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Méthode des différences finies pour plaques

Cet article présente les Équations Généralisées de la Méthode des Différences Finies pour le calcul des plaques minces isotropes soumises à des charges de flexion, compression et traction. La méthode permet de traiter les discontinuités sans nécessiter de nœuds fictifs, et inclut le développement d'un algorithme pour résoudre les équations algébriques résultantes. Les résultats démontrent la précision et la convergence de cette approche numérique.

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Méthode des différences finies pour plaques

Cet article présente les Équations Généralisées de la Méthode des Différences Finies pour le calcul des plaques minces isotropes soumises à des charges de flexion, compression et traction. La méthode permet de traiter les discontinuités sans nécessiter de nœuds fictifs, et inclut le développement d'un algorithme pour résoudre les équations algébriques résultantes. Les résultats démontrent la précision et la convergence de cette approche numérique.

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Équations généralisées de la méthode des différences finies pour le calcul des


plaques minces isotropes soumises à une flexion, compression, traction

Article in Afrique Science Revue Internationale des Sciences et Technologie · January 2019

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Moussa Sali A. Njifenjou


University of Douala University of Yaoundé I
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Seydou Youssoufa
University of Douala
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Afrique SCIENCE 15(3) (2019) 49 - 63 49
ISSN 1813-548X, http://www.afriquescience.net

Équations généralisées de la méthode des différences finies pour le calcul des


plaques minces isotropes soumises à une flexion, compression, traction
Sali MOUSSA 1 *, Abdou NJIFENJOU 1, 2 et Seydou YOUSSOUFA 1
1
Université de Douala, Laboratoire d’Energie Modélisation Matériaux et Méthode (E3M),
BP 2071 Douala, Cameroun
2
Université de Yaoundé I, Laboratoire de l’Ingénierie Mathématique et Système d’Information (LIMSI),
BP 8390 Yaoundé, Cameroun
_________________
* Correspondance, courriel : [email protected]

Résumé
Ce travail porte sur les Equations Généralisées de la Méthode des Différences Finies et leur application au
calcul des plaques minces fléchies comprimées et / ou tendues. Cette approche numérique permet de prendre
en compte les discontinuités finies de la fonction recherchée, de sa dérivée première et de la partie droite de
l’équation différentielle sans introduction des nœuds fictifs ou bien un raffinement particulier du maillage.
Pour mener à bien ce travail nous avons commencé par la transformation de l’équation aux dérivées partielles
et les conditions aux limites, ensuite nous avons introduit des nouveaux paramètres adimensionnels et
substitué des nouvelles équations différentielles par les équations généralisées de la méthode des
différences finies pour enfin aboutir à l’élaboration d’un algorithme de calcul et à la résolution du système
d’équations algébriques afin d’obtenir les coefficients moment fléchissant et flèche. Les exemples présentés
ici ont permis de montrer la simplicité de l’algorithme. Les résultats montrent la précision de la méthode et
la convergence des solutions.
Mots-clés : Équations généralisées, plaque, discontinuités finies, points fictifs, paramètres adimensionnels.

Abstract
Generalized equations of the finite difference method for the calculation of isotropic
thin plates subject to flexion, compression and / or traction
This work deals with the Generalized Equations of the Finite Difference Method and their application to the
computation of compressed and / or tense thin flexed plates. This numerical approach makes it possible to
take into consideration the finite discontinuities of the desired function, of its first derivative and of the right
part of the differential equation without introduction of the ghost nods or a particular refinement of the mesh.
To carry out this work we started with the transformation of the partial differential equation and the boundary
conditions, then we introduced new dimensionless parameters and substituted new differential equations by
the generalized equations of the finite difference method for finally lead to the development of a calculation
algorithm and the resolution of the system of algebraic equations in order to obtain the bending moment and
deflection coefficients. The results show the precision of the method and the convergence of the solutions.
Keywords : Generalized equations, plates, finite discontinuities, fictitious points, dimensionless parameters.

Sali MOUSSA et al.


50 Afrique SCIENCE 15(3) (2019) 49 - 63

1. Introduction
Les voiles, les radiers, les planchers des ouvrages de génie civil, sont en général des plaques ou des coques.
Ce type de structure se rencontre aussi dans les constructions aéronautiques ou navales par exemple la
carlingue de l’avion ou la coque de navire. En plus en mécanique, les rondelles, la culasse, les pistons, les
cylindres, les boites de vitesse sont aussi des plaques ou des coques. Pendant le processus de leur
exploitation, ces structures subissent l’action non seulement des charges statiques, mais aussi des charges
dynamiques. Le calcul de telles structures doit être précis et facile à exécuter. Malgré l’importance pratique
des éléments de ce type relevée dans un certain nombre d’ouvrages, beaucoup de questions liées à leur calcul
restent encore d’actualité. Des nombreux travaux des chercheurs abordent le problème des plaques et coques
voir par exemple [1 - 4, 17 - 22]. Le calcul de ces structures nécessite la mise en place des outils de
modélisation du comportement mécanique de plus en plus sophistiqués, et prenant en compte les spécificités
de ces structures. Leur calcul par les méthodes analytiques reste très fastidieux et volumineux voir par
exemple [5 - 7]. Les méthodes numériques décrites dans les références [4, 8 - 10] sont plus efficaces. Parmi
les méthodes numériques, la méthode des éléments finis est la plus utilisée, mais elle présente un certain
nombre de difficultés telles que la formation de la matrice de rigidité et le resserrement du maillage autour
des zones spécifiques. Des nouvelles méthodes numériques beaucoup plus ressentes, simples et qui donnent
des résultats appréciables sont développées par d’autres chercheurs [11 - 13]. Parmi ces méthodes il y’a les
Equations Généralisées de la Méthode des Différences Finies qui font l’objet de cet article. De façon plus
précise, nous allons utiliser cette méthode pour élaborer un algorithme de calcul des plaques minces isotropes
d’épaisseur constante, soumises à une flexion combinée à une compression et/ou traction. Le travail est
organisé de la façon suivante. Après l’introduction qui pose la problématique du sujet, nous déroulerons la
méthodologie de la mise en œuvre des Equations Généralisées de la Méthode des Différences Finies qui se décline
en trois points. Nous commencerons par décrire les équations du problème modèle, y compris les conditions aux
limites, ensuite nous introduirons des nouveaux paramètres adimensionnels dans le système d’équations ainsi
obtenu et dans les équations décrivant les conditions aux limites. Nous continuerons par la substition aux
nouvelles équations différentielles les équations généralisées de la méthode des différences finies. Ce qui
permettra d’obtenir un système d’équations algébriques. Enfin nous élaborerons un algorithme de calcul. Avant
de conclure, nous consacrerons la dernière partie du travail à la validation de notre approche (Equations
Généralisées de la Méthode des Différences Finies) à travers la résolution numérique des problèmes-tests.

2. Méthodologie
2-1. Équations du problème modèle
2-1-1. Équation aux dérivées partielles de la déformée d’une plaque fléchie- comprimée et /ou tendue
L’Équation aux dérivées partielles de la déformée d’une plaque rectangulaire isotrope, soumise à une
flexion – compression et / ou tendue et ayant une rigidité constante s’écrit [1, 11] :
 4W  4W  4W 1  2W  2W  2W (1)
2   [q( X , Y )  N X  2 N XY  NY ] (1)
X 4
X Y
2 2
Y 4
D X 2
X Y Y 2

où, W ( X , Y ) étant la déformée transversale de la plaque (fonction recherchée) ; q( X , Y ) l’intensité de la


charge normale au plan moyen de la plaque repartie de manière quelconque; D  Eh la rigidité
3


12 1   2 

Sali MOUSSA et al.


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cylindrique (flexionnelle) de la plaque d’épaisseur constante ;  le coefficient de Poisson ; E le module


d’Young; h l’épaisseur de la plaque ; N X , NY les projections respectivement sur les axes X et Y des
forces agissantes dans le plan de la plaque ; N XY forces tangentielles agissant. Il faut noter sur les bords de
la plaque avec N XY  NYX [1].

A l’aide de quelques modifications l’Équation (1) peut être ramenée à un système de deux Équations aux
dérivées partielles d’ordre deux :
2 M 2 M  2W  2W  2W
  q ( X , Y )  N  2 N  N (2)
X 2 Y 2 X 2 X Y Y 2
X XY Y
(2)
 2W  2W
  (3)
X 2 Y 2 (3)

M X  MY   2W  2W    2W  2W 
où M  ; M X  D    ; MY  D  2    (4) (4)
1   X
2
Y 2   Y X 2 

M X ; MY étant des moments fléchissant suivant les axes ( OX ) et ( OY ).


La résolution du système d’Équations (2), (3) se fait en prenant en compte les conditions aux limites.

2-1-2. Conditions aux limites


2-1-2-1. Appuis articulés
Si le bord articulé est parallèle à l’axe X exemple Y = 0, alors :

  2W  2W 
MY  D  2   ; W  0 (5) (5)
 Y X 2 

 2W
De la deuxième Équation de (5), il s’en suit que  0 . Par conséquent en considérant les deux
X 2
dernières égalités (4) nous déduisons M  0 . Si on considère que des conditions générales sont données
sur le bord de la plaque :
W  W0 ( X ); M Y  M Y0 ( X ) , alors des Formules ci-dessus nous obtenons :

 2W0 ( X )
M  M Y0 ( X )  D(1   ) (5a) (5a)
X 2

2-1-2-2. Appuis encastrés


Si le bord encastré est parallèle à l’axe X exemple Y  0 , alors :
W
a) W  W0 ( X ); b)  W0 ( X ) (6) (6)
Y

Sali MOUSSA et al.


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2-1-2-3. Bords sans appui


Si le bord libre est parallèle à l’axe X exemple Y = 0, alors :

a) M Y  M 0Y ( X ); b) VY  VY0 ( X )  NY
W
(7) (7)
Y

VY0 ( X ) étant la valeur donnée de l’effort tranchant généralisé sur le bord de la plaque, en particulier elle est nulle.

Ecrivons les Équations (7) en tenant compte des expressions de M Y et VY dans [1] sous la forme suivante :

a) M  D(1   )
 2W
 M 0Y ( X ); b)
M
 D(1   )
 3W
 VY0 ( X )  NY
W (8) (8)
X 2 Y X  2 Y Y

Nous remarquons que toutes les Équations (5), (5a), (6), (7) et (8) sont exprimées en fonction de M , de
W et de leurs dérivées partielles. Hormis les conditions aux limites nous pouvons avoir besoin des conditions
aux nœuds anguleux. Examinons ces conditions pour le nœud supérieur gauche d’une plaque rectangulaire
pour lequel X  0 et Y  0 . Si les côtés de la plaque formant l’angle au nœud X  0 et Y  0 sont
articulés ou encastrés, alors en ce nœud W  W0 , M  M 0 . Ici W0 est le tassement donné de la plaque au
nœud anguleux. Si W0  0 , alors M 0 se détermine par la Formule (4) en fonction des dérivées partielles
W0 ( X ),W0 (Y ) où W0 ( X ),W0 (Y ) étant les tassements de la plaque exprimés sous forme des fonctions
respectivement lorsque X  0 et Y  0 . Comme cas particulier nous avons W  M  0 . Si tous les côtés
de la plaque sont sans appui au niveau du nœud anguleux, alors M  M 0 , R  R0 où M 0  M X  M Y ;
0 0

1 
M ,M 0
X
0
Yétant les valeurs données de M X , M Y au nœud anguleux ; R0 - la valeur donnée d’une force
concentrée au nœud anguleux. Dans les cas pratiques M X0  MY0  R0  0 , par conséquent M  0, R  0 .
Il existe encore deux cas : un bord sans appui le second articulé et un bord sans appui l’autre encastré. Ici
nous nous limiterons sur le cas des conditions homogènes au nœud anguleux, c'est-à-dire quand les valeurs
sont nulles : dans le premier cas M  0,W  0 ; dans le deuxième cas W  0 , W  0 ou bien W  0 .
Y X

2-2. Introduction des paramètres adimensionnels


2-2-1. Équations aux dérivées partielles de la déformée
Introduisons les paramètres adimensionnels ci-dessous [1, 13] :
X Y q( X , Y ) M WD MX MY
  ;  ; P  ;m 2
; 4
; m( )  2
; m( )  (9)
a a q0 q0 a q0 a q0 a q0 a 2 (9)
où,  , étant les coordonnées cartésiennes adimensionnelles ; a - la longueur du plus petit côté de la
plaque rectangulaire q0 - une valeur fixée de la charge q .
Par ailleurs nous allons considérer les paramètres utilisés dans [1] :

N  max  N X , NY , N XY 
NX N N XY
 ;   Y ;   2 ; (10)
N N N (10)
1    1 , 1    1 , 1    1 où ,  , , k étant des coefficients.

Sali MOUSSA et al.


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En Introduisant ces paramètres dans le système d’Équations (2), (3) et en tenant de (4) nous obtenons :
2 m 2 m   2  2  2  (11)
   k         P (11)
 2  2  
2
  2 

 2  2 (12)
  m (12)
 2  2

Na 2 m( )  m( )
avec k  ; m
D 1 

où, m( )       ; m( )       (13) (13)

m( )   m( )  1     (14) (14)

 2  2  2 M
 ( )  ;  ( )
 ;  ( )
 ; m( )  XY2 (15) (15)
 2
 2
 q0 a

La résolution des Équations (11) et (12) se fera en tenant compte des conditions aux limites. Les
Équations (11) et (12) d’ordre deux sont écrites pour les points intermédiaires du maillage, seront
substituées par les Équations généralisées de la méthode des différences finies pour obtenir un système
d’équations algébriques dont les inconnues seront les coefficients m et  .

2-2-2. Conditions aux limites


2-2-2-1. Appuis articulés
Ecrivons les Équations (5) et (5a) pour le bord articulé en fonction des paramètres adimensionnés introduits
plus haut :
a)   0 ( ); b) m  m0( )  (1   )0 ( ) (16) (16)

2-2-2-2. Appuis encastrés


Pour l’appui encastré écrivons les Équations (6) :
a)   0 ( ); b)  ( )  0 ( ) (17) (17)

2-2-2-3. Sans appuis


Ecrivons les Équations (7a) et (7b) en fonction des paramètres sans unités, nous obtenons :

a) m  1     ( );  m0( ) b) m  1      )  v0( ) ( )  k  (18) (18)

VY
où v0( ) 
q0 a

Sali MOUSSA et al.


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Pour les nœuds anguleux nous avons :


 
m  0; r  0 et   0; 0; 0 (19) (19)
 

Dans les Formules ci-dessus nous avons les égalités suivantes :


m m  2  2   2
m  ; m  ;    2 ;   ;   ;
    2 
(20)
    3 R
  ;   2 ;r  (20)
   q0 a 2

Les indices supérieurs droits entre parenthèses indiquent les directions. Exemple m( ) - moment fléchissant
adimensionnel dans la direction de l’axe  ; v0( ) ( ) - la valeur donnée sur le bord sans appui (   0 ) de
l’effort tranchant généralisé adimensionnel dans le sens de l’axe  , qui est représenté sous forme d’une
fonction de la coordonnée  .

2-3. Substitution aux équations aux dérivées partielles des équations généralisées de la
méthode des différences finies
2-3-1. Équation aux dérivées partielles de la déformée
La résolution numérique du problème sera effectuée sur maillage régulier, dont le pas est h dans la direction
des axes des coordonnées  et  . Une partie de ce maillage est représenté sur la Figure 1, où les chiffres
romains indiquent les numéros des éléments qui ont un nœud commun i, j .

Figure 1 : Maillage régulier


Etant donné que l’Équation (11) est un cas particulier de l’Équation (6) dans [13], alors pour la substituer
par les équations généralisées de MDF, il suffit d’écrire la somme des membres gauches de l’Équation (4)
dans [13] en posant   m ;     1 ;       0 et 1   ; 1  k ; 1  k  ;
 1  k  ; 1  1  0 . Cette somme doit être égale à la partie droite de l’Équation (4) dans [13].
Ecrivons cette équation pour un maillage régulier hi   i  hi 1   i 1  h , lorsque m et  sont continus
et en considérant que P est constant dans les limites de chaque élément, mais peut varier de manière
brusque d’un élément à un autre :

Sali MOUSSA et al.


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mi 1 j  mij 1  4mij  mi 1 j  mij 1 




 h  I  II m   III  IV m   I  III m   II  IV m 
 2 ij ij ij ij 

 k   i 1 j 1  i 1 j 1  i 1 j 1  i 1 j 1  
   (21)
( 21)
 
 4
 
 4  i 1 j i1 j   ij 1 ij 1 
    4     8    
ij

 
 2

4

  h I P  II P  III P  IV P


ij ij ij ij 

 I  II mij  I mij  II mij ;  III  IV mij  III


mij  IV
mij ;  I  III mij  I mij  III
mij ;
où (22)
 II  IV mij  II mij  IV
mij , i  2,3,........, n  1; j  2,3,............, n  1 (22)

Les autres expressions du même genre se calculent de manière analogue. L’Équation (21) est appelée
équation généralisée de la méthode des différences finies qui se substitue à l’Équation (11). L’Équation
généralisée de la Méthode des Différences Finies qui se substitue à l’Équation aux dérivées partielles (12) est
analogue à celle obtenue dans [14] :
i 1 j  ij 1  4ij  i 1 j  ij 1  h2 mij (23)(23)

où, i  2,3,........, n 1; j  2,3,............, n  1 .

Notons que les dérivées partielles de   :     et    peuvent être discontinues lorsque la


 
plaque comporte des rotules, tandis que 𝑚 sera discontinu si des moments fléchissants ponctuels extérieurs
sont appliqués dans une des directions des axes des coordonnées. Ces cas sont rares en pratique et ne sont
pas examinés ici.

2-3-2. Substitution aux conditions aux limites


Lorsque tous les bords de la plaque sont articulés le problème se résume à la résolution du système
d’Équations (21 - 23). Ces Équations seront écrites pour chaque point intérieur du domaine d’intégration.

2-3-2-1. Appuis articulés


Si les bords de la plaque sont articulés, alors dans le cas général nous avons :
a)   0 ( ); b) m  m0( ) ( )  (1   )0 ( ) (24) (24)

où 0 ( ), m0( ) ( ), 0 ( ) étant connus.

Si les conditions d’appui diffèrent des articulations, alors il faudra leur substituer les conditions aux limites
correspondantes décrites ci-après.
2-3-2-2. Appuis encastrés
Supposons que le bord gauche de la plaque (  0 ) soit encastré. Pour calculer ij il suffit d’écrire

Sali MOUSSA et al.


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l’Équation correspondante (3) dans [13] pour un maillage carré, en posant    , P  m ,


    1 ,       0 . Ecrivons cette équation lorsque m ,  ,   ,  sont continus :

1
ij  (i 1 j  i 1 j  4ij  2ij 1  h2 mij ), (25) (25)
2h

où i  2,3,........, n  1; j 1 .

Les conditions aux limites du bord encastré nous permettent d’annuler ij i 1 j , ij , i 1 j dans (25) et
nous obtenons :
2
h
ij 1   mij , (26) (26)
2

i  2,3,........, n  1; j  1 .
Pour le bord supérieur de la plaque (   0 ) l’Équation (26) s’écrit en replaçant  , i, j respectivement par
 , j, i . Pour le bord droit (  1 ) et le bord inférieur (   1 ) ces équations s’écrivent par reflet, mais ij ,
ij changent de signe.

2-3-2-3. Sans appuis


Examinons le cas du bord libre (  0 ). Pour déterminer  et m au nœud i, j sur le bord libre de la plaque,
on utilise les équations, obtenues en appliquant le procédé de substitution aux Équations (18). Pour cela il
suffit d’écrire les Équations (10), (15) dans [15] en posant g  1 , g  1 , g   0 . Ecrivons ces équations
en maintenant le terme k  :
- Pour l’Équation (18) a) :
h2
i 1 j  2ij  i 1 j   mij  mij((0))  , (27)
1  (27)
où i  2,3,........, n  1; j 1 .

- Pour l’Équation (18) b) :


 3i 1 j  4i 1 j 1  i 1 j  2  
1  
v0( )  k ij   6ij  8ij 1  2ij  2  
2h 3
 3  (28)
 i 1 j  4i 1 j 1  i 1 j  2  


1
2h
mi 1 j
2
 mij 
h
1
2h
1
mi 1 j  mij 1 
h
h I
4
 
Pij  II Pij , (28)

où, i  2,3,........, n  1; j  1 .
Etant donné qu’il existe des forces qui agissent dans le plan moyen de la plaque, alors il est nécessaire de
déterminer les rotations au niveau des nœuds appartenant au bord libre. Pour cela nous devons prendre en
compte l’Équation (25). L’Équation pour le nœud i, j du bord supérieur libre de la plaque s’obtient de

Sali MOUSSA et al.


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l’Équation (27) en remplaçant i, j respectivement par j, i . Pour le bord droit et le bord inférieur ces
équations s’écrivent par reflet. Quant à l’Équation (28), elle s’écrit par analogie pour les différents bords.
Nous remarquons que les Équations (25), (27), (28) décrivent toutes les conditions aux limites en fonction
des inconnues discrètes associées à m et  . Les Équations ainsi obtenues permettent de calculer tous les
coefficients m et  . Ce qui nous permet de déduire de l’Équation (9) les efforts tels que les moments
fléchissants, les efforts tranchants, les efforts normaux et les moments de torsion pour une plaque soumise
à une flexion- compression / et ou traction.

3. Algorithme de calcul
L’algorithme de calcul sur un maillage carré se résume à ce qui suit. Pour tous les points du maillage situés à
l’intérieur du domaine d’intégration on écrit les Équations (21) et (22). Pour une plaque dont tous les bords
sont articulés, la résolution de ces équations se fait simultanément en considérant les Équations (24) dans
le cas général m    0 sur les bords. Dans les autres cas des conditions aux limites on associe aux
Équations (21), (22) soit l’Équation (25), soit les Équations (27), (28). La résolution des équations
ainsi obtenues permettent de déterminer les coefficients m et  . Les valeurs de   ,  se calculent
par les formules connues de la méthode des différences finies. Les valeurs m( ) , m( ) s’obtiennent par les
Équations (13). Pour déterminer m( ) par l’Équation (11), il faut calculer   par la Formule obtenue
par approximation parabolique de la fonction  :
1
ij  (i 1 j 1  i 1 j 1  i 1 j 1  i 1 j 1 ), (29) (29)
4h 2

De l’Équation (25) on peut tirer l’expression de  . Par analogie on peut déterminer l’expression de   .
Ainsi la résolution numérique donne des résultats complets. Tous les paramètres de l’état de contrainte de la
plaque sont déterminés.

4. Résultats et discussion
Examinons quelques exemples de calcul des plaques soumises à la flexion combinée avec compression / traction. Pour
le premier exemple il s’agit d’une plaque carrée dont tous les quatre côtés sont articulés. La plaque est
soumise à l’action d’une charge uniformément répartie sur toute sa surface (Figure 2). Par ailleurs les
charges de compression sont appliquées de manière uniforme parallèlement à l’axe  . La valeur unitaire des
charges de compression k  1 est largement inférieure à la valeur critique. La valeur adimensionnelle de la
charge repartie est P  1. Un maillage grossier dont le pas est h  1/ 2 est représenté sur la Figure 2. Ainsi
les bords de la plaque étant articulés, les moments et les flèches sur les bords sont nuls d’après les conditions
aux limites (24) : m    0 . Pour le point 22 du maillage les Équations (21), (22) s’écrivent en posant
m  m      0 ; P    k  1 et en tenant compte des conditions aux limites et h  1/ 2 :
2
1 1
4m22  22   .   .4; (30) (30)
4 2
2
1
422  .   .m22 . (31) (31)
2

Sali MOUSSA et al.


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La résolution de ce système d’équations, nous déterminons m22  0.06349;.22  0.00397. La valeur de


22 obtenue ici diffère de 4.8 % par rapport à celle obtenue dans [16] à l’aide d’un ordinateur en utilisant
199 membres de la série de Fourier proposée par [1].

Figure 2 : Plaque carrée d’épaisseur constante articulée sur tous ses bords

Le raffinement de maillage fait ressortir la convergence du résultat vers celui obtenu par [11]. Le Tableau 1
illustre bien cette convergence. Nous pouvons observer que à partir de h  1/ 8 la convergence de  est monotone.

Tableau 1 : Valeurs des coefficients de moment fléchissant et de la flèche centre de la plaque


Équations Généralisées de la Méthode des Différences Finies [11] [1]
Pas du maillage
h 1/ 2 h 1/ 4 h  1 / 8 h  1 / 16 h  1 / 32
mmax 0.06349 0.07238 0.07486 0.07552 0.07552 0.07580 0.07580
max 0.00397 0.00414 0.00416 0.00416 0.00416 0.00417 0.00417

L’écart entre les résultats obtenus dans [1, 11] et ceux obtenus ici, lorsque h  1/ 8 , est de 0.2 % pour  .
Quant à m cet écart est de 1.2 % lorsque h  1/ 8 et de 0.9 % lorsque h  1 / 16 . Examinons cette fois la
combinaison d’une flexion et d’une traction. Dans ce cas le coefficient k  1 Par conséquent les
Équations (21), (22) s’écriront pour le nœud 22 comme suit :
2
1 1
4m22  22   .   .4; (32) (32)
4 2
2
1
422  .   .m22 . (33) (33)
2

La résolution de ce système d’équations nous permet d’obtenir : m22  0.06154, 22  0.003846. La
valeur de  obtenue ici s’écarte de celle dans [11] de 2.7 %.

Sali MOUSSA et al.


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Tableau 2 : Valeurs des coefficients de moment fléchissant et de la flèche centre de la plaque


Équations Généralisées de la Méthode des Différences Finies [11]
Pas du maillage
h 1/ 2 h 1/ 4 h  1 / 8 h  1 / 16 h  1 / 32 h  1 / 16
mmax 0.06349 0.06835 0.07080 0.07146 0.07163 0.07303
max 0.00397 0.00392 0.00395 0.00396 0.00396 0.00395

Tout comme dans le cas précédant, nous observons une convergence des résultats vers ceux obtenus dans [11]
pour h  1 / 16 . L’observation des résultants portés dans les deux tableaux permet de noter la bonne tenue
de la méthode. Par ailleurs lorsque k  0 , nous obtenons comme cas particulier les équations qui permettent
de calculer une plaque en flexion simple. Il faut noter que l’algorithme a été élaboré dans le but d’écrire un
code de calcul sur la base des équations généralisées de la méthode des différences finies. Quant aux
exemples traités ici manuellement, ils ont permis tout simplement d’illustrer l’efficacité de l’algorithme. Ainsi
nous avons montré qu’avec un maillage grossier les équations généralisées de la méthode des différences
finies donnent des résultats satisfaisants. Examinons maintenant l’action combinée de la flexion et de la
compression bi axiale voir Figure 3.

Figure 3 : Plaque carrée d’épaisseur constante articulée sur tous ses bords

Pour ce cas les Équations (21), (22) s’écrivent pour le nœud 22 en posant m  m    0 ;
P      k  1 et en tenant compte des conditions aux limites et h  1 / 2 :

2
1 1
4m22  222   .   .4; (34) (34)
4 2

2
1
422  .   .m22 . (35) (35)
2

La résolution de ce système d’équations nous permet d’obtenir : m22  0.06452;.22  0.00403. Les
résultats obtenus avec différentes valeurs du pas des maillages sont consignés dans le Tableau 3. Nous
pouvons aisément observer la convergence des solutions. Cela démontre la stabilité de la méthode.

Sali MOUSSA et al.


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Tableau 3 : Valeurs des coefficients de moment fléchissant et de la flèche centre de la plaque


Équations Généralisées de la Méthode des Différences Finies
Pas du maillage
h 1/ 2 h 1/ 4 h  1 / 8 h  1 / 16 h  1 / 32
mmax 0.06452 0.07457 0.07756 0.07770 0.07770
max 0.00403 0.004260 0.00428 0.00428 0.00428

Lorsque nous combinons l’action de la flexion et de la traction bi axiale, l’écriture des Équations (21), (22)
au nœud 22 en posant m  m    0 ; P      1 et k  1 en tenant compte des conditions
aux limites et h  1 / 2 prendra la forme:
2
1 1
4m22  222   .   .4; (36) (36)
4 2
2
1
422     .m22 . (37) (37)
2

La résolution de ce système d’équations nous permet d’obtenir : m22  0.0606;.22  0.00379. Les
résultats obtenus avec différentes valeurs du pas des maillages sont consignés dans le Tableau 4. Tout comme
dans le cas précédent les solutions convergent. Cela démontre une fois de plus la stabilité de la méthode.

Tableau 4 : Valeurs des coefficients de moment fléchissant et de la flèche centre de la plaque


Équations Généralisées de la Méthode des Différences Finies
Pas du maillage
h 1/ 2 h 1/ 4 h  1 / 8 h  1 / 16 h  1 / 32
mmax 0.0606 0.0665 0.0689 0,0696 0,0697
max 0.00379 0.00382 0.00385 0.00386 0.00386

Examinons le cas d’une plaque rectangulaire dont les côtés sont a et b , tel que a  2b . Les deux bords
parallèles à l’axe  sont articulés, tandis que son bord gauche parallèle à l’axe  est encastré et le
quatrième bord est libre. Une charge verticale est uniformément repartie sur toute sa surface de manière
perpendiculaire à son plan moyen (Figure 4).

Sali MOUSSA et al.


Afrique SCIENCE 15(3) (2019) 49 - 63 61

Figure 4 : Plaque carrée d’épaisseur constante articulée sur tous ses bords

Pour cet exemple la résolution des Équations (21) et (22) doit se faire en tenant compte des Équations
(24), (26), (27) et (28). Ces Équations doivent s’écrire pour un maillage quelconque en considérant
que v0( )  mij((0))  0 ; m  m        k  0 ; P  1 ;   0.3 . Les résultats obtenus sur
les maillages h  1 / 4 , h  1 / 8 , h  1 / 16 sont reportés dans le Tableau 5. Ces résultats sont comparés
à ceux obtenus dans [1, 11]. Pour h  1 / 16 l’écart entre ces résultats est de 0.3 % pour le moment
fléchissant et de 1.4 % pour la flèche maximale. Le moment est calculé au milieu du bord encastré au nœud
51, tandis que la flèche est déterminée au milieu du bord libre au nœud 55.

Tableau 5 : Valeurs des coefficients de moment fléchissant au milieu du bord encastré et de la flèche au
milieu du bord libre
Équations Généralisées de la Méthode des
Différences Finies [11] [1]
Pas du maillage
h 1/ 4 h 1/ 8 h  1 / 16 h 1/ 8
( )
m max -0.304 -0.316 -0.320 -0.319 -0.319
max 0.0619 0.0590 0.0590 0.0581 0.0582

Considérons maintenant que la plaque de la Figure 4 est chargée sur toute la longueur de son bord libre tel
que l’indique la figure. Elle subit donc une flexion combinée à la compression. Dans ce cas le calcul se fera
toujours avec les Équations (21), (22) en tenant compte des conditions aux limites (24), (26), (27), (28).
Par ailleurs v0( )  mij((0))  0 , m  m        0 , P    k  1 ,   0.3 .

Sali MOUSSA et al.


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Tableau 6 : Valeurs des coefficients de moment fléchissant au milieu du bord encastré et de la flèche au
milieu du bord libre
Equations Généralisées de la Méthode
des Différences Finies
Pas du maillage
h 1/ 4 h 1/ 8 h  1 / 16
( )
Flexion / mmax -0.319 -0.334 -0.342
Compression max 0.0651 0.0632 0.0640
( )
Flexion / mmax -0.290 -0.299 -0.302
Traction max 0.0590 0.0558 0.0552

Dans le cas d’une flexion combinée avec une traction, les hypothèses ci-dessus sont valable, dans ce cas
k  1 . Les résultats obtenus dans les cas sont reportés dans le Tableau 6. Tout comme dans l’exemple
précédant, ces résultats sont déterminés au milieu du bord encastré pour le moment m et au milieu du bord
libre pour la flèche  . Le Tableau 6 montre que les solutions convergent très lentement, ceci du fait de la
complexité des déformations sur le bord libre.

5. Conclusion
Au terme de ce travail nous avons réussi à transformer l’équation aux dérivées partielles d’ordre quatre en
un système de deux équations aux dérivées partielles. Ensuite nous avons remplacé les paramètres des
équations du système, ainsi que celles des conditions aux limites par des paramètres adimensionnels. Les
équations ainsi obtenues ont été substituées par les équations généralisées de la méthode des différences
finies. Ceci nous a permis d’obtenir des systèmes d’équations algébriques dont la résolution en tenant compte
des conditions aux limites s’est effectuée à l’aide de la méthode itérative de Gauss-Seidel. Ce qui nous a
permis d’éviter la formation préalable de matrice auprès des inconnues. L’algorithme développé ici est simple
et a permis de résoudre les problèmes de calcul de six plaques minces isotropes d’épaisseur constante
soumises à une flexion combinée à la compression et / ou traction. Différentes combinaisons des conditions
aux limites les plus couramment rencontrées ont été examinées. Les résultats obtenus dans les différents
exemples montrent une bonne convergence. Ce qui montre bien la stabilité de la méthode.

Références
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for Solids and Structures, 3 (6) (1999) 5141 – 5176
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Sali MOUSSA et al.


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[12] - V. V. FILATOV, S. MOUSSA, About the Assessment of Deformability of Cross Braces when Designing
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[13] - R. F. GABBASSOV, S. MOUSSA, Generalized Equations of Finite Difference Method and their
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https://www.emse.fr/~drapier/index_fichiers/CoursPDF/Meca-Structu2A/Meca-struct-num.pdf, (avril 2019)

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