément
Remplissage de remplissage
TEXTES DE RÉFÉRENCE
Article R. 111-15
Aux étages autres que le rez-de-chaussée :
a) les fenêtres autres que celles ouvrant sur des balcons, terrasses ou galeries
et dont les parties basses se trouvent à moins de 0,90 m du plancher
doivent, si elles sont au-dessus du rez-de-chaussée, être pourvues d’une
barre d’appui et d’un élément de protection s’élevant au moins jusqu’à un
mètre du plancher ;
b) les garde-corps des balcons, terrasses, galeries, loggias, doivent avoir une hau-
teur d’au moins un mètre ; toutefois, cette hauteur peut être abaissée jusqu’à
0,80 m au cas où le garde-corps a plus de cinquante centimètres d’épaisseur.
Garde-corps
Rez-de-chaussée
≥1m
Garde-corps
≥1m
Figure 5 : Talus de pente supérieure à 45° par rapport à l’horizontalet une dénivelée ≥ 1,00 m
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Garde-corps
≥1m
12
<1m
<1m
>1m
Garde-corps
si h > 0,40 m
13
h
≥4%
10 m maxi
CHAPITRE 3
Conception,
dimensionnement et
constitution des garde-corps
1. Hauteur minimale des garde-corps
La norme NF P01-012 définit deux types de hauteurs de protection :
■■ la hauteur de protection normale, nécessaire par rapport aux zones de
stationnement normal (Z.S.N.) (voir page 17), notée H et qui est de 1,00 m :
H = 1,00 m (valeur donnée pour les garde-corps dits « minces » ; pour les garde-
corps épais voir annexe 1) ;
■■ la hauteur de protection réduite, nécessaire par rapport aux zones de
stationnement précaire (Z.S.P.) (voir page 19), notée H’ et qui est de 0,90 m :
H’ = 0,90 m (valeur donnée pour les garde-corps dits « minces » ; pour les garde-
corps épais voir annexe 1).
C’est à partir de ces deux hauteurs H (pour les Z.S.N.) et H’ (pour les Z.S.P.) que
l’on détermine la hauteur réelle à donner au garde-corps.
La détermination de la hauteur minimale d’un garde-corps, dans le respect des
dispositions de la norme NF P01-012, est un élément essentiel de sa conception. 15
Elle dépend des caractéristiques de la zone de circulation qu’il est destiné à protéger.
Cette détermination, généralement simple, peut s’avérer délicate lorsque les abords
du garde-corps, ou le garde-corps lui-même, comprennent des différences de niveaux
ou des éléments sur lesquels il est possible de prendre appui.
Il est possible d’effectuer cette détermination en choisissant d’obtenir un garde-corps
dont le niveau supérieur sera constant, ou au contraire de choisir d’ajuster le profil de
ce niveau supérieur aux besoins de protection.
0,30 m
H
H’
H
OBSERVATION
Le choix entre niveau supérieur constant et niveau supérieur ajusté influe
sur l’aspect architectural et doit donc être effectué avec un accord du
maître d’ouvrage et de l’architecte.
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lement existant à proximité du garde-corps (ou sur celui-ci) (voir page 20).
Par convention, on attribue la cote 0,00 au point le plus bas de la zone de circulation
à protéger par le garde-corps. Tous les niveaux dont il est question ci-après sont à
déterminer par rapport à ce niveau de référence.
L’étude sera faite pour l’ensemble de la zone protégée par le garde-corps pour
chaque section caractéristique (S1 à Sn). Les sections caractéristiques sont en général
perpendiculaires au plan du garde-corps.
16
S2
S3
S2
S1 S1
0,00
0,00
Cependant, il peut arriver que l’on ait besoin de faire des sections obliques pour
identifier l’impact sur le niveau supérieur du garde-corps de zones particulières,
comme dans l’exemple ci-dessous :
< 0,60 m
Zones de stationnement
normal (Z.S.N.)
1,20 m
a a
a ≥ 0,30 m
Figure 4 : Zones de stationnement normal et zone de circulation surélevée
17
ATTENTION
Le critère de hauteur inférieure à 0,45 m ne s’applique qu’à des surfaces
auxquelles on ne peut accéder normalement par la zone de circulation.
Lorsque des parties de cette zone en retrait de moins de 1,20 m du nu
intérieur du garde-corps sont surélevées, leur niveau doit être pris en
compte. Si cette surélévation est de 1,00 m ou plus, cette partie doit recevoir
sa propre protection.
■■ NA3 : niveau le plus élevé trouvé en appliquant au niveau des Z.S.N. situées à
une distance comprise entre 0,60 m et 1,20 m du nu intérieur du garde-corps la
correction suivante :
formule 3 : NA3 = NZA3 +[ (H’/0,60) x (1,20 - d )]
(H’ = 0,90 m pour les garde-corps minces ; garde-corps épais : voir annexe 1).
Le tableau ci-après donne les valeurs précalculées du terme : (H’/0,60) x (1,20 - d) à
ajouter au niveau des Z.S.N. comprises entre 0,60 m et 1,20 m :
Tableau 1 : Valeurs précalculées
Valeurs précalculées
Garde-corps mince Garde-corps épais
d (en m)
(H’/0,60) x (1,20 - d) (en m)
0,60 0,90 0,80
0,65 0,83 0,74
0,70 0,75 0,67
0,75 0,68 0,60
0,80 0,60 0,54
0,85 0,53 0,47
0,90 0,45 0,40
0,95 0,38 0,34
1,00 0,30 0,27
18 1,05 0,23 0,20
1,10 0,15 0,14
1,15 0,08 0,07
1,20 0,00 0,00
ZA3
h ≤ 0,45 m
OBSERVATION
Il est inutile de répertorier les Z.S.P. situées à moins de 0,10 m au-dessus du
niveau de circulation, puisqu’elles n’auront pas d’incidence sur la hauteur
du garde-corps.
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ZC
OBSERVATION
Un radiateur posé sur allège sous une fenêtre peut constituer
une zone d’agenouillement.
ATTENTION
0,30 m Dans le cas de zone de stationnement
normal présentant des dénivelés de plus
de 0,10 m, la zone de stationnement
H normale haute est considérée comme
H’ zone de stationnement précaire par
H rapport au garde-corps de la partie
basse : on doit alors donner au garde-
> 0,1 m corps une hauteur de protection réduite
H’ rapportée au niveau haut sur une
longueur minimale de 0,30 m.
21
1.5 Exemples de détermination de la hauteur
d’un garde-corps
Un exemple complet de détermination de la hauteur d’un garde-corps est proposé
ci-après avec un niveau supérieur constant, puis avec un niveau supérieur ajusté.
6
g N
5 e
4
f d c
M 2 3
a
1 b
0,00
1 0,00 m 1,00
2 0,20 m 1,20
3 0,30 m 1,05
4 0,42 m (b+c) 1,32
5 0,36 m (a+d) 1,26
6 0,75 m (a+e) 1,25
N.S.P. (1)
1,32 m 1,20 1,32 (2)
1,05 1,26 1,25
Hauteur
h1 = 1,32 m de O à M
minimale
h2 = 1,12 m de M à N
du garde-
(1,32 - a)
corps
1. N.S.P. : niveau supérieur de protection.
2. Niveau retenu parce que le plus élevé, donc N.S.P.
22
■■ Exemple avec un niveau supérieur ajusté
0,30 C D
0,30 B
6
A
g
5 e 4
c
VI
f V
2 d
3 IV
III
a II
1 b
0,00
I
TEXTES DE RÉFÉRENCE
Règle A1 :
L’espace compris entre la zone de circulation et le remplissage (lisse basse,
panneau…) doit être égal ou inférieur à 0,11 m.
≤ 0,11 m
Figure 11 : Règle A1
TEXTES DE RÉFÉRENCE
Règle A2 :
24 Lorsque la partie basse du garde-corps est située en avant du nez de
plancher, la distance horizontale entre les éléments du garde-corps et
l’aplomb du vide doit être égale ou inférieure à 0,05 m.
≤ 0,05 m ≤ 0,05 m
≤ 0,11 m
≤ 0,05 m ≤ 0,05 m
≤ 0,18 m
≤ 0,05 m
Figure 12 : Règle A2
Par analogie avec cette règle, lorsque la lisse haute du garde-corps se situe en saillie
vers l’extérieur, la distance horizontale entre la lisse haute et l’aplomb du vide doit
être égale ou inférieure à 0,05 m.
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TEXTES DE RÉFÉRENCE
Règle A3 :
Pour les garde-corps constitués d’éléments verticaux et horizontaux tels
que barreaux, panneaux, lisses :
a) lorsque les vides sont plus hauts que larges, leur largeur doit être
inférieure ou au plus égale à 0,11 m ;
b) lorsque les vides sont plus larges que hauts, leur hauteur doit être au
plus égale à :
−− 0,11 m s’ils sont situés (tout ou partie) à moins de 0,45 m de hauteur
par rapport au niveau de la circulation,
−− 0,18 m s’ils sont situés en totalité au-dessus de 0,45 m de hauteur par
rapport au niveau de la circulation.
≤ 0,11 m
≤ 0,18 m
≤ 0,18 m
≤ 0,11 m ≤ 0,45 m
Figure 13 : Règle A3
25
TEXTES DE RÉFÉRENCE
Règle A4 :
Lorsque les garde-corps sont constitués d’éléments ajourés autres que
verticaux et horizontaux (cas des garde-corps en fer forgé, panneaux en
fonte moulée), les vides du garde-corps ne doivent pas permettre le passage
d’un gabarit parallélépipédique de 0,25 x 0,11 x 0,11 m présenté dans le plan
du garde-corps selon une orientation quelconque.
0,25 m
0,11 m 0,11 m
Figure 14 : Règle A4
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TEXTES DE RÉFÉRENCE
Règle A5 :
Les éléments de remplissage doivent être capables de résister aux chocs
dans les conditions d’essai définies par la norme NF P01-013.
TEXTES DE RÉFÉRENCE
Règle A6 :
Lorsque les matériaux qui constituent le remplissage d’un garde-corps sont
susceptibles de disparaître de manière soudaine du fait de leur fragilité
(matériaux plastiques, par exemple), ou de voir leurs caractéristiques de
résistance diminuer sensiblement dans le temps, le garde-corps doit
présenter une protection résiduelle au moins équivalente à la protection
réalisée par une lisse haute, une lisse médiane et une lisse basse.
La protection résiduelle ainsi apportée ne peut être considérée que comme
palliative, le temps nécessaire au rétablissement de conditions de sécurité
normales, même à titre provisoire.
Lisse haute
Protection
26 résiduelle Lisse médiane
Lisse basse
Figure 15 : Règle A6
Le schéma ci-après explicite les différents exemples donnés par la norme NF P01-012,
dont certains sont repris à l’annexe 2. À travers ce schéma, on répond à la question :
« un appui constitue-t-il une Z.S.P. et est-il donc à prendre en compte pour la
détermination de la hauteur du garde-corps ? ». La méthode est la suivante : si un des
critères, pris dans l’ordre du haut vers le bas, est vérifié (réponse « oui »), la conclusion
est « l’appui n’est pas une Z.S.P. et n’est donc pas à prendre en compte ». Si aucun des
critères n’est vérifié (réponse « non » à chaque niveau), l’appui est bien une Z.S.P. et
doit donc être pris en compte pour la détermination de la hauteur du garde-corps.
Oui Critère 1
Appui situé à plus de > 0,45 m
0,45 m au-dessus de la
zone de circulation nor-
male ou de la Z.S.N.
immédiatement à son
aplomb.
> 0,45 m
Non
Oui
Critère 2 > 0,13 m
Appui éloigné vers le vide de
plus de 0,13 m par rapport au
nu intérieur du garde-corps.
27
Non
Oui
Critère 3
Accès du pied à l'appui limité
en largeur à moins de 0,10 m.
Non
Non
L'appui est une Z.S.P. : il doit être pris en compte pour la détermination de la
hauteur du garde-corps (voir page 15).
L'appui n'est pas une Z.S.P. : il n'est pas pris en compte pour la détermination
de la hauteur du garde-corps (voir page 15).
ATTENTION
Critère 4 et norme P01-012
Pour les garde-corps constitués d’éléments verticaux et horizontaux
(barreaux, lisses, panneaux grillagés…), même dans le cas d’une lisse haute
avancée d’au moins 0,13 m, la norme P01-012, article 2.3.2, prévoit que si
le remplissage situé dans la hauteur d’accessibilité de 0,45 m est constitué
par un assemblage orthogonal d’éléments verticaux et horizontaux (tel que
grillage, treillis soudé, etc.), le vide horizontal entre éléments verticaux doit
être inférieur à 0,05 m.
Or, pour un très jeune enfant inconscient du danger, hors de la surveillance
d’un adulte attentif, le risque essentiel est :
– d’une part de parvenir, à la suite d’un début d’escalade (au moyen des
appuis, même minimes, fournis par le garde-corps ou un autre élément,
y compris le mobilier), dans la zone située au-delà de 0,45 m de hauteur
pouvant comporter des espaces entre lisses horizontales allant jusqu’à
0,18 m, et de passer au travers ;
– d’autre part, de parvenir au sommet du garde-corps et de basculer, faute
d’un dispositif approprié faisant obstacle au basculement par-dessus (tel
qu’une lisse avancée).
Pour éviter ces risques (passage au travers ou basculement), la règle B2
ci-après, rédigée dans l’esprit de la norme mais n’y figurant pas explicitement,
peut être utilisée uniquement avec l’accord du maître de l’ouvrage et du
bureau de contrôle, lorsqu’il y en a un.
28 TEXTES DE RÉFÉRENCE
Règle B2 :
Afin d’éviter les risques de passage au travers ou de basculement de très jeunes
enfants au-dessus du garde-corps, dans le cas où le remplissage situé dans la
hauteur d’accessibilité de 0,45 m, comporte des appuis constituant des Z.S.P.
– le garde-corps comportera une lisse en retrait de 0,13 m ou plus, placée
au sommet du garde-corps ou à plus de 0,60 m du niveau de circulation ;
– la hauteur des vides horizontaux situés en dessous du niveau de la lisse en
retrait sera inférieure à 0,11 m.
< 0,11 m h ≥H
≥ 0,13 m
h : hauteur réelle
du garde-corps
Figure 17 : Règle B2
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3. Caractéristiques mécaniques
des garde-corps
Les garde-corps doivent être conçus et réalisés de manière à résister aux charges qui
leur sont appliquées, et ce pour toute leur durée de vie.
En fonction des matériaux constitutifs et de leurs techniques d’assemblage, il faut
se référer aux méthodes de calcul correspondantes de résistance des matériaux
29
et aux normes et DTU applicables aux techniques employées lorsqu’elles sont
traditionnelles.
En l’absence de normes, règles de calcul et DTU, il existe des évaluations spécifiques
telles qu’Avis Techniques ou Appréciations Techniques d’Expérimentation (ATEx)
(en particulier, pour les garde-corps en produits verriers encastrés en pied).
Les charges à prendre en compte sont données par la norme NF P06-001 pour les
éléments de la structure des garde-corps (potelets, lisse haute, fixations à la structure
du bâtiment). Il s’agit des charges horizontales statiques ou quasi statiques liées à la
poussée des personnes (voir tableau ci-après).
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Efforts horizontaux
Types de locaux à prendre en compte
Po (KN/ml)
Zone de stationnement
1,30/ longueur
longueur < 3,25 m
Bâtiments Parties privatives
Zone de stationnement
d’habitation 0,40
longueur ≥ 3,25 m
Parties communes 0,60
Bâtiments recevant du public 1,00
Partie courante 1,70
Tribunes et
Au droit des escaliers desservant les gradins
stades 1,00
Aux extrémités des gradins débouchant sur le vide
À ce jour, des charges sont également données dans la norme Eurocode NF EN 1991-1-1
de mars 2003, son annexe nationale NF P06-111-2 de juin 2004 et son Amendement
NF P06-111-2/A1 de mars 2009.
Tableau 5 : Charges à prendre en compte selon Eurocode NF EN 1991-1-1
Effort horizontal en
Catégorie Usage spécifique Exemples
compte qk [kN/m]
Pièces des bâtiments et maisons d’habi-
tation ; chambres et salles des hôpitaux
A Habitation, résidentiel 0,6
; Chambres d’hôtels et de foyers ;
30 cuisines et sanitaires
B Bureaux 0,6
C1 : Espaces équipés de tables, etc.,
par exemple : écoles, cafés, restaurants,
salles de banquet, salles de lecture,
salles de réception
C2 : Espaces équipés de sièges fixes, par
exemple : églises, théâtres ou cinémas,
salles de conférence, amphithéâtres,
Lieux de réunion
salles de réunion, salles d’attente
(à l’exception des
C C3 : Espaces ne présentant pas d’obs- 1,0
surfaces des catégories
tacles à la circulation des personnes,
A, B et D (1))
par exemple : salles de musée, salles
d’exposition, etc., et accès des bâti-
ments publics et administratifs, hôtels,
hôpitaux, gares
C4 : Espaces permettant des activités
physiques, par exemple : dancings,
salles de gymnastique, scènes
C5 : Espaces susceptibles d’accueillir • Appliquer la
Lieux de réunion des foules importantes, par exemple : NF EN 13200-3 pour
(à l’exception des bâtiments destinés à des événements les usages relevant de
C
surfaces des catégories publics tels que alles de concert, salles cette norme
A, B et D (1)) de sport y compris tribunes, terrasses et • 3,0 pour les autres
aires d’accès, quais de gare usages
D1 : Commerces de détail courants
D Commerces 1,0
D2 : Grands magasins
1. On attire l’attention sur l’alinéa 6.3.1.1. (2), notamment pour C4 et C5. Voir EN 1990 lorsque les effets dynamiques doivent
être pris en considération.
Note 1 : Selon l’usage prévu, les surfaces devant être classées a priori C2, C3 ou C4 peuvent être classées C5 par décision du
client et/ou d’une Annexe nationale.
Note 2 : L’Annexe nationale peut définir des sous-catégories pour A, B, C1 à C5, D1 et D2.
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Effort horizontal en
Catégorie Usage spécifique Exemples
compte qk [kN/m]
Surfaces susceptibles de
recevoir une accumula- Aires de stockage, y compris stockage
E1 0,8
tion de marchandises, y de livres et autres documents
compris aires d’accès
• Appliquer la NF E 85-
015 pour les usages re-
E2 Usage industriel levant de cette norme
• 0,3 pour les autres
usages
1. On attire l’attention sur l’alinéa 6.3.1.1. (2), notamment pour C4 et C5. Voir EN 1990 lorsque les effets dynamiques doivent
être pris en considération.
Note 1 : Selon l’usage prévu, les surfaces devant être classées a priori C2, C3 ou C4 peuvent être classées C5 par décision du
client et/ou d’une Annexe nationale.
Note 2 : L’Annexe nationale peut définir des sous-catégories pour A, B, C1 à C5, D1 et D2.
3.4 Fixations
La justification de la résistance mécanique des fixations dans le béton, lorsqu’elle
est faite à l’aide de chevilles, se base sur les indications des Agréments Techniques
Européens (ATE) des chevilles utilisées dans l’hypothèse de béton fissuré. À défaut,
lorsqu’il n’existe pas encore d’ATE pour le type de chevilles utilisées, sur les Cahiers
des charges relatifs à ces chevilles ou sur les indications du fabricant.
ATTENTION
Les essais de résistance, réalisés dans le cadre de la norme NF P01-013, ne
valident pas les fixations.
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CHAPITRE 4
Cas particuliers
≥ 0,90 m ≥ 1,00 m
< 0,90 m
33
Hauteur d’allège ≥ 0,90 m Hauteur d’allège < 0,90 m et barre d’appui
Dans les logements (et seulement dans les logements), la norme NF P01-012 prend
acte de la disposition selon laquelle la sécurité est réputée satisfaite si la hauteur
entre le plancher du local et le dormant de la fenêtre est de 0,90 m. Lorsque cette
condition n’est pas vérifiée, la hauteur de protection est portée à 1,00 m, soit par
la mise en place d’une protection par barre d’appui (une ou plusieurs, de manière
à respecter les espacements de sécurité nécessaires, inférieurs à 0,18 m), soit par
l’insertion d’une partie fixe et d’une traverse supplémentaire à la menuiserie.
≤ 0,18 m
≥ 1,00 m
< 0,90 m
≤0,05 m
≥ 1,00 m
≤0,18 m
Figure 3 : Cas de tolérance de hauteur de protection limitée à 0,90 m
34 1.2 Remplissages
Lorsque l’allège et l’éventuelle partie fixe placée au-dessus sont constituées d’éléments
de remplissage (Edr) ou de vitrages, ils doivent respecter les clauses relatives à la
sécurité données par le DTU 33.1 (Edr) et par le DTU 39 (vitrages).
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ATTENTION
Une disposition du DTU 39, souvent mal connue, vient augmenter
les exigences relatives aux vitrages placés dans les parties communes
des bâtiments d’habitation (souvent les cages d’escalier) au-delà de ce
qu’exigerait la seule fonction de garde-corps :
Extrait du DTU 39 partie 5:
« 5.1.2 Partie communes des bâtiments d’habitation
5.1.2.3 Parois des circulations
Les vitrages dont la partie basse est située à moins de 1,25 m du sol fini
intérieur, et qui ne sont pas protégés sur leurs faces accessibles aux enfants
par un dispositif de protection doivent être traités en vitrage de sécurité (1).
Le dispositif de protection peut être constitué par un barreaudage, une grille
ou un grillage rigide présentant des vides de 0,11 m de largeur maximale. »
Vitrage Vitrage
normal de sécurité
≥ 1,25 m
< 1,25 m
Vitrage
normal
35
Vitrage
normal
Vitrage
de sécurité
≥ 1,25 m ≥ 1,25 m
1. Pour les parois vitrées jouant un rôle dans la protection des personnes vis-à-vis des risques de
blessures en cas de heurt, les vitrages de sécurité doivent être classés suivant la NF EN 12600.
Les verres feuilletés doivent être conformes à la norme NF EN ISO 12543-2 et classés au
moins 2B2.
Les verres trempés doivent être conformes à la norme NF EN 12150 ou à la NF EN 14179 ou
à la NF EN 13024, classés au moins 1C3.
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36
≥ 0,90 m
37
2.3 Remplissages
■■ Éléments bordant les volées
■■ Pour les escaliers sans limon, le vide entre le nez de marche et la lisse basse
(ou le panneau, selon le type de rampant) ne doit pas excéder 0,05 m mesuré
perpendiculairement au rampant de la volée.
■■ Pour les escaliers avec limon, le vide mesuré perpendiculairement au limon, entre
Les vides compris entre la lisse basse et la lisse haute doivent répondre aux règles
suivantes :
■■ entre barreaux ou panneaux verticaux : ≤ 0,11 m ;
■■ entre lisses parallèles au rampant : ≤ 0,18 m ;
■■ entre éléments autres que verticaux ou parallèles à la pente :
≤ 0,18 m
≤ 0,11 m
OBSERVATION
– Pour des paliers d’escaliers intérieurs aux logements (maisons individuelles,
duplex) ;
– pour des paliers d’escaliers non encloisonnés desservant des logements
(paliers d’étage, coursives) même lorsque les jours d’escalier sont < à
0,60 m ;
il est recommandé de s’en tenir aux dispositions de la partie Règles relatives
aux remplissages, limitant l’espace sous la lisse basse à 0,11 m et définissant
les règles relatives aux remplissages.
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CHAPITRE 5
Les garde-corps et
la responsabilité des
professionnels du bâtiment
Les garde-corps constituent des équipements de sécurité partout où ils sont installés.
Même lorsque les bâtiments concernés ne sont pas visés par la réglementation, les
professionnels de la construction ont un devoir de conseil très important vis-à-vis de
leurs clients, surtout lorsque ces derniers ne sont pas eux-mêmes des professionnels
Il est donc nécessaire que les marchés conclus par les professionnels soient
parfaitement explicites quant à leur portée vis-à-vis des travaux de garde-corps.
1. Travaux neufs
Il est recommandé de préciser clairement dans les offres les hauteurs de garde-corps
prévues, en particulier lorsque les documents de consultation ne le précisent pas ou
ne permettent pas de déterminer cette hauteur en fonction des différentes zones de
stationnement du projet Z.S.N., Z.S.P. ou zones d’agenouillement.
39
Dans tous les cas, il est prudent d’effectuer un relevé sur chantier avant mise en
fabrication pour vérifier les hypothèses de l’offre et procéder, le cas échéant, aux
ajustements techniques et contractuels nécessaires.
ATTENTION
Lorsque le projet défini par le maître d’ouvrage ou le maître d’œuvre
comporte des non-conformités par rapport à la norme, il est recommandé
de les leur signaler par écrit pour demander confirmation des dispositions
à prendre. Si ces non-conformités portent sur des aspects réglementés
(hauteur, par exemple) cette précaution ne saurait suffire à dégager les
responsabilités de l’entrepreneur ou de l’artisan, et dans ce cas, il vaut donc
mieux renoncer à exécuter les travaux demandés.
41
Annexe 1
Épaisseur des garde-corps
L’épaisseur E d’un garde-corps est la distance horizontale entre le nu intérieur du
garde-corps et son nu extérieur, dans une même section. Le nu intérieur est la partie
la plus saillante vers l’intérieur, située à plus de 0,60 m de la zone de circulation ; le
nu extérieur est la partie la plus saillante vers l’extérieur, située à plus de 0,70 m de la
zone de circulation.
E
≥ 0,60 m
43
≥ 0,60 m
≥ 0,70 m
Les hauteurs de protection normale H et réduite H’ des garde-corps (voir page 15)
dépendent de leur épaisseur (norme NF P01-012) en fonction des indications
données dans le tableau ci-après.
Tableau 1 : Épaisseurs et hauteurs de protection d’après norme NF P01-012
Remarque : Il n’est pas recommandé de faire usage des valeurs sur fond en couleur
du tableau ci-dessus issues de la norme, sans l’accord explicite du maître d’ouvrage et
l’avis favorable du bureau de contrôle éventuel.
ATTENTION
Pour les garde-corps des logements, il est conseillé de se limiter à l’application
stricte de la réglementation telle qu’exprimée par l’article 111-15 du Code
de la construction, et retranscrite dans le tableau ci-dessous :
Annexe 2
Exemples de zones
de stationnement
selon NF P01-012
≥ 0,13 m
≥ 0,05 m
< 0,45 m
≥ 0,30 m
≥ 0,30 m ≥ 0,30 m
45
≥ 0,13 m
< 0,45 m
≥ 0,30 m
< 0,30 m
≥ 0,30 m
≥ 0,30 m
< 0,13 m
≥ 0,05 m
≥ 0,05 m
< 0,45 m
< 0,45 m
< 0,30 m
≥ 0,13 m ≥ 0,13 m < 0,45 m
46
a ≥ 0,13 m
et b < 0,13 m
b < 0,13 m et
a ≥ 0,13 m
soit
b b ≥ 0,13 m
et b
a < 0,30 m
< 0,45 m
a a
< 0,45 m
≥ 0,05 m
< 0,45 m
≥ 0,05 m < 0,45 m
< 0,45 m
Annexe 3
Interventions sur
garde-corps existants
Les recommandations ci-après sont basées sur l’expérience et le bon sens. Elles n’ont
pas de base réglementaire ou normative et ne prétendent pas à l’exhaustivité.
Elles complètent les dispositions exposées précédemment en pages 39-40.
OBSERVATION
La nécessité d’une protection existe dès lors qu’un risque de chute d’une
hauteur d’un mètre ou plus existe, y compris lorsque la chute n’est 47
potentiellement pas verticale (jusqu’à 45°, soit un talus 1/1).
2. Éléments à vérifier
2.1 Intégrité de la protection
et état de vieillissement
Pour l’essentiel, les éléments à vérifier sont, d’une part ceux qui ont trait à l’intégrité
de la protection et à son état de vieillissement, et d’autre part ceux qui ont trait à
son aptitude à remplir sa fonction en relation avec ses caractéristiques géométriques.
Pour cette vérification, il est proposé la classification suivante des garde-corps :
Garde-corps monolithiques
(un seul matériau, une seule technologie)
Métalliques :
a) acier - ferronnerie c) aluminium
b) fonte
Pierre, maçonnerie, béton
Bois - menuiserie
Verre
Garde-corps composites
Bois - métal
Métal - panneaux de remplissage :
a) métalliques c) verre
b) métacrylates d) autres
48 ■■ Garde-corps monolithiques
Garde-corps métalliques
Acier - Ferronnerie
■■ Partie courante
Figure 4 : Garde-corps métallique en acier dont l’élément de remplissage est très dégradé
49
Figure 5 : Un autre garde-corps de la même série présente un état de corrosion avancé des
éléments de remplissage et des potelets. Il est probable que seul un remplacement pourra
conduire à un résultat satisfaisant
Selon les types de construction, les fixations sont soit des fixations mécaniques,
visserie, boulonnerie (cas des structures métalliques, bois…), soit des fixations par
scellement (cas de la maçonnerie de pierre, de briques ou béton armé).
Dans les deux cas, la détection d’une faiblesse de la fixation peut souvent être mise
en évidence par simple examen visuel, sonore ou par ébranlement manuel du garde-
corps.
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OBSERVATION
Les scellements en rive de planchers et, dans une moindre mesure, dans les
murs constituent des points faibles des garde-corps métalliques.
Des pénétrations d’eau par des scellements défectueux peuvent contribuer
à accélérer une fragilisation générale de l’ouvrage, non seulement par
corrosion, mais aussi par les effets répétés du gel-dégel (en particulier, les
nez de balcons en béton armé peuvent souffrir d’une corrosion importante
des armatures et d’éclatements du béton).
Dans ces cas, la maintenance des garde-corps ne saurait, à elle seule, garantir
la sécurité et la pérennité de l’ouvrage.
Inversement, une intervention sur les nez de balcons et/ou sur l’étanchéité
des balcons, ne saurait se faire sans, à cette occasion, vérifier les scellements
des garde-corps.
Fonte
50
Figure 7 : La partie basse cassée ou supprimée laisse un vide dangereux sous le garde-corps
de la fenêtre de droite, tandis que sur la fenêtre de gauche, une réparation de fortune
(deux barres de métal soudées) ne palie qu’imparfaitement la dégradation du garde-corps
■■ Partie courante
Les parties en fonte des garde-corps peuvent présenter des cassures qui
compromettent la solidité de l’ensemble. Un examen visuel permet de déterminer
ces faiblesses.
■■ Fixation au bâti
Bois - Menuiserie
Les garde-corps totalement réalisés en bois sont relativement rares (chalets, etc.).
Les principaux points faibles sont le vieillissement du bois qui peut conduire à
l’affaiblissement par pourriture et les attaques d’insectes xylophages. Les parties à
observer particulièrement sont celles susceptibles d’accumuler l’humidité ou l’eau de
pluie : parties scellées, assemblages entre éléments en bois.
Également à surveiller : le retrait du bois par dessiccation qui peut affaiblir les
scellements et les assemblages et favoriser la pénétration de l’eau dans les interstices.
En cas de constat d’un de ces facteurs, il convient de prendre contact avec un
homme de l’art pour un diagnostic plus précis et pour déterminer les solutions à
mettre en œuvre.
L’entretien régulier des ouvrages par traitement approprié, masticage et mise en
peinture, permet cependant d’éviter l’apparition de ces facteurs de vieillissement et
d’affaiblissement.
Verre
Les garde-corps monolithes en verre, c’est-à-dire les garde-corps pour lesquels le
volume verrier remplit à la fois la fonction de structure et la fonction d’élément de
remplissage, sont relativement récents, et ne sont pratiquement pas utilisés dans des
bâtiments d’habitation. On les trouve principalement dans des bâtiments de prestige
privés (bureaux) ou publics. Lorsque les volumes verriers n’assurent qu’un rôle de
remplissage, ils ne peuvent normalement, selon le DTU 39 - Partie 5, être constitués
que de vitrages de sécurité, feuilletés classés 1B1 suivant la norme NF EN 12600 ou
52 trempés classés 1C1 suivant la norme NF EN 12600, associés dans ce dernier cas à
une protection résiduelle telle que définie en page 26 du présent guide. Si ce n’est pas
le cas, seule la mise en conformité peut être proposée.
Lorsque les vitrages sont conformes, l’attention doit être portée à leur état général :
traces d’impacts, début de fêlures, en particulier au niveau des fixations, et à l’état
des fixations : serrage, prises en feuillures, garnitures, calages qui seraient susceptibles
de permettre le détachement du volume verrier, ou d’occasionner le bris du vitrage.
■■ Garde-corps composites
Les garde-corps composites comportent généralement des éléments d’ossature
(potelets, lisses) et des éléments de remplissage : plaques métalliques, verre, matériaux
synthétiques.
Les éléments d’ossature sont à vérifier comme indiqué pour les garde-corps mono
lithes, en fonction de leurs matériaux constitutifs.
Les éléments de remplissage sont à vérifier en premier lieu, vis-à-vis de leur jonction
avec les éléments d’ossature et en second lieu, vis-à-vis de leur vieillissement propre.
À signaler particulièrement : le vieillissement de matériaux synthétiques transparents
ou translucides, susceptibles de devenir très cassants dans le temps.
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■■ Hauteur de la protection
Dans la plupart des cas, la hauteur de la protection se mesure aisément. Compte
tenu de l’évolution des usages, de la morphologie et des comportements vis-à-vis
des risques, il est prudent de signaler au maître d’ouvrage les écarts supérieurs à
0,05 cm par rapport au niveau supérieur de protection qui serait obtenu selon la
méthode exposée dans la partie Hauteur minimale des garde-corps et de proposer
d’éventuelles solutions.
TYPES DE SOLUTIONS
Les solutions visent en général à rehausser le niveau de la protection à celui
préconisé par la norme NF P01-012 (voir Hauteur minimale des garde-
corps, page 15), par exemple : ajout d’une lisse supplémentaire. Dans ce cas,
les conséquences sur la résistance mécanique du garde-corps doivent bien
entendu être prises en compte. Dans le cas où les zones de
stationnement qui occasionnent des insuffisances de hauteur sont de
dimensions réduites ou ont été rapportées, il sera quelquefois plus simple
de chercher à les modifier ou à les supprimer plutôt que de chercher à
rehausser la protection en place.
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Figure 10 : Dans la mesure où il est peu probable que la traverse basse de ces fenêtres
soit située à 0,90 m du sol de la pièce ou plus, la barre d’appui unique est insuffisante.
Il en faudrait au moins deux pour limiter les espaces à 0,18 m de hauteur
54
Cette évaluation se fait par comparaison directe avec les espacements prévus par la
norme NF P01-012, ou à l’aide de gabarits représentatifs de ces dimensions.
Les accidents graves constatés semblent plutôt se produire lorsqu’un jeune enfant
peut se glisser :
■■ soit entre une lisse basse et une allège de fenêtre ;
■■ soit entre des lisses horizontales trop espacées ;
■■ soit entre des barreaudages trop distants les uns des autres.
Les cas où existent des espaces horizontaux trop grands sont à rechercher en priorité,
en particulier quand ils sont situés à un niveau bas dans l’élément de protection. Dans
cette configuration, ils sont en effet, susceptibles de constituer un risque important
pour de jeunes enfants : par exemple, vide excessif (> 0,18 m) entre un appui de
fenêtre posé sur une allège basse (à un niveau inférieur à 0,45 m par rapport au sol de
la zone de stationnement normal contiguë), et une ou plusieurs lisses horizontales.
TYPES DE SOLUTIONS
Ces solutions sont à déterminer en fonction de :
– leur compatibilité technique avec la présence des fenêtres, le sens
d’ouverture et le maniement des persiennes et volets ;
– leur compatibilité avec les possibilités liées aux règlements d’urbanisme,
de copropriété, etc.
Elles peuvent induire la mise en œuvre de :
– lisses supplémentaires ;
– panneaux rapportés incluant des grillages, des plaques transparentes, etc.
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55
Figure 11 : Ce garde-corps est représentatif de l’effet d’échelle qui peut être corrigé,
soit par interposition d’éléments transparents, pas toujours facile à réaliser,
soit par la mise en place d’une lisse en retrait
Le risque d’escalade reste actuellement très mal quantifié, tant vis-à-vis de l’occurrence
d’accidents que pour l’évaluation des conditions qui le favorisent.
En pratique, il est reconnu de manière certaine qu’il ne peut être totalement éliminé.
On peut également supposer que la possibilité de voir à travers la protection limite
considérablement la « tentation » de l’escalade chez les jeunes enfants.
De ce point de vue, il est clair que le garde-corps à barreaudage vertical est celui
qui présente le moins de risques, permettant une vision totale, et ne présentant
pratiquement aucune prise à l’escalade. Les garde-corps « lisses transparents »
viennent ensuite, puis les garde-corps pleins, lesquels, du fait de leur opacité,
entraînent néanmoins une certaine tentation à voir ce qu’il y a derrière en s’aidant
d’éléments mobiliers.
Tous les autres types de garde-corps présentent des possibilités d’escalade sans qu’on
puisse y associer de critères totalement objectifs d’évaluation du risque.
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Pour tous ces cas, les seules manières de se prémunir sont les suivantes :
■■ soit reconstituer une face lisse (en général transparente) sur la face interne de la
protection ;
■■ soit munir la face interne de la protection d’une trame grillagée rigide et résistante
de dimension inférieure à celle qui caractérise un appui possible (voir page 28,
règle B2 du présent guide : largeur horizontale des espaces < 5 cm) ;
■■ soit disposer en tête (ou sensiblement en tête) de la protection un dispositif
destiné à s’opposer au basculement fortuit par-dessus le garde-corps après
escalade.
Pour être efficace, ce dispositif doit être en avant de plus de 0,13 m des appuis
utilisables pour l’escalade.
> 0,13 m
Le dispositif peut être constitué d’une lisse en retrait continue rapportée à l’intérieur
56
du garde-corps ou d’un autre élément fixe et continu, tel qu’une main courante
placée à plus de 0,60 m du niveau de circulation, pour pouvoir constituer le nu
intérieur du garde-corps tel que défini par la norme NF P01-012.
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Glossaire
Allège Limon
Elément de façade maçonné ou Les limons d’escaliers sont les parties
menuisé, situé entre le sol (niveau qui supportent les marches d’escalier.
de circulation d’un local) et la partie On différencie essentiellement les
basse d’une fenêtre. L’encadrement escaliers à limons latéraux, les escaliers
ou dormant de la fenêtre constitue le à limon central et les escaliers sans
niveau supérieur de l’allège. limon (le plus souvent les escaliers en
béton pour lesquels les marches sont
Ancrage supportées par une paillasse occupant
Système, autre que le scellement direct, toute la surface de la volée).
par lequel on fixe au gros œuvre un Les limons latéraux peuvent, soit filer
garde-corps. Un système d’ancrage sous les marches, soit remonter au
combine une partie rendue solidaire du niveau des nez de marche ou plus haut
gros œuvre, (cheville, cheville chimique, encore.
goujon…) et une partie destinée à fixer
le garde-corps à la partie solidaire du Lisse
gros œuvre (boulon, écrou…). Barre horizontale, filante sur la
longueur d’un garde-corps. Selon leur 57
Barreaudage
nombre et leur position, elles peuvent
Série de barreaux, le plus souvent assurer les fonctions suivantes : support
verticaux, espacés régulièrement de de main courante, éléments de
manière à empêcher le passage à remplissage du garde-corps, support
travers (ils sont généralement en acier des éléments de remplissage du garde-
ou aluminium, quelquefois en bois). corps.
Platine Terrasse
Socle de fixation intermédiaire entre Partie accessible aux usagers d’un
un potelet de garde-corps et l’ancrage bâtiment à laquelle on accède
du garde-corps. Platine et ancrage généralement par une porte-fenêtre,
constituent la fixation du garde-corps. ou par un édicule (terrasse sur le toit)
et recouvrant une partie fermée de ce
Potelet bâtiment.
Élément vertical de la structure d’un
garde-corps destiné à transmettre les Zone de stationnement
efforts vers le gros œuvre. Désigne chaque partie d’un bâtiment
accessible aux usagers, et située au
Rampe voisinage d’un garde-corps. C’est en
Désigne communément un garde- fonction des niveaux de ces différentes
corps d’escalier. Ce terme est à éviter zones de stationnement que l’on
en raison du risque d’équivoque (peut détermine la hauteur à donner au
également désigner les mains courantes garde-corps.
d’escalier et désigne également
différents types de plans inclinés).
Scellement
Mode de fixation direct des éléments
du garde-corps dans le gros œuvre, par
pénétration de ceux-ci dans des cavités
58 du gros œuvre, rebouchées ensuite à
l’aide de mortier de scellement.
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Réglementation, normes
et autres documents
de référence
1. Réglementation
Code de la construction et de l’habitation (partie réglementaire) - Livre 1 : Dispositions
générales - Titre 1 : Construction des bâtiments, chapitre 1 : Règles générales, section
2 : Dispositions générales aux bâtiments d’habitation, art. R. 111-15.
Arrêté du 25 juin 1980 du règlement de sécurité des ERP, art. CO 2, CO 57, AM 17,
SG 15, X9, PA 5.
Arrêté du 9 janvier 1990 relatif aux mesures de sécurité applicables dans les
établissements flottants ou bateaux stationnaires et les bateaux en stationnement
sur les eaux intérieures recevant du public (art. EF 5 se réfère à la norme
NF P01-012 pour les garde-corps des passerelles), applique le décret n° 90-43 du
9 janvier 1990 relatif aux mesures de sécurité applicables dans les établissements
flottants ou bateaux stationnaires et les bateaux en stationnement sur les eaux
intérieures recevant du public. 59
Arrêté du 15 janvier 2007 portant application du décret n° 2006-1658 du 21 décembre
2006 relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie et des espaces
publics.
Décret 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent
pris pour l’application de l’article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000
relative à la solidarité et au renouvellement urbains, art. 2.
Décret n° 2008-244 du 7 mars 2008 – Section 8 – Dispositions particulières applicables
à l’exécution de travaux temporaires en hauteur et à certains équipements de travail
utilisés à cette fin, art. R 4323-59.
Circulaire du 13 décembre 1982 relative à la sécurité des personnes en cas de travaux
de réhabilitation ou d’amélioration des bâtiments d’habitation existants.
Circulaire DRT 95-07 du 14 avril 1995 relative aux lieux de travail se référant également
à la norme NF P01-012 pour la prévention des dangers de chute dus aux ouvrants
en élévation ou en toiture.
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2. Normes
FD P98-406-1 : Barrières de sécurité routière - Garde-corps modèle S8 en acier –
Composition, fonctionnement, conditions d’implantation et de montage, éléments
constitutifs (indice de classement : P98-406-1), avril 1998.
NF E85-015 : Éléments d’installations industrielles – Moyens d’accès permanents -
Escaliers, échelles à marches et garde-corps (indice de classement E85-015), avril 2008.
NF P01-012 : Dimensions des garde-corps - Règles de sécurité relatives aux dimensions
des garde-corps et rampes d’escalier, (indice de classement : P01-012), juillet 1988.
NF P01-013 : Essais des garde-corps - Méthodes et critères, (indice de classement :
P01-013), août 1988.
NF P06-001 : Bases de calcul des constructions - Charges d’exploitation des bâtiments,
(indice de classement : P06-001), juin 1986.
NF P93-340 : Équipement de chantier - Garde-corps métallique provisoire de
chantier (GCMPC), (indice de classement : P93-340), juin 1994.
NF EN 13200-3 : Installations pour spectateurs – Partie 3 – Éléments de séparation –
Exigences (indice de classement : P90-512-3), février 2006.
NF EN 13374 : Garde-corps périphériques temporaires - Spécifications du produit,
méthodes d’essai, (indice de classement : P93-400), octobre 2004.
NF EN ISO 14122-3 : Sécurité des machines - Moyens d’accès permanents aux
60 machines Partie 3 : escaliers, échelles à marches et garde-corps, (indice de classement :
E85-003), décembre 2007.
NF EN 1991-1-1 : Eurocodes 1 : Actions sur les structures – Partie 1-1 : Actions
générales – Poids volumiques, poids propres, charges d’exploitation des bâtiments
(indice de classement : P06-11-1), mars 2003.
NF P06-111-2 : Eurocodes 1 – Bases de calcul sur les structures – Partie 2 : Annexe
nationale à la NF EN 1991-1-1 : 2002 (indice de classement : P06-111-2), juin 2004.
NF P06-111-2/A1 : Eurocodes 1 – Amendement à la NF P06-111-2 (indice de
classement : P06-111-2/A1), mars 2009.
XP P98-405 : Barrières de sécurité - Garde-corps pour ponts et ouvrages de génie civil.
Conception, fabrication, mise en œuvre, (indice de classement : P98-405), avril 1998.
FD DTU 39-P5 : Travaux de vitrerie - miroiterie – Partie 5 : Mémento Sécurité,
juillet 2012.
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Index
A
Agenouillement – 16, 20, 22, 34, 39
Allège – 9, 20, 33, 34, 47, 54
Ancrage – 10
Appui précaire – 22
B
Basculement par dessus – 26, 28, 56
C
Câble – 10, 29
Charges – 10, 29, 30, 31 63
Chute de hauteur – 7
E
Escalade – 23, 26, 28, 55-56
Essais statiques – 31
F
Fixations – 31, 40, 49, 51, 52
G
Gabarit – 25, 31, 38, 54-55
Garde-corps épais – 9, 18, 43-44
Garde-corps mince – 9, 15, 17-18, 44
L
Lisse – 10, 24-26, 37-38, 53-54
Lisse en retrait – 28, 55-56
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N
Niveau de référence – 16, 21
Niveau supérieur ajusté – 15, 17, 19, 21, 22
Niveau supérieur constant – 15, 17 , 19, 21
Nu extérieur – 43
Nu intérieur – 17, 20, 43, 56
P
Passage au dessous – 7, 24
Passage au travers – 7, 24, 28, 54
Platine – 10
Protection résiduelle – 26, 52
R
Remplissage – 10, 23, 29, 31, 34, 49, 52, 53
Résistance aux chocs – 26
Risque de chute – 7, 11-12, 13, 47
64
S
Structure – 10, 31
Z
Z.S.N. – 15-18, 22, 31, 34, 40, 45
Z.S.P. – 15-19, 26-28, 34, 40, 46
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CD-Rom
Calcul de la hauteur
des garde-corps
1. Présentation
Ce logiciel permet le calcul de la hauteur de garde-corps en fonction du contexte
dimensionnel de la zone à protéger associée au garde-corps et des caractéristiques
du garde-corps lui-même.
Les principales fonctionnalités de ce logiciel sont :
1. Saisir les caractéristiques dimensionnelles de l’environnement dans lequel doit être
implanté le garde-corps ;
2. Visualiser en direct la hauteur du garde-corps ;
3. Accéder à la visualisation dans le cas d’un « niveau supérieur constant » ;
4. Accéder à la visualisation dans le cas d’un « niveau supérieur ajusté » ;
5. Imprimer le résultat avec rappel du contexte.
Le logiciel peut être utilisé pour des cas complexes comme des garde-corps non 65
rectilignes, ou proposant une succession de parties minces et de parties épaisses.
Dans ces cas, il appartient à l’utilisateur de faire une interprétation correcte des
résultats affichés par rapport à la réalité du projet.
Ce logiciel utilise les notions et définitions de la norme NF P01-012 de juillet 1988,
telles que reprises dans le guide pratique.
L’introduction de points caractéristiques ne correspondant pas à ces notions et
définitions, peut conduire à des résultats erronés ou incohérents.
Dans le cas de garde-corps épais, le logiciel fait appel aux seules valeurs figurant à la
suite de la recommandation formulée pour les logements par le guide pratique dans
son annexe 1, à l’exclusion des autres valeurs figurant dans la norme.
Vous disposez dans le menu Aide du logiciel d’explications détaillées pour faciliter
son utilisation.
Configuration minimale
Micro-ordinateur : PC ou compatible PC avec Windows® 98 SE, Windows 2000,
XP ou ultérieur. Microprocesseur : Pentium® 90 MHz. Mémoire vive (RAM)
de 32 Mo à 256 Mo en fonction du système d’exploitation. Ecran SVGA :
Résolution : 800*600 en 256 couleurs. Lecteur de cédérom :
4x. Disque dur 3 Mo environ disponibles (option d’installation minimale).
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2. Installation et démarrage
Le logiciel peut être directement lancé à partir du CD-Rom en double-cliquant sur
« Calcul_HGC.exe ».
Vous pouvez également copier le logiciel sur votre disque dur. Pour cela, sélectionner
tous les fichiers sur le CD-Rom et les déposer dans le répertoire de votre choix.
3. Désinstallation de l’application
Il suffit de supprimer le répertoire d’installation.
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GUIDE PRATIQUE
Garde-corps de bâtiments
Garde-corps de bâtiments
Fonction, conception et dimensionnement
Avec la collection Guide Pratique, le CSTB offre aux professionnels du bâtiment une lecture plus facile
des règles techniques de construction. Recueils de détails d’exécution présentant un large éventail
de situations possibles de mise en œuvre, ces guides ne remplacent pas les textes de référence,
qu’ils soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés…), normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou
codificatifs (Avis Techniques, CPT…) mais en constituent un complément indispensable.
Le Guide Pratique « Garde-corps de bâtiments » expose les précautions à prendre lors de la concep-
tion et de la réalisation des garde-corps en explicitant les dispositions de la norme NF P01-012 :
l’auteur a choisi d’aller plus loin que la norme en signalant les difficultés d’interprétation connues.
Il apporte même certaines simplifications en veillant dans ce cas à renforcer la sécurité. Certaines
contradictions entre les règles de sécurité et d’autres règles sont aussi mises en lumière.
Après avoir levé les ambiguïtés sur la définition et les fonctions d’un garde-corps, ce guide précise
quelles sont les règles de dimensionnement : hauteur minimale, définition des Z.S.N. et des Z.S.P.,
remplissages, caractéristiques mécaniques.
Les allèges formant garde-corps et les garde-corps associés aux escaliers sont traités dans un cha-
pitre à part. La question des garde-corps est aussi bien abordée sous l’angle des travaux neufs que
des travaux sur existant.
Le Guide Pratique « Garde-corps de bâtiments » constitue une synthèse indispensable sur un sujet
mettant en cause la sécurité de tous et en particulier celle des enfants. Il s’adresse aux maîtres
d’ouvrages, architectes, BET, bureaux de contrôle, entreprises (maçonnerie, métallerie, menuiserie).
SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r
2E ÉDITION