0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
61 vues10 pages

Chap3 Applications

Le document présente les concepts fondamentaux des applications en algèbre, incluant les définitions d'application, d'égalité, de restriction, de prolongement, et de composition. Il aborde également les notions d'injections, de surjections et de bijections, ainsi que les images directes et réciproques des applications. Des exemples illustrent chaque définition pour faciliter la compréhension des concepts.

Transféré par

leo martin
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
61 vues10 pages

Chap3 Applications

Le document présente les concepts fondamentaux des applications en algèbre, incluant les définitions d'application, d'égalité, de restriction, de prolongement, et de composition. Il aborde également les notions d'injections, de surjections et de bijections, ainsi que les images directes et réciproques des applications. Des exemples illustrent chaque définition pour faciliter la compréhension des concepts.

Transféré par

leo martin
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

1 Généralités
1.1 Définitions

Définition 1
Soient E et F deux ensembles.
Définir une application f de E vers F , c’est se donner un sous-ensemble Γ de E ˆ F , qui vérifie :

@x P E, D!y P F, px, yq P Γ

On note alors : f : E ÝÑ F
x ÞÝÑ y “ f pxq
‚ Γ est appelé le graphe de l’application f .
‚ E est l’ensemble de départ de l’application f .
‚ F est l’ensemble d’arrivée de l’application f .
‚ y “ f pxq est l’image de x par l’application f .
‚ x est un antécédent de y par l’application f .

Exemple
Soit E un ensemble.
L’application identité de E est l’application : IdE : E ÝÑ E
x ÞÝÑ IdE pxq “ x
Notations : L’ensemble des applications de E vers F se note FpE, F q ou ApE, F q ou F E .

1.2 Egalité de deux applications

Définition 2
Deux applications f et g sont égales si et seulement si les conditions suivantes sont satisfaites :
‚ f et g ont le même ensemble de départ, notons le E ;
‚ f et g ont le même ensemble de d’arrivée ;
‚ pour tout x P E, f pxq “ gpxq.

Méthode : Prouver que deux applications f : E ÝÑ F et g : E ÝÑ F sont égales revient à prouver que :
@x P E, f pxq “ gpxq.
Rédaction :
‚ Soit x P E.
..
.
Donc f pxq “ gpxq.
On en déduit que f “ g.

1.3 Prolongement et restriction d’une application

Définition 3
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F une application.
‚ Soit A Ă E. La restriction de f à A est l’application, notée f|A , définie par :
f|A : A ÝÑ F
x ÞÝÑ f|A pxq “ f pxq
‚ Soit E 1 Ą E. On appelle prolongement de f à E 1 toute application g : E 1 ÝÑ F telle que
g|E “ f .
Dans ce cas, on a donc : @x P E, gpxq “ f pxq.

1
PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

Remarque
Il n’y a pas unicité du prolongement ...
Exemple
Soit f : r0; `8r ÝÑ R .
x ÞÝÑ x
Soient g : R ÝÑ R et h : R ÝÑ R .
x ÞÝÑ . . . . . . x ÞÝÑ . . . . . .
g et h sont toutes les deux un prolongement de f à R. cependant g . . . h.

1.4 Composée de deux applications

Définition 4
Soient E, F , G trois ensembles et f : E ÝÑ F et g : F ÝÑ G deux applications.
La composée de f et g, notée g ˝ f , est l’application définie par :

g ˝ f : E ÝÑ G
x ÞÝÑ pg ˝ f qpxq “ gpf pxqq

On représentera cette composée de la façon suivante :


f g
g ˝ f : E ÝÑ F ÝÑ G
x ÞÝÑ f pxq ÞÝÑ gpf pxqq

Proposition 1 (Associativité)
Soient E,F ,G, H quatre ensembles et f : E ÝÑ F , g : F ÝÑ G, h : G ÝÑ H trois applications.
On a alors : ph ˝ gq ˝ f “ h ˝ pg ˝ f q.

Démonstration :

‚ E,F ,G, H quatre ensembles


‚ f : E ÝÑ F , g : F ÝÑ G, h : G ÝÑ H trois applications
g˝f h˝g
h f
E ÝÝÝÝÝÑ G Ñ H E Ñ F ÝÝÝÝÝÑ H
h˝pg˝f q ph˝gq˝f
E ÝÝÝÝÝÝÝÝÝÑ H E ÝÝÝÝÝÝÝÝÝÑ H

Les applications h ˝ pg ˝ f q et ph ˝ gq ˝ f ont le même ensemble de départ E et le même ensemble d’arrivée


H.
Il suffit donc de montrer que : @x P E, ph ˝ pg ˝ f qqpxq “ pph ˝ gq ˝ f qpxq.
‚ Soit x P E.
ph ˝ pg ˝ f qqpxq “ . . . . . .

“ ......

pph ˝ gq ˝ f qpxq “ . . . . . .

“ ......
Donc ph ˝ pg ˝ f qqpxq “ pph ˝ gq ˝ f qpxq.
2
PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

Conclusion :
h ˝ pg ˝ f q “ ph ˝ gq ˝ f
˝
Remarque
On pourra noter h ˝ g ˝ f la composée de f , g et h.

Proposition 2
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F une application.
On a : f ˝ IdE “ f et IdF ˝ f “ f .

1.5 Notation indicielle- famille d’éléments

Définition 5
Soient I et E deux ensembles.
On appelle famille d’éléments de E indexée par I toute application de I dans E.
Soit f : I ÝÑ E une telle application, la famille est alors notée pxi qiPI .
i ÞÝÑ f piq “ xi

1.6 Image d’une application


Image directe

Définition 6
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F une application.
Soit A une partie non vide de E.
L’image directe de A par f est le sous-ensemble de F , noté f pAq, défini par : f pAq “ tf pxq, x P Au

Autrement dit :
‚ f pAq “ ty P F, Dx P A, f pxq “ yu
‚ y P f pAq ðñ Dx P A, f pxq “ y
Exemples
1. Soient E “ t1, 2, 3, 4u, F “ ta, b, c, d, eu, A “ t1, 2u et
f : E ÝÑ F représentée ci-contre.
1· ·
a
f pAq “ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ 2· ·b
3· ·c
4· ·d
·e
f pEq “ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨
E F

3
PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

2. Soit f : r´1, 3s ÝÑ R dont le graphe est donné ci-contre.


Soient A “ r´1, 0r, B “s ´ 1, 2s et C “ r´1, 3s.

f pAq “ . . . . . . . . .

f pBq “ . . . . . . . . .

f pCq “ . . . . . . . . .

Ý
Ñ
j
O Ý
Ñ
Cf i

3. Soit f : R ÝÑ R . Soient A “ r´1, 2s et B “s0, `8r.


x ÞÝÑ ´2x2 ` 4x ` 1
f pAq “ . . . . . . . . . . . . . . . , f pBq “ . . . . . . . . . . . . . . .

Image réciproque

Définition 7
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F une application.
Soit B une partie non vide de F .
L’image réciproque de B par f est le sous-ensemble de E, noté f ´1 pBq, défini par :
f ´1 pBq “ tx P E, f pxq P Bu

Autrement dit : x P f ´1 pBq ðñ f pxq P B.

Exemples
1. Soient E “ t1, 2, 3, 4u, F “ ta, b, c, d, eu, B “ tb, cu,
C “ td, eu, D “ tc, du et f : E ÝÑ F représentée
1· a
ci-contre. ·
2· ·b
f ´1 pBq “ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨
3· ·c
f ´1 pCq “ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ 4· ·d
·e
f ´1 pDq “ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨
E F
f ´1 pF q “ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨

4
PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

2. Soit f : r´1, 3s ÝÑ R dont le graphe est donné ci-contre.


Soient D “ r´1, 1r, E “s ´ 2, 0.5s et F “ r0, 3s.

f ´1 pDq “ . . . . . . . . .

f ´1 pEq “ . . . . . . . . .

f ´1 pF q “ . . . . . . . . .

Ý
Ñ
j
O Ý
Ñ
Cf i

3. Soit f : R ÝÑ R . Soient D “ t0u, E “s0, `8r et F “ r4, `8r


x ÞÝÑ ´2x2 ` 4x ` 1
f ´1 pDq “ . . . . . . . . . . . . . . . , f ´1 pEq “ . . . . . . . . . . . . . . . , f ´1 pF q “ . . . . . . . . . . . . . . .

2 Injections, surjections, bijections


2.1 Définitions

Définition 8
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F une application.
f est injective si et seulement si tout élément de F admet au plus un antécédent par f .

Autrement dit :

f est injective ðñ deux éléments distincts de E ont des images distinctes par f
ðñ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨
ðñ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨

‚ f n’est pas injective ðñ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨


Exemples
1. Soient E “ t1, 2, 3, 4u, F “ ta, b, c, d, eu et
f : E ÝÑ F représentée ci-contre.
1· ·
a
2· ·b
f . . . . . . . . . . . . . . . . . . injective.
3· ·c
4· ·d
·e

E F
2. Soient E “ t1, 2, 3, 4u, F “ ta, b, c, d, eu et
f : E ÝÑ F représentée ci-contre.
1· a
·
2· ·b
f . . . . . . . . . . . . . . . . . . injective.
3· ·c
4· ·d
·e

E F
5
PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

3. Soit f : r´5, 4s ÝÑ R dont le graphe est donné


ci-contre.

f . . . . . . . . . . . . . . . . . . injective.

Ý
Ñ
j
O Ý
Ñ
i
Cf
4. Soit f : r´5, 4s ÝÑ R dont le graphe est donné
ci-contre.

f . . . . . . . . . . . . . . . . . . injective.

Ý
Ñ
j
O Ý
Ñ
i
Cf

Définition 9
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F une application.
f est surjective si et seulement si tout élément de F admet au moins un antécédent par f c’est-à-dire :

@y P F , Dx P E , y “ f pxq.

Remarque
f est surjective si et seulement si f pEq “ . . . . . .

Exemples
1. Soient E “ t1, 2, 3, 4u, F “ ta, b, c, d, eu et
f : E ÝÑ F représentée ci-contre.
1· ·
a
2· ·b
f . . . . . . . . . . . . . . . . . . surjective.
3· ·c
4· ·d
·e

E F
2. Soient E “ t1, 2, 3, 4u, F “ ta, b, cu et f : E ÝÑ F
représentée ci-contre.
1· ·
a
2· ·b
f . . . . . . . . . . . . . . . . . . surjective.
3· ·c

E F
3. La fonction f : R ÝÑ R . . . . . . . . . . . . . . . . . . surjective.
x ÞÝÑ ex

4. La fonction f : R ÝÑ s0, `8r . . . . . . . . . . . . . . . . . . surjective.


x ÞÝÑ ex

6
PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

Définition 10
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F une application.
f est bijective si et seulement si l’une des assertions équivalentes suivantes est vérifiée :
‚ tout élément de F admet un unique antécédent par f c’est-à-dire :

@y P F , D!x P E , y “ f pxq.

‚ f est injective et surjective.

Exemples
1. Soit E un ensemble. L’application IdE est bijective.
π π
2. La fonction f : s ´ , , r ÝÑ R
2 2
x ÞÝÑ tan x

Remarques
1. Soient E et F deux ensembles finis et f : E ÝÑ F une application.
‚ Si f est injective alors CardpEq ď CardpF q.
‚ Si f est surjective alors CardpEq ě CardpF q.
‚ Si f est bijective alors CardpEq “ CardpF q.
2. Soit E un ensemble infini. On dit que E est dénombrable s’il existe une bijection de E dans N.

2.2 Application réciproque d’une application bijective

Définition 11
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F une application bijective.
L’application réciproque de f , notée f ´1 , est l’application de F dans E qui à tout élément de F
associe son unique antécédent dans E.
Autrement dit :
@x P E, @y P F, f ´1 pyq “ x ðñ y “ f pxq

Exemple
L’application réciproque de la fonction f : R ÝÑ s0, `8r est la fonction f ´1 : s0, `8r ÝÑ R
x ÞÝÑ ex x ÞÝÑ ln x

2.3 Propriétés

Proposition 3
‚ La composée de deux injections est une injection.
‚ La composée de deux surjections est une surjection.

7
PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

Démonstration :
On considère E, F et G trois ensembles, f : E ÝÑ F et g : F ÝÑ G deux applications.

On suppose que f et g sont injectives.

‚ Soient x, x1 P E tels que pg ˝ f qpxq “ pg ˝ f qpx1 q

On a donc : . . . . . . . . . . . . “ . . . . . . . . . . . .,

. . . étant injective,

on en déduit que . . . . . . “ . . . . . ..

. . . est injective,

donc x “ x1 .

Donc g ˝ f est injective.

On suppose que f et g sont surjectives.

‚ Soit z P G.

. . . étant surjective,

z peut s’écrire z “ . . . . . . où . . . . . . P . . . . . ..

. . . étant surjective,

y peut s’écrire y “ . . . . . . où . . . . . . P . . . . . ..

D’où z “ . . . . . . . . ..

Finalement il existe. . . . . . P . . . . . . tel que z “ pg ˝ f qp. . .q.

Donc g ˝ f est surjective. ˝

Proposition 4
Soient E,F et G trois ensembles et f : E ÝÑ F et g : F ÝÑ G deux applications.
‚ Si g ˝ f est injective alors f est injective.
‚ Si g ˝ f est surjective alors g est surjective.

Proposition 5
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F une application.
Si f est bijective alors f ´1 ˝ f “ IdE et f ˝ f ´1 “ IdF .

8
PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

Proposition 6
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F et g : F ÝÑ E deux applications telles que g ˝ f “ IdE
et f ˝ g “ IdF .
Alors f et g sont bijectives et réciproques l’une de l’autre.
On a donc : f ´1 “ g et g´1 “ f .

Démonstration :
Soient E et F deux ensembles et f : E ÝÑ F et g : F ÝÑ E deux applications telles que g ˝ f “ IdE et
f ˝ g “ IdF .

‚ IdE est injective et g ˝ f “ IdE , donc, d’après la proposition 4, f est injective .


‚ IdE est surjective et g ˝ f “ IdE , donc, d’après la proposition 4, g est surjective .
‚ IdF est injective et f ˝ g “ IdF , donc, d’après la proposition , g est injective .
‚ IdF est surjective et f ˝ g “ IdF , donc, d’après la proposition 4, f est surjective .
Finalement f est bijective et g est bijective .

Montrons que f ´1 “ g : Montrons que g´1 “ f

f ´1 “ IdE ˝ f ´1 g´1 “ IdF ˝ g´1


“ pg ˝ f q ˝ f ´1 “ pf ˝ gq ˝ g´1
“ g ˝ pf ˝ f ´1 q “ f ˝ pg ˝ g´1 q
“ g ˝ IdF “ f ˝ IdE
“ g “ f
Donc f ´1 “ g et g´1 “f ˝

Proposition 7
Soient E,F et G trois ensembles et f : E ÝÑ F et g : F ÝÑ G deux applications.
‚ Si f est bijective alors f ´1 est une bijection de F dans E et pf ´1 q´1 “ f .
‚ Si f et g sont bijectives alors g ˝ f est une bijection de G dans E et pg ˝ f q´1 “ f ´1 ˝ g´1 .

Démonstration :
Soient E,F et G trois ensembles et f : E ÝÑ F et g : F ÝÑ G deux applications.
On suppose que f est bijective.
D’après la proposition 5 : f ´1 ˝ f “ IdE et f ˝ f ´1 “ IdF .
D’après la proposition 6, f et f ´1 sont réciproques l’une de l’autre.
Donc pf ´1 q´1 “ f .

On suppose que f et g sont bijectives.


D’une part :
pg ˝ f q ˝ pf ´1 ˝ g´1 q “ g ˝ pf ˝ f ´1 q ˝ g´1
“ g ˝ IdF ˝ g´1
“ g ˝ g´1
“ IdG
D’autre part :
pf ´1 ˝ g´1 q ˝ pg ˝ f q “ f ´1 ˝ pg´1 ˝ gq ˝ f
“ f ´1 ˝ IdF ˝ f
“ f ´1 ˝ f
“ IdE
9
PeiP1 2024-2025 Chapitre 3 : Applications Algèbre

On déduit de la proposition 6 que g ˝ f et f ´1 ˝ g´1 sont bijectives et réciproques l’une de l’autre.


Donc g ˝ f est bijective et pg ˝ f q´1 “ f ´1 ˝ g´1 . ˝

2.4 Méthodes
Montrer qu’une application f : E ÝÑ F est injective
Rédaction :
‚ Soient x, x1 P E tels que f pxq “ f px1 q.
..
.
Donc x “ x1
Donc f est injective.

Montrer qu’une application f : E ÝÑ F n’est pas injective


On exhibe x, x1 P E tels que x ‰ x1 et f pxq “ f px1 q.

Montrer qu’une application f : E ÝÑ F est surjective


Rédaction :
‚ Soit y P F .
..
.
Donc y s’écrit y “ f pxq où x P E.
Donc f est surjective.

Montrer qu’une application f : E ÝÑ F n’est pas surjective


On exhibe y P F tel que l’équation f pxq “ y n’admet pas de solutions dans E.

Montrer qu’une application f : E ÝÑ F est bijective


1. On montre que f est injective et surjective :
Rédaction :
‚ f est injective en effet :
..
.

‚ f est surjective en effet :


..
.

Donc f est bijective.


2. On montre que pour tout y P F l’équation f pxq “ y admet une unique solution.
Rédaction :
‚ Soit y P F .
L’équation f pxq “ y admet une unique
solution dans E en effet :
f pxq “ y ðñ ¨ ¨ ¨ ðñ x “ x0 P E
Donc f est bijective.
3. On exhibe g : F ÝÑ E telle que g ˝ f “ IdE et f ˝ g “ IdF .
Rédaction :
Soit g : F ÝÑ E
x ÞÝÑ gpxq “ ...
‚ g ˝ f “ IdE en effet :
..
.
‚ f ˝ g “ IdF en effet :
..
.
Donc f est bijective et f ´1 “ g.

10

Vous aimerez peut-être aussi